L'Atelier d'AngelMJ


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Ant-Man : Le petit Marvel

Il fut un temps où aller voir un film de la licence Marvel au cinéma était un évènement en soi. C’était neuf, c’était beau, il y avait de l’originalité et on savait que ce serait forcément bon. Puis les années ont passé. Et, film après film, mon engouement profond et sincère pour le genre super héros s’est essoufflé. Car bien que bon public, je me suis lassé de cette surenchère d’effets spéciaux et d’action, de situations convenues, de trame sans originalité et de personnages souvent unilatéraux. Et bien que je continue à aller voir ces films (presque par principe), il y a longtemps que plus aucun d’entre eux ne me file de claque comme ont pu le faire à l’époque X-Men 2 ou le premier Avengers.
Alors débarque de nulle part Ant-Man, héros Marvel peu connu et qui arrive comme un cheveu sur la soupe après un Avengers 2 super bien gaulé, mais comme ses récents confrères, toujours aussi creux. Censé clôturer le deuxième arc de la licence Marvel Studio, je suis allé le voir sans aucune envie particulière, presque de manière automatique. Et je dois bien admettre que malgré des défauts plutôt imposants, j’ai passé un relatif bon moment.

Ant-Man dénote pas mal par rapport aux autres licences que l’on a pu voir ses dix dernières années. Cela autant en bien qu’en mal. Pour l’aspect négatif, j’ai personnellement eu beaucoup de difficulté à prendre le film au sérieux. Que ce soit à cause de ses enjeux anecdotiques, les explications abracadabrantes autour du costume qui rétrécit (à ce stade, un « ta gueule, c’est magique » serait presque conseillé) ou le fait que le héros commande des armées de fourmis par la pensée (heu… what?), on atteint un niveau de crédibilité proche de zéro. J’ignore comment cela passera si notre héros miniature rejoint la troupe des Avengers, mais il risque de faire un peu tâche.
Pour autant, dès lors que l’on prend le film pour ce qu’il est, sans le lier à la globalité de l’univers Marvel (oui, j’en suis arrivé à ce stade…), il n’est pas si désagréable que ça. Ce n’est certes pas très passionnant et l’histoire n’arrive pas à créer la moindre tension ni crainte quant aux actions des différents protagonistes. Cependant, la trame est simple à suivre, ça détend, et les quelques pitreries du héros permettent de faire naître de léger sourire sur les visages grincheux.
À noter que le casting n’est pas trop dégueulasse, cela fait toujours plaisir de revoir Michael DOUGLAS et Evangeline LILLY (malgré son effroyable coupe de cheveux). La seule erreur reste Corey STOLL qui joue l’antagoniste : je n’ai jamais vu un méchant de Marvel aussi lisse et impersonnel.

Si je n’ai rien à reprocher à l’aspect technique, j’ai par contre trouvé le montage assez particulier. J’ai souvent eu l’impression que les plans étaient trop courts ou qu’ils démarraient en retard. Ainsi, il n’était pas rare que dans une conversation, certaines actions ou expressions se fassent avec des raccords étranges, où que les personnages se déplacent relativement vite d’un plan à l’autre. Cela n’est pas gênant outre mesure, mais dès que je m’en suis aperçu, je ne voyais que ça…

Un peu à part dans l’univers Marvel, mais sans arriver à être aussi original que Les Gardiens de la Galaxie, Ant-Man est à voir de manière décomplexée, sans rien en attendre et en n’étant pas trop regardant sur ses défauts de fond et forme assez flagrants. Certes, cela demande de faire pas mal de concessions et peut être que le film ne le mérite tout simplement pas. Cependant, quitte à perdre quelques heures de sa vie devant un film, autant se donner les moyens de passer un bon moment.

AntManAngelMJ


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La Fille du Début du Mois : Farnèse (Berserk)

Il y a des oeuvres qui vous marquent plus que d’autres. Que ce soit en bien ou en mal. Concernant le manga Berserk, série de Dark Fantasy réalisée par le mangaka Kentaro MIURA, on peut clairement dire qu’il y a eu plusieurs étapes. J’ai en effet violemment rejeté cette production quand je l’ai découverte pour la première fois (putain de tome 13…) car j’ai été, je ne le cache pas, souvent mis à mal à cause de sa grande violence visuelle, mais surtout psychologique. Ce n’est que depuis l’année dernière, où j’ai pris le temps de la relire avec plus de recul, que j’ai réussi à l’apprécier et à y voir ses vraies qualités, souvent camouflées sous une tonne de tripes et de cervelles déchiquetées.
Et lors de cette deuxième lecture, j’ai commencé à me prendre d’affection pour un personnage féminin qui m’avait laissé relativement de glace lors de ma première lecture : il s’agit de Farnèse.

S’il y a bien quelque chose que je ne peux pas reprocher à l’auteur de Berserk, c’est d’écrire des personnages attachants, jamais manichéens, qui disposent d’une vraie évolution psychologique au cours du récit. Et Farnèse illustre cela à merveille. Il est très plaisant de découvrir la jeune fille, d’abord présentée comme une extrémiste religieuse prête à faire frire le premier hérétique venu (grosse concurrence pour Mélissandre de Game of Thrones), mais qui au fil de ses rencontres et découvertes, va élargir sa manière de penser et s’offrir aux autres.

Ce que j’aime particulièrement chez Farnèse, c’est la manière dont elle interagit avec les autres protagonistes. Chacune de ses relations est lourde de sens et permettent de construire le personnage, ainsi que son évolution. Que ce soit par la fascination avec Guts, le sentiment maternelle avec Casca, la fraternité avec Serpico (d’ailleurs, ce duo est un de mes préférés de la série) ou encore la complicité et la soif de connaissance avec Schierke. Farnèse seule n’est qu’une enfant perdue qui subit les séquelles de son passé. Mais entourée de ses compagnons, elle progresse, évolue, grandit. Ce cheminement la rend vraiment attachante, dans le sens où on nous dépeint un personnage qui veut avancer, faire fi de ses erreurs du passé, et s’ouvrir aux autres, ainsi qu’au monde qui l’entoure.

Bref, pour toutes ces raisons j’aime énormément ce personnage. J’espère que l’auteur continuera à la développer de cette manière car elle est pour moi une des preuves du talent d’écriture du mangaka. Espérant en tout cas que ce court article vous donnera envie de découvrir ou redécouvrir la jeune fille. Important toutefois : je rappelle que Berserk est un manga réservé à un public averti donc si vous êtes sensibles (surtout en terme de violence psychologique), faites attention quand même.

FarneseB150


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Vice-Versa : Boules d’émotions

Haaaaa. Quel plaisir de pouvoir enfin retourner au cinéma. Entre le fanmade et la préparation du stand de Japan Expo, on peut dire que mes soirées furent bien occupées ces derniers mois. J’ai donc pris un peu de temps pour moi (avec un peu de chance, j’en trouverai encore pour rallumer ma console…) et suis retourné me perdre dans les salles obscures. Et histoire de redémarrer les chroniques illustrées dans la joie et la bonne humeur, j’ai choisi de vous parler du dernier Pixar en date, à savoir Vice-Versa (Inside Out).
Ca faisait un petit moment que Pixar n’avait pas réussi à émoustiller mon fanboyisme pour leurs productions d’animation. Faut dire que capitaliser sur la licence Cars et Planes était loin d’être une bonne idée. Mais avec Vice-Versa, on est face à une véritable retour aux sources, et quel retour !

J’ai littéralement adoré ce film. Enfin Pixar revient à ses fondamentaux en proposant une histoire riche avec un univers et des thématiques intéressantes. Car oui, parlons directement de la force du film : Vice-Versa est un film intelligent. Intelligent dans le sens où il parvient, grâce à beaucoup d’imagination et d’inventivité, à nous plonger dans une histoire qui semble banale, mais qui prend une dimension presque épique. Nous allons découvrir ce qui se passe dans la tête d’une adolescente de 11 ans, Riley, alors qu’elle est confrontée à de grands changements dans sa vie. Et il s’en passe des choses dans la tête de la jeune fille.

Citer toutes les bonnes idées de Vice-Versa serait difficile et honnêtement, je préfère vous laisser la surprise de tout découvrir par vous-mêmes. La manière dont les producteurs ont représenté le fonctionnement des émotions, du cerveau et de la mémoire tient presque du génie. J’ai été émerveillé par tant de créativité et j’avais, pendant tout le film, un sourire bien niais sur le visage. C’était presque fascinant de voir autant de bonnes idées dans un seul et même film. Il y a un propos vraiment intelligent, voir même émouvant, dans la manière où chaque chose est symbolisée ou représentée. C’est cohérent, drôle et touchant, ça fonctionne à merveille et on redemande encore et encore.

D’ailleurs, c’est finalement le seul reproche que je ferai au film : avoir un univers d’une telle richesse qu’il est complètement impossible d’en faire le tour en 1h30. Je ne dirai pas que j’ai été frustré en sortant du film, mais le concept m’a tellement fasciné que j’aurais souhaité que cela dure plus longtemps. Plus l’histoire se rapprochait de son dénouement, et plus je sentais qu’il allait être difficile d’accepter l’apparition du générique de fin. Ainsi, un seul sentiment subsiste depuis mon visionnage : je veux le revoir et je veux une suite.

Donc ne passez surtout pas à côté de ce film, ce serait un crime vis-à-vis du travail qui a été réalisé pour donner vie à cet univers. Certains y trouveront peut être des défauts (comme des choix esthétiques douteux ou des personnages secondaires un peu anecdotiques), mais honnêtement, ce serait passer complètement à côté du potentiel et de l’inventivité que cache Vice-Versa. Donc foncez sans aucune hésitation, vous ne serez pas déçus !

AngelFeels

 


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La Fille du Début du Mois : Nico Robin (One Piece)

Certains ont dû remarquer qu’aucune représentante de la gente féminine n’avait pointé le bout de son nez sur le blog en ce début de mois. Et pour cause. Entre la sortie du fanmade et les Geek Faëries, j’avoue avoir eu du mal à me poser pour mettre à l’honneur un nouveau personnage. Et avec les goodies de Japan Expo, on ne peut pas dire que les choses s’arrangent! Pourtant, j’ai réussi à m’accorder quelques heures pour honorer la rubrique mensuelle. Et j’ai décidé ce coup ci de vous présenter une demoiselle qui fut un vrai coup de coeur dès sa première apparition : Nico Robin de la série One Piece.

Je vais être honnête, je ne suis pas un grand fan de One Piece. Je les lis parce qu’on me les prête et parce que, mine de rien, cela ferait un sacré trou dans ma culture générale si j’ignorais tout des aventures de Luffy et de son équipage. Mais durant mon marathon littéraire (la série possède un sacré paquet de volumes), je suis complètement tombé sous le charme du personnage de Robin, et ce dès sa première apparition, lorsque qu’on la connaissait uniquement sous le nom de Miss All Sunday.
Comprenez moi bien : en terme de protagonistes féminins, on ne peut pas dire que One Piece dispose d’un casting des plus attrayants. Donc forcément, quand un personnage comme Robin débarque, cela se remarque. Car si l’auteur de la série ne semble pas très à l’aise avec ces dames, je dois bien admettre qu’il a marqué des points avec la femme au chapeau.

Robin est en effet un excellent personnage. Avec son caractère fort et son assurance, il en émane une personnalité très marquée et très loin des codes imposés aux personnages féminins dans les mangas. Jamais à court de répliques cinglantes, possédant un pouvoir original et l’utilisant à bon escient, elle a aussi le luxe de développer la trame principale, en y apportant une part de mystère et de drame.
Ainsi, par de nombreux aspects, Robin se révèle être indispensable à l’univers d’Eiichiro ODA, et je ne cacherai pas que lorsqu’elle a rejoint l’équipage de Chapeau de Paille, j’étais fou de joie à l’idée de la voir régulièrement au fil des tomes.

Alors certes, une fois les grosses zones d’ombres de son passé révélées, elle a eu tendance à s’effacer au profit d’autres protagonistes. De plus, elle n’a pas échappé à l’étrange extension mammaire qu’on subit tous les personnages féminins de la série après l’ellipse des 2 ans. Mais malgré tout, Nico Robin reste une femme à laquelle je suis profondément attaché et que j’espère revoir sur le devant de la scène.

RobinFond


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Fanmade SLG : 85

Après plus de 3 mois de travail intensif, dont un mois de Mai aux nuits relativement courtes, je suis très heureux de vous présenter ma nouvelle vidéo fanmade. Toujours sur l’émission Salut Les Geeks, la particularité de cette dernière production, par rapport à ses consoeurs, est de ne pas être centrée sur un personnage, mais sur un épisode en particulier, à savoir l’épisode 85, Traumatisme, Rideau, Fin, sorti le 1er Août 2014 et qui clôturait la 4e saison du célèbre webshow de Mathieu SOMMET.

Cet épisode marque une étape importante dans mon appréciation du travail du vidéaste. En effet, si j’avais une vraie sympathie pour ses réalisations (j’avais déjà sorti 2 fanmades à ce moment là), les choses ont pris une dimension toute autre pour moi après avoir vu le fameux SLG 85. J’en suis venu à ne plus considérer Mathieu SOMMET comme un Youtubeur parmi tant d’autres, mais comme quelqu’un avec un vrai potentiel de création, quelqu’un capable de surprendre en s’illustrant dans un autre registre, dans une dimension plus difficile et moins évidente que l’humour. Quelqu’un qui, d’ici quelques années, pourrait proposer sur Internet un contenu qui sorte vraiment du lot et s’inscrivant dans la durée. Je voulais donc marquer ce changement au travers de cette vidéo.

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Faire un fanmade uniquement sur l’épisode 85 me trottait dans la tête depuis des mois, bien avant que je ne sorte La Rengaine du Hippie. Seulement, plus le projet avançait et plus j’étais conscient de la grosseur de ce dernier et de mon incapacité à le mener à bien. Je voulais pratiquer encore et encore le dessin pour commencer à voir des progrès dans mon style et dans ma maîtrise des logiciels.
Cependant, les mois passant et réalisant que sortir la vidéo trop tard aurait un impact sur son appréciation (ce qui est peut être déjà le cas mais tant pis…), j’ai finalement décidé d’y aller au culot et de me lancer dans l’élaboration de ce projet hommage. Car oui, si je fais ces vidéos avant tout pour me faire plaisir, c’est surtout ici une manière pour moi de dire à Mathieu SOMMET tout le bien que je pense de son travail et de l’encourager avec ce qui est pour moi l’outil le plus concret, à savoir le dessin.

Concernant le choix de la musique Vocaloid, il risque de surprendre les connaisseurs, mais n’est pas non plus complètement anodin pour moi. J’ai porté mon dévolu sur un titre de Neru, un compositeur que j’affectionne beaucoup pour ses mélodies rocks et mélancoliques, autour de sujets relativement lourds. Il s’agit de The Lost One’s Weeping, un titre sorti en 2013 et qui est pour moi le meilleur morceau produit par l’artiste à ce jour.
Et j’en vois déjà certains lever les sourcils : pourquoi avoir choisi cette chanson dont le sujet principal est l’acharnement scolaire au Japon? Effectivement, mon choix peut paraître incongru. Cependant, cette chanson va beaucoup plus loin que ce thème. Lorsque l’on se penche sur les paroles, il est surtout question de l’identité et de ce qui fait l’individualité des personnes. En effet, le compositeur dénonce le système scolaire japonais en critiquant le fait que les jeunes passent leur temps à étudier, passant complètement à côté de leur potentiel et perdant peu à peu leur personnalité et leur singularité. Ils deviennent ainsi des adultes bien instruits, mais sans aucune distinction.

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Vous l’aurez compris, cette chanson parle finalement plus de l’identité qu’autre chose, et je la trouve donc adéquate pour parler de l’épisode 85. Mathieu y avait choisi de traiter la thématique de ses personnalités multiples au premier degrès, posant ainsi des questions sur leur existence, mais aussi sur sa propre identité à lui. Des pistes de réflexion sur des thèmes que j’affectionne tout particulièrement, et que je souhaitais mettre en image sur cette composition, d’autant que j’aime énormément sa structure musicale, sa mélodie, ainsi que la manière dont sont construites les paroles.
J’ai donc écrit mon texte en tenant compte de tous ces paramètres. Ainsi, ceux qui connaissent la chanson d’origine remarqueront que j’ai gardé des points de similitude au niveau des paroles et de leur structure, basée en grande partie sur des questions sans réponses. J’ai choisi d’imaginer le discours que pourrait tenir Mathieu à ses ravisseurs, eux qui l’ont enfermé et qui remettent en doute ce qu’il semble être, lui et ses acolytes.

Est alors arrivé le plus gros du travail : les dessins. Souhaitant réaliser quelque chose d’un peu plus narratif, tout en cherchant à m’approprier le contenu de l’épisode (histoire de ne pas proposer un bête copier/coller), j’ai établi un story-board afin de me faire une idée de la quantité de dessin à sortir. Quand j’ai vu que mon storyboard contenait plus de 100 dessins, j’avoue avoir un peu petit coup de déprime, me disant que je n’arriverai jamais à abattre un tel travail avant que la Saison 5 ne se termine, surtout avec ma formation en parallèle.
Pourtant, j’ai pris mon courage à deux mains et me suis lancé dans le projet malgré tout. Je l’ai fait en sachant que je ne parviendrai peut être pas au bout, mais que cela en valait toutefois la peine.

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Et les dessins ont commencé à se succéder. Alors qu’il me fallait d’habitude une soirée pour faire 2 voir 3 dessins, je me suis retrouvé à produire entre 4 à 5 dessins par soir. J’avoue avoir été le premier surpris par ma productivité. D’autant plus que j’ai choisi de faire des décors pour cette vidéo, et que la thématique assez sombre me demandait un traitement des expressions faciales beaucoup plus délicat qu’à l’accoutumée (surtout après 2 fanmades avec des personnages portant des lunettes de soleil!).
Et donc contre toute attente, voilà que tous les dessins prévus ont vu le jour. Je crois que je ne réalise pas encore bien ce qu’il s’est passé. Toujours est-il que cela m’a permis de construire une vidéo avec énormément de visuels, le tout au service d’un montage que j’ai voulu plus cinématographique et moins statique.

Je me rends compte que cet article commence à être long, mais rassurez-vous, je n’ai plus rien à rajouter. Voici donc le projet le plus colossal que j’ai réalisé à ce jour. J’espère qu’il vous plaira. N’hésitez pas à laisser un commentaire sur la vidéo et/ou la partager si mon travail vous a plu.

Je terminerai en remerciant mes contributeurs sur Tipeee, qui m’ont permis d’enregistrer la partie son en studio. Je suis réellement touché par votre soutien financier et pour le regard positif que vous avez sur mes productions. Merci encore.


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La Fille du Début du Mois : Xion (Kingdom Hearts)

J’ai toujours du mal à parler de Kingdom Hearts sans passer pour un gros fanboy. Suivant la série depuis le début et ayant fait tous les épisodes malgré les différents supports (en fait, j’achète souvent les consoles pour cette série… ne me jugez pas), j’ai fait et apprécié chaque opus. Et parmi le palmarès, les deux moins aimés de la série semblent être les épisodes sur Nintendo DS, à savoir 358/2 Days et Re:Coded (que j’avais déjà défendu ici). Et pourtant, l’un d’eux contient mon personnage féminin préféré de la série, aux côtés de Aqua et Naminé, à savoir Xion.

Parler de Xion sans spoiler est absolument impossible, mais je vais tout de même tenter de vous expliquer pourquoi ce personnage obtient mes faveurs sans trop vous en dire. La petite brune ne partait pourtant pas gagnante. Nouveau personnage sorti de nulle part dans 358/2 Days, ne semblant être présente que pour justifier l’existence du jeu sur la portable de Nintendo et s’insérant difficilement dans la timeline de Kingdom Hearts, j’avoue ne pas m’y être intéressé au début.
Pourtant, au fur et à mesure que ma partie avançait, j’ai commencé à réellement m’attacher à ce personnage. Et pour cause, elle cristallise à elle seule les principaux éléments qui font que j’aime la licence de Square Enix.

En effet, comme je l’ai souvent partagé, je suis très attaché aux thématiques tournant autour de l’identité, de l’âme et des souvenirs. Et Kingdom Hearts étant majoritairement centrée sur ces dits thèmes, vous comprendrez pourquoi j’ai une affection toute particulière pour cette série. Et Xion en est la parfaite représentante. Sans trop entrer dans les détails, le personnage, de part ses origines, va être confronté à des choix difficiles et va devoir prendre des décisions qui, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, auront des répercussions dramatiques sur elle et son entourage. Les problématiques autour de Xion sont intéressantes et relativement bien traitées dans 358/2 Days, si bien que cette dernière vole complètement la vedette à Roxas, qui est pourtant le héros incarné par le joueur dans le jeu. C’est finalement elle le centre de l’histoire, elle qui est confrontée à la dure réalité, elle qui va devoir faire preuve de courage et prendre son destin en main.
Ainsi Xion demeure un personnage mélancolique et touchant, qui malgré la niaiserie relative à la licence, parvient à soulever des points intéressants autour de l’identité. C’est sans conteste une des protagonistes les mieux écrites de la série et celle pour laquelle j’ai aujourd’hui une véritable affection. Et pour couronner le tout, son thème musical est absolument splendide. Rien que pour elle, il faut faire 358/2 Days, même si le jeu a pas mal de défauts.FdM-Xion150

 


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La Chaîne de LinksTheSun : La Culture dans la bonne humeur

Lorsque l’on commence à s’intéresser au monde des vidéastes, il y a ceux dont on se souvient plus que d’autres car ils étaient les « premiers ». Si celui qui amorça mon intérêt pour les vidéos YouTube fut Le Joueur du Grenier, un autre YouTuber, que je suis depuis 2011 (ha oui… ça commence à faire), garde une place toute particulière dans mon coeur : il s’agit de LinksTheSun. Et s’il y a une chose que le temps permet d’apprécier, c’est de voir un créateur que l’on affectionne démarrer de presque rien, pour être désormais considéré, à mes yeux, comme l’un des fers de lance de la célèbre plate-forme de partage.

J’ai découvert le travail de Links grâce à son émission Point Culture, et plus particulièrement celle sur les Pokémon. Très vite, j’ai accroché au style et à l’humour proposés dans la vidéo, ainsi qu’à son concept. Cela ne payait pas de mine à l’époque, et malgré un montage son très hasardeux et quelques blagues pas très subtiles, il y avait vraiment un excellent contenu. J’ai alors pris le temps de voir tous les épisodes de cette émission (je ne me suis par contre pas intéressé aux vidéos plus anciennes, là ça devenait difficile…) et ai commencé à suivre la chaîne avec assiduité, sans non plus en faire une référence.
Année après année, la chaîne commençait à se remplir d’autres concepts d’émissions avec plus ou moins de succès (Le Plectroscope, La Joute Verbale Dans Ta Face, …) et une arriva à se démarquer, jusqu’à devenir aussi importante que le Point Culture : Non Mais T’as Vu ce que T’écoutes (souvent appelé NMT car avouons le, c’est un titre à rallonge). Je vais donc m’attarder sur ces deux en particulier et vous expliquer pourquoi j’admire le travail et de Links et son équipe.

Concernant le Point Culture, c’est un vrai plaisir de voir à quel point l’émission a gagné en sérieux et en crédibilité, tout en gardant un ton très accessible et un l’humour omniprésent. Les dernières vidéos sont des petits bijoux d’inventivité et les thèmes sont très variés (gros coup de coeur pour l’épisode sur les Méchants de Disney et les Animaux Improbables). Désormais l’émission n’a pas à rougir d’avoir le mot « Culture » dans son titre et Links parvient à rendre chacun de ses sujets intéressant et amusant (parce que faire un Point Culture sur les Tueurs en série… Il fallait quand même oser!). On en est vraiment au stade où l’on apprend des choses de manière divertissante et rien que ça, c’est déjà une belle preuve de talent.

Quant à NMT, je ne cacherai pas qu’il s’agit d’une émission qui me plait de plus en plus. Bref rappel du concept : à partir d’une chanson française du top 50, Links et son équipe élaborent de multiples sketchs, tout en apportant une critique sur les textes de la dite chanson. Si l’on pourrait croire qu’il s’agit de prime abord d’une manière primaire de critiquer les goûts de la majorité des français (il suffit de lire les commentaires…), l’émission se révèle beaucoup plus subtile et maligne.
En effet, le but premier n’est pas de mettre en avant les défauts d’une chanson, mais d’arriver à construire des éléments comiques autour d’elle. S’il y a souvent matière avec certaines (les chansons de Maître Gims), l’exercice se révèle parfois plus difficile lorsque la chanson n’est pas mauvaise en soi (Formidable de Stromae). D’ailleurs cette dernière montre que l’émission est parfois incomprise, vu la volée de bois vert que s’est pris l’équipe lors de sa sortie.
Pourtant, les dernières vidéos en date montrent bien que le but n’est pas de faire dans la critique facile. La vidéo sur les chansons Disney est à mourir de rire et l’argumentation fait mouche, alors que Links voue un culte non dissimulé à ses productions, preuve en est qu’il n’y a pas volonté de casser gratuitement. Mais pour moi la plus parlante est la toute dernière sur les Enfoirés. Car loin d’alimenter le bad buzz et le bashing que la chanson a suscité, Links et son équipe offrent une analyse et des sketchs vraiment drôles, tout en proposant une conclusion complètement à contre-pied et qui a le mérite d’aborder le sujet avec un angle différent.

Ainsi, avec bientôt 1 million d’abonnés, la chaîne de LinksTheSun mérite son succès. Les vidéos sont à la fois drôles et bien écrites. On sent une volonté de proposer quelque chose d’instructif et intelligent, et ce par le biais de l’humour (qui ne plaira peut être pas à tous, mais personnellement j’accroche bien). En clair, une chaîne avec un contenu de qualité et devant laquelle il ne faut surtout pas passer. Un indispensable de YouTube pour moi, sans hésitation.

Un petit mot sur le dessin d’accompagnement. J’ai vraiment eu à coeur de dessiner toute l’équipe, et pas seulement Links. Car chacun apporte, selon moi, un vrai plus aux émissions et je serai triste de ne pas voir la bouille de Jérémy, David et Chachou au cours des analyses. D’autant plus que ces derniers m’ont provoqué de beaux fous-rires (David en Pocahontas, juste collector) et qu’ils forment tous les 4 une belle équipe qu’il est toujours plaisant de revoir à chaque sortie. Encore merci à eux !

MontageNMT


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La Fille du Début du Mois : Kim Pine (Scott Pilgrim VS The World)

Alors que je me suis longtemps cantonné à l’univers des mangas, cela fait maintenant 3 ans que je m’intéresse aux comics américains. J’ai démarré avec la série Batman (que je complète petit à petit), mais une autre série a vite eu l’honneur d’orner mes étagères : Scott Pilgrim VS The World. J’en avais parlé ici à l’époque, et il est temps de s’attarder un peu plus sur l’un de mes personnages féminins préférés de l’oeuvre de Bryan Lee O’MALLEY.
J’avais face à moi de nombreuses candidates, le comics ayant son lot de jeunes filles aux caractères bien trempés. La mignonne Knives (17 ans), Ramona et ses multiples looks, l’envoûtante Envy… Mais étrangement, celle qui a le plus attiré mon attention fut la batteuse du groupe des  Sex Bob-omb : Kim Pine.

J’ai aimé Kim dès sa première apparition. Pragmatique, sarcastique et vannant tout ce qui bouge (surtout cet idiot de Scott Pilgrim), la rouquine a rapidement fait partie de mes favorites. Cela aurait pu se limiter à cet aspect purement humoristique, mais Kim s’avère être, tome après tome, un protagoniste très important.
En effet, elle a beau être un personnage secondaire, son implication dans l’aventure de Scott se révèlera décisive à bien des moments. Alors que ce dernier va évoluer et grandir au fur et à mesure des chapitres, Kim représentera une sorte de repère et de valeur sûre. Toujours la tête sur les épaules, jamais avare de bons conseils entre deux piques, il s’agit du personnage le plus mature et le plus adulte de la série.

Pourtant, elle connaitra son lot de désillusions, mais restera fidèle à elle-même du début à la fin. Ainsi, j’aime Kim car il s’agit d’un personnage bien écrit, à la psychologie cohérente et travaillée, et dont j’ai apprécié les interventions, ainsi que la manière dont l’auteur a choisi de se servir d’elle au sein de son récit. J’aimerais vous en dire plus mais je risque de spoiler. Donc je vous invite vraiment à vous intéresser à cette série et qui sait, peut être que vous aussi tomberez sous le charme de la petite rouquine.

KimSP


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Projet Blogs BD : Rencontrer son soi du futur

Cela faisait un petit moment que nous n’avions pas fait un projet commun entre blogs de BD, il fallait remédier à ça ! Nous voici donc de nouveau réunis autour d’un thème commun qui est : « Et si vous rencontriez votre vous du futur? ». Voilà ce que ça donne de mon côté :

AngelFutur

Et oui, je suis quelqu’un qui n’aime pas trop se projeter (sans doute parce que cela me stresse). Je préfère prendre le temps pour chaque chose, et même si je suis du genre à aimer tout planifier à l’avance, j’évite de regarder trop loin dans l’avenir afin de me concentrer au maximum sur les moments présents. Et puis je n’aime pas que l’on me spoile, surtout sur ma propre vie ! Mais je suis sûr que mon « moi » du futur comprendrait bien cela.

N’hésitez pas jeter un oeil aux autres blogs qui participent au projet :

La Belle Bleue – Rosenblum – Le blog de Quentin Lefebvre  Monsieur le Psy – imaygine – A frog’s life  – What’s up in my happy days – Dank – Calomiel – Trentenaire et geek – Mikachu – Louleloup – AD_e – Sériba – Elanor – Nini


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Shovel Knight : La Pelle de l’Aventure

Le retrogaming et le pixel-art sont à la mode, c’est un fait. Alors que les consoles récentes se battent pour savoir qui a la plus grosse en terme de visuel (oui je sais, c’est le PC, ta gueule), bon nombre de développeurs préfèrent, de leur côté, jouer la carte de la nostalgie et d’utiliser les us et coutumes d’il y a quelques années.
Joueur des années 90, je suis très sensible à ce genre de démarche, d’autant que je ne fais pas partie de cette catégorie de personnes qui s’extasie devant des graphismes haute définition (pour moi le fun reste le plus important). De plus, j’ai toujours aimé les jeux qui ne me prennent pas par la main constamment et qui proposent un minimum de challenge. Si j’ai trouvé mon bonheur en ces termes avec The Binding of Isaac : Rebirth, il y a un autre jeu, acquis au même moment (merci les promos Steam), qui m’a également comblé en termes de fun et de nostalgie : Shovel Knight.

Dès les premières minutes du jeu, j’ai su que la production de Yacht Club Games allait me plaire. Shovel Knight est un jeu de plate-forme/action tout droit sorti de l’ère des consoles 8-bits, faisant des références non dissimulées aux grandes séries de la Nintendo NES. En effet, tout dans ce jeu témoigne d’un amour inconditionnel pour cette période du jeu vidéo : on y trouve des références à la série Megaman (principalement), Duck Tales, The Legend Of Zelda, Metroid, Super Mario… Impossible de toutes les lister mais il est clair que le joueur de NES est caressé dans le sens du poil.
Certains pourront dire que faire des copier/coller et des références ne donne pas forcément un bon jeu, et ils auront raison. Sauf que Shovel Knight a été réalisé avec talent, car bien que les inspirations soient évidentes, le jeu parvient à en extraire l’essence pour l’appliquer à son univers et en faire quelque chose de cohérent et d’homogène.

Le résultat est immédiat : le jeu se prend rapidement en main et on se lance dans l’aventure avec beaucoup de facilité. La difficulté est croissante mais jamais décourageante, rendant la progression vraiment agréable. De plus, et c’est ce qui m’a énormément plu dans ce jeu, chaque niveau dispose de ses propres idées de gameplay et de ses propres mécaniques. Chacun a ainsi son identité, ce qui empêche tout sentiment de lassitude et de répétition.
La maniabilité se veut intuitive (un bouton pour sauter, un bouton pour frapper) et le chevalier à la pelle répond au doigt et à l’oeil. C’est d’autant plus important que certains passages de plates-formes se révèlent délicats, ainsi que les combats de boss qui, comme dans un bon vieux Megaman, demandent une mémorisation du pattern exigeante. Je dirais que le seul défaut de maniabilité vient de l’utilisation des artefacts avec la touche « haut », pas toujours très heureux et qui m’a valu quelques chutes assez frustrantes…

Pour le reste, le jeu est relativement court, bien que la présence d’objets cachés, d’un mode New Game+ et d’une liste de succès accessibles permettent de prolonger l’expérience. Ajoutez à cela que les musiques sont excellentes (non mais vraiment excellentes !) et plairont à coup sûr à tous les amoureux des sonorités chiptunes. Quant aux graphismes, c’est de l’esthétique 8-bits maîtrisée, bien que jouer sur un grand écran ne leur fait pas complètement honneur je pense (à mon avis le jeu doit être très agréable sur le Gamepad de la WiiU ou sur Nintendo 3DS).

Shovel Knight est donc un excellent jeu, que l’on sent fait avec amour par des joueurs de ma génération. Loin de simplement faire référence à l’âge d’or du jeu vidéo, le bébé de Yacht Club Games en saisit toute la substance afin de l’utiliser pour son propre compte, le rendant unique et actuel, tout en titillant notre fibre nostalgique. Une très belle découverte que j’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir et dont j’attends les prochains DLC avec impatience ! De toute façon, un jeu qui fait constamment référence à Megaman… Comment ne pas l’aimer ?

Shovel Knight by AngelMJ