L'Atelier d'AngelMJ


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Speedpainting : Comme un Idiot

Bonjour à tous,

Annoncée depuis la sortie de Poupée Vivante, voici une nouvelle vidéo speedpainting vous présentant un autre personnage de Whisper in The Dark : Jason.

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À la différence de Yuu qui est un personnage inédit de mon projet de reboot, Jason est présent depuis le début (j’en avais fait la présentation ici). Toutefois, toujours dans le contexte du reboot, j’ai pris la décision de lui donner un autre rôle et de le placer dans une toute autre situation.

Jason, désormais un jeune salarié tout ce qu’il y a de plus ordinaire, va être amené à croiser la route de Yuu. Tombé raide dingue amoureux de la chanteuse, il va devoir lutter contre ses sentiments qu’il sait impossible à satisfaire. Le thème de la vidéo va tourner autour de cela.

Réaliser cette cover n’a pas été simple. Car bien que j’avais décidé depuis longtemps d’écrire une chanson réponse à Poupée Vivante,  j’ai réalisé quelque chose lors de son élaboration : c’est la première fois que j’écris une chanson d’amour. Cela va peut être vous faire sourire, mais je n’y avais pas pensé de prime abord et il s’avère que ce fut un exercice d’écriture très différent de mes autres projets.
Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour trouver les bons mots et retranscrire les émotions du personnage, ainsi que leur complexité. En effet, je souhaitais faire ressortir le combat intérieur de ce dernier, conscient que sa situation est sans issue réaliste, mais qui n’arrive pas à faire le deuil de ses sentiments.

Afin de coller au mieux à cette ambiance, j’ai choisi d’écrire la chanson sur le titre de DECO*27 Anti Beat. Non seulement cela permet à la chanson de bien fonctionner avec Poupée Vivante (vu que c’est le même compositeur), mais les paroles d’origines collent parfaitement à la situation (ça parle d’un amour très conflictuel qui se transforme presque en haine).

Au niveau du dessin, j’ai essayé de travailler au maximum l’ambiance. Je n’ai donc pas trop fait de zèle au niveau de la composition et me suis concentré sur le jeu des ombres et des lumières. Je voulais qu’aux travers d’elles, on perçoive la mélancolie du personnage.

J’espère en tout cas que cette nouvelle vidéo vous plaira. S’il n’y a pas de gros changement dans mon planning, l’histoire de Jason et Yuu sera présentée après l’arc sur Ashley (qui comptera normalement 2 chapitres). Dès que j’ai plus d’infos, je vous tiens au courant.

Sur ce bon visionnage !

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Project Diva X : Nouvelle formule à l’essai

On prend les mêmes et on recommence. Ou pas. Hatsune Miku : Project Diva X est le dernier opus en date de la série de jeu de rythme Hatsune Miku. Sorti ce mois d’Août sur le Playstation Store Européen (il est d’ailleurs intéressant de noter que les jeux sortent de plus en plus vite chez nous), j’étais bien sûr aux premières loges pour télécharger le logiciel, mon amour pour cette licence n’ayant pas pris une ride ces 3 dernières années. Et alors que je m’attendais à une énième suite, SEGA a décidé de sortir un peu des sentiers battus avec cette version 2016.

Il y a beaucoup de choses à dire (surtout pour un habitué comme moi) donc on va y aller par étape. Pour commencer, on note un gros bouleversement dans la progression du jeu. Si le gameplay reste toujours le même (en même temps, pourquoi changer un système de jeu qui a largement fait ses preuves…), la manière d’appréhender le titre change complètement par rapport à tous les précédents opus (PSP compris).
Ce coup ci, on ne se contente pas d’une playlist en mode « Free play » car les développeurs ont inclus une sorte de mode histoire. Dans ce dernier, vous serez amené à alimenter en énergie différents Cloud (correspondant à des styles musicaux) en clôturant les différentes chansons sous diverses conditions. Si les habitués seront un peu déboussolés au début, ce nouveau système se révèle très intéressant sur le long terme.

En effet, le système des requêtes présent dans ce nouveau mode incite le joueur à faire chaque morceau de manière très différente à chaque fois. Si au début seule la difficulté augmente, le jeu ajoute peu à peu des Challenges Items qui viendront corser les parties : notes plus rapides, plus petites ou qui font n’importe quoi à l’écran… N’espérez pas remplir certaines requêtes sans connaître les partitions à la note près.
Ainsi, ce mode offre un vrai intérêt, autant pour le néophyte que pour le joueur vétéran. Les nouveaux venus pourront ainsi apprécier une courbe de difficulté parfaitement maîtrisée et les habitués pourront mettre leur talent et dextérité à l’épreuve, surtout s’ils souhaitent débloqués l’ensembles des costumes et objets du jeu.

Après, ce nouveau mode a quelques défauts. Pour commencer, même si on sent beaucoup de bonne volonté pour insérer un semblant de narration au jeu, c’est globalement mal écrit et désespérément niais. On se retrouve rapidement à zapper tous les dialogues des personnages tellement le tout ne présente aucun intérêt.
De plus, la difficulté générale du jeu a été clairement revue à la baisse. On sent que ce Project Diva X tente de conquérir un nouveau public, quitte à ne pas trop le brusquer. Cependant, si comme moi vous avez retourné l’ensemble des titres de la licence, je ferai un peu la tronche à l’idée de devoir jouer systématiquement en Extrême pour avoir un minimum de challenge.

Parlons maintenant du point qui va sans doute faire encore plus débat que le nouveau mode : la playlist. 30 titres. Seulement 30 titres dont 6 medleys. C’est ultra chiche. Alors certes il s’agit d’une des meilleures playlists de la série en termes de qualité et de variété. Et fort heureusement me direz-vous, vu que vous allez devoir les refaire inlassablement afin de débloquer l’ensemble des costumes, la manière de les obtenir ne se faisant désormais que via les requêtes (en fait la boutique a complètement disparu dans cet opus).
Mais il est certain que ce choix ne fera pas l’unanimité. Et bien que j’apprécie (à titre personnel) la globalité des pistes, il y a des chances pour que nombreux soient ceux qui s’en lasseront très vite. À noter toutefois que les morceaux proposent des partitions vraiment intéressantes, surtout dans les difficultés élevés (sans doute pour palier au risque de lassitude). On sent une volonté de varier les styles et les manières de jouer, si bien que l’on se retrouve parfois à jouer des morceaux que l’on apprécie pas forcément mais qui sont ultra fun manette en main.

Je terminerais en parlant de l’aspect technique. Le changement de console (PS3 à PS4) n’est pas hyper flagrant, si ce n’est quelques effets de lumière sympathiques et un jeu qui tourne à 60fps sans jamais montrer signe de faiblesse. Les costumes des différents personnages sont toujours aussi impressionnants et les décors dans lesquels ils évoluent fourmillent de petits détails. Dommage cependant que l’ensemble des clips soient uniquement des chorégraphies en mode idol japonaise. Si le choix paraît évident quand on sait que le jeu propose de faire des concerts où s’enchainent les différentes prestations, les mise en scène des épisode F m’ont fortement manqué.

Vous l’aurez compris, Project Diva X souffle le chaud et le froid. On sent la volonté de SEGA d’essayer de faire évoluer la série, en tentant de convertir un nouveau public, tout en proposant des nouveautés aux habitués. L’arrivée du mode Cloud apporte ainsi son lot de bonnes idées, mais cela se fait au détriment de la difficulté et rend même le jeu parfois répétitif. Ainsi malgré une très bonne playlist, il faudra vraiment être un gros fan de la saga pour passer de nombreuses heures à répondre aux différentes requêtes, et ainsi débloquer l’ensemble des costumes et autres accessoires.
Quant à mon ressenti personnel, si je peux regretter certains choix de la part du studio japonais, je ne boude pas pour autant mon plaisir. Je trouve le jeu toujours aussi addictif et je m’amuse toujours autant à tenter d’obtenir les meilleurs résultats, quelque soit le mode. Bref malgré ses défauts, je trouve le titre réussi et j’espère que les prochaines épisodes arriveront à trouver un juste équilibre entre nouveautés et accessibilité.

mikush


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Speedpainting : Monstre de Foire

Les vidéos speedpainting ont pour moi 2 objectifs distincts : vous faire découvrir les personnages originaux de mon univers, mais aussi mettre à l’honneur certains personnages de fictions dont je n’ai pas assez de matière pour réaliser tout un fanmade. Cette nouvelle vidéo entre dans la deuxième catégorie puisqu’elle met à l’honneur un personnage apparu dans l’émission Salut Les Geeks : le Directeur de l’Asile.

L’envie d’écrire une chanson sur ce protagoniste a germé lorsque j’ai commencé à réfléchir à mon projet de vidéos d’analyses sur SLG. En effet, comme je souhaite en premier lieu traiter de l’épisode 99 (qui clôture la 5e saison de l’émission), j’ai été amené à visionner plusieurs fois ce dernier où le Directeur de l’Asile est au centre du récit.
J’ai ainsi réalisé que malgré sa brève apparition, il y avait suffisamment d’éléments pour écrire un texte à son sujet. Automatiquement, la chanson Circus Monster du compositeur CircusP (titre TRÈS connu dans le milieu VOCALOID) m’a parue très adaptée avec son ambiance lugubre (parce oui, il s’agit d’un personnage très sombre). De plus au fil de mes recherches, je suis tombé sur une version remixée avec une instrumentation beaucoup plus glauque et morbide, qui collait parfaitement au personnage.

Le texte est venu assez naturellement, bien que ce ne fut pas un exercice facile. Écrire une chanson morbide est quelque chose d’assez nouveau pour moi et même si le fanmade sur Unknown Movies m’avait permis de m’y essayer, on est ici dans quelque chose de plus viscéral et intime. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet car je compte le faire en détails dans ma vidéo d’analyse (qui sortira normalement le mois prochain) mais en tout cas, le personnage permet d’aborder moultes sujets dont j’ai hâte de vous parler.
En l’état, le texte se focalise exclusivement sur le point de vue du Directeur qui s’adressera de manière alternée à Mathieu et à ses spectateurs. Comme d’habitude, il y a une part d’interprétation et pas mal d’allégories dans la chanson, mais je vous laisse les chercher comme des grands.

Au niveau du dessin, j’ai testé de nouvelles choses et de nouvelles techniques. Comme je voulais donner un côté légèrement horrifique à l’illustration, il m’a fallu travaillé plus en détails le jeu des ombres et des lumières. Sur ce point, je tiens particulièrement à remercier Dunklayth qui a été de bons conseils. Il m’a fallu à peu près 4 heures pour terminer ce dessin et j’ai essayé de garder un maximum d’étapes de création dans la vidéo (je vous ai épargné les retouches longues et sans grand intérêt).

Sur ce, je vous laisse prendre connaissance de la vidéo. Quelques dernières infos tout de même : ça spoile la fin de la Saison 5 de SLG et comme dit, les paroles sont légèrement morbides. Bon visionnage !


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Speedpainting : Poupée Vivante

Comme je l’avais annoncé dans ma dernière FAQ, voici la première vidéo d’un nouveau concept : les speedpaintings. Désirant vous proposer plus de contenu sur la chaîne et cherchant également à m’améliorer en chant, montage, dessin, etc. j’ai trouvé que ce format pouvait être la solution idéale. Sur ce, penchons nous un peu sur son contenu.

A force de faire des fanmades sur les vidéastes, il m’est venu l’envie de réaliser des titres un peu plus personnels. Ce premier speedpainting est donc l’occasion de commencer à vous présenter en chanson les personnages de mon projet BD en cours de reboot : Whisper in the Dark.
Qui dit reboot, dit quelques changements. Si Ashley reste la protagoniste principale et sera au centre des premiers chapitres qui sortiront, j’ai choisi d’introduire un nouveau personnage inédit : Yuu. Son histoire sera développée en parallèle de celle d’Ashley (sans doute sur 2 ou 3 chapitres) et me permettra d’aborder une thématique qui m’interpèle depuis quelques temps : le star system et l’étrange relation qui lie les vedettes à leur public. Quelques explications à ce sujet.

Je n’ai jamais été « fan » au sens où on l’entend généralement. Je me suis rarement intéressé à la vie privée des vedettes et ce quelqu’en soit l’univers (musique, cinéma, etc.). Mon point de vue a changé dès lors que j’ai mis un pied dans l’univers de YouTube et des vidéos sur Internet. A ma grande surprise, j’ai découvert qu’on y retrouvait à peu près les mêmes codes et problématiques que dans les autres médias (j’irais même jusqu’à dire que c’est encore un cran au dessus, les vidéastes se voulant beaucoup plus proches de leur public). Mais c’est véritablement la Vidéo City (un évènement qui réunissait les gros vidéastes du Web l’année dernière) qui m’a donné envie d’aborder le sujet.
J’ai alors commencé à me questionner sur le rapport créateur/fan et sur les thématiques qui pouvaient en ressortir. Et j’ai porté mon dévolu sur le lien affectif qui peut se créer bon gré mal gré entre chacune des parties. Ce premier speedpainting expose donc le point de vue de la « star ». Il sera couplé avec une autre vidéo qui sortira plus tard dans l’année, qui lui exposera le point de vue du « fan ».

Je n’ai pas l’intention de vous pondre une analyse sur le texte et vous laisse le soin de voir ce que vous pouvez en tirer. J’ai juste cherché à faire en sorte que les paroles traduisent la complexité de ce type de relation, ainsi que les sentiments qui peuvent en découler. Le reste est à votre libre interprétation.

Pour le choix de la piste musicale, j’ai enfin pu réaliser une cover sur un titre du compositeur DECO*27. Je suis raide dingue de ses productions que j’affectionne autant au niveau musicale qu’au niveau des textes. J’ai porté mon dévolu sur la chanson Love Doll. Parlant d’un amour contrarié (c’est souvent le cas dans les titres de DECO*27), le morceau traduit bien le dilemme de cœur du personnage et les émotions qu’il engendre. Concernant l’adaptation des textes, j’ai tenté de faire honneur à ceux d’origine en conservant des tournures de phrases, ainsi que la structure de certains passages.

Sur ce, je vous laisse apprécier cette première vidéo. A noter que ce dessin sera également disponible en carte postale sur mon stand à Japan Expo, qui aura lieu en Juillet. Bon visionnage !


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La Fille du Mois : Reol (Utaite)

Si à la base Les Filles du Mois sont là pour m’exercer à dessiner différents personnages féminins, c’est aussi devenu un prétexte pour vous parler d’univers un peu moins connu (comme j’ai pu le faire avec Alex par exemple). Et à l’occasion du mois de Mars, j’aimerais vous présenter une chanteuse dont je suis le travail depuis maintenant 2 ans : Reol.

Rapide présentation : Reol est ce qu’on appelle une Utaite. C’est le terme utilisé pour désigner les personnes qui chantent majoritairement des covers de musique VOCALOID et qui les postent ensuite sur Nico Nico Douga, le Youtube japonais. Si elle a commencé avec des reprises, elle a été mise sur le devant de la scène grâce à ses collaborations avec le compositeur Giga-P (vous savez, le type derrière les instrus de mes fanmades du Geek et du Patron). C’est en effet elle derrière les paroles de +Boy ou Gigantic O.T.N. (oui, cette chanson a été écrite par une femme XD) et bien d’autres titres.
A l’heure actuelle, en plus de continuer ses activités d’Utaite, Reol a sorti deux albums au Japon : le premier est composé exclusivement par Giga-P, et le second qui est un album de morceaux inédits.

Maintenant que les présentations sont faites, laissez moi vous expliquer pourquoi j’adore cette chanteuse. Pour commencer, je trouve qu’elle a une voix vraiment très atypique. Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’un logiciel de synthèse vocal car chantant majoritairement sur les titres très pop/électro de Giga-P, l’autotune est de mise. De plus, son débit de paroles étant assez élevé, j’avais des doutes quant au fait qu’il s’agisse d’une vraie voix (et après je me suis rappelé que c’était une japonaise °^°).
Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que non, ce n’est pas une voix de synthèse mais bien d’une chanteuse tout ce qu’il y a de plus humaine. Cela a rendu sa voix d’autant plus charmante. Comme dit plus haut, elle est très atypique dans le fait que malgré ses 20 ans bien passés, Reol a une voix très androgyne qui donne aux morceaux qu’elle interprète une aura particulière. Mais c’est surtout sa manière d’interpréter les titres VOCALOID qui lui donne toute sa superbe : quand elle chante, on sent qu’elle y met du coeur et rend certains morceaux beaucoup plus forts et punchy. Du coup, je préfère systématiquement (à quelques exceptions près) ses covers aux versions originales, tellement elle y appose sa patte artistique.

Et enfin, j’ai été très heureux de la voir sortir un album solo complètement inédit. Car je pense qu’elle a un univers vocal assez fort et identifiable pour ne pas se limiter à de la cover. J’espère donc un jour arriver à faire l’acquisition de son album qui n’est disponible qu’au Japon pour le moment (et la case import est encore bien trop onéreuse à mon goût).

Si vous avez envie de découvrir son travail, je vous laisse le lien vers sa chaîne officielle YouTube (ça reste toujours plus simple d’accès que Nico Nico). J’espère qu’il vous plaira.

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Fanmade Unknown Movies : Mon Propre Unknown Movie

Et bien, en voilà une qui se sera fait attendre. Mais comme souvent, il suffit d’un peu de patience. Mesdames, messieurs, je suis très heureux de vous présenter ma 6e vidéo fanmade sur l’univers de YouTube. Et ce coup ci, point de Salut les Geeks car j’ai décidé de mettre en avant le travail d’un autre vidéaste : InThePanda et sa web série Unknown Movies.

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Avant de vous parler de ma vidéo, quelques mots sur la série : Unknown Movies est une émission mélangeant fiction et chronique cinéma. Nous suivons le quotidien d’un Tueur en série assez atypique : passionné de cinéma et frustré par la convenance dans lequel le média glisse jour après jour, il présente à ses victimes un film peu connu avant que ces dernières ne passent de vie à trépas. Durant son parcours, il croisera d’autres personnages partageant ou non ses convictions. La série compte actuellement 2 saisons et une 3e a été évoquée sur la chaîne du vidéaste.

Je m’étais intéressé au travail d’InThePanda car il parlait de cinéma de manière plutôt atypique. Et bien que les films présentés ne sont pas à mettre entre toutes les mains, j’appréciais de développer ma culture cinématographique et découvrir quelques perles. En parallèle de ça, sa volonté de mélanger le tout à de la fiction m’a interpellé. Si le jeu d’acteur laisse parfois à désirer et qu’il y a des maladresses de mises en scène, il y a une vraie intention derrière tout ça et les thématiques soulevées se révèlent très intéressantes.
Et c’est pour cela que j’ai souhaité faire ce fanmade afin de l’encourager à continuer. Car malgré son jeune âge, InThePanda dispose d’un gros potentiel que j’espère continuer à voir évoluer sur YouTube.

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Concernant ma vidéo maintenant, il est clair que vous manquera peut-être quelques clés de compréhension si vous n’avez pas encore vu la série dont elle est tirée. Mais j’espère toutefois que vous l’apprécierez malgré tout et que cela vous donnera envie de la découvrir (attention toutefois, le premier épisode est assez… spécial et n’est pas représentatif du reste de la série donc ne restez pas bloqués dessus, ce serait dommage).

Commençons par la musique et les paroles. J’ai choisi ce coup ci un titre du compositeur Jin : Outer Science. Cela faisait un moment que je souhaitais écrire quelque chose sur cette piste qui est une de mes préférées du Kagerou Project (projet dont fait partie la chanson d’origine). Si cette dernière ne parle pas de cinéma, je trouvais que l’aspect morbide qui s’en dégageait collait bien à l’ambiance d’Unknown Movies.
Pour les paroles, j’ai pris le parti de décrire l’évolution de la mentalité du Tueur. Il s’adresse tour à tour à ses victimes, ses poursuivants, ses alliés, etc. jusqu’à arriver au dénouement de la Saison 2 qui l’amènera à une remise en question sur ses agissements et sur leur sens. Les paroles sont ainsi très narratives et m’ont demandé un travail très différent des autres fanmades (même si 85 tendait légèrement vers cet aspect). Il fallait aussi que j’arrive à retranscrire les pensées du Tueur et réussir à créer un empathie autour d’un personnage qui est loin d’être foncièrement mauvais.

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Les dessins maintenant. On peut dire que ce fut athlétique. Presque 110 dessins à sortir, dont une bonne partie animés, c’est clairement le projet qui m’a donné le plus de fil à retordre. J’avoue avoir été très éprouvé durant leur élaboration, surtout que j’ai été malade depuis le début d’année et que cela n’a pas simplifié les choses.
Il y avait en plus de cela pas mal de nouveaux paramètres à prendre en compte : nouveaux (et nombreux) personnages à dessiner, une volonté de mise en scène, et surtout parvenir à montrer l’évolution du personnage au travers de ses expressions. Bref, un boulot assez titanesque mais je suis content d’y être arrivé !

Quant au montage, ce fut un peu le moment de détente après tout ça (même si mon Mac commence à sérieusement tirer la langue aux vues de ce que je demande à After Effects d’effectuer). J’ai tenté pas mal de nouvelles choses et c’est ma vidéo avec le rythme le plus soutenu. Cela n’a fait que confirmer mon amour pour cette partie de la création d’un fanmade et c’est ce qui me pousse à continuer à développer d’autres projets. Mais on en reparlera bientôt.

Sur ce, assez parlé je vous laisse découvrir mon dernier (gros) bébé. J’en profite pour remercier encore mes tipeurs qui, grâce à leur soutien, me permettent de continuer à enregistrer les morceaux en studio et prendre des cours chants (oui, oui, je prends des cours de chant maintenant). Bon visionnage °^°


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Project Mirai DX : Mignon jusqu’à l’overdose ?

En tant que grand amateur de jeu de rythme et inconditionnel de la licence Hatsune Miku sur console, je ne pouvais pas faire l’impasse sur le dernier opus débarqué chez nous le mois dernier sur Nintendo 3DS : Hatsune Miku : Project Mirai DX. Troisième épisode de la série mais premier à nous faire l’honneur d’une sortie sur notre territoire, je me suis empressé d’en faire l’acquisition, histoire de patienter jusqu’au prochain épisode PS4 qui ne sortira que l’année prochaine. Après donc plusieurs semaines et quelques parties dans les pattes, je pense être en mesure d’émettre un avis sur cette production SEGA. Et au risque de surprendre, j’ai du mal à me prononcer définitivement concernant ce titre.
Car depuis maintenant 3 ans, j’essaie tant bien que mal d’expliquer aux plus réfractaires que Vocaloid ne se limite pas à Hatsune Miku et à des chansons Jpop un peu niaises; que c’est un univers riche et intéressant, qui renferme bon nombre de bonnes surprises. Seulement, avec Project Mirai DX, SEGA me met un peu en porte-à-faux. Car ce jeu incarne à lui tout seul les clichés et convenances contre lesquels je me bats.

Loin de l’esthétique manga/anime des épisodes PlayStation, cet opus adopte un look enfantin et coloré, où les différents interprètes du titre sont présentés sous la forme de Nendoroid (sorte de mode Chibi très populaire au Japon, surtout dans l’univers de la figurine). Cela donne de prime abord un aspect extrêmement mignon au jeu, voir limite trop mignon. Moi qui ne rechigne pas à quelques touches de douceurs par-ci par-là (j’ai toujours un petit sourire niais quand je joue Electric Love ou Doremifa Rondo), je dois bien admettre que SEGA va loin dans le délire et ma tolérance à cette accumulation de kawaii fut souvent mise à l’épreuve.
Attention toutefois, je ne dis pas que le jeu est vilain, bien au contraire. Comme du côté des consoles Sony, Project Mirai DX a une charte graphique maîtrisée et cohérente avec lui-même. Mais pour moi, SEGA donne clairement matière aux détracteurs de Vocaloid qui pourront s’en donner à coeur joie pour critiquer le titre. Et je ne pourrais malheureusement pas leur donner tort sur ce coup…

Et ce qui est pour moi un peu gênant, c’est que cet aspect enfantin a un impact direct sur la playlist et le gameplay. Les chansons, bien que majoritairement inédites (seulement 9 titres sur les 48 présents dans la cartouche viennent de versions antérieures), sont très orientées Pop pour coller à l’ambiance globale du jeu. Et bien qu’il y ait quelques surprises avec 2 titres de Mothy (qui écrit des chansons plutôt morbides) et 3 titres d’OSTER Project (qui propose des morceaux plus jazzy), la majorité des pistes risque de faire grincer les dents des non-amoureux de mélodies sucrées.
Alors certes, moi le premier, je n’ai rien contre un peu de Pop de temps en temps. Mais la Pop, c’est comme le chocolat : si tu en manges trop, c’est vite écoeurant. De ce fait, je garde une grosse préférence pour les playlists des Project Diva F, qui ont le mérite d’offrir des morceaux plus variés et plus hétéroclites.

Et niveau gameplay, c’est un peu le même constat. Deux modes de jeux sont proposés : soit via l’écran tactile de la console, soit via les boutons. Si cela permet de varier les plaisirs, aucune des deux utilisations ne propose vraiment de challenge et même des titres nerveux comme Gaikotsu Gakudan to Lilia (qui est pour moi LA bonne surprise du jeu) ne présentent pas de difficulté particulière. Toutefois, obtenir un Perfect se révèle laborieux, la faute au fait qu’à la différence des autres jeux de la licence, les chansons ne sont pas raccourcies et durent parfois plus de 4 minutes (et je vous laisse imaginer la frustration de louper une note à 10 secondes de la fin…).
En bref, le jeu a le cul entre deux chaises : d’un côté il ne propose aucun challenge et vous ne verrez sans doute jamais l’écran Game Over, de l’autre les amoureux du Perfect comme moi seront souvent frustrés de rater la note parfaite pour un coup de stylet mal identifié.

Mais malgré tout, Project Mirai DX n’est pas un mauvais jeu de rythme en soit (loin de là!), et possède même des qualités que j’aimerais voir dans les autres titres de la licence. Comme par exemple la possibilité changer d’interprète sur certaines chansons (histoire de réduire un peu la suprématie Miku…), certains clips/PV sont plus réussis que chez le concurrent (Kokoro pour ne citer que lui) et on a même droit à quelques morceaux avec GUMI (Matryoshka putain!!).
Ainsi, quoi qu’on en dise, le titre se révèle très bien fait et très fun à jouer. Car malgré l’absence de difficulté, le système de jeu est suffisamment bien pensé pour que l’on ne crache pas sur quelques parties de temps à autre, histoire d’améliorer son score et décrocher un maximum de couronnes, ultimes symboles de votre maîtrise des différents morceaux.

Verdict : je considère Project Mirai DX comme un très bon titre, surtout sur une console comme la Nintendo 3DS qui manque cruellement de jeux de rythme. Toutefois, j’ai eu beaucoup de mal avec sa charte graphique trop rose bonbon et son aspect mignon poussé à l’extrême. De ce fait, j’aurais du mal à le conseiller à des néophytes que j’encouragerais plutôt à tenter l’expérience sur les consoles Sony, afin de découvrir des playlists moins sclérosées et plus représentatives de la richesse de l’univers Vocaloid, le tout avec un challenge plus relevé.

CompoMiraiDX

PS : Oui, je reproche au jeu d’être trop mignon et j’illustre le tout avec un dessin dans la même veine. Je suis un paradoxe à moi tout seul °^°