L'Atelier d'AngelMJ


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Batman v Superman : Froide Justice

J’ai l’impression que donner son avis sur un blockbuster est devenu, de nos jours, aussi dangereux que de parler politique ou religion. Et avec Batman v Superman : L’Aube de la Justice, cette impression a pris une toute nouvelle ampleur. En effet, je n’ai jamais autant vu Internet se déchirer pour savoir ce qu’il faut penser de cette production Warner Bros. Mais il faut dire qu’avec sa campagne promotionnelle hyper agressive (moi qui ne regarde pas les BA, ça a été vraiment difficile d’y échapper), le film s’est fait remarqué. Suite à cela, beaucoup y voient, à raison ou à tort, une alternative aux productions Marvel (qui s’enlisent dans une conformité de forme et de fond assez effrayante). Alors ? Chef d’oeuvre ou tout l’inverse ? Honnêtement je n’en sais rien moi-même et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

On va jouer franc jeu d’office : je n’ai pas aimé le film. Je vais en lister les raisons, mais gardez toutefois cette information en tête : ce n’est pas parce que je ne l’ai pas aimé que je le considère comme un mauvais film. Je pense même que, d’un point de vue purement objectif, il est très bon.

Je suis quelqu’un qui fonctionne beaucoup au feeling. Du coup, en matière de cinéma j’aime m’investir dans les films que je regarde pour vraiment les apprécier. Et le principal problème que j’ai avec ce Batman v Superman, c’est qu’à aucun moment je ne suis rentré dans le film. La raison principale est que je n’ai pas du tout accroché à l’ambiance générale et qu’à aucun moment je ne me suis senti impliqué par l’histoire qui m’était projetée à l’écran.
Avec son visuel désaturé, son absence totale d’humour, ses personnages sombres et torturés, il est clair que le projet possède une vraie identité et on sent la volonté de proposer quelque chose de très différent de la concurrence. Mais de mon point de vue, tout est beaucoup trop exacerbé. A trop en faire l’ensemble en devient froid et austère. Du coup impossible pour moi d’éprouver la moindre empathie pour les personnages et leurs déboires. Ainsi je suis donc resté complètement extérieur au film.

Tout ceci est bien dommage car je suis malgré tout très conscient des qualités de ce dernier. Pour commencer, je trouve le casting très bon. Henry CAVILL incarne toujours aussi bien le kryptonien en slip rouge, Amy ADAMS campe une Lois Lane loin d’être accessoire et j’ai bien aimé le Lex Luthor de Jesse EISENBERG. Quant à Ben AFFLECK (dont l’attribution du rôle du chevalier noir a beaucoup fait parler), je n’ai vraiment rien à reprocher à son interprétation qui colle très bien à l’univers. On est très loin du Batman incarné par Christian BALE certes, mais le bashing à son égard est pour moi purement gratuit et proche de la mauvaise foi.
Il y a aussi la musique. Même si je peux comprendre que l’on puisse se lasser du style d’Hans ZIMMER, j’ai trouvé l’ensemble en parfait harmonie avec le film et je retiendrai particulièrement les thèmes des protagonistes, avec en tête celui de Wonderwoman qui envoie bien du pâté (mais là encore, il parait qu’il y a débat sur le sujet…).

Du coup, si les défauts du film se résumaient à son esthétique glacial, je pense que j’aurai pu passer outre. Seulement, il faut ajouter à cela que le scénario ne m’a pas spécialement convaincu. Le problème selon moi c’est que l’histoire tient majoritairement sur des non-dits et des occultations d’éléments pour réussir à avancer. En effet, si les personnages prenaient un peu plus le temps de discuter plutôt que de s’enfermer dans le mutisme, il y aurait eu moins de bâtiments à reconstruire à la fin de l’histoire.
Ajoutez à cela Lois qui continue de respawner là où ça l’arrange, les grosses failles de scénario vis-à-vis des pouvoirs de Superman (il peut sauver Lois à tout moment, par contre les autres…) ou encore Batman qui lui fait la gueule tout le film et qui fait copain-copain en quelques secondes… Il s’agit de petits détails, certes, mais leur accumulation ne m’aide pas dans ma volonté d’appréciation.

Et encore une fois, quel dommage quand on voit les thématiques soulevées par le film. Celle de la justice est bien entendu centrale au travers de Batman, mais c’est surtout la thématique du divin incarnée par le personnage de Superman qui a attiré mon attention. Plus christique que boy-scout, le kryptonien symbolise toute la problématique de la présence d’un être « supérieur » parmi les mortels. Dans le sens où tout le long du film, on le critiquera dans ses actions (jugées comme trop individualistes ou unilatérales) comme dans ses non-actions. J’ai trouvé le parallèle vraiment intéressant et il permet de rendre le personnage de Superman plus profond qu’il n’en a l’air. De plus, cela donne une toute autre dimension à son combat contre l’homme chauve-souris (Homme vs Dieu) et crée une symbolique forte.

Vous l’aurez compris, mon âme de cinéphile est terriblement partagé. Bien que je nie pas les qualités du film ainsi que ses objectifs, je n’arrive pas à faire abstraction du sentiment désagréable que j’ai eu lors de son visionnage. Pourtant, j’aimerais l’aimer. Sincèrement. Car je veux croire en un renouveau des licences de comics au cinéma, et Batman v Superman possède des atouts convaincants pour m’aider à garder la foi. Mais à trop vouloir se la jouer sombre et torturé, le film peine à se laisser approcher et ses errances scénaristiques ne poussent pas à la persévérance.

Donc chef-d’oeuvre ou tout l’inverse ? Je vous laisse seul juge. Prenez le temps d’aller le voir pour vous faire votre propre avis et ne vous laissez pas influencer par les critiques trop élogieuses ou trop calomnieuses.

MontageBlogBvS

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La Fille du Début du Mois : Poison Ivy (Batman)

Il est toujours difficile d’appréhender les personnages de comics. Car d’un auteur à l’autre, entre les reboots et autres mondes parallèles (ce bordel sérieux…), un même personnage peut avoir une personnalité complètement différente, un background qui varie, etc. Pourtant, j’avais envie d’aborder l’univers de Batman au travers de la rubrique Des Filles du Début du Mois. Car parmi toute les séries que j’ai pu lire et découvrir, la série de l’homme chauve-souris est celle qui me fascine le plus et avec laquelle j’ai le plus d’affinités. Et au niveau du casting féminin, si la majorité semble accorder ses faveurs à Catwoman et Harley Quinn, j’ai de mon côté un faible pour Oracle, mais surtout Poison Ivy.

Sans trop chercher à savoir pourquoi, j’ai toujours aimé la jeune femme. Alors certes, c’est un personnage relativement sexy (je vais non plus le nier hein, ce serait très hypocrite), mais au delà de son apparence physique, j’apprécie la manière dont elle est souvent dépeinte et sa philosophie.
Car contrairement aux différents malfrats qui peuplent les rues de Gotham City, Poison Ivy ne mène que son propre combat. Et dès lors que Batman (ou n’importe quel autre personnage) ne vient pas la faire chier, elle reste tranquille dans son coin.

Cela lui donne ainsi pas mal de nuances. Car même si elle peut passer juste pour une écolo un peu zinzin, j’aime quand certains auteurs arrivent à la rendre attachante en la dépeignant telle une mère cherchant à protéger sa progéniture.
De plus, et ce fut pas mal le cas dans la série de jeu Arkham City (que je vous recommande), ses pouvoirs en font souvent la cible des autres antagonistes. Ce qui place souvent Batman dans des situations complexes où devra la protéger/sauver, alors qu’elle peut à tout moment se retourner contre lui. Ce faible équilibre et leurs alliances temporaires et/ou de façade rendent le duo intéressant et créent une gêne désagréable mais souvent au bénéfice à l’enrichissement du récit.

Donc au delà des apparences, Poison Ivy est un personnage féminin avec beaucoup de potentiel dont j’apprécie les apparitions au fil des différents comics. Et j’espère la revoir un jour dans un bon film Batman, car son apparition dans Batman & Robin ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

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The Dark Night Rises : M. Nolan, je vous aime

The Dark Night Rises était sans aucun doute ma grosse attente de cette année 2012. Et il est difficile de décrire le sentiment qui vous envahit lorsqu’une de vos attentes est pleinement satisfaites.
Venant clôturer une trilogie, cette ultime épisode de Batman sous la tutelle de Christopher NOLAN se classe dans la lignée des deux films précédents, à savoir une direction artistique maîtrisée, une histoire intéressante, bien rythmée et assez originale dans son déroulement, le tout monté avec amour sur une bande son dantesque.

Le film était très attendu, beaucoup se demandaient s’il parviendrait à s’élever au niveau son aîné, The Dark Night. De mon point de vue, le 2e épisode reste indétrônable (avec un Joker pareil aussi…) mais Rises n’en demeure pas moins une excellente production, supérieure selon à moi à Begins.
Il y a une vraie maîtrise du rythme et malgré son statut de blockbuster, le réalisateur n’en fait pas des caisses. L’histoire s’installe, se développe, surprend parfois, pour mener à un dernier quart d’heure haletant où tout s’accélère et se conclut de manière fort admirable.

J’ai été très agréablement surpris par la qualité du casting. Anne HATHAWAY est très convaincante en Catwoman alors que j’étais assez sceptique sur le choix de cette actrice par M. NOLAN. Pourtant ça marche, le personnage est fidèle j’avais l’impression de retrouver celle du jeu vidéo! Mention spéciale aussi à Tom HARDY qui incarne un Bane titanesque et quasi invulnérable (dire que la dernière fois que je l’avais vu, il courait après Reese WITHERSPOON dans Target!). La seule qui a du mal à se faire une place est étrangement Marion COTILLARD, qui semble un peu perdu dans tout ce bazar, son rôle ne prenant de l’importance que durant les dernières scènes du film. Ce n’est pas dramatique, mais je l’ai vue plus convaincante, ne serait-ce que dans Inception du même réalisateur.
Pour le reste de l’équipe, c’est un quasi sans faute avec quasiment tous le casting des différents Batman au complet (avec des petites apparitions surprises de Ras’ et de l’Épouvantail), Michael CAINE (Alfred), Morgan FREEMAN (Fox) et Christian BALE (Bruce Wayne) étant toujours très bons dans leur rôle respectif.

Pour être honnête, même en reconnaissant que le film est très loin d’être parfait, le contrat pour moi largement rempli. Je voulais mon Batman, je l’ai eu et il m’a plu. C’est beau, bien écrit, bien monté, le film dure presque 3 heures que tu ne vois pas passé. Non, décidément The Dark Night Rises est mon coup de coeur de cette année, dégageant à grand coup de savate The Avengers de la première place de mon podium 2012. M. NOLAN, je vous dis juste merci!


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Batman AC : Nightwing et Robin DLC

Ayant terminé le DLC d’Harley Quinn, j’avais envie de prolonger mon expérience sur Batman : Arkham City (et aussi parce que j’aime finir un jeu à 100%… Oui, je suis faible :p). J’ai donc remis la main à la poche et me suis procuré les DLC des personnages de Robin et de Nightwing.

Ici, on nous propose seulement de diriger les deux nouveaux personnages sur les cartes de défis de Batman (plus quelques inédites…) : les défis Combat où l’on affronte des vagues d’ennemis afin d’atteindre le meilleur score, et des défis Prédateur où il faut éliminer des ennemis dans une pièce selon différentes conditions. Les habitués de la saga Batman seront donc familiarisés avec ces fameux défis qui peuvent par moment donner du fil à retordre, surtout les défis Prédateur.

Pourtant, ayant déjà fait les défis de Batman et Catwoman par le passé, les réaliser en incarnant les 2 Robins s’est avéré plutôt fun, plus particulièrement avec Nightwing que j’ai trouvé très équilibré en combat (fort et rapide) et disposant des meilleurs gadgets pour les défis Prédateur. La tâche s’est donc révélée beaucoup moins ardue qu’avec les personnages d’origine, rendant l’obtention de toutes les médailles de l’Homme mystère moins frustrante!
Alors certes, c’est vraiment cher payé pour ce que c’est et je déconseille ces 2 DLC à tous ceux qui ont du mal avec les défis des jeux Batman. Mais pour ma part, le quota de divertissement est pleinement rempli, les deux personnages proposant des situations assez différentes pour renouveler l’intérêt. Mais ça reste du contenu purement facultatif, bien plus que le DLC d’Harley Quinn que je conseille vivement.

Comme j’ai déjà dessiné Robin la dernière fois , j’ai choisi pour le coup d’illustrer l’article avec Nightwing. Pour être honnête, je ne connais pas du tout ce personnage. Et pour être encore plus honnête, je n’aime pas du tout son design dans Arkham City! Pour preuve : j’ai uniquement joué les défis avec le skin de la version du dessin animé. Du coup, j’ai parcouru Google pour voir si le personnage disposé d’autres apparences physiques (assez récurrent dans les comics…). J’ai donc pu mettre la main sur un Nightwing plutôt fin et élancé et je m’en suis servi de modèle (parce qu’à part ça, c’était que des versions supra musclées et je suis vraiment pas fan!).
J’ai voulu retenté une colorisation sans encrage, histoire de ne pas rester sur le semi-échec d’Hawkeye. Ce n’est pas encore ça, mais il y a de l’amélioration! En tout cas, cela m’aura permis de découvrir comment faire des éclairs sous Photoshop ^^


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Batman DLC : Je ne reconnais plus personne qu’en Harley…

Batman Arkham City est pour moi l’excellente surprise de Noël 2011. J’ai passé beaucoup de temps sur ma Playstation 3 à cause de lui pour le finir à fond, et je ne cacherais pas qui j’y ai pris beaucoup de plaisir!
Alors forcément, quand l’information a filtré qu’un DLC solo était en cours de réalisation, on peut dire que j’étais aux aguets. Sorti ce mercredi pour 7.99 € (attention on sert les fesses!), je l’ai téléchargé dès mon retour du boulot et l’ai savouré jusqu’à hier soir.

Mentionnons directement le point négatif : c’est très court (3 heures grand maximum) pour le prix que ça coûte (même s’il est 2 € moins cher qu’annoncé…). Ce n’est pas avec ce genre de rapport quantité/prix que les anti-DLCs vont cessés de geindre sur les forums de jeux-vidéos.

Par contre, en terme de qualité, ce DLC est très agréable à parcourir. Aux rangs des points positifs, le principal est d’incarner la moitié de l’aventure Robin, personnage accessible uniquement pour les défis combats normalement (en DLC également…). Et on peut dire que cela fait plaisir de manier un nouveau personnage qui possède ses propres coups, son propre style de combat, son propre rythme… Robin ne se joue pas du tout comme Batman (ni comme Catwoman) et il faudra trouver de nouveaux pas de danse pour botter les fesses des sbires d’Harley Quinn (oubliez par exemple la raclée de Batman, avec Robin c’est plus délicat à placer).
Et Harley Quinn, parlons en. Elle est la raison de ce DLC qui nous propose donc de découvrir ce qui lui arrive après la fin de la trame principale. Ne vous attendez pas à un combat épique, mais la demoiselle légèrement cinglée et très légèrement vêtue vous en fera tout de même voir. Elle s’offre pour le coup un nouveau look bien gothique et macabre.

En terme de jeu, ce court scénario additionnel a au moins le mérite de proposer des séquences de jeu variées bien que peu inédites pour qui a déjà parcouru l’aventure principale. Recherche de codes, désamorçage de bombes, chasse aux ballons  bien cachés dans les décors… Bref, même si cela ne dure pas longtemps, le plaisir de jeu est bien là et on ne peut clairement pas reprocher cela à ce DLC.

Pour résumer, je me suis bien amusé à replonger dans la ville d’Arkham City et son niveau inédit. Manier Robin est un vrai plaisir et on apprécie de parcourir cette petite aventure avec lui et Batman. Bref, le seul frein à mon plaisir fut les 8 € que j’ai dû craché pour faire l’acquisition du DLC. Donc si vous possédez déjà le jeu et que vous cherchez une bonne occasion de remettre la galette dans votre PS3, je conseille quand même l’acquisition de ce scénario supplémentaire. Pour les autres, patientez gentiment l’édition Game Of The Year qui sort à la fin de l’année, contenant tous les DLC.