L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Mois : C18 (Dragon Ball)

J’ai un rapport très particulier avec la série Dragon Ball. N’ayant pas pu trop suivre l’adaptation TV à l’époque du Club Dorothée (je le répète à chaque fois mais je n’y avais pas droit), je ne me suis vraiment intéressé à cette œuvre massive qu’à la fin de mon adolescence, lorsque je lisais énormément de mangas et que l’occasion s’est présentée de la découvrir dans son format d’origine.

Ainsi je ne lui voue pas un admiration aveugle et ai énormément de recul à son sujet. C’est une série que j’apprécie dans sa globalité mais qui possède des défauts évidents que son statut culte ne m’empêche pas de voir et d’évoquer (enfin… de vive voix avec des amis, sur Internet je risquerai une lapidation).
Dans son ensemble, j’ai énormément de sympathie pour le premier arc, ainsi qu’une poignée de personnages auxquels je suis particulièrement attaché. Et dans ce registre, malgré son casting féminin restreint, je suis comme beaucoup tombé sous le charme de la cyborg C18.

Il faut dire que la jolie blonde possède énormément d’atouts (autre que sa plastique hein !). Elle apporte une touche de féminité forte dans une série qui, avec le temps, a eu tendance à limiter les rôles féminins à de simples love-interest. Combative et tenace, C18 brille parmi le trio qu’elle forme avec C16 (que j’aime beaucoup) et C17 (que j’aime… un peu moins).
C’est un personnage plutôt bien exploité tout au long du manga (à noter que je parle uniquement de la série de base, n’ayant rien lu ou vu de Dragon Ball Super). Même si elle brillera surtout durant l’Arc Cell (elle y est centrale en même temps), il sera toujours appréciable de la croiser au détour d’un tournoi ou d’un combat. Et puis, j’avoue que son côté légèrement sarcastique lui donne encore plus de charme…

Alors certes je ne suis peut être pas très original sur le coup car C18 semble avoir charmé une bonne partie des fans de la série. Mais j’avais tout de même envie d’en parler et de la dessiner. Et puis elle m’a quand même permis de suivre l’Arc Cell avec intérêt, alors que je sortais un peu exténué de celui de Freezer (inconvénient de lire une série aussi épaisse d’une traite). Rien que pour ça, merci madame !

 

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La Fille du Mois : Summer Smith (Rick & Morty)

Il est très rare que je sois à jour niveau séries. Ayant toujours trente six mille choses à faire et à voir, j’attrape souvent le train en marche (ou le laisse simplement filer). Mais avec Rick & Morty, j’ai choppé le premier wagon et n’est pas décroché depuis la Saison 1. Série américaine humoristique et irrévérencieuse, j’ai rapidement adhéré au délire globale et à l’audace dont l’ensemble fait parfois preuve. Je pense qu’à l’occasion je ferai un article plus complet sur le sujet, mais pour l’heure il est temps de parler d’un personnage féminin de la série : Summer Smith.

Grande sœur de Morty, elle est typiquement le personnage qui ne paie pas de mine au début. Cliché sur patte de l’adolescente blasée, elle gagne en profondeur et en importance au fur et à mesure des saisons. Pure rôle secondaire dans la première, elle rejoint régulièrement Rick et Morty dans leurs voyages et révèle une personnalité forte et déterminée.
En cela, Summer représente une vraie surprise au sein de la série. Elle complète à merveille le duo principal et parvient même à assurer la donne avec Rick, étant plus rebelle que son petit frère. Les épisodes où elle est au centre du récit sont parmi mes préférés (la parodie de Zardoz) et je guette chacune de ses apparitions.

Encore une qualité à reconnaître aux auteurs de Rick & Morty, qui parviennent à donner de l’épaisseur à un personnage qui semblait parti pour n’être qu’un second couteau à l’attitude convenue. J’espère en tout cas que l’on continuera de voir Summer dans la Saison 4 !


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La Fille du Mois : Maléfique (La Belle au Bois Dormant)

Alors que j’illustre cette rubrique depuis maintenant 4 ans, je m’en rends compte que je n’ai jamais mis à l’honneur d’antagoniste ou de méchante. Pas que je me l’interdisais, mais sans doute qu’aucune n’a réussi à vraiment me marquer au cours de mes découvertes. Pourtant en m’interrogeant sur le sujet, une méchante m’est venue directement en tête et il s’agit de Maléfique, la terrible sorcière du dessin animé La Belle au Bois Dormant.

J’ai eu un rapport très particulier avec ce film durant mon enfance. Avec mon frère et ma sœur, nous en étions complètement fan et avons poncé la VHS de nombreuses fois (vous savez, cette VHS à la boite blanche dont seule ma génération doit se souvenir…). On connaissait tellement l’histoire par cœur que nous étions capable de sortir l’ensemble des répliques et mimaient l’intégralité des scènes (et plus particulièrement celles avec les 3 fées, chacun de nous en incarnant une).

Vous l’aurez compris, La Belle au Bois Dormant est un Disney qui m’a marqué. Et Maléfique y est pour beaucoup. Bien qu’une de mes plus grosses terreurs enfantines fut la transformation de la Reine dans Blanche-Neige (tmtc), la terrible sorcière me fascinait autant qu’elle me terrorisait. Fasciné par son design, sa voix, la manière dont elle est animée; par la méchanceté pure qu’il s’en dégage tout en faisant preuve de malice et de cruauté (et je pense qu’elle est aussi une des raisons pour lesquels j’aime les dragons).
Mais à la fois terrorisante avec son regard jaune et son apparence squelettique, ces sauts d’humeurs, son rire (putain ce rire…) et la façon dont elle apparait ou se transforme.

Bref, même si Disney a proposé des méchants plus complexes par la suite, Maléfique est une antagoniste qui a laissé sa trace dans mon imaginaire et mes souvenirs d’enfance. Et je suis donc ravi de la voir régulièrement dans la série Kingdom Hearts comme méchante récurrente. Dommage que le film live qui lui a été consacré n’est pas réussi à rendre le personnage plus intéressant (même s’il y avait de bonnes idées de base). En bref, un personnage qui méritait largement de paraître de cette rubrique.


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La Fille du Mois : Tomoyo Daidōji (Card Captor Sakura)

La Fille du Mois, 4e édition. Et oui ! Cela fait déjà 4 ans que j’alimente cette rubrique, et ce toujours avec autant de plaisir. Pouvoir partager avec vous autour de mes personnages féminins favoris est quelque chose dont je ne me lasse pas. Et aux vues de votre participation pour élire la Fille du Mois 2017 (qui fût Esmeralda), j’en déduis que cette rubrique vous plait tout autant.
Du coup, je rempile pour une année supplémentaire durant laquelle j’espère continuer à mettre à avant des personnages qui me sont chères. Et pour démarrer 2018, j’ai choisi de vous parler d’une jeune fille qui déborde de candeur : Tomoyo Daidōji.

Tomoyo est apparue pour la première fois dans le manga Card Captor Sakura, sans doute un des plus gros succès du collectif CLAMP (dont j’avais déjà peu parlé ici). Amie de l’héroïne, elle épaule la jeune magicienne dans sa quête des cartes de Clow, filmant ses affrontements et confectionnant des tenues en tout genre pour rendre le tout plus… attractif (on va dire ça, en vrai c’est surtout un prétexte pour dessiner de beaux vêtements j’ai l’impression !).

Si j’ai choisi Tomoyo ce mois-ci, c’est parce qu’elle illustre quelque chose que j’apprécie énormément en termes d’écriture. Durant la totalité de l’histoire, elle ne va pas se priver pour dire haut et fort ses sentiments pour Sakura. Cela a donné lieu à de nombreux débats sur la nature de ces derniers, le tout étant subtil et sujet à interprétation.
Chaque personne ayant lu le manga (ou vu l’anime, bien que j’ai cru comprendre qu’il prenait pas mal de liberté niveau adaptation) a son propre avis sur le sujet. Le but n’est donc pas d’établir une vérité absolue, mais plutôt de souligner la subtilité avec laquelle le personnage est retranscrit.

Chacun peut ainsi définir les sentiments de Tomoyo en fonction de son propre ressenti. Cela pourra être vu comme une amitié forte, de l’amour ou encore de l’admiration (voir même une forme de fascination). Me concernant, j’aime voir en la jeune fille l’expression d’un amour pure et sincère. Cette forme d’amour désintéressé qui caractérise la simplicité des sentiments de l’enfance.
Elle n’attend rien de Sakura et souhaite uniquement son bonheur. La voir réussir étant que magicienne ou même en amour (elle la pousse ouvertement vers Yuki et Shaolan) semble plus l’importer qu’une quelconque réciprocité affective. C’est ce que j’aime chez Tomoyo : elle n’a pas d’arrière pensée et se contente d’être sincère et bienveillante.

Je souhaitais donc la mettre à l’honneur dans cette rubrique, ayant toujours eu un faible pour les personnages candides. Et qui sait, avec la suite de la série qui vient tout juste de démarrer, nous en apprendrons peut-être un peu plus sur cette petite brune.


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La Fille du Mois : Helen Parr/Elastigirl (Les Indestructibles)

À peine ai-je le temps de lever la tête que nous voilà déjà le 31 Décembre. L’année 2017 aura filé à toute allure, enchainant les évènements à une vitesse folle. Le blog a pas mal souffert de mon emploi du temps chargé et je regrette de ne pas l’avoir actualisé plus que cela durant ces derniers mois. Toutefois j’espère rattraper le coup l’année prochaine, avec une reprise régulière des strips sur le Japon, ainsi que Whisper in The Dark sur lequel j’ai officiellement commencé à bosser.

En attendant, je clôture aujourd’hui le casting des Filles du Mois 2017. Je n’avais pas de personnage très spécifique en tête pour ce dernier jour de l’année, donc je vais plutôt faire écho à l’actualité cinématographique et mes derniers re-visionnages.
Tout récemment je suis allé voir Coco au cinéma, dernière production des studios Pixar. Après 2 séances et quelques sanglots (impossible de me retenir, même en connaissant l’intrigue), le film m’a rappelé à quel point j’aime et apprécie la manière dont Pixar raconte ses histoires. Ayant suivi leurs projets depuis le premier Toy Story, il m’est toujours difficile d’avoir un chouchou ou d’établir un classement. Chaque œuvre me parle ou me marque à sa manière et hormis le Voyage d’Arlo et les Cars, elles m’interpellent toutes à différents niveaux.

Et alors que le studio annonce bosser sur une suite de leur film Les Indestructibles, j’ai eu envie de revoir le dit film (fortement encouragé par mon entourage). Et je fus agréablement surpris de voir à quel point il n’a pas pris une ride. Techniquement propre, avec une histoire très sympa et d’excellents personnages, il rappelle tout le savoir-faire du studio d’animation et sa capacité à offrir des récits parlant à la fois aux enfants et aux adultes. Ainsi, pour terminer l’année, j’ai choisi Helen Parr pour être l’égérie de Décembre 2017.

Femme de notre héros bodybuilder, l’ancienne Elastigirl fait partie des personnages les plus intéressants du film et celui qui s’adresse avant tout au public adulte de Pixar. Ses thématiques et problématiques sont en effet très éloignés des soucis des jeunes (mettre de côté sa carrière pro pour la vie de famille, les doutes sur la fidélité de son mari, etc.) et seuls les quelques gags autour de ses pouvoirs amuseront les enfants.
Elle témoigne de l’envie de Pixar de proposer des récits parlant à tous, sans hésiter à aborder des sujets plus sombres. Le tout est fait avec beaucoup de subtilité, si bien que le message sera très bien compris sans être trop abrupte (et c’est d’autant plus vrai lorsque l’on voit certaines scènes coupées).

À côté de cela, Helen fait clairement figure de femme forte, de part ses nombreuses initiatives durant le film, la façon dont elle s’occupe de ses enfants tout en travaillant main dans la main avec son mari. De plus, il lui arrive de faire des erreurs et de les reconnaître, témoignant de son intelligence et de sa capacité à se remettre en question. En gros, un personnage écrit avec beaucoup de sincérité et d’implications qui en font un des piliers de l’histoire.

Donc si vous avez pas eu l’occasion de voir Les Indestructibles, je vous y encourage fortement (ne serait-ce que pour attendre la suite). Même si le film date de 2004, vous serez surpris par sa qualité visuelle, ses personnages haut en couleurs (j’aurai tout aussi bien pu parler d’Edna) et son écriture de grande qualité.

Sur ce, je vous souhaite à tous une très bonne année et à très bientôt!


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Le Fille du Mois : Luna Cortizone (Spirou)

Dans ma prime jeunesse, j’étais un véritable cœur d’artichaut et j’avais tendance à avoir des « amoureuses » dans presque toutes les fictions que je regardais ou lisais. J’avais inauguré la rubrique des Filles du Mois avec Sailor Mercury, qui a longtemps été la Waifu de mon enfance. Mais un autre personnage vint lui voler la vedette au début de mon adolescence. Et là, il n’était plus question d’un petit béguin mais d’une preuve manifeste que mes hormones commençaient à sérieusement me travailler. La responsable : Luna Cortizone de la série Spirou et Fantasio.

Si vous avez pu mettre la main sur mon livret d’illustrations Primary, vous savez que la bande dessinée Spirou représente beaucoup pour moi car elle a été le déclencheur de mon amour pour le dessin. J’ai longtemps considéré le groom rouge comme mon héros préféré et je suivais ardemment ses aventures au travers des différents albums et auteurs qui l’ont illustré. C’est alors que sorti le Tome 45 nommé Luna Fatale.
Sous la plume du duo Tome & Janry (qui reste sans conteste mes auteurs préférés de la série canonique), ce tome avait pour objectif de développer un point peu abordé dans la série : la sexualité de ses héros. J’allais sur mes 12 ans lorsque j’ai lu cette BD, donc autant vous dire que le sujet m’a grandement interpellé. Spirou était mon héros et mon modèle de l’époque, et je me suis beaucoup projeté dans cette aventure un peu particulière.

Dans cette nouvelle histoire, Spirou fait face aux triades chinoises de New York pour sauver Fantasio, pris en otage par leur ennemi de toujours : le mafieux Vito Cortizone. Et on y découvre que ce dernier à une fille : la plantureuse Luna qui compte bien épauler le reporter dans sa mission. Rapidement une tension amoureuse va se faire sentir entre les deux personnages, et pour l’adolescent que j’étais cet épisode eu un impact fort.

J’ignore si Luna correspondait à mes canons de beauté de l’époque, ou si le fait qu’elle puisse devenir la compagne de mon héros préféré la rendait spéciale à mes yeux. Toujours est-il qu’elle m’a profondément marqué. J’ai ainsi lu Luna Fatale un nombre incalculable de fois (et cela se voit à l’état de la BD par rapport au reste de ma collection) et ai dessiné la belle italienne à de nombreuses reprises (j’avais même fait une BD où elle vivait avec Spirou). En parallèle, il faut croire que c’est elle qui a confirmé mon attirance pour les brunes aux jolies jambes…

Bref, si je trouve parfois des arguments rationnels pour aimer un personnage de fiction, Luna demeure une exception. Elle représente une part importante de mon adolescence, un personnage sorti de nulle part qui a chamboulé pas mal de choses en moi. Et rien que pour cela, elle méritait d’apparaître dans cette rubrique.


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La Fille du Mois : Tohru Honda (Fruits Basket)

Autant le dire d’office : je ne suis pas très branché shôjô. Bien que n’étant pas fan des classifications, le fait est que cette catégorie cible principalement les jeunes filles jouent indéniablement sur mon désamour du genre. Résultat : j’ai peu de bon souvenirs des œuvres que j’ai pu lire lors de mes pérégrinations à Fnac ou lors de mes échanges de mangas au lycée (à grand coup de sacs de la même enseigne).

Hors j’ai dans ma bibliothèque deux séries shôjôs, dessinées et écrites par la mangaka Natsuki TAKAYA. Il s’agit de Fruits Basket et Twinkle Stars. Si le temps me le permettait je ferai une dissertation bourrée de superlatifs concernant le fameux Twinkle Stars, mais ce n’est pas le sujet ici. Non, nous allons plutôt nous attarder sur le gros succès de la dessinatrice, à savoir Fruits Basket et son héroïne Tohru Honda.

Débarquant dans la famille dysfonctionnelle (et accessoirement maudite) des Sôma, Tohru est une jeune fille enthousiaste et pleine de vie qui va nouer au fur et mesure des tomes différents liens avec les membres de la fratrie. On suivra alors l’évolution de ses relations et sa quête pour lever la malédiction qui pèse sur la famille.
Si j’ai choisi de vous parler de Tohru dans la Fille du Mois, c’est qu’elle semble se trainer la réputation d’être un personnage niais proche de la Mary Sue. Chose qui, de mon point de vue, est totalement faux.

Pour commencer, Tohru n’est pas un personnage sans défaut. Si c’est l’impression qu’elle peut donner lors des premiers tomes (ou si vous n’avez vu que l’adaptation animée fort incomplète…), son développement dépeint une jeune fille bien plus torturée qu’il n’y parait et qui cache derrière ses bonnes actions des motivations pas toujours si altruiste que l’on pourrait le croire.
Mais cela ne fait pas de Tohru une mauvaise personne pour autant, et c’est bien là toute la force des personnages de Natsuki TAKAYA. Rien n’est tout beau dans Fruits Basket et chaque inconnu possède une part d’ombre plus ou moins importante. La mangaka tente alors, via son récit, à leur apporter des réponses au travers des liens et relations que tissent les personnages. Et Tohru ne fait pas exception.

J’irai même plus loin en disant qu’une héroïne comme Tohru était nécessaire à Fruits Basket. C’est elle qui permet à l’histoire d’avancer, car c’est grâce à sa gentillesse que tout démarre et qu’elle met en branle le fatalisme régnant dans la famille Sôma.
Et sans trop en dire, j’ai rarement vu une histoire aussi bien utiliser son personnage principal. Chacune de ses relations permet d’aborder différents thèmes et ses interlocuteurs réagiront différemment en fonction de leurs attentes et de la manière dont ils la perçoivent. Tohru témoigne ainsi du talent de la mangaka à écrire ses protagonistes et à les mettre au service de son récit.

Vous l’aurez compris, Tohru a une place toute particulière dans mon cœur et m’a permis de m’intéresser à un genre de manga avec lequel j’ai peu d’atomes crochus. Donc si vous avez l’occasion de lire (ou relire) Fruits Basket, ne passez pas à côté de cet excellent shôjô et de son héroïne rayonnante.