L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Mois : Tohru Honda (Fruits Basket)

Autant le dire d’office : je ne suis pas très branché shôjô. Bien que n’étant pas fan des classifications, le fait est que cette catégorie cible principalement les jeunes filles jouent indéniablement sur mon désamour du genre. Résultat : j’ai peu de bon souvenirs des œuvres que j’ai pu lire lors de mes pérégrinations à Fnac ou lors de mes échanges de mangas au lycée (à grand coup de sacs de la même enseigne).

Hors j’ai dans ma bibliothèque deux séries shôjôs, dessinées et écrites par la mangaka Natsuki TAKAYA. Il s’agit de Fruits Basket et Twinkle Stars. Si le temps me le permettait je ferai une dissertation bourrée de superlatifs concernant le fameux Twinkle Stars, mais ce n’est pas le sujet ici. Non, nous allons plutôt nous attarder sur le gros succès de la dessinatrice, à savoir Fruits Basket et son héroïne Tohru Honda.

Débarquant dans la famille dysfonctionnelle (et accessoirement maudite) des Sôma, Tohru est une jeune fille enthousiaste et pleine de vie qui va nouer au fur et mesure des tomes différents liens avec les membres de la fratrie. On suivra alors l’évolution de ses relations et sa quête pour lever la malédiction qui pèse sur la famille.
Si j’ai choisi de vous parler de Tohru dans la Fille du Mois, c’est qu’elle semble se trainer la réputation d’être un personnage niais proche de la Mary Sue. Chose qui, de mon point de vue, est totalement faux.

Pour commencer, Tohru n’est pas un personnage sans défaut. Si c’est l’impression qu’elle peut donner lors des premiers tomes (ou si vous n’avez vu que l’adaptation animée fort incomplète…), son développement dépeint une jeune fille bien plus torturée qu’il n’y parait et qui cache derrière ses bonnes actions des motivations pas toujours si altruiste que l’on pourrait le croire.
Mais cela ne fait pas de Tohru une mauvaise personne pour autant, et c’est bien là toute la force des personnages de Natsuki TAKAYA. Rien n’est tout beau dans Fruits Basket et chaque inconnu possède une part d’ombre plus ou moins importante. La mangaka tente alors, via son récit, à leur apporter des réponses au travers des liens et relations que tissent les personnages. Et Tohru ne fait pas exception.

J’irai même plus loin en disant qu’une héroïne comme Tohru était nécessaire à Fruits Basket. C’est elle qui permet à l’histoire d’avancer, car c’est grâce à sa gentillesse que tout démarre et qu’elle met en branle le fatalisme régnant dans la famille Sôma.
Et sans trop en dire, j’ai rarement vu une histoire aussi bien utiliser son personnage principal. Chacune de ses relations permet d’aborder différents thèmes et ses interlocuteurs réagiront différemment en fonction de leurs attentes et de la manière dont ils la perçoivent. Tohru témoigne ainsi du talent de la mangaka à écrire ses protagonistes et à les mettre au service de son récit.

Vous l’aurez compris, Tohru a une place toute particulière dans mon cœur et m’a permis de m’intéresser à un genre de manga avec lequel j’ai peu d’atomes crochus. Donc si vous avez l’occasion de lire (ou relire) Fruits Basket, ne passez pas à côté de cet excellent shôjô et de son héroïne rayonnante.

 

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La Fille du Mois : Ellie (The Last Of Us)

Durant ces vacances, je me suis penché sur un jeu vidéo dont on avait dit beaucoup de bien et que j’avais acquis en même temps que ma PS4 : The Last Of Us. Plébiscité par la critique et les joueurs, cette aventure se déroulant dans un monde post-apocalyptique a bien occupé mes chaudes journées d’été. Je ne vais pas pondre un avis complet sur le jeu (que j’ai apprécié malgré quelques écueils, mais il parait que le titre est sacralisé donc on va pas chercher les ennuis…). Je vais vous parler, vous vous en doutez, d’un des personnages féminins. Et pour une fois ce ne sera pas un personnage secondaire mais votre partenaire durant une grande partie du jeu : Ellie.

S’il y a une chose que je reprocherai jamais à l’équipe de Naugthy Dog, c’est de proposer des jeux bien écrits. Sans surprise, The Last Of Us propose une histoire classique pour le genre mais qui parvient à sortir du lot grâce à son duo principal. Une vraie alchimie opère entre Joël, le cinquantenaire barbu et bourru qu’incarne le joueur, et la jeune Ellie, adolescente débrouillarde que l’on doit escorter à travers les Etat-Unis.
Possédant une personnalité forte et une répartie efficace, ce fut un véritable plaisir de parcourir le jeu en sa compagnie. Et pour cause, tout est fait de sorte que l’on s’attache à elle. Car si le jeu ne brille pas forcément au niveau de son gameplay (on est sur du TPS très classique), la qualité du récit a fait que je me suis complètement projeté dans le personnage de Joël et est pris mon rôle de protecteur très à cœur.

Ainsi, si sur le papier Ellie n’est qu’une adolescente un peu effrontée, la manière dont le jeu la met en scène crée une forte empathie. Tant et si bien que je me retrouvais dans le comportement de mon avatar et me suis réellement impliqué dans l’histoire. Rares sont les jeux à être parvenus à me faire ressentir cela, expliquant mon profond attachement pour le personnage d’Ellie.

Du coup, il est clair que je suis très impatient de savoir ce que le prochain opus nous réserve et j’espère que l’équipe de Naughty Dog arrivera à étoffer Ellie de manière efficace. Dans tous les cas, je suis déjà prêt à repartir à l’aventure à ses côtés et supporter son caractère de cochon et ses piètres blagues (oui, certains diront que c’est l’hôpital qui se fout de la charité…).


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La Fille du Mois : Luna Lovegood (Harry Potter)

Il y a quelques semaines, j’ai terminé de lire la série Harry Potter. Kewa ? Que maintenant ? « Mais qu’est ce que tu foutais le reste du temps ? », diront certains. Pour ma défense, Harry Potter n’est pas du tout de ma génération et je suis complètement passé à côté du phénomène. De plus, vous le savez maintenant, je ne suis pas un lecteur très assidu. C’est quand j’ai souhaité voir les films que je me suis fait sermonner par mon entourage : « Non ! Tu lis d’abord les livres. Les films viendront après ! ». N’étant pas du genre à trop négocier (surtout face à quelqu’un qui m’invite souvent à manger et avec qui je veux garder de bons rapports °^°), je me suis retrouvé avec les 7 volumes sur les bras. Quelques mois plus tard, je ne regrette absolument pas que l’on m’ait presque forcé la main : Harry Potter c’est du tout bon, à la fois bien écrit et très agréable à parcourir (j’ai lu le 6e tome en deux jours…).

Du coup, j’avais très envie de mettre à l’honneur un personnage féminin de la série dans la rubrique de la Fille du Mois. Et alors qu’Hermione semblait bien partie pour remporter la compétition, tout a basculé à partir du tome 5 avec l’arrivée de mon coup de cœur sur l’ensemble de la saga : Luna Lovegood.

Ne cherchez pas, j’ai accroché à ce personnage dès les premières lignes. Et son développement au fil du récit n’a fait que me conforter dans ma préférence. Luna, que l’on découvre dans l’Ordre du Phénix, est une jeune fille qui appartient à la maison Serdaigle. Du genre naïve et un peu tête en l’air, je me suis rapidement attaché à elle à cause de son caractère candide. Mais surtout, j’ai beaucoup aimé ce qui se dégage de l’ensemble du personnage. Luna n’est pas une fille parfaite, dans le sens que sa franchise peut parfois être blessante et son comportement peut sembler inconvenable. Pourtant, pas la moindre trace de méchanceté en elle. Son côté un peu gauche, qui va souvent mettre mal à l’aise les autres protagonistes, n’est que le résultat d’un mélange d’honnêteté et de simplicité.
Par la suite, Luna va se révéler au fil des pages comme un élément comique, mais aussi comme une alliée dévouée et fidèle. Elle combattra ainsi au côté de Harry jusqu’au bout, ne craignant pas de jouer de la baguette pour défendre ses valeurs. Ajoutez à cela que j’ai été souvent ému par son attitude encourageante, ainsi que par ses différentes marques d’affection à l’égard de ses amis.

Luna a pour ainsi dire tout pour me plaire. Malgré sa maladresse et sa naïveté maladive, elle dégage énormément d’empathie, de gentillesse et de dévotion. Un personnage qui aurait pu être agaçant à la longue, mais qui sous la plume de la romancière devient profondément touchant. Ajoutez à cela que l’interprétation qu’en fait l’actrice Evanna LYNCH dans les films (oui, je les ai vu entre temps) est juste parfaite. Elle incarne complètement la jeune fille et, je l’avoue, me la fait aimer encore plus (on ne va pas se mentir, l’actrice est absolument adorable).

Bref, je suis totalement conquis. Luna est et restera longtemps mon personnage préféré de la série Harry Potter.

LunaMontage


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La Fille du Mois : Tigress (Kung Fu Panda)

Il y a quelques jours, je suis allé voir le 3e film Kung Fu Panda. J’ai toujours beaucoup aimé cette licence, qui est sans doute ma préférée des studios Dreamworks après Dragons. J’étais alors tenté de vous rédiger un article concernant ce 3e opus, mais je me suis rendu compte que je n’avais pas tant de choses à raconter dessus. Pour faire court : c’est comme les deux autres. C’est fun, drôle et émouvant, plein de trouvailles visuelles (toujours le gros point fort de cette saga) et les scènes d’actions en mettent vraiment plein la vue. Bref, aucune surprise niveau contenu mais c’est loin de desservir le film.

Cependant, je me suis dit que c’était l’occasion idéale pour vous parler d’un des personnages phare de la licence. Et ça tombe bien, il s’agit d’un personnage féminin donc la rubrique de La Fille du Mois tombe à pic. Vous l’aurez compris, on va parler de Tigresse (ou Tigress dans la version originale).

Membre des 5 cyclones, la jeune féline a tapé dans l’oeil de nombreux fans de la licence (si je me fie à l’avalanche de fanarts que l’on peut trouver sur elle…), moi le premier. En même temps, il est difficile de ne pas s’attacher à ce personnage. Pour commencer, je trouve son charadesign sublime. Il se dégage de sa morphologie à la fois force et féminité. Le tout mêlé à l’animation léchée du personnage lorsqu’il se bat, Tigresse dégage énormément de charisme et de classe à chacune de ses apparitions.

Mais bien au delà de l’aspect purement esthétique, elle est aussi un personnage à la psychologie suffisamment développée pour que l’on éprouve une vraie empathie à son égard. Tigresse est une protagoniste juste et droite, respectant les règles ainsi que son maître (Shifu, best maître de kung fu EVER). Mais l’arrivée du maladroit (et quelque peu encombrant) Po le Panda va l’obliger à évoluer et à s’adapter.
Et c’est ce point que j’apprécie énormément chez Tigresse. Bien qu’elle ait des principes, elle est loin d’être butée et sait faire preuve de recul et de modestie. Son évolution durant les films permet de développer ces différents changements (principalement le deuxième pour moi) et sa relation avec Po la rendra, en plus de tout le reste, particulièrement touchante.

Alors certes, certains pesteront que le personnage est souvent trop fort, voir un peu trop parfait. Mais son évolution et son comportement demeurent cohérent avec sa psychologie. Ainsi, ses interventions au sein de la trilogie seront toujours justifiées et permettront une progression intéressante de l’histoire ou de ses relations avec les autres personnages. Donc encore une belle création des studios Dreamworks, qui me laisse espérer la naissance de nouveaux opus pour la licence Kung Fu Panda, ne serait-ce que pou revoir Tigresse à l’action.

TigressAvril2016