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Hôtel Transylvanie : Dracula est ringuard… Et moi aussi!

Profitant d’un trou dans le planning et grands studios d’animation (Dreamworks, Disney, Pixar, etc.) et avant de lancer impunément un deuxième film sur les Schtroumpfs (comme si une fois ça n’avait pas suffit…), Sony Pictures Animation propose en salle Hôtel Transylvanie, un film qui raconte comment Dracula et ses homologues monstres en tout genre, ont fini par vivre reclus dans un hôtel, terrorisés à l’idée d’être confrontés aux humains qui, bien sûr, ne souhaitent que leur perte.

Allons droit au but : si le spectacle est divertissant, le film surprend par son manque évident d’ambition. On est face à un produit d’une banalité affligeante et ce à tous les niveaux. Techniquement, le film est joli mais ne possède aucune âme, ni aucun caractéristique particulière (c’est d’autant plus flagrant lorsque tu te tapes la BA d’Epic juste avant…). Les personnages surprennent par leur incapacité à proposer autre chose que du déjà-vu, et à part l’homme invisible qui m’a fait sourire, les autres se cantonnent au rôle que l’on peut attendre d’eux.
Le film se concentre de toute manière exclusivement sur les personnages de Dracula, sa fille et Johnny, l’humain squatteur. Ce trio hyper classique du fille/copain/beau-père (pour simplifier) fonctionne mais à aucun moment ne surprend. On a droit à tout : mensonge, duel, amour, trahison, confidente, réconciliation… Du classique de chez classique à la limite de la date de péremption. Ajoutons à cela que Johnny m’a clairement fait passé pour un vieux vu que je n’ai pas toujours compris ses répliques et qu’il décrasse l’ensemble de l’hôtel en leur faisant écouter du rock (à non, ça c’est si le film était sorti il y a 20 ans…) de la dance (ho… Gosh…).

Avec un tel casting, le film ne pouvait malheureusement que proposer un scénario hyper convenu. Ce dernier est clairement scindé en « actes », rendant la structure de l’histoire assez rigide et pas toujours cohérente. Par exemple, il est mis en lumière le côté « vieillot » de l’hôtel et ses occupants en plein milieu du film, alors que cet aspect n’est pas du tout soulevé, hormis pour ce passage. Et cela ne fait pas forcément avancer l’intrigue, ce qui met en lumière le peu de consistance du scénario. Pour ainsi dire, l’ensemble  se laisse suivre, mais devant un spectacle si peu imaginatif, on en regretterait presque le Lorax qui lui, avait au moins le mérite de faire passer un message fort, bien que très basique (et c’était carrément plus joli!).

Vous l’aurez compris, le film ne m’a clairement pas transcendé. C’est vraiment trop convenu, que ce soit au niveau des personnages que des situations et à aucun moment le spectateur adulte (enfant, je ne sais pas…) n’est surpris par la tournure de cette histoire cousue d’un fil blanc immaculé. Et sous-entendre que pour être « djeun’s », il faut aimer la musique dance, je préfère encore passer pour un vieil aigri!

DraculaDance