L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Mois : Megara (Disney’s Hercules)

L’année dernière, lorsque j’écrivais un article similaire à celui-ci sur la belle Esmeralda (qui était élue Fille du Mois 2017 par ma communauté ;D), j’évoquais un autre personnage de chez Disney qui m’a particulièrement plu à l’époque (et encore maintenant) : Megara. Présente dans l’adaptation très (très (très)) libre du mythe d’Hercule, voici un protagoniste qui coche toutes les cases du personnage réussie.

« Je suis une demoiselle, je suis en détresse et je m’en sortirai seule. Alors bon vent ! ». Dès sa première apparition les bases sont là : Meg ne se laissera pas marcher sur les pieds. Armée d’un déhanché à faire chavirer les cœurs et d’un délicieux sarcasme, la jeune femme va s’attirer l’attention du spectateur à chaque apparition. En tout cas, c’est l’effet qu’elle me fait. Je crois qu’elle est l’un des éléments les plus réussis du film (avec Hadès) car elle confirme une envie de changement dans l’utilisation des personnages féminins chez Disney (le film est sorti entre Le Bossu de Notre Dame et Mulan, deux films déjà traités dans la rubrique Les Filles du Mois. Comme quoi…).

Du coup, je trouve Megara très complète : débrouillarde, intelligente, drôle et taquine, elle se révèle être un vrai moteur du film et ses interactions avec les autres personnages sont toujours très réussis (je ne me lasse jamais de ses joutes verbales avec Hadès). Sans elle, je pense que le film n’aurait pas la même aura et sans doute que mon attachement pour ce dernier ne serait pas aussi fort. Pour tout vous dire, en réalisant le portrait de Megara, je n’ai pas pu m’empêcher de retourner voir Hercule une énième fois !

Bref, encore une héroïne Disney qui reste d’actualité et que le temps ne rend que meilleure. En vérité, je pense qu’un jour je parlerai plus en détails d’Hercule car je trouve que c’est un Disney peu estimé (comme Kuzco également) alors qu’il est bourré de bonnes choses.

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La Fille du Mois : Washimi (Aggretsuko)

Aggretsuko est une série japonaise diffusée cette année sur Netflix. Fait assez rare me concernant, je l’ai visionnée immédiatement à sa sortie pour ne pas en décrocher jusqu’à la fin. Il faut dire que cette production a réussi à marquer des points de mon côté, en créant un écart plutôt maîtrisé entre ses graphismes mignons et son ton beaucoup plus sérieux (ça parle majoritairement du harcèlement au travail).
Je n’en ai pourtant pas énormément parlé. À dire vrai tout le monde autour de moi semblait convaincu de la réussite de cet anime et je ne voyais trop quoi ajouter de plus. Cependant, je saisis ici l’occasion pour le faire en mettant à l’honneur un des personnages féminins de la série (et Dieu sait qu’il y en a dans celle-ci !) : Washimi.

Washimi est un messager sagittaire (appelé aussi secrétaire) qui travaille dans la même entreprise que l’héroïne Retsuko, au poste de… ben secrétaire ! Elle représente aux yeux de cette dernière un modèle de réussite : elle est belle, gradée et évolue dans les hautes sphères de la société, au côté de sa collègue Gori (qui est une… gorille ! Bravo !).
Pourtant la secrétaire de direction va peu à peu s’attacher à la petite Panda Roux et va tenter, grâce à son influence au sein de la direction, de mettre un terme au harcèlement moral que Retsuko subit.

Washimi n’est pas un personnage à l’écriture exceptionnelle et on pourra peut-être lui reprocher d’être assez factuelle tout au long de la série. Pourtant j’aime l’image qu’elle véhicule et le message qui se cache derrière. La série Aggretsuko parle de harcèlement au travail, mais plus encore : elle parle de la place des femmes dans la société nippone.
On le sait, être carriériste n’est pas très bien vu pour une femme au Japon. Les clichés ont la vie dure et on conseille plus souvent à la gente féminine de se trouver un bon parti, plutôt que de tenter difficilement de se faire un place dans une hiérarchie majoritairement masculine.

Avec Washimi, on sent que les auteurs cherchent à faire un pied de nez à cette vision des choses. La manière dont est écrite la secrétaire va en tout cas dans ce sens. Elle sait la place qu’elle occupe et sait de quelle manière elle peut faire bouger les choses. Et bien que consciente de l’image qu’elle doit véhiculer aux yeux de tous, elle s’avère être un personnage fort et bienveillant, plutôt qu’une énième carriériste prête à tout pour arriver à ses fins.
Et pour une série qui cherche à critiquer ouvertement le système hiérarchique japonais, je trouve Washimi plutôt réussie (en plus d’être sacrément classe !).

En tout cas, je vous encourage à visionner Aggretsuko. Non seulement c’est bien écrit, mais ça a le mérite d’être aussi particulièrement drôle ! Un petit coup de cœur que j’ai savouré avec plaisir et qui selon moi ne se refuse pas (surtout que la série est courte).


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La Fille du Mois : C18 (Dragon Ball)

J’ai un rapport très particulier avec la série Dragon Ball. N’ayant pas pu trop suivre l’adaptation TV à l’époque du Club Dorothée (je le répète à chaque fois mais je n’y avais pas droit), je ne me suis vraiment intéressé à cette œuvre massive qu’à la fin de mon adolescence, lorsque je lisais énormément de mangas et que l’occasion s’est présentée de la découvrir dans son format d’origine.

Ainsi je ne lui voue pas un admiration aveugle et ai énormément de recul à son sujet. C’est une série que j’apprécie dans sa globalité mais qui possède des défauts évidents que son statut culte ne m’empêche pas de voir et d’évoquer (enfin… de vive voix avec des amis, sur Internet je risquerai une lapidation).
Dans son ensemble, j’ai énormément de sympathie pour le premier arc, ainsi qu’une poignée de personnages auxquels je suis particulièrement attaché. Et dans ce registre, malgré son casting féminin restreint, je suis comme beaucoup tombé sous le charme de la cyborg C18.

Il faut dire que la jolie blonde possède énormément d’atouts (autre que sa plastique hein !). Elle apporte une touche de féminité forte dans une série qui, avec le temps, a eu tendance à limiter les rôles féminins à de simples love-interest. Combative et tenace, C18 brille parmi le trio qu’elle forme avec C16 (que j’aime beaucoup) et C17 (que j’aime… un peu moins).
C’est un personnage plutôt bien exploité tout au long du manga (à noter que je parle uniquement de la série de base, n’ayant rien lu ou vu de Dragon Ball Super). Même si elle brillera surtout durant l’Arc Cell (elle y est centrale en même temps), il sera toujours appréciable de la croiser au détour d’un tournoi ou d’un combat. Et puis, j’avoue que son côté légèrement sarcastique lui donne encore plus de charme…

Alors certes je ne suis peut être pas très original sur le coup car C18 semble avoir charmé une bonne partie des fans de la série. Mais j’avais tout de même envie d’en parler et de la dessiner. Et puis elle m’a quand même permis de suivre l’Arc Cell avec intérêt, alors que je sortais un peu exténué de celui de Freezer (inconvénient de lire une série aussi épaisse d’une traite). Rien que pour ça, merci madame !

 


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La Fille du Mois : Summer Smith (Rick & Morty)

Il est très rare que je sois à jour niveau séries. Ayant toujours trente six mille choses à faire et à voir, j’attrape souvent le train en marche (ou le laisse simplement filer). Mais avec Rick & Morty, j’ai choppé le premier wagon et n’est pas décroché depuis la Saison 1. Série américaine humoristique et irrévérencieuse, j’ai rapidement adhéré au délire globale et à l’audace dont l’ensemble fait parfois preuve. Je pense qu’à l’occasion je ferai un article plus complet sur le sujet, mais pour l’heure il est temps de parler d’un personnage féminin de la série : Summer Smith.

Grande sœur de Morty, elle est typiquement le personnage qui ne paie pas de mine au début. Cliché sur patte de l’adolescente blasée, elle gagne en profondeur et en importance au fur et à mesure des saisons. Pure rôle secondaire dans la première, elle rejoint régulièrement Rick et Morty dans leurs voyages et révèle une personnalité forte et déterminée.
En cela, Summer représente une vraie surprise au sein de la série. Elle complète à merveille le duo principal et parvient même à assurer la donne avec Rick, étant plus rebelle que son petit frère. Les épisodes où elle est au centre du récit sont parmi mes préférés (la parodie de Zardoz) et je guette chacune de ses apparitions.

Encore une qualité à reconnaître aux auteurs de Rick & Morty, qui parviennent à donner de l’épaisseur à un personnage qui semblait parti pour n’être qu’un second couteau à l’attitude convenue. J’espère en tout cas que l’on continuera de voir Summer dans la Saison 4 !


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La Fille du Mois : Maléfique (La Belle au Bois Dormant)

Alors que j’illustre cette rubrique depuis maintenant 4 ans, je m’en rends compte que je n’ai jamais mis à l’honneur d’antagoniste ou de méchante. Pas que je me l’interdisais, mais sans doute qu’aucune n’a réussi à vraiment me marquer au cours de mes découvertes. Pourtant en m’interrogeant sur le sujet, une méchante m’est venue directement en tête et il s’agit de Maléfique, la terrible sorcière du dessin animé La Belle au Bois Dormant.

J’ai eu un rapport très particulier avec ce film durant mon enfance. Avec mon frère et ma sœur, nous en étions complètement fan et avons poncé la VHS de nombreuses fois (vous savez, cette VHS à la boite blanche dont seule ma génération doit se souvenir…). On connaissait tellement l’histoire par cœur que nous étions capable de sortir l’ensemble des répliques et mimaient l’intégralité des scènes (et plus particulièrement celles avec les 3 fées, chacun de nous en incarnant une).

Vous l’aurez compris, La Belle au Bois Dormant est un Disney qui m’a marqué. Et Maléfique y est pour beaucoup. Bien qu’une de mes plus grosses terreurs enfantines fut la transformation de la Reine dans Blanche-Neige (tmtc), la terrible sorcière me fascinait autant qu’elle me terrorisait. Fasciné par son design, sa voix, la manière dont elle est animée; par la méchanceté pure qu’il s’en dégage tout en faisant preuve de malice et de cruauté (et je pense qu’elle est aussi une des raisons pour lesquels j’aime les dragons).
Mais à la fois terrorisante avec son regard jaune et son apparence squelettique, ces sauts d’humeurs, son rire (putain ce rire…) et la façon dont elle apparait ou se transforme.

Bref, même si Disney a proposé des méchants plus complexes par la suite, Maléfique est une antagoniste qui a laissé sa trace dans mon imaginaire et mes souvenirs d’enfance. Et je suis donc ravi de la voir régulièrement dans la série Kingdom Hearts comme méchante récurrente. Dommage que le film live qui lui a été consacré n’est pas réussi à rendre le personnage plus intéressant (même s’il y avait de bonnes idées de base). En bref, un personnage qui méritait largement de paraître de cette rubrique.


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La Fille du Mois : Tomoyo Daidōji (Card Captor Sakura)

La Fille du Mois, 4e édition. Et oui ! Cela fait déjà 4 ans que j’alimente cette rubrique, et ce toujours avec autant de plaisir. Pouvoir partager avec vous autour de mes personnages féminins favoris est quelque chose dont je ne me lasse pas. Et aux vues de votre participation pour élire la Fille du Mois 2017 (qui fût Esmeralda), j’en déduis que cette rubrique vous plait tout autant.
Du coup, je rempile pour une année supplémentaire durant laquelle j’espère continuer à mettre à avant des personnages qui me sont chères. Et pour démarrer 2018, j’ai choisi de vous parler d’une jeune fille qui déborde de candeur : Tomoyo Daidōji.

Tomoyo est apparue pour la première fois dans le manga Card Captor Sakura, sans doute un des plus gros succès du collectif CLAMP (dont j’avais déjà peu parlé ici). Amie de l’héroïne, elle épaule la jeune magicienne dans sa quête des cartes de Clow, filmant ses affrontements et confectionnant des tenues en tout genre pour rendre le tout plus… attractif (on va dire ça, en vrai c’est surtout un prétexte pour dessiner de beaux vêtements j’ai l’impression !).

Si j’ai choisi Tomoyo ce mois-ci, c’est parce qu’elle illustre quelque chose que j’apprécie énormément en termes d’écriture. Durant la totalité de l’histoire, elle ne va pas se priver pour dire haut et fort ses sentiments pour Sakura. Cela a donné lieu à de nombreux débats sur la nature de ces derniers, le tout étant subtil et sujet à interprétation.
Chaque personne ayant lu le manga (ou vu l’anime, bien que j’ai cru comprendre qu’il prenait pas mal de liberté niveau adaptation) a son propre avis sur le sujet. Le but n’est donc pas d’établir une vérité absolue, mais plutôt de souligner la subtilité avec laquelle le personnage est retranscrit.

Chacun peut ainsi définir les sentiments de Tomoyo en fonction de son propre ressenti. Cela pourra être vu comme une amitié forte, de l’amour ou encore de l’admiration (voir même une forme de fascination). Me concernant, j’aime voir en la jeune fille l’expression d’un amour pure et sincère. Cette forme d’amour désintéressé qui caractérise la simplicité des sentiments de l’enfance.
Elle n’attend rien de Sakura et souhaite uniquement son bonheur. La voir réussir étant que magicienne ou même en amour (elle la pousse ouvertement vers Yuki et Shaolan) semble plus l’importer qu’une quelconque réciprocité affective. C’est ce que j’aime chez Tomoyo : elle n’a pas d’arrière pensée et se contente d’être sincère et bienveillante.

Je souhaitais donc la mettre à l’honneur dans cette rubrique, ayant toujours eu un faible pour les personnages candides. Et qui sait, avec la suite de la série qui vient tout juste de démarrer, nous en apprendrons peut-être un peu plus sur cette petite brune.


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Sailor Moon : le shôjo multigenre ?

Nos goûts changent. C’est un fait indéniable que je constate jour après jour et année après année. C’est pour cela que j’essaie toujours de revoir mon jugement sur certaines choses, qui plus est quand le dit jugement n’était pas positif.

Il y a quelques années (durant mon BTS plus exactement), j’avais en classe une amie avec qui j’échangeais régulièrement des mangas. Je lui prêtais mes shônens, elle me prêtait ses shôjos. C’est grâce à elle que j’ai découvert Card Captor Sakura mais aussi Sailor Moon. Certes je connaissais la série TV des années 90 (j’en ai parlé rapidement ici), mais je n’avais encore jamais touché à l’œuvre d’origine. Et je n’ai pas aimé. Mais pas du tout du tout. Il faut dire que la traduction était très moyenne, l’impression de qualité discutable et l’histoire m’avait paru insipide au possible. Bref je suis resté sur une mauvaise impression et ne me gênait pas pour le dire à toute occasion. Mais comme dit, nos goûts changent (en même temps vu l’intro, vous voyiez le truc venir).

Très récemment, le manga m’est retombée dans les mains. Nouvel éditeur, nouvelle traduction et nouvelle impression, on sent que le travail avait été pris très au sérieux pour fêter dignement les 20 ans de la série. Qu’à cela ne tienne, je me suis dit que c’était l’occasion de peut-être revoir mon jugement et me suis replongé dans l’œuvre culte de Naoko TAKEUCHI. Voici donc mon nouveau ressenti, plus de 10 ans après.

Pour commencer, cette nouvelle édition fait enfin honneur au trait de la mangaka. On est dans quelque chose de très doux et aérien. Il faut bien sûr tolérer la sur-utilisation de trames en tout genre mais il n’empêche que TAKEUCHI a un coup de crayon plaisant et identifiable. La mise en scène se veut efficace, bien que parfois confuse (surtout au niveau des combats). L’action n’est clairement pas le point fort du récit, mais avec du recul je me dis que ce n’est pas forcément le cœur du manga.

En parallèle, la mangaka nous propose une histoire en 5 arcs scénaristiques. Les 2 premiers restent assez énigmatiques pour moi et il m’a fallu faire preuve de persévérance pour en venir à bout. Mais concernant la suite, j’ai enchaîné les tomes avec facilité et plaisir. Le récit gagne en force à mesure qu’il gagne en noirceur et je ne vous cache pas mon affection les 3e et 5e arc (bien que ce dernier m’est semblé quelque peu expédié sur la fin).
À dire vrai, l’intérêt de Sailor Moon en tant qu’œuvre est cette manière particulière de mélanger de la romance avec des enjeux beaucoup plus graves. La légèreté du trait de la dessinatrice et la candeur de ses personnages centraux n’enlèvent en rien à l’intensité que l’on peut ressentir durant certains affrontements. Alors certes il faut quand même rentrer dans le délire, car mine de rien c’est très fantaisiste et un peu mièvre par moment. Mais étrangement une alchimie opère au fil des pages, et on se prend d’affection pour notre héroïne et tous ses compagnons.

D’ailleurs, je pense que les personnages sont la grande force du manga. Usagi/Sailor Moon propose une évolution très intéressante et m’a paru beaucoup moins niaise que dans la série TV des années 90. Elle s’avère être une héroïne forte et déterminée donc le leadership sera rarement remis en question. Même Chibi Usa (dont je gardais un souvenir très désagréable) m’a laissé une bien meilleure impression au travers des arcs 3 (surtout) et 4 (un peu).
Mais j’ai surtout un gros coup de cœur pour les dernières Sailors introduites, à savoir Uranus, Neptune, Pluto et Saturne. Elles apportent énormément de nuance au propos et m’ont semblé bien plus travaillées que les 4 Sailors d’origine. À l’inverse, je trouve que le coche a été complètement raté pour les Sailors Starlight, qui souffrent d’un sous-développement assez visible malgré un fort potentiel (mais je trouve qu’il y a un problème général avec le dernier arc).

En conclusion, je ressors de cette deuxième expérience avec un avis bien plus positif. Si la série a du mal à démarrer, la lecture est bien plus agréable une fois immergé dans l’univers de la mangaka. Sailor Moon est ainsi un shôjo très original, presque avant-gardiste sur certains aspects et qui m’a surpris par son inventivité, surtout pour un genre aussi codifié que le magical-girl (même si je trouve que la série est plus proche du sentai par moment). Bref, pas déçu de lui avoir donné une seconde chance et bravo à l’éditeur Pika pour cette réédition d’excellente qualité.