L'Atelier d'AngelMJ


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Le Fille du Mois : Luna Cortizone (Spirou)

Dans ma prime jeunesse, j’étais un véritable cœur d’artichaut et j’avais tendance à avoir des « amoureuses » dans presque toutes les fictions que je regardais ou lisais. J’avais inauguré la rubrique des Filles du Mois avec Sailor Mercury, qui a longtemps été la Waifu de mon enfance. Mais un autre personnage vint lui voler la vedette au début de mon adolescence. Et là, il n’était plus question d’un petit béguin mais d’une preuve manifeste que mes hormones commençaient à sérieusement me travailler. La responsable : Luna Cortizone de la série Spirou et Fantasio.

Si vous avez pu mettre la main sur mon livret d’illustrations Primary, vous savez que la bande dessinée Spirou représente beaucoup pour moi car elle a été le déclencheur de mon amour pour le dessin. J’ai longtemps considéré le groom rouge comme mon héros préféré et je suivais ardemment ses aventures au travers des différents albums et auteurs qui l’ont illustré. C’est alors que sorti le Tome 45 nommé Luna Fatale.
Sous la plume du duo Tome & Janry (qui reste sans conteste mes auteurs préférés de la série canonique), ce tome avait pour objectif de développer un point peu abordé dans la série : la sexualité de ses héros. J’allais sur mes 12 ans lorsque j’ai lu cette BD, donc autant vous dire que le sujet m’a grandement interpellé. Spirou était mon héros et mon modèle de l’époque, et je me suis beaucoup projeté dans cette aventure un peu particulière.

Dans cette nouvelle histoire, Spirou fait face aux triades chinoises de New York pour sauver Fantasio, pris en otage par leur ennemi de toujours : le mafieux Vito Cortizone. Et on y découvre que ce dernier à une fille : la plantureuse Luna qui compte bien épauler le reporter dans sa mission. Rapidement une tension amoureuse va se faire sentir entre les deux personnages, et pour l’adolescent que j’étais cet épisode eu un impact fort.

J’ignore si Luna correspondait à mes canons de beauté de l’époque, ou si le fait qu’elle puisse devenir la compagne de mon héros préféré la rendait spéciale à mes yeux. Toujours est-il qu’elle m’a profondément marqué. J’ai ainsi lu Luna Fatale un nombre incalculable de fois (et cela se voit à l’état de la BD par rapport au reste de ma collection) et ai dessiné la belle italienne à de nombreuses reprises (j’avais même fait une BD où elle vivait avec Spirou). En parallèle, il faut croire que c’est elle qui a confirmé mon attirance pour les brunes aux jolies jambes…

Bref, si je trouve parfois des arguments rationnels pour aimer un personnage de fiction, Luna demeure une exception. Elle représente une part importante de mon adolescence, un personnage sorti de nulle part qui a chamboulé pas mal de choses en moi. Et rien que pour cela, elle méritait d’apparaître dans cette rubrique.

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La Fille du Mois : Tohru Honda (Fruits Basket)

Autant le dire d’office : je ne suis pas très branché shôjô. Bien que n’étant pas fan des classifications, le fait est que cette catégorie cible principalement les jeunes filles jouent indéniablement sur mon désamour du genre. Résultat : j’ai peu de bon souvenirs des œuvres que j’ai pu lire lors de mes pérégrinations à Fnac ou lors de mes échanges de mangas au lycée (à grand coup de sacs de la même enseigne).

Hors j’ai dans ma bibliothèque deux séries shôjôs, dessinées et écrites par la mangaka Natsuki TAKAYA. Il s’agit de Fruits Basket et Twinkle Stars. Si le temps me le permettait je ferai une dissertation bourrée de superlatifs concernant le fameux Twinkle Stars, mais ce n’est pas le sujet ici. Non, nous allons plutôt nous attarder sur le gros succès de la dessinatrice, à savoir Fruits Basket et son héroïne Tohru Honda.

Débarquant dans la famille dysfonctionnelle (et accessoirement maudite) des Sôma, Tohru est une jeune fille enthousiaste et pleine de vie qui va nouer au fur et mesure des tomes différents liens avec les membres de la fratrie. On suivra alors l’évolution de ses relations et sa quête pour lever la malédiction qui pèse sur la famille.
Si j’ai choisi de vous parler de Tohru dans la Fille du Mois, c’est qu’elle semble se trainer la réputation d’être un personnage niais proche de la Mary Sue. Chose qui, de mon point de vue, est totalement faux.

Pour commencer, Tohru n’est pas un personnage sans défaut. Si c’est l’impression qu’elle peut donner lors des premiers tomes (ou si vous n’avez vu que l’adaptation animée fort incomplète…), son développement dépeint une jeune fille bien plus torturée qu’il n’y parait et qui cache derrière ses bonnes actions des motivations pas toujours si altruiste que l’on pourrait le croire.
Mais cela ne fait pas de Tohru une mauvaise personne pour autant, et c’est bien là toute la force des personnages de Natsuki TAKAYA. Rien n’est tout beau dans Fruits Basket et chaque inconnu possède une part d’ombre plus ou moins importante. La mangaka tente alors, via son récit, à leur apporter des réponses au travers des liens et relations que tissent les personnages. Et Tohru ne fait pas exception.

J’irai même plus loin en disant qu’une héroïne comme Tohru était nécessaire à Fruits Basket. C’est elle qui permet à l’histoire d’avancer, car c’est grâce à sa gentillesse que tout démarre et qu’elle met en branle le fatalisme régnant dans la famille Sôma.
Et sans trop en dire, j’ai rarement vu une histoire aussi bien utiliser son personnage principal. Chacune de ses relations permet d’aborder différents thèmes et ses interlocuteurs réagiront différemment en fonction de leurs attentes et de la manière dont ils la perçoivent. Tohru témoigne ainsi du talent de la mangaka à écrire ses protagonistes et à les mettre au service de son récit.

Vous l’aurez compris, Tohru a une place toute particulière dans mon cœur et m’a permis de m’intéresser à un genre de manga avec lequel j’ai peu d’atomes crochus. Donc si vous avez l’occasion de lire (ou relire) Fruits Basket, ne passez pas à côté de cet excellent shôjô et de son héroïne rayonnante.

 


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La Fille du Mois : Ellie (The Last Of Us)

Durant ces vacances, je me suis penché sur un jeu vidéo dont on avait dit beaucoup de bien et que j’avais acquis en même temps que ma PS4 : The Last Of Us. Plébiscité par la critique et les joueurs, cette aventure se déroulant dans un monde post-apocalyptique a bien occupé mes chaudes journées d’été. Je ne vais pas pondre un avis complet sur le jeu (que j’ai apprécié malgré quelques écueils, mais il parait que le titre est sacralisé donc on va pas chercher les ennuis…). Je vais vous parler, vous vous en doutez, d’un des personnages féminins. Et pour une fois ce ne sera pas un personnage secondaire mais votre partenaire durant une grande partie du jeu : Ellie.

S’il y a une chose que je reprocherai jamais à l’équipe de Naugthy Dog, c’est de proposer des jeux bien écrits. Sans surprise, The Last Of Us propose une histoire classique pour le genre mais qui parvient à sortir du lot grâce à son duo principal. Une vraie alchimie opère entre Joël, le cinquantenaire barbu et bourru qu’incarne le joueur, et la jeune Ellie, adolescente débrouillarde que l’on doit escorter à travers les Etat-Unis.
Possédant une personnalité forte et une répartie efficace, ce fut un véritable plaisir de parcourir le jeu en sa compagnie. Et pour cause, tout est fait de sorte que l’on s’attache à elle. Car si le jeu ne brille pas forcément au niveau de son gameplay (on est sur du TPS très classique), la qualité du récit a fait que je me suis complètement projeté dans le personnage de Joël et est pris mon rôle de protecteur très à cœur.

Ainsi, si sur le papier Ellie n’est qu’une adolescente un peu effrontée, la manière dont le jeu la met en scène crée une forte empathie. Tant et si bien que je me retrouvais dans le comportement de mon avatar et me suis réellement impliqué dans l’histoire. Rares sont les jeux à être parvenus à me faire ressentir cela, expliquant mon profond attachement pour le personnage d’Ellie.

Du coup, il est clair que je suis très impatient de savoir ce que le prochain opus nous réserve et j’espère que l’équipe de Naughty Dog arrivera à étoffer Ellie de manière efficace. Dans tous les cas, je suis déjà prêt à repartir à l’aventure à ses côtés et supporter son caractère de cochon et ses piètres blagues (oui, certains diront que c’est l’hôpital qui se fout de la charité…).


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La Fille du Mois : Mai Kujaku (Yu-Gi-Oh!)

Lorsque j’ai commencé à lire des mangas, on m’a surtout prêté et recommandé des shônens. À cette époque (phrase de vieux…), c’est l’éditeur Kana qui régnait en maître et j’ai découvert des classiques tels que Hunter x Hunter, Shaman King (paix à son âme), Samurai Deeper Kyo (hum… rapide) ou encore Naruto (paix à son âme bis). Et il y avait parmi eux un outsider, un dénommé Yu-Gi-Oh!, manga mettant en scène un jeune garçon possédant un mystérieux artéfact égyptien, lui offrant une seconde personnalité friande de jeux en tout genre.
Le dessin était atypique et le manga n’avait pas encore le succès qu’on lui connait aujourd’hui (succès bien entretenu par la série TV et les jeux de cartes). J’avais suivi les sorties jusqu’à complètement délaisser la série dans son dernier arc. Mais tout récemment, une amie proche ayant fait une rechute extrême de fangirlisme une connaissance m’a motivé à m’y replonger et je me suis enfilé l’intégralité des 38 tomes en quelques jours. Afin de marquer cette redécouverte, je me suis dit que mettre à l’honneur un personnage féminin de la série serait de bon aloi. J’ai donc choisi la charmante Mai Kujaku (ou Mai Valentine en VF) pour représenter le mois de Juillet.

Les protagonistes féminins ne courent pas les rues dans Yu-Gi-Oh!, mais les quelques élues sont globalement bien traitées. Mai est une adversaire que Yugi et ses amis affronteront sur l’île de Pegasus (arc narratif au combien marquant vu qu’il a définitivement associé la série au jeu de cartes Magic and Wizard). Et alors qu’elle n’aurait pu être qu’un énième adversaire sur la route de notre héros à la chevelure improbable, l’auteur a pris la bonne décision d’en faire un personnage récurrent que l’on apprécie de retrouver.

Si de prime abord elle n’est qu’une duelliste vantarde et usant de stratagèmes peu fairplay pour arriver à ses fins, on est surpris de la voir évoluer positivement tout au long de la série. Mai va en effet changer au contact des autres, et même si elle ne dispose pas d’un background fouillé, son évolution est suffisamment juste pour que l’on s’attache au personnage et à sa personnalité. Les différents combats qu’elle mène sont ailleurs très sympa à suivre et je garderai toujours une petite préférence pour sa demi-finale contre Yugi, où la blonde plantureuse remettra gentiment à sa place notre héros (faut dire que le malotru ne la prend pas au sérieux aussi…).

Bref, relire le manga m’a permis d’avoir un regard neuf sur cette œuvre majeure du shônen manga, et ce fut un plaisir de revoir la belle Mai, ainsi que tous les autres.


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La Fille du Mois : Arrietty (Ghibli)

Quand on demande à un connaisseur de citer son film Ghibli préféré, il y a de fortes chances qu’il vous réponde Princesse Mononoke ou Le Voyage de Chihiro. Et j’aurais du mal à lui donner tort vu que je considère ces deux derniers comme des chefs-d’œuvres. Toutefois, il y a parmi les productions du studio japonais des films plus discrets et moins réputés, qui pourtant ont su toucher mon cœur de cinéphile. Parmi ceux là figure le méconnu Arrietty, un film sorti en 2011 chez nous et dont j’ai choisi l’héroïne comme égérie du mois de Juin.

Du haut de ses quelques centimètres, Arrietty est une « chapardeuse » de 14 ans vivant dans une vieille maison à la périphérie de Tokyo. Durant un été, elle va faire la connaissance d’un garçon du nom de Shô et cette rencontre va remettre en cause la survie de son foyer.

La jeune fille possède des traits de caractère communs à bon nombre d’héroïnes Ghibli : elle est pleine de vie, plutôt débrouillarde, parfois un peu sanguine mais également très sensible. Ce que j’aime particulièrement chez Arrietty c’est de voir un personnage adolescent dépeint avec autant de justesse.
Du fait de la précarité de sa situation familiale (son père pense qu’ils sont les derniers de leur espèce), il y avait un risque de voir un personnage défaitiste. Or Arrietty transpire la joie de vivre et l’optimisme. Même si elle est consciente de sa situation, elle profite de chaque instant et n’hésite pas à prendre des initiatives pour protéger sa famille.

L’histoire du film n’a rien de spectaculaire et l’intrigue se repose sur des péripéties qui semblent anodines vues d’un œil extérieur. Mais les vivre au travers du regard d’Arrietty leurs donne plus de force et d’impact. Et il est toujours bon d’apprécier le tout via un personnage dont l’écriture est soignée.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de voir ce film, je vous le conseille vivement. Il n’a sans doute pas l’aura des grosses productions Ghibli, mais j’espère que vous appréciez cette aventure toute simple en compagnie d’une héroïne qui transpire la sincérité.


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La Fille du Mois : Yûko Ichihara (xxxHolic)

Le temps passant, je n’ai pas souvenir d’avoir récemment mentionné mon grand amour pour les travaux du collectif CLAMP. Le studio a en effet réalisé bon nombres des séries ayant alimenté ma culture manga, de Card Captor Sakura à X 1999, en passant par Chobits, Tsubasa Reservoir Chronicles, mais surtout xxxHolic (dont il est question ici). Cette dernière œuvre m’a profondément marqué : avec son style graphique particulier, son ambiance mystique et ses thématiques, elle fait partie de mes séries préférées tout genre confondu (pour anecdote, mon projet de BD Whisper in the Dark a été grandement influencé par ma découverte de xxxHolic).
Je me devais donc de mettre à l’honneur un des personnages de cette série et tant qu’à faire, autant prendre le plus emblématique à savoir Yûko ICHIHARA.

Yûko représente une accumulation des points que j’aime chez un personnage : un design envoûtant (sublimé par les nombreuses tenues qu’elle porte), un caractère bien trempé, une part de mystère la rendant captivante… La fameuse Sorcière des Dimensions ne manque clairement pas de classe et d’allure.
Bien qu’elle demeure telle une figure divine et quasi-omnisciente durant une bonne partie du manga, son développement et son background en font un personnage plus accessible au fil des tomes. Ainsi la relation qu’elle noue avec le jeune Watanuki va lui conférer une aura plus maternelle et protectrice, faisant d’elle une protagoniste d’une grande qualité d’écriture.

Très certainement l’une des figures féminines qui a le plus alimenté mon imagination et mes influences actuelles, et la plus belle création de CLAMP à mes yeux.


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La Fille du Mois : Princess Carolyn (Bojack Horseman)

Le mois d’Avril a décidément filé à toute vitesse. Bien occupé avec la création du livret pour Japan Expo, je n’ai pas pris le temps d’alimenter le blog. Toutefois, je profite du calme de ce dimanche pour mettre à l’honneur un nouveau personnage féminin. D’autant que ce coup-ci, j’ai à cœur de vous parler d’une protagoniste venant d’une série qui me semble méconnue (en tout cas par chez nous) : Princess Carolyn de Bojack Horseman.

On plante rapidement le décor : il s’agit d’une série américaine de 3 saisons nous présentant les mésaventures de l’acteur-cheval Bojack HORSEMAN, star hollywoodienne sur le déclin qui tente de donner un second souffle à sa carrière. L’histoire a pour but d’exposer l’aspect névrosé du star system, en mettant en scène des personnages et animaux anthropomorphes. Si notre cher Bojack se révèle être un loser pathétique que je prends plaisir à voir échouer, il est accompagné par des seconds rôles forts sympathiques, dont Princess Carolyn fait partie.

Cette chatte persan carriériste et agent de l’acteur (ainsi qu’une de ses ex-compagnes) détonne par rapport à l’aspect très négatif et pessimiste de la série. Là où la majorité des situations poussent les personnages à broyer du noir, Carolyn surprend par son tempérament souvent positif. Bien qu’elle doive faire face à ses problématiques (principalement sur le fait d’être célibataire à plus de 40 ans), elle est souvent celle qui prend le plus d’initiatives et cherche à tirer son entourage vers le haut (ce qui est d’autant plus courageux quand on se traine un poids mort comme Bojack).
Si l’histoire ne lui fera pas de cadeaux, autant sur le plan professionnel que personnel, Princess Carolyn retombe souvent sur ses pattes (HUMOUR !) et c’est clairement une des figures les plus sympathiques de la série, avec Todd.

Bref, il s’agit d’une figure féminine intéressante qui (avec Diane) tente de véhiculer une image positive et encourageante de la femme, dans un milieu professionnel où il est souvent difficile de naviguer sans encombre. Une très bonne raison de vous intéresser à cette série qui mérite selon moi d’être plus connue. Dès lors que vous arriverez à faire abstraction de l’aspect graphique (les personnages anthropomorphes, ça ne plait pas à tout le monde), vous ne serez pas déçu du voyage.