L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Début du Mois : Xion (Kingdom Hearts)

J’ai toujours du mal à parler de Kingdom Hearts sans passer pour un gros fanboy. Suivant la série depuis le début et ayant fait tous les épisodes malgré les différents supports (en fait, j’achète souvent les consoles pour cette série… ne me jugez pas), j’ai fait et apprécié chaque opus. Et parmi le palmarès, les deux moins aimés de la série semblent être les épisodes sur Nintendo DS, à savoir 358/2 Days et Re:Coded (que j’avais déjà défendu ici). Et pourtant, l’un d’eux contient mon personnage féminin préféré de la série, aux côtés de Aqua et Naminé, à savoir Xion.

Parler de Xion sans spoiler est absolument impossible, mais je vais tout de même tenter de vous expliquer pourquoi ce personnage obtient mes faveurs sans trop vous en dire. La petite brune ne partait pourtant pas gagnante. Nouveau personnage sorti de nulle part dans 358/2 Days, ne semblant être présente que pour justifier l’existence du jeu sur la portable de Nintendo et s’insérant difficilement dans la timeline de Kingdom Hearts, j’avoue ne pas m’y être intéressé au début.
Pourtant, au fur et à mesure que ma partie avançait, j’ai commencé à réellement m’attacher à ce personnage. Et pour cause, elle cristallise à elle seule les principaux éléments qui font que j’aime la licence de Square Enix.

En effet, comme je l’ai souvent partagé, je suis très attaché aux thématiques tournant autour de l’identité, de l’âme et des souvenirs. Et Kingdom Hearts étant majoritairement centrée sur ces dits thèmes, vous comprendrez pourquoi j’ai une affection toute particulière pour cette série. Et Xion en est la parfaite représentante. Sans trop entrer dans les détails, le personnage, de part ses origines, va être confronté à des choix difficiles et va devoir prendre des décisions qui, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, auront des répercussions dramatiques sur elle et son entourage. Les problématiques autour de Xion sont intéressantes et relativement bien traitées dans 358/2 Days, si bien que cette dernière vole complètement la vedette à Roxas, qui est pourtant le héros incarné par le joueur dans le jeu. C’est finalement elle le centre de l’histoire, elle qui est confrontée à la dure réalité, elle qui va devoir faire preuve de courage et prendre son destin en main.
Ainsi Xion demeure un personnage mélancolique et touchant, qui malgré la niaiserie relative à la licence, parvient à soulever des points intéressants autour de l’identité. C’est sans conteste une des protagonistes les mieux écrites de la série et celle pour laquelle j’ai aujourd’hui une véritable affection. Et pour couronner le tout, son thème musical est absolument splendide. Rien que pour elle, il faut faire 358/2 Days, même si le jeu a pas mal de défauts.FdM-Xion150

 


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La Chaîne de LinksTheSun : La Culture dans la bonne humeur

Lorsque l’on commence à s’intéresser au monde des vidéastes, il y a ceux dont on se souvient plus que d’autres car ils étaient les « premiers ». Si celui qui amorça mon intérêt pour les vidéos YouTube fut Le Joueur du Grenier, un autre YouTuber, que je suis depuis 2011 (ha oui… ça commence à faire), garde une place toute particulière dans mon coeur : il s’agit de LinksTheSun. Et s’il y a une chose que le temps permet d’apprécier, c’est de voir un créateur que l’on affectionne démarrer de presque rien, pour être désormais considéré, à mes yeux, comme l’un des fers de lance de la célèbre plate-forme de partage.

J’ai découvert le travail de Links grâce à son émission Point Culture, et plus particulièrement celle sur les Pokémon. Très vite, j’ai accroché au style et à l’humour proposés dans la vidéo, ainsi qu’à son concept. Cela ne payait pas de mine à l’époque, et malgré un montage son très hasardeux et quelques blagues pas très subtiles, il y avait vraiment un excellent contenu. J’ai alors pris le temps de voir tous les épisodes de cette émission (je ne me suis par contre pas intéressé aux vidéos plus anciennes, là ça devenait difficile…) et ai commencé à suivre la chaîne avec assiduité, sans non plus en faire une référence.
Année après année, la chaîne commençait à se remplir d’autres concepts d’émissions avec plus ou moins de succès (Le Plectroscope, La Joute Verbale Dans Ta Face, …) et une arriva à se démarquer, jusqu’à devenir aussi importante que le Point Culture : Non Mais T’as Vu ce que T’écoutes (souvent appelé NMT car avouons le, c’est un titre à rallonge). Je vais donc m’attarder sur ces deux en particulier et vous expliquer pourquoi j’admire le travail et de Links et son équipe.

Concernant le Point Culture, c’est un vrai plaisir de voir à quel point l’émission a gagné en sérieux et en crédibilité, tout en gardant un ton très accessible et un l’humour omniprésent. Les dernières vidéos sont des petits bijoux d’inventivité et les thèmes sont très variés (gros coup de coeur pour l’épisode sur les Méchants de Disney et les Animaux Improbables). Désormais l’émission n’a pas à rougir d’avoir le mot « Culture » dans son titre et Links parvient à rendre chacun de ses sujets intéressant et amusant (parce que faire un Point Culture sur les Tueurs en série… Il fallait quand même oser!). On en est vraiment au stade où l’on apprend des choses de manière divertissante et rien que ça, c’est déjà une belle preuve de talent.

Quant à NMT, je ne cacherai pas qu’il s’agit d’une émission qui me plait de plus en plus. Bref rappel du concept : à partir d’une chanson française du top 50, Links et son équipe élaborent de multiples sketchs, tout en apportant une critique sur les textes de la dite chanson. Si l’on pourrait croire qu’il s’agit de prime abord d’une manière primaire de critiquer les goûts de la majorité des français (il suffit de lire les commentaires…), l’émission se révèle beaucoup plus subtile et maligne.
En effet, le but premier n’est pas de mettre en avant les défauts d’une chanson, mais d’arriver à construire des éléments comiques autour d’elle. S’il y a souvent matière avec certaines (les chansons de Maître Gims), l’exercice se révèle parfois plus difficile lorsque la chanson n’est pas mauvaise en soi (Formidable de Stromae). D’ailleurs cette dernière montre que l’émission est parfois incomprise, vu la volée de bois vert que s’est pris l’équipe lors de sa sortie.
Pourtant, les dernières vidéos en date montrent bien que le but n’est pas de faire dans la critique facile. La vidéo sur les chansons Disney est à mourir de rire et l’argumentation fait mouche, alors que Links voue un culte non dissimulé à ses productions, preuve en est qu’il n’y a pas volonté de casser gratuitement. Mais pour moi la plus parlante est la toute dernière sur les Enfoirés. Car loin d’alimenter le bad buzz et le bashing que la chanson a suscité, Links et son équipe offrent une analyse et des sketchs vraiment drôles, tout en proposant une conclusion complètement à contre-pied et qui a le mérite d’aborder le sujet avec un angle différent.

Ainsi, avec bientôt 1 million d’abonnés, la chaîne de LinksTheSun mérite son succès. Les vidéos sont à la fois drôles et bien écrites. On sent une volonté de proposer quelque chose d’instructif et intelligent, et ce par le biais de l’humour (qui ne plaira peut être pas à tous, mais personnellement j’accroche bien). En clair, une chaîne avec un contenu de qualité et devant laquelle il ne faut surtout pas passer. Un indispensable de YouTube pour moi, sans hésitation.

Un petit mot sur le dessin d’accompagnement. J’ai vraiment eu à coeur de dessiner toute l’équipe, et pas seulement Links. Car chacun apporte, selon moi, un vrai plus aux émissions et je serai triste de ne pas voir la bouille de Jérémy, David et Chachou au cours des analyses. D’autant plus que ces derniers m’ont provoqué de beaux fous-rires (David en Pocahontas, juste collector) et qu’ils forment tous les 4 une belle équipe qu’il est toujours plaisant de revoir à chaque sortie. Encore merci à eux !

MontageNMT


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La Fille du Début du Mois : Kim Pine (Scott Pilgrim VS The World)

Alors que je me suis longtemps cantonné à l’univers des mangas, cela fait maintenant 3 ans que je m’intéresse aux comics américains. J’ai démarré avec la série Batman (que je complète petit à petit), mais une autre série a vite eu l’honneur d’orner mes étagères : Scott Pilgrim VS The World. J’en avais parlé ici à l’époque, et il est temps de s’attarder un peu plus sur l’un de mes personnages féminins préférés de l’oeuvre de Bryan Lee O’MALLEY.
J’avais face à moi de nombreuses candidates, le comics ayant son lot de jeunes filles aux caractères bien trempés. La mignonne Knives (17 ans), Ramona et ses multiples looks, l’envoûtante Envy… Mais étrangement, celle qui a le plus attiré mon attention fut la batteuse du groupe des  Sex Bob-omb : Kim Pine.

J’ai aimé Kim dès sa première apparition. Pragmatique, sarcastique et vannant tout ce qui bouge (surtout cet idiot de Scott Pilgrim), la rouquine a rapidement fait partie de mes favorites. Cela aurait pu se limiter à cet aspect purement humoristique, mais Kim s’avère être, tome après tome, un protagoniste très important.
En effet, elle a beau être un personnage secondaire, son implication dans l’aventure de Scott se révèlera décisive à bien des moments. Alors que ce dernier va évoluer et grandir au fur et à mesure des chapitres, Kim représentera une sorte de repère et de valeur sûre. Toujours la tête sur les épaules, jamais avare de bons conseils entre deux piques, il s’agit du personnage le plus mature et le plus adulte de la série.

Pourtant, elle connaitra son lot de désillusions, mais restera fidèle à elle-même du début à la fin. Ainsi, j’aime Kim car il s’agit d’un personnage bien écrit, à la psychologie cohérente et travaillée, et dont j’ai apprécié les interventions, ainsi que la manière dont l’auteur a choisi de se servir d’elle au sein de son récit. J’aimerais vous en dire plus mais je risque de spoiler. Donc je vous invite vraiment à vous intéresser à cette série et qui sait, peut être que vous aussi tomberez sous le charme de la petite rouquine.

KimSP


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Projet Blogs BD : Rencontrer son soi du futur

Cela faisait un petit moment que nous n’avions pas fait un projet commun entre blogs de BD, il fallait remédier à ça ! Nous voici donc de nouveau réunis autour d’un thème commun qui est : « Et si vous rencontriez votre vous du futur? ». Voilà ce que ça donne de mon côté :

AngelFutur

Et oui, je suis quelqu’un qui n’aime pas trop se projeter (sans doute parce que cela me stresse). Je préfère prendre le temps pour chaque chose, et même si je suis du genre à aimer tout planifier à l’avance, j’évite de regarder trop loin dans l’avenir afin de me concentrer au maximum sur les moments présents. Et puis je n’aime pas que l’on me spoile, surtout sur ma propre vie ! Mais je suis sûr que mon « moi » du futur comprendrait bien cela.

N’hésitez pas jeter un oeil aux autres blogs qui participent au projet :

La Belle Bleue – Rosenblum – Le blog de Quentin Lefebvre  Monsieur le Psy – imaygine – A frog’s life  – What’s up in my happy days – Dank – Calomiel – Trentenaire et geek – Mikachu – Louleloup – AD_e – Sériba – Elanor – Nini


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 03 – Il faut de l’eau !

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Ce qui est cool au Japon c’est que partout en ville, tu as des distributeurs à boissons. Les prix varient entre 100 et 150 Yens (ça fait à peu près 1 Euro) et il y en a pour tous les goûts. Peut-être un peu trop même… D’ailleurs, je vous déconseille toutes les boissons à base de fruits. Je ne sais pas pourquoi mais les Japonais mettent énormément de sucre dans leurs produits. Je n’ai bien sûr pas pu m’empêcher de goûter le fameux jus de fruits et légumes que vend Hatsune Miku dans Popipo. Mais j’ai trouvé ça assez infâme !


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Shovel Knight : La Pelle de l’Aventure

Le retrogaming et le pixel-art sont à la mode, c’est un fait. Alors que les consoles récentes se battent pour savoir qui a la plus grosse en terme de visuel (oui je sais, c’est le PC, ta gueule), bon nombre de développeurs préfèrent, de leur côté, jouer la carte de la nostalgie et d’utiliser les us et coutumes d’il y a quelques années.
Joueur des années 90, je suis très sensible à ce genre de démarche, d’autant que je ne fais pas partie de cette catégorie de personnes qui s’extasie devant des graphismes haute définition (pour moi le fun reste le plus important). De plus, j’ai toujours aimé les jeux qui ne me prennent pas par la main constamment et qui proposent un minimum de challenge. Si j’ai trouvé mon bonheur en ces termes avec The Binding of Isaac : Rebirth, il y a un autre jeu, acquis au même moment (merci les promos Steam), qui m’a également comblé en termes de fun et de nostalgie : Shovel Knight.

Dès les premières minutes du jeu, j’ai su que la production de Yacht Club Games allait me plaire. Shovel Knight est un jeu de plate-forme/action tout droit sorti de l’ère des consoles 8-bits, faisant des références non dissimulées aux grandes séries de la Nintendo NES. En effet, tout dans ce jeu témoigne d’un amour inconditionnel pour cette période du jeu vidéo : on y trouve des références à la série Megaman (principalement), Duck Tales, The Legend Of Zelda, Metroid, Super Mario… Impossible de toutes les lister mais il est clair que le joueur de NES est caressé dans le sens du poil.
Certains pourront dire que faire des copier/coller et des références ne donne pas forcément un bon jeu, et ils auront raison. Sauf que Shovel Knight a été réalisé avec talent, car bien que les inspirations soient évidentes, le jeu parvient à en extraire l’essence pour l’appliquer à son univers et en faire quelque chose de cohérent et d’homogène.

Le résultat est immédiat : le jeu se prend rapidement en main et on se lance dans l’aventure avec beaucoup de facilité. La difficulté est croissante mais jamais décourageante, rendant la progression vraiment agréable. De plus, et c’est ce qui m’a énormément plu dans ce jeu, chaque niveau dispose de ses propres idées de gameplay et de ses propres mécaniques. Chacun a ainsi son identité, ce qui empêche tout sentiment de lassitude et de répétition.
La maniabilité se veut intuitive (un bouton pour sauter, un bouton pour frapper) et le chevalier à la pelle répond au doigt et à l’oeil. C’est d’autant plus important que certains passages de plates-formes se révèlent délicats, ainsi que les combats de boss qui, comme dans un bon vieux Megaman, demandent une mémorisation du pattern exigeante. Je dirais que le seul défaut de maniabilité vient de l’utilisation des artefacts avec la touche « haut », pas toujours très heureux et qui m’a valu quelques chutes assez frustrantes…

Pour le reste, le jeu est relativement court, bien que la présence d’objets cachés, d’un mode New Game+ et d’une liste de succès accessibles permettent de prolonger l’expérience. Ajoutez à cela que les musiques sont excellentes (non mais vraiment excellentes !) et plairont à coup sûr à tous les amoureux des sonorités chiptunes. Quant aux graphismes, c’est de l’esthétique 8-bits maîtrisée, bien que jouer sur un grand écran ne leur fait pas complètement honneur je pense (à mon avis le jeu doit être très agréable sur le Gamepad de la WiiU ou sur Nintendo 3DS).

Shovel Knight est donc un excellent jeu, que l’on sent fait avec amour par des joueurs de ma génération. Loin de simplement faire référence à l’âge d’or du jeu vidéo, le bébé de Yacht Club Games en saisit toute la substance afin de l’utiliser pour son propre compte, le rendant unique et actuel, tout en titillant notre fibre nostalgique. Une très belle découverte que j’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir et dont j’attends les prochains DLC avec impatience ! De toute façon, un jeu qui fait constamment référence à Megaman… Comment ne pas l’aimer ?

Shovel Knight by AngelMJ


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La Chaîne du Fossoyeur de Films : Gloire à la Sainte Pelle!

Quand on parle de cinéma, il est toujours amusant de voir comment ce média peut être perçu différemment selon la personne que vous avez en face de vous. Pour certains ce n’est que du divertissement, pour d’autres c’est un art à part entière. Personnellement je n’ai pas encore choisi mon camp : j’apprécie de voir des films juste pour passer un bon moment, mais j’aime aussi les voir comme un média aux multiples facettes, qui permettent à des réalisateurs d’exprimer et de véhiculer des idées, que ce soit par la forme ou le fond.
Et dans l’optique d’enrichir ma culture cinématographique tout en de me divertissant, j’ai trouvé chaussure à mon pied avec la chaîne du Fossoyeur de Films.

Découvert au détour d’un vlog du Cinéma de Durendal (un autre Youtubeur dont je parlerai très certainement), Le Fossoyeur de Films, aka François THEUREL, propose des analyses de différents films (récents ou plus anciens), ainsi que des chroniques autour de thèmes spécifiques. Rien de bien original pour une chaîne traitant de cinéma me direz-vous. Alors qu’est ce qui fait que les vidéos du Fossoyeur font actuellement partie, pour moi, des meilleures sur le Net en termes de cinéma?

Bon. Pour commencer, on va mettre les choses au clair tout de suite : François THEUREL = la classe. Point. Ce mec pue le charisme à des kilomètres à la ronde. Il pourrait me parler du cours de la patate à Malte que je trouverais ça captivant. Il part donc avec un sacré avantage puisque rien que par sa prestance, il arrive à attirer l’attention sur les sujets qu’il traite, ce qui est toujours un plus dans la jungle de YouTube (il ne manquerait plus qu’il fasse une vidéo avec Axolot (dont j’adore la voix) et ce serait le comble du bonheur… Ho! Mais ça existe déjà en plus!!).
Ensuite, il est clair que François est un passionné de cinéma. Ça se voit et ça s’entend. On sent qu’il a une expérience de cinéphile riche et variée, et qu’il aime en parler et le partager. C’est une réalité universelle : dès lors que tu parles d’un sujet qui te passionne, tu auras forcément l’attention de ton public. Et dans le cas du Fossoyeur, c’est exactement la cas. Ajoutez à cela que l’homme à la pelle (nommée Pupuce) arrive à proposer des textes drôles (certaines de ses répliques sont à hurler de rire), se mélangeant à merveille à ses analyses parfois très particulières.

Car oui, François aborde le cinéma sous son aspect artistique et historique (il aime analyser un film dans son contexte). Cela se voit à la fois dans ses critiques de films (il s’attarde beaucoup sur les intentions de réalisation plus que sur les aspects techniques) et ses vidéos à thème. Il faut parfois s’accrocher car certaines d’entres elles se révèlent assez ardues à suivre. Les films cités et traités sont souvent très obscurs, de part leur âge ou leur provenance (la vidéo sur les Midnight Movies est un très bon exemple). Je ne connais que très rarement les films mentionnés et cela me donne parfois l’impression de ne pas faire honneur à mon amour pour le 7e art. Toutefois, et c’est là une des grandes qualités du Fossoyeur, il arrive à rendre tout cela accessible et convivial, ne créant pas de distance entre lui et le spectateur. Sa capacité ultime étant de parvenir, grâce à ses vidéos, à te faire t’intéresser à des films auxquels tu n’aurais pas porté la moindre attention (oui, à cause de lui, j’ai vu Zardoz… et c’était marrant!) et à faire gonfler ta wishlist de films avec des productions anciennes ou incongrues.

Je pense avoir une vision du cinéma très différente de celle du Fossoyeur. Mais j’y vois aussi une formidable occasion d’aborder ce média sous un autre angle, un autre regard. Et lorsqu’en plus c’est fait par quelqu’un de passionné comme François, c’est un vrai régal de le faire. Donc quelle que soit votre manière d’aborder le cinéma, je vous conseille vivement de vous intéresser à ses vidéos, ne serait-ce que celle sur Le Manuel du Savoir-vivre du spectateur qui vaut largement le détour et que j’aimerais voir appliquée plus souvent. Un des grands de Youtube dans sa catégorie, sans hésitation.

FossoyeurMaP


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The Binding of Isaac Rebirth : Traumatisme d’Enfance

Je ne sais pas pour vous, mais bien souvent lorsqu’il y a une sorte de « hype » autour de quelque chose, plus on m’en parle et moins j’ai envie de m’y intéresser. Et le cas de The Binding of Isaac ne fait pas exception. On m’en a parlé de ce jeu, je dirais même que l’on m’a littéralement saoulé avec. Tant est si bien que j’ai fini par le prendre en grippe, d’autant plus que je n’y voyais qu’un jeu faussement subversif juste parce que les développeurs ont foutu du sang et du caca sur les murs pour faire genre.
La sortie d’un remake en fin d’année dernière (sobrement nommé Rebirth) a remis le jeu sur le devant de la scène. La « hype » s’étant un peu tassée, j’ai finalement décidé (suite à une promo sur Steam) d’acquérir le jeu, histoire de me faire enfin mon avis et voir si tout le bruit autour de ce dernier était vraiment légitime. Est-ce que cet épisode vaut donc qu’on lui accorde du temps? Et bien au bout de 80 heures de jeu, je peux vous dire que oui, très largement.

Résumons rapidement le bousin : on incarne Isaac, un jeune garçon qui s’est réfugié dans la cave de sa maison, car sa mère pense entendre des voix l’incitant à le tuer. On va donc parcourir différents niveaux afin d’échapper à notre funeste destin. Tout est généré aléatoirement, que ce soit l’architecture des niveaux, les ennemis, les items, etc.
Je vais être très honnête : les premières parties ont été très austères. Le jeu est très punitif et la difficulté relevée, même en « Normal ». Il m’a fallu bon nombre de parties pour parvenir au premier boss final du jeu (oui il y a plusieurs boss finaux… c’est compliqué), tout ça pour découvrir que je n’étais pas au bout de mes peines vu que cette victoire me donnait accès à de nouveaux niveaux, de nouveaux boss, et ainsi de suite…

Mais on a aussi une des première qualités du jeu : le fait que les choses se débloquent régulièrement au fil des parties et des victoires incite à la progression, et ce malgré une difficulté qui va crescendo et le côté relativement répétitif du soft (perso je ne fais qu’un ou deux runs par jour). Il y a beaucoup de choses à découvrir, que ce soit en termes d’objets, d’ennemis ou de personnages. The Binding of Isaac Rebirth se révèle être un jeu très complet, dans lequel le joueur est récompensé pour ses efforts et sa persévérance malgré, je le répète, une difficulté très punitive.

Mais ce qui m’a fait le plus adhéré au jeu est clairement son univers et son histoire. Si j’ai eu du mal au début avec la charte graphique (univers morbide avec des graphismes « mignons » typés 16 bits) et au scénario faussement basique, j’ai été surpris, au fil des parties, de découvrir que le scénario de Rebirth n’est pas si simpliste que ça. Il est en effet rare de voir un jeu utilisant de manière si intelligente les codes de l’ésotérisme et de la religion. Les références ne sont pas anodines et on sent une vraie recherche de cohérence dans l’utilisation des codes et des symboles. Le tout est au service d’une histoire laissant au joueur le soin de l’analyser et de comprendre ce qu’il découvre sur les personnages, les dernières fins laissant place à de très nombreuses interprétations et proposant des réflexions sur des thèmes vraiment intéressants.
J’insiste vraiment sur ce point car si le jeu peut paraître de l’extérieur subversif ou blasphématoire (ce que je pensais avant d’y jouer), ce n’est pour moi pas du tout le cas. Au contraire, je salue le travail des développeurs pour avoir réussi à proposer un jeu d’une telle richesse, et d’être parvenu à aborder des thèmes aussi complexes que la maltraitance ou la culpabilité chez l’enfant.

Alors certes, le jeu possède quelques défauts qui pourront freiner l’ardeur de certains joueurs. Comme dit plus haut, le jeu est difficile et peut être parfois décourageant, surtout dans le fait que les niveaux se génèrent aléatoirement. Combien de fois j’ai ragé en tombant directement sur un ennemi en entrant dans une salle alors que j’étais entrain de faire un run parfait… Ou encore quand le jeu ne te distribue que des objets tout pourris alors que tu étais une machine de guerre la partie d’avant (oui, c’est extrêmement frustrant ça!).
De plus, en ajoutant le fait que la charte graphique est assez discutable, je n’ai pas du tout adhéré aux musiques. Je sais que c’est purement personnel, mais je les trouve très désagréables. Je me doute bien que le but était de créer une ambiance oppressante et lugubre, mais me concernant ça me tape rapidement sur le système et ajoutées à la difficulté parfois cruelle du jeu, certaines parties se révèlent plus énervantes que divertissantes.

Toujours est-il que The Binding of Isaac Rebirth a eu le mérite de me surprendre, et de me surprendre en bien. Le parfait exemple pour illustrer le fait qu’il ne faut jamais juger un jeu sans avoir pris le temps de le découvrir en profondeur. Malgré sa difficulté et son univers très particulier, il a réussi à me séduire grâce à sa progression équilibrée, l’utilisation intelligente des codes de la religion et les thèmes sous-jacents qu’il aborde. Donc pour moi la « hype » n’est pas déméritée. Toutefois, j’aurais du mal à conseiller le jeu car je le trouve malgré tout assez spécial, et il faut adhérer à la forme comme au fond pour vraiment l’apprécier. Mais ça reste une expérience vidéoludique vraiment intéressante.

IsaacBattle


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Chappie : Conte d’anticipation

Un film où l’on suit un robot qui se découvre des sentiments? Voilà un sujet déjà maintes fois traité dans le monde de la science-fiction. On pense souvent en avoir fait le tour, mais bon nombre de films continuent de sortir avec cette thématique, comme autant de réalisateurs ayant l’intention d’apporter leur point de vue sur ce vaste sujet. Je reste personnellement très intéressé par cette thématique. La notion d’intelligence artificielle, ainsi que toutes les problématiques sur l’âme et l’identité que cela peut soulever, me plaisent en effet beaucoup. Je suis donc allé voir Chappie dès le jour de sa sortie en salle, quitte à me faire une séance tardive en VO. J’étais à la fois confiant, mais aussi sur la réserve, lorsque j’ai su que le réalisateur n’était autre que Neill BLOMKAMP, à qui on doit récemment District 9 (que je n’ai pas vu) et Elysium (qui m’avait laissé un sentiment supra bof). Verdict?

Et bien je ne vous cacherais pas que le film me laisse, tout comme la précédente production du réalisateur, assez mitigé. Je n’ai en effet pas réussi à rentrer complètement dedans, principalement à cause de la manière dont a été construite l’histoire. Mais j’y reviendrai.

Chappie est un film bien foutu. Les effets spéciaux sont de très bonne facture, les robots sont insérés de manière réaliste et animés avec beaucoup de brio. C’est bien filmé et bien mis en scène, l’ensemble se veut très accessible et bien que les personnages ne brillent pas par leur originalité (on est face aux stéréotypes habituels, avec mention spéciale à Hugh JACKMAN et son horrible coupe de cheveux pour le rôle du méchant « parce que je suis méchant »), on arrive à s’intéresser à leurs déboires. Car le film, bien qu’essentiellement concentré sur le robot Chappie, permet surtout de confronter différents protagonistes face à leurs enjeux et envies personnels, qui pourraient être comblés par le fameux robot doté de sentiments.
Ainsi le film est clairement construit sur le thème de la confrontation. Elle sera d’abord purement verbale, puis deviendra de plus en plus physique, voir carrément violente dans le dernier quart, où bon nombre de personnages passeront l’arme à gauche dans un affrontement final qui sort un peu de nulle part, mais qui permet au réalisateur de mettre en avant sa vision sur la notion d’Intelligence Artificielle.

Et je dirais que c’est principalement sur ce point que le film montre pour moi des lacunes. Si je parviens à fermer les yeux sur le fait que Chappie se comporte comme un gangster de cité (ce qui est particulièrement horripilant) et sur les placements de produits insérés avec la finesse d’un éléphanteau alcoolisé, j’ai eu du mal à adhérer à la finalité du film et à ses différentes conclusions.
Là où je trouve que Chappie pèche, c’est dans sa manière hyper simpliste d’aborder ses thématiques. Tout est trop vague, trop infantile. Si la relation Deon/Chappie m’a paru intéressante, la conclusion m’a laissé assez perplexe dans le fait que de nombreux aspects encore aujourd’hui sujets à interprétation, comme la notion de programme ou d’âme, sont ici traités de manière naïve et, pour ma part, peu crédible. La symbolique est là, mais elle se fait au détriment de la vraisemblance, transformant le film en conte futuriste. Oui, c’est ça en fait, Chappie est un conte. Cela reste bien sûr un point de vue défendable, et je sais qu’il s’agit là d’une remarque purement subjective. Ce n’est d’ailleurs pas négatif comme remarque, mais disons que je ne m’attendais pas à ça.

Chappie n’est pas un mauvais film, vraiment pas. Seulement, la manière dont il traite son propos est trop simpliste et on le prend difficilement au sérieux. Ainsi, alors que le film aurait pu apporter un vrai plus dans l’univers de la science-fiction d’anticipation, il le fait de manière assez naïve et maladroite, le tout avec des raccourcis scénaristiques et des explications évasives (voir pas d’explication du tout), ce qui risque de faire froncer les sourcils des plus septiques sur le sujet. Je vous conseille donc de vous faire votre propre avis, car comme dit, le film est loin d’être désagréable à voir et la gestion du rythme joue en sa faveur. Mais me concernant, je reste un peu déçu devant la direction prise par le réalisateur.

ChappieAngel

 


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 02 – Rencontre avec Toto

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Oui bon… Certains me diront que c’était évident. Mais on va dire que ma naïveté naturelle (oui, encore elle…) et ma curiosité ont joué en ma défaveur. Toujours est-il que ces toilettes sont vraiment excellents, surtout qu’il y en a partout, même dans les lieux publics (et ils sont nickels en terme d’hygiène, Keni a apprécié). Bref le WC Toto, l’essayer c’est l’adopter… À condition de ne pas appuyer sur tous les boutons (et de gérer la pression du jet aussi…).