L'Atelier d'AngelMJ


4 Commentaires

Deadpool : Craquage de slip

Comme à chaque fois en début d’année, l’actualité Cinéma n’est pas très passionnante. Hormis le dernier Tarantino, aucun film sorti depuis Janvier ne m’a donné envie de lever le nez de mon fanmade (qui arrive, promis) pour venir écrire une chronique sur le blog. Et puis Deadpool est arrivé et a posé ses couilles sur la table.

Avant de vous en dire plus (sur le film hein, pas sur les couilles de Deadpool…), sachez que je fais partie de ces personnes qui sont, à l’heure actuelle, complètement blasées par les productions cinématographiques adaptées de Comics. Et ce n’est malheureusement pas les films à venir qui risquent de me faire changer d’avis. Entre Captain America : Civil War (qui semble être sous-titré Friendship is Magic) et Batman v Superman (qui a tellement peur de se planter qui est déjà entrain de se mettre à poil), ma blasitude est à son paroxysme. Du coup, je n’attendais vraiment rien de notre cher Deadpool, même si la campagne promotionnelle laissait entendre un ton et une ambiance différente par rapport à ses comparses. Effectivement, ça n’a rien à voir avec les autres productions Marvel. Et j’ai envie de dire tant mieux !

J’avoue ne pas trop savoir comment aborder le bousin tellement il y a de choses à dire. C’est en fait le résultat d’un tout. Deadpool est une production parfaitement maîtrisée, qui sait très bien où elle va et comment elle doit y aller. Malgré un budget relativement bas pour une production Marvel, cet aspect ne se voit absolument pas à l’écran. C’est très bien filmé, bien rythmé, et les effets spéciaux sont suffisamment discrets pour que l’on ait pas l’impression qu’on nous les vomisse à la tronche (n’est-ce pas Avengers 2…). Le film se déroule avec beaucoup de fluidité et on littéralement plongés dans le quotidien de notre anti-héros en costume rouge.

Parlons en justement de notre cher Deadpool. Je ne connais pas du tout le personnage du Comics, mais ce que j’ai vu à l’écran m’a beaucoup plu. On est face à un personnage aux multiples facettes, qui cabotine à toute occasion et n’hésite pas à briser le 4e mur à de multiples reprises en s’adressant directement à la caméra. De plus, toutes les occasions sont bonnes pour faire des références aux autres films de super-héros (X-men, Green Lantern…) et même lâcher quelques boutades que les habitués saisiront sans mal pour rire de bon coeur (perso, Ryan REYNOLDS qui s’autoclashe sur son physique, je trouve ça très drôle).
D’ailleurs, s’il y a bien un point qui donne au film une place de choix dans mon coeur, c’est que cela faisait longtemps que je n’avais pas autant ri au cinéma, quitte à dégainer mon plus beau rire de baleine. Si l’humour ne plaira pas à tout le monde car assez graveleux et trashouille, j’ai personnellement été complètement séduit par le ton du film et par sa cohérence générale. Certaines punchlines sont à mourir de rire (d’ailleurs, je tiens à préciser que la VF est de très bonne qualité) et les situations sont à la fois absurdes et hilarantes.

Attention toutefois, le film n’a pas volé son « Interdit au moins de -12 ans » que je trouve même un peu juste. Entre le gore, les grossièretés et les quelques scènes de nu intégral, Deadpool n’est pas à aller voir avec son petit frère fan de Spiderman. Mais c’est aussi grâce à cela que le film sort vraiment du lot par rapport aux autres productions Marvel qui commencent à toutes se ressembler : il a sa gueule, son identité, son ton, sa propre « saveur ». Alors certes, cette dernière a des relents de flatulences par moment, mais je préfère ça à quelque chose de trop aseptisé.

En bref, je suis complètement dingue de ce film et c’est un peu le Marvel que je n’en pouvais plus d’attendre. Il est fun à suivre, l’humour fonctionne très bien pour moi, il y a de bonnes idées par ci par là, et l’ensemble est d’une cohérence à tout épreuve. Donc si vous aussi vous êtes lassés des films de super héros convenus et que vous voulez un peu de sang neuf, foncez voir Deadpool, ça vaut largement le fait d’y consacrer 2 heures de son temps libre.

ChibiDeadPool

Publicités


9 Commentaires

Bilan Cinéma 2015 : Angel se fait vieux ?

L’année 2015 aura été particulière niveau cinéma. Particulière dans le sens où, dans la continuité de 2014, mes goûts et mes attentes sont clairement en train de changer et/ou d’évoluer. De plus en plus, je commence à me désintéresser du cinéma mainstream américain (en même temps, il ne fait pas beaucoup d’efforts…) et prends plaisir à voir des productions plus discrètes, mais qui se révèlent pleines de surprises. Sur ce, ne perdons pas de temps et commençons par mon Flop 10 de 2015.

Il n’y a pas vraiment eu de films que j’ai détesté cette année, mais beaucoup m’ont laissé un sentiment de lassitude ou d’indifférence. Mais bon, au jeu des classements, il faut bien que certains ferment la marche.
On démarre avec le Reboot des 4 Fantastiques. Même si on sent les intentions de réalisation, le résultat n’est clairement pas à la hauteur et le film souffre d’un rythme poussif, d’une histoire très creuse et sans intérêt. Une reconversion foirée pour le quatuor. Vient ensuite Saint-Seiya, la Bataille du Sanctuaire. Là encore je ne crache pas sur la bonne volonté des réalisateurs, mais ce film n’en demeure pas moins une production disgracieuse et très étrange à regarder. En même temps, faire le chapitre du Sanctuaire en moins de 2h… Bref, je ne vais pas refaire ma critique.
On poursuit avec Ted 2. Je m’étais fait gentiment démonté sur les réseaux sociaux en critiquant ouvertement l’intérêt de cette suite complètement dispensable (et comme quoi on ne peut pas critiquer une comédie… WTF?!). Pas que je n’apprécie pas l’humour pipi/caca/sperme (je rappelle que j’adore SLG et What The Cut…), mais ce film est un enchaînement de situations incohérentes et n’arrive pas à tenir en haleine tant c’est creux. Et j’aime moyennement m’ennuyer devant des comédies… Arrive un gros morceau avec Divergente 2. J’avais aimé le premier sans plus, mais là c’est un petit massacre qui s’est déroulé devant mes yeux. Honnêtement je ne sais pas où va cette saga. Il y a de bonnes idées mais ça part vraiment dans tous les sens à en devenir nanardesque. Au milieu de tout ça il y a Spy, une comédie sans saveur particulière qui se regarde le cerveau en mode veille mais qui ne m’a pas fait décrocher un sourire tellement j’ai trouvé les dialogues… heu… particuliers…

Flop10-6

On continue notre descente avec Exodus (qui était sorti en 2014 mais que je n’avais pas eu le temps de voir). Une gros gloubiboulga ésotérique sans queue ni tête, mou comme un chamallow laissé au soleil et qui laisse l’impression que le réalisateur ne savait pas trop ce qu’il faisait. Juste après arrive le film polémique de l’année : Les Nouvelles Aventures d’Aladin. Pour moi ce n’est ni un chef-d’oeuvre, ni la daube que l’on m’a vendu (c’est exagéré dans les deux cas selon moi). C’est juste un film dispensable au possible, relativement joli mais d’une pauvreté de fond affligeante. Le mieux que je puisse faire vis-à-vis de ce film, c’est de faire comme s’il n’existait pas.
Nous avons ensuite… Ha ben tiens, Le Labyrinthe : La Terre Brûlée, qui m’a valu une déferlante de fangirls mécontentes dans les commentaires. C’était d’ailleurs marrant de voir que personne n’a réussi à défendre le film sans citer le bouquin. Donc mon avis ne change pas et cela reste pour moi une mauvaise production très mal écrite et très mal jouée. Avant-dernier on a Foxcatcher. Il se retrouve là car c’est le film le plus emmerdant que j’ai vu cette année. Si le casting s’en sort bien, le reste m’a plongé dans un ennui profond (j’ai failli m’endormir durant la séance). Et enfin, Terminator : Genisys clôture mon classement. Magnifique navet ne respectant ni le reste de la licence ni même les codes basiques de science-fiction, c’est un spectacle abrutissant et creux qui aura au moins eu le mérite de me faire rire par moment. Hollywood, laisse cette pauvre franchise tranquille, sérieusement…

Flop5-1

Voilà, c’était l’instant méchanceté. Parlons maintenant des 10 films qui se sont attirés mes faveurs pour ce millésime 2015.

Démarrons avec Birdman. S’il y a derrière lui des films que j’ai préféré, je tenais à le faire figurer dans le Top 10 car j’ai beaucoup aimé l’ambiance du film, ses dialogues et la manière dont il était construit. Du beau cinéma. Comment c’est loin lui emboîte le pas. Honnêtement, je n’attendais rien de particulier de ce film et il m’a vraiment touché. Je me suis senti concerné par les thèmes abordés et la manière dont ils sont présentés et racontés. À noter que les morceaux de rap sont des petits bijoux de textes, Orelsan oblige (oui, j’aime beaucoup l’écriture de ce mec). Vient ensuite Souvenirs de Marnie. Pas un grand Ghibli, mais une histoire vraiment touchante, avec une musique sublime et des paysages qui ne font pas honte au studio. Si vous l’avez raté, je vous encourage vraiment à prendre le temps de le regarder, il y a des choses très intéressantes à en retirer.
Côté américain, Les Nouveaux Héros a réussi lui aussi à s’octroyer mes faveurs. Fun, dynamique, drôle et émouvant par moment, cette production Disney est un vrai plaisir à voir et à revoir. Et bon, Baymax quoi… Vient maintenant mon petit coup de coeur, à savoir Les Dissociés. Alors certes il n’est pas sorti au cinéma, mais je le considère comme un film qui mérite sa place dans mon classement, rien que pour le fait de m’avoir fait aimer une production Golden Moustache. Pour rappel, il est visionnable gratuitement sur Youtube donc ne vous privez pas !

Top10-6

On approche du podium avec Imitation Game. Un des rares biopics de cette année qui m’a fasciné et captivé du début à la fin (en même temps il y a Benedict et Keira dedans °^°). Débarque ensuite le dernier Star Wars qui, à la différente des films Marvel (dont je me lasse réellement), a réussi à retranscrire le plaisir de la licence. Si le film fait débat sur bien des points, de mon côté je suis conquis et attend la suite avec impatience. A la troisième place se trouve mon gros plaisir coupable : Mad Max – Fury Road. J’ai vraiment pris mon pied devant ce film au bon goût vintage qui parvient à raconter une histoire loin d’être conne, et le tout avec une direction artistique à tomber par terre. Mon gros kiff de l’année 2015 que j’assume complètement.
La médaille d’argent révient au Pixar Vice-Versa. Beau, intelligent, bourré de bonnes idées et tellement captivant que tu voudrais qu’il dure 2 heures de plus, cette production est l’exemple parfait que l’on peut faire des films d’animation aussi réussi sur le fond que la forme (on est loin du très tiède Voyage d’Arlo, sorti cette année lui aussi, et qui ne fait clairement pas le poids). Et enfin premier, et ce à ma grande surprise, Nous trois ou rien. Oui, moi AngelMJ, je mets un film français en haut de mon top. Mais dès que je suis sorti de ma séance j’ai su qu’il finirait sur le podium. Ce film est un bijou et une réussite à tous les niveaux. J’ai rarement été si captivé par une production de ce genre, tant elle déborde de sincérité. Il faut voir ce film les gens, vraiment il faut encourager ce type de réalisation !

Top5-1

Et voilà, on a fait le tour de 2015. Je ne cacherai pas que cette année n’a pas été ma préférée niveau cinéma. J’ai vu un total 63 films (contre 79 en 2014) et hormis quelques perles, beaucoup de productions m’ont laissé de marbre. J’espère que 2016 sera plus diversifiée et plus audacieuse, mais étant un grand optimiste, je ne perds pas espoir. Sur ce, à bientôt pour de nouvelles chroniques !


14 Commentaires

Spectre 007 : Corps sans âme ?

24 films. La licence James Bond au cinéma totalise à ce jour 24 films. Le célèbre agent secret inventé par l’écrivain Ian FLEMING (oui, James Bond est avant tout un série de romans, que je n’ai pas eu besoin de lire pour apprécier les films, hein le Labyrinthe !! #MéchancetéGratuite) continue de fasciner et nous avons droit cette année à un nouvel opus. Toujours avec Daniel CRAIG dans le rôle de Bond, voici que débarque Spectre qui a la lourde tâche de faire suite à Skyfall qui, même s’il n’avait visiblement pas plu à tout le monde (moi j’avais beaucoup aimé), avait réussi à donner un peu de peps à la série. Donc qu’en est-il ?

Il devient parfois difficile d’exprimer mon avis sur certains films. Tout simplement car tout n’est pas toujours blanc ou noir. Je peux aimer ou détester un film, sans pour autant nier ses qualités et ses défauts intrinsèques. Et avec Spectre, je suis un peu dans cette situation inconfortable. Explications :

Ce nouveau James Bond est, de manière purement objective, un bon film. C’est bien filmé, bien mis en scène, les acteurs sont convaincants et ce que le réalisateur nous propose à écran est loin d’être désagréable à regarder. À commencer par ce fort sympathique plan séquence de plusieurs minutes, nous montrant Bond évoluant en plein Mexico durant la fête des morts. Le film démarre donc sur les chapeaux de roues, mais une fois le générique passé (que j’ai trouvé très sympa, bien que mélanger femmes et tentacules n’était peut être pas de très bon goût selon moi… merci le Japon…), on est surpris par la structure très académique de cette nouvelle aventure.
C’est un problème sans vraiment en être un, mais j’ai trouvé Spectre quelque peu… scolaire. En fait, il respecte à la lettre les codes et les étapes clés d’un film de la licence. C’est bien fait, mais du coup il n’y a pas vraiment de surprise au niveau du déroulement du scénario. La partition est quasi parfaite mais manque selon moi de personnalité.

Pourtant, le spectacle qui nous est offert est de qualité. Les scènes d’actions sont utilisées avec parcimonie, les dialogues contiennent une petite touche d’humour et on apprécie de voir certains personnages un peu plus mis en avant (comme Moneypenny ou Q).

Mais d’une certaine manière, on est en droit de se demander si cet opus n’est pas un peu l’épisode de trop, surtout après Skyfall qui, d’une certaine manière, concluait l’arc Daniel CRAIG (au moins dans les thématiques qu’il abordait et les personnages récurrents). Mais vu que l’acteur s’est engagé pour encore 2 films (dont Spectre justement), on sent comme une sorte d’obligation de continuer une trame qui avait déjà trouvé bon nombre de réponses et de conclusions dans les épisodes précédents. Et sortir la carte de l’organisation secrète tentaculaire qui est finalement derrière tout le bazar m’a paru un peu trop facile et convenu. Ce qui est d’autant plus dommage car les thématiques que cette organisation soulève sont d’actualité et loin d’être dénués de sens.

Du coup, est-ce que je conseille d’aller voir Spectre ? Et bien… en soi oui car ce n’est pas du tout un mauvais film, bien au contraire. C’est une belle production, bien rythmée et bien écrite, et la bouder sur le principe qu’elle est trop classique ne serait pas juste vis-à-vis du travail fourni. Et, je ne le cache pas, j’ai apprécié ce que j’ai vu à l’écran.
Mais en gros, je suis dans cette position délicate où je suis tel un prof à qui le meilleur élève de la classe fournit un travail propre et sans bavure : il n’y a pas de fautes, les lignes sont droites, le contenu répond à tous les critères demandés par l’exercice. Mais la personnalité de l’élève ne ressort pas, c’est scolaire et quelque peu sans âme. Du coup, que faut-il en penser ? Lui dire « c’est bien continue » ? Ou tenter de lui dire que cela ne suffit pas toujours à faire la différence ? Je vous laisse seul juge.

Angel007150


9 Commentaires

Seul sur Mars : Tout est sous contrôle

On m’a récemment reproché de ne faire que des critiques cinéma négatives. Et quand je jette un oeil sur mes 3 derniers articles, je me rends compte qu’effectivement, je n’ai pas été des plus tendres avec le 7e Art ces derniers temps. Donc plutôt que de tirer sur une ambulance en feu (coucou Les Nouvelles Aventures d’Aladin), je vais vous parler d’une production que j’ai vraiment aimé, à savoir Seul sur Mars.
C’était clairement un des films que j’attendais le plus cette année. Déjà parce que l’histoire avait l’air sympa, que le casting sentait bon et que j’espérais enfin revoir Ridley SCOTT sortir un truc potable (parce que ça commençait à se faire rare mine de rien…). Le résultat sous vos yeux.

Je pense qu’il est important de situer un peu le film, ainsi que ses tenants et aboutissants. Pour commencer, cette production a plus des airs de docu-fiction que de film de science-fiction pur et dur. Là où Gravity tablait sur le spectaculaire alors qu’Interstellar jouait la carte de l’anticipation scientifique, Seul sur Mars se veut plus terre-à-terre dans sa manière d’appréhender son sujet.
Est ce que c’est un défaut ? Bien sûr que non, surtout dans le cas présent où c’est très bien fait et très bien rythmé. En effet, la traduction française du titre est assez trompeuse. Car si effectivement le personnage joué par un Matt DAMON est bloqué sur la planète rouge, le film ne cessera de naviguer entre ses activités martiennes et celles de la NASA qui tente par tous les moyens de récupérer son astronaute égaré.

Le film se veut ainsi plutôt réaliste dans son traitement et bien que l’on reste dans de la SF d’anticipation, on part quand même moins dans les délires d’un Interstellar et on sent une volonté de rester au plus près des découvertes récentes. En l’occurence, le film risque de surprendre les spectateurs qui s’attendaient à quelque chose de plus spectaculaire ou dramatique, car cette volonté de faire dans le réalisme évite les situations à la Gravity où l’univers semble s’être lié contre notre protagoniste.
Car bien qu’il rencontre quelques soucis au cours du film, aucune tension n’est crée quant à la sécurité de l’astronaute (hormis dans le dernier acte). Ici, on observe plutôt son quotidien, les moyens qu’il utilise pour survivre en attendant les secours, ce qu’il essaie de retirer de cette expérience, etc. Finalement la tension se trouve bien plus du côté de la NASA qui s’agite comme une fourmilière pour trouver des solutions rapides.

Mais alors, s’il n’y a aucune tension et que le héros n’est jamais vraiment en danger, qu’est ce qui rend le film si intéressant ? Et bien, tout le reste. Déjà, les décors sont absolument magnifiques et on croirait vraiment que Matt DAMON se balade sur Mars. C’est beau et crédible, on y croit et on est dedans. Ensuite, le film possède un vrai rythme et une écriture soignée. Avec son casting d’acteurs talentueux et ses quelques répliques humoristiques, le script ne se compose d’aucune fausse note et joue sa partition à la perfection.
Le film se déroule donc de lui même, on apprécie réellement ce qui nous est proposé à l’écran car c’est relativement crédible. Oui, je dis relativement car certains pourront peut être reprocher au film d’être un peu trop optimiste et positif sur son sujet et que, comme dit plus haut, à aucun instant on ne se sent en danger pour les personnages.

En tout cas, me concernant, j’ai passé un très bon moment devant Seul sur Mars. Pas spectaculaire pour un sou mais faisant très bien son travail, le dernier bébé de Ridley SCOTT ne sera peut être pas un monument du genre SF, mais il a au moins le mérite de proposer un portrait intéressant et accessible de la conquête spatiale, mêlant ainsi documentaire et fiction avec brio. Donc n’hésitez pas à aller y jeter un oeil, le voyage vaut largement le détour.

AngelMars


42 Commentaires

Le Labyrinthe : La Terre brûlée et le scénario avec elle

Bon. J’ai la réputation d’être quelqu’un de relativement gentil et d’ouvert. Je ne suis pas du genre à critiquer gratuitement et en matière de cinéma, je suis de nature à laisser sa chance à toutes les productions (je vais sans doute aller voir Aladin, c’est vous dire mon niveau de « Bonne Poiritude »). Mais à un moment, faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Parce que quand je vois qu’en 2015, on est capable de sortir des étrons cinématographiques à l’image de ce Labyrinthe : La Terre Brûlée, je me dis qu’il est temps d’arrêter de mettre des gants et de dire les choses telles qu’elles sont.

J’avais très brièvement parlé du premier film ici. Il ne prétendait pas marquer l’industrie du cinéma mais il avait au moins le mérite de divertir et de se laisser regarder (malgré une histoire et des personnages complètement idiots). Avec cette suite attendue (en même temps, avec les adaptations de romans jeunesses, c’est devenu systématique…), les producteurs se sont dits que c’était une bonne idée de reprendre tous les défauts du premier et d’en rajouter des nouveaux, histoire de creuser encore plus loin dans la bêtise et le non-sens.

Parce que je vais mettre le doigt direct sur ce qui pour moi rend ce Labyrinthe 2 complètement risible: ce film est mal écrit. Je trouve ça désespérant et limite insultant de proposer une histoire aussi creuse et convenue à notre époque. Je sais qu’il est difficile de se renouveler mais il n’y a ici pas l’ombre d’un effort. Déjà que le premier film était confus (je comprends toujours pas à quoi ont servi les labyrinthes), là c’est le festival du n’importe quoi. La trame est déjà-vu, prévisible et complètement téléphonée. Les personnages vont d’un point A à un point B sans transition, créant de grosses incohérences et/ou raccourcis scénaristiques. Et le pire, c’est qu’ils ont cru bon d’ajouter des zombies (non mais SERIEUSEMENT ???) accompagnés de tous les poncifs du genre, à la limite de la caricature (ils nous ont sorti le coup de l’attaque dans un centre commercial, non mais les mecs vous êtes sérieux ?!).

Et ils ont gardé les pires éléments du premier film: les dialogues et les personnages. Dans le premier cas, c’est toujours écrit avec les pieds. On a l’impression que les personnages ne s’écoutent pas et se contentent de sortir des répliques toutes faites. Et comme pour dans le premier opus, le script croit maintenir une forme de suspense en ne répondant pas aux questions que se posent les protagonistes (quand ils ont l’intelligence d’en poser). Et donc, vu qu’on y est, achevons le tout en parlant des personnages.
D’expérience, je n’ai pas souvenir d’avoir vu autant de bêtise réunie en si peu d’intervenants. Que ce soit par leurs répliques, les agissements, les réactions ou choix, aucun des protagonistes du film ne parvient à tirer le film vers le haut. Cela en devient presque gênant. Tout ceci appuie le fait que l’univers du film est soit bancal, soit mal torché car pour en arriver à un tel niveau de je m’en foutisme, il faut vraiment en vouloir.

« Oui mais le film il est joli non ? ». Ben oui le film est joli, mais qu’est ce que ça change ? Ce n’est pas parce que la direction artistique arrive à rester cohérente avec elle-même que cela fait un bon film. Et encore, je m’efforce de trouver quelques points positifs car pour un univers post-apocalyptique on a rarement fait plus convenu que les villes en ruine en plein milieu de terres désertiques…

Peut être que certains arriveront à trouver le visionnage de ce Labyrinthe 2 agréable et j’ai envie de dire tant mieux pour eux (ils auront moins l’impression d’avoir perdu leur temps que moi). Mais honnêtement, je trouve que c’est se contenter de peu. Je ne sais pas s’il s’agit d’une adaptation fidèle ou si, à l’image de Divergente 2, le réalisateur a préféré remanier l’histoire à sa sauce. De toute façon, dans un cas comme dans l’autre, c’est pour moi très mauvais.
Et à dire vrai, je suis las. Las de devoir supporter et tolérer ce type de production mainstream formatée et pré-mâchée, censée contenter un public jeune et/ou peu exigeant (ce que je trouve très insultant pour le dit jeune public). Mais l’illusion n’a que trop duré. Une bonne histoire bien écrite et bien mise en scène ce n’est pas ça, c’est tout le contraire de ça. Donc, je pense faire une croix définitive sur les films adaptés de littérature jeunesse (je me fais le dernier Hunger Games et basta). Car comme dit, j’aime laisser sa chance à toutes les productions, mais on a ici atteint pour moi le point de non-retour. Sur ce, je vais aller voir le reste des films à l’affiche, histoire de m’assurer que l’on ne peut pas faire pire.

Et le premier qui me sort l’argument : « Oui mais dans le livre… », je lui laisse un avant goût de ce qui l’attend avec le strip ci dessous…

AngelLaby2

 


5 Commentaires

Pixels : PEGI 3 et moins

Les vacances approchant et la charge de travail commençant à s’alléger, je m’aventure beaucoup plus dans les salles obscures depuis quelques jours. Les sorties n’étant pas très nombreuses en cette période estivale, je peux me permettre d’aller quasiment tout voir. Et alors que je m’apprête à faire un petit marathon pour fêter le début des vacances (genre 4 films dans la journée, ça fait longtemps que je ne l’ai pas fait), j’ai commencé à alléger la liste des projections en allant voir Pixels, dernière comédie en date de Chris COLUMBUS (le mec qui a pondu Madame Doubtfire ou encore les 2 premiers Harry Potter, juste histoire de vous situer…). Car je dois bien avouer que le synopsis avait attisé ma curiosité de vieux joueur vidéoludique.

Toutefois, ne m’étant pas trop renseigné sur le film (je ne regarde plus les bandes-annonces), j’ai été un peu refroidi par la présence d’Adams SANDLER au casting, ainsi qu’à la production. Oui, j’avoue, je ne peux pas me voir cet acteur. Car à l’image de beaucoup de comédiens américains, il joue constamment le même genre de personnage jusqu’à l’overdose. Et malheureusement pour moi, le film aurait pu s’appeler Adams Sandler’s Pixels que cela ne m’aurait pas choqué. L’acteur est clairement placé au centre du film et ne rate pas une occasion pour faire son… ben son Adams SANDLER…
Mais bon, je ne suis pas non plus du genre à basher un film pour ce type de détail, donc entrons dans le vif du sujet. Pixels nous propose de suivre toute une bande de personnages (dont un espèce de geek absolument insupportable) en proie à une invasion extraterrestre. Et histoire de changer un peu, à la place des vaisseaux futuristes et autres aliens dégueulasses, ici on combat avec des figures emblématiques du jeu d’arcade des années 80. Ok… Pourquoi pas.

Seulement voilà, très rapidement on comprend que tout le scénario n’est qu’un prétexte à deux sous. Car Pixels est en fin de compte une comédie américaine tout ce qu’il y a de plus convenu. Nous avons donc une trame narrative avec ses actes classiques (dont une scène « romantique » insérée avec la finesse d’un hippopotame sous extasie), ses personnages caricaturaux (je vous ai dit qu’il y avait un geek absolument insupportable?) et son histoire cousue de fil blanc. En gros, l’emballage diffère mais on est en terrain ultra connu.
Après, c’est relativement bien fait si l’on est pas trop regardant sur les incohérences du scénario et qu’on se laisse prendre au jeu. Le film demeure très joli (j’aime beaucoup le début) et bien rythmé. On ne s’ennuie pas, quelques blagues font rire (même si c’est tellement tout public que les personnages ont des réactions très immatures) et il est toujours amusant de voir comment le réalisateur a inséré les grandes icônes de l’arcade (PacMan, Donkey Kong, Centipede, etc.) dans son scénario.

D’ailleurs, le film semble vouloir traiter la culture geek avec beaucoup de tendresse, bien que, comme dit plus haut, c’est beaucoup trop lisse et gentillet pour que le public cible se sente concerné par le message du film. D’ailleurs, quelques passages sont assez horripilants (« Bon sang, les jeux d’aujourd’hui sont bien violents »… SÉRIEUSEMENT LES MECS ?) et il est agaçant de voir le jargon du jeu vidéo utilisé à tord et à travers (le mot patern est un mot fourre-tout dans ce film, c’est complètement ridicule). Notons au passage que le personnage de la licence Q.bert se fait littéralement violer moralement parlant, vu l’utilisation qui en est faite dans le film.

On me reproche souvent de ne pas donner clairement mon avis à la fin de mes chroniques. Donc histoire qu’il n’y ait pas d’ambiguité, Pixels n’est pas pour moi un mauvais film et cela ne m’a pas du tout dérangé de le voir. C’est une comédie américaine grand public qui remplit parfaitement son cahier des charges et qui permet de passer un beau moment. Mais une question demeure : jusqu’à quand allons-nous tolérer ce genre de production? Sommes-nous devenu à ce point des consommateurs pour aller voir et revoir constamment le même type de contenu avec seulement l’emballage qui varie de temps en temps? Perso, je ne peux m’empêcher d’être las de voir encore et toujours les mêmes trames, les mêmes situations, les mêmes personnages agaçants (le geek toussa.. non mais j’ai vraiment haï ce personnage…).

Donc cher Cinéma Américain, soit cool avec moi, essaie de me surprendre de temps en temps, ça me permettra de retrouver la foi en ta capacité à proposer autre chose que du divertissement fast-food. Cordialement, bisous.

AngelQbert


9 Commentaires

Ant-Man : Le petit Marvel

Il fut un temps où aller voir un film de la licence Marvel au cinéma était un évènement en soi. C’était neuf, c’était beau, il y avait de l’originalité et on savait que ce serait forcément bon. Puis les années ont passé. Et, film après film, mon engouement profond et sincère pour le genre super héros s’est essoufflé. Car bien que bon public, je me suis lassé de cette surenchère d’effets spéciaux et d’action, de situations convenues, de trame sans originalité et de personnages souvent unilatéraux. Et bien que je continue à aller voir ces films (presque par principe), il y a longtemps que plus aucun d’entre eux ne me file de claque comme ont pu le faire à l’époque X-Men 2 ou le premier Avengers.
Alors débarque de nulle part Ant-Man, héros Marvel peu connu et qui arrive comme un cheveu sur la soupe après un Avengers 2 super bien gaulé, mais comme ses récents confrères, toujours aussi creux. Censé clôturer le deuxième arc de la licence Marvel Studio, je suis allé le voir sans aucune envie particulière, presque de manière automatique. Et je dois bien admettre que malgré des défauts plutôt imposants, j’ai passé un relatif bon moment.

Ant-Man dénote pas mal par rapport aux autres licences que l’on a pu voir ses dix dernières années. Cela autant en bien qu’en mal. Pour l’aspect négatif, j’ai personnellement eu beaucoup de difficulté à prendre le film au sérieux. Que ce soit à cause de ses enjeux anecdotiques, les explications abracadabrantes autour du costume qui rétrécit (à ce stade, un « ta gueule, c’est magique » serait presque conseillé) ou le fait que le héros commande des armées de fourmis par la pensée (heu… what?), on atteint un niveau de crédibilité proche de zéro. J’ignore comment cela passera si notre héros miniature rejoint la troupe des Avengers, mais il risque de faire un peu tâche.
Pour autant, dès lors que l’on prend le film pour ce qu’il est, sans le lier à la globalité de l’univers Marvel (oui, j’en suis arrivé à ce stade…), il n’est pas si désagréable que ça. Ce n’est certes pas très passionnant et l’histoire n’arrive pas à créer la moindre tension ni crainte quant aux actions des différents protagonistes. Cependant, la trame est simple à suivre, ça détend, et les quelques pitreries du héros permettent de faire naître de léger sourire sur les visages grincheux.
À noter que le casting n’est pas trop dégueulasse, cela fait toujours plaisir de revoir Michael DOUGLAS et Evangeline LILLY (malgré son effroyable coupe de cheveux). La seule erreur reste Corey STOLL qui joue l’antagoniste : je n’ai jamais vu un méchant de Marvel aussi lisse et impersonnel.

Si je n’ai rien à reprocher à l’aspect technique, j’ai par contre trouvé le montage assez particulier. J’ai souvent eu l’impression que les plans étaient trop courts ou qu’ils démarraient en retard. Ainsi, il n’était pas rare que dans une conversation, certaines actions ou expressions se fassent avec des raccords étranges, où que les personnages se déplacent relativement vite d’un plan à l’autre. Cela n’est pas gênant outre mesure, mais dès que je m’en suis aperçu, je ne voyais que ça…

Un peu à part dans l’univers Marvel, mais sans arriver à être aussi original que Les Gardiens de la Galaxie, Ant-Man est à voir de manière décomplexée, sans rien en attendre et en n’étant pas trop regardant sur ses défauts de fond et forme assez flagrants. Certes, cela demande de faire pas mal de concessions et peut être que le film ne le mérite tout simplement pas. Cependant, quitte à perdre quelques heures de sa vie devant un film, autant se donner les moyens de passer un bon moment.

AntManAngelMJ