L'Atelier d'AngelMJ


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Project Mirai DX : Mignon jusqu’à l’overdose ?

En tant que grand amateur de jeu de rythme et inconditionnel de la licence Hatsune Miku sur console, je ne pouvais pas faire l’impasse sur le dernier opus débarqué chez nous le mois dernier sur Nintendo 3DS : Hatsune Miku : Project Mirai DX. Troisième épisode de la série mais premier à nous faire l’honneur d’une sortie sur notre territoire, je me suis empressé d’en faire l’acquisition, histoire de patienter jusqu’au prochain épisode PS4 qui ne sortira que l’année prochaine. Après donc plusieurs semaines et quelques parties dans les pattes, je pense être en mesure d’émettre un avis sur cette production SEGA. Et au risque de surprendre, j’ai du mal à me prononcer définitivement concernant ce titre.
Car depuis maintenant 3 ans, j’essaie tant bien que mal d’expliquer aux plus réfractaires que Vocaloid ne se limite pas à Hatsune Miku et à des chansons Jpop un peu niaises; que c’est un univers riche et intéressant, qui renferme bon nombre de bonnes surprises. Seulement, avec Project Mirai DX, SEGA me met un peu en porte-à-faux. Car ce jeu incarne à lui tout seul les clichés et convenances contre lesquels je me bats.

Loin de l’esthétique manga/anime des épisodes PlayStation, cet opus adopte un look enfantin et coloré, où les différents interprètes du titre sont présentés sous la forme de Nendoroid (sorte de mode Chibi très populaire au Japon, surtout dans l’univers de la figurine). Cela donne de prime abord un aspect extrêmement mignon au jeu, voir limite trop mignon. Moi qui ne rechigne pas à quelques touches de douceurs par-ci par-là (j’ai toujours un petit sourire niais quand je joue Electric Love ou Doremifa Rondo), je dois bien admettre que SEGA va loin dans le délire et ma tolérance à cette accumulation de kawaii fut souvent mise à l’épreuve.
Attention toutefois, je ne dis pas que le jeu est vilain, bien au contraire. Comme du côté des consoles Sony, Project Mirai DX a une charte graphique maîtrisée et cohérente avec lui-même. Mais pour moi, SEGA donne clairement matière aux détracteurs de Vocaloid qui pourront s’en donner à coeur joie pour critiquer le titre. Et je ne pourrais malheureusement pas leur donner tort sur ce coup…

Et ce qui est pour moi un peu gênant, c’est que cet aspect enfantin a un impact direct sur la playlist et le gameplay. Les chansons, bien que majoritairement inédites (seulement 9 titres sur les 48 présents dans la cartouche viennent de versions antérieures), sont très orientées Pop pour coller à l’ambiance globale du jeu. Et bien qu’il y ait quelques surprises avec 2 titres de Mothy (qui écrit des chansons plutôt morbides) et 3 titres d’OSTER Project (qui propose des morceaux plus jazzy), la majorité des pistes risque de faire grincer les dents des non-amoureux de mélodies sucrées.
Alors certes, moi le premier, je n’ai rien contre un peu de Pop de temps en temps. Mais la Pop, c’est comme le chocolat : si tu en manges trop, c’est vite écoeurant. De ce fait, je garde une grosse préférence pour les playlists des Project Diva F, qui ont le mérite d’offrir des morceaux plus variés et plus hétéroclites.

Et niveau gameplay, c’est un peu le même constat. Deux modes de jeux sont proposés : soit via l’écran tactile de la console, soit via les boutons. Si cela permet de varier les plaisirs, aucune des deux utilisations ne propose vraiment de challenge et même des titres nerveux comme Gaikotsu Gakudan to Lilia (qui est pour moi LA bonne surprise du jeu) ne présentent pas de difficulté particulière. Toutefois, obtenir un Perfect se révèle laborieux, la faute au fait qu’à la différence des autres jeux de la licence, les chansons ne sont pas raccourcies et durent parfois plus de 4 minutes (et je vous laisse imaginer la frustration de louper une note à 10 secondes de la fin…).
En bref, le jeu a le cul entre deux chaises : d’un côté il ne propose aucun challenge et vous ne verrez sans doute jamais l’écran Game Over, de l’autre les amoureux du Perfect comme moi seront souvent frustrés de rater la note parfaite pour un coup de stylet mal identifié.

Mais malgré tout, Project Mirai DX n’est pas un mauvais jeu de rythme en soit (loin de là!), et possède même des qualités que j’aimerais voir dans les autres titres de la licence. Comme par exemple la possibilité changer d’interprète sur certaines chansons (histoire de réduire un peu la suprématie Miku…), certains clips/PV sont plus réussis que chez le concurrent (Kokoro pour ne citer que lui) et on a même droit à quelques morceaux avec GUMI (Matryoshka putain!!).
Ainsi, quoi qu’on en dise, le titre se révèle très bien fait et très fun à jouer. Car malgré l’absence de difficulté, le système de jeu est suffisamment bien pensé pour que l’on ne crache pas sur quelques parties de temps à autre, histoire d’améliorer son score et décrocher un maximum de couronnes, ultimes symboles de votre maîtrise des différents morceaux.

Verdict : je considère Project Mirai DX comme un très bon titre, surtout sur une console comme la Nintendo 3DS qui manque cruellement de jeux de rythme. Toutefois, j’ai eu beaucoup de mal avec sa charte graphique trop rose bonbon et son aspect mignon poussé à l’extrême. De ce fait, j’aurais du mal à le conseiller à des néophytes que j’encouragerais plutôt à tenter l’expérience sur les consoles Sony, afin de découvrir des playlists moins sclérosées et plus représentatives de la richesse de l’univers Vocaloid, le tout avec un challenge plus relevé.

CompoMiraiDX

PS : Oui, je reproche au jeu d’être trop mignon et j’illustre le tout avec un dessin dans la même veine. Je suis un paradoxe à moi tout seul °^°

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Shovel Knight : La Pelle de l’Aventure

Le retrogaming et le pixel-art sont à la mode, c’est un fait. Alors que les consoles récentes se battent pour savoir qui a la plus grosse en terme de visuel (oui je sais, c’est le PC, ta gueule), bon nombre de développeurs préfèrent, de leur côté, jouer la carte de la nostalgie et d’utiliser les us et coutumes d’il y a quelques années.
Joueur des années 90, je suis très sensible à ce genre de démarche, d’autant que je ne fais pas partie de cette catégorie de personnes qui s’extasie devant des graphismes haute définition (pour moi le fun reste le plus important). De plus, j’ai toujours aimé les jeux qui ne me prennent pas par la main constamment et qui proposent un minimum de challenge. Si j’ai trouvé mon bonheur en ces termes avec The Binding of Isaac : Rebirth, il y a un autre jeu, acquis au même moment (merci les promos Steam), qui m’a également comblé en termes de fun et de nostalgie : Shovel Knight.

Dès les premières minutes du jeu, j’ai su que la production de Yacht Club Games allait me plaire. Shovel Knight est un jeu de plate-forme/action tout droit sorti de l’ère des consoles 8-bits, faisant des références non dissimulées aux grandes séries de la Nintendo NES. En effet, tout dans ce jeu témoigne d’un amour inconditionnel pour cette période du jeu vidéo : on y trouve des références à la série Megaman (principalement), Duck Tales, The Legend Of Zelda, Metroid, Super Mario… Impossible de toutes les lister mais il est clair que le joueur de NES est caressé dans le sens du poil.
Certains pourront dire que faire des copier/coller et des références ne donne pas forcément un bon jeu, et ils auront raison. Sauf que Shovel Knight a été réalisé avec talent, car bien que les inspirations soient évidentes, le jeu parvient à en extraire l’essence pour l’appliquer à son univers et en faire quelque chose de cohérent et d’homogène.

Le résultat est immédiat : le jeu se prend rapidement en main et on se lance dans l’aventure avec beaucoup de facilité. La difficulté est croissante mais jamais décourageante, rendant la progression vraiment agréable. De plus, et c’est ce qui m’a énormément plu dans ce jeu, chaque niveau dispose de ses propres idées de gameplay et de ses propres mécaniques. Chacun a ainsi son identité, ce qui empêche tout sentiment de lassitude et de répétition.
La maniabilité se veut intuitive (un bouton pour sauter, un bouton pour frapper) et le chevalier à la pelle répond au doigt et à l’oeil. C’est d’autant plus important que certains passages de plates-formes se révèlent délicats, ainsi que les combats de boss qui, comme dans un bon vieux Megaman, demandent une mémorisation du pattern exigeante. Je dirais que le seul défaut de maniabilité vient de l’utilisation des artefacts avec la touche « haut », pas toujours très heureux et qui m’a valu quelques chutes assez frustrantes…

Pour le reste, le jeu est relativement court, bien que la présence d’objets cachés, d’un mode New Game+ et d’une liste de succès accessibles permettent de prolonger l’expérience. Ajoutez à cela que les musiques sont excellentes (non mais vraiment excellentes !) et plairont à coup sûr à tous les amoureux des sonorités chiptunes. Quant aux graphismes, c’est de l’esthétique 8-bits maîtrisée, bien que jouer sur un grand écran ne leur fait pas complètement honneur je pense (à mon avis le jeu doit être très agréable sur le Gamepad de la WiiU ou sur Nintendo 3DS).

Shovel Knight est donc un excellent jeu, que l’on sent fait avec amour par des joueurs de ma génération. Loin de simplement faire référence à l’âge d’or du jeu vidéo, le bébé de Yacht Club Games en saisit toute la substance afin de l’utiliser pour son propre compte, le rendant unique et actuel, tout en titillant notre fibre nostalgique. Une très belle découverte que j’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir et dont j’attends les prochains DLC avec impatience ! De toute façon, un jeu qui fait constamment référence à Megaman… Comment ne pas l’aimer ?

Shovel Knight by AngelMJ


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AngelMJ à Art to Play : Quelques précisions

Hello les gens!

Les jours filent à toute allure et nous serons déjà le 22 Novembre 2014 à la fin de la semaine! Comme annoncé dans ma FAQ, je serai présent tout le Samedi à la convention Art to Play qui se déroule au Parc de Expositions de Nantes. Pour rappel, je suis là-bas en simple visiteur avec la très ferme intention de voir Mathieu SOMMET! Donc vous devrez me croiser lors de sa conférence, puis le reste du temps autour de son stand.

Je sais que certains souhaitent me rencontrer, ce qui me fait très plaisir. Voici comment je serai habillé lors de la convention :

AngelNantes

Donc n’hésitez pas à m’aborder, je serai enchanté de discuter avec vous, surtout que je pense que l’on va se taper de belles files d’attente pour approcher Mathieu donc ça occupera tout le monde! Si vous avez une Nintendo 3DS, pensez à la prendre sur vous, histoire de partager quelques informations Streetpass (j’ai des puzzles à finir!).

Sur ce, à Samedi pour ceux que je verrai et bonne semaine!


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Mario Kart 7 : …77… Jackpot?

Est-il nécessaire encore aujourd’hui de présenter la série Mario Kart? Véritable bombe à vendre des consoles par camion, chaque génération possède son épisode, et nous allons parler ici du dernier en date sorti sur Nintendo 3Ds : Mario Kart 7.
Alors, il faut savoir que je ne suis pas particulièrement « fan » de Mario Kart. J’y joue parce que mon frère adore cette série, et j’ai fait l’acquisition de ce nouvel opus en grande partie pour jouer avec lui (j’avais fait la même chose à l’époque avec l’épisode DS). Je ne suis donc pas un fervent défenseur de la série, mais j’ai cependant plaisir à jouer à chaque épisode et ce volet sur Nintendo 3DS ne fait pas exception.

Si je devais résumer Mario Kart 7 en un mot, ce serait « maturité ». En effet, après un très bon épisode DS (bien qu’un peu pourri par le « snacking » et un mode en ligne d’un autre âge…) et un épisode Wii qui fait débat sur les forums (perso j’aime bien y jouer pour déconner avec le volant…), j’étais assez curieux de voir vers quoi Nintendo allait tendre avec ce volet 3DS.
Ce qui peut surprendre au début, c’est le côté très classique de l’ensemble : un casting de départ similaire à celui de l’épisode Super Nes (nostalgie…), toujours les mêmes modes de jeux, le même nombre de championnat, etc. Honnêtement, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de commencer les premières coupes, surtout que le mode 50CC et 100CC sont chiants à mourir.

Puis petit à petit, on se rend compte que le jeu est finalement agréable à jouer. C’est visuellement très joli et la 3D permet de donner une profondeur intéressante à certains circuits. Ces derniers peuvent paraître peu originaux au début, mais à force de les faire, je les trouve de plus en plus plaisants à parcourir (à noter que certains circuits rétros ont été adaptés avec succès).
En terme de nouveautés, en plus de quelques nouvelles armes sympathiques, chaque kart est désormais équipé d’un deltaplane qui s’active lorsque l’on passe sur certains tremplins et d’une hélice arrière pour naviguer sous l’eau. On regrettera que ces deux nouveaux modes de conduites soient peu exploités, mais à chaque fois qu’ils le sont, c’est extrêmement fun (je kiffe le deltaplane!).
On se surprend alors à passer pas mal de temps sur la cartouche, les éléments de kart et les personnages se débloquent au fur et à mesure, on fait des contres-la-montre face à des milliers de fantômes téléchargés directement en Spotpass ou on passe faire un tour sur le mode en ligne pour affronter les joueurs du monde entier. Ce mode est un peu archaïque et très peu d’options sont possibles. Cependant, cela donne un côté très spontané et rapide aux parties, le tout étant couplé avec pas mal d’éléments à récupérer par le moyen du Streetpass.

Pour faire simple, ce Mario Kart 7 semble très classique de prime abord… Et c’est finalement ce qu’il est. Mais est-ce vraiment un reproche? Pour moi la série n’a plus rien à prouver et cette épisode 3Ds se veut un modèle d’équilibre, faisant disparaître certains défauts qui étaient apparus sur les récents épisodes et en ajoutant de nouveaux éléments plutôt agréables. Un excellent successeur aux épisodes Wii et DS donc, sur lequel on passe finalement pas mal de temps si l’on est pas allergique à l’univers de Mario et sa bande.

Si je ne devais citer qu’un seul gros défaut selon moi, c’est le casting des nouveaux pilotes. Nintendo a le chic pour toujours sortir des nouveaux personnages de derrière les fagots, mais là on atteint vraiment des sommets :

Tu abuses Nintendo… Rends-moi Toadette (ouais j’aime bien Toadette…)!!! Non mais franchement… La Reine des Abeilles quoi…