L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Mois : Princess Carolyn (Bojack Horseman)

Le mois d’Avril a décidément filé à toute vitesse. Bien occupé avec la création du livret pour Japan Expo, je n’ai pas pris le temps d’alimenter le blog. Toutefois, je profite du calme de ce dimanche pour mettre à l’honneur un nouveau personnage féminin. D’autant que ce coup-ci, j’ai à cœur de vous parler d’une protagoniste venant d’une série qui me semble méconnue (en tout cas par chez nous) : Princess Carolyn de Bojack Horseman.

On plante rapidement le décor : il s’agit d’une série américaine de 3 saisons nous présentant les mésaventures de l’acteur-cheval Bojack HORSEMAN, star hollywoodienne sur le déclin qui tente de donner un second souffle à sa carrière. L’histoire a pour but d’exposer l’aspect névrosé du star system, en mettant en scène des personnages et animaux anthropomorphes. Si notre cher Bojack se révèle être un loser pathétique que je prends plaisir à voir échouer, il est accompagné par des seconds rôles forts sympathiques, dont Princess Carolyn fait partie.

Cette chatte persan carriériste et agent de l’acteur (ainsi qu’une de ses ex-compagnes) détonne par rapport à l’aspect très négatif et pessimiste de la série. Là où la majorité des situations poussent les personnages à broyer du noir, Carolyn surprend par son tempérament souvent positif. Bien qu’elle doive faire face à ses problématiques (principalement sur le fait d’être célibataire à plus de 40 ans), elle est souvent celle qui prend le plus d’initiatives et cherche à tirer son entourage vers le haut (ce qui est d’autant plus courageux quand on se traine un poids mort comme Bojack).
Si l’histoire ne lui fera pas de cadeaux, autant sur le plan professionnel que personnel, Princess Carolyn retombe souvent sur ses pattes (HUMOUR !) et c’est clairement une des figures les plus sympathiques de la série, avec Todd.

Bref, il s’agit d’une figure féminine intéressante qui (avec Diane) tente de véhiculer une image positive et encourageante de la femme, dans un milieu professionnel où il est souvent difficile de naviguer sans encombre. Une très bonne raison de vous intéresser à cette série qui mérite selon moi d’être plus connue. Dès lors que vous arriverez à faire abstraction de l’aspect graphique (les personnages anthropomorphes, ça ne plait pas à tout le monde), vous ne serez pas déçu du voyage.


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Stranger Things : Classique ? Et alors ?

Durant mes vacances quelques peu forcées de cet été, j’en ai profité pour farfouiller un peu Netflix à la recherche de nouvelles séries. J’ai ainsi pu attaquer diverses productions telles que iZombie, Bojack Horseman, Sense8 ou encore Supernatural (dont on me rabat les oreilles depuis un moment). Mais, ici, il ne sera question d’aucune d’entres elles (je ne les ai pas encore fini…) vu que l’on va s’attarder sur Stranger Things qui a visiblement cartonné cet été.

L’histoire se déroule dans le années 80 et se concentre sur un groupe de 4 jeunes garçons. À la suite de la disparition de l’un d’entre eux, ils vont faire la connaissance d’une mystérieuse jeune fille aux étranges pouvoirs, semblant être la clé pour retrouver leur ami, mais aussi comprendre les évènements se déroulant dans leur petite ville de l’Indiana.
Si comme moi vous faites parti de cette génération née entre 1980 et 1990, vous allez vite vous rendre compte de Stranger Things vous fait, dès les premiers épisodes, gravement du pied. Que ce soit l’esthétique, la bande originale, les décors, l’ambiance générale, etc. tous fait référence au cinéma et à la littérature de la fin du XXe siècle.

C’est un parti pris complètement assumé car la série ne renie ses inspirations à aucun moment. Le tout baigne dans une atmosphère volontairement old-school, avec ses couleurs automnales, sa musique rock et sa colorimétrie aux contrastes très prononcés. Cela se voit également au niveau du fond avec la structure du scénario et les personnages, qui rappellent constamment les œuvres de Spielberg ou encore les romans de Steven King.

Il en résulte à la fois force et faiblesse. Force dans le sens où le tout rend terriblement nostalgique, que l’on se sent un peu comme dans un cocon quand on regarde la série et que l’on a l’impression de déguster un de ses goûters qui représentaient les plaisirs simples de notre enfance.
Faiblesse cependant au niveau de la trame et de ses personnages qui, à vouloir trop coller aux codes de l’époque, rendent certaines situations convenues voir caricaturales (je pense par exemple au personnage de Nancy et à tout se qui gravite autour d’elle niveau personnages et scénario). De plus, pour peu que vous ayez un minimum de culture cinéma ou littéraire, la trame ne dispose d’aucune surprise en particulier. L’œil averti repérera les quelques facilités scénaristiques, ainsi que les artifices classiques pour maintenir suspense et secrets de polichinelles.

Ceci étant dit, ce côté classique et convenu ne dessert pas tant que ça la série. En effet Stranger Things déborde de bonnes intentions et si on peut parfois regretter que les réalisateurs se planquent ouvertement derrière la carte de la nostalgie, la magie opère. L’histoire se suit sans problème et on arrive à s’attacher à toute la petite troupe, excusant ainsi le jeu d’acteur approximatif de certains enfants. Il y a même quelques éléments très bien trouvés comme par exemple le coup des ampoules ou l’esthétique de certains environnements.
Ainsi on s’enfile les épisodes sans aucune difficulté. Via son format court, la série n’étire pas sa trame inutilement et on atteint le dénouement sans que l’ennui n’est pu venir nous chatouiller les orteils. Et même si les éléments pour une éventuelle suite (confirmée depuis) sont insérés un peu maladroitement, on passe un véritable bon moment devant son écran.

J’ai ainsi fortement apprécié le visionnage de Stranger Things, et ce malgré certains situations très convenues qui m’ont parfois fait lever les yeux au ciel. Donc si vous avez la possibilité de la voir, je vous la conseille sans aucun problème. Si effectivement la série a du mal à se démarquer sans agiter la carotte de l’effet rétro, ce n’est pas pour autant qu’elle n’arrive pas à faire bonne impression. Les intentions de réalisation sont louables, l’histoire se veut simple à suivre et le tout arrive à trouver un équilibre entre nouveautés et références. Et même si ces aspects semblent créer le débat quant à la légitimité de son succès, je pense que lui consacrer quelques heures ne sera pas du temps perdu. À voir.

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