L'Atelier d'AngelMJ


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Objectif PolyManga : Dessins inédits

Bonjour à tous,

Je sors un peu le blog de sa léthargie (c’est malheureusement comme ça quand je bosse sur un fanmade) pour vous parler d’un projet en cours. J’ai pour objectif d’être présent au salon PolyManga qui aura lieu au mois de Mars 2016 en Suisse. J’ai entendu de très bonnes choses concernant cette convention et j’ai visiblement mon public suisse qui m’a fortement encouragé à venir lui faire un petit coucou.

À la différence d’un stand comme celui de Japan Expo où je paie un emplacement, ici je dois proposer 3 dessins inédits pour prétendre à une place dans le Village des Artistes. Et comme j’ai vraiment très envie d’y être présent, j’ai mis le fanmade en pause pour quelques jours afin de sortir les 3 illustrations demandées. A cette occasion, j’ai décidé de proposer 3 visuels très différents, histoire de montrer les divers aspects de mon univers graphique (en sachant que je n’ai pas le droit de présenter du fanart) :

AngelMJPolyMPour commencer, j’ai dessiné mon avatar dans un look cyber/futuriste. L’idée ici était de faire un travail approfondi sur les ombres, tout en gérant différentes sources de lumière. Traiter les éléments angéliques de manière dissociée du reste de l’avatar est quelque chose qui me titille depuis un petit moment. Je pense qu’il y a de grandes chances pour que je conserve cet aspect, je trouve ça assez fun.

JaponPolyM

Dans un tout autre registre, comment ne pas passer par la case Chibi avec mes aventures au Japon? Un trait rondouillard, des couleurs chaudes et lumineuses, ici le but est de faire ressortir l’aspect comique des comic strips.

WhisperPolyMEt enfin pour terminer, j’ai décidé de faire une illustration de mon projet de BD en cours de Reboot, à savoir Whisper in The Dark. Vu que le projet est en repos depuis un an, je me suis dit que c’était la bonne occasion d’en reparler un peu, surtout que le Reboot est prévu pour l’année prochaine. Je voulais une ambiance très différente et plus sombre que ce que je peux faire à l’accoutumé. Il est clair que cela peut surprendre et qu’on est loin des dessins guillerets que je propose habituellement, mais croyez moi, vu l’histoire que je vais raconter au travers de cette BD, il va falloir vous y habituer ;)

Voilà! J’espère en tout cas être présent en Mars pour vous rencontrer. Je me suis beaucoup amusé avec ces 3 dessins et j’ai testé pas mal de nouvelles techniques qui, j’en suis certain, me serviront pour mes futurs projets. Sur ce, à bientôt ^^


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Spectre 007 : Corps sans âme ?

24 films. La licence James Bond au cinéma totalise à ce jour 24 films. Le célèbre agent secret inventé par l’écrivain Ian FLEMING (oui, James Bond est avant tout un série de romans, que je n’ai pas eu besoin de lire pour apprécier les films, hein le Labyrinthe !! #MéchancetéGratuite) continue de fasciner et nous avons droit cette année à un nouvel opus. Toujours avec Daniel CRAIG dans le rôle de Bond, voici que débarque Spectre qui a la lourde tâche de faire suite à Skyfall qui, même s’il n’avait visiblement pas plu à tout le monde (moi j’avais beaucoup aimé), avait réussi à donner un peu de peps à la série. Donc qu’en est-il ?

Il devient parfois difficile d’exprimer mon avis sur certains films. Tout simplement car tout n’est pas toujours blanc ou noir. Je peux aimer ou détester un film, sans pour autant nier ses qualités et ses défauts intrinsèques. Et avec Spectre, je suis un peu dans cette situation inconfortable. Explications :

Ce nouveau James Bond est, de manière purement objective, un bon film. C’est bien filmé, bien mis en scène, les acteurs sont convaincants et ce que le réalisateur nous propose à écran est loin d’être désagréable à regarder. À commencer par ce fort sympathique plan séquence de plusieurs minutes, nous montrant Bond évoluant en plein Mexico durant la fête des morts. Le film démarre donc sur les chapeaux de roues, mais une fois le générique passé (que j’ai trouvé très sympa, bien que mélanger femmes et tentacules n’était peut être pas de très bon goût selon moi… merci le Japon…), on est surpris par la structure très académique de cette nouvelle aventure.
C’est un problème sans vraiment en être un, mais j’ai trouvé Spectre quelque peu… scolaire. En fait, il respecte à la lettre les codes et les étapes clés d’un film de la licence. C’est bien fait, mais du coup il n’y a pas vraiment de surprise au niveau du déroulement du scénario. La partition est quasi parfaite mais manque selon moi de personnalité.

Pourtant, le spectacle qui nous est offert est de qualité. Les scènes d’actions sont utilisées avec parcimonie, les dialogues contiennent une petite touche d’humour et on apprécie de voir certains personnages un peu plus mis en avant (comme Moneypenny ou Q).

Mais d’une certaine manière, on est en droit de se demander si cet opus n’est pas un peu l’épisode de trop, surtout après Skyfall qui, d’une certaine manière, concluait l’arc Daniel CRAIG (au moins dans les thématiques qu’il abordait et les personnages récurrents). Mais vu que l’acteur s’est engagé pour encore 2 films (dont Spectre justement), on sent comme une sorte d’obligation de continuer une trame qui avait déjà trouvé bon nombre de réponses et de conclusions dans les épisodes précédents. Et sortir la carte de l’organisation secrète tentaculaire qui est finalement derrière tout le bazar m’a paru un peu trop facile et convenu. Ce qui est d’autant plus dommage car les thématiques que cette organisation soulève sont d’actualité et loin d’être dénués de sens.

Du coup, est-ce que je conseille d’aller voir Spectre ? Et bien… en soi oui car ce n’est pas du tout un mauvais film, bien au contraire. C’est une belle production, bien rythmée et bien écrite, et la bouder sur le principe qu’elle est trop classique ne serait pas juste vis-à-vis du travail fourni. Et, je ne le cache pas, j’ai apprécié ce que j’ai vu à l’écran.
Mais en gros, je suis dans cette position délicate où je suis tel un prof à qui le meilleur élève de la classe fournit un travail propre et sans bavure : il n’y a pas de fautes, les lignes sont droites, le contenu répond à tous les critères demandés par l’exercice. Mais la personnalité de l’élève ne ressort pas, c’est scolaire et quelque peu sans âme. Du coup, que faut-il en penser ? Lui dire « c’est bien continue » ? Ou tenter de lui dire que cela ne suffit pas toujours à faire la différence ? Je vous laisse seul juge.

Angel007150


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Prenez le temps d’e-penser – Tome 1 : Participation au projet

Bonjour à tous !

Lors de la rentrée de Septembre, j’avais brièvement dit être sur un projet secret. Et bien il est temps d’enfin vous en parler. Hier est sorti le premier livre du vidéaste Bruce BENAMRAN (dont j’avais déjà parlé ici), Prenez le temps d’e-penser – Tome 1. Jusqu’ici rien de bien exceptionnel à vous apprendre, car vous êtes des personnes de bon goût qui suivez la chaîne e-penser et vous êtes donc déjà au courant (si ce n’est pas le cas, je vous laisse prendre ce couloir-ci).

livre-e-penser-angelmj1

Néanmoins, voici quelques mots sur le livre : à l’image des vidéos de la chaîne, il a pour but de vulgariser certains aspects scientifiques faussement compliqués (la relativité, la gravité, l’atome, etc.), qui avec les bons mots et des explications simples, deviennent tout de suite plus abordables ! Et quand on est une splendide quiche lorraine en sciences comme moi, je suis le premier à me réjouir que des personnes comme Bruce prennent l’initiative de sortir de tels ouvrages. Car cela permet de toucher un autre public, qui n’est peut être pas encore familiarisé avec l’univers de YouTube par exemple.

« Mais c’est quoi le rapport avec toi, Angel? ». J’y viens ma bonne dame. Et bien figurez-vous que j’ai participé à ce projet. Oui oui ! J’ai en effet réalisé 11 illustrations qui ouvrent chacun des chapitres. Vous y découvrirez donc mon style chibi habituel (oui, Bruce voulait absolument des chibis, et ça tombe bien j’aime faire des chibis Bruce °^°) qui introduit les grandes parties du livre.
Je suis vraiment très heureux et très fier d’avoir participé de cette aventure. Car des livres comme celui-ci, qui cherchent à briser l’élitisme de certains sujets et domaines, sont pour moi les bienvenus sur les étagères (ou en tout cas sur les miennes).

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J’ai pu récupérer un exemplaire seulement aujourd’hui (le livre est en rupture de stock un peu partout) et n’ai lu que le préface et le premier chapitre (qui est sur La Matière). Mais je peux vous dire que c’est vraiment très bon. Comme dans ses vidéos, Bruce rend chaque sujet intéressant et passionnant sans jamais nous prendre de haut. Un chapitre regroupe un thème principal qui se décline en sous-thèmes, le tout avec des annotations, des références aux vidéos de la chaîne, ainsi que quelques anecdotes pour les initiés.
En bref, même pour quelqu’un comme moi qui a du mal avec ce type de sujet, c’est un plaisir à parcourir et on se surprend à dévorer chaque page sans trop réfléchir (enfin si, on réfléchit un peu quand même… mais bon vous avez compris l’idée !). En plus, le tout est bourré d’humour et je me suis surpris à rire de bon coeur à la lecture de certaines boutades et autres clashs (Aristote en prend encore plein les dents, pour notre plus grand bonheur).

Donc si vous aimez le travail de Bruce et que vous voulez le soutenir (ou que vous aimez la science, tout simplement), n’hésitez surtout pas à faire l’acquisition de ce premier tome. J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à le parcourir, que mes illustrations vous feront sourire et vous motiverons à vous plonger dans chaque chapitre.

Sur ce, bonne lecture !


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La Fille du Début du Mois : Poison Ivy (Batman)

Il est toujours difficile d’appréhender les personnages de comics. Car d’un auteur à l’autre, entre les reboots et autres mondes parallèles (ce bordel sérieux…), un même personnage peut avoir une personnalité complètement différente, un background qui varie, etc. Pourtant, j’avais envie d’aborder l’univers de Batman au travers de la rubrique Des Filles du Début du Mois. Car parmi toute les séries que j’ai pu lire et découvrir, la série de l’homme chauve-souris est celle qui me fascine le plus et avec laquelle j’ai le plus d’affinités. Et au niveau du casting féminin, si la majorité semble accorder ses faveurs à Catwoman et Harley Quinn, j’ai de mon côté un faible pour Oracle, mais surtout Poison Ivy.

Sans trop chercher à savoir pourquoi, j’ai toujours aimé la jeune femme. Alors certes, c’est un personnage relativement sexy (je vais non plus le nier hein, ce serait très hypocrite), mais au delà de son apparence physique, j’apprécie la manière dont elle est souvent dépeinte et sa philosophie.
Car contrairement aux différents malfrats qui peuplent les rues de Gotham City, Poison Ivy ne mène que son propre combat. Et dès lors que Batman (ou n’importe quel autre personnage) ne vient pas la faire chier, elle reste tranquille dans son coin.

Cela lui donne ainsi pas mal de nuances. Car même si elle peut passer juste pour une écolo un peu zinzin, j’aime quand certains auteurs arrivent à la rendre attachante en la dépeignant telle une mère cherchant à protéger sa progéniture.
De plus, et ce fut pas mal le cas dans la série de jeu Arkham City (que je vous recommande), ses pouvoirs en font souvent la cible des autres antagonistes. Ce qui place souvent Batman dans des situations complexes où devra la protéger/sauver, alors qu’elle peut à tout moment se retourner contre lui. Ce faible équilibre et leurs alliances temporaires et/ou de façade rendent le duo intéressant et créent une gêne désagréable mais souvent au bénéfice à l’enrichissement du récit.

Donc au delà des apparences, Poison Ivy est un personnage féminin avec beaucoup de potentiel dont j’apprécie les apparitions au fil des différents comics. Et j’espère la revoir un jour dans un bon film Batman, car son apparition dans Batman & Robin ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

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Seul sur Mars : Tout est sous contrôle

On m’a récemment reproché de ne faire que des critiques cinéma négatives. Et quand je jette un oeil sur mes 3 derniers articles, je me rends compte qu’effectivement, je n’ai pas été des plus tendres avec le 7e Art ces derniers temps. Donc plutôt que de tirer sur une ambulance en feu (coucou Les Nouvelles Aventures d’Aladin), je vais vous parler d’une production que j’ai vraiment aimé, à savoir Seul sur Mars.
C’était clairement un des films que j’attendais le plus cette année. Déjà parce que l’histoire avait l’air sympa, que le casting sentait bon et que j’espérais enfin revoir Ridley SCOTT sortir un truc potable (parce que ça commençait à se faire rare mine de rien…). Le résultat sous vos yeux.

Je pense qu’il est important de situer un peu le film, ainsi que ses tenants et aboutissants. Pour commencer, cette production a plus des airs de docu-fiction que de film de science-fiction pur et dur. Là où Gravity tablait sur le spectaculaire alors qu’Interstellar jouait la carte de l’anticipation scientifique, Seul sur Mars se veut plus terre-à-terre dans sa manière d’appréhender son sujet.
Est ce que c’est un défaut ? Bien sûr que non, surtout dans le cas présent où c’est très bien fait et très bien rythmé. En effet, la traduction française du titre est assez trompeuse. Car si effectivement le personnage joué par un Matt DAMON est bloqué sur la planète rouge, le film ne cessera de naviguer entre ses activités martiennes et celles de la NASA qui tente par tous les moyens de récupérer son astronaute égaré.

Le film se veut ainsi plutôt réaliste dans son traitement et bien que l’on reste dans de la SF d’anticipation, on part quand même moins dans les délires d’un Interstellar et on sent une volonté de rester au plus près des découvertes récentes. En l’occurence, le film risque de surprendre les spectateurs qui s’attendaient à quelque chose de plus spectaculaire ou dramatique, car cette volonté de faire dans le réalisme évite les situations à la Gravity où l’univers semble s’être lié contre notre protagoniste.
Car bien qu’il rencontre quelques soucis au cours du film, aucune tension n’est crée quant à la sécurité de l’astronaute (hormis dans le dernier acte). Ici, on observe plutôt son quotidien, les moyens qu’il utilise pour survivre en attendant les secours, ce qu’il essaie de retirer de cette expérience, etc. Finalement la tension se trouve bien plus du côté de la NASA qui s’agite comme une fourmilière pour trouver des solutions rapides.

Mais alors, s’il n’y a aucune tension et que le héros n’est jamais vraiment en danger, qu’est ce qui rend le film si intéressant ? Et bien, tout le reste. Déjà, les décors sont absolument magnifiques et on croirait vraiment que Matt DAMON se balade sur Mars. C’est beau et crédible, on y croit et on est dedans. Ensuite, le film possède un vrai rythme et une écriture soignée. Avec son casting d’acteurs talentueux et ses quelques répliques humoristiques, le script ne se compose d’aucune fausse note et joue sa partition à la perfection.
Le film se déroule donc de lui même, on apprécie réellement ce qui nous est proposé à l’écran car c’est relativement crédible. Oui, je dis relativement car certains pourront peut être reprocher au film d’être un peu trop optimiste et positif sur son sujet et que, comme dit plus haut, à aucun instant on ne se sent en danger pour les personnages.

En tout cas, me concernant, j’ai passé un très bon moment devant Seul sur Mars. Pas spectaculaire pour un sou mais faisant très bien son travail, le dernier bébé de Ridley SCOTT ne sera peut être pas un monument du genre SF, mais il a au moins le mérite de proposer un portrait intéressant et accessible de la conquête spatiale, mêlant ainsi documentaire et fiction avec brio. Donc n’hésitez pas à aller y jeter un oeil, le voyage vaut largement le détour.

AngelMars


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Skyrim : Mon Royaume pour un Dragon

Je joue aux jeux vidéos pour plusieurs raisons. La première, c’est avant tout pour me détendre. Il n’y a rien de plus plaisant qu’une partie après une dure journée de travail. Mais avec le temps, j’ai réalisé que certains jeux parvenaient à faire bien plus. Avec l’avènement des univers étendus et des jeux dit « open world », le jeu vidéo a réussi quelque chose de fascinant : celui de me faire vivre une expérience unique. Et si le dernier jeu en date à avoir réussi cette exploit fut Red Dead Redemption, un nouveau venu dans mon salon a réussi à renouveler l’essai : Skyrim.

Mais j’en vois déjà quelques uns au fond entrain de s’agiter. « Attends, tu vas parler d’un jeu qui est sorti en 2011? Tu n’as pas l’impression d’être un peu à la bourre ? ». Alors pour commencer, je joue à ce que je veux quand je veux. Et ensuite, je n’ai trouvé le temps que cette année pour enfin me plonger dans le jeu, jeu que l’on m’a offert en version Légendaire l’année dernière. Car Skyrim, je voulais y jouer depuis longtemps, depuis fort longtemps même. Les critiques étaient unanimes quant à sa qualité, l’univers m’attirait énormément (dragons…) et j’avais depuis longtemps envie de me frotter à la série des Elder Scrolls. Alors peut-être que tout a déjà été dit sur le jeu depuis le temps et que je ne vais faire probablement que de la répétition. Mais je tiens à en parler, car comme dit en introduction, j’ai vécu une vraie expérience vidéoludique avec ce titre.

Toutefois, mes premiers pas sur les terres de Bordeciel ne furent pas de tout repos. Comme souvent avec les titres d’heroic-fantasy, il faut s’imprégner de l’univers et de ses codes pour en saisir les subtilités et les enjeux. On commence par ingérer les noms des différentes villes, confréries, races, régions, divinités, etc. Ce n’est clairement pas un passage agréable, et j’irai même jusqu’à dire que cela peut rendre certains complètement hermétiques à ce genre de titre.
Puis, petit à petit, quête
 après quête, le jeu se laisse apprivoiser et l’on commence à naviguer dans ce bac à sable avec aisance. Car dans Skyrim, il y a beaucoup de choses à faire.

C’est selon moi l’aspect le plus important et le plus décisif dans ce genre d’univers : il faut que les quêtes soient suffisamment intéressantes et prenantes pour que l’on ait envie de rester devant son écran. Sur ce point, les gars de chez Bethesda ne faillissent pas à leur réputation. Le jeu est vraiment prenant, très immersif et très fun. Les différentes quêtes secondaires permettent de découvrir l’univers de Skyrim au fil des missions. Au fur et à mesure, on se sent de plus en plus immergé dans cette univers fictif. J’ai personnellement beaucoup aimé la quête principale qui nous confronte au retour des dragons, ainsi que certaines quêtes secondaires très prenantes, comme la guerre civile qui est loin d’être simple à appréhender moralement, les évènements de la Confrérie Noire, ou encore les différentes quêtes liées aux divinités Deadras qui permettent de mieux comprendre la mythologie du jeu.

Bref, au niveau univers, je savais à quoi m’attendre et je n’ai pas été déçu. Le jeu est par ailleurs très agréable à parcourir. Ce n’est clairement pas un canon de beauté et j’ai trouvé les menus un peu austères, mais le travail est suffisant pour que l’immersion se fasse. Ajoutez à cela que la bande son est une réelle réussite et que certains morceaux me trottent encore en tête même après avoir rangé le jeu dans sa boite.

En ce qui concerne le gameplay, rien de bien folichon mais cela permet d’appréhender le jeu assez rapidement. On se déplace à la première ou à la troisième personne (j’ai personnellement opté pour la première) et nos compétences s’adaptent à notre style de jeu. Etant du genre discret et préférant les combats à distance, je suis rapidement devenu un archer usant de la discrétion et de la furtivité pour venir à bout de mes ennemis. Et au moins, pas trop besoin de me soucier de mon armure, j’ai donc gardé la tenue des Rossignols durant tout le jeu (tenue obtenue durant la quête de la Guilde des Voleurs et que je trouve supra classe).

Alors bien sûr, le jeu possède quelques défauts assez pénibles qui ont tendance à briser cette immersion tant recherchée. Tout d’abord, je ne sais pas si cela est du au fait que j’y ai joué sur PS3 (oui, je sais, sur PC blablabla, ta gueule) mais les temps de chargement sont nombreux et terriblement longs. Il n’y a rien de plus désagréable que de devoir attendre plus d’une minute pour passer d’une zone à l’autre. A cela s’ajoute que le titre a énormément planté de mon côté. C’est simple : plus ma sauvegarde gagnait en MegaBits, plus le jeu ramait. Jusqu’à complètement freezer à certains moments, m’obligeant à redémarrer la console (heureusement le jeu sauvegarde très souvent).
Je trouve ça vraiment dommage qu’une production cherchant à proposer un univers unique soit ternie par de simples problèmes techniques. Toutefois, même si cela m’a fait plusieurs fois rager (surtout quand les dits bugs font planter mes précieux trophées !), cela ne m’a pas empêché de passer plus de 170 heures sur les terres de Bordeciel à jouer les héros (voir la boniche, ça dépendait des quêtes…) ou dégommer des dragons (limite je leur courais après).

Skyrim ne s’est donc pas fait une bonne réputation sur rien. Il s’agit d’un titre d’une vraie qualité, qui arrive à faire oublier ses faiblesses techniques grâce à son contenu hallucinant et son univers crédible et immersif. Ce fut une belle expérience, une aventure riche et prenante que je ne regrette pas d’avoir menée. J’espère pouvoir rapidement découvrir d’autres jeux qui me permettront de ressentir, encore une fois, ce genre de sensation si particulière que de vivre quelque chose au travers de sa manette et de son écran (oui The Witcher 3, je te vois, promis je te sors bientôt de ta boite…).

AngelAlduin


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Le Labyrinthe : La Terre brûlée et le scénario avec elle

Bon. J’ai la réputation d’être quelqu’un de relativement gentil et d’ouvert. Je ne suis pas du genre à critiquer gratuitement et en matière de cinéma, je suis de nature à laisser sa chance à toutes les productions (je vais sans doute aller voir Aladin, c’est vous dire mon niveau de « Bonne Poiritude »). Mais à un moment, faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Parce que quand je vois qu’en 2015, on est capable de sortir des étrons cinématographiques à l’image de ce Labyrinthe : La Terre Brûlée, je me dis qu’il est temps d’arrêter de mettre des gants et de dire les choses telles qu’elles sont.

J’avais très brièvement parlé du premier film ici. Il ne prétendait pas marquer l’industrie du cinéma mais il avait au moins le mérite de divertir et de se laisser regarder (malgré une histoire et des personnages complètement idiots). Avec cette suite attendue (en même temps, avec les adaptations de romans jeunesses, c’est devenu systématique…), les producteurs se sont dits que c’était une bonne idée de reprendre tous les défauts du premier et d’en rajouter des nouveaux, histoire de creuser encore plus loin dans la bêtise et le non-sens.

Parce que je vais mettre le doigt direct sur ce qui pour moi rend ce Labyrinthe 2 complètement risible: ce film est mal écrit. Je trouve ça désespérant et limite insultant de proposer une histoire aussi creuse et convenue à notre époque. Je sais qu’il est difficile de se renouveler mais il n’y a ici pas l’ombre d’un effort. Déjà que le premier film était confus (je comprends toujours pas à quoi ont servi les labyrinthes), là c’est le festival du n’importe quoi. La trame est déjà-vu, prévisible et complètement téléphonée. Les personnages vont d’un point A à un point B sans transition, créant de grosses incohérences et/ou raccourcis scénaristiques. Et le pire, c’est qu’ils ont cru bon d’ajouter des zombies (non mais SERIEUSEMENT ???) accompagnés de tous les poncifs du genre, à la limite de la caricature (ils nous ont sorti le coup de l’attaque dans un centre commercial, non mais les mecs vous êtes sérieux ?!).

Et ils ont gardé les pires éléments du premier film: les dialogues et les personnages. Dans le premier cas, c’est toujours écrit avec les pieds. On a l’impression que les personnages ne s’écoutent pas et se contentent de sortir des répliques toutes faites. Et comme pour dans le premier opus, le script croit maintenir une forme de suspense en ne répondant pas aux questions que se posent les protagonistes (quand ils ont l’intelligence d’en poser). Et donc, vu qu’on y est, achevons le tout en parlant des personnages.
D’expérience, je n’ai pas souvenir d’avoir vu autant de bêtise réunie en si peu d’intervenants. Que ce soit par leurs répliques, les agissements, les réactions ou choix, aucun des protagonistes du film ne parvient à tirer le film vers le haut. Cela en devient presque gênant. Tout ceci appuie le fait que l’univers du film est soit bancal, soit mal torché car pour en arriver à un tel niveau de je m’en foutisme, il faut vraiment en vouloir.

« Oui mais le film il est joli non ? ». Ben oui le film est joli, mais qu’est ce que ça change ? Ce n’est pas parce que la direction artistique arrive à rester cohérente avec elle-même que cela fait un bon film. Et encore, je m’efforce de trouver quelques points positifs car pour un univers post-apocalyptique on a rarement fait plus convenu que les villes en ruine en plein milieu de terres désertiques…

Peut être que certains arriveront à trouver le visionnage de ce Labyrinthe 2 agréable et j’ai envie de dire tant mieux pour eux (ils auront moins l’impression d’avoir perdu leur temps que moi). Mais honnêtement, je trouve que c’est se contenter de peu. Je ne sais pas s’il s’agit d’une adaptation fidèle ou si, à l’image de Divergente 2, le réalisateur a préféré remanier l’histoire à sa sauce. De toute façon, dans un cas comme dans l’autre, c’est pour moi très mauvais.
Et à dire vrai, je suis las. Las de devoir supporter et tolérer ce type de production mainstream formatée et pré-mâchée, censée contenter un public jeune et/ou peu exigeant (ce que je trouve très insultant pour le dit jeune public). Mais l’illusion n’a que trop duré. Une bonne histoire bien écrite et bien mise en scène ce n’est pas ça, c’est tout le contraire de ça. Donc, je pense faire une croix définitive sur les films adaptés de littérature jeunesse (je me fais le dernier Hunger Games et basta). Car comme dit, j’aime laisser sa chance à toutes les productions, mais on a ici atteint pour moi le point de non-retour. Sur ce, je vais aller voir le reste des films à l’affiche, histoire de m’assurer que l’on ne peut pas faire pire.

Et le premier qui me sort l’argument : « Oui mais dans le livre… », je lui laisse un avant goût de ce qui l’attend avec le strip ci dessous…

AngelLaby2

 


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La Fille du Début du Mois : Megurine Luka (Vocaloid)

En ce mois particulier qu’est Octobre (mon mois de naissance), j’avais très à coeur de vous parler d’un personnage féminin qui m’a littéralement converti à un genre musical, à savoir Vocaloid. Bien qu’il se n’agisse pas à proprement parler de « personnages » (ce sont avant tout des mascottes), je me disais que je pouvais faire une petite exception en vous parlant de celle qui m’a permis de mieux appréhender cet étrange univers : Megurine Luka.

Lorsque j’ai voulu m’intéresser à Vocaloid, j’ai été rapidement heurté par les sons relativement métalliques et aigus des voix les plus connues, à savoir Hatsune Miku et les jumeaux Kagamine Rin & Len. Ne voulant pas baisser les bras pour autant, on m’a alors conseillé de m’intéresser à Luka qui, selon les dires, avait une voix très différente et pouvait potentiellement mieux correspondre à mes attentes. Et ce fut effectivement le cas, et pas qu’un peu.
Très rapidement, je suis tombé sur les morceaux les plus connus utilisant la 3e Vocaloid de 2e génération : Just Be Friends, BlackJack, Lie, Dancer in The Dark, Double Lariat… Et effectivement, j’ai été surpris par les multiples utilisations de la mascotte aux cheveux roses, s’illustrant autant dans le registre Pop, Rock, mais aussi Electro, Acoustique ou Jazz. Et comme indiqué par mes sources, Luka se démarquait vraiment de ses homologues avec sa voix plus grave et plus douce, voix qui m’a particulièrement charmé et à laquelle j’ai vraiment accroché.

On peut ainsi dire que c’est grâce à Megurine Luka que j’ai pu appréhender cet univers riche qu’est Vocaloid, découvrir des compositeurs de talent, mais aussi d’autres Vocaloid et même finir par apprécier ceux avec lesquels j’avais du mal au début (oui les jumeaux, je parle de vous…). Elle représente donc pour moi une étape clé dans mon cheminement et restera sans doute ma Vocaloid préférée ad vitam æternam.

Pour ce qui est du dessin, je n’avais pas spécialement envie de dessiner Luka dans sa tenue classique de mascotte (bien que son look pour la version V4X est vraiment sympathique). Du coup, j’ai un peu fait le tour des modules la concernant (c’est le terme utilisé pour désigner les différents costumes que peuvent revêtir les personnages dans les clips) et j’ai porté mon choix sur celui de la chanson BlackJack, qui est une des premières que j’ai découvert et dont j’adore le rythme à la fois rock et jazzy, ainsi que les paroles relativement… sexy. °^°

LukaTemptation150


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Mathieu SOMMET en Geralt de Riv : Step by Step

En attendant les nouvelles chroniques que je suis entrain de vous préparer (principalement sur des jeux vidéo, oui j’ai enfin le temps de m’y remettre !), je me suis dit qu’il pourrait être sympa de vous proposer un petit step by step, histoire de vous donner quelques astuces en dessin. Vous êtes en effet nombreux à m’en demander par messages privés ou mails, donc je me suis dit que cela pouvait valoir le coup d’y consacrer un article. On va donc se pencher sur le dessin que j’ai fait pour le 27 ans de Mathieu SOMMET, car il contient pas mal de choses intéressants. C’est parti !

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Pour commencer, je fais toujours un petit croquis rapide, histoire de poser la structure du personnage. Je ne vais pas dans les détails, et il y a pas mal d’erreur d’anatomie (tête trop grosse, main droite mal placée, corps trop arqué, etc.), mais le but est d’avoir un dessin de base sur lequel se référencer pour la suite.

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Je démarre par la tête, qui elle servira de mesure pour l’ensemble du personnage. Même si je fais du dessin d’illustration/BD, j’essaie de faire en sorte que l’ensemble reste harmonieux. Dans le cas de Mathieu, je pars toujours sur le principe d’un personnage de 6 têtes de haut. A noter que l’option barbe vieillit considérablement le visage (ça marche aussi dans la vraie vie, je peux en témoigner…).

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A l’occasion de son anniversaire, j’ai voulu faire plaisir à Mathieu en l’habillant comme le héros de The Witcher. Cependant, l’armure de notre cher Geralt est relativement complexe (même s’il y a pire). J’ai donc procédé par étapes : j’ai fait un croquis séparé pour chaque « couche » d’armure (par séparé, j’entends sur des calques différents). Ensuite, j’ai encré chaque croquis sur le même principe. Il n’y a plus qu’à mettre des masques entre chaque calque pour que tout se superpose de manière harmonieuse (les masques, c’est la vie, si vous faites de l’illustration sur informatique, vous ne pouvez pas vous en passer).

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Certains petits malins ont sans doute remarqué que, jusqu’à présent, notre pauvre Mathieu ne disposait que d’un moignon à la place de son bras droit (spéciale dédicace à un certain LANNISTER). C’est normal vu que la main tenant l’épée est dessinée sur un autre calque. Ici, même opération que pour l’armure : je fais un calque pour la main et un calque pour l’épée (j’ai en profité pour apprendre quelques règles sur la taille des gardes par rapport à celles des lames, c’est toujours ça de pris). Un masque et le tour est joué.

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Il ne reste qu’à mettre un nouveau masque sur l’épée pour faire disparaitre certaines parties du personnage. Et voilà ! On a un beau line tout propre. Il est temps de passer à la couleur !

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En ce qui concerne les couleurs, je sais qu’il y a plusieurs écoles à ce niveau et je n’ai pas la prétention d’avoir la meilleure ou la plus recommandable. Personnellement, ayant tout appris seul, je fais beaucoup au feeling. Je commence donc par poser mes « aplats » sur l’ensemble du dessin et j’harmonise le tout avec des réglages de niveaux et de saturation (surtout pour un dessin de type heroic-fantasy dans ce genre).

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On attaque le plus gros : les ombres et les lumières. Si avant j’avais beaucoup de mal avec cet aspect, je prends de plus en plus de plaisir à m’y atteler (merci Keupine !). Je travaille d’abord en « marron/gris » et blanc sur un calque à part pour placer les ombres, que je passe ensuite en mode Produit. Résultat garanti ! Ensuite, je rajoute quelques touches de lumière (principalement sur les cheveux et sur les matières réfléchissantes) avec du blanc sur un calque Luminosité Contraste (pas trop cependant, il faut bien doser cet aspect). Enfin, dans le cas présent, j’ajoute sur un autre calque l’effet « maille » que j’applique uniquement sur les bonnes zones, toujours grâce aux masques.

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Un petit zoom sur les runes de l’épée. L’effet de lumière est en réalité tout simple à mettre en place (encore une fois, merci Keupine). D’abord je place les runes sur un calque que je passe en Lumière Linéaire. Puis, sur un nouveau calque en mode Incrustation, je crée quelques zones de lumière autour des runes, avec un jaune un peu plus clair. Et enfin par dessus, un dernier calque en Lumière linéaire qui suit les runes, auquel j’ajoute un léger Flou Gaussien. Voilà, avec 3 calques et quelques réglages, on a l’effet souhaité !

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Et voilà, Mathieu est tout beau dans son armure. Reste à lui faire un petit décor sympa. Comme je ne suis pas encore un grand expert à ce niveau, j’ai opté pour un décor d’ambiance très proche des artworks du jeu d’origine. J’ai fait un premier calque avec quelques nuages (j’utilise des Brush excellents trouvés sur le Net), puis un second, histoire de créer quelques nuances. J’ajoute ensuite une zone plus rougeâtre au niveau du personnage, toujours avec les Brush de nuage, ainsi que quelques braises (que je crée avec des pointes de pinceaux et un coup de Flou directionnel). Et pour finaliser le tout, je crée une couche de nuages devant le personnage que je vais réduire au maximum, histoire qu’elle soit présente mais relativement discrète.

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Et voilà le résultat final. J’espère que ce petit step by step vous a plu. Pour rappel, j’utilise Manga Studio (appelé maintenant Clip Studio Paint) pour l’encrage et Photoshop pour la mise en couleurs et les effets. Au niveau du temps, je pense qu’il m’a fallu 4-5 heures pour réaliser ce dessin, en sachant que j’ai recommencé l’armure deux fois. En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce projet que je considère comme une nouvelle étape-clé dans mes progrès avec les outils numériques. J’espère donc ne pas m’arrêter en si bon chemin.

À très bientôt !


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Kingdom Hearts Birth by Sleep Final Mix HD : Crises d’ados

Quand on aime, on ne compte pas. Je pense que ce dicton s’applique parfaitement à ma personne vis-à-vis de la série Kingdom Hearts. Bien qu’ayant torché tous les épisodes disponibles à ce jour, je n’ai pas pu m’empêcher de craquer pour la deuxième compilation sortie sur PlayStation 3, Kingdom Hearts 2.5 HD Remix (oui ce titre est à chier mais croyez moi, Square a prouvé récemment qu’il pouvait faire pire). Contenant les versions ultimes de Kingdom Hearts II, les « cinématiques » de Re:Coded (je mets des guillemets, ceux qui l’ont fait comprendront) et enfin Birth by Sleep, c’est principalement pour ce dernier opus que j’ai sorti la CB, car l’ayant beaucoup apprécié à l’époque sur PSP, il me tardait de le refaire sur ma télé dans de bonnes conditions (oui parce que le joystick de la PSP… voilà quoi). Une bonne occasion pour moi de reparler un peu de cet épisode, bourré de qualités, mais aussi de quelques défauts.

Pour commencer, rappelons qu’il s’agit de la version Final Mix, c’est-à-dire une version contenant beaucoup plus de choses que le jeu d’origine, jeu qui avait déjà eu droit à des ajouts lors de sa sortie en Europe (oui, Square Enix aime bien se compliquer la vie…). Donc même pour moi qui avais fait le tour de l’épisode PSP, j’ai quand même eu droit à quelques éléments inédits (boss cachés, objets, missions annexes), en plus des graphismes HD et d’une nouvelle collection de trophées à obtenir (j’aime bien les trophées °^°).
En parlant des graphismes d’ailleurs, je trouve le travail de refonte vraiment réussi pour un jeu venant d’une console portable. C’est joli, bien animé, ça ne rame à aucun moment malgré la débauche d’effets visuels, bref du beau travail. La bande son est toujours au top (le thème de Ventus bordel!) et les commandes de jeu sont toujours aussi bien pensées.

Transition toute faite, le gameplay justement. Birth by Sleep est pour moi, avec l’épisode sur Nintendo 3DS, un des meilleurs jeux de la franchise à ce niveau. Le système des commandes d’actions permettant de créer de nouvelles attaques, pour ainsi adapter son jeu à chaque situation, est très bien pensé et c’est un plaisir d’aller taper du méchant sous une débauche d’effets pyrotechniques afin d’obtenir les éléments pour la création desdites commandes. Les petits à-côtés sont aussi les bienvenus, avec les tirs visés qui permettent de se tirer de bon nombre de situations délicates (n’est-ce pas Aqua?), ainsi que le principe des D-liens qui permet d’obtenir un jeu de commandes lié aux personnages rencontrés au cours de l’aventure.
Bref, vous l’aurez compris, manette en main, le jeu est très bien foutu, super fun et qui pousse sans arrêt à la progression et la customisation (surtout lorsque l’on joue en Critique, mode de difficulté le plus élevé).

Au niveau de l’histoire, cet épisode à la particularité de nous proposer un préquel à la série d’origine, en nous faisant incarner 3 personnages (Terra, Ventus et Aqua) qu’il faudra jouer un par un pour comprendre toute l’histoire et ses enjeux. Si certains trouveront le processus répétitif (on fait, mine de rien, 3 fois le jeu), les protagonistes ont des styles de combat très différents qui permettent de ne pas sentir cette lassitude. Terra sera la force brute aux pouvoirs magiques très limités, Ventus composera son petit gabarit avec sa vitesse de frappe et Aqua (la meilleure selon moi, tu peux pas test) fera des merveilles avec les commandes magiques et les attaques à distance.
En clair, 3 manières très différentes d’appréhender le titre, qui en ligne droite se boucle au bout d’une trentaine d’heures. Les quêtes annexes sont cependant nombreuses et si comme moi vous visez le Platine, il va falloir retourner le jeu avec les 3 personnages pour obtenir le très convoité trophée.

Et là vous vous dites : « Ouais mais Angel, arrête de faire ton fanboy. Tu as dit que tu allais parler des défauts du jeu et tu n’en dis que du bien. Rends l’argent aux abonnés… (ha non c’est pas le bon contexte) ». J’y viens, j’y viens. Car si effectivement je prends mon pied à jouer à Birth by Sleep, il y a tout de même quelques éléments qui m’agacent et que je retrouve systématiquement dans les jeux de la licence Kingdom Hearts.

Pour commencer, il faut que Square arrête de foutre des minis-jeux à la con dans ses titres, ça devient ridicule. Sur le principe, je dis « pourquoi pas? », mais quand on voit le résultat, on se dit qu’ils auraient pu s’abstenir. Entre le jeu de courses mal torché (qui a l’idée de faire des virages en angle droit??), un jeu de ballon complètement débile et un jeu de rythme qui vous rendra fou (personne ne veut jouer sur l’air de It’s a Small World… personne!!), il n’y a finalement que le simili-jeu de plateau qui s’en tire correctement (mais on évitera les parties avec Winnie l’Ourson pour éviter toute envie de vider la bestiole de ses tripes). Vous me direz que je ne suis pas obligé de les faire ces jeux. Sauf que je vise le Platine et que je dois donc tout faire… Trois fois… Priez pour mon âme.

Et enfin il y a des soucis avec l’histoire. Enfin non… c’est plus complexe que ça. Je l’ai souvent dit : j’aime l’univers de Kingdom Hearts et ses thématiques. Et sur le papier, le déroulement du scénario, ainsi que celui de ses personnages, est relativement bien pensé. Mais à l’écran, c’est une autre paire de manches. Je ne sais pas si c’est le fait de vieillir plus vite que la série, mais je trouve ça mal mis en scène et très mal écrit. Les dialogues sont souvent très niais, les discussions interminables pour souvent ne rien dire, et la mise en scène est vraiment mollassonne. Tant est si bien qu’arrivé à mon troisième run avec Aqua, je passais systématiquement toutes les cinématiques (de toute façon, hormis au début et à la fin de chaque arc, le scénario dans les mondes Disney ne sert à rien).
Et cela m’est vraiment difficile de l’admettre vu que je tente avec passion de défendre la série contre ses détracteurs. Mais je ne peux pas faire l’impasse de la relative niaiserie du titre (l’arc de Ventus m’a donné envie d’égorger des chatons) et de son potentiel scénaristique gâché la plupart du temps (j’aime à penser que chaque personnage représente une étape de la vie : Ventus l’enfance, Terra l’adolescence et Aqua l’âge adulte). C’est d’autant plus dommageable que l’histoire essaie d’apporter de la nuance dans son propos avec des personnages moins manichéens. Donc comme dit, l’histoire se tient et il pourrait y avoir une vraie tension dramatique dans le titre, tension qui est entachée par une mise en scène en mode maison de retraite.

Mais honnêtement, si comme moi vous jouez majoritairement à la série Kingdom Hearts pour la qualité de son gameplay, il ne faut surtout pas passer à côté de cet épisode qui est pour moi un des meilleurs. Ajoutez à cela la refonte graphique qui tient la route (après c’est pas de la PlayStation 4 non plus, mais cela reste très joli) et largement de quoi vous occupez pendant un moment. Et puis, on ne peut pas faire l’impasse sur le personnage d’Aqua, qui à elle seule me motive à investir dans la future compilation qui sortira l’année prochaine (et dont je tairai le nom pour ne pas être pris d’un fou rire). Bref, encore un excellent opus pour la série.

Et pour le fun, j’ai décidé, à l’occasion de cet article, de me relooker à la mode KH. Je me suis fait une Keyblade en référence aux attributs angélique et au graphisme (qu’on appellera Envolée Graphique parce que… voilà), ainsi que des fringues à la Nomura style, mélange entre le look de Terra et de son Maître Eraqus (j’ai même respecté la règle qui veut que les chaussures soient moches, les fans ne pourront pas me contredire).

AngelKH