L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Mois : Nia (Gurren Lagann)

Au cours de mon adolescence, j’ai consommé bon nombre d’animes japonais (surtout à l’époque où j’étais au chômage et que j’avais beaucoup de temps à perdre). Je suivais l’actualité, visionnais les nouveautés et rattrapais mes classiques. Le petit inconvénient de cette boulimie de séries, c’est que j’avais tendance à me gaver sans vraiment profiter de mes visionnages. J’ai ainsi délaissé et abandonné les titres qui ne me captivaient le moins. Gurren Lagann en faisait partie.

Pourtant cette année, j’ai décidé de reprendre la série à zéro. Le temps passant et mes goûts évoluants, j’ai réellement apprécié de revoir cette super série de chez GAINAX, quitte à me demander pourquoi à l’époque je l’avais mise de côté. Au sein de cet univers, les personnages féminins donnent la pareil à leurs acolytes masculins, et si comme beaucoup je me suis laissé séduire par la plantureuse et agile Yoko, c’est finalement de la petite Nia dont il sera question dans cette rubrique de la Fille du Mois.

Au début, j’avais du mal avec le personnage. Je trouvais qu’il débarquait un peu comme un cheveu sur la soupe et je n’étais pas très réceptif à sa part de niaiserie. Mais maintenant avec mon regard d’adulte, je comprends ce que les réalisateurs ont souhaité faire avec elle. Pour faire un simple : Nia est ce que l’on appelle un love interest, c’est-à-dire un protagoniste dont la principale utilité est d’être la compagne du héros.
Ce type de personnage est souvent très mal vu, car il est la plupart du temps rabaissé au rang d’entité fonction ayant peu d’intérêt en quant qu’individu. Cela étant dit, Nia arrive à aller au delà de son statut de compagne pour enrichir le récit et servir la trame.

Plus haut, je disais trouver son introduction maladroite. Mais après revisionnage, son arrivée est au contraire très logique et plutôt bien exploitée. Elle débarque à un moment charnière pour Simon, le héros de l’histoire. Et bien que l’on comprenne rapidement qu’elle va devenir son love interest, elle est suffisamment bien traitée avant cela pour que cette sensation de personnage bouche-trou soit vite oubliée.
De plus, Nia a cette particularité d’être une jeune fille très optimiste. Alors que le contexte de la série se veut sombre et défaitiste (surtout au moment où elle arrive), elle va constituer pour les autres protagonistes un véritable rayon de soleil, apportant un regard différent sur la situation. Elle sera ainsi très vite appréciée par tout à chacun et son évolution au sein de l’histoire la fera régulièrement sortir de son rôle de simple partenaire.

Si d’ordinaire j’ai tendance à préférer les femmes fortes, Nia fait partie de ces petites exceptions qui adoucissent mes standards. Avec sa bouille adorable, sa douceur communicante et son optimisme à toute épreuve, elle souffle un vent de fraicheur sur la série Gurenn Lagann. Je ne peux donc que vous encourager à voir cette série (disponible sur Netflix si ça vous intéresse), et j’espère que vous aussi vous apprécierez Nia. Ha… Et note à moi-même : ses cheveux sont fun à dessiner !

 

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La Fille du Mois : Princess Carolyn (Bojack Horseman)

Le mois d’Avril a décidément filé à toute vitesse. Bien occupé avec la création du livret pour Japan Expo, je n’ai pas pris le temps d’alimenter le blog. Toutefois, je profite du calme de ce dimanche pour mettre à l’honneur un nouveau personnage féminin. D’autant que ce coup-ci, j’ai à cœur de vous parler d’une protagoniste venant d’une série qui me semble méconnue (en tout cas par chez nous) : Princess Carolyn de Bojack Horseman.

On plante rapidement le décor : il s’agit d’une série américaine de 3 saisons nous présentant les mésaventures de l’acteur-cheval Bojack HORSEMAN, star hollywoodienne sur le déclin qui tente de donner un second souffle à sa carrière. L’histoire a pour but d’exposer l’aspect névrosé du star system, en mettant en scène des personnages et animaux anthropomorphes. Si notre cher Bojack se révèle être un loser pathétique que je prends plaisir à voir échouer, il est accompagné par des seconds rôles forts sympathiques, dont Princess Carolyn fait partie.

Cette chatte persan carriériste et agent de l’acteur (ainsi qu’une de ses ex-compagnes) détonne par rapport à l’aspect très négatif et pessimiste de la série. Là où la majorité des situations poussent les personnages à broyer du noir, Carolyn surprend par son tempérament souvent positif. Bien qu’elle doive faire face à ses problématiques (principalement sur le fait d’être célibataire à plus de 40 ans), elle est souvent celle qui prend le plus d’initiatives et cherche à tirer son entourage vers le haut (ce qui est d’autant plus courageux quand on se traine un poids mort comme Bojack).
Si l’histoire ne lui fera pas de cadeaux, autant sur le plan professionnel que personnel, Princess Carolyn retombe souvent sur ses pattes (HUMOUR !) et c’est clairement une des figures les plus sympathiques de la série, avec Todd.

Bref, il s’agit d’une figure féminine intéressante qui (avec Diane) tente de véhiculer une image positive et encourageante de la femme, dans un milieu professionnel où il est souvent difficile de naviguer sans encombre. Une très bonne raison de vous intéresser à cette série qui mérite selon moi d’être plus connue. Dès lors que vous arriverez à faire abstraction de l’aspect graphique (les personnages anthropomorphes, ça ne plait pas à tout le monde), vous ne serez pas déçu du voyage.


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Stranger Things : Classique ? Et alors ?

Durant mes vacances quelques peu forcées de cet été, j’en ai profité pour farfouiller un peu Netflix à la recherche de nouvelles séries. J’ai ainsi pu attaquer diverses productions telles que iZombie, Bojack Horseman, Sense8 ou encore Supernatural (dont on me rabat les oreilles depuis un moment). Mais, ici, il ne sera question d’aucune d’entres elles (je ne les ai pas encore fini…) vu que l’on va s’attarder sur Stranger Things qui a visiblement cartonné cet été.

L’histoire se déroule dans le années 80 et se concentre sur un groupe de 4 jeunes garçons. À la suite de la disparition de l’un d’entre eux, ils vont faire la connaissance d’une mystérieuse jeune fille aux étranges pouvoirs, semblant être la clé pour retrouver leur ami, mais aussi comprendre les évènements se déroulant dans leur petite ville de l’Indiana.
Si comme moi vous faites parti de cette génération née entre 1980 et 1990, vous allez vite vous rendre compte de Stranger Things vous fait, dès les premiers épisodes, gravement du pied. Que ce soit l’esthétique, la bande originale, les décors, l’ambiance générale, etc. tous fait référence au cinéma et à la littérature de la fin du XXe siècle.

C’est un parti pris complètement assumé car la série ne renie ses inspirations à aucun moment. Le tout baigne dans une atmosphère volontairement old-school, avec ses couleurs automnales, sa musique rock et sa colorimétrie aux contrastes très prononcés. Cela se voit également au niveau du fond avec la structure du scénario et les personnages, qui rappellent constamment les œuvres de Spielberg ou encore les romans de Steven King.

Il en résulte à la fois force et faiblesse. Force dans le sens où le tout rend terriblement nostalgique, que l’on se sent un peu comme dans un cocon quand on regarde la série et que l’on a l’impression de déguster un de ses goûters qui représentaient les plaisirs simples de notre enfance.
Faiblesse cependant au niveau de la trame et de ses personnages qui, à vouloir trop coller aux codes de l’époque, rendent certaines situations convenues voir caricaturales (je pense par exemple au personnage de Nancy et à tout se qui gravite autour d’elle niveau personnages et scénario). De plus, pour peu que vous ayez un minimum de culture cinéma ou littéraire, la trame ne dispose d’aucune surprise en particulier. L’œil averti repérera les quelques facilités scénaristiques, ainsi que les artifices classiques pour maintenir suspense et secrets de polichinelles.

Ceci étant dit, ce côté classique et convenu ne dessert pas tant que ça la série. En effet Stranger Things déborde de bonnes intentions et si on peut parfois regretter que les réalisateurs se planquent ouvertement derrière la carte de la nostalgie, la magie opère. L’histoire se suit sans problème et on arrive à s’attacher à toute la petite troupe, excusant ainsi le jeu d’acteur approximatif de certains enfants. Il y a même quelques éléments très bien trouvés comme par exemple le coup des ampoules ou l’esthétique de certains environnements.
Ainsi on s’enfile les épisodes sans aucune difficulté. Via son format court, la série n’étire pas sa trame inutilement et on atteint le dénouement sans que l’ennui n’est pu venir nous chatouiller les orteils. Et même si les éléments pour une éventuelle suite (confirmée depuis) sont insérés un peu maladroitement, on passe un véritable bon moment devant son écran.

J’ai ainsi fortement apprécié le visionnage de Stranger Things, et ce malgré certains situations très convenues qui m’ont parfois fait lever les yeux au ciel. Donc si vous avez la possibilité de la voir, je vous la conseille sans aucun problème. Si effectivement la série a du mal à se démarquer sans agiter la carotte de l’effet rétro, ce n’est pas pour autant qu’elle n’arrive pas à faire bonne impression. Les intentions de réalisation sont louables, l’histoire se veut simple à suivre et le tout arrive à trouver un équilibre entre nouveautés et références. Et même si ces aspects semblent créer le débat quant à la légitimité de son succès, je pense que lui consacrer quelques heures ne sera pas du temps perdu. À voir.

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