L'Atelier d'AngelMJ


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Stranger Things : Classique ? Et alors ?

Durant mes vacances quelques peu forcées de cet été, j’en ai profité pour farfouiller un peu Netflix à la recherche de nouvelles séries. J’ai ainsi pu attaquer diverses productions telles que iZombie, Bojack Horseman, Sense8 ou encore Supernatural (dont on me rabat les oreilles depuis un moment). Mais, ici, il ne sera question d’aucune d’entres elles (je ne les ai pas encore fini…) vu que l’on va s’attarder sur Stranger Things qui a visiblement cartonné cet été.

L’histoire se déroule dans le années 80 et se concentre sur un groupe de 4 jeunes garçons. À la suite de la disparition de l’un d’entre eux, ils vont faire la connaissance d’une mystérieuse jeune fille aux étranges pouvoirs, semblant être la clé pour retrouver leur ami, mais aussi comprendre les évènements se déroulant dans leur petite ville de l’Indiana.
Si comme moi vous faites parti de cette génération née entre 1980 et 1990, vous allez vite vous rendre compte de Stranger Things vous fait, dès les premiers épisodes, gravement du pied. Que ce soit l’esthétique, la bande originale, les décors, l’ambiance générale, etc. tous fait référence au cinéma et à la littérature de la fin du XXe siècle.

C’est un parti pris complètement assumé car la série ne renie ses inspirations à aucun moment. Le tout baigne dans une atmosphère volontairement old-school, avec ses couleurs automnales, sa musique rock et sa colorimétrie aux contrastes très prononcés. Cela se voit également au niveau du fond avec la structure du scénario et les personnages, qui rappellent constamment les œuvres de Spielberg ou encore les romans de Steven King.

Il en résulte à la fois force et faiblesse. Force dans le sens où le tout rend terriblement nostalgique, que l’on se sent un peu comme dans un cocon quand on regarde la série et que l’on a l’impression de déguster un de ses goûters qui représentaient les plaisirs simples de notre enfance.
Faiblesse cependant au niveau de la trame et de ses personnages qui, à vouloir trop coller aux codes de l’époque, rendent certaines situations convenues voir caricaturales (je pense par exemple au personnage de Nancy et à tout se qui gravite autour d’elle niveau personnages et scénario). De plus, pour peu que vous ayez un minimum de culture cinéma ou littéraire, la trame ne dispose d’aucune surprise en particulier. L’œil averti repérera les quelques facilités scénaristiques, ainsi que les artifices classiques pour maintenir suspense et secrets de polichinelles.

Ceci étant dit, ce côté classique et convenu ne dessert pas tant que ça la série. En effet Stranger Things déborde de bonnes intentions et si on peut parfois regretter que les réalisateurs se planquent ouvertement derrière la carte de la nostalgie, la magie opère. L’histoire se suit sans problème et on arrive à s’attacher à toute la petite troupe, excusant ainsi le jeu d’acteur approximatif de certains enfants. Il y a même quelques éléments très bien trouvés comme par exemple le coup des ampoules ou l’esthétique de certains environnements.
Ainsi on s’enfile les épisodes sans aucune difficulté. Via son format court, la série n’étire pas sa trame inutilement et on atteint le dénouement sans que l’ennui n’est pu venir nous chatouiller les orteils. Et même si les éléments pour une éventuelle suite (confirmée depuis) sont insérés un peu maladroitement, on passe un véritable bon moment devant son écran.

J’ai ainsi fortement apprécié le visionnage de Stranger Things, et ce malgré certains situations très convenues qui m’ont parfois fait lever les yeux au ciel. Donc si vous avez la possibilité de la voir, je vous la conseille sans aucun problème. Si effectivement la série a du mal à se démarquer sans agiter la carotte de l’effet rétro, ce n’est pas pour autant qu’elle n’arrive pas à faire bonne impression. Les intentions de réalisation sont louables, l’histoire se veut simple à suivre et le tout arrive à trouver un équilibre entre nouveautés et références. Et même si ces aspects semblent créer le débat quant à la légitimité de son succès, je pense que lui consacrer quelques heures ne sera pas du temps perdu. À voir.

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La Fille du Début du Mois : Arya Stark (Game of Thrones)

Difficile de passer à côté du phénomène Game of Thrones. Mise sur le devant de la scène grâce à son adaptation TV en 2011, cette série de roman d’héroïc-fantasy a réussi à me séduire grâce à la qualité de son scénario et la justesse de ses différents personnages. J’ai promis de faire un article complet sur le sujet (avec Tyrion en illustration qui avait gagné le vote de popularité sur Facebook) et je m’y attellerai avant que la 5e saison ne démarre (et j’aimerais aussi avancer un peu le 4e tome). Pour l’heure, nous sommes le premier Lundi du mois, on va donc parler d’un personnage féminin. Et parmi toutes les dames mises en avant dans la grande guerre pour le Trône de Fer, celle qui s’attire actuellement mes faveurs est Arya STARK.

Cadette de la fratrie au blason du Loup, j’ai tout de suite adhéré à ce personnage de part son caractère énergique et sa vivacité. Mise en avant autant dans la série TV que dans le roman (où son point de vue est très souvent représenté), la jeune fille est pour moi la représentation vivante de la perte de l’enfance au sein de la guerre. Démarrant noble pour finalement se retrouver en fuite, poursuivie, capturée, battue, séquestrée, puis de nouveau en fuite, puis recapturée, etc…. Les épreuves que va traverser Arya sont aussi multiples que terriblement dramatiques. En effet, la jeune STARK n’a pour ainsi dire pas beaucoup de chance dans le récit de George R.R. MARTIN, et on assiste, non sans une certaine fascination, à la transformation de sa personnalité et de ses actes suite aux événements auxquels elle devra faire face.

J’aime beaucoup Arya car c’est un personnage que l’on aimerait voir heureuse, mais qui se retrouve toujours dans les pires situations malgré elle, et qui doit rapidement s’adapter et grandir, quitte à passer complètement du côté obscur. Son développement psychologique est à la fois triste mais logique, et le roman permet de comprendre le personnage encore plus que la série TV. J’ai donc hâte de découvrir ce qu’il adviendra de la jeune STARK, cette dernière se trouvant désormais seule face à ses démons et son profond désir de vengeance. Mais je doute fort que cela se termine en happy ending. De toute façon, dans Game of Thrones, on est jamais sûr de rien…

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Ha… On me signale que je triche un peu vu que j’ai choisi un personnage féminin qui se fait passer pour un garçon. Certes… Mais mon deuxième personnage féminin préférée de la série est Brienne. Donc bon, ça n’aurait pas changé grand chose XD