L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Début du Mois : Poison Ivy (Batman)

Il est toujours difficile d’appréhender les personnages de comics. Car d’un auteur à l’autre, entre les reboots et autres mondes parallèles (ce bordel sérieux…), un même personnage peut avoir une personnalité complètement différente, un background qui varie, etc. Pourtant, j’avais envie d’aborder l’univers de Batman au travers de la rubrique Des Filles du Début du Mois. Car parmi toute les séries que j’ai pu lire et découvrir, la série de l’homme chauve-souris est celle qui me fascine le plus et avec laquelle j’ai le plus d’affinités. Et au niveau du casting féminin, si la majorité semble accorder ses faveurs à Catwoman et Harley Quinn, j’ai de mon côté un faible pour Oracle, mais surtout Poison Ivy.

Sans trop chercher à savoir pourquoi, j’ai toujours aimé la jeune femme. Alors certes, c’est un personnage relativement sexy (je vais non plus le nier hein, ce serait très hypocrite), mais au delà de son apparence physique, j’apprécie la manière dont elle est souvent dépeinte et sa philosophie.
Car contrairement aux différents malfrats qui peuplent les rues de Gotham City, Poison Ivy ne mène que son propre combat. Et dès lors que Batman (ou n’importe quel autre personnage) ne vient pas la faire chier, elle reste tranquille dans son coin.

Cela lui donne ainsi pas mal de nuances. Car même si elle peut passer juste pour une écolo un peu zinzin, j’aime quand certains auteurs arrivent à la rendre attachante en la dépeignant telle une mère cherchant à protéger sa progéniture.
De plus, et ce fut pas mal le cas dans la série de jeu Arkham City (que je vous recommande), ses pouvoirs en font souvent la cible des autres antagonistes. Ce qui place souvent Batman dans des situations complexes où devra la protéger/sauver, alors qu’elle peut à tout moment se retourner contre lui. Ce faible équilibre et leurs alliances temporaires et/ou de façade rendent le duo intéressant et créent une gêne désagréable mais souvent au bénéfice à l’enrichissement du récit.

Donc au delà des apparences, Poison Ivy est un personnage féminin avec beaucoup de potentiel dont j’apprécie les apparitions au fil des différents comics. Et j’espère la revoir un jour dans un bon film Batman, car son apparition dans Batman & Robin ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

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Le Lorax : Écolo un peu, beaucoup… trop?

Je ne vous cache pas qu’à bientôt 28 ans, j’ai encore beaucoup de plaisir à aller voir les films d’animation au cinéma. Que ce soit en dessin traditionnel ou en image de synthèse, je reste friand de ces productions que je vais voir pour passer un bon moment. Car bien que souvent destinés aux enfants, certains films proposent des double-sens de lecture qui permettent aux adultes (souvent parents dans notre cas :p) de ne pas trop s’ennuyer non plus. Après un Madagascar 3 bien trippant et un Âge de Glace 4 un peu décevant car pas très engageant, je suis allé voir la dernière production du genre à l’affiche (en attendant l’Avant-première de Rebelle la semaine prochaine!) : Le Lorax.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce film, mais la bande annonce semblait annoncer une fable plutôt jolie sous fond de thème écologique. Et c’est le cas. Seulement, j’ai été confronté à un soucis de taille qui vient saloper mon introduction : ce film vise très clairement le très jeune public!

Déjà, ça a mal démarré lorsque j’ai découvert que le film contenait des chansons. Alors… autant dans les Disney, tu l’anticipes, mais là j’ai été un peu pris en traître. Du coup, chaque chansonnette m’a un peu (beaucoup…) crispée… Mais bon, abstraction de cela, je me suis concentré sur le film et j’ai été au regret de ne pas du tout accroché à cause du ton très simpliste, voir binaire, du scénario.
Comprenez que Le Lorax raconte une histoire très manichéenne, où les gentils sont gentils, les méchants sont méchants parce qu’il faut, et que la morale est sauf et prévisible dès le début (la nature c’est bien, l’argent c’est mal!). On peut certes rentrer dans le jeu, comme c’est souvent le cas, mais ici le message est tellement basique que l’on se surprend à trouver ça vraiment trop lisse et trop facile.

De plus, le film est bourré de personnages plutôt insupportables pour l’adulte lambda. Un méchant exaspérant (auquel s’ajoute l’insupportable famille du Gash-pilleur), des animaux trop mignons à t’en foutre la gerbe (oui, j’ai pas aimé ces ours…) et surtout ces espèces de poissons qui sortent de l’eau pour chanter qui m’ont foutu la pétoche (non mais sérieux, c’est flippant ces trucs! :p).
J’ai aussi été déçu par le personnage du Lorax qui est finalement assez transparent tout au long de l’histoire, ce qui le rend, à l’image du scénario, très lisse. Seule rescapée du casting : la grand-mère du héros (dont j’ai déjà oublié le nom) dont chaque intervention m’a fait sourire (décidément, entre Le Lorax et L’Âge de Glace 4, les mémés ont la côte!).

Comprenez bien que Le Lorax est loin d’être un mauvais film pour autant. Mais là où les autres productions parviennent à rendre plaisante la projection au plus large public, on a ici affaire à un film pour enfants, avec un message simple et binaire, blindé d’éléments (animaux mignons, chansons…) cherchant à satisfaire le jeune spectateur. Et ne cachons pas que le film est très beau, plein de couleurs et très bien animé. En gros, un bon spectacle pour les enfants, mais les parents risquent de se tourner un peu les pouces…