L'Atelier d'AngelMJ


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Vaiana : Disney de Noël sous le soleil

Vieille tradition que celle du film d’animation Disney sortant pour les fêtes de fin d’année. Si la compagnie américaine avait raté le coche l’année dernière avec Le Voyage d’Arlo (avis perso hein, pas taper si tu l’aimes), leur candidat 2016 semble être bien mieux armé pour attirer le spectateur dans les salles obscures ce Noël. Que vaut donc Vaiana (ou Moana dans sa version originale), le nouveau Disney puisant dans les légendes polynésiennes ?

On va vite passer sur l’une des qualités évidentes du film : il est splendide. Mais genre vraiment sublime. Que ce soit par la manière dont les éléments sont représentés (eau, lave, etc.) ou le charadesign des personnages (la modélisation des cheveux est vraiment impressionnante), le film en met littéralement plein les yeux. L’animation est par ailleurs excellente (c’est presque un acquis maintenant chez Disney). Bref pas grand chose à dire sur ce point car le studio n’a clairement plus rien à prouver. Mention spéciale concernant l’antagoniste, j’ai trouvé son design simple mais terriblement efficace.
Au niveau musicale, les quelques pistes qui accompagnent les aventures de Vaiana et Maui collent parfaitement à l’ambiance et les rythmiques hawaïennes s’enchainent de manière très naturelle. Toutefois, si vous êtes allergiques aux chansons dans les Disneys, vous risquez de pester contre ce nouvel opus car ces dernières y sont très nombreuses (plus encore que dans La Reine des Neiges). Perso, cela ne m’a pas trop dérangé car je les trouve plutôt bonnes (la chanson de Vaiana reste bien en tête) même si leur trop grand nombre peut finir par agacer (d’ailleurs, le film s’autoclashe sur ce point, c’est assez amusant).

En parlant d’amusant, j’ai trouvé que le film a un très bon équilibre au niveau du ton. Si ce n’est ni le Disney le plus drôle ni le plus dramatique qui ait été fait, le tout reste cohérent. Au niveau de l’histoire, pas grand chose à signaler car on est sur un schéma narratif ultra classique. À vous de voir si cela en fait un défaut, mais personnellement j’en ai fait mon deuil depuis un moment (mais qui sait un film arrivera peut être à me surprendre un jour).
Quant au fond, le studio reste sur sa lancée par rapport aux thèmes et sujets abordés avec La Reine des Neiges et Zootopie. A l’image de ses prédécesseurs, Vaiana propose une héroïne forte et indépendante, le tout appuyant un message féministe évident mais jamais insistant. Il y a un vrai équilibre dans le traitement du duo Vaiana/Maui qui s’amuse souvent à rire indirectement des clichés des films de princesses. Sans doute que chacun sera sensible à un niveau différent à tout cela mais me concernant je trouve le film bien écrit, à l’image de Zootopie qui était parvenu à faire passer des messages forts sans nous coller le visage dessus.

Pour conclure, Vaiana est un nouveau Disney de qualité qui suit presque à la lettre la voie tracée par les productions antérieures. Sans doute pas le plus original de la bande, mais j’ai passé un très bon moment devant grâce à son ambiance dépaysante et sa direction artistique d’excellente facture. À voir maintenant si la grande quantité de chansons ne sera pas un frein pour certains et si le message féministe en arrière-plan passera auprès de tout le monde. Mais dans l’ensemble c’est un film que vous pouvait aller voir sans trop d’hésitation.

moanaplage


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Kubo et l’Armure magique : Vos papiers s’il vous plait

Les années ont beau passer et mes goûts varier au fil des découvertes, il est un genre cinématographique que j’affectionne toujours autant : le cinéma d’animation. Bien qu’ayant largement dépassé la trentaine, je prends toujours autant de plaisir à aller voir ce type de production. Et si le genre est encore trop souvent catalogué comme ciblant le jeune public, il y a fort heureusement des studios qui s’efforcent de proposer un contenu qui tente de combler n’importe quel spectateur. Et dans les sorties récentes, Kubo et l’Armure magique en est l’exemple parfait.

On va commencer pas l’évidence : ce film est un bonbon pour les yeux. Mélangeant habilement stop-motion et effets numériques, la dernière production du studio Laika est très plaisante à regarder. Au delà de l’aspect technique qui force le respect, la direction artistique émerveille et fascine. On sent que les personnes derrière le projet aiment le Japon et son folklore, et nous proposent un univers à la fois riche et vivant.
Ainsi que ce soit via les décors, le design des personnages ou encore la musique, les influences de l’univers de Kubo sont nombreuses et utilisées avec talent. Le spectateur est de ce fait complètement immergé dans le film, ce qui lui permet d’apprécier une production maîtrisée de bout en bout au niveau de la forme. Et comme si cela ne suffisait pas, Kubo et l’Armure magique est également réussi au niveau du fond.

Alors certes, il y a quelques petits détails que j’ai eu du mal à ne pas voir. Que ce soit des raccourcis scénaristiques ou certaines facilités d’écriture, le scénario n’est pas sans défaut et le spectateur exigeant fera peut être la fine bouche à ce niveau.
Cependant pour un film familial, c’est un mal bien minime comparé aux efforts qui ont été fait par les scénaristes pour sortir un peu des sentiers battus. Comprenez par là que même si l’histoire suit un cheminement très classique, le tout est globalement bien écrit et cohérent. C’est très bien rythmé, on ne s’ennuie pas une seule seconde et il y a un équilibre parfait entre les scènes d’action et les moments plus contemplatifs.

Car si Kubo emprunte son esthétique à la culture nippone, la philosophie du film en est imprégnée également. On se retrouve ainsi face une histoire forte, à la fois amusante et tragique. Les thématiques soulevées sont traitées avec pudeur et intelligence, et il est appréciable de voir une telle production parler des notions de famille ou de deuil sans tomber dans le pathos ou le sentimentalisme.

Vous l’aurez compris, je vous conseille plus que vivement d’aller voir Kubo et l’Armure magique car vous passerez sans aucun doute un bon moment. Non seulement le film est une prouesse visuelle, mais l’histoire qu’il raconte est à la fois bien écrite et suffisamment intéressante pour que n’importe quel spectateur puisse apprécier le voyage initiatique du jeune garçon. Donc si vous en avez l’occasion, surtout ne vous privez pas d’aller découvrir cette petite merveille. Le genre de film que l’on aimerait voir plus souvent au cinéma.

kubopaper


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Warcraft – Le Commencement : Pour la horde

Je m’évertue à le répéter au fil des adaptations : j’aime avoir un regard critique sur une production cinématographique, peu importe ses origines. Pourtant, une fois sorti de ma projection de Warcraft – Le Commencement, je me suis demandé si j’avais une légitimité à pondre une chronique sur ce dernier.
En effet, je suis un gros néophyte de l’univers Warcraft (j’ai à peine tâté le 2e opus quand j’étais au lycée, faute de temps et d’envie), mais je me suis quand même rendu dans mon cinéma pour en voir l’adaptation. Pour simple motif que j’aime les univers d’héroic-fantasy et que peu importe que ce soit tiré d’un livre ou d’un jeu vidéo à succès, j’avais envie de tenter l’aventure. Vous n’aurez donc pas ici le point de vue d’un joueur, mais bien celui d’un cinéphile.

On va donc aborder d’office le sujet : je n’ai pas eu besoin de connaître quoi que ce soit du jeu pour apprécier cette production. J’ignore si c’est parce que je suis familier à ce genre d’univers ou si le réalisateur a tout simplement bien fait son travail (sans doute les deux), mais je n’ai jamais été perdu dans l’intrigue. Les éléments inhérents au royaume d’Azeroth sont bien introduits et bien expliqués. J’ai bien-sûr dû passer à côté de quelques subtilités et clin d’œil que seuls les fans verront, mais l’ensemble m’a paru cohérent et bien fondé. L’univers est ainsi crédible et je n’ai n’a eu aucun problème pour rentrer dans l’histoire.
Les choses étant claires, parlons maintenant du film. Et qu’en dire si ce n’est que je ne sais pas trop comment attraper le bébé (orc). Pour faire simple, il y a du bon et du moins un peu partout, ce qui rend la critique assez délicate. Je vais donc y aller par étape.

On va commencer par l’aspect purement graphique. J’ai personnellement trouvé les costumes et accessoires très beaux et très design. Il y a un côté un peu old school, à la limite cartoon, dans la représentation des éléments typiques de ce genre d’univers (armes, créatures fantastiques, manière dont la magie est représentée, etc.) qui ne m’a pas déplu. Ajoutez à cela que j’ai beaucoup aimé la modélisation des orcs et la manière dont ils étaient représentés. Leurs interactions avec les acteurs humains fonctionnent très bien et cela rend le tout crédible.
Par contre la crédibilité prend un méchant coup dans les dents avec les décors. La vache… Qu’est ce que ça fait fake. Ils sont loin d’être laids, ce n’est pas ce que j’ai dit. Mais le rendu est trop numérique, trop propre. À certains moments, on ne sait plus si l’on est toujours devant un film en prise de vue réelle ou si on a basculé dans l’animation pure et dure. Cela ne gêne pas à l’immersion, mais c’est parfois un peu déstabilisant.

Pour ce qui est de la mise en scène, je l’ai trouvé classique et efficace. Un peu trop scolaire par moment, mais cela ne gêne en rien le visionnage. Les scènes d’actions sont bien orchestrés (le tout avec juste ce qu’il faut de violence) et j’ai globalement apprécié les musiques, même si là aussi on est dans du classique. Ça fait le job quoi.

Au niveau des acteurs, j’avoue ne pas avoir été convaincu. La plupart d’entre eux sont complètement en roue libre (voir un peu perdus) et j’ai trouvé que leur jeu manquait cruellement de naturel. Et c’est à peu près le cas pour l’ensemble du casting. En fait, on dirait presque de simples cosplayers ayant de beaux apparats mais qui perdent toute crédibilité dès qu’ils ouvrent la bouche.
Et à ma grande surprise, j’ai à contrario beaucoup aimé la prestation offertes par les orcs. Car aussi fou que cela puisse paraître, la manière dont ils sont animés rend leurs expressions et réactions très crédibles. Du coup, je me suis plus attaché à ces massives créatures et j’ai trouvé leur « jeu » plus convaincant (oui je sais, c’est assez étrange…).

Et puis il y a l’histoire. Là aussi, ça souffle le chaud et le froid. La trame est en soit intéressante au niveau de ses thématiques et de la manière dont elle choisit de les présenter. Même s’il faut s’accrocher pour suivre le raisonnement de protagonistes citant moultes lieux et personnages, l’ensemble se suit sans gros soucis. De plus, il y a un aspect dramatique assumé auquel j’ai été sensible (genre des personnages importants qui meurent). Ajoutez à cela que l’absence de manichéisme permet de s’identifier à chaque clan et à comprendre les enjeux de chaque race (perso j’étais plutôt du côté des orcs bizarrement).
Cependant, je ne peux pas non plus nier que l’ensemble est parfois un peu convenu et que l’on est rarement surpris par le déroulement des évènements. De plus, et là aussi c’est étrange à expliquer, j’ai trouvé certaines morts un peu faciles. Faciles dans le sens où elles sont parfois « gratuites », comme pour insister sur l’aspect dramatique de la trame, et surtout pour justifier certains points du scénario (j’ai des exemples en tête mais je risque de spoiler…). Encore une fois, rien qui ne soit vraiment gênant mais c’est un peu comme avoir un petit caillou au fond de sa chaussure : ça n’empêche pas de marcher mais on aimerait mieux qu’il ne soit pas là.

Si je devais résumer mon ressenti, je dirais que Warcraft – Le Commencent est un film plein de bonnes intentions. De vraies bonnes intentions. Mais il manque selon moi d’un peu d’audace et aurait mérité d’être peaufiné (surtout niveau mise en scène). Il a des qualités à tous les niveaux, mais ces dernières sont accompagnées d’une multitude de petits défauts. Défauts qui n’empêchent pas d’apprécier le film, mais qui m’ont souvent fait sortir de ce dernier.
Donc à savoir si je le recommande. Hum… Oui. Dès lors que vous aimez ce type d’univers, il y a de grandes chances pour que vous passiez un bon moment. Mais je pense que ce film ne marquera pas le genre cinématographique dans lequel il s’illustre. Par contre celui des bonnes adaptations de jeu vidéo au cinéma, il y a plus de chance…

AngelOrcWEB


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Money Monster : Pas touche à mes sous

On ne va pas se mentir : cette moitié d’année 2016 en termes de cinéma n’a pas été des plus fofolles. Bien qu’il y ait eu quelques fulgurances grâce aux sorties rapprochées de Batman v Superman et du dernier Captain America, on ne peut pas dire que je me sois beaucoup aventuré dans mon cinéma ces dernières semaines.
Du coup, j’avoue qu’il s’agit d’une des rares années où l’ouverture du festival de Cannes m’a un tant soit peu intéressé, car les films présentés en compétition se révèlent assez variés et potentiellement intéressants. Je vais donc tenter de voir toutes les productions qui voudront bien être projetées dans ma ville, et on commence avec Money Monster, film réalisé par Jodie FOSTER avec George CLOONEY et Julia ROBERTS (coucou, ça faisait longtemps que je ne t’avais vue toi…) en tête d’affiche.

Je suis surtout allé voir le film car le casting avait de la gueule, j’avoue (la bande annonce était pas très engageante). Le thème ne m’intéressait pas plus que ça, surtout que ma dernière expérience avec un film du genre boursier, à savoir The Big Short, ne s’était pas révélée très euphorisante (en gros, je m’étais ennuyé). Mais Money Monster n’a vraiment rien à voir et son speech de départ n’est qu’un prétexte pour brasser des thématiques bien plus nombreuses qu’il n’y parait, tout en restant accessible.

Et je dirais que c’est l’un des points qui fait la force du film : n’importe qui peut le voir et l’apprécier. Si l’univers de Wall Street n’est pas toujours des plus abordables, le fait que le sujet soit traité par le biais d’un présentateur télé rend le tout beaucoup plus simple et cela fait d’ailleurs partie intégrante des problématiques soulevés par le film. J’entends par là qu’au delà de la critique faite envers le système boursier, Money Monster se révèle surtout être une critique des médias, de le banalisation de l’information, ainsi que de la passivité de ses spectateurs.
Du coup, certaines scènes ont un vrai impact et j’ai été surpris par le cynisme général qui se dégage du film. Difficile de trop en dire sans spoiler car mon but est de vous encourager à aller voir cette production (oui je spoile un peu la conclusion de l’article), mais disons qu’il y a des passages vraiment bien fichus qui nous rappellent à quel point les médias (autant la télé qu’Internet) nous ont rendu insensibles à certaines situations.

En ça, le film se révèle être une vraie bonne surprise. D’autant plus qu’au niveau de la forme, il n’y a vraiment rien à lui reprocher. La manière dont filme Jodie FOSTER est plutôt efficace, le rythme de montage est très bon et j’ai particulièrement aimé la manière dont elle retranscrit les interactions entre les deux personnages principaux (alors qu’ils sont rarement réunis au même endroit).
En parlant d’eux d’ailleurs, George CLOONEY et Julia ROBERTS font très bien leur boulot (en même temps, qui cela pourrait surprendre ?). Ce ne sera sans doute pas LE film de leur carrière, mais j’ai apprécié l’alchimie palpable qu’il y avait entre eux et qui fonctionne très bien.

J’ignore l’accueil qui sera fait au film lors du festival de Cannes, mais à vrai dire je m’en fous un peu. Personnellement j’ai passé un très bon moment devant Money Monster et je vous encourage à aller le voir. C’est un film bien fichu, bien monté et bien joué, qui traite de thématiques d’actualité tout en restant accessible et qui a le mérite d’aller droit au but (le film fait 1h39, ce qui est devenu rare). Bref, niveau démarrage pour mon marathon, ça commence relativement bien.

AngelMM


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Le Chasseur et La Reine des Glaces : Miroir de superficialité

Je suis de nature à ne jamais rester sur une première impression. J’aime laisser sa chance à chacun et c’est tout aussi vrai pour les productions cinématographiques. Quand une suite a été annoncée à Blanche-Neige et le Chasseur (que j’avais chroniqué à l’époque, dessin immonde à l’appui), je n’étais pas spécialement convaincu. Toutefois, j’étais conscient que l’univers instauré pouvait être développé et je me suis dit, qu’en essayant de corriger les défauts du premier opus, il y avait peut être matière. J’ai donc tenté ma chance. Mais je constate que certains réalisateurs s’obstinent à rester sur leur position.

Le Chasseur et La Reine des Glaces est donc une suite (alors que la bande annonce semblait plus vendre un préquel, mais on y reviendra) au premier film sorti il y a maintenant 4 ans. A l’exception de Kristen STEWART qui a été évincée (ironique quand on sait qu’elle avait le rôle principal…), tout l’ancien casting est présent avec en supplément Emily BLUNT dans le rôle de la Reine des Glaces et Jessica CHASTAIN dans le rôle de La Guerrière (en vrai elle a un prénom mais ça aussi on y reviendra). L’histoire peut se résumer en une ligne : le Chasseur est envoyé chercher le Miroir Magique de la Reine Maléfique qui a été « égaré » lors d’un convoi. Cette quête va le mettre face à son passé et il devra affronter la fameuse Reine des Glaces, à laquelle il était au service jadis et qui se trouve être la sœur de la fameuse Reine Maléfique (tu le sens le raccourci scénaristique?).

Je pense que vous sentez dans ces quelques lignes que le scénario m’a laissé sceptique. En réalité, je suis surtout frustré de voir que les erreurs du premier film se retrouvent dans cette suite. La trame est toujours aussi molle et manque cruellement de corps. On suit les péripéties du Chasseur d’un lieu à un autre, sans qu’à aucun moment on ne se sente vraiment impliqués dans sa quête. Ajoutez à cela que la trame est super convenue et sans génie. Mais je pense que ce qui m’a achevé c’est clairement le message général du film. Ressortir le sempiternel schéma de « l’amour c’est beau, ça rend fort, blablabla oops j’ai vomi » dans un film qui veut se la jouer sombre et torturé… Je me demande vraiment quels étaient les objectifs du réalisateur.

Cela me fait d’autant plus râler quand on voit l’univers instauré et toutes les possibilités qu’il peut offrir. Comme pour le premier opus, il se dégage quelque chose du film au niveau de son ambiance. On sent l’envie d’instaurer un univers de Dark Fantasy crédible. Et il y a vraiment des éléments super bien trouvés, comme par exemple les trolls (ou les gobelins… je sais plus) qui ont un design très intéressants, le palais gelé de Freya qui pète la classe ou encore certains costumes qui sont absolument sublimes. De plus, il y a toujours de belles trouvailles en termes d’imagerie et de symbolique. L’exemple le plus flagrant étant la Reine Maléfique qui possède des tenues somptueuses mais qui semble composées de manière noire. Si l’allégorie manque peut être un peu de finesse, l’idée est là.

Mais comme je le dis souvent, un bel emballage ne fait pas tout. Et c’est là tout le problème de ce Chasseur et La Reine des Glaces : il est beau mais désespérément creux. Car en plus de son scénario basique, les personnages sont ramenés au rang de fonction et sont de ce fait peu attachants. Il y a tout de même des efforts faits pour la Reine des Glaces (qui devient le personnage central du récit), mais cette dernière se fait complètement voler la vedette par sa frangine Ravenna (la fameuse Reine Maléfique du premier film… oui j’ai dû aller sur Allô Ciné pour me rappeler de son prénom) qui apparait à quelques minutes du dénouement.

Je terminerais en poussant un petit coup de gueule. Je le dis souvent mais (dans la mesure du possible), je ne regarde pas les bandes-annonces. Or celle de ce film, je me la suis coltinée pendant des semaines avant chacune de mes séances. Et je crois que c’est une des pires que j’ai vu. En gros, elle ment outrageusement sur son contenu (elle vend un préquel alors qu’il s’agit d’une suite) et est en majeure partie composée des scènes du dernier arc ! Tout ça pour rappeler que Charlize THERON est toujours là, même si c’est pour quelques scènes au début et à la fin. Bref je n’aime pas du tout ce genre de manœuvre qui dupe le spectateur.

Au final, je suis ressorti du film avec exactement la même frustration que pour le premier. Une frustration qui trouve son essence dans le fait d’être face à un univers qui fonctionne et qui me plait. Mais l’histoire qui s’y déroule est sans intérêt, creuse et présentant des personnages peu attachants. En gros si vous avez aimé le premier opus, cette suite vous plaira car c’est exactement la même chose. Mais me concernant, je demeure déçu de voir autant de potentiel sacrifié sur l’autel de la convenance. Pour résumer, à nouveau un film à l’image de son antagoniste : magnifique à l’extérieur, beaucoup moins à l’intérieur…

AngelMiroir


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Le Livre de la Jungle : L’arbre qui cache la forêt

Depuis quelques temps, Disney semble bien décidé à adapter en version live ses classiques du dessin animé. Après AliceMaléfique, Cendrillon et bientôt Peter et Elliot le Dragon (qui sort vraiment de nulle part), voilà que débarque sur nos écrans Le Livre de la Jungle. La version animée a littéralement bercé mon enfance et je suis encore aujourd’hui capable de réciter le film à la réplique près. Donc forcément, j’ai saisi le premier temps mort dans mon planning quelque peu chargé pour aller voir cette nouvelle adaptation. Et ce fut un véritable surprise.

Car soyons clair dès le départ : un peu à l’image de Maléfique, ce film est une relecture complète de la version de 1967. Si tout le casting d’origine est présent, l’histoire est vraiment différente. Et pour moi c’est un bon point. Plutôt que de refaire à la scène près le dessin animé, les studios Disney ont choisi de proposer un nouveau récit qui est loin d’être idiot. Je dirais même plus : cette nouvelle version a du sens et le voyage initiatique de Mowgli prend une dimension symbolique assez intéressante.

Puisqu’on en parle, saluons la prestation du jeune acteur Neel SETHI qui joue l’enfant sauvage. Il est vraiment crédible dans le rôle et il n’a pas du être facile pour lui de jouer « seul », tous les autres personnages étant en image de synthèse. Mais il propose un Mowgli bien plus débrouillard et moins tête à claque que celui de la version animée. Loin d’être idiot, il est le personnage fort du film et on s’y attache très facilement.
Du côté des animaux, tout le monde répond à l’appel. Histoire de ne pas tomber dans le fan service forcé ou le bête caméo, chacun aura un rôle bien défini au sein du récit mais saura s’éclipser au moment opportun (à l’image de Kaa qui apparaît brièvement mais qui aurait eu du mal à trouver sa place dans cette nouvelle version). Grosse nouveauté : les loups sont bien plus présents dans l’intrigue et la relecture de certains personnages comme Baloo ou Shere Khan les rendent un peu moins unilatéraux. Note spéciale aussi pour le Roi Louie qui dégage quelque chose de complètement différent. Mais Bagheera, comme à l’époque, reste mon personnage préféré avec sa flegme légendaire (en plus il a l’air fluffy!!).

Du coup, cette version live apporte une vraie plus value face au dessin animé, avec un propos qui se révèle moins primaire qu’on pourrait le croire. Ajoutez à cela que le film n’est pas vilain du tout. Même si certains animaux font vraiment fakes par moment (je dirais que c’est LE gros défaut du film), les décors sont immersifs, il y a des jeux de lumière et d’ambiance très intéressants, et la musique tombe toujours à point nommé pour accompagner les moments forts de la trame (dont certaines variantes de « Il en faut peu pour être heureux » vraiment pas mal).

En un mot comme en cent : j’ai passé un très bon moment devant Le Livre de la Jungle. Il n’y a pas grand chose à lui reprocher en fin de compte. J’ai en tout cas apprécié l’initiative du studio de proposer une nouvelle version de l’histoire, d’avoir fait de Mowgli un personnage plus attachant et rendre ses aventures plus fortes en termes de sens. Bref je vous le conseille, il y a de grandes chances pour que, vous aussi, vous passiez un bon moment dans la jungle.

AngelLdlJ


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La Fille du Mois : The Bride (Kill Bill)

C’est avec pas mal de retard que débarque enfin la Fille du Début du Mois de Février 2016. Et ce coup ci, j’avais envie de vous parler de la protagoniste principale d’un film de Quentin TARANTINO : The Bride de Kill Bill.
Cette envie ne sort bien sûr pas de nulle part. Il y a quelques semaines une soirée Kill Bill a eu lieu dans mon cinéma à l’occasion de la sortie du dernier film du réalisateur, Les 8 Salopards. Je n’ai, bien sûr, pas hésité à me déplacer pour revoir les deux films. Et ce revisionnage m’a permis de me rappeler à quel point j’aime cette production, et tout particulièrement son personnage principal.

En termes d’écriture, il s’agit pour moi d’un des meilleurs protagonistes écrits par le réalisateur. Il faut dire qu’en deux films, il a largement eu le temps de développer son background, son caractère, sa psychologie et son évolution. De ce fait le personnage de La Mariée, en plus d’être interprétée par une Uma THURMAN absolument sublime, est très complet et très profond. Alors qu’on la pense simplement motivée par une soif de vengeance primaire, l’histoire nous montrera que ses intentions sont bien plus complexes qu’il n’y paraît.
Du coup j’aime le personnage pour ce qu’il représente au sein du film et la manière donc le réalisateur a choisi de la dépeindre grâce aux différents flashbacks. Les intentions derrière ses agissements prennent ainsi une toute autre dimension et rendent le personnage moins unilatéral qu’on pourrait le croire. J’essaie vraiment de ne pas trop vous en dire afin de ne pas vous gâcher le plaisir si vous n’avez pas vu le film (si c’est le cas, il serait temps de faire le nécessaire pour…) car c’est pour moi la principale force de cette production.

Ainsi, The Bride est une femme forte et complexe, à la fois dure et sensible, qui mène son propre combat afin d’atteindre des objectifs pas aussi « bêtes » que la simple vengeance ou la tuerie. Une personnalité qui évolue dans un monde de violence pour atteindre une paix intérieure salvatrice, ce qui la rend fascinante à mes yeux.

BrideFevrier2016

 


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Deadpool : Craquage de slip

Comme à chaque fois en début d’année, l’actualité Cinéma n’est pas très passionnante. Hormis le dernier Tarantino, aucun film sorti depuis Janvier ne m’a donné envie de lever le nez de mon fanmade (qui arrive, promis) pour venir écrire une chronique sur le blog. Et puis Deadpool est arrivé et a posé ses couilles sur la table.

Avant de vous en dire plus (sur le film hein, pas sur les couilles de Deadpool…), sachez que je fais partie de ces personnes qui sont, à l’heure actuelle, complètement blasées par les productions cinématographiques adaptées de Comics. Et ce n’est malheureusement pas les films à venir qui risquent de me faire changer d’avis. Entre Captain America : Civil War (qui semble être sous-titré Friendship is Magic) et Batman v Superman (qui a tellement peur de se planter qui est déjà entrain de se mettre à poil), ma blasitude est à son paroxysme. Du coup, je n’attendais vraiment rien de notre cher Deadpool, même si la campagne promotionnelle laissait entendre un ton et une ambiance différente par rapport à ses comparses. Effectivement, ça n’a rien à voir avec les autres productions Marvel. Et j’ai envie de dire tant mieux !

J’avoue ne pas trop savoir comment aborder le bousin tellement il y a de choses à dire. C’est en fait le résultat d’un tout. Deadpool est une production parfaitement maîtrisée, qui sait très bien où elle va et comment elle doit y aller. Malgré un budget relativement bas pour une production Marvel, cet aspect ne se voit absolument pas à l’écran. C’est très bien filmé, bien rythmé, et les effets spéciaux sont suffisamment discrets pour que l’on ait pas l’impression qu’on nous les vomisse à la tronche (n’est-ce pas Avengers 2…). Le film se déroule avec beaucoup de fluidité et on littéralement plongés dans le quotidien de notre anti-héros en costume rouge.

Parlons en justement de notre cher Deadpool. Je ne connais pas du tout le personnage du Comics, mais ce que j’ai vu à l’écran m’a beaucoup plu. On est face à un personnage aux multiples facettes, qui cabotine à toute occasion et n’hésite pas à briser le 4e mur à de multiples reprises en s’adressant directement à la caméra. De plus, toutes les occasions sont bonnes pour faire des références aux autres films de super-héros (X-men, Green Lantern…) et même lâcher quelques boutades que les habitués saisiront sans mal pour rire de bon coeur (perso, Ryan REYNOLDS qui s’autoclashe sur son physique, je trouve ça très drôle).
D’ailleurs, s’il y a bien un point qui donne au film une place de choix dans mon coeur, c’est que cela faisait longtemps que je n’avais pas autant ri au cinéma, quitte à dégainer mon plus beau rire de baleine. Si l’humour ne plaira pas à tout le monde car assez graveleux et trashouille, j’ai personnellement été complètement séduit par le ton du film et par sa cohérence générale. Certaines punchlines sont à mourir de rire (d’ailleurs, je tiens à préciser que la VF est de très bonne qualité) et les situations sont à la fois absurdes et hilarantes.

Attention toutefois, le film n’a pas volé son « Interdit au moins de -12 ans » que je trouve même un peu juste. Entre le gore, les grossièretés et les quelques scènes de nu intégral, Deadpool n’est pas à aller voir avec son petit frère fan de Spiderman. Mais c’est aussi grâce à cela que le film sort vraiment du lot par rapport aux autres productions Marvel qui commencent à toutes se ressembler : il a sa gueule, son identité, son ton, sa propre « saveur ». Alors certes, cette dernière a des relents de flatulences par moment, mais je préfère ça à quelque chose de trop aseptisé.

En bref, je suis complètement dingue de ce film et c’est un peu le Marvel que je n’en pouvais plus d’attendre. Il est fun à suivre, l’humour fonctionne très bien pour moi, il y a de bonnes idées par ci par là, et l’ensemble est d’une cohérence à tout épreuve. Donc si vous aussi vous êtes lassés des films de super héros convenus et que vous voulez un peu de sang neuf, foncez voir Deadpool, ça vaut largement le fait d’y consacrer 2 heures de son temps libre.

ChibiDeadPool


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Bilan Cinéma 2015 : Angel se fait vieux ?

L’année 2015 aura été particulière niveau cinéma. Particulière dans le sens où, dans la continuité de 2014, mes goûts et mes attentes sont clairement en train de changer et/ou d’évoluer. De plus en plus, je commence à me désintéresser du cinéma mainstream américain (en même temps, il ne fait pas beaucoup d’efforts…) et prends plaisir à voir des productions plus discrètes, mais qui se révèlent pleines de surprises. Sur ce, ne perdons pas de temps et commençons par mon Flop 10 de 2015.

Il n’y a pas vraiment eu de films que j’ai détesté cette année, mais beaucoup m’ont laissé un sentiment de lassitude ou d’indifférence. Mais bon, au jeu des classements, il faut bien que certains ferment la marche.
On démarre avec le Reboot des 4 Fantastiques. Même si on sent les intentions de réalisation, le résultat n’est clairement pas à la hauteur et le film souffre d’un rythme poussif, d’une histoire très creuse et sans intérêt. Une reconversion foirée pour le quatuor. Vient ensuite Saint-Seiya, la Bataille du Sanctuaire. Là encore je ne crache pas sur la bonne volonté des réalisateurs, mais ce film n’en demeure pas moins une production disgracieuse et très étrange à regarder. En même temps, faire le chapitre du Sanctuaire en moins de 2h… Bref, je ne vais pas refaire ma critique.
On poursuit avec Ted 2. Je m’étais fait gentiment démonté sur les réseaux sociaux en critiquant ouvertement l’intérêt de cette suite complètement dispensable (et comme quoi on ne peut pas critiquer une comédie… WTF?!). Pas que je n’apprécie pas l’humour pipi/caca/sperme (je rappelle que j’adore SLG et What The Cut…), mais ce film est un enchaînement de situations incohérentes et n’arrive pas à tenir en haleine tant c’est creux. Et j’aime moyennement m’ennuyer devant des comédies… Arrive un gros morceau avec Divergente 2. J’avais aimé le premier sans plus, mais là c’est un petit massacre qui s’est déroulé devant mes yeux. Honnêtement je ne sais pas où va cette saga. Il y a de bonnes idées mais ça part vraiment dans tous les sens à en devenir nanardesque. Au milieu de tout ça il y a Spy, une comédie sans saveur particulière qui se regarde le cerveau en mode veille mais qui ne m’a pas fait décrocher un sourire tellement j’ai trouvé les dialogues… heu… particuliers…

Flop10-6

On continue notre descente avec Exodus (qui était sorti en 2014 mais que je n’avais pas eu le temps de voir). Une gros gloubiboulga ésotérique sans queue ni tête, mou comme un chamallow laissé au soleil et qui laisse l’impression que le réalisateur ne savait pas trop ce qu’il faisait. Juste après arrive le film polémique de l’année : Les Nouvelles Aventures d’Aladin. Pour moi ce n’est ni un chef-d’oeuvre, ni la daube que l’on m’a vendu (c’est exagéré dans les deux cas selon moi). C’est juste un film dispensable au possible, relativement joli mais d’une pauvreté de fond affligeante. Le mieux que je puisse faire vis-à-vis de ce film, c’est de faire comme s’il n’existait pas.
Nous avons ensuite… Ha ben tiens, Le Labyrinthe : La Terre Brûlée, qui m’a valu une déferlante de fangirls mécontentes dans les commentaires. C’était d’ailleurs marrant de voir que personne n’a réussi à défendre le film sans citer le bouquin. Donc mon avis ne change pas et cela reste pour moi une mauvaise production très mal écrite et très mal jouée. Avant-dernier on a Foxcatcher. Il se retrouve là car c’est le film le plus emmerdant que j’ai vu cette année. Si le casting s’en sort bien, le reste m’a plongé dans un ennui profond (j’ai failli m’endormir durant la séance). Et enfin, Terminator : Genisys clôture mon classement. Magnifique navet ne respectant ni le reste de la licence ni même les codes basiques de science-fiction, c’est un spectacle abrutissant et creux qui aura au moins eu le mérite de me faire rire par moment. Hollywood, laisse cette pauvre franchise tranquille, sérieusement…

Flop5-1

Voilà, c’était l’instant méchanceté. Parlons maintenant des 10 films qui se sont attirés mes faveurs pour ce millésime 2015.

Démarrons avec Birdman. S’il y a derrière lui des films que j’ai préféré, je tenais à le faire figurer dans le Top 10 car j’ai beaucoup aimé l’ambiance du film, ses dialogues et la manière dont il était construit. Du beau cinéma. Comment c’est loin lui emboîte le pas. Honnêtement, je n’attendais rien de particulier de ce film et il m’a vraiment touché. Je me suis senti concerné par les thèmes abordés et la manière dont ils sont présentés et racontés. À noter que les morceaux de rap sont des petits bijoux de textes, Orelsan oblige (oui, j’aime beaucoup l’écriture de ce mec). Vient ensuite Souvenirs de Marnie. Pas un grand Ghibli, mais une histoire vraiment touchante, avec une musique sublime et des paysages qui ne font pas honte au studio. Si vous l’avez raté, je vous encourage vraiment à prendre le temps de le regarder, il y a des choses très intéressantes à en retirer.
Côté américain, Les Nouveaux Héros a réussi lui aussi à s’octroyer mes faveurs. Fun, dynamique, drôle et émouvant par moment, cette production Disney est un vrai plaisir à voir et à revoir. Et bon, Baymax quoi… Vient maintenant mon petit coup de coeur, à savoir Les Dissociés. Alors certes il n’est pas sorti au cinéma, mais je le considère comme un film qui mérite sa place dans mon classement, rien que pour le fait de m’avoir fait aimer une production Golden Moustache. Pour rappel, il est visionnable gratuitement sur Youtube donc ne vous privez pas !

Top10-6

On approche du podium avec Imitation Game. Un des rares biopics de cette année qui m’a fasciné et captivé du début à la fin (en même temps il y a Benedict et Keira dedans °^°). Débarque ensuite le dernier Star Wars qui, à la différente des films Marvel (dont je me lasse réellement), a réussi à retranscrire le plaisir de la licence. Si le film fait débat sur bien des points, de mon côté je suis conquis et attend la suite avec impatience. A la troisième place se trouve mon gros plaisir coupable : Mad Max – Fury Road. J’ai vraiment pris mon pied devant ce film au bon goût vintage qui parvient à raconter une histoire loin d’être conne, et le tout avec une direction artistique à tomber par terre. Mon gros kiff de l’année 2015 que j’assume complètement.
La médaille d’argent révient au Pixar Vice-Versa. Beau, intelligent, bourré de bonnes idées et tellement captivant que tu voudrais qu’il dure 2 heures de plus, cette production est l’exemple parfait que l’on peut faire des films d’animation aussi réussi sur le fond que la forme (on est loin du très tiède Voyage d’Arlo, sorti cette année lui aussi, et qui ne fait clairement pas le poids). Et enfin premier, et ce à ma grande surprise, Nous trois ou rien. Oui, moi AngelMJ, je mets un film français en haut de mon top. Mais dès que je suis sorti de ma séance j’ai su qu’il finirait sur le podium. Ce film est un bijou et une réussite à tous les niveaux. J’ai rarement été si captivé par une production de ce genre, tant elle déborde de sincérité. Il faut voir ce film les gens, vraiment il faut encourager ce type de réalisation !

Top5-1

Et voilà, on a fait le tour de 2015. Je ne cacherai pas que cette année n’a pas été ma préférée niveau cinéma. J’ai vu un total 63 films (contre 79 en 2014) et hormis quelques perles, beaucoup de productions m’ont laissé de marbre. J’espère que 2016 sera plus diversifiée et plus audacieuse, mais étant un grand optimiste, je ne perds pas espoir. Sur ce, à bientôt pour de nouvelles chroniques !


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Spectre 007 : Corps sans âme ?

24 films. La licence James Bond au cinéma totalise à ce jour 24 films. Le célèbre agent secret inventé par l’écrivain Ian FLEMING (oui, James Bond est avant tout un série de romans, que je n’ai pas eu besoin de lire pour apprécier les films, hein le Labyrinthe !! #MéchancetéGratuite) continue de fasciner et nous avons droit cette année à un nouvel opus. Toujours avec Daniel CRAIG dans le rôle de Bond, voici que débarque Spectre qui a la lourde tâche de faire suite à Skyfall qui, même s’il n’avait visiblement pas plu à tout le monde (moi j’avais beaucoup aimé), avait réussi à donner un peu de peps à la série. Donc qu’en est-il ?

Il devient parfois difficile d’exprimer mon avis sur certains films. Tout simplement car tout n’est pas toujours blanc ou noir. Je peux aimer ou détester un film, sans pour autant nier ses qualités et ses défauts intrinsèques. Et avec Spectre, je suis un peu dans cette situation inconfortable. Explications :

Ce nouveau James Bond est, de manière purement objective, un bon film. C’est bien filmé, bien mis en scène, les acteurs sont convaincants et ce que le réalisateur nous propose à écran est loin d’être désagréable à regarder. À commencer par ce fort sympathique plan séquence de plusieurs minutes, nous montrant Bond évoluant en plein Mexico durant la fête des morts. Le film démarre donc sur les chapeaux de roues, mais une fois le générique passé (que j’ai trouvé très sympa, bien que mélanger femmes et tentacules n’était peut être pas de très bon goût selon moi… merci le Japon…), on est surpris par la structure très académique de cette nouvelle aventure.
C’est un problème sans vraiment en être un, mais j’ai trouvé Spectre quelque peu… scolaire. En fait, il respecte à la lettre les codes et les étapes clés d’un film de la licence. C’est bien fait, mais du coup il n’y a pas vraiment de surprise au niveau du déroulement du scénario. La partition est quasi parfaite mais manque selon moi de personnalité.

Pourtant, le spectacle qui nous est offert est de qualité. Les scènes d’actions sont utilisées avec parcimonie, les dialogues contiennent une petite touche d’humour et on apprécie de voir certains personnages un peu plus mis en avant (comme Moneypenny ou Q).

Mais d’une certaine manière, on est en droit de se demander si cet opus n’est pas un peu l’épisode de trop, surtout après Skyfall qui, d’une certaine manière, concluait l’arc Daniel CRAIG (au moins dans les thématiques qu’il abordait et les personnages récurrents). Mais vu que l’acteur s’est engagé pour encore 2 films (dont Spectre justement), on sent comme une sorte d’obligation de continuer une trame qui avait déjà trouvé bon nombre de réponses et de conclusions dans les épisodes précédents. Et sortir la carte de l’organisation secrète tentaculaire qui est finalement derrière tout le bazar m’a paru un peu trop facile et convenu. Ce qui est d’autant plus dommage car les thématiques que cette organisation soulève sont d’actualité et loin d’être dénués de sens.

Du coup, est-ce que je conseille d’aller voir Spectre ? Et bien… en soi oui car ce n’est pas du tout un mauvais film, bien au contraire. C’est une belle production, bien rythmée et bien écrite, et la bouder sur le principe qu’elle est trop classique ne serait pas juste vis-à-vis du travail fourni. Et, je ne le cache pas, j’ai apprécié ce que j’ai vu à l’écran.
Mais en gros, je suis dans cette position délicate où je suis tel un prof à qui le meilleur élève de la classe fournit un travail propre et sans bavure : il n’y a pas de fautes, les lignes sont droites, le contenu répond à tous les critères demandés par l’exercice. Mais la personnalité de l’élève ne ressort pas, c’est scolaire et quelque peu sans âme. Du coup, que faut-il en penser ? Lui dire « c’est bien continue » ? Ou tenter de lui dire que cela ne suffit pas toujours à faire la différence ? Je vous laisse seul juge.

Angel007150