L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Mois : Maléfique (La Belle au Bois Dormant)

Alors que j’illustre cette rubrique depuis maintenant 4 ans, je m’en rends compte que je n’ai jamais mis à l’honneur d’antagoniste ou de méchante. Pas que je me l’interdisais, mais sans doute qu’aucune n’a réussi à vraiment me marquer au cours de mes découvertes. Pourtant en m’interrogeant sur le sujet, une méchante m’est venue directement en tête et il s’agit de Maléfique, la terrible sorcière du dessin animé La Belle au Bois Dormant.

J’ai eu un rapport très particulier avec ce film durant mon enfance. Avec mon frère et ma sœur, nous en étions complètement fan et avons poncé la VHS de nombreuses fois (vous savez, cette VHS à la boite blanche dont seule ma génération doit se souvenir…). On connaissait tellement l’histoire par cœur que nous étions capable de sortir l’ensemble des répliques et mimaient l’intégralité des scènes (et plus particulièrement celles avec les 3 fées, chacun de nous en incarnant une).

Vous l’aurez compris, La Belle au Bois Dormant est un Disney qui m’a marqué. Et Maléfique y est pour beaucoup. Bien qu’une de mes plus grosses terreurs enfantines fut la transformation de la Reine dans Blanche-Neige (tmtc), la terrible sorcière me fascinait autant qu’elle me terrorisait. Fasciné par son design, sa voix, la manière dont elle est animée; par la méchanceté pure qu’il s’en dégage tout en faisant preuve de malice et de cruauté (et je pense qu’elle est aussi une des raisons pour lesquels j’aime les dragons).
Mais à la fois terrorisante avec son regard jaune et son apparence squelettique, ces sauts d’humeurs, son rire (putain ce rire…) et la façon dont elle apparait ou se transforme.

Bref, même si Disney a proposé des méchants plus complexes par la suite, Maléfique est une antagoniste qui a laissé sa trace dans mon imaginaire et mes souvenirs d’enfance. Et je suis donc ravi de la voir régulièrement dans la série Kingdom Hearts comme méchante récurrente. Dommage que le film live qui lui a été consacré n’est pas réussi à rendre le personnage plus intéressant (même s’il y avait de bonnes idées de base). En bref, un personnage qui méritait largement de paraître de cette rubrique.

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La Fille du Mois : Esmeralda (Le Bossu de Notre Dame)

L’année dernière, j’avais choisi Mulan parmi les figures féminines que j’apprécie dans l’univers Disney. Et comme je suis actuellement entrain d’en revoir certains, je m’aperçois qu’il serait dommage de faire l’impasse sur d’autres prétendantes. J’aurais pu vous parler en détails de Mégara d’Hercule (qui est un personnage superbement équilibré) ou encore de Bianca la souris (prouvant que même en 1977, Disney pouvait proposer des femmes fortes), mais mon choix de Février s’est finalement porté sur l’envoûtante Esmeralda du Bossu de Notre Dame.

J’ai revu le dessin animé tout récemment, chose que je n’avais pas faite depuis sa sortie en 1996 . Et j’ai pu constater à quel point ma perception de ce film a changé maintenant que je l’ai vu avec un regard d’adulte. Pour faire simple, c’est désormais un de mes Disney préférés et sans doute l’un des plus matures du catalogue du studio (et je vais éviter de faire les louanges de la bande son car ce n’est pas le sujet ici). Vous vous en doutez, Esmeralda fait partie des nombreuses qualités de cette production.

Pour commencer, si je trouvais la bohémienne belle à l’époque, je la trouve aujourd’hui carrément sexy. Pour être honnête, c’est sans doute un des personnages Disney le plus sexualisé avec Mégara. Et ce n’est point un défaut me concernant, car cela permet de comprendre le comportement des personnages masculins gravitant autour d’elle. Sa beauté fait tourner la tête aux différents protagonistes (à des degrés plus ou moins creepy, n’est ce pas Frollo…) mais également celle du spectateur, ce qui rend les enjeux de l’histoire beaucoup plus forts et authentiques.
Pour autant, la Esmeralda présentée dans cette adaptation est loin de briller uniquement par son physique. C’est une femme débrouillarde faisant preuve d’une grande agilité, qui n’hésite pas à se battre physiquement et à tenir tête au juge Frollo face aux actions injustes qu’il opère dans la ville de Paris.

C’est d’ailleurs un des aspects de la personnalité d’Esmeralda qui me plait le plus : elle est profondément altruiste. J’en tiens pour preuve sa chanson au sein de Notre Dame, ainsi que son comportement envers Quasimodo. En parallèle, elle sait se montrer ferme. J’apprécie particulièrement ses interactions avec Frollo où bien qu’elle soit souvent en mauvaise posture, elle garde la tête froide et témoigne d’une grande détermination.

Preuve encore que l’on peut proposer un personnage féminin fort, sans mettre de côté sa beauté plastique. Esmeralda est ainsi un personnage complet et bien écrit, qui brille autant sur le fond que sur la forme. Pas étonnant que les hommes lui courent après durant tout le film, la belle a effectivement de quoi séduire. Très certainement l’adaptation la moins fidèle du roman, mais cette proposition est cohérente avec le ton du dessin animé et ne dessert en aucun cas le personnage. Bien au contraire.

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La Fille du Mois : Sally (Nightmare Before Christmas)

C’est l’hiver, il fait froid et les fêtes de Noël pointent le bout de leur nez. En cette période de fêtes et pour clôturer le cru 2016 de la Rubrique La Fille du Mois, j’ai essayé de trouver une représentante qui siérait parfaitement au mois de Décembre. Je n’ai pas eu à chercher bien longtemps car une candidate a spontanément germé dans mon esprit : Sally de l’Étrange Noël de Monsieur Jack.

Avant d’aller plus loin, je passe aux aveux : je n’ai vu le film que cette année. Il faisait parti de ma longue liste de films à voir et harcelé motivé par une amie (qui se reconnaitra), j’ai pu le visionner il y a quelques mois. Ce dernier a bonne réputation et honnêtement ça se comprend : il s’agit d’une œuvre assez fascinante à regarder et qui possède bon nombre de qualités (la principale selon moi étant le mélange Halloween/Noël qui donne une ambiance particulière à l’ensemble).
Parmi la pléiade de personnages présents dans le récit, Sally sort immanquablement du lot de part son design original, mais surtout grâce à son traitement psychologique.

Sally incarne ce que j’aime appeler l’amour « pure ». Éprise de Jack le roi des squelettes, elle tente par tous les moyens de l’aider à progresser dans ses projets ou encore l’avertir quand ces derniers semblent dangereux. Si l’amour que porte Sally à Jack semble évident pour le spectateur, à aucun moment elle ne se déclarera et démontrera son affection aux travers de ses actions.
La jeune fille ne cherche pas à ce que ses sentiments soient réciproques, elle souhaite seulement que celui qu’elle aime soit heureux. Si cela peut paraître un peu naïf dit comme ça, dans le film cela est montré avec beaucoup de poésie et de romantisme.

Et je pense que vous l’aurez compris : les personnages dévoués et aux bonnes intentions, c’est totalement mon crédo. Le tout est d’autant plus fascinant que Sally est de base un être artificiel crée de toute pièce, mais qui se révèle finalement le plus « humain » de l’histoire. Ce paradoxe lui donne encore plus de charme et je pense que le choix est loin d’être anodin.

La jeune fille clôture ainsi l’édition 2016 de la Fille du Mois. J’ai eu beaucoup de plaisir à tenir cette rubrique cette année et je suis satisfait de la diversité de personnages que j’ai pu illustrer. Je pense continuer à la tenir en 2017 en tout cas :)

sallymontage


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Vaiana : Disney de Noël sous le soleil

Vieille tradition que celle du film d’animation Disney sortant pour les fêtes de fin d’année. Si la compagnie américaine avait raté le coche l’année dernière avec Le Voyage d’Arlo (avis perso hein, pas taper si tu l’aimes), leur candidat 2016 semble être bien mieux armé pour attirer le spectateur dans les salles obscures ce Noël. Que vaut donc Vaiana (ou Moana dans sa version originale), le nouveau Disney puisant dans les légendes polynésiennes ?

On va vite passer sur l’une des qualités évidentes du film : il est splendide. Mais genre vraiment sublime. Que ce soit par la manière dont les éléments sont représentés (eau, lave, etc.) ou le charadesign des personnages (la modélisation des cheveux est vraiment impressionnante), le film en met littéralement plein les yeux. L’animation est par ailleurs excellente (c’est presque un acquis maintenant chez Disney). Bref pas grand chose à dire sur ce point car le studio n’a clairement plus rien à prouver. Mention spéciale concernant l’antagoniste, j’ai trouvé son design simple mais terriblement efficace.
Au niveau musicale, les quelques pistes qui accompagnent les aventures de Vaiana et Maui collent parfaitement à l’ambiance et les rythmiques hawaïennes s’enchainent de manière très naturelle. Toutefois, si vous êtes allergiques aux chansons dans les Disneys, vous risquez de pester contre ce nouvel opus car ces dernières y sont très nombreuses (plus encore que dans La Reine des Neiges). Perso, cela ne m’a pas trop dérangé car je les trouve plutôt bonnes (la chanson de Vaiana reste bien en tête) même si leur trop grand nombre peut finir par agacer (d’ailleurs, le film s’autoclashe sur ce point, c’est assez amusant).

En parlant d’amusant, j’ai trouvé que le film a un très bon équilibre au niveau du ton. Si ce n’est ni le Disney le plus drôle ni le plus dramatique qui ait été fait, le tout reste cohérent. Au niveau de l’histoire, pas grand chose à signaler car on est sur un schéma narratif ultra classique. À vous de voir si cela en fait un défaut, mais personnellement j’en ai fait mon deuil depuis un moment (mais qui sait un film arrivera peut être à me surprendre un jour).
Quant au fond, le studio reste sur sa lancée par rapport aux thèmes et sujets abordés avec La Reine des Neiges et Zootopie. A l’image de ses prédécesseurs, Vaiana propose une héroïne forte et indépendante, le tout appuyant un message féministe évident mais jamais insistant. Il y a un vrai équilibre dans le traitement du duo Vaiana/Maui qui s’amuse souvent à rire indirectement des clichés des films de princesses. Sans doute que chacun sera sensible à un niveau différent à tout cela mais me concernant je trouve le film bien écrit, à l’image de Zootopie qui était parvenu à faire passer des messages forts sans nous coller le visage dessus.

Pour conclure, Vaiana est un nouveau Disney de qualité qui suit presque à la lettre la voie tracée par les productions antérieures. Sans doute pas le plus original de la bande, mais j’ai passé un très bon moment devant grâce à son ambiance dépaysante et sa direction artistique d’excellente facture. À voir maintenant si la grande quantité de chansons ne sera pas un frein pour certains et si le message féministe en arrière-plan passera auprès de tout le monde. Mais dans l’ensemble c’est un film que vous pouvait aller voir sans trop d’hésitation.

moanaplage


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Commande : SLG en mode Halloween

Hello les gens,

Voici une commande que j’avais démarré lors du live Twitch de ce Lundi. Avec l’autorisation du commanditaire, je vous la présente en détails.

Il s’agit d’une illustration pour une fanfic (lien ici) où l’univers de SLG rencontre celui de Disney. Dans le cas présent, le commanditaire m’a demandé des versions spéciales du Patron, du Hippie et de Maître Panda se retrouvant catapultés dans le monde de l’Etrange Noël de M. Jack.
slghalloween

Le but était de proposer des versions Halloween des personnages et non de juste les déguiser. Du coup j’ai choisi de représenter le Patron en diable, le Hippie en épouvantail et Maître Panda en ours rafistolé (maquillage morbide en prime, ce dernier existant déjà).

afficheweb

Cette commande, un peu à l’image de la précédente, était très intéressante à travailler en termes d’ambiance. Sans trop en faire et en ajoutant juste ce qu’il faut d’effets d’ombres et de lumières, on obtient un résultat fort sympathique. J’espère vous en montrer prochainement du même calibre.


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Le Livre de la Jungle : L’arbre qui cache la forêt

Depuis quelques temps, Disney semble bien décidé à adapter en version live ses classiques du dessin animé. Après AliceMaléfique, Cendrillon et bientôt Peter et Elliot le Dragon (qui sort vraiment de nulle part), voilà que débarque sur nos écrans Le Livre de la Jungle. La version animée a littéralement bercé mon enfance et je suis encore aujourd’hui capable de réciter le film à la réplique près. Donc forcément, j’ai saisi le premier temps mort dans mon planning quelque peu chargé pour aller voir cette nouvelle adaptation. Et ce fut un véritable surprise.

Car soyons clair dès le départ : un peu à l’image de Maléfique, ce film est une relecture complète de la version de 1967. Si tout le casting d’origine est présent, l’histoire est vraiment différente. Et pour moi c’est un bon point. Plutôt que de refaire à la scène près le dessin animé, les studios Disney ont choisi de proposer un nouveau récit qui est loin d’être idiot. Je dirais même plus : cette nouvelle version a du sens et le voyage initiatique de Mowgli prend une dimension symbolique assez intéressante.

Puisqu’on en parle, saluons la prestation du jeune acteur Neel SETHI qui joue l’enfant sauvage. Il est vraiment crédible dans le rôle et il n’a pas du être facile pour lui de jouer « seul », tous les autres personnages étant en image de synthèse. Mais il propose un Mowgli bien plus débrouillard et moins tête à claque que celui de la version animée. Loin d’être idiot, il est le personnage fort du film et on s’y attache très facilement.
Du côté des animaux, tout le monde répond à l’appel. Histoire de ne pas tomber dans le fan service forcé ou le bête caméo, chacun aura un rôle bien défini au sein du récit mais saura s’éclipser au moment opportun (à l’image de Kaa qui apparaît brièvement mais qui aurait eu du mal à trouver sa place dans cette nouvelle version). Grosse nouveauté : les loups sont bien plus présents dans l’intrigue et la relecture de certains personnages comme Baloo ou Shere Khan les rendent un peu moins unilatéraux. Note spéciale aussi pour le Roi Louie qui dégage quelque chose de complètement différent. Mais Bagheera, comme à l’époque, reste mon personnage préféré avec sa flegme légendaire (en plus il a l’air fluffy!!).

Du coup, cette version live apporte une vraie plus value face au dessin animé, avec un propos qui se révèle moins primaire qu’on pourrait le croire. Ajoutez à cela que le film n’est pas vilain du tout. Même si certains animaux font vraiment fakes par moment (je dirais que c’est LE gros défaut du film), les décors sont immersifs, il y a des jeux de lumière et d’ambiance très intéressants, et la musique tombe toujours à point nommé pour accompagner les moments forts de la trame (dont certaines variantes de « Il en faut peu pour être heureux » vraiment pas mal).

En un mot comme en cent : j’ai passé un très bon moment devant Le Livre de la Jungle. Il n’y a pas grand chose à lui reprocher en fin de compte. J’ai en tout cas apprécié l’initiative du studio de proposer une nouvelle version de l’histoire, d’avoir fait de Mowgli un personnage plus attachant et rendre ses aventures plus fortes en termes de sens. Bref je vous le conseille, il y a de grandes chances pour que, vous aussi, vous passiez un bon moment dans la jungle.

AngelLdlJ


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La Fille du Mois : Mulan (Disney)

Bonjour à tous,

Ça y est, c’est la reprise pour le blog. Après quelques jours de vacances, il est temps de se remettre au travail et de donner quelques signes de vie, surtout que j’ai pas mal de choses à vous montrer. On recommence donc en douceur avec la rubrique des Filles du Début du Mois, qui repart pour un an.

Bien qu’ayant toujours eu un faible pour la globalité des productions Disney, j’ai un attachement tout particulier pour les films sortis aux alentours des années 2000 : Hercule, Kuzco (haaaa ce film), Atlantide ou encore Lilo & Stitch (haaaa ce film bis). Tout un pan de l’animation qui n’a pas fait l’unanimité à l’époque, mais qui reste un de mes préférés. J’apprécie la majorité de ces productions pour leur style graphique épuré, leur animation si particulière et les différents thèmes qu’elles ont pu aborder. Mais parmi elles j’affectionne tout particulièrement Mulan.

Ce film fut une vraie claque la première fois que je l’ai vu au cinéma. J’ai pu découvrir une histoire vraiment différente de celles proposées par Disney à cette période. Non seulement j’ai adoré la direction artistique et l’ambiance générale, mais je suis surtout tombé sous le charme de l’héroïne. Pour la première fois, nous avions droit à une protagoniste avec d’autres motivations que les beaux yeux d’un prince (bon ok, il y avait eu Pocahontas un peu avant, mais perso je suis pas super fan). Ici Mulan se bat pour l’honneur de sa famille, quitte à mettre sa vie en danger. C’est un personnage investi, persévérant, courageux et aux valeurs fortes. Ajoutez à cela que j’ai toujours eu un petit faible pour les jeunes femmes asiatiques, on peut dire que j’ai été totalement séduit.

Et le film lui fait complètement honneur. Encore aujourd’hui, je suis scotché devant la beauté de certaines scènes, comme le sublime passage où Mulan vole l’armure de son père (non mais la musique quoi!), la bataille dans la montagne ou l’affrontement final sur les toits du palais de l’empereur. Non clairement, j’aime ce film et j’aime cette héroïne.

MulanJanv2016

Et vous? Que pensez-vous du personnage et du film ? Votre avis m’intéresse donc n’hésitez pas à laisser un commentaire.