L'Atelier d'AngelMJ


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Speedpainting : Comme un Idiot

Bonjour à tous,

Annoncée depuis la sortie de Poupée Vivante, voici une nouvelle vidéo speedpainting vous présentant un autre personnage de Whisper in The Dark : Jason.

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À la différence de Yuu qui est un personnage inédit de mon projet de reboot, Jason est présent depuis le début (j’en avais fait la présentation ici). Toutefois, toujours dans le contexte du reboot, j’ai pris la décision de lui donner un autre rôle et de le placer dans une toute autre situation.

Jason, désormais un jeune salarié tout ce qu’il y a de plus ordinaire, va être amené à croiser la route de Yuu. Tombé raide dingue amoureux de la chanteuse, il va devoir lutter contre ses sentiments qu’il sait impossible à satisfaire. Le thème de la vidéo va tourner autour de cela.

Réaliser cette cover n’a pas été simple. Car bien que j’avais décidé depuis longtemps d’écrire une chanson réponse à Poupée Vivante,  j’ai réalisé quelque chose lors de son élaboration : c’est la première fois que j’écris une chanson d’amour. Cela va peut être vous faire sourire, mais je n’y avais pas pensé de prime abord et il s’avère que ce fut un exercice d’écriture très différent de mes autres projets.
Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour trouver les bons mots et retranscrire les émotions du personnage, ainsi que leur complexité. En effet, je souhaitais faire ressortir le combat intérieur de ce dernier, conscient que sa situation est sans issue réaliste, mais qui n’arrive pas à faire le deuil de ses sentiments.

Afin de coller au mieux à cette ambiance, j’ai choisi d’écrire la chanson sur le titre de DECO*27 Anti Beat. Non seulement cela permet à la chanson de bien fonctionner avec Poupée Vivante (vu que c’est le même compositeur), mais les paroles d’origines collent parfaitement à la situation (ça parle d’un amour très conflictuel qui se transforme presque en haine).

Au niveau du dessin, j’ai essayé de travailler au maximum l’ambiance. Je n’ai donc pas trop fait de zèle au niveau de la composition et me suis concentré sur le jeu des ombres et des lumières. Je voulais qu’aux travers d’elles, on perçoive la mélancolie du personnage.

J’espère en tout cas que cette nouvelle vidéo vous plaira. S’il n’y a pas de gros changement dans mon planning, l’histoire de Jason et Yuu sera présentée après l’arc sur Ashley (qui comptera normalement 2 chapitres). Dès que j’ai plus d’infos, je vous tiens au courant.

Sur ce bon visionnage !


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Project Diva X : Nouvelle formule à l’essai

On prend les mêmes et on recommence. Ou pas. Hatsune Miku : Project Diva X est le dernier opus en date de la série de jeu de rythme Hatsune Miku. Sorti ce mois d’Août sur le Playstation Store Européen (il est d’ailleurs intéressant de noter que les jeux sortent de plus en plus vite chez nous), j’étais bien sûr aux premières loges pour télécharger le logiciel, mon amour pour cette licence n’ayant pas pris une ride ces 3 dernières années. Et alors que je m’attendais à une énième suite, SEGA a décidé de sortir un peu des sentiers battus avec cette version 2016.

Il y a beaucoup de choses à dire (surtout pour un habitué comme moi) donc on va y aller par étape. Pour commencer, on note un gros bouleversement dans la progression du jeu. Si le gameplay reste toujours le même (en même temps, pourquoi changer un système de jeu qui a largement fait ses preuves…), la manière d’appréhender le titre change complètement par rapport à tous les précédents opus (PSP compris).
Ce coup ci, on ne se contente pas d’une playlist en mode « Free play » car les développeurs ont inclus une sorte de mode histoire. Dans ce dernier, vous serez amené à alimenter en énergie différents Cloud (correspondant à des styles musicaux) en clôturant les différentes chansons sous diverses conditions. Si les habitués seront un peu déboussolés au début, ce nouveau système se révèle très intéressant sur le long terme.

En effet, le système des requêtes présent dans ce nouveau mode incite le joueur à faire chaque morceau de manière très différente à chaque fois. Si au début seule la difficulté augmente, le jeu ajoute peu à peu des Challenges Items qui viendront corser les parties : notes plus rapides, plus petites ou qui font n’importe quoi à l’écran… N’espérez pas remplir certaines requêtes sans connaître les partitions à la note près.
Ainsi, ce mode offre un vrai intérêt, autant pour le néophyte que pour le joueur vétéran. Les nouveaux venus pourront ainsi apprécier une courbe de difficulté parfaitement maîtrisée et les habitués pourront mettre leur talent et dextérité à l’épreuve, surtout s’ils souhaitent débloqués l’ensembles des costumes et objets du jeu.

Après, ce nouveau mode a quelques défauts. Pour commencer, même si on sent beaucoup de bonne volonté pour insérer un semblant de narration au jeu, c’est globalement mal écrit et désespérément niais. On se retrouve rapidement à zapper tous les dialogues des personnages tellement le tout ne présente aucun intérêt.
De plus, la difficulté générale du jeu a été clairement revue à la baisse. On sent que ce Project Diva X tente de conquérir un nouveau public, quitte à ne pas trop le brusquer. Cependant, si comme moi vous avez retourné l’ensemble des titres de la licence, je ferai un peu la tronche à l’idée de devoir jouer systématiquement en Extrême pour avoir un minimum de challenge.

Parlons maintenant du point qui va sans doute faire encore plus débat que le nouveau mode : la playlist. 30 titres. Seulement 30 titres dont 6 medleys. C’est ultra chiche. Alors certes il s’agit d’une des meilleures playlists de la série en termes de qualité et de variété. Et fort heureusement me direz-vous, vu que vous allez devoir les refaire inlassablement afin de débloquer l’ensemble des costumes, la manière de les obtenir ne se faisant désormais que via les requêtes (en fait la boutique a complètement disparu dans cet opus).
Mais il est certain que ce choix ne fera pas l’unanimité. Et bien que j’apprécie (à titre personnel) la globalité des pistes, il y a des chances pour que nombreux soient ceux qui s’en lasseront très vite. À noter toutefois que les morceaux proposent des partitions vraiment intéressantes, surtout dans les difficultés élevés (sans doute pour palier au risque de lassitude). On sent une volonté de varier les styles et les manières de jouer, si bien que l’on se retrouve parfois à jouer des morceaux que l’on apprécie pas forcément mais qui sont ultra fun manette en main.

Je terminerais en parlant de l’aspect technique. Le changement de console (PS3 à PS4) n’est pas hyper flagrant, si ce n’est quelques effets de lumière sympathiques et un jeu qui tourne à 60fps sans jamais montrer signe de faiblesse. Les costumes des différents personnages sont toujours aussi impressionnants et les décors dans lesquels ils évoluent fourmillent de petits détails. Dommage cependant que l’ensemble des clips soient uniquement des chorégraphies en mode idol japonaise. Si le choix paraît évident quand on sait que le jeu propose de faire des concerts où s’enchainent les différentes prestations, les mise en scène des épisode F m’ont fortement manqué.

Vous l’aurez compris, Project Diva X souffle le chaud et le froid. On sent la volonté de SEGA d’essayer de faire évoluer la série, en tentant de convertir un nouveau public, tout en proposant des nouveautés aux habitués. L’arrivée du mode Cloud apporte ainsi son lot de bonnes idées, mais cela se fait au détriment de la difficulté et rend même le jeu parfois répétitif. Ainsi malgré une très bonne playlist, il faudra vraiment être un gros fan de la saga pour passer de nombreuses heures à répondre aux différentes requêtes, et ainsi débloquer l’ensemble des costumes et autres accessoires.
Quant à mon ressenti personnel, si je peux regretter certains choix de la part du studio japonais, je ne boude pas pour autant mon plaisir. Je trouve le jeu toujours aussi addictif et je m’amuse toujours autant à tenter d’obtenir les meilleurs résultats, quelque soit le mode. Bref malgré ses défauts, je trouve le titre réussi et j’espère que les prochaines épisodes arriveront à trouver un juste équilibre entre nouveautés et accessibilité.

mikush


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Project Mirai DX : Mignon jusqu’à l’overdose ?

En tant que grand amateur de jeu de rythme et inconditionnel de la licence Hatsune Miku sur console, je ne pouvais pas faire l’impasse sur le dernier opus débarqué chez nous le mois dernier sur Nintendo 3DS : Hatsune Miku : Project Mirai DX. Troisième épisode de la série mais premier à nous faire l’honneur d’une sortie sur notre territoire, je me suis empressé d’en faire l’acquisition, histoire de patienter jusqu’au prochain épisode PS4 qui ne sortira que l’année prochaine. Après donc plusieurs semaines et quelques parties dans les pattes, je pense être en mesure d’émettre un avis sur cette production SEGA. Et au risque de surprendre, j’ai du mal à me prononcer définitivement concernant ce titre.
Car depuis maintenant 3 ans, j’essaie tant bien que mal d’expliquer aux plus réfractaires que Vocaloid ne se limite pas à Hatsune Miku et à des chansons Jpop un peu niaises; que c’est un univers riche et intéressant, qui renferme bon nombre de bonnes surprises. Seulement, avec Project Mirai DX, SEGA me met un peu en porte-à-faux. Car ce jeu incarne à lui tout seul les clichés et convenances contre lesquels je me bats.

Loin de l’esthétique manga/anime des épisodes PlayStation, cet opus adopte un look enfantin et coloré, où les différents interprètes du titre sont présentés sous la forme de Nendoroid (sorte de mode Chibi très populaire au Japon, surtout dans l’univers de la figurine). Cela donne de prime abord un aspect extrêmement mignon au jeu, voir limite trop mignon. Moi qui ne rechigne pas à quelques touches de douceurs par-ci par-là (j’ai toujours un petit sourire niais quand je joue Electric Love ou Doremifa Rondo), je dois bien admettre que SEGA va loin dans le délire et ma tolérance à cette accumulation de kawaii fut souvent mise à l’épreuve.
Attention toutefois, je ne dis pas que le jeu est vilain, bien au contraire. Comme du côté des consoles Sony, Project Mirai DX a une charte graphique maîtrisée et cohérente avec lui-même. Mais pour moi, SEGA donne clairement matière aux détracteurs de Vocaloid qui pourront s’en donner à coeur joie pour critiquer le titre. Et je ne pourrais malheureusement pas leur donner tort sur ce coup…

Et ce qui est pour moi un peu gênant, c’est que cet aspect enfantin a un impact direct sur la playlist et le gameplay. Les chansons, bien que majoritairement inédites (seulement 9 titres sur les 48 présents dans la cartouche viennent de versions antérieures), sont très orientées Pop pour coller à l’ambiance globale du jeu. Et bien qu’il y ait quelques surprises avec 2 titres de Mothy (qui écrit des chansons plutôt morbides) et 3 titres d’OSTER Project (qui propose des morceaux plus jazzy), la majorité des pistes risque de faire grincer les dents des non-amoureux de mélodies sucrées.
Alors certes, moi le premier, je n’ai rien contre un peu de Pop de temps en temps. Mais la Pop, c’est comme le chocolat : si tu en manges trop, c’est vite écoeurant. De ce fait, je garde une grosse préférence pour les playlists des Project Diva F, qui ont le mérite d’offrir des morceaux plus variés et plus hétéroclites.

Et niveau gameplay, c’est un peu le même constat. Deux modes de jeux sont proposés : soit via l’écran tactile de la console, soit via les boutons. Si cela permet de varier les plaisirs, aucune des deux utilisations ne propose vraiment de challenge et même des titres nerveux comme Gaikotsu Gakudan to Lilia (qui est pour moi LA bonne surprise du jeu) ne présentent pas de difficulté particulière. Toutefois, obtenir un Perfect se révèle laborieux, la faute au fait qu’à la différence des autres jeux de la licence, les chansons ne sont pas raccourcies et durent parfois plus de 4 minutes (et je vous laisse imaginer la frustration de louper une note à 10 secondes de la fin…).
En bref, le jeu a le cul entre deux chaises : d’un côté il ne propose aucun challenge et vous ne verrez sans doute jamais l’écran Game Over, de l’autre les amoureux du Perfect comme moi seront souvent frustrés de rater la note parfaite pour un coup de stylet mal identifié.

Mais malgré tout, Project Mirai DX n’est pas un mauvais jeu de rythme en soit (loin de là!), et possède même des qualités que j’aimerais voir dans les autres titres de la licence. Comme par exemple la possibilité changer d’interprète sur certaines chansons (histoire de réduire un peu la suprématie Miku…), certains clips/PV sont plus réussis que chez le concurrent (Kokoro pour ne citer que lui) et on a même droit à quelques morceaux avec GUMI (Matryoshka putain!!).
Ainsi, quoi qu’on en dise, le titre se révèle très bien fait et très fun à jouer. Car malgré l’absence de difficulté, le système de jeu est suffisamment bien pensé pour que l’on ne crache pas sur quelques parties de temps à autre, histoire d’améliorer son score et décrocher un maximum de couronnes, ultimes symboles de votre maîtrise des différents morceaux.

Verdict : je considère Project Mirai DX comme un très bon titre, surtout sur une console comme la Nintendo 3DS qui manque cruellement de jeux de rythme. Toutefois, j’ai eu beaucoup de mal avec sa charte graphique trop rose bonbon et son aspect mignon poussé à l’extrême. De ce fait, j’aurais du mal à le conseiller à des néophytes que j’encouragerais plutôt à tenter l’expérience sur les consoles Sony, afin de découvrir des playlists moins sclérosées et plus représentatives de la richesse de l’univers Vocaloid, le tout avec un challenge plus relevé.

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PS : Oui, je reproche au jeu d’être trop mignon et j’illustre le tout avec un dessin dans la même veine. Je suis un paradoxe à moi tout seul °^°


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 05 – Objectif Diva !

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Parmi les nombreux objectifs que je mettais fixé lors de mon voyage au Japon, je voulais ABSOLUMENT tester la version arcade de mon jeu de rythme préféré sur l’univers VOCALOID (j’avais parlé des versions consoles ici et ), uniquement disponible là-bas. Coup de bol, ce fut la première chose sur laquelle je suis tombé en arrivant dans le fameux quartier d’Akihabara, zone de folie pour tout geek qui se respecte (mais on en parlera plus en détails prochainement).

Encore désolé pour JD, Keni et Tom qui ont du patienter que la machine engouffre toutes les pièces de 100 Yens que je lui avais fait avaler. C’était très égoïste comme comportement mais fort heureusement, ils se doutaient que ça arriverait et n’ont rien dit. J’ai des amis compréhensibles, c’est cool.

Il y a encore pas mal d’anecdotes à raconter sur Akihabara, rendez-vous très vite pour un prochain strip !


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Project Diva F 2nd : Rechute inéluctable

Lorsque je regarde l’étagère sur laquelle j’expose fièrement ma collection de jeux vidéos, je suis toujours surpris par l’homogénéité de mes goûts dans ce milieu. Alors que ce Noël Skyrim s’est fait une place entre Red Dead Redemption et Sonic Generations (oui, je range mes jeux par ordre alphabétique, ne me regardez pas comme ça °^°), un autre jeu, arrivé quelques mois auparavant, est venu nonchalamment squatté à côté de Final Fantasy XIII (qu’il faudrait que je lance un jour…) : Hatsune Miku : Project Diva F 2nd. J’avais déjà parlé de mon addiction vis-à-vis de cette série ici, bien dissipée depuis le temps. Mais je ne m’attendais pas à replonger aussi vite et facilement avec ce deuxième opus sur PS3, quitte à sacrifier bon nombre de mes heures de vacances. Voici donc le rapport de ma rechute inévitable.
Bref rappel des faits : Project Diva est une série de jeu de rythme basée sur de la musique Vocaloid. A la fois accessible et technique, c’est un jeu réellement prenant du moment que vous aimez le genre. Je ne reviendrai pas sur tous les points déjà énumérés dans ma critique du premier opus, je vais donc me concentrer sur la nouvelle playlist et les quelques nouveautés et changements.

La série Project Diva en est à son 5e épisode sur console (si on fait abstraction des Dreamy Theater et de la version arcade) et n’a plus rien à prouver en terme de gameplay. C’est toujours aussi bien pensé, à la fois exigeant et efficace. Du coup, à chaque nouvelle sortie, c’est clairement sur la playlist que l’attention se porte. Dans le cas de ce F 2nd, je la trouve de très bonne qualité, voir relativement meilleure que celle du premier F qui contenait quelques beaux étrons musicaux. Alors certes, le jeu prend le parti-pris de proposer une playlist composée à moitié de nouveaux titres, et à moitié de titres déjà présents dans les versions PSP. Mais ces épisodes n’ayant jamais quitté le Japon, l’ensemble sera complètement inédit pour une bonne partie des joueurs.
J’ai personnellement joué aux versions portables, donc je connaissais déjà une bonne partie de la playlist. Et c’est d’ailleurs sur ce point que je ferai ma seule critique sur la sélection musicale du jeu. Autant j’adhère complètement aux nouvelles chansons (à l’exception de Love-Hate), autant j’ai de grosses réserves sur la sélection des anciennes pistes. Parce ce que se coltiner encore une fois PackagedClover Club ou The Singing Passion (bon sang cette chanson…), SEGA aurait pu s’abstenir. Dommage aussi que les chansons annoncées en DLC soient également du même acabit, à l’image de Look This Way Baby qu’on se tape depuis 3 épisodes maintenant…
Mais à part ça, c’est vraiment du bonheur. La playlist est très variée en terme de styles, en proposant à la fois des chansons agréables à entendre et à jouer. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Je salue personnellement le retour des balades (Meteor, Sakura Rain) qui permettent de souffler entre deux pistes plus rock (Envy Catwalk, Two-Breaths Walking), ainsi qu’une sélection de chansons aux rythmes particuliers (Miracle Paint, Clockwork Clown) qui demandent un peu de pratique pour en comprendre les partitions.

D’ailleurs, point important concernant le jeu : c’est clairement l’épisode le plus difficile de la série. En effet, j’ai été surpris par la relative complexité de certaines partitions, même en mode Normal. Moi qui obtient d’ordinaire des Perfect très facilement, on peut dire que j’ai bien galéré pour le coup et certaines pistes me résistent encore. Alors certes, la courbe de difficulté est toujours aussi bien gérée et on sent que l’on progresse au fur et à mesure des parties. Mais cela risque peut être de frustrer les néophytes.

Pour le reste, pas de gros changements majeurs pour la série, mais il faut dire qu’elle est désormais bien rodée. Niveau gameplay, on note quelques ajouts de variétés sur les notes Etoiles, mais c’est surtout du côté des challenges items que l’on trouvera de belles nouveautés, ainsi que des items à débloquer selon certaines conditions (atteindre un score précis, jouer avec tel ou tel accessoire, etc.).
Le jeu est toujours aussi beau. Que ce soit les modules (costumes des personnages) ou les PV (vidéo des clips), on sent une vraie volonté de fournir une réalisation de qualité et pas mal de variété dans le montage et le déroulement des PV. Dommage par contre que, comme dans le premier F, certains clips soient trop chargés, ce qui gênent beaucoup à la lisibilité (2D Dream Fever, I’ll Make You Miku Miku). Quant aux Diva Room, toujours présentes, je vais faire comme si ça n’existait pas tellement c’est sans intérêt (en plus de te faire limite passer pour un lolicon).

Bref si le seul reproche que l’on peut faire à SEGA est de ne finalement pas prendre beaucoup de risques, Project Diva F 2nd reste dans la lignée de ses prédécesseurs, avec pour atout une playlist de très bonne qualité, un jeu globalement bien réalisé et une difficulté revue à la hausse qui pousse à la progression. Et même après 60 heures, je suis encore loin d’avoir vu le bout. Un excellent épisode qui continue de propulser la série dans les hautes sphères du jeu de rythme et il est plaisant de voir que nous pouvons en profiter sans passer par la case Import, le jeu ayant eu droit à une sortie européenne en boite! Merci SEGA!

CompoDeco27


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Fanmade SLG : La Rengaine du Hippie

Nous voici déjà à la fin de l’année 2014 et je me retrouve à vous présenter ma 4e vidéo sur l’univers de SLG. Déjà 4… La vache. Je me demande parfois où je trouve le temps et l’énergie pour réaliser ces compositions avec mes occupations annexes! Toujours est-il que la voilà, pile à l’heure avant le passage en 2015, la vidéo sur le personnage le plus atypique de Salut Les Geeks : Le Hippie.
J’aime beaucoup le Hippie. En plus d’être toujours très drôle, c’est un personnage vraiment attachant et qui est une véritable plus-value depuis les tous premiers épisodes. Sauf que, au moment de me pencher sur une vidéo en son honneur, je me suis trouvé bien embêté. Car finalement… Qu’est ce que l’on peut bien raconter sur le Hippie? L’homme au chapeau a beau être très drôle et être indispensable à l’émission, il est celui qui possède le moins de background et le moins de matière pour écrire toute une chanson sur sa personne. Mais je suis du genre à aimer les défis. J’ai donc retroussé mes manches et me suis creusé les méninges pour proposer une vidéo digne de ce nom au grand consommateur de canna… heu… de rhubarbe de l’Internet!

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Commençons par le choix de la chanson Vocaloid. En épluchant les différentes musiques sur lesquelles je souhaitais faire des fanmades (et je commence à en avoir un paquet… Merci Piapro), une a tout particulièrement attiré mon attention : Matryoshka. Sortie en 2010 et composée par HACHI (de son vrai nom Kenshi YONEZU), il s’agit d’une chanson très populaire dans l’univers Vocaloid car c’est un des titres à avoir atteint le million de vues sur NicoNico sur un laps de temps très court. J’ai choisi cette chanson pour plusieurs raisons : la première est que j’adore le travail d’HACHI, que ce soit ses productions Vocaloid, ou les albums qu’il produit sous son propre label. Il possède un style que j’affectionne beaucoup, et à en plus le culot d’illustrer lui-même ses clips avec une patte graphique qui me charme au plus haut point! Bref, je vous encourage vivement à vous intéresser au travail de cet artiste, cela vaut vraiment le coup.
L’autre raison de mon choix est que je trouve Matryoshka particulièrement adaptée au Hippie. Vocaloid Wiki décrit très bien la chanson (traduction non littérale) : « Une composition rock alternatif chaotique et addictif, dont les paroles, à la fois ridicules, vagues ou sans sens particulier, donne à la chanson un sentiment fou et psychotique, le tout avec une légère note de mélancolie ». Je trouve que cela décrit très bien le personnage.

Pour les paroles justement, j’ai vraiment dû me creuser la tête. Le Hippie se caractérise par ses nombreuses répliques devenues cultes, dont la célèbre : « T’en as trop pris, Gros! ». Bien que je ne voulais pas utiliser bêtement cette phrase, j’ai tout de même construit la chanson autour d’elle, en faisant le pivot du clip, ainsi que le titre du fanmade. Et je suis vraiment satisfait du résultat : les paroles sont à la fois cohérentes et farfelues, la chanson permet de placer la fameuse réplique intelligemment et le tout me semble ainsi refléter la complexité du personnage. Et j’ai volontairement choisi d’utiliser un langage assez soutenu, car mine de rien, le Hippie ne parle pas comme un simplet et j’ai été surpris, en revisionnant les épisodes de SLG (oui, je le fais à chaque fanmade), de voir qu’il utilise un vocabulaire plutôt fourni, en parallèle de ses éternelles répliques sans queue ni tête.

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En ce qui concerne le montage, j’ai choisi de le faire exclusivement sous After Effects, surtout que j’ai, depuis ma formation, la dernière version qui est plutôt stable (même si ça a pas mal planté quand même…). J’ai encore découvert énormément de choses sur ce logiciel et me dit qu’il a vraiment matière à faire des choses très sympathiques avec. Pour le Hippie, j’ai voulu ne pas trop en faire, vu le personnage et le style de la musique. C’est donc assez sobre visuellement, mais par contre, c’est la vidéo où il y a le plus d’animations. Quant aux dessins, il y en a une cinquantaine, soit beaucoup plus que pour le Patron. En fait, je sens que j’ai vraiment progressé à ce niveau depuis quelques mois car j’ai produit beaucoup de dessins, et assez rapidement (surtout vu le nombre de détails qu’il y a sur le Hippie!). Bref comme toujours, ces vidéos me font réellement progresser sur de nombreux points, tout en me permettant de faire honneur à l’univers de Mathieu et lui offrir un travail de qualité.

Donc encore une fois, je me suis éclaté à faire cette vidéo. Je pense sans mentir qu’il s’agit du fanmade sur lequel j’ai, pour le moment, pris le plus de plaisir. J’espère en tout cas que cela se ressentira, d’autant que je sais que vous êtes maintenant nombreux à attendre mes productions. Et c’est aussi une sorte de cadeau de Noël un peu en retard pour Mathieu qui s’est bien démené depuis la rentrée pour nous offrir des épisodes variés et de qualité. Merci encore à lui (et à Alexis) pour leur excellent travail!
Sur ce, je vous souhaite un bon visionnage et n’oubliez pas que la consommation abusive de Rhubarbe est dangereuse pour la santé… ou pas ^^’


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Le Vocaloid : Pourquoi j’aime et j’assume

S’il y a bien un sujet qui a pris une place importante dans ma culture geek et dans ma bibliothèque iTunes depuis quelques années, c’est bien le Vocaloid. Souvent moqué et incompris, le phénomène est pourtant parvenu à m’interpeler. Cela n’a pas été le coup de foudre immédiat, pourtant aujourd’hui, je considère que cela fait pleinement partie de mon univers et un sujet que j’aimerais aborder à de plus grandes occasions. C’est pourquoi j’avais à cœur depuis un petit moment de faire un article vous expliquant pourquoi j’aime le Vocaloid et, qui sait, peut être donné à ceux qui y sont hermétiques un autre regard (car vu le nombre de fanmades que je vais réaliser avec ce type de morceau, croyez-moi, vous allez en bouffer!).

Ma première rencontre avec le Vocaloid s’est fait par le biais du vidéo de l’Ermite Moderne qui expliquait le principe du logiciel et les origines du phénomène, suite à une comparaison foireuse entre Hatsune Miku (le personnage de Vocaloid le plus connu) et Renée La Taupe durant l’émission Le Grand Journal sur Canal+.
Je dois bien vous admettre que sans cette vidéo, je ne me serais sans doute jamais penché sur le sujet. J’avais bien croisé quelques goodies à l’effigie d’Hatsune Miku durant certaines conventions, mais personne n’avait été en mesure de m’expliquer clairement de quoi il s’agissait.

Rappelons ce qu’est le Vocaloid : c’est tout simplement un logiciel de synthèse vocale. En gros, vous faites « chanter » votre ordinateur. J’avoue que c’est sans doute ce premier aspect qui m’a poussé à m’y intéresser plus en profondeur. Très friand de tout ce qui touche au multimédia, que ce soit le montage son, vidéo, graphisme, etc. (ça, je pense que vous aviez remarqué!), les possibilités d’un tel logiciel attisaient en moi une profonde curiosité. Alors, telle Alice, je plonge dans le terrier du lapin.
J’y suis allé pas à pas, comme j’ai tendance à le faire lorsque je découvre une nouveauté. Cela ne s’est pas fait sans quelques déboires. En effet, les premières écoutes ne se sont pas révélées des plus agréables. Les voix faisaient très métalliques, très synthétiques. De plus, la majorité des chansons étaient de la Jpop (le logiciel étant japonais), genre particulier avec lequel je n’avais plus beaucoup d’affinités depuis que j’avais passé la barre des 20 ans…

Mais je suis du genre persévérant, et à force de fouiner sur le net (principalement sur YouTube et NicoNico, son équivalent japonais), j’ai suis tombé sur des morceaux intéressants, bien foutus. Et à partir de là, j’ai compris que ce que je pouvais trouver dans le Vocaloid était plus que de la simple Jpop avec des voix de synthèse.
D’abord charmé par des compositions efficaces comme les productions de Kz ou Supercell (qui produisent de très bons morceaux Jpop/Jrock), je suis rapidement tombé amoureux de travaux plus « expérimentaux », comme ceux de CosMo ou de Wowaka. Ces derniers utilisent en effet le logiciel de manière originale, le poussant souvent dans ces derniers retranchements, avec des musiques au rythme très soutenu et des textes riches et fournis. Et ayant un faible pour les mélodies rapides et rythmiques, autant vous dire que j’ai largement trouvé mon bonheur à ce niveau. Puis, petit à petit, je me suis attaché à l’univers de certains d’entre eux, comme GigaP dont j’adore les mélodies très chiptunes, ou encore Neru et ses chansons rock et sombres.

Vous noterez que je parle plus des créateurs que du logiciel. Nombreux sont ceux à dire préférer tel Vocaloid à tel Vocaloid. Mais personnellement, je préfère m’attacher à l’univers d’un créateur plutôt qu’à la version du logiciel qu’il utilise. Bien entendu, j’ai moi aussi mes préférences en terme de Vocaloid (ma préférée est clairement Megurine Luka, suivie de près par Lily et GUMI) mais j’ai envie de dire que peu importe l’instrument, l’essentiel est celui qui le manie. Ainsi, je suis de ceux qui qualifie toutes ses personnes d' »artistes » à part entière, qui manipulent les logiciels comme certains manipulent de vrais instruments. Pour moi, tous ces univers cohabitent et donnent une vraie richesse à ma culture musicale.

Toutefois, je dois bien reconnaitre que l’univers du Vocaloid possède également de gros défauts. Le premier, selon moi, est qu’à l’image de la Pop Culture japonaise, on navigue dans un environnement relativement niais. La plupart des titres mis en avant sont souvent de la Jpop sucré qui colle bien aux dents, et dans la grande majorité chantés par Hatsune Miku ou les jumeaux Kagamine (qui possèdent des voix relativement aiguës et pouvant être très désagréables si mal utilisées). En gros, il faut être persévérant et fouiner à la recherche des pépites au sein de tout cet amas de niaiserie (et les chansons populaires ne sont pas toujours les meilleures…).
De plus (mais là c’est TRES personnel), je trouve que tout ça manque cruellement de… « virilité ». Il y a peu de Vocaloid mâles et je trouve dommage qu’ils ne soient pas plus et mieux utilisés. Moi qui adore par exemple la voix de Kaito (autant la Version1 que la Version3 plus réaliste), je rêve de tomber un jour sur des titres bien Rock utilisant sa bande vocale, plutôt que les éternelles balades romantiques fleurant bon le Yaoi…

Je pourrais encore vous parler de Vocaloid pendant des heures, mais il faut savoir mettre un terme à certaines conversations. Pour résumer, je suis parfaitement conscient des qualités et des défauts de cet étrange univers, mais au jour d’aujourd’hui, j’y  trouve une source intarissable de morceaux originaux, amusants, inspirants… Il faut clairement faire le tri et séparer le bon grain de l’ivraie, mais pour moi certaines découvertes sont de véritables trésors que j’aimerais pouvoir partager à de plus grandes occasions avec mon entourage.

Et pour conclure cet article relativement long, voici mon avatar cosplayé en Kaito Version3. J’ai essayé de rester au plus proche du modèle, tout en prenant quelques libertés (je n’ai pas exemple pas fait les hologrammes dans l’écharpe) et en faisant l’impasse sur certains aspects vestimentaires (moi vivant, jamais je ne porterai des bottes qui montent jusqu’aux genoux, même pour un dessin XD).

AngelKaito