L'Atelier d'AngelMJ


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Lucy : T’en as trop pris Scarlett!

En faisant une critique de Lucy, dernier film en date du mal aimé Luc BESSON, j’ai littéralement l’impression de marcher sur des oeufs. J’ai lu et entendu tellement de critiques réellement haineuses à l’encontre de ce film depuis sa sortie que ma naïveté et ma candeur en restent encore perplexes. Personnellement, je n’ai pas d’affection particulière pour le travail de M. BESSON, bien que je constate avoir vu plus du trois quart de sa filmographie et apprécié la grande majorité.
Pourtant, j’attendais Lucy. J’attendais vraiment ce film. Je ne sais pas si c’est le fait de voir Scarlett JOHNSON utiliser des pseudo pouvoirs psychiques qui m’émoustillait (oui, je suis un homme parfois primaire…), mais les bandes-annonces ont suscité en moi une vraie attente (à défaut de créer un bashing anticipé chez certains…). Et avec désormais 3 séances au compteur (oui, oui, j’ai vu ce film 3 fois en moins d’une semaine), je pense être apte à vous proposer mon avis, et vous expliquer pourquoi c’est actuellement mon film préféré de 2014. Et plutôt que chercher à le défendre contre ses différents détracteurs, je vais tout simplement me contenter de vous dire pourquoi j’ai eu un coup de coeur pour cette production.

Pourquoi j’aime Lucy? Plusieurs raisons à cela. La première, c’est que c’est un film fun et décomplexé. Je suis du genre très bon public, et du moment que je ne regarde pas ma montre toutes les dix minutes, il y a de grandes chances qu’un film parvienne à me séduire. Ici, ce fut clairement le cas, haut la main. Cela faisait longtemps que je n’avais pas regardé une production cinématographique en ayant le sourire jusqu’aux oreilles pendant quasiment toute la projection. Le film ne se veut pas particulièrement drôle (bien que les quelques vannes fonctionnent très bien), mais il s’en dégage tellement d’ingéniosité et de cocasserie que mon imagination était véritablement en ébullition.
Au diable la science et les raisonnements logiques, on sent que le réalisateur n’a pas cherché à faire dans le réaliste mais plutôt de proposer sa vision d’une théorie toute simple : que se passerait-il si nous utilisions la totalité de notre cerveau? C’est sans doute sur ce point que votre appréciation du film risque de se jouer : soit vous entrez dans le délire, soit vous y restez complètement hermétique. Me concernant, j’ai plongé tête la première. Ce qui est proposé est à la fois incongru et bien pensé, à la fois complètement fou et proposant quelques pistes de réflexions intéressantes. Bref, un mélange qui selon moi marche sacrément bien.

Autre point ayant attiré ma sympathie pour Lucy, c’est sa narration et ses personnages. Bizarrement, plus je le vois et plus je trouve que l’histoire pourrait être tirée d’une BD ou d’un Comics que ça ne me surprendrait pas. On a en effet ici tous les ingrédients habituelles des séries de super héros : une héroïne qui obtient des pouvoirs, des flics, des scientifiques, des méchants mafieux… D’ailleurs, je me demande si l’histoire ne serait pas regardée avec un autre regard si elle venait justement de l’univers de la bande dessinée. Car en tant que grand fan de ce média, j’y ai retrouvé de nombreuses similitudes, et force est d’admettre que cela doit influencer mon jugement sur le film.
De plus, si le propos peut sembler très superficiel au premier abord (le scénario ne brille pas pas son originalité, il faut l’admettre), quelques pistes de réflexions sont décimées ici et là au travers des personnages. Le côté faussement simpliste de l’histoire permet de se focaliser sur leur psychique et leur comportement, principalement celui de Lucy. Alors que je la trouvais assez lisse au début, j’ai constaté au fur et mesure de mes séances combien notre héroïne est intéressante dans son comportement. Devenant de plus en plus inhumaine au fur et à mesure que son cerveau se développe, on la sent constamment entrain de s’accrocher à cette humanité par des gestes et des paroles qui peuvent paraître anodines au premier abord mais qui peuvent donner lieu à de nombreuses interprétations.

Enfin, si je devais toucher un mot sur la technique, je dirais qu’elle est loin d’être transcendante mais fait très bien son office. Le montage est propre et sans bavure (à quelques faux raccords près), les dialogues fonctionnent (préférez la VO, sérieusement…) et quelques scènes font leur petit effet (la scène de la contamination, de l’avion, et la scène finale que personnellement j’ai adoré). Quant à la musique, j’avais vraiment accroché lors de ma première projection, mais en les multipliant, je l’ai finalement trouvé assez quelconque. Disons qu’elle est bien utilisée (la scène de la contamination, encore une fois…) mais je doute qu’elle puisse fonctionner hors contexte.

Pour conclure, je dirais que je peux comprendre que tout le monde ne trouve pas son bonheur dans la dernière production de BESSON. C’est particulier, certes, mais selon moi pas dénué d’intérêt ni de bonnes idées. Ce film est un trip, une sorte de folie passagère où vous seuls décidez ou non de participer. Je vous invite donc vivement à vous rendre dans les salles obscures pour vous forger votre propre avis (pitié! Ne vous fiez pas aux critiques presses…) mais me concernant, le verdict est sans appel : Lucy est mon coup de coeur de 2014, parce malgré ses défauts, il m’a diverti, m’a amusé, m’a émerveillé, et m’a donné foi en un cinéma moins conventionnel (parce 2014 c’est pas Byzance pour l’instant…).

Lucy40


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La Planète des Singes – L’Affrontement : Convenance simiesque

Je dois bien admettre que plus les années passent, plus j’éprouve une certaine affection pour le genre SF. Bien que parfois difficile d’accès de part ses sujets et messages cachés (que je suis en général trop quiche pour comprendre sans aide), c’est toujours avec grand plaisir que je me rends dans les salles obscures pour découvrir les films appartenant à cette catégorie.
La Planète des Singes est de ce fait une saga qui attire mon attention. Si je cherche encore aujourd’hui l’opportunité de voir les 5 premiers films, je garde un excellent souvenir du premier reboot sorti en 2011 (et non je ne parlerais pas du film de BURTON, il n’existe pas…). Ainsi, à l’annonce d’une suite, il était clair que je me rendrai dès que possible dans mon cinéma pour découvrir la suite de l’histoire de César. C’est désormais chose faite, mais je suis au regret de vous annoncer que le film ne m’a pas convaincu.

Ce nouvel opus n’est pourtant pas sans qualité. Niveau technique les singes sont toujours aussi bluffants (voir même un chouilla trop parfois, mais ça passe), l’histoire et le contexte tiennent la route et j’ai trouvé une vraie marque de qualité dans la mise en scène (la scène du tank, arf!). Toutefois, je cherche encore le pourquoi du sous-titre français « L’Affrontement » car le film se révèle plus tourné vers les échanges verbaux que les échanges de balles (les traducteurs ont-ils vu le film??). Cela n’est toutefois pas un défaut, je trouve même assez intéressant qu’un film de type blockbuster décide de proposer si peu de scènes d’actions et se concentrer principalement sur le déroulement de son scénario (mais du coup, quel intérêt de l’avoir foutu en 3D…?).
Malheureusement c’est un peu là que le bât blesse, là où j’ai eu la très désagréable envie de quitter la salle en plein milieu de la projection. Cette production a un gros soucis et c’est au niveau de son déroulement : c’est convenu. Mon Dieu que c’est convenu!

Je trouve aberrant qu’un film disposant d’une si bonne idée de base et d’un contexte riche à de nombreuses possibilités de scénarios décide de finalement proposer une histoire presque cousu de fil blanc, ou l’on cerne si rapidement les personnages et les enjeux que l’on arrive à deviner les répliques et les situations 5 minutes avant qu’elles n’arrivent (voir plus! Le comportement de certains personnages est si prévisible que l’on se félicite à deviner leur parcours dès leur première apparition à l’écran).
Si j’ai été agréablement surpris par le rythme posé de l’histoire, tout ce qui en a découlé ne fut qu’un ramassis de convenances et de situations mille fois utilisées dans les productions du genre. Et c’est en cela que ce nouvel épisode de La Planète des Singes est une grosse déception pour moi. Je m’attendais à quelque chose de nouveau et d’un peu audacieux, je n’ai eu droit qu’à une énième histoire se déroulant dans un contexte propice à la guerre avec son lot de drames et de trahisons habituelles.

De ce fait, il est difficile pour moi de vivement vous conseiller ce film. Concrètement, ce n’est pas du tout une mauvaise production ni une mauvaise histoire, et je pense très sincèrement que l’on peut apprécier de le voir malgré tout. Mais me concernant, je m’attendais à autre chose et j’ai quitté ma séance avec un air boudeur. J’ignore si une suite est prévue mais j’espère qu’elle relèvera la niveau et proposant une expérience plus originale et moins conventionnelle.

KobaG


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Transformers 4 : L’âge de raison?

Les gens qui me connaissent personnellement le savent : je déteste la franchise Transformers. Enfin… Je déteste surtout le 2 et le 3, le premier ayant au moins eu la décence de me divertir convenablement. Pourtant, inlassablement, je vais à chaque fois voir le dernier film en date. Masochisme? Conscience professionnel de cinéphile? Doux utopiste? J’avoue ne pas à avoir la réponse. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai laissé une nouvelle fois une chance à Michael BAY de me divertir avec sa licence de robots-aliens. Et je dois bien admettre que concernant ce nouvel opus, le contrat est globalement rempli, à ma grande surprise.

Je n’ai jamais vu en Transformers qu’une licence un peu beauf ayant pour but de divertir un public principalement masculin et vendre un maximum de produits dérivés. La première trilogie m’avait cependant laissé un goût très amer dans la bouche, celui de films d’action décérébrés, bouffis d’effets spéciaux et au scénario tellement mal foutu que je m’en lassais souvent au bout de trois quart d’heures de film (le 3 fut un supplice à voir pour moi…).
C’est pourquoi j’ai été assez surpris de voir que ce 4ème volet disposait d’un semblant de scénario et d’une structure plus posée et plus maîtrisée au niveau du rythme. L’introduction prend son temps sans altérer le plaisir du spectateur, les scènes d’actions sont dispersées avec parcimonie et le ton oscille habillement entre humour primaire et réflexions intelligentes sur certains avancements technologiques comme les nano-machines (qui donnent d’ailleurs naissance à de nouveaux Transformers aux transformations qui pètent la classe!).

Ainsi, Transformers 4 parvient à proposer un divertissement à l’univers cohérent et aux enjeux beaucoup plus maîtrisés. De plus, le changement complet de casting apporte une réelle fraîcheur à l’ensemble. Bien que l’on conserve des personnages assez caricaturaux et unilatéraux (quoique… le personnage du businessman joué par Stanley TUCCI est plus nuancé que l’on pourrait le croire), on s’y attache malgré tout et on prend un vrai plaisir à suivre leurs aventures en compagnie d’Optimus Prime et ses compères.
D’ailleurs en parlant d’eux, la bande de Transformers présente dans ce nouveau film se veut assez décomplexée et principalement accès sur l’humour. Car hormis Optimus qui nous abreuve de ces éternelles tirades, le reste de la troupe est une joyeuse bande de déconneurs qui ne ratent pas une occasion pour sortir une vanne ou tenter de se mettre sur la tronche. A voir si vous accrochez mais ça reste léger et primaire, quoique un peu trop par moment…

De ce fait, je suis vraiment le premier étonné à avoir passer un bon moment devant ce film. Michael BAY aurait-il enfin trouver un équilibre pour sa franchise? Certes, il ne peut s’empêcher de tout faire péter à la fin, mais vu la qualité global du reste de la production, on peut bien l’excuser de se lâcher dans la dernière grosse demi-heure.
Alors certes ça reste du divertissement tout ce qu’il y a de plus primaire et vous ne vous sentirez pas enrichi culturellement après avoir vu ce film. Mais quitte à reposer son cerveau de temps et temps, autant que le spectacle tienne la route. Et c’est clairement le cas ici donc pourquoi s’en plaindre?

BayAuto


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Le Vocaloid : Pourquoi j’aime et j’assume

S’il y a bien un sujet qui a pris une place importante dans ma culture geek et dans ma bibliothèque iTunes depuis quelques années, c’est bien le Vocaloid. Souvent moqué et incompris, le phénomène est pourtant parvenu à m’interpeler. Cela n’a pas été le coup de foudre immédiat, pourtant aujourd’hui, je considère que cela fait pleinement partie de mon univers et un sujet que j’aimerais aborder à de plus grandes occasions. C’est pourquoi j’avais à cœur depuis un petit moment de faire un article vous expliquant pourquoi j’aime le Vocaloid et, qui sait, peut être donné à ceux qui y sont hermétiques un autre regard (car vu le nombre de fanmades que je vais réaliser avec ce type de morceau, croyez-moi, vous allez en bouffer!).

Ma première rencontre avec le Vocaloid s’est fait par le biais du vidéo de l’Ermite Moderne qui expliquait le principe du logiciel et les origines du phénomène, suite à une comparaison foireuse entre Hatsune Miku (le personnage de Vocaloid le plus connu) et Renée La Taupe durant l’émission Le Grand Journal sur Canal+.
Je dois bien vous admettre que sans cette vidéo, je ne me serais sans doute jamais penché sur le sujet. J’avais bien croisé quelques goodies à l’effigie d’Hatsune Miku durant certaines conventions, mais personne n’avait été en mesure de m’expliquer clairement de quoi il s’agissait.

Rappelons ce qu’est le Vocaloid : c’est tout simplement un logiciel de synthèse vocale. En gros, vous faites « chanter » votre ordinateur. J’avoue que c’est sans doute ce premier aspect qui m’a poussé à m’y intéresser plus en profondeur. Très friand de tout ce qui touche au multimédia, que ce soit le montage son, vidéo, graphisme, etc. (ça, je pense que vous aviez remarqué!), les possibilités d’un tel logiciel attisaient en moi une profonde curiosité. Alors, telle Alice, je plonge dans le terrier du lapin.
J’y suis allé pas à pas, comme j’ai tendance à le faire lorsque je découvre une nouveauté. Cela ne s’est pas fait sans quelques déboires. En effet, les premières écoutes ne se sont pas révélées des plus agréables. Les voix faisaient très métalliques, très synthétiques. De plus, la majorité des chansons étaient de la Jpop (le logiciel étant japonais), genre particulier avec lequel je n’avais plus beaucoup d’affinités depuis que j’avais passé la barre des 20 ans…

Mais je suis du genre persévérant, et à force de fouiner sur le net (principalement sur YouTube et NicoNico, son équivalent japonais), j’ai suis tombé sur des morceaux intéressants, bien foutus. Et à partir de là, j’ai compris que ce que je pouvais trouver dans le Vocaloid était plus que de la simple Jpop avec des voix de synthèse.
D’abord charmé par des compositions efficaces comme les productions de Kz ou Supercell (qui produisent de très bons morceaux Jpop/Jrock), je suis rapidement tombé amoureux de travaux plus « expérimentaux », comme ceux de CosMo ou de Wowaka. Ces derniers utilisent en effet le logiciel de manière originale, le poussant souvent dans ces derniers retranchements, avec des musiques au rythme très soutenu et des textes riches et fournis. Et ayant un faible pour les mélodies rapides et rythmiques, autant vous dire que j’ai largement trouvé mon bonheur à ce niveau. Puis, petit à petit, je me suis attaché à l’univers de certains d’entre eux, comme GigaP dont j’adore les mélodies très chiptunes, ou encore Neru et ses chansons rock et sombres.

Vous noterez que je parle plus des créateurs que du logiciel. Nombreux sont ceux à dire préférer tel Vocaloid à tel Vocaloid. Mais personnellement, je préfère m’attacher à l’univers d’un créateur plutôt qu’à la version du logiciel qu’il utilise. Bien entendu, j’ai moi aussi mes préférences en terme de Vocaloid (ma préférée est clairement Megurine Luka, suivie de près par Lily et GUMI) mais j’ai envie de dire que peu importe l’instrument, l’essentiel est celui qui le manie. Ainsi, je suis de ceux qui qualifie toutes ses personnes d' »artistes » à part entière, qui manipulent les logiciels comme certains manipulent de vrais instruments. Pour moi, tous ces univers cohabitent et donnent une vraie richesse à ma culture musicale.

Toutefois, je dois bien reconnaitre que l’univers du Vocaloid possède également de gros défauts. Le premier, selon moi, est qu’à l’image de la Pop Culture japonaise, on navigue dans un environnement relativement niais. La plupart des titres mis en avant sont souvent de la Jpop sucré qui colle bien aux dents, et dans la grande majorité chantés par Hatsune Miku ou les jumeaux Kagamine (qui possèdent des voix relativement aiguës et pouvant être très désagréables si mal utilisées). En gros, il faut être persévérant et fouiner à la recherche des pépites au sein de tout cet amas de niaiserie (et les chansons populaires ne sont pas toujours les meilleures…).
De plus (mais là c’est TRES personnel), je trouve que tout ça manque cruellement de… « virilité ». Il y a peu de Vocaloid mâles et je trouve dommage qu’ils ne soient pas plus et mieux utilisés. Moi qui adore par exemple la voix de Kaito (autant la Version1 que la Version3 plus réaliste), je rêve de tomber un jour sur des titres bien Rock utilisant sa bande vocale, plutôt que les éternelles balades romantiques fleurant bon le Yaoi…

Je pourrais encore vous parler de Vocaloid pendant des heures, mais il faut savoir mettre un terme à certaines conversations. Pour résumer, je suis parfaitement conscient des qualités et des défauts de cet étrange univers, mais au jour d’aujourd’hui, j’y  trouve une source intarissable de morceaux originaux, amusants, inspirants… Il faut clairement faire le tri et séparer le bon grain de l’ivraie, mais pour moi certaines découvertes sont de véritables trésors que j’aimerais pouvoir partager à de plus grandes occasions avec mon entourage.

Et pour conclure cet article relativement long, voici mon avatar cosplayé en Kaito Version3. J’ai essayé de rester au plus proche du modèle, tout en prenant quelques libertés (je n’ai pas exemple pas fait les hologrammes dans l’écharpe) et en faisant l’impasse sur certains aspects vestimentaires (moi vivant, jamais je ne porterai des bottes qui montent jusqu’aux genoux, même pour un dessin XD).

AngelKaito


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Dragons 2 : Fus Ro Dah!!

Dans la guerre au box office que se livrent année après année les grands studios d’animation, Dreamworks avait marqué un sacré point me concernant avec son Dragons, sorti en 2010 (la vache, ça rajeunit pas!). J’avais vraiment adoré ce film (que je regarde à nouveau, de temps en temps) car il y avait une vraie maîtrise à tous les niveaux. De plus, il s’agissait d’une production qui pouvait autant s’adresser aux enfants qu’aux adultes et, vous le savez, je suis très partisan de ce genre d’initiative. Donc forcément, quand la suite pointe le bout de son nez dans les salles obscures, autant vous dire que j’ai volontiers sacrifié une grasse matinée pour me rendre dans mon cinéma. Je me demandais si Dreamworks réussirait le défi de renouveler l’essai en proposant une histoire s’adressant à tous les âges. Et ben mon cochon (heu… mon dragon), je ne m’attendais pas du tout à ça!

Autant y aller cash : ce film est une tuerie. Non mais sérieusement! Autant je trouvais que Dreamworks n’avait pas complètement rempli son contrat avec ses dernières productions (oui Turbo caca, c’est de toi que je parle!), là je suis resté complètement sur les fesses. C’est une réussite complète, un pur moment de cinéma d’animation comme j’aimerais en voir à chaque fois! Vous voulez des détails? En voici quelques-uns.

Parlons rapidement de la technique. Là il n’y a vraiment rien à redire, c’est maîtrisé de bout en bout. Les décors sont sublimes, l’animation à toute épreuve, les charadesigns des personnages et des dragons toujours d’excellente qualité… Non, à ce niveau, Dreamworks n’a visiblement plus rien à prouver. Mais Dragons 2 sort vraiment du lot de part son univers et ses créatures. Les dragons sont une vraie plus-value dans ce film. Qu’ils soient repoussants, mignons, petits ou gigantesques, les créateurs n’ont pas manqué d’imagination pour nous offrir une faune riche en diversité où chacun trouvera son bonheur. Perso, j’ai toujours un gros coup de coeur pour le Furie Nocturne (il ressemble trop à Stitch, il me fait craquer à chaque fois!), mais j’ai aussi beaucoup aimé le dragon de Valka, la mère du héros Harold.

Tiens d’ailleurs, belle transition pour parler un peu des personnages et de l’histoire! J’avoue avoir été agréablement surpris sur ce point. Si on retrouve le casting du premier film au complet avec quelques années de plus dans les pattes (Harold a désormais 20 ans), les nouveaux personnages sont peu nombreux mais apportent suffisamment à l’univers pour y pénétrer sans mal. J’ai été ainsi complètement convaincu par Valka, qui en plus de faire une entrée en scène super classe (non mais vraiment super classe quoi!), est un personnage intéressant et pas trop convenu.
Du coup, j’ai fortement apprécié le fait que les retrouvailles en Harold et sa mère ne soit pas au centre du récit mais dans sa continuité. De ce fait, le film évite les écueils habituels de ce type d’évènement pour ne pas perdre de vue les objectifs du scénario. Mais ne vous trompez pas, Dreamworks arrivera tout de même à vous soutirer quelques larmes, ou au moins des yeux bien vitreux (la retrouvaille en Valka et Stoïk… non non, il ne faut pas que j’y pense) et ce avec facilité un peu énervante si, comme moi, vous avez la larme facile.

Je vous parlais plus haut du scénario. C’est ici que la plus grosse différence entre le film et son aîné se fait. Dragons premier du nom ayant posé les bases de l’univers, Dragons 2 les considère comme acquises et va directement dans le vif du sujet. Le spectateur n’a ainsi aucune raison de s’ennuyer : on alterne entre les (magnifiques) scènes de vols, des dialogues pas trop gnangnans (c’est là qu’on apprécie que les protagonistes soient plus vieux), ainsi que des scènes de batailles qui deviennent de plus en plus épiques. Dragons 2 verse par moment carrément dans l’héroic fantasy tellement on retrouve dans ce film les codes de cet univers.
Et vous l’aurez sans doute compris entre les lignes, encore une fois, le film tente de s’adresser à un large public. Me concernant, j’ai été complètement captivé par ce qui m’était présenté à l’écran. Si je pardonne quelques scènes un peu téléphonées (la tirade d’Astrid…) et un méchant qui manque un peu de prestance, je reste m’a complètement conquis : scénario efficace, belles batailles, de l’humour, du drame (oui, il y a des persos importants qui meurent!) et de l’émotion… En gros, c’est une claque, une vraie claque!

Je suis donc personnellement comblé par cette suite de Dragons. Si vous avez aimé le premier (dans le cas contraire… vous avez des goûts étranges…), foncez voir cette suite sans aucune hésitation! Merci Dreamworks de faire encore rêver les vieux comme moi XD

DragonPets


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Le Conte de la Princesse Kaguya : Touchante estampe

En cette année 2014, les amoureux de films d’animation japonais (dont je fais évidement partie) sont fortement gâtés. En effet, nous avons la chance d’avoir droit à deux films du fameux studio Ghibli à quelques mois d’intervalles. Après Le Vent se Lève, lettre d’adieu d’Hayao MIYAZAKI, c’est au tour d’Isao TAKAHATA (autre grand nom du studio à qui on doit Le Tombeau des Lucioles ou Pompoko) de nous proposer sa dernière production, Le Conte de la Princesse Kaguya.
Autant vous dire que j’étais fortement émoustillé lors de l’annonce du film et j’ai sauté sur la première séance en VO de mon cinéma pour aller découvrir le dernier bébé de M. TAKAHATA. Et j’ai beaucoup de bien à dire de ce film, même si cette estampe animée n’échappe pas à quelques coups de pinceaux malencontreux…

Adapté d’un conte populaire japonais, Le Conte de la Princesse Kaguya nous raconte la vie d’une jeune fille apparue dans une pousse de bambou et recueillie par un vieux couple ne possédant pas d’enfant. Persuadés qu’il s’agit d’une princesse envoyée par les dieux, ses nouveaux parents vont tenter de lui offrir une vie digne de ce nom. Mais est-ce la vraie raison de la venue de la jeune fille sur terre? Qui est-elle vraiment? Et qu’est ce qu’une vie digne pour les humains? Le film nous invite ainsi à découvrir la vie de la Princesse Kaguya, ses premiers pas, ses premières rencontres, son entrée dans la haute caste, jusqu’à un final à la fois sublime et douloureux.

Commençons par aborder le point qui séduit immédiatement dès les premières minutes du film : la direction artistique. Les visuels sont de véritables estampes en mouvement, savant mélange de pastels, fusain et autres aquarelles. Certaines scènes sont tout simplement sublimes et des émotions fortes arrivent à être véhiculées en quelques coups de crayon. Entre les plans fixes de toute beauté ou certaines scènes animées fortes (la fuite de la Princesse, la scène du cerisier en fleurs…), le film est quasiment irréprochable dans son esthétique et permet de donner beaucoup de force à l’histoire qui nous est contée.
Le tout est bien sûr sublimé par une bande originale en parfaite résonance avec les scènes qu’elle accompagne. Entre les chansons touchantes, les nombreuses mélodies au Koto et l’ensemble des musiques réalisées avec des instruments traditionnelles, on se retrouve littéralement projeté dans le Japon médiéval pour notre plus grand plaisir. Quant aux doublages, ils sont, comme souvent avec les productions japonaises, complètement maîtrisés et donnent aux personnages beaucoup de force et de personnalité (la VO, il y a que ça de vrai :p).

Maintenant, parlons un peu de l’histoire. C’est en effet sur ce point que l’on peut trouver quelques éléments à redire. Le film est relativement long (plus de deux heures), et si je ne suis pas contre le fait de suivre les différentes étapes de vie de la Princesse, force est d’admettre qu’une sorte de fil conducteur manque à l’appel pour que le spectateur arrive à garder son attention de bout en bout. Ainsi, même si le tout se suit relativement bien, il y a un côté contemplatif qui risque d’ennuyer un public habitué à plus d’action. De plus, les révélations sur les origines de la Princesse arrivent beaucoup trop tard, entrainant le film vers un final beau et maîtrisé, mais qui aurait mérité à être décimé bien en amont, pour moins donné l’impression d’arriver tel un cheveu sur la soupe.
De plus, il y a parfois des incidents malheureux en terme d’ambiance et de ton. L’équilibre entre les scènes humoristiques et tragiques est plutôt bien gérés, mais il y a cependant quelques moments où on ne sait pas trop comment réagir. Pour vous donner un exemple concret : il y a, à un passage, une scène a fait rire la salle (moi inclus). Or ce n’était pas du tout dans le but d’être drôle, vu qu’elle donne lieu ensuite à une scène tragique. Bref, je me suis senti gêné d’avoir rigolé à un moment où il ne fallait pas le faire.

Toutefois, j’aimerais vous dire que c’est quelques remarques ne m’ont pas empêché pour autant d’apprécier le film et son histoire. Le message et les valeurs véhiculées m’ont pour la plupart touché et on s’attache très facilement à la Princesse, ainsi qu’à la majorité des personnages qui l’entourent (j’ai beaucoup aimé sa demoiselle de compagnie personnellement ^^). Et même si le final arrive de manière abrupte, j’avoue avoir eu un petit pincement au coeur quand le générique de fin est apparu.
De ce fait, je ne peux que vous conseillez de vous intéressez à cette production, ne serait-ce que pour sa direction artistique qui vaut largement le détour. Un grand moment de cinéma et d’animation comme j’aimerais en voir un peu plus souvent.

TestKaguya2


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Le point sur mes activités pour le mois de Juillet

Coucou les gens! J’espère que vous allez bien! Je tenais à vous rédiger ce petit article pour faire le point sur mes activités durant le mois de Juillet (et très certainement Août également…). Allez c’est parti!

BilanJuilletComme vous devez le savoir, je vais commencer à partir de la semaine prochaine ma formation d’Infographiste et je ne sais pas encore trop comment je vais gérer mon temps à ce niveau, étant donné que la formation ne se trouve pas à côté de chez moi et que je vais devoir prendre le train.

L’avantage est que, hormis le fait que je vais pouvoir rallumer ma 3DS, j’aurai de bonnes heures de disponibles pour dessiner, histoire d’occuper mon temps. De ce fait, je compte me concentrer principalement sur ma BD afin de vous fournir de nouvelles planches durant cet été. C’est en tout cas mon principal objectif et j’espère que cela portera ces fruits.

Concernant le prochain fanmade SLG, il ne sortira sans doute qu’à la fin de l’été, soit fin Août ou début Septembre. Le projet est déjà entamé mais j’aimerais prendre le temps de faire celui ci sur une plus longue période. En effet, le fanmade sur Le Prof, bien que j’ai eu beaucoup de plaisir à le faire, m’a monopolisé la quasi totalité de mes soirées et week-ends durant le mois de Juin. Du coup, je n’ai pas envie de renouveler l’expérience (surtout avec ma formation au milieu) et préfère étaler sa création sur plusieurs semaines.
Ainsi, la prochaine vidéo sortira lorsque j’estimerai qu’elle est au point à tous les niveaux. Et à dire vrai, je n’ai pas trop envie que l’on me catalogue comme « le gars qui fait des fanmades SLG ». J’aime beaucoup faire ces vidéos (et vos retours positifs m’encouragent à continuer, ainsi que l’approbation manifeste de Mathieu SOMMET), mais ce n’est clairement pas mon activité principale et je ne m’aime pas que l’on me mette dans une petite case. Je vous annoncerai toutefois d’ici quelques jours quel personnage aura droit à sa chanson, donc je compte sur votre patience.

Autre point que j’aimerais aborder : les commandes. Vous êtes de plus en plus nombreux à me demander des dessins personnels et j’aimerais pouvoir répondre positivement à cela. De ce fait, en fonction de comment se passe le début de ma formation, je serai sans doute en mesure de répondre à certaines d’entre elles. Je vous demande juste de ne pas me demander la lune (genre une illustration avec 30 personnages dessus ^^’) et d’être patients si votre commande prend du temps.
Certains m’ont demandé si j’acceptais d’être rémunéré pour les commandes. Dans la mesure du possible, si vous voulez ou pouvez me donner un petit quelque chose, je ne dirais bien entendu pas non. A ce niveau ce sera vraiment au cas par cas, en fonction de ce que vous me demandez. Mais j’en parlerai en détails avec chacun.
Mais pour le moment, je ne prends toujours pas de commandes, je vous tiendrai au courant via le blog ou les réseaux sociaux dès que ce sera possible.

Donc pour résumer : priorité à ma BD, nouveau fanmade à la fin de l’été et potentiel ouverture à des commandes à la mi-Juillet.

Ce sera tout pour l’instant. Je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui viennent de terminer les cours et bon courage aux autres pour le boulot!


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Fanmade SLG : La Disparition du Prof

Après 3 semaines de soirées et de week-end complets passés devant mon écran, je suis très fier et heureux de vous présenter mon deuxième fanmade sur l’émission SLG. Un fanmade plutôt particulier puisqu’il concerne un ancien personnage que Mathieu SOMMET n’utilise plus : Le Prof. Et de ce fait, à la différence de La Complainte du Geek, le ton n’est absolument pas le même.

Mais avant de vous parler du fanmade en lui-même, je suis obligé de vous parler un peu de la musique que j’ai choisi pour cette vidéo. Une musique particulière et singulière, qui pourtant s’est présentée comme une évidence lorsque le choix de faire une chanson sur Le Prof s’est fait dans mon esprit.
Sortie en 2008, la chanson s’appelle The Disappearance of Hatsune Miku et a été produite par CosMo. C’est une chanson extrêmement connue dans le milieu du Vocaloid et va bientôt atteindre les 6 millions de vues sur NicoNico (ce qui est beaucoup, le site n’étant pas aussi international que peut l’être YouTube).
Pourtant, ma première rencontre avec cette chanson a été assez brutale. Car elle a une singularité, marque de fabrique du producteur CosMo, c’est qu’à certains moments le Vocaloid (ici Hatsune Miku) chante au rythme maximale qu’il est possible d’atteindre avec le logiciel, à savoir 240 bpm! Du coup, quand on attaque la chanson, on est accueilli par un brouhaha incompréhensible (car non seulement ça va vite, mais couplé avec une voix Vocaloid japonaise… whoa…) qui m’a tout de suite bloqué et je n’ai jamais réussi à aller au bout de la chanson. J’ai donc laissé cette production de côté à ce moment-là.

Puis j’ai été confronté une deuxième fois à cette chanson. Lors de mon voyage au Japon, j’ai fait l’acquisition du jeu vidéo Project Diva Extend sur PSP (un jeu de rythme sur les Vocaloid dont j’ai déjà parlé ici). Et bien figurez-vous que la chanson faisait partie de la playlist du jeu! « Zut! » me dis-je « Je vais devoir me farcir cette chanson inaudible! ». Et pourtant… A force de la faire, encore et encore, pour avoir la meilleure mention possible, je suis complètement tombé amoureux de ce morceau.
Oui, je sais que ça peut paraître fou, mais plus je l’écoutais, plus je l’appréciais. Déjà, on se rend compte que le producteur n’a pas fait n’importe quoi et qu’une fois que l’on a assimilé la structure de la chanson, on découvre une production bien construite et bien écrite. Surtout que, mis à part les passages à « 240 bpm », la mélodie est vraiment très belle et retranscrit bien la mélancolie du morceau (le sujet est la désinstallation du logiciel Vocaloid d’un ordinateur).

Il est donc clair que c’est une chanson très particulière, et je suis conscient que les personnes déjà hermétiques au Vocaloid vont s’enfuir en courant en l’écoutant. Mais pourquoi l’avoir choisie pour le fanmade sur Le Prof? Et bien le choix s’est fait très naturellement. Lorsque j’ai décidé de faire un second fanmade après celui sur Le Geek, je n’ai pas décidé tout de suite qui serait le prochain personnage mais ai commencé à trouver une chanson pour chacun (les anciens comme les actuels).
Quand est venu le moment de choisir un morceau pour Le Prof, The Disappearance s’est présentée d’elle-même. Je trouvais en effet que l’on pouvait voir pas mal de similarités entre le personnage et la chanson. Une personnalité de SLG qui a disparu, qui était parfois présentée comme une machine… Et puis je trouvais sympa de se demander ce que devenaient les personnages que Mathieu ne faisait plus apparaître.

Couplet1a

Ainsi est née La Disparition du Prof, une chanson qui décrit, selon mon point de vue, l’absence du personnage depuis la 4e saison de SLG. Bien qu’ayant pris des libertés pour faire quelque chose de cohérent (j’ai par exemple complètement éclipsé le personnage de La Fille), j’ai essayé d’écouter au maximum les propos de Mathieu concernant Le Prof (principalement dans les FAQ) pour tenter de me rapprocher de la réalité.
La chanson, ainsi que le clip, contiennent pas mal de passages que chacun est libre d’interpréter comme il le souhaite. Je trouvais en effet sympa de laisser planer une part de mystère sur le personnage ainsi que sur son funeste destin. Alors certes, ce n’est pas une chanson très joyeuse et on est à l’opposé de La Complainte du Geek. Mais avant d’attaquer les autres personnages qui ont des morceaux plus légers, j’avais envie de vous proposer quelque chose de différent, une autre approche sur mon travail et sur les différentes émotions qu’il est possible d’aborder au travers d’un fanmade.

Je ne sais pas du tout quel accueil sera fait à cette vidéo, car je suis conscient que le ton, ainsi que le choix de la chanson, ne la rendront pas aussi accessible que celle sur Le Geek, mais c’était quelque chose que j’avais envie de faire et je suis content d’être arrivé au bout. J’ai pris en tout cas beaucoup de plaisir à réaliser ce projet (bien que je me trouve encore beaucoup de lacune au niveau du chant et du montage son…) et je suis sûr que tout ce que j’ai appris en le faisant me sera utile pour les prochains fanmades. Mais assez parlé, je vous laisse découvrir mon dernier bébé! Bon visionnage! ^^


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Les joies du dessin en Été

Avec quelques jours d’avance, l’été semble s’être installé en traître dans toute la France! Les gens qui me suivent depuis longtemps savent que j’aime beaucoup l’été. La chaleur ne me dérange pas, j’adore quand il fait jour tard le soir, je bronze au soleil… Enfin vous voyez le truc.

Sauf que… l’inconvénient de l’été quand tu dessines, c’est que la chaleur peut être un véritable handicap lorsque que tu as pour habitude de faire tes croquis préparatoires à la main. En gros, ça donne ça :

DessinAngelEte

Je pense que tous ceux qui dessinent connaissent cette très désagréable sensation du papier qui te reste coller sur les bras à cause de la sueur, surtout quand tu as tendance à étaler tes dessins partout sur la table comme un cochon! J’ai bien essayé le ventilateur, mais la rencontre feuilles/courant d’air n’a pas donné de résultats satisfaisants… Heureusement, le plus gros du travail se fait sur informatique donc ce n’est finalement qu’un mauvais moment à passer…

J’en profite pour vous annoncer que le fanmade sur Le Prof avance à bon rythme (sauf lorsque je m’endors sur mes feuilles ^^’) et que je vais tenter de caler une date de sortie, en fonction de mon avancement durant le week-end. J’en profiterai aussi pour mettre à jour la barre d’avancement. Je vous tiens au courant en début de semaine, promis.

De plus, n’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux car j’ai pris l’habitude de mettre des petits messages assez régulièrement et qui ne figurent pas sur le blog. Sur ce, je vous souhaite un bon week-end!

 


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Maléfique : On ne choisit pas son prénom…

Quand j’ai appris que Disney sortait un film live sur l’une des plus grandes méchantes de l’histoire de ses franchises (à savoir Maléfique, la sorcière de La Belle au Bois Dormant), vous comprenez bien que mon âme d’enfant a été très fortement titillée. Surtout que, à la vue des bande-annonces et du casting, je me demandais comment il serait possible que le film ne soit pas une réussite. Et il l’est, incontestablement. Tout n’est bien sûr pas parfait, mais laissez moi vous en dire plus sur ce production qui m’a particulièrement charmé.

Tout d’abord, on ne peut que remercier Disney pour le travail accompli en ce qui concerne la forme du film. Nom d’une pipe, qu’est ce que c’est beau! L’univers qui nous est présenté est particulièrement enchanteur, avec de sublimes paysages, une direction artistique maîtrisée en ce qui concerne les costumes et les décors, et surtout le design des créatures féeriques que j’ai trouvé particulièrement bien foutu! De plus, et c’est important à signaler pour une fois, la 3D est sublime et très bien utilisée. On rentre complètement dans le film grâce à elle et nous offre des moments magiques comme les nombreuses scènes de vol.
Et il y a la musique. Bon sang qu’est ce que la musique de ce film envoie du steak! Les pistes sont absolument splendides, collent parfaitement à chaque scène et produisent autant d’émotions que les images.

En clair, Disney nous a mis les petits plats dans les grands au niveau de l’aspect technique du film, et tout ceci est appuyé par des acteurs qui assurent vraiment le spectacle. Si Angelina JOLIE tire immanquablement son épingle du jeu, j’ai été personnellement très touché par la performance d’Elle FANNING, qui interprète une princesse Aurore à la candeur attachante (et qui, pour le coup, a vraiment 16 ans!). Les deux actrices forment ainsi un duo parfaitement maîtrisé à l’écran, que l’on aime voir s’aimer, se détester, etc.
J’ajouterai également que je trouve l’idée d’avoir personnifié le corbeau de Maléfique sous les traits de Sam RILEY est excellente, d’autant que l’acteur propose un personnage vraiment intéressant qui s’inclut aisément dans la trame du film.

Vous l’aurez compris, aux vues de mon usage abusif de superlatifs, j’ai beaucoup aimé le film au niveau de la forme. C’est au niveau du fond que je ne sors pas complètement conquis, bien que ce soit très subjectif et que cela ne m’ait pas empêché d’apprécier le film pour autant.
L’histoire qui nous est proposée est très bonne. Car bien plus qu’un simple complément au dessin animé, vous avons ici droit à une réinterprétation complète de l’histoire originelle. Ainsi, je vous encourage à éviter les comparaisons foireuses entre les deux supports, vous risquez de vite vous fâcher avec cette production. Le scénario prend ainsi bon nombre de libertés, mais cela ne se fait ni au détriment de l’histoire, ni au détriment du plaisir du spectateur.

Toutefois, je regrette que le réalisateur n’est pas osé aller jusqu’au bout de certaines idées, quitte à rendre ses personnages moins manichéens. Car il ne faut pas oublier une chose : Maléfique reste un film qui vise un public jeune. Les personnages sont donc assez unilatéraux au niveau de leur comportement, ce qui peut sembler être un comble lorsque l’on a pour protagoniste principale une sorcière gothique qui maudit les enfants en bas âge!
Pour moi on passe un peu à côté du potentiel du film, qui aurait pu nous proposer des personnages plus torturés et aux sentiments plus complexes. Bien qu’il y ait d’excellentes idées (dont certaines déjà véhiculées dans La Reine des Neiges par exemple), je trouve vraiment dommage que le film ne parvienne pas à rendre une copie plus adulte. Mais là je sais que j’en demande trop!

En clair, Maléfique est bien partie pour être un de mes films préférés de 2014. Avec sa direction artistique réussie (et sa musique!), son casting qui assure le spectacle et son scénario bien écrit et bien ficelé, la dernière production de Disney a vraiment tout pour plaire à un large public, qui vous aimiez ou non La Belle au Bois Dormant. Demeurent quelques regrets au niveau du manichéisme des personnages, mais ce serait oublié à qui est destinée cette production. Tant pis pour moi si je suis trop vieux…

MalefiqueAJ