L'Atelier d'AngelMJ


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Once Upon a Time : schizophrénie chronique

Je ne regarde pas beaucoup de séries. Pas que cela me déplaise, mais c’est surtout que cela prend beaucoup de temps (et le temps me fait effroyablement défaut… mais je me soigne!). Du coup, qu’elles soient américaines ou japonaises, je suis vraiment à la masse en ce qui concerne les nouveautés. Cependant, on m’a très vivement conseillé de me pencher sur l’une d’entre elle : Once Upon a Time. Cette production raconte les aventures des personnages des contes de notre enfance, emprisonnés par la Reine de Blanche-Neige dans notre monde. Genre, c’est la grosse malédiction que d’être condamné à vivre comme nous… Sympa… Seule personne capable de sortir tout le monde de la confusion, Emma (interprétée par une Jennifer MORISSON canon!), la fille de Blanche-Neige, envoyée dans notre monde juste avant que la malédiction ne s’abatte.

Dès les premiers épisodes, j’ai tout de suite accroché. Plusieurs raisons à cela. La première, c’est la narration. Dernier bébé des réalisateurs de la série Lost, Once fonctionne sur le même principe en alternant histoire présente et le passé des différents protagonistes. Un style de narration que j’adore et que je trouve vraiment prenant (pas étonnant que mon projet de BD s’en inspire…). Elle permet de lier les personnages entre eux tel un bon vieux film choral.
De plus, le fait d’être en présence de personnages connus de tous donne un côté sympathique à l’ensemble. On se demande à chaque fois quel nouveau personnage va apparaître, comment il va servir la trame principale, etc. D’ailleurs, saluons la prouesse des scénaristes d’avoir réussi à réunir cette multitude d’intervenants au coeur d’un récit commun!

Après, le contexte fait que la série peut être un peu prise en dérision. Les thématiques demeurent la Famille mais surtout l’Amour, le vrai, avec le grand A et les petites fleurs (ce sont des personnages de contes avant tout). Cependant, force est d’admettre que les auteurs l’assument. Si Blanche-Neige et Charmant peuvent s’avérer casse-pied (surtout sous leur identité humaine), toute l’histoire est articulée autour des amours contrariés des personnages, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse. Ainsi, les actions des bons comme des mauvais prennent souvent racines dans cette thématique, ce qui peut s’avérer lassant.
Mais les à-côtés permettent toutefois de souvent passer outre. Les personnages sont vraiment attachants et certains contes sont revisités avec un certain génie. Si cette première saison tourne principalement autour de l’histoire de Blanche-Neige, les autres histoires s’y greffent de manière si naturelle que c’en n’est parfois troublant. Les acteurs sont vraiment bons au passage, en particulier les vilains tel que Régina la Reine, ou encore le malveillant Rumpelstilskin. D’autres soufflent par contre le chaud et le froid, comme le couple Blanche-Neige/Charmant, très agréables dans les flash-backs,  mais insupportables dans l’histoire présente. De vrais schizophrènes! Espérons du mieux pour eux dans la saison 2, mais je reste optimiste…

Je finirais par un petit reproche sur l’aspect technique de la série. L’univers n’est clairement pas le plus simple à mettre en place, mais il est cependant regrettable de tourner 70% des scènes sur un fond vert, et que cela se voit (en plus)! Les effets spéciaux ne sont pas non plus de bonne qualité, entre les dragons et les loups-garous en 3D ratés, les fées mal incrustées dans le décor et certains accessoires (les coeurs en plastique qui clignotent… miam…), cette production manque un peu de raffinement par moment. Heureusement que les costumes rattrapent un peu cette direction artistique laborieuse…

Once ne prétend pas être une grande série, mais son univers et son histoire la rende très divertissante, amusante et par moment prenante. J’ai hâte de voir ce que la saison 2 nous prépare, car pour le coup, cette première partie se termine de bien belle manière. Et puis, Jennifer MORISSON est tellement canon dans cette série (ha… on me fait signe que je me répète… pardon…).

Pour l’illustration, j’avais envie de dessiner Ruby, ou Red Le Chaperon Rouge dans le monde des contes. C’est un personnage que j’aime beaucoup car touchant, à la psychologie assez simple mais efficace. J’ai retenté un « couleur only », histoire de continuer à m’entraîner. C’est vraiment pas facile, je me sens perdu sans encrage, j’ai l’impression de me noyer dans les couleurs… J’avais une idée en tête, le résultat n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais mais tant pis, l’essentiel c’est d’essayer. Ce qui est marrant avec ce style, c’est que tu as plus l’impression de « sculper » que de dessiner, c’est une sensation étrange…

Ruby

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