L'Atelier d'AngelMJ


Poster un commentaire

Devilman Crybaby : Assumer sa part d’ombre

Délicat exercice que de parler de Devilman Crybaby. Délicat dans le sens où je suis pleinement conscient que le sujet ne sera pas adapté à la totalité de mon public. Cette série japonaise de 10 épisodes diffusée via Netflix, adaptation d’un manga de Go Nagai (le mec qui a fait Goldorak, juste pour vous situer) par le réalisateur Masaaki Yuasa (dont j’ai vu quelques œuvres comme Kemonozume, Kaiba ou Mind Game) n’est en effet pas à mettre entre toutes les mains. Pourtant depuis son visionnage, j’avais envie d’en parler. Car à ma connaissance, peu de séries japonaises récentes ont réussi à me chambouler à ce point.

Devilman Crybaby nous raconte les aventures Akira Fudo et de son ami d’enfance, le mystérieux et charismatique Ryo. Ce dernier est persuadé que parmi les humains se cachent des démons avides de chair et uniquement guidés par la violence. Afin de prouver leur existence, Ryo va faire en sorte qu’Akira devienne le réceptacle d’Amon, un démon ancestral à la puissance démesurée. Accueillant la créature en son sein mais gardant sa part d’humanité, Akira va devenir Devilman, un être mi-humain mi-démon.

J’aimerais passer rapidement sur l’aspect technique de la série car ce n’est pas là le sujet qui m’intéresse. Alors oui la patte graphique de Masaaki Yuasa ne plaira pas à tout le monde et il ne faut pas être bloqué par sa sacro-sainte trinité du Gore/Violence/Sexe. C’est un coup à prendre et sans doute que certains se limiteront à cela pour rejeter la série en bloc. Mais ce serait omettre ses autres qualités, principalement en termes de fond.

Derrière son scénario basique et ses premiers épisodes un brin provocateur, ce Devilman 2018 cache des réflexions et des pistes de scénarios forts plaisantes. Sous couvert d’une histoire puisant allègrement dans la mythologie chrétienne et la démonologie, l’ensemble se révèle être une parabole qui en dit plus sur l’être humain que sur de potentielles créatures belliqueuses. Pris au premier degré, Devilman n’est qu’un récit fantastique aux enjeux quelques peu convenus. Mais plus on s’y plonge et plus on découvre que, derrière ses allures primaires, l’anime dépeint un récit bien plus puissant et plus marquant qu’il n’y parait.
Cet aspect est grandement souligné par le côté « jusqu’au boutiste » de l’histoire. Ici, rien ne sera épargné ni aux personnages, ni au spectateur. On s’attache rapidement aux différents protagonistes (préférence perso pour Akira et Miki), tant et si bien que la série se fera un malin plaisir jouer avec vos nerfs et vos émotions. Et pour un peu que vous ayez un fort pouvoir d’empathie (ce qui est mon cas), il est clair que certains épisodes ne vous laisseront pas de glace.

Si la qualité d’écriture reste la grande force de l’anime, il est important de souligner l’excellente qualité des doublages qui décrivent à merveille les combats intérieurs des personnages. Couplez le tout avec une bande son qui colle parfaitement à l’ambiance (étrange mélange entre musique électro et sonorité religieuse) et vous obtenez un résultat grisant qui sublime chaque épisode.

En clair, cela faisait longtemps que je n’avais pas regardé une série japonaise d’une traite, totalement fasciné par cette nouvelle interprétation de Devilman. Bien qu’étant conscient que la série ne se rend pas accessible de par sa direction artistique et ces sujets controversés, elle n’en demeure pas moins une production maîtrisée sur bien des aspects. Je vous encourage donc, si vous êtes curieux, à tenter de découvrir les destins d’Akira et Ryo. Croyez-moi, cela en vaut vraiment la peine.

Publicités


Poster un commentaire

Sailor Moon : le shôjo multigenre ?

Nos goûts changent. C’est un fait indéniable que je constate jour après jour et année après année. C’est pour cela que j’essaie toujours de revoir mon jugement sur certaines choses, qui plus est quand le dit jugement n’était pas positif.

Il y a quelques années (durant mon BTS plus exactement), j’avais en classe une amie avec qui j’échangeais régulièrement des mangas. Je lui prêtais mes shônens, elle me prêtait ses shôjos. C’est grâce à elle que j’ai découvert Card Captor Sakura mais aussi Sailor Moon. Certes je connaissais la série TV des années 90 (j’en ai parlé rapidement ici), mais je n’avais encore jamais touché à l’œuvre d’origine. Et je n’ai pas aimé. Mais pas du tout du tout. Il faut dire que la traduction était très moyenne, l’impression de qualité discutable et l’histoire m’avait paru insipide au possible. Bref je suis resté sur une mauvaise impression et ne me gênait pas pour le dire à toute occasion. Mais comme dit, nos goûts changent (en même temps vu l’intro, vous voyiez le truc venir).

Très récemment, le manga m’est retombée dans les mains. Nouvel éditeur, nouvelle traduction et nouvelle impression, on sent que le travail avait été pris très au sérieux pour fêter dignement les 20 ans de la série. Qu’à cela ne tienne, je me suis dit que c’était l’occasion de peut-être revoir mon jugement et me suis replongé dans l’œuvre culte de Naoko TAKEUCHI. Voici donc mon nouveau ressenti, plus de 10 ans après.

Pour commencer, cette nouvelle édition fait enfin honneur au trait de la mangaka. On est dans quelque chose de très doux et aérien. Il faut bien sûr tolérer la sur-utilisation de trames en tout genre mais il n’empêche que TAKEUCHI a un coup de crayon plaisant et identifiable. La mise en scène se veut efficace, bien que parfois confuse (surtout au niveau des combats). L’action n’est clairement pas le point fort du récit, mais avec du recul je me dis que ce n’est pas forcément le cœur du manga.

En parallèle, la mangaka nous propose une histoire en 5 arcs scénaristiques. Les 2 premiers restent assez énigmatiques pour moi et il m’a fallu faire preuve de persévérance pour en venir à bout. Mais concernant la suite, j’ai enchaîné les tomes avec facilité et plaisir. Le récit gagne en force à mesure qu’il gagne en noirceur et je ne vous cache pas mon affection les 3e et 5e arc (bien que ce dernier m’est semblé quelque peu expédié sur la fin).
À dire vrai, l’intérêt de Sailor Moon en tant qu’œuvre est cette manière particulière de mélanger de la romance avec des enjeux beaucoup plus graves. La légèreté du trait de la dessinatrice et la candeur de ses personnages centraux n’enlèvent en rien à l’intensité que l’on peut ressentir durant certains affrontements. Alors certes il faut quand même rentrer dans le délire, car mine de rien c’est très fantaisiste et un peu mièvre par moment. Mais étrangement une alchimie opère au fil des pages, et on se prend d’affection pour notre héroïne et tous ses compagnons.

D’ailleurs, je pense que les personnages sont la grande force du manga. Usagi/Sailor Moon propose une évolution très intéressante et m’a paru beaucoup moins niaise que dans la série TV des années 90. Elle s’avère être une héroïne forte et déterminée donc le leadership sera rarement remis en question. Même Chibi Usa (dont je gardais un souvenir très désagréable) m’a laissé une bien meilleure impression au travers des arcs 3 (surtout) et 4 (un peu).
Mais j’ai surtout un gros coup de cœur pour les dernières Sailors introduites, à savoir Uranus, Neptune, Pluto et Saturne. Elles apportent énormément de nuance au propos et m’ont semblé bien plus travaillées que les 4 Sailors d’origine. À l’inverse, je trouve que le coche a été complètement raté pour les Sailors Starlight, qui souffrent d’un sous-développement assez visible malgré un fort potentiel (mais je trouve qu’il y a un problème général avec le dernier arc).

En conclusion, je ressors de cette deuxième expérience avec un avis bien plus positif. Si la série a du mal à démarrer, la lecture est bien plus agréable une fois immergé dans l’univers de la mangaka. Sailor Moon est ainsi un shôjo très original, presque avant-gardiste sur certains aspects et qui m’a surpris par son inventivité, surtout pour un genre aussi codifié que le magical-girl (même si je trouve que la série est plus proche du sentai par moment). Bref, pas déçu de lui avoir donné une seconde chance et bravo à l’éditeur Pika pour cette réédition d’excellente qualité.


3 Commentaires

Super Mario Odyssey : Objectif Lune

Pour les gens de ma génération qui ont démarré les jeux vidéos tôt, il y avait deux grandes écoles : celle de Nintendo et celle de Sega. C’est souvent par elles que nos premières expériences se forgeaient et qui ont eu tendance, sur le long terme, à définir notre identité en tant que joueur.
Me concernant, j’ai reçu l’éducation Nintendo via la NES et n’ai donc pas pu passer à côté de la série Super Mario Bros. Si je garde de très bons souvenirs des épisodes 2D, c’est un opus 3D qui m’a particulièrement chamboulé, à savoir le grand Super Mario 64. Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai pu faire et refaire ce jeu tant il a été une énorme claque dans ma face d’adolescent boutonneux. Dès lors, je n’ai cessé de lui chercher un successeur digne de ce nom.

Par la suite, Nintendo sortira d’autres Mario 3D emblématiques : Super Mario Sunshine (qu’en toute honnêteté je n’aime pas plus que ça), Super Mario Galaxy 1 et 2 (j’adore le premier, pas super fan du deuxième) et Super Mario 3D World (que je n’ai jamais fini par manque de motivation…). Bien que Galaxy 1 m’est réellement enchanté, je n’ai pas réussi à retrouver ce plaisir si particulier que j’avais éprouvé en jouant à 64. Les années passants, j’ai commencé à me dire que ce dernier était sans doute un de ces jeux marquants auquel on ne joue qu’une fois dans sa vie et que je ne retrouverai jamais d’équivalent.
Puis Nintendo annonça Super Mario Odyssey sur Switch. Et comment dire… j’y ai cru. Mais genre à fond. Tellement à fond que j’ai acheté la console juste pour y jouer. Je ne saurais dire ce qui m’a plu dans les trailers et mis en confiance aussi aveuglément. Toujours est-il que le 27 Octobre le jeu a débarqué chez moi, et j’ai sans vergogne abandonné mes trophées en cours sur PlayStation 4 (c’est dire) pour voir ce que ce nouvel opus 3D avait dans le ventre.

Je ne vais pas m’attarder sur tous les aspects techniques du jeu, mais plutôt essayer de vous expliquer ce que j’ai ressenti en y jouant. Beaucoup de choses ont déjà été dites (en bien et en mal) donc je ne me vois pas en rajouter une couche. Notez seulement que l’avis qui va suivre est principalement construit sur mon expérience et est de ce fait très personnel (en même temps l’objectivité dans les avis/critiques, va falloir comprendre un jour que c’est une utopie). Bref !

Pour commencer, j’aimerais le dire d’office : Super Mario Odyssey est un très bon jeu. Il est joli, fluide, maniable avec une durée de vie très correcte. Il propose des idées de gameplay variées et c’est un vrai plaisir que de parcourir le jeu une première fois. En effet, j’ai enchainé les niveaux avec facilité et amusement. Bien que je laissais sur mon parcours bon nombre de bonus (pièces violettes et autres lunes), je savais que le plus gros serait à faire après le générique de fin et me suis contenté de profiter de mon voyage à travers le monde.
Seulement voilà… Le dit générique passé, lorsqu’il m’a fallu retourner dans les mondes pour les compléter à 100%, ma motivation a subitement chuté. La principale raison vient du nombre de niveaux et de leur taille. Alors que je me suis beaucoup amusé dans les niveaux de taille moyenne (Pays du Lac, Pays des Chapeaux, etc.), je n’ai pas été très motivé à fouiller de fond en comble les plus gros niveaux comme le Pays des Sables ou celui de la Nourriture. J’ai trouvé que le jeu manquait d’équilibre. Ce dernier contient énormément de lunes à ramasser pour tout avoir. Mais autant en chercher une cinquantaine dans un niveau est amusant, autant en chercher une centaine demande bien plus d’investissement.

En fait, je reproche un peu à Nintendo d’avoir privilégié la quantité à la qualité. Bien que les niveaux soient majoritairement bons (gros coup de cœur pour le Pays des Gratte-ciel), le fait de devoir y passer plusieurs heures juste pour trouver des lunes plus ou moins bien cachées n’est pas une mission très prenante. J’aurais sans doute préféré plus de pays différents, quitte a ne mettre qu’une trentaine de lunes dans chacun.
Le truc c’est que je sais que cette construction du jeu est due au modèle économique de la console qui se veut à la fois portable et de salon. Ainsi il est très facile de décrocher quelques lunes le temps d’un trajet en métro et le jeu se complète ainsi au fil des micro-parties. Et en soit je n’ai rien contre cette manière de faire, je constate seulement qu’elle ne m’a pas plus correspondu que cela.

Mais à dire vrai mon désengouement a eu lieu plus tôt, bien avant que je ne retourne dans les anciens pays pour trouver toutes les lunes. Après le combat final, nous sommes introduits à un niveau inédit : le Royaume Champignon. Énorme clin d’œil à l’épisode Nintendo 64, tout dans ce niveau m’a plu : les couleurs, les musiques, l’ambiance… Tout était là pour me caresser dans le sens du poil. Très vite un sentiment à germer dans ma tête : j’ai soudainement rêvé d’un remake de Super Mario 64 sur Switch.
J’ai alors compris qu’il me serait difficile de retrouver dans un Mario 3D les sensations que j’ai éprouvé à l’époque. Que finalement Odyssey n’était pas Mario 64 et que je devais l’accepter pour ce qu’il était et non pour ce que je voulais qu’il soit. Mais le mal était fait et mes parties n’ont plus eu la même saveur à partir de là.

Par cet article, j’aimerais mettre l’accent sur un point : l’appréciation que l’on a d’un jeu est toujours influencée par notre expérience personnel. Super Mario Odyssey est selon moi un très bon jeu pour tout joueur souhaitant découvrir la plate-forme 3D et une excellente vitrine pour la Switch. Mais personnellement il ne m’a pas entièrement satisfait. J’ai eu plaisir à le parcourir grâce à son univers attachant, son gameplay maîtrisé et sa volonté de proposer une aventure qui tient en haleine. Je n’ai cependant pas réussi à tenir la distance et me suis lassé de ces mondes trop grands et remplis à ras-bord de lunes.
Finalement Mario a échoué là où le dernier Zelda a réussi : me proposer une expérience nouvelle qui m’en ferait presque oublié mes expériences passées. La dite expérience était loin d’être mauvaise, mais elle ne fait clairement pas le point face à son héritage.


Poster un commentaire

L’Atelier d’AngelMJ : Bilan Cinéma Février 2017

Hello les gens,

Désolé, je suis pas du tout présent en ce moment, mais mon déménagement arrive à grand pas et je dois gérer pas mal de choses. J’ai cependant pris le temps de voir faire un petit bilan Cinéma du mois de Février.

Bonne lecture :)

Note : La liste suivante n’a pas valeur de classement, il s’agit juste de l’ordre chronologique de visionnage.

01-ascension 02-batmanlego 03-seuls 04-raid 05-50n 06-rock 07-cure 08-split 09-jw2 10-lion 11-alibi 12-logan


Poster un commentaire

The Last Guardian : On pardonne tout à Trico ?

Dans le monde des arlésiennes, The Last Guardian a longtemps figuré parmi les champions. Maintes fois repoussé, le jeu débarque enfin sur PS4 alors que beaucoup n’y croyaient plus (moi le premier). Le dernier rejeton de la célèbre Team ICO est donc là pour de vrai, avec la lourde tâche de faire suite à 2 productions considérées comme des légendes (à tort ou à raison, ce n’est pas le sujet ici d’autant que je n’ai pas fait Shadow of The Colossus) et avec l’appréhension du classique « est-ce que ça valait vraiment le coup ? » que pas mal de joueurs risquent de lui envoyer au visage. J’ai mis un moment avant de savoir comment vous parlez du bousin sans partir dans une analyse trop barbante. Voici donc mon ressenti.

Bref résumé du contexte : on incarne un jeune garçon anonyme se réveillant dans une mystérieuse caverne en compagnie d’une créature chimérique du nom de Trico. Si le premier contact est quelque peu tendu, les deux êtres vont finir par coopérer pour quitter ces ruines qui leurs servent de prison.
Je pourrais vous parler en détails de chaque aspect du jeu comme le ferait un chroniqueur jeu vidéo. Mais bon nombre l’ont déjà fait avant moi et ce blog n’a pas vocation d’être une référence du genre. Le sujet que je souhaite aborder concernant The Last Guardian est le suivant : peut-on privilégier le fond au détriment de la forme ?

Mon expérience sur ce jeu fût en effet mitigée, dû au fait que j’ai beaucoup apprécié l’univers et l’histoire (le fond), mais que la production pèche énormément niveau technique (la forme). En gros, on sent que Trico sert de vitrine au jeu et sur ce point on ne peut que féliciter l’équipe de Fumito UEDA. La créature est impressionnante de réalisme et tout est fait pour que l’on s’y attache via sa gestuelle, les sons qu’elle émet ou ses différentes expressions. Et je m’y suis attaché à cette bestiole ! Cela m’a rendu très sensible au dernier quart d’heure (la fin bordel !) car le tout est couplé par une bonne mise en scène. Du coup, j’en ai presque fait oublier les instants précédents où j’ai ragé devant ma console.
Car certains aspects purement techniques m’ont particulièrement irrité. Point principal incriminé : la caméra. Bon sang, je n’avais pas vu une caméra aussi mal fichue depuis un moment. C’est simple : elle a l’air complètement en panique. Si tout va bien dans les environnements extérieurs, c’est la fête du slip dans les couloirs et les endroits exigus (et on passe 75% du jeu dans des couloirs, ce qui est assez paradoxal quand on se promène avec une créature géante mais passons…). Du coup, elle s’est souvent bloquée dans le décor, faisait n’importe quoi quand j’essayais de grimper sur Trico (ce qui m’a valu de me retrouver à de nombreuses reprises bloqué sous ses aisselles ou dans son trou de balle…) et m’a surtout valu quelques chutes dans le vide (rageant quand tu dois faire le jeu sans mourir).

Autres aspects qui ont un peu brisé mon immersion : les graphismes et l’IA. Les environnements du jeu sont beaux, rien à redire là dessus (si ce n’est le peu de variété). Mais j’ai rarement vu ma PS4 autant tirer la langue, provoquant par moment des baisses de framerate assez impressionnantes (dire que le jeu devait à la base sortir sur PS3…). Quant à l’IA, elle m’a souvent fait rager par son manque de réactivité, car il arrivait que Trico ne réagisse pas à mes ordres et préfère fixer le sol ou le ciel d’un air pensif (j’en venais à me demander si le logiciel n’avait tout simplement pas planté…). Je suis ainsi resté bloqué à de nombreuses reprises alors qu’il fallait juste que le bestiau saute sur une plate-forme…

Globalement, j’ai eu parfois l’impression que les développeurs s’étaient tellement focalisés sur Trico pour en faire la plus value du titre (et c’est ce qu’il est !) qu’ils en avaient négligé les autres aspects du jeu (graphismes, caméra, IA, etc.). Car pour une production en chantier depuis plus de 10 ans, on était en droit à s’attendre à un peu plus de finition au niveau de la forme. Et c’est là qu’à mon avis tout se joue.

Un test vidéo sur le jeu a soulevé cette question : est-ce que Trico excuse tout ? Est ce que le fait que la créature soit une réussite excuse les problèmes techniques, la caméra et bien d’autres points (je n’ai pas parlé de la narration ou de l’interface). Selon lui non. Selon moi… oui. Mais je pense qu’il n’y a pas de bonne réponse ou en tout cas une réponse si tranchée.
J’ai réussi à faire abstraction de certains points pour profiter du jeu et de la réussite qu’est Trico. Mais ce changement de mentalité s’est fait sur plusieurs parties. Si je m’étais fié à ma première impression, j’aurais trouvé le jeu très moyen et malgré mon attachement pour son univers, il m’aurait été difficile d’en dire principalement du bien. Pourtant au fil des heures, j’ai réussi à passer outre, à me focaliser sur l’ambiance générale et à véritablement apprécier mes autres pérégrinations. Je pense ainsi avoir compris le but des développeurs et me suis laissé prendre au jeu face à cette volonté de créer un lien fort avec un animal fictif.

À l’image de Trico, The Last Guardian est un jeu qui s’apprivoise et qu’il faut accepter pour ce qu’il est, au risque de trouver ses imperfections irritantes. Je comprends complètement que l’on puisse le rejeter pour son aspect technique désuet, sa caméra épileptique et son manque évident d’audace en termes de gameplay. Ce fût d’ailleurs mon cas lors de ma première partie.
Pourtant, j’ai fini par porter un regard compatissant sur cette production et à m’adapter. Car même si elle est selon moi le résultat d’un accouchement douloureux, les intentions de l’équipe derrière cette aventure m’ont interpellé et le travail réalisé sur Trico est suffisamment unique pour que l’on prenne quelques heures pour quitter les ruines en sa compagnie. Sans doute que cela ne valait pas 10 ans d’attente, mais The Last Guardian restera une expérience à part pour moi et une belle originalité dans la ludothèque PS4.

tricodoodle


3 Commentaires

L’Atelier d’AngelMJ : Bilan Cinéma Janvier 2017

Hello les gens,

Comme j’ai été pas mal pris ces derniers temps, je n’ai pas pu me poser pour vous faire des articles détaillés sur les films que j’ai pu voir en Janvier (10 au total, je reviens à ma moyenne habituelle °^°). Du coup, voici un article récapitulatif avec un avis succinct. Si vous voulez plus de détails, n’hésitez pas à me le dire en commentaires. Bonne lecture !

Note : La liste suivante n’a pas valeur de classement, il s’agit juste de l’ordre chronologique de visionnage.

1-minuit 2-papamaman2 3-dalida 4-muraille 5-nocturna 6-tesyeux 7-livenight 8-name 9-scene 10-lalaland

 

 


4 Commentaires

Cinéma 2016 : Vidéo Bilan d’AngelMJ

Bonjour à tous,

Me remettant tranquillement au travail (et il faut vu la quantité de commandes et de contreparties que j’ai à faire), j’ai pris le temps de vous faire mon bilan Cinéma 2016. Et plutôt que de vous sortir un énorme pavé comme les autres années, je me suis employé à vous faire le tout en vidéo, histoire que ce soit plus digeste et plus interactif.

Surtout n’hésitez pas à laisser un commentaire ici ou sur la vidéo, je serai ravi d’avoir votre opinion concernant cette année cinématographique. Bon visionnage !