L'Atelier d'AngelMJ


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Les Croods : Le début d’une ère nouvelle?

Plus les films passent et plus je dois me rendre à l’évidence : j’ai beau être fan des studios Pixar, il faut bien admettre que depuis quelques années, les studios Dreamworks ont tendance à proposer des productions toutes aussi bonnes, si ce n’est meilleures. Et ce n’est clairement pas avec Les Croods que la tendance va s’inverser… Bien au contraire!
Pourtant, je suis allé voir le film plus par principe que par envie. Il faut dire que la bande-annonce ne vend pas du rêve et j’ai été particulièrement rebuté par le charadesign assez vilain et le personnage du père qui, d’emblée, s’annonçait chiant et caricatural. Et bien je me suis pris une claque en pleine face, preuve encore qu’il ne faut définitivement jamais se fier à une bande-annonce!

Car je vous le dis sans hésitation : Les Croods est sans doute le meilleur film d’animation que Dreamworks a pu produire à ce jour, rien que ça! Pourquoi me direz-vous? Tout simplement parce que c’est un quasi sans faute sur tous les plans. Commencons par l’aspect visuel du film, un point qui me laissait très perflexe au départ. Certes le charadesign est particulier. Mais quand on voit ce que les créateurs ont réussi à en faire une fois animé, c’est juste hallucinant. La première scène du film en met littéralement plein la vue, et on découvre les premières bonnes idées et prouesses du studio. Elle est également une excellente introduction aux personnages et à leur univers.
Les Croods sont en effet une famille très attachante. Grug, le père que je pensais moralisateur, est finalement un personnage complet et complexe, et qui présente une vraie plus value pour le film. Vient ensuite sa fille, Eep, jeune éprise de liberté et de soif de découverte. Le personnage a un double emploi très équilibré : celui de symboliser la relation père/fille et la relation garçon/fille avec le personnage de Guy. Classique vous trouvez? Dans le fond oui, mais pas du tout dans la forme! Le message, rapidement compréhensible autant pour les adultes que les enfants (qui se reconnaitront soit dans le personnage de Grug, soit dans celui d’Eep), est illustré de manière originale et souvent cocasse, faisant passer la pilule comme du petit lait. Le reste de la famille assure également le spectacle avec différents sketchs faisant toujours mouche, le tout doublé par un casting de rêve (Nicolas CAGE, Ryan REYNOLDS, Emma STONE…).

Mais en plus des personnages, la force du film réside dans le déroulement de son histoire et son environnement. Les terres foulées par la famille préhistorique s’avèrent variées et colorées, à l’image de son bestiaire imaginaire à la fois adorable et effrayant. Sur ce point, les créateurs ont réalisé un travail colossal qui mettrait presque au tapis les créatures inventés dans l’Âge de Glace. Ajoutez que certaines idées d’objets ou de situations ont souvent fait fleurir un large sourire sur mon visage tellement je les ai trouvées géniales et bien trouvées.
Enfin vient le scénario. Et à ma grande surprise, ce dernier s’éloigne assez du « schéma-type » de ce qui se fait dans le domaine du film d’animation. En effet, point ici de quiproquos, de ruptures, de trahison, puis de réconciliation, comme c’est très (très!) souvent le cas. Le film choisit plutôt de calquer sa narration sur celle de roadmovie (ce qu’est finalement le film!) proposant ainsi diverses séquences durant lesquelles les personnages interagissent et évoluent. Au début très drôle et comique, l’histoire prend une tournure plus touchante à l’approche du clap de fin, quitte à multiplier les scènes émouvantes et tirer quelques larmes aux spectateurs se laissant prendre au jeu (je sais qu’au bout de trois scènes, j’ai craqué…). Certains trouveront cela forçé, mais c’est tellement bien géré que l’on se laisse volontairement prendre au jeu et savourer l’ensemble sans la moindre honte.

Vous l’aurez compris : Les Croods m’ont complètement charmé et j’ai passé un excellent moment devant ce film d’animation. Certains vous diront que les thèmes sont déjà vus et le déroulement toujours aussi classique. Mais lorsque c’est bien fait, comme c’est le cas avec cette production, ce serait criminel que de passer à côté. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir en 3D mais je compte rattraper cela dès ce week-end! Bref, gros gros coup de coeur que ce film, que j’ai hâte de revoir et de savourer à nouveau. En même temps, quand j’ai appris que le mec derrière le projet était Chris SANDERS (le gars qui a « juste » pondu Mulan, Lilo & Stitch ou encore Dragons, son CV est juste hallucinant), mon appréciation sur ce film est devenu une évidence!

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Scott Pilgrim : Shame on You!

J’ai découvert Scott Pilgrim à travers le jeu vidéo disponible sur les plates-formes de téléchargement depuis 2010. J’ai été rapidement charmé par son aspect volontairement rétro (sonorité 8 bits et gros pixels) et par ses multiples références à l’univers geek. On m’a alors appris (au cours d’une partie) que ce jeu est en fait l’adaptation d’un comics, et qu’il a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Cette dernière vue (et plutôt appréciée), je me suis alors procuré l’intégrale des comics, histoire d’affiner mon impression de cet univers. La chronique qui va suivre va donc se concentrer uniquement et exclusivement sur la version d’origine, le comics donc.

Scott Pilgrim, c’est l’histoire d’un jeune canadien de 23 ans qui, pour sortir en paix avec sa petite amie répondant au nom de Ramona Flowers, va devoir affronter ses 7 ex-maléfiques et ainsi s’assurer l’exclusivité de la belle. Il sera entouré d’une bande d’amis plus ou moins farfelus, qui seront spectateurs mais aussi intervenants dans cette intrigue digne du scénario d’un Megaman.

La chose qui saute au yeux quand on commence cette série, c’est le style assez particulier de l’auteur. Les premières planches sont assez vides, le style graphique plutôt grossier et l’encrage laisse parfois à désirer. On a aussi du mal à différencier les personnages au début. Cependant, l’ensemble devient plus harmonieux au fil des tomes, pour finalement se clôturer sur un charadesign assez rondouillard et légèrement japonisé.
Cette impression que le comics mue presque en manga n’est cependant pas si surprenante, vu que l’histoire contient énormément de références aux jeux vidéos japonais des années 80-90 (et ceux jusque sur le dos des couvertures), ainsi que plus globalement à toute l’imagerie de la pop-culture de ces années-là. Si comme moi vous avez entre 25 et 30 ans, vous risquez de parfois sourire lors de l’évocation de telle ou telle référence, bien qu’il s’agisse plus souvent de fan-service.

Toutefois, tome après tome, on est surpris par la tournure que prend le scénario. Alors que l’on s’attend à de nombreux combats impliquant Scott et les 7 ex, la série se révèle être plus une série dite « tranche de vie » qu’autre chose, voir carrément une comédie romantique! Ainsi, les affrontements contre les ex de Ramona sont souvent expédiés, l’auteur préférant se focaliser sur le quotidien de son héros et de ses problèmes de coeur. Ainsi, on comprend en terminant le dernier volume le message sous jacent que l’auteur a cherché à passer, qui est celui du passage à l’âge adulte. Ma foi… Pourquoi pas? Mais il est regrettable qu’il n’est pas osé plus de folies (surtout à mi-parcours, les tomes 3 et 4 sont chiants à en crever) et surtout, selon moi, de n’avoir pas réussi à rendre son principal protagoniste attachant.

En effet, difficile d’avoir envie de suivre les péripéties d’un personnage aussi fade que Scott Pilgrim. Son comportement est cohérent avec le message véhiculé, mais cela n’empêche pas que l’on a constamment envie de lui foutre un coup de pied au cul. Et c’est d’autant plus regrettable que les autres personnages qui l’entourent sont la véritable force du comics. En plus d’être varié et plaisant, le casting de Scott Pilgrim comprend bon nombre de personnages haut en couleurs et dont on guette la moindre apparition. Wallace Well, Kim, Knives (17 ans), Ramona, Envy… Ils sont trop nombreux pour être tous cités, mais sont ceux eux le vrai moteur du série et le leitmotiv du lecteur.
Car en plus d’avoir une identité visuelle, ils ont surtout des caractères bien trempés qui se manifestent au travers de dialogues absolument succulents. L’éditeur français Milady a d’ailleurs fait un excellent travail de traduction et les conversations des personnages sont parfois drôles, parfois touchants… Il y a une vraie force à ce niveau et cela permet de faire passer la pilule vi-à-vis de la trame un peu ennuyeuse par moment.

Donc que retenir du comics de Bryan Lee O’MALLEY? Ce n’est clairement pas un sans faute, bien que bon nombre d’idées soient louables mais finalement mal utilisées. Les graphismes très moyens au début, le rythme trop lent au milieu de l’histoire avec sa fin pas très claire et surtout son héros antipathique, empêchent Scott Pilgrim de faire partie des incontournables. On saluera toutefois la qualité des dialogues et du casting général qui permettent malgré tout de passer un bon moment devant cette série en 6 tomes. Pas exceptionnel donc mais je ne regrette pas pour autant mon achat.

Et je clôture avec un fanart avec Wallace et Kim, respectivement mes personnages masculin et féminins préférés.

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Effets Secondaires : c’est grave Docteur Watson?

2013 n’a pas démarré sous les meilleurs auspices en terme de cinéma, mais les mois de Mars et d’Avril sont progressivement entrain de rattraper cette bévue. En effet, il y a pas mal de bons films en ce moment, et ceux dans toutes les catégories. Du coup, difficile de parler de  tous (et surtout de tous illustrer), mais je vais prendre le temps de vous toucher deux mots sur l’un des mes coups de coeur de la semaine dernière, à savoir Effets Secondaires.
En plus de posséder un synopsis assez intriguant, le film propose un casting pas dégueulasse, avec en tête d’affiche Jude LAW (un de mes acteurs préférés), Catherine ZETA-JONES (que je n’avais pas vu depuis Rock Forever, film que je préfère oublier…), Rooney MARA (remarquée dans Millenium) et enfin Channing TATUM (avec qui j’ai un peu plus de mal depuis mon traumatisme Magic Mike…). Le tout est au service d’un thriller plutôt bien ficelé, tournant autour de l’univers de la médecine, de la psychiatrie, de la dépression et des médicaments. Tout est programme.

Tout est fait de manière à ce que le spectateur entre rapidement dans le film, en appréhende l’intrigue et essaie de comprendre qui mène la danse dans cette histoire de meurtre somnambule et d’antidépresseurs. La mise en scène est plutôt bien faite et le réalisateur nous propose de partager deux points de vues bien distincts : Emilie, la jeune femme dépressive, durant la première partie, puis Jon le psychiatre dans la seconde. Ce choix de narration est plutôt ingénieux et permet de semer le doute sur les buts et intérêts des différents personnages, et ainsi berné le spectateur, au moins jusqu’à la dernière demi-heure.
C’est d’ailleurs sur ce point que le film n’est pas entièrement parfait. En effet, on comprend de manière trop clair qui tire les ficelles alors qu’il reste encore pas mal de script. De ce fait, la tension est beaucoup moins palpable passé ce cap et les évènements qui en découlent deviennent ainsi un peu trop convenus et prévisibles. Toutefois, cela n’enlève rien à la qualité d’écriture du scénario. Ce dernier tient en effet la route, reste cohérent, et le film se visionne sans avoir envie de regarder sa montre.

Rares sont les thrillers de si bonnes factures de nos jours. Effets Secondaires fait donc partie de ces bonnes surprises cinématographiques dont on attend pas forcément grand chose mais qui arrivent, au moyen d’une bonne histoire et de bons acteurs, a attiré notre attention et nous faire entrer facilement dans l’intrigue du réalisateur. Si vous aimez le genre, c’est sans aucun doute un des immanquables de ce printemps. Pourvu que ça dure…

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Le Monde Fantastique d’Oz : Magicien mytho

Peut-il arriver de passer complètement à côté d’un film sans trop savoir pourquoi? C’est en tout cas le constat que je me suis fait en sortant de la projection du Monde Fantastique d’Oz. Je n’avais pas d’attente particulière sur ce film et j’y suis allé dans l’optique de passer un bon moment et de profiter, au passage, d’une bonne 3D (d’après ce que j’en avais entendu…). Et je dois vous avouer que je ne sais pas trop comment vous parler de cette production Disney car elle m’a laissé très perplexe…
Pourtant, tout démarre très bien : un format d’image en 4:3 et noir et blanc (sans doute hommage au film sur Le Magicien d’Oz sorti en 1946), de la 3D qui sort par ci par là, une bonne mise en scène qui jongle habilement entre humour et scènes d’émotions. Bref, je me dis que je vais passer un bon moment. Puis Oz, notre héros charmeur et un peu mythomane sur les bords, se voit propulser dans le mystérieux et féerique monde d’Oz à l’aide d’une tornade. Ici, le monde est en couleurs, en cinémascope (d’ailleurs, la transition est assez maladroite…) et peuplé de (très) charmantes sorcières qu’il vaut mieux ne pas contrarier… Et là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé… Mais j’ai complètement décroché!

C’est difficile à expliquer, mais dès les premiers pas d’Oz sur les terres de briques jaunes, j’ai senti qu’un truc n’allait pas. Etait ce les décors faisant très tocs? Les personnages en image de synthèse pas très beaux? Cette 3D tellement présente et tellement forte que l’apparition soudaine d’un élément en premier plan avait un effet « jump scare »? Pour tout vous dire, je n’ai globalement pas accroché à la charte graphique du film. Tout sonne faux et synthétique, on voit souvent que les personnages sont sur fond vert (la 3D n’aide pas) et le monde enchanté est curieusement vide de vie et d’âme…
Mais qu’à cela ne tienne, je tente tout de même de suivre le film. Et je suis alors déconcerté par les thématiques abordées et cette trame tellement convenue que cela devrait être interdit. Ainsi, hormis la scène finale qui vaut son pesant de cacahuètes en terme d’enjeux et de mise en scène (merci belle 3D), la quête d’Oz aux côtés de la charmante sorcière Glinda est tellement prévisible que l’on devine les scènes et les répliques à l’avance, ce qui est à la longue assez pénible et désolant.

Et c’est dommage car Le Monde Fantastique d’Oz possède un très bon casting, avec des personnages en demeurant intéressants. James FRANCO est convaincant en magicien Don Juan ringard,  Zach BRAFF assure dans le rôle du « sidekick » sous les traits d’un singe volant, et nous avons droit à une trio de sorcières particulièrement charmants en les personnes de Mila KUNIS, Rachel WEISZ et Michelle WILLIAMS. Il est donc regrettable que tout ce petit monde n’arrive pas à insuffler au scénario un peu de folie, bien que des choses soient tentées, comme le fait que Glinda la gentille sorcière ne soit pas une nunuche complète ou qu’Evanora soit une méchante moins manichéenne qu’on l’eu cru, vu sous un certain angle. Par contre! Gros GROS carton rouge pour Mila KUNIS qui se retrouve insufflée à mi-parcours d’un immonde maquillage de sorcière digne de The Mask! Faire ça à une si belle femme, et un crime punissable d’emprisonnement!!

Tout ça pour dire que, sans raison particulière, je n’ai pas du tout accroché au film et n’est jamais, à aucun moment, réussi à rentrer dedans et à me sentir concerné par les mésaventures d’Oz. Pourtant, cette production a des qualités indéniables, mais qui sont toujours contre-balancées par des défauts associés. La 3D est bonne et ose quelques folies, mais juste une fois de temps en temps, se faisant souvent trop discrète. Les personnages sont globalement bons mais aucune alchimie ne se crée vraiment entre eux. Et enfin, l’univers a une identité forte, mais qui sonne vide et tristement faux. Donc que dire en conclusion? Personnellement, je pense que je n’ai pas eu le feeling avec ce film, qui ne m’a pas parlé… Cela demeure un bon prequel sur l’univers du magicien d’Oz, mais j’en sors globalement déçu et assez frustré de ne pas savoir ce qui m’a gêné dans ce film… Mystère.

Scène alternative...


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Hansel et Gretel Witch Hunters : LHOOQ

Décidément, les contes ont la côte au cinéma. Après Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige et le Chasseur et bientôt Jack, tueur de géants, voici que débarque en salle Hansel et Gretel : Witch Hunters, une proposition de suite sombre et trash du conte de Grimm. Je vais être honnête, je suis allé voir le film à reculons car la BA annonçait un bon gros nanard qui tâche, et c’est bien la seule présence de Jeremy RENNER en tête d’affiche qui m’a finalement décidé à franchir les portes de mon cinéma (oui, ma période fanboy n’est pas encore terminée…). Et je dois avouer que le film m’a très agréablement surpris.

Soyons clair, ce n’est pas du grand cinéma et le scénario est volontairement léger. Cependant, force est de constater qu’il y a une alchimie qui se crée à l’écran et rend le tout étrangement agréable à regarder. L’univers est cohérent, ça ne part pas dans tous les sens et le film possède un équilibre surprenant entre scènes d’actions et développement du scénario. Du coup, l’histoire se déroule à toute vitesse avec beaucoup d’aisance, tant et si bien que l’on est surpris et triste lorsqu’apparaît le générique de fin (qui, comme le générique d’ouverture, est vraiment très classe).
Les personnages sont aussi une bonne surprise. Le duo Gemma ARTERTON/Jeremy RENNER fonctionne très bien, la méchante sorcière, interprétée par une Famke JANSSEN effrayante, sait donner du répondant et les seconds rôles apportent leur utilité sans se faire trop imposants ou trop effacés. On regrettera que certaines bonnes idées soient peu exploitées (comme le diabète de Hansel) mais cela ne gêne finalement pas l’appréciation que l’on peut se faire de l’histoire.

Alors certes, le film ne pousse pas à la réflexion et certains lui reprocheront un script réduit et des dialogues un rien nanardeste (perso, ça ne m’a pas gêné, j’ai trouvé que ça donnait un certain charme au film…). Mais on est quand même loin de film complètement décérébré et le réalisateur a vraiment cherché, je trouve, à fournir un divertissement, un peu bourrin certes, mais de qualité et cohérent avec la base du conte dont il s’inspire.
Par contre, attention pour les allergiques à l’hémoglobine, ça pisse de sang de tous les côtés! Ca n’est pas trash mais bien gore! Le « Interdit au moins de 12 ans » n’est pas là pour rien donc n’emmener pas votre jeune progéniture sous prétexte que le film est la suite d’un conte pour enfants, vous risquez de les traumatiser légèrement…

Et un dernier point, j’ai été surpris par la qualité de la 3D et du visuel en général. Il y a une vraie cohérence dans l’univers et la 3D est utilisée de manière intelligente. Un vrai coup de coeur à ce niveau!

Finalement, Hansel et Gretel fait clairement parti de mes petits plaisirs honteux de ce début d’année. Un film fun, qui ne se prend pas trop au sérieux mais qui ne se moque pas du spectateur pour autant, des personnages sympathiques et un scénario simple qui tient la route, et enfin un rendu visuel de qualité avec un 3D qui sait se faire efficace! Bref, un divertissement très honorable qui donne envie de voir une éventuelle suite!

Et puis, *Mode fanboy ON*Jeremy RENNER est vraiment trop classe!*Mode fanboy OFF*

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Hôtel Transylvanie : Dracula est ringuard… Et moi aussi!

Profitant d’un trou dans le planning et grands studios d’animation (Dreamworks, Disney, Pixar, etc.) et avant de lancer impunément un deuxième film sur les Schtroumpfs (comme si une fois ça n’avait pas suffit…), Sony Pictures Animation propose en salle Hôtel Transylvanie, un film qui raconte comment Dracula et ses homologues monstres en tout genre, ont fini par vivre reclus dans un hôtel, terrorisés à l’idée d’être confrontés aux humains qui, bien sûr, ne souhaitent que leur perte.

Allons droit au but : si le spectacle est divertissant, le film surprend par son manque évident d’ambition. On est face à un produit d’une banalité affligeante et ce à tous les niveaux. Techniquement, le film est joli mais ne possède aucune âme, ni aucun caractéristique particulière (c’est d’autant plus flagrant lorsque tu te tapes la BA d’Epic juste avant…). Les personnages surprennent par leur incapacité à proposer autre chose que du déjà-vu, et à part l’homme invisible qui m’a fait sourire, les autres se cantonnent au rôle que l’on peut attendre d’eux.
Le film se concentre de toute manière exclusivement sur les personnages de Dracula, sa fille et Johnny, l’humain squatteur. Ce trio hyper classique du fille/copain/beau-père (pour simplifier) fonctionne mais à aucun moment ne surprend. On a droit à tout : mensonge, duel, amour, trahison, confidente, réconciliation… Du classique de chez classique à la limite de la date de péremption. Ajoutons à cela que Johnny m’a clairement fait passé pour un vieux vu que je n’ai pas toujours compris ses répliques et qu’il décrasse l’ensemble de l’hôtel en leur faisant écouter du rock (à non, ça c’est si le film était sorti il y a 20 ans…) de la dance (ho… Gosh…).

Avec un tel casting, le film ne pouvait malheureusement que proposer un scénario hyper convenu. Ce dernier est clairement scindé en « actes », rendant la structure de l’histoire assez rigide et pas toujours cohérente. Par exemple, il est mis en lumière le côté « vieillot » de l’hôtel et ses occupants en plein milieu du film, alors que cet aspect n’est pas du tout soulevé, hormis pour ce passage. Et cela ne fait pas forcément avancer l’intrigue, ce qui met en lumière le peu de consistance du scénario. Pour ainsi dire, l’ensemble  se laisse suivre, mais devant un spectacle si peu imaginatif, on en regretterait presque le Lorax qui lui, avait au moins le mérite de faire passer un message fort, bien que très basique (et c’était carrément plus joli!).

Vous l’aurez compris, le film ne m’a clairement pas transcendé. C’est vraiment trop convenu, que ce soit au niveau des personnages que des situations et à aucun moment le spectateur adulte (enfant, je ne sais pas…) n’est surpris par la tournure de cette histoire cousue d’un fil blanc immaculé. Et sous-entendre que pour être « djeun’s », il faut aimer la musique dance, je préfère encore passer pour un vieil aigri!

DraculaDance


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Les Misérables : Ho… Misère…

Je n’ai rien contre les films musicaux. D’ailleurs, deux de mes films préférés sont des films musicaux, à savoir Moulin Rouge et, dans un tout autre concept, Hairspray. Donc lorsque que l’on m’a mis en garde vis-à-vis du film Les Misérables, adaptation de la célèbre comédie musicale de Broadway, j’ai fait fi des remarques et me suis rendu, innocent et inconscient, à ma séance du Vendredi soir, ravi au passage de voir que le film était proposé en VO uniquement. Et je dois l’admettre devant vous : Les Misérables est un film qui m’a fait du mal.

Comprenons-nous. Je savais que le film était chanté (comédie musicale oblige…). Cependant, je ne m’attendais pas à ce que le film soit chanté à 99%!! Là où d’autres films sont une alternance de textes dans lesquels s’incrustent les fameuses chansons, Les Misérables est entièrement chanté, toutes les répliques, toutes les interventions des personnages, qu’ils soient secondaires ou principaux… Ca chante tout le long, sans arrêt et pour tout et n’importe quoi!
Alors oui, certains me diront qu’il fallait s’y attendre, mais le problème va bien plus loin. Cela devient un véritable handicap pour le film.

Le problème avec la production de Tom HOOPER, c’est que son format détruit complètement le rythme du film. Là où d’autres insèrent les chansons dans une continuité en faisant avancer l’histoire, ici chaque envolée lyrique fait office de monologue. Comprenez par là que la plupart du temps, vous vous tapez un plan fixe du personnage pendant qu’il pousse la chansonnette, et cela à une seule et unique prise. Bon certes, ça montre que les acteurs se donnent à fond vu qu’ils doivent chanter le texte d’une traite, mais le spectateur pendant ce temps, ben il se fait chier. Car oui, regardez Hugh JACKMAN faire des allers-retours dans un couloir pendant 5 minutes, ça n’a rien de passionnant!
Cela pourrait encore passer si ces scènes ne parsemaient pas l’intégralité du récit. Mais elles sont majoritaires et hormis la chanson des Thénardier qui elle, pour le coup, se laisse écouter car bien mise en scène, les 2h30 de film paraissent une éternité, et j’ai regardé l’horloge de mon portable de manière frénétique passée la première heure de projection.

Pourtant, en terme de forme, le film avait tout pour plaire : une casting mega sexy (JACKMAN, CROWE, HATHAWAY, etc.) et des décors et des costumes pas dégueulasses du tout… Mais le rythme est complètement plombé par les chansons qui déstructurent le récit. Je pense que le réalisateur a voulu être beaucoup trop fidèle à la comédie musicale d’origine. Or on ne va pas voir un film comme on va voir une comédie musicale. Les Misérables est de ce fait un véritable supplice, un récit fort massacré par une surabondance de chansons à connotation lyrique (et oui, JACKMAN peut monter très haut dans les aigus…) plombant complètement la narration en multipliant les monologues et les plans fixes.
Après, je pense que certaines personnes sensibles à ce style de récit et de musique peuvent y trouver leur compte et rentrer pleinement dans le film. Mais moi, j’ai énormément souffert durant 2h30 est j’espère m’en remettre rapidement…

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Hitchcock : psychose d’un couple

Je ne suis pas spécialement fan des films qui se veulent « Biopic », c’est-à-dire qui raconte la vie d’une personne ayant réellement existé. En 2012, nombreux films ont tenté l’expérience avec plus ou moins de succès : J.Edgar, Cloclo, La Dame de Fer, My Week with Marilyn… Je suis allé voir tous ces films à leur sortie (alors que comme dit plus haut, je n’aime pas vraiment le genre… Oui j’ai un côté maso…) et j’ai remarqué qu’il valait mieux, pour ne pas lasser le spectateur, se concentrer sur un instant de vie (My Week with Marilyn), plutôt que de tenter de raconter toute la vie du personnage central (J.Edgar, La Dame de Fer). Hitchcock, sorti cette semaine, choisi la première option en mettant en avant le célèbre réalisateur durant le tournage du également célèbre Psychose.

A ma grande surprise, le film se suit sans trop de difficulté et le générique de fin débarque à point nommé avant toute lassitude. Ce biopic est-il cependant un bon film? J’avoue être très partagé… Car autant le film se laisse voir allègrement, autant je m’attendais à vraiment autre chose. En effet, la majeure partie de l’intrigue va tourner autour d’Hitchcock et de sa femme, dont la relation va être mise à mal à cause des enjeux financiers du film, de l’obsession du réalisateur pour les jeunes femmes blondes, et de sa femme qui se laisserait bien séduire par un scénariste beau parleur, histoire de sortir un peu l’ombre (imposante!) de son mari.
Ici donc très peu d’anecdotes sur la réalisation de Psychose, chose fort dommageable lorsque l’on voit les efforts faits en terme d’immersion. On se croirait presque en plein making of, tant les décors et les studios Paramount semblent encrés dans le réel. De plus, les acteurs du film (Hitchock) ressemble beaucoup à ceux du film d’origine (Psychose… oui il faut suivre…), plus particulièrement Jessica BIEL et James d’ARCY qui sont ici des quasi-sosies des modèles. Par contre, autant j’ai trouvé Anthony HOPKINS jouait bien, autant la ressemblance à Hitchock n’était pas transcendante. Mais l’acteur est tellement méconnaissable que cela passe…

Dans l’ensemble, le casting s’en sort plutôt bien. J’ai particulièrement apprécié la performance de Helen MIRREN qui interprète avec beaucoup de talent l’épouse du réalisateur. Non, ce n’est clairement pas à ce niveau que le film pèche. C’est clairement dans le fond. Quelques idées ici et là aurait été intéressante à développer (Hitch qui s’identifie et se confie intérieurement au tueur dont est inspiré le récit de Psychose) mais sont à peine effleurer et surtout n’a que peu d’influence sur le déroulement du scénario. Centrer plus des trois quarts du film sur le couple Hitchock/Reville n’était clairement pas l’idée la plus originale, ni la plus ingénieuse au vu du cadre dans lequel se déroule ce moment de vie. Du coup, l’ensemble ne dégage pas grand chose de sensationnelle.

Alors certes, le principe du Biopic est de raconter quelque chose qui s’est vraiment passé, et les problèmes de couple du réalisateur ont sans doute réellement eu lieu au cours du tournage de Psychose. Cependant, est ce que cela va le coup de faire un film uniquement là dessus? Au risque de me contredire, est ce qu’un film retraçant l’ensemble de l’oeuvre du maître du suspense (et s’achevant par exemple sur le fameux Psychose) n’aurait pas rendu le film un peu plus profond et un peu plus épais? Cela aurait permis de peut être mieux développer l’addiction de Hitchcock pour les actrices blondes et sa fascination pour les meurtres. Cela dit, comme précisé au tout début de mon article, le film se laisse voir sans difficulté, on va donc dire que les meubles sont saufs…

Hitchcock


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Django Unchained : Dis au revoir à la dame…

Diantre! Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit de chronique Cinéma! Pas que je n’y sois pas allé ces dernières semaines, mais soyons honnêtes, 2013 ne démarre pas très fort en terme de films… Il y avait toutefois le nouveau film de Quentin TARANTINO, Django Unchained, à se mettre sous la dent. Donc allons y gaiement pour la dernière production du réalisateur.
Je ne suis pas un fan hardcore de TARANTINO, mais j’apprécie la plupart de ses productions, avec une très grosse préférence pour les 2 Kill Bill. Concernant Django, le réalisateur plonge en plein dans le genre qui influence une bonne partie de ces oeuvres : le western spaghetti. Donc forcément, on s’attend à passer un bon moment, en partant du principe pour vous n’êtes pas contre quelques effusions de sang!

Django est un film de TARANTINO,  ça se voit : bande son bien choisie, personnages bavards et séances de dialogues incongrus, de l’hémoglobine, des protagonistes ni trop bons ni trop méchants… On est vraiment en terrain connu. Le film s’inscrit-il cependant parmi le panthéon des productions du réalisateur? Selon moi non. Certes c’est un bon film, mais pas mal de défauts sont venus gâcher mon plaisir, dont le principal est le rythme.
Le film est assez long, presque trois heures. Et le problème c’est que l’histoire de Django est bien trop mince pour tenir sur une si longue durée. Du coup, le rythme du film m’a paru assez déstructuré, avec un démarrage sur les chapeaux de roues, puis un gros passage à vide pas vraiment passionnant, un gros coup de théâtre, puis de nouveau le calme, puis un autre coup de théâtre… Bref, la structure narrative m’a laissé très dubitatif.

C’est dommage car les acteurs se débrouillent plutôt bien et on suit le film malgré tout avec intérêt grâce à eux. Christoph WALTZ et Samuel J. JACKSON tirent largement leur épingle du jeu avec des personnages bien construits, bien écrits et relativement drôles. Léonardo Di CAPRIO s’en sort pas trop mal, bien que je l’ai vu proposé de meilleure prestation. Mais le plus gros soucis vient du personnage principal qui manque un peu de profondeur. Certes, Jamie FOXX joue plutôt bien, mais son rôle se révèle trop flou, trop basique… J’ai personnellement eu du mal à m’y attacher et à cerner son personnage. Ainsi, sa quête pour retrouver sa femme (qui est quand même l’histoire principale!) ne m’a pas beaucoup intéressée. Ce qui explique sans doute le gros passage à vide en milieu de film, le passage où il cherche justement à la récupérer!

Que faut-il donc retenir de ce film selon moi? Et bien, qu’il se révèle être un bon divertissement, un film qui s’illustre bien dans sa catégorie et qui propose tout de même des passages très cocasses et savoureux en terme de mise en scène et d’écriture. De plus, comme toujours avec TARANTINO, la bande originale a du caractère et accompagne les différentes scènes avec beaucoup de panache. Toutefois, le rythme très irrégulier et le manque d’intérêt que suscite le personnage principal ne permet pas d’apprécier le film sur la longueur, le rendant parfois ennuyeux. Il se laisse regarder, mais vu le thème du film, j’étais en droit d’en attendre un peu mieux de cette production. Dommage…

Django


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Once Upon a Time : schizophrénie chronique

Je ne regarde pas beaucoup de séries. Pas que cela me déplaise, mais c’est surtout que cela prend beaucoup de temps (et le temps me fait effroyablement défaut… mais je me soigne!). Du coup, qu’elles soient américaines ou japonaises, je suis vraiment à la masse en ce qui concerne les nouveautés. Cependant, on m’a très vivement conseillé de me pencher sur l’une d’entre elle : Once Upon a Time. Cette production raconte les aventures des personnages des contes de notre enfance, emprisonnés par la Reine de Blanche-Neige dans notre monde. Genre, c’est la grosse malédiction que d’être condamné à vivre comme nous… Sympa… Seule personne capable de sortir tout le monde de la confusion, Emma (interprétée par une Jennifer MORISSON canon!), la fille de Blanche-Neige, envoyée dans notre monde juste avant que la malédiction ne s’abatte.

Dès les premiers épisodes, j’ai tout de suite accroché. Plusieurs raisons à cela. La première, c’est la narration. Dernier bébé des réalisateurs de la série Lost, Once fonctionne sur le même principe en alternant histoire présente et le passé des différents protagonistes. Un style de narration que j’adore et que je trouve vraiment prenant (pas étonnant que mon projet de BD s’en inspire…). Elle permet de lier les personnages entre eux tel un bon vieux film choral.
De plus, le fait d’être en présence de personnages connus de tous donne un côté sympathique à l’ensemble. On se demande à chaque fois quel nouveau personnage va apparaître, comment il va servir la trame principale, etc. D’ailleurs, saluons la prouesse des scénaristes d’avoir réussi à réunir cette multitude d’intervenants au coeur d’un récit commun!

Après, le contexte fait que la série peut être un peu prise en dérision. Les thématiques demeurent la Famille mais surtout l’Amour, le vrai, avec le grand A et les petites fleurs (ce sont des personnages de contes avant tout). Cependant, force est d’admettre que les auteurs l’assument. Si Blanche-Neige et Charmant peuvent s’avérer casse-pied (surtout sous leur identité humaine), toute l’histoire est articulée autour des amours contrariés des personnages, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse. Ainsi, les actions des bons comme des mauvais prennent souvent racines dans cette thématique, ce qui peut s’avérer lassant.
Mais les à-côtés permettent toutefois de souvent passer outre. Les personnages sont vraiment attachants et certains contes sont revisités avec un certain génie. Si cette première saison tourne principalement autour de l’histoire de Blanche-Neige, les autres histoires s’y greffent de manière si naturelle que c’en n’est parfois troublant. Les acteurs sont vraiment bons au passage, en particulier les vilains tel que Régina la Reine, ou encore le malveillant Rumpelstilskin. D’autres soufflent par contre le chaud et le froid, comme le couple Blanche-Neige/Charmant, très agréables dans les flash-backs,  mais insupportables dans l’histoire présente. De vrais schizophrènes! Espérons du mieux pour eux dans la saison 2, mais je reste optimiste…

Je finirais par un petit reproche sur l’aspect technique de la série. L’univers n’est clairement pas le plus simple à mettre en place, mais il est cependant regrettable de tourner 70% des scènes sur un fond vert, et que cela se voit (en plus)! Les effets spéciaux ne sont pas non plus de bonne qualité, entre les dragons et les loups-garous en 3D ratés, les fées mal incrustées dans le décor et certains accessoires (les coeurs en plastique qui clignotent… miam…), cette production manque un peu de raffinement par moment. Heureusement que les costumes rattrapent un peu cette direction artistique laborieuse…

Once ne prétend pas être une grande série, mais son univers et son histoire la rende très divertissante, amusante et par moment prenante. J’ai hâte de voir ce que la saison 2 nous prépare, car pour le coup, cette première partie se termine de bien belle manière. Et puis, Jennifer MORISSON est tellement canon dans cette série (ha… on me fait signe que je me répète… pardon…).

Pour l’illustration, j’avais envie de dessiner Ruby, ou Red Le Chaperon Rouge dans le monde des contes. C’est un personnage que j’aime beaucoup car touchant, à la psychologie assez simple mais efficace. J’ai retenté un « couleur only », histoire de continuer à m’entraîner. C’est vraiment pas facile, je me sens perdu sans encrage, j’ai l’impression de me noyer dans les couleurs… J’avais une idée en tête, le résultat n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais mais tant pis, l’essentiel c’est d’essayer. Ce qui est marrant avec ce style, c’est que tu as plus l’impression de « sculper » que de dessiner, c’est une sensation étrange…

Ruby