L'Atelier d'AngelMJ


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X Men Days of Future Past : Vers un avenir meilleur?

Dans la vie, rien n’est immuable. Grand fan des adaptations de comics au cinéma, je constate aujourd’hui à quel point mes goûts ont changé vis-à-vis de ces productions (ou alors ce sont ces dernières qui ont changé, allez savoir…). Rien ne m’a vraiment émoustillé depuis un petit moment dans ce registre, et je vous avoue que je misais beaucoup sur le nouveau X Men, étant un grand admirateur de la première trilogie (oui, même du troisième, parce que… Famke JANSSEN quoi!). Les critiques étant extrêmement mitigées au sujet de la dernière production de Bryan SINGER, je suis donc allé voir Days of the Future Past avec un peu d’appréhension. Et il faut croire que cela a joué en ma faveur car je n’ai pas trouvé le spectacle si mauvais que certains l’ont décrit, bien que rien ne soit parfait dans le monde de Marvel.

Pour commencer, Days of Future Past a la lourde tâche de raccorder la première trilogie avec les évènements du préquel First Class et les différents spin-off mettant en scène Wolverine. Et à l’image du format d’origine, force est de constater que la timeline commence à vraiment partir dans tous les sens, et il ne manquerait plus qu’ils nous relient tout ça avec Avengers et Spiderman pour que ça devienne un joyeux bordel! Mais je m’égare. Dans ce nouvel opus, Wolverine est envoyé dans le passé grâce aux pouvoirs de Shadowcat (celle qui traverse les murs… cherchez pas le rapport, je comprends vraiment pas comment fonctionne la notion de mutation dans X Men…) pour empêcher un évènement particulier et ainsi mettre fin à la guerre meurtrière qui a lieu dans le présent. Ainsi, notre héros poilu à la griffure facile va devoir convaincre les Charles-Xavier et Magneto du passé de s’allier à lui pour mener à bien sa mission.

Utilisez la thématique du voyage dans le temps est toujours super casse-gueule. Mais dans un univers aussi farfelu que celui d’X men, j’avoue que son utilisation ne m’a pas plus choqué que ça. Je ne rejoindrai donc pas la league de ceux qui aiment trouver toutes les incohérences liées à son utilisation, moi tant que ça ne me fait pas sortir du film, je m’en tamponne. Ceci étant dit, c’est toujours un plaisir de revoir des personnages avec lesquels ont s’est attaché au fil des années, le tout interprété par une belle brochette d’acteurs (Haaaa… Jennifer LAWRENCE…).
Au niveau de l’histoire, elle est plutôt bien faite et ne commet comme seule erreur que d’être un chouilla prévisible et un peu téléphonée à certains moments. Pour le reste, on ne s’ennuie pas une seconde et la trame déroule ses deux heures douze d’effets spéciaux sans encombre. Toutefois, si je devais lui faire un reproche très personnel, ce serait que cela manque cruellement de scènes d’actions. Pour moi, un film mettant en scène des personnages disposant de pouvoirs divers et variés se doit de les mettre en scène dans des combats dantesques. Et sur ce coup, Days of Future Past joue vraiment les petites frappes car malgré une première scène fort sympathique et les passages avec Vif-Argent, la majeure partie du scénario se concentre sur les dialogues et la psychologie des personnages. Attention! Ce n’est pas un reproche, mais c’est juste que, quitte à envoyer Wolverine dans le passé, autant qu’il se castagne un peu. Parce que là, c’est un peu la loose à ce niveau, à se demander si c’était vraiment utile de l’envoyer lui et pas un autre…

Enfin concernant l’aspect visuel du film, c’est le genre d’univers avec lequel j’ai beaucoup d’affinités. J’ai aimé le design des sentinelles, la manière dont sont représentés certains pouvoirs (Vif-Argent… encore lui) et le film ne commet aucune erreur en terme de mise en scène et de cadrage. Je regrette toutefois, encore et toujours, que la 3D ne soit qu’un prétexte pour gonfler le billet d’entrée, tellement cette dernière passe complètement inaperçue…

Quel est donc mon verdict? Et bien pour faire simple, je trouve que Days of Future Past est un bon film Marvel, mais un X men à la qualité discutable.Le manque de scène d’action se fait clairement sentir et je regrette que les différents pouvoirs des personnages ne soient pas plus utilisés ou mis en avant. De plus, même si je trouve le scénario bien écrit, ça reste quand même un sacré désaveu de la première trilogie vu la manière dont il se termine. Après, le spectacle est tout de même assuré et les différents personnages sont assez bien écrits pour que l’on est envie de les suivre dans leurs aventures. Du coup, je me demande bien ce que va raconter le prochain épisode, Apocalypse (whoa! ce titre de ouf…), mais je garde espoir d’être surpris.
Alors si vous aimez les X men, Days of Future Past est loin d’être le mouton noir de la famille (on sait tous que c’est Wolverine Origins…), donc vous n’avez aucune raison de ne pas lui accorder un peu de votre temps. De mon côté, je vais chercher à comprendre le rapport entre le pouvoir de traverser les murs et faire voyager dans le temps…

AngelShadowcat

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Les Misérables : Ho… Misère…

Je n’ai rien contre les films musicaux. D’ailleurs, deux de mes films préférés sont des films musicaux, à savoir Moulin Rouge et, dans un tout autre concept, Hairspray. Donc lorsque que l’on m’a mis en garde vis-à-vis du film Les Misérables, adaptation de la célèbre comédie musicale de Broadway, j’ai fait fi des remarques et me suis rendu, innocent et inconscient, à ma séance du Vendredi soir, ravi au passage de voir que le film était proposé en VO uniquement. Et je dois l’admettre devant vous : Les Misérables est un film qui m’a fait du mal.

Comprenons-nous. Je savais que le film était chanté (comédie musicale oblige…). Cependant, je ne m’attendais pas à ce que le film soit chanté à 99%!! Là où d’autres films sont une alternance de textes dans lesquels s’incrustent les fameuses chansons, Les Misérables est entièrement chanté, toutes les répliques, toutes les interventions des personnages, qu’ils soient secondaires ou principaux… Ca chante tout le long, sans arrêt et pour tout et n’importe quoi!
Alors oui, certains me diront qu’il fallait s’y attendre, mais le problème va bien plus loin. Cela devient un véritable handicap pour le film.

Le problème avec la production de Tom HOOPER, c’est que son format détruit complètement le rythme du film. Là où d’autres insèrent les chansons dans une continuité en faisant avancer l’histoire, ici chaque envolée lyrique fait office de monologue. Comprenez par là que la plupart du temps, vous vous tapez un plan fixe du personnage pendant qu’il pousse la chansonnette, et cela à une seule et unique prise. Bon certes, ça montre que les acteurs se donnent à fond vu qu’ils doivent chanter le texte d’une traite, mais le spectateur pendant ce temps, ben il se fait chier. Car oui, regardez Hugh JACKMAN faire des allers-retours dans un couloir pendant 5 minutes, ça n’a rien de passionnant!
Cela pourrait encore passer si ces scènes ne parsemaient pas l’intégralité du récit. Mais elles sont majoritaires et hormis la chanson des Thénardier qui elle, pour le coup, se laisse écouter car bien mise en scène, les 2h30 de film paraissent une éternité, et j’ai regardé l’horloge de mon portable de manière frénétique passée la première heure de projection.

Pourtant, en terme de forme, le film avait tout pour plaire : une casting mega sexy (JACKMAN, CROWE, HATHAWAY, etc.) et des décors et des costumes pas dégueulasses du tout… Mais le rythme est complètement plombé par les chansons qui déstructurent le récit. Je pense que le réalisateur a voulu être beaucoup trop fidèle à la comédie musicale d’origine. Or on ne va pas voir un film comme on va voir une comédie musicale. Les Misérables est de ce fait un véritable supplice, un récit fort massacré par une surabondance de chansons à connotation lyrique (et oui, JACKMAN peut monter très haut dans les aigus…) plombant complètement la narration en multipliant les monologues et les plans fixes.
Après, je pense que certaines personnes sensibles à ce style de récit et de musique peuvent y trouver leur compte et rentrer pleinement dans le film. Mais moi, j’ai énormément souffert durant 2h30 est j’espère m’en remettre rapidement…

C029-MisereTherapy