L'Atelier d'AngelMJ


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The Amazing Spider-Man 2 : Toile décousue

Après 2 semaines de sevrage de salles obscures, il fallait bien que je remette le pied à l’étrier! J’ai donc profité de ma dernière journée de vacances pour aller rattraper ce que j’avais manqué durant mon voyage au Japon. Mon choix s’est porté sur la comédie française Barbecue (qui est pas mal, mais quand même moins fun que Babysitting) et le film de super héros du moment : The Amazing Spider-man 2. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce dernier, Spider-man étant l’un des personnages Marvel que j’aime le moins. Pourtant, j’avais bien aimé le premier reboot donc j’espérais quelque chose un peu dans la même veine. Pour quel résultat du coup? Et bien… Difficile d’avoir un avis très tranché me concernant, et un peu à l’image de la relation Peter PARKER et Gwen STACY, j’ai envie de dire que… « c’est compliqué » (cette expression est tellement fourre-tout, c’est génial).
C’est compliqué dans le sens où il y a pleins de choses qui m’ont plu dans le film, mais aussi pleins d’autres qui m’ont gâché la projection. Démarrer par l’un ou l’autre risquerait de fausser mon ressenti final, donc je vais vous les présenter comme elles viennent.

Le film démarre étrangement bien : une scène d’action dans un avion avec des personnages que l’on attendait pas et donnant d’office un ton pesant à l’histoire. Puis s’en suit une première scène de poursuite au sein de New York, avec un Spider-man qui vole dans tous les sens et qui cabotine comme pas possible (et qui sifflote le thème de la première série animée!). Et là, premier point : le film n’arrive pas à trouver un équilibre entre humour et sérieux. C’est d’autant plus dommageable que d’un côté comme de l’autre, ça fonctionne très bien. Sauf que mis l’un avec l’autre, cela rend difficile l’appréhension globale du film.
Au niveau de l’histoire, ça souffle aussi le chaud et le froid. Il y a du potentiel, autant dans l’évolution du couple Peter/Gwen (bien que je trouve les acteurs trop vieux pour jouer des adolescents, mais passons…), que dans le combat de Spider-man comme les vilains du moment. Mais l’ensemble est beaucoup trop dilué et les 2h30 de film m’ont à certains moments paru interminable. Avec une demi-heure de moins, je pense que ce serait passé tout seul. Mais il y a ici trop d’enjeux différents, ainsi que trop de personnages avec des objectifs qui ont du mal à s’emboîter les uns dans les autres. A l’image de Peter qui passe son temps a passé du coq à l’âne durant tout le film, entre sa copine, son ami, sa tante, ses parents, etc., le spectateur finit par être complètement perdu et cela nuit gravement à l’appréciation de certaines scènes (je pense particulièrement aux révélations autour du père de Peter).

Ensuite viennent les personnages. Là pour le coup, je suis assez satisfait. Spider-man est cool, Gwen est un personnage féminin bien écrit (et puis Emma STONE quoi…), et les méchants sont à la fois classes et intéressants (oui, j’aime bien le Bouffon Vert de cet épisode!). Ils ont un vrai background, de vraies motivations quant à leurs agissements et cela rend leur combat contre Spider-man plus forts et sensés. Mais encore une fois, tout n’est pas parfait. Electro aurait largement suffit comme antagoniste principal, le bouffon vert intervenant beaucoup trop tard (et je parlerai même pas du Rhino qui est plus un caméo qu’autre chose…). Une progression du personnage d’Harry jusqu’à sa transformation aurait largement suffit, quitte à ne le faire apparaître que dans le 3e film. Mais là, je chipote un peu.
Quant à l’aspect esthétique du film, ça a le mérite d’avoir une identité et une gueule. Si vous êtes allergiques aux scènes d’actions bourrées de slow motion, vous risquez de ne vraiment pas apprécier ce deuxième volet qui en abuse à tous les instants. Toutefois, cela apporte beaucoup de lisibilité aux combats et cela rend les personnages très classes…! Certaines scènes sont d’ailleurs très bien chorégraphiées, que ce soit le combat à Time Square, ou encore la scène final dans l’horloge qui, pour le coup, poutre sévèrement. La 3D relief m’a cependant paru assez quelconque, ou alors avec le temps je n’y fais plus attention…

En bref, je suis très mitigé concernant ce deuxième film de Marc WEBB. J’ai vraiment envie de l’aimer pourtant, parce qu’il transpire de bonnes intentions et de bonnes idées. Ses principales carences sont un rythme vraiment décousu, ainsi que son mauvais équilibre au niveau du ton et des différentes facettes du scénario. Heureusement, les personnages sont très bons et donnent beaucoup de charme à cette nouvelle aventure de l’homme araignée. Du coup, impossible d’avoir un avis tranché me concernant. Je ne peux cependant que vous conseillez de tenter l’expérience, pour peu que vous ne soyez pas allergique à l’univers Marvel… Ou au dub-step… Regardez le film, vous comprendrez :p

SpiderManEmma


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The Amazing Spiderman : On se fait une toile?

Cette semaine, je crois que j’ai un peu exagéré sur les séances cinéma : j’y ai passé 3 soirs pour un total de 5 films. Et parmi ces cinq productions, j’aimerais vous parler de celle qui m’a le plus emballé : The Amazing Spiderman.

En farfouillant un peu sur le net, j’ai cru comprendre que l’existence de ce film a crée pas mal de problèmes, principalement à cause de la première trilogie de l’homme araignée. Mais entre nous soit dit, je ne vais m’étendre là dessus, pour la simple et bonne raison que je ne suis pas très fan de la trilogie réalisée par Sam RAIMI et que donc j’attendais ce film avec un certain intérêt.
Et pour le coup, je n’ai pas été déçu. Certes, le film n’a pas la carrure d’un Avengers, mais l’ensemble est plutôt le réussi et une accumulation de bons points rende la production de Marc WEBB très sympathique.

Pour commencer, on a un casting d’acteurs vraiment réussi. Andrew GARFIELD est très convaincant en Peter PARKER et Emma STONE campe une petite amie plutôt efficace et pas trop potiche. La psychologie du héros est intéressante car elle évolue de manière cohérente tout au long de l’histoire, rendant ce nouveau Spiderman plus complexe et moins manichéen qu’auparavant. Cependant, je resterais toujours perplexe quant au choix de faire jouer à des acteurs proches de la trentaine des personnages adolescents. Mais bon… Andrew GARFIELD a une tête de minot donc ça ne choque pas plus que ça…

Au niveau de l’histoire, pas de révolution mais une aventure qui tient la route et possédant un rythme équilibré. Ne vous attendez pas cependant à des tonnes de scènes d’actions, le réalisateur préférant multiplier les scènes de dialogues pour approfondir ses personnages (ce qui soit dit en passant, n’est absolument pas un défaut lorsque c’est bien fait…). Certains reprocheront sans doute un humour un peu trop présent et très basique (voir primaire…), mais il contribue à augmenter le capital sympathie de cette production.

Alors certes, cela reste une production hollywoodienne comme certains ne les aiment pas, avec ses clichés habituels sur l’adolescence, ses scènes de bravoures improbables et ses dialogues que l’on devine à la seconde près. Cependant, le film est bon, bien monté (scènes de voltiges réussies et 3D convaincante), bien écrit, avec des personnages attachants et un côté plus sombre qui rendent ce reboot plus convaincant et plus « fort » que celui de 2002. Toujours est-il que si vous aimez les films de super héros, The Amazing Spideman fait parti des très bonnes surprises de cette année qu’il serait dommage de bouder.

Pour l’illustration, j’ai choisi de faire Spiderman sans le masque car finalement il ne le porte pas si souvent dans ce nouveau film(!!). Et puis la tête d’Andrew GARFIELD m’est sympathique ^^