L'Atelier d'AngelMJ


5 Commentaires

The Amazing Spider-Man 2 : Toile décousue

Après 2 semaines de sevrage de salles obscures, il fallait bien que je remette le pied à l’étrier! J’ai donc profité de ma dernière journée de vacances pour aller rattraper ce que j’avais manqué durant mon voyage au Japon. Mon choix s’est porté sur la comédie française Barbecue (qui est pas mal, mais quand même moins fun que Babysitting) et le film de super héros du moment : The Amazing Spider-man 2. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce dernier, Spider-man étant l’un des personnages Marvel que j’aime le moins. Pourtant, j’avais bien aimé le premier reboot donc j’espérais quelque chose un peu dans la même veine. Pour quel résultat du coup? Et bien… Difficile d’avoir un avis très tranché me concernant, et un peu à l’image de la relation Peter PARKER et Gwen STACY, j’ai envie de dire que… « c’est compliqué » (cette expression est tellement fourre-tout, c’est génial).
C’est compliqué dans le sens où il y a pleins de choses qui m’ont plu dans le film, mais aussi pleins d’autres qui m’ont gâché la projection. Démarrer par l’un ou l’autre risquerait de fausser mon ressenti final, donc je vais vous les présenter comme elles viennent.

Le film démarre étrangement bien : une scène d’action dans un avion avec des personnages que l’on attendait pas et donnant d’office un ton pesant à l’histoire. Puis s’en suit une première scène de poursuite au sein de New York, avec un Spider-man qui vole dans tous les sens et qui cabotine comme pas possible (et qui sifflote le thème de la première série animée!). Et là, premier point : le film n’arrive pas à trouver un équilibre entre humour et sérieux. C’est d’autant plus dommageable que d’un côté comme de l’autre, ça fonctionne très bien. Sauf que mis l’un avec l’autre, cela rend difficile l’appréhension globale du film.
Au niveau de l’histoire, ça souffle aussi le chaud et le froid. Il y a du potentiel, autant dans l’évolution du couple Peter/Gwen (bien que je trouve les acteurs trop vieux pour jouer des adolescents, mais passons…), que dans le combat de Spider-man comme les vilains du moment. Mais l’ensemble est beaucoup trop dilué et les 2h30 de film m’ont à certains moments paru interminable. Avec une demi-heure de moins, je pense que ce serait passé tout seul. Mais il y a ici trop d’enjeux différents, ainsi que trop de personnages avec des objectifs qui ont du mal à s’emboîter les uns dans les autres. A l’image de Peter qui passe son temps a passé du coq à l’âne durant tout le film, entre sa copine, son ami, sa tante, ses parents, etc., le spectateur finit par être complètement perdu et cela nuit gravement à l’appréciation de certaines scènes (je pense particulièrement aux révélations autour du père de Peter).

Ensuite viennent les personnages. Là pour le coup, je suis assez satisfait. Spider-man est cool, Gwen est un personnage féminin bien écrit (et puis Emma STONE quoi…), et les méchants sont à la fois classes et intéressants (oui, j’aime bien le Bouffon Vert de cet épisode!). Ils ont un vrai background, de vraies motivations quant à leurs agissements et cela rend leur combat contre Spider-man plus forts et sensés. Mais encore une fois, tout n’est pas parfait. Electro aurait largement suffit comme antagoniste principal, le bouffon vert intervenant beaucoup trop tard (et je parlerai même pas du Rhino qui est plus un caméo qu’autre chose…). Une progression du personnage d’Harry jusqu’à sa transformation aurait largement suffit, quitte à ne le faire apparaître que dans le 3e film. Mais là, je chipote un peu.
Quant à l’aspect esthétique du film, ça a le mérite d’avoir une identité et une gueule. Si vous êtes allergiques aux scènes d’actions bourrées de slow motion, vous risquez de ne vraiment pas apprécier ce deuxième volet qui en abuse à tous les instants. Toutefois, cela apporte beaucoup de lisibilité aux combats et cela rend les personnages très classes…! Certaines scènes sont d’ailleurs très bien chorégraphiées, que ce soit le combat à Time Square, ou encore la scène final dans l’horloge qui, pour le coup, poutre sévèrement. La 3D relief m’a cependant paru assez quelconque, ou alors avec le temps je n’y fais plus attention…

En bref, je suis très mitigé concernant ce deuxième film de Marc WEBB. J’ai vraiment envie de l’aimer pourtant, parce qu’il transpire de bonnes intentions et de bonnes idées. Ses principales carences sont un rythme vraiment décousu, ainsi que son mauvais équilibre au niveau du ton et des différentes facettes du scénario. Heureusement, les personnages sont très bons et donnent beaucoup de charme à cette nouvelle aventure de l’homme araignée. Du coup, impossible d’avoir un avis tranché me concernant. Je ne peux cependant que vous conseillez de tenter l’expérience, pour peu que vous ne soyez pas allergique à l’univers Marvel… Ou au dub-step… Regardez le film, vous comprendrez :p

SpiderManEmma


10 Commentaires

Django Unchained : Dis au revoir à la dame…

Diantre! Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit de chronique Cinéma! Pas que je n’y sois pas allé ces dernières semaines, mais soyons honnêtes, 2013 ne démarre pas très fort en terme de films… Il y avait toutefois le nouveau film de Quentin TARANTINO, Django Unchained, à se mettre sous la dent. Donc allons y gaiement pour la dernière production du réalisateur.
Je ne suis pas un fan hardcore de TARANTINO, mais j’apprécie la plupart de ses productions, avec une très grosse préférence pour les 2 Kill Bill. Concernant Django, le réalisateur plonge en plein dans le genre qui influence une bonne partie de ces oeuvres : le western spaghetti. Donc forcément, on s’attend à passer un bon moment, en partant du principe pour vous n’êtes pas contre quelques effusions de sang!

Django est un film de TARANTINO,  ça se voit : bande son bien choisie, personnages bavards et séances de dialogues incongrus, de l’hémoglobine, des protagonistes ni trop bons ni trop méchants… On est vraiment en terrain connu. Le film s’inscrit-il cependant parmi le panthéon des productions du réalisateur? Selon moi non. Certes c’est un bon film, mais pas mal de défauts sont venus gâcher mon plaisir, dont le principal est le rythme.
Le film est assez long, presque trois heures. Et le problème c’est que l’histoire de Django est bien trop mince pour tenir sur une si longue durée. Du coup, le rythme du film m’a paru assez déstructuré, avec un démarrage sur les chapeaux de roues, puis un gros passage à vide pas vraiment passionnant, un gros coup de théâtre, puis de nouveau le calme, puis un autre coup de théâtre… Bref, la structure narrative m’a laissé très dubitatif.

C’est dommage car les acteurs se débrouillent plutôt bien et on suit le film malgré tout avec intérêt grâce à eux. Christoph WALTZ et Samuel J. JACKSON tirent largement leur épingle du jeu avec des personnages bien construits, bien écrits et relativement drôles. Léonardo Di CAPRIO s’en sort pas trop mal, bien que je l’ai vu proposé de meilleure prestation. Mais le plus gros soucis vient du personnage principal qui manque un peu de profondeur. Certes, Jamie FOXX joue plutôt bien, mais son rôle se révèle trop flou, trop basique… J’ai personnellement eu du mal à m’y attacher et à cerner son personnage. Ainsi, sa quête pour retrouver sa femme (qui est quand même l’histoire principale!) ne m’a pas beaucoup intéressée. Ce qui explique sans doute le gros passage à vide en milieu de film, le passage où il cherche justement à la récupérer!

Que faut-il donc retenir de ce film selon moi? Et bien, qu’il se révèle être un bon divertissement, un film qui s’illustre bien dans sa catégorie et qui propose tout de même des passages très cocasses et savoureux en terme de mise en scène et d’écriture. De plus, comme toujours avec TARANTINO, la bande originale a du caractère et accompagne les différentes scènes avec beaucoup de panache. Toutefois, le rythme très irrégulier et le manque d’intérêt que suscite le personnage principal ne permet pas d’apprécier le film sur la longueur, le rendant parfois ennuyeux. Il se laisse regarder, mais vu le thème du film, j’étais en droit d’en attendre un peu mieux de cette production. Dommage…

Django