Pour ma défense, chaque fois que j’ai voyagé à l’étranger, mon réseau français était remplacé par un réseau partenaire du pays où je me trouvais. D’où ma surprise. Par contre, pour Internet, je pense que ma naïveté a encore fait des siennes…
Voilà pour le premier strip de la série sur mes aventures au Japon. J’espère que l’idée vous plait. Les prochains strips arriveront régulièrement, je l’espère.
Elle s’est faite un peu attendre, mais voici la FAQ de Février 2015, établie à partir des questions récupérées en ce début de mois sur Facebook et Twitter. Pour la première fois, j’ai choisi de réaliser une FAQ vidéo. En effet, il était important pour moi de vous parler de vive-voix car j’ai décidé, après plusieurs mois de réflexions, d’ouvrir une page Tipeee. Mais avant tout, quelques mots sur la vidéo.
Au niveau de la forme, c’est ma première vidéo face caméra donc forcément c’est plein de petites imperfections (lumière, hésitation dans la voix, mots parasites…) et on ne peut pas dire que ce soit un exercice évident pour moi (du coup, j’ai encore plus de grand respect pour les personnes qui se filment eux-mêmes !). Toutefois, je voulais garder une certaine spontanéité et est volontairement choisi de monter ma vidéo à partir de ces rushs.
J’avais plus de 100 questions à traiter et bien évidemment, il m’a fallu faire un tri pour que la vidéo ne dure pas des heures ! J’ai volontairement repris quelques questions des anciennes FAQ qui me paraissaient importantes, car je suis conscient que les abonnés de ma chaîne ne sont pas forcément au courant de l’existence de mon blog, et il était important pour moi de reparler de certains points.
Si jamais vous m’aviez posé une question et que je n’y ai pas répondu, c’est que j’en ai peut être déjà parlé dans la FAQ d’Octobre 2014, donc je vous invite à y jeter un oeil. Ou sinon, la session commentaire est là pour ça !
Quelques mots sur le Tipeee maintenant. Comme je l’explique dans la vidéo, c’est un endroit mis à votre disposition pour me soutenir financièrement dans mes projets. Je ne sais pas les résultats que cela va donner, mais sachez que de mon côté, cela ne changera pas ma manière de procéder : je vais continuer à alimenter le blog régulièrement (j’en suis à 2 articles par semaine en ce moment) et continuer à vous proposer des vidéos toujours plus poussées et intéressantes. Voyez vraiment cela comme du bonus et un plus autant pour vous (les contreparties, une meilleure qualité dans mes productions, présence en conventions) que pour moi.
Sur ce, je vous dis à bientôt et encore merci pour votre soutien ! ^^
Fin Janvier a eu lieu (comme à chaque fois à la fin Janvier) le 42e Festival de la BD d’Angoulême. Et depuis 4 ans maintenant, je me rends à ce festival afin de découvrir de nouveaux auteurs, voir des expos, suivre des conférences, et passer de bons moments avec des amis avec lesquels ce rassemblement est devenu une occasion immanquable de se revoir. Cette année fut toutefois un peu particulière en terme d’ambiance, bien que j’en retire plus de positif que de négatif.
Je me demandais l’impact qu’allait avoir les événements du début du mois sur le Festival, et le constat fut assez proche de ce à quoi je m’attendais : des policiers à chaque coin de rue, des affiches de Charlie Hebdo collées partout sur les murs (ce qui m’a permis de me rappeler pourquoi je n’adhère pas des masses à la ligne éditoriale de ce journal ^^’), du « Je suis Charlie » jusqu’à l’overdose et surtout des contrôles à l’entrée de chaque pavillon ou exposition. De plus, et c’était le plus flagrant, il y avait beaucoup moins de monde que les années précédentes (on pouvait déambuler dans les pavillons plus aisément que d’habitude, même le Samedi) et certains éditeurs étaient aux abonnés absents (comme Ankama). Cela n’a pas empêché les fils d’attentes d’être toujours présentes, les contrôles ralentissant fortement les flux d’entrées (heureusement, j’avais un coupe fil, merci le badge Pro!).
Bref, l’ombre des attentats planée sur le Festival. Pas oppressante certes, mais présente tout de même. Mais cela ne m’a pas du tout empêché d’apprécier mon week-end, bien qu’il fut plus court que d’habitude (d’ordinaire, j’essaie d’être là 3 jours).
Commençons par les expositions. De nombreux auteurs et personnages étaient à l’honneur cette année et dans tous les registres. Que ce soit en BD avec Calvin & Hobbes, en comics avec Jack KIRBY (à qui ont doit beaucoup de super héros) ou encore en manga avec Jirô TANIGUCHI (qui été présent au festival), il y en avait pour tous les goûts et tous les styles. Il est d’ailleurs appréciable de voir que le festival commence peu à peu à trouver un équilibre au niveau des genres, le manga et le comics ne semblant plus être considérés comme les bêtes curieuses du 8e Art (bien que le manga reste toujours le grand absent sur les stands des éditeurs, comme chez GLENAT où le coin manga faisait peine à voir…).
Quant aux conférences, celles que j’ai pu suivre se sont révélées vraiment intéressantes. J’ai pu participer à celle des éditeurs CASTERMAN et KANA où il était question de l’adaptation des mangas en France (avec deux écoles d’adaptions qui s’affrontent). Puis j’ai suivi une nouvelle conférence sur le thème de la censure dans les comics, mais cette fois en France (l’année dernière, c’était aux Etat-Unis). J’avoue avoir bien rigolé à cette dernière lorsque l’on voit jusqu’où la censure pouvait aller (genre virer les masques des super-héros car c’est « un incitation au mensonge »…) et c’est là que tu te rends compte qu’à l’heure d’aujourd’hui, on est quand même moins coincé du cul. Puis j’ai clôturé avec une conférence sur Rumiko TAKAHASHI, la mangaka à qui l’on doit les séries comme Lamu, Juliette Je T’aime (Maison Ikkoku) ou Ranma 1/2.
Alors certes, j’aurai voulu assister à plus mais il est toujours compliqué de maximiser son temps sur seulement un week-end, surtout lorsque les conférences sont dispatchées aux quatre coins de la ville. J’espère que je pourrais revenir à une formule de 3 jours d’ici l’année prochaine.
Enfin niveau achats, j’ai été beaucoup plus sage que l’année dernière. Très peu de nouveautés ont attiré mon attention, donc j’ai surtout profité de l’occasion pour compléter mes collections en cours, et aussi fait quelques affaires (genre 11 tomes de Fullmetal Alchemist à 30€ °^°). Bien que la baisse de fréquentation permettait d’y voir un peu plus clair dans les rayons, j’ai trouvé dommage que les éditeurs continuent à mettre continuellement les mêmes titres en avant. Du coup niveau dédicace, c’était pas non plus la fête du slip, le seul auteur que j’aurais souhaité voir étant celui de The Walking Dead. Mais c’était juste le Vendredi. Donc tant pis…
En bref, un festival très riche et très diversifié cette année. Malgré l’ambiance un peu à part, cela ne m’a pas empêché de déambuler dans les rues de la petite ville d’Angoulême et de repartir avec des souvenirs pleins la tête. Je vous laisse avec une petite anecdote qui m’a beaucoup amusé : deux amies qui m’accompagnaient ont absolument tenu à avoir une dédicace de Junji ITÔ, un mangaka qui s’illustre principalement dans le registre de l’horreur. Leur demande fut donc pour le coup assez paradoxal… ^^’
PS : Si vous voulez un article encore plus complet, mes confrères du site Anime-Kun, avec qui j’ai fait le festival, ont rédigé un papier que vous pouvez lire ici.
Difficile de passer à côté du phénomène Game of Thrones. Mise sur le devant de la scène grâce à son adaptation TV en 2011, cette série de roman d’héroïc-fantasy a réussi à me séduire grâce à la qualité de son scénario et la justesse de ses différents personnages. J’ai promis de faire un article complet sur le sujet (avec Tyrion en illustration qui avait gagné le vote de popularité sur Facebook) et je m’y attellerai avant que la 5e saison ne démarre (et j’aimerais aussi avancer un peu le 4e tome). Pour l’heure, nous sommes le premier Lundi du mois, on va donc parler d’un personnage féminin. Et parmi toutes les dames mises en avant dans la grande guerre pour le Trône de Fer, celle qui s’attire actuellement mes faveurs est Arya STARK.
Cadette de la fratrie au blason du Loup, j’ai tout de suite adhéré à ce personnage de part son caractère énergique et sa vivacité. Mise en avant autant dans la série TV que dans le roman (où son point de vue est très souvent représenté), la jeune fille est pour moi la représentation vivante de la perte de l’enfance au sein de la guerre. Démarrant noble pour finalement se retrouver en fuite, poursuivie, capturée, battue, séquestrée, puis de nouveau en fuite, puis recapturée, etc…. Les épreuves que va traverser Arya sont aussi multiples que terriblement dramatiques. En effet, la jeune STARK n’a pour ainsi dire pas beaucoup de chance dans le récit de George R.R. MARTIN, et on assiste, non sans une certaine fascination, à la transformation de sa personnalité et de ses actes suite aux événements auxquels elle devra faire face.
J’aime beaucoup Arya car c’est un personnage que l’on aimerait voir heureuse, mais qui se retrouve toujours dans les pires situations malgré elle, et qui doit rapidement s’adapter et grandir, quitte à passer complètement du côté obscur. Son développement psychologique est à la fois triste mais logique, et le roman permet de comprendre le personnage encore plus que la série TV. J’ai donc hâte de découvrir ce qu’il adviendra de la jeune STARK, cette dernière se trouvant désormais seule face à ses démons et son profond désir de vengeance. Mais je doute fort que cela se termine en happy ending. De toute façon, dans Game of Thrones, on est jamais sûr de rien…
Ha… On me signale que je triche un peu vu que j’ai choisi un personnage féminin qui se fait passer pour un garçon. Certes… Mais mon deuxième personnage féminin préférée de la série est Brienne. Donc bon, ça n’aurait pas changé grand chose XD
Décidément, le cinéma de Janvier 2015 est à placer sous le signe du Biopic. Après Invincible (que j’ai pas vu), The Theory of Everything et Foxcatcher (que j’ai vu et qui est… bof), voici que débarque Imitation Game, qui va tenter de nous intéresser au personnage d’Alan TURING, le mathématicien anglais à qui l’on doit le premier « ordinateur ». Autant vous dire que même si j’ai tendance à aller voir les biopics en traînant un peu les pieds, là j’ai littéralement foncé à l’avant-première VO. Il faut dire que le film avait tout pour attirer mon attention, principalement pour sa thématique et son casting très à mon goût (Benedict CUMBERBATCH, Keira KNIGHTLAY, Charles DANCE…). Réel premier film de 2015 que j’attendais avec impatience, quel en est le résultat final?
La première qualité du film est clairement son rythme. Faisant presque deux heures, l’histoire est vraiment bien écrite, dans le sens où on ne s’ennuie pas et qu’aucune scène ne semble être là pour combler les trous. Alors que le scénario est construit sur 3 lignes de temps différentes qui s’entremêlent, on sait toujours où l’on en est et les informations concernant les personnages et le déroulement de l’histoire sont divulguées de manière à donner à l’ensemble une identité homogène et solide. Ainsi, je me suis surpris à ne regarder ma montre à aucun moment, tant le film semble se dérouler de manière logique et cohérente.
Il faut ajouter à cela que l’écriture se veut vraiment fluide et les dialogues sont dans l’ensemble très bien écrits. L’humour est très présent dans ces derniers et permet d’entrer dans le film avec facilité et de s’attacher très rapidement aux personnages. C’est d’ailleurs assez surprenant vu le contexte historique (Seconde Guerre mondiale) mais plutôt bien amené lorsque l’on voit le caractère des différents protagonistes.
A ce niveau également, on peut dire que le casting ne démérite pas à sa bonne réputation. Benedict CUMBERBATCH, comme à son habitude, joue très bien son personnage de génie associable et on se prend rapidement d’affection pour lui, malgré son comportement quelque peu maladroit. Keira KNIGHTLAY est quant à elle toujours aussi rayonnante (mais j’ai perdu tout objectivité vis-à-vis de cette actrice depuis Pirates des Caraïbes °^°) et sa présence au sein d’un casting à 95% masculin est une vraie plus-value. Enfin les rôles secondaires (Charles DANCE, aka Tywin LANNISTER dans Game of Thrones, Mark STRONG qui pour une fois n’est pas un méchant!) assurent tout autant, et contribuent à l’immersion et la crédibilité d’Imitation Game. C’est vraiment un sans faute à ce niveau pour moi.
On peut donc dire que le film a tout ce qu’il faut pour plaire à un large public. S’il fallait vraiment lui trouver quelques défauts, je dirais que la bande son n’a rien de particulier et la manière de filmer se révèle très classique. Mais honnêtement, ces détails sont insignifiants pour moi, et n’empêchent absolument pas de profiter du film du début à la fin.
Donc je vous conseille vivement Imitation Game. L’histoire est intéressante, les acteurs jouent très bien et le rythme est pour moi sa plus grande qualité. En tout cas, il m’a été plaisant de visionner un biopic sans être constamment entrain d’espérer un dénouement qui se fait attendre (oui Foxcatcher, c’est de toi que je parle…). Clairement la bonne pioche de cette fin de mois.
Parler de chaînes YouTube. Cela me trottait dans le crâne depuis un moment, et c’est en ce début d’année 2015 que je décide enfin de le faire au travers d’une nouvelle rubrique des Chroniques Illustrées. En effet, j’ai constaté qu’hormis passer du temps dans les salles obscures ou devant ma console (et accessoirement ma tablette à dessin :p), c’est principalement devant les vidéos de la célèbre plate-forme de partage que mon attention se porte de plus en plus. Les mois passant (voir même les années pour certains), j’ai commencé à éprouver beaucoup de sympathie pour le travail de nombreux créateurs, dont certains que je suis désormais régulièrement et avec beaucoup d’intérêt.
Qu’ils soient connus ou plus anonymes, traitant de sujets divers et variés chacun à leur manière, j’avais très envie de vous parler de ceux qui attirent toute mon attention et dont j’attends souvent les nouvelles vidéos avec impatience. Donc à la manière d’une chronique Cinéma, vous serez peut être amenés à découvrir de nouvelles chaînes, ou tout simplement connaître mon avis sur certaines d’entre elles. Bref, une nouvelle façon d’échanger ensemble sur un des domaines qui m’émerveille et me passionne de plus en plus. Et comme je suis galant, on commence par les dames avec la chaîne de Ginger Force.
Comme très souvent, j’ai découvert cette chaîne complètement par hasard dans les suggestions YouTube. Regardant pas mal d’émissions traitant du cinéma, une des vidéos de Ginger m’était proposée et, connaissant le film en question (il s’agissait du Noël de Mickey), j’ai cliqué sur la vignette incriminée. En faisant abstraction des quelques soucis techniques dans les première vidéos, j’ai tout de suite accroché au style de Ginger et à sa manière d’aborder son sujet. Pourtant, je serai honnête en vous disant que j’avais peur de ne pas adhérer au concept.
En effet, la ligne directive des vidéos se concentre exclusivement sur des productions cinématographiques étant des adaptations (que ce soit un roman, un livre d’illustration, un BD ou autre), et de les comparer à leur support d’origine. Or, je fais partie de ces personnes qui pensent qu’un film se trouvant être une adaptation doit se suffire à lui-même, et doit exister sans que l’on est besoin de se pencher sur l’oeuvre originel afin d’en comprendre le sens ou les subtilités. Sinon, c’est qu’il y a un problème d’écriture.
Cependant, j’étais curieux de voir ce que cela pouvait donner et pour le coup, j’admets que Ginger s’en sort très bien. En réalité, elle ne cherche pas à savoir si l’adaptation est bonne ou mauvaise, mais dépeint plutôt les différences et les similitudes entre les différentes versions, le tout à coup de références, anecdotes et non sans un certain humour, parsemé avec modération dans ses textes ou directement à l’écran. Ainsi, ses vidéos Adaptation sont plus un prétexte pour découvrir des œuvres littéraires ou cinématographiques, de les conseiller si elles sont bonnes ou d’en rire si elles sont mauvaises.
Résultat des courses, depuis que je regarde Adaptation, ma wishlist de films (et même de livres, bien que je ne sois pas un lecteur assidu) n’a fait que gonfler et je ne peux que remercier Ginger de m’avoir incité à me pencher sur certaines œuvres qui m’était complètement inconnues ou à côté desquelles j’étais lamentablement passé (genre Ernest et Célestine qui est juste excellent!). C’est donc toujours avec beaucoup de plaisir que je regarde chaque nouvelle vidéo, d’autant que Ginger s’améliore de plus en plus en terme de textes, de montage et d’humour, le tout en étant très agréable à suivre.
Je pourrais m’arrêter là mais ce serait passer sous silence un des autres aspects de la chaîne. En effet, depuis Mai 2014, une nouvelle rubrique est apparue portant le nom de Un Pavé dans la Mare. Dans ces vidéos, Ginger aborde le sujet du féminisme, ainsi que des thématiques un peu plus large gravitant autour (je vous conseille sa dernière sur l’humour qui est pour moi sa meilleure jusqu’à présent). J’avoue avoir été un peu surpris par l’arrivée de cette chronique, ne voyant pas trop le lien avec le reste de ses productions. Toutefois, force est d’admettre que cela a au moins eu le mérite de m’interpeller sur le sujet, vu que je n’aurais sans doute pas consulter des vidéos de ce type de ma propre initiative.
Et là encore, on peut dire que Ginger marque des points. Toutes les qualités présentes dans les épisodes d’Adaptation se retrouve également ici, à savoir des sujets bien traités, un humour présent par petite touche et toujours des textes de qualité. Les sujets étant relativement casse-gueule par moment et générant de débats parfois passionnés (il suffit de jeter un œil dans les commentaires), je reste très admiratif de la manière dont Ginger présente les choses. C’est argumenté, jamais moralisateur et très pédagogue. On sent une réelle volonté d’ouvrir le dialogue sur des sujets que l’on évite généralement d’aborder (surtout à un repas de famille un peu trop arrosé). En tout cas, je suis personnellement très intéressé par ses vidéos et bien que je ne partage pas l’intégralité des propos de Ginger, cela a au moins le mérite de m’interpeller et de voir les choses sous un autre regard.
Bien qu’elle ait annoncé réduire le rythme de sortie de ses vidéos en 2015 pour des raison professionnelles, je ne peux que vous conseiller la chaîne de Ginger si vous voulez découvrir une bonne émission parlant de cinéma et de littérature (voir plus si vous accrochez au concept de Un Pavé dans La Mare). Je suis en tout cas très content de connaître cette chaîne depuis ses débuts et de la voir évoluer de manière aussi agréable. Je lui souhaite en tout cas bonne chance pour la suite et attend avec plaisir ses prochaines chroniques, histoire de découvrir ou redécouvrir de nouveaux films!
Ceux qui me suivent depuis longtemps savent que les films type Biopic et moi, on est pas trop copains. Alors que je trouve ces films longs et parfois ennuyeux, je vais pourtant voir assidument presque chacun d’entre eux, quelques soit la personnalité traitée. J’avoue que cela reste un mystère, même pour moi. Toujours est-il, je me suis rendu rapidement en salle voir le dernier en date, Une merveilleuse histoire du Temps (bon sang que ce titre est vilain…), qui s’inspire de la vie du célèbre physicien Stephen HAWKING, à qui l’on doit de nombreux travaux sur les trous noirs principalement. Ne connaissant le chercheur que de nom (oui la physique c’est trop mon truc, j’avoue), je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et suis allé voir le film plus par devoir de cinéphile qu’autre chose. Sans attentes et sans idées toutes faites, que vaut donc cette production de 2 heures?
En terme de Biopic, s’il y a quelque chose que je peux difficilement reprocher à cette catégorie, ce sont en règle générale les efforts fait en terme de reconstitution historique et de jeu d’acteurs. Sur ces deux points, The Theory of Everything (oui, je vais utiliser le titre anglais, il est plus classe °^°) n’a vraiment pas à rougir car on est face à une immersion dans l’Angleterre des années 60 du plus bel effet. La mise en scène est relativement académique, bien que proposant par moment quelques visuels intéressants (principalement autour de la symbolique des trous noirs et des cycles) et une photographie qui séduit immanquablement la rétine. La musique est quant à elle de bonne qualité, certes pas très originale (beaucoup de violons), mais appuie suffisamment les moments forts du film pour nous immerger dans les émotions des personnages.
En parlant des personnages, j’ai trouvé les deux acteurs principaux très convaincants. Comme dit plus haut, je ne connais pas du tout le caractère de Stephen HAWKING, et encore moins celui de sa femme, donc difficile de juger de la véracité de leur prestation. Toujours est-il que l’on nous présente un couple particulièrement crédible et touchant, dont l’alchimie fonctionne à merveille et se révèle être le pivot de film. Que ce soit Eddie REDMAYNE (que j’avais vu dans Les Misérables… brrr…) ou Felicity JONES (que je n’avais… jamais vu), les deux acteurs sont réellement investis dans leur rôle respectif, et cela permet au spectateur de suivre les hauts et les bas de leur vie de couple avec intérêt.
Car en effet, et c’est peut être sur ce point que le film pourra peut être diviser, l’histoire va se concentrer quasi exclusivement sur la vie de famille de Stephen HAWKING. Si vous pensiez découvrir quelques anecdotes sur les travaux du chercheur ou en savoir plus sur sa maladie, vous risquez d’être déçus car ces éléments ne sont finalement qu’un background assez discret, le film préférant illustrer les conséquences de ce dernier sur la vie personnel de M. HAWKING. C’est un choix de réalisation et je ne pense pas que cela joue en défaveur du film. Mais c’est à se demander si les personnalités célèbres qui ont droit à ce genre d’hommage au cinéma ont toutes des vies sentimentales aussi mouvementées…
Je pense qu’il faut être bien conscient de cet aspect du film qui se retrouve être plus une romance (la femme d’HAWKING étant traité avec autant d’importance que son mari) qu’autre chose. Après, ce n’est pas particulièrement un reproche que je fais au réalisateur. Le film, malgré ses 2 heures, passent plutôt bien et je me suis supris à ne regarder ma montre qu’une seule fois. De plus, l’histoire ne tombe jamais dans le mélodrame et trouve toujours un équilibre dans le ton, afin de nous faire ressentir ce que vivent les personnages. Ajoutez à cela que j’ai trouvé le traitement de la maladie de Stephen HAWKING très pudique.
En y repensant, je dois bien admettre que je n’ai pas passé un mauvais moment devant The Theory of Everything et que pour une romance déguisée en Biopic, c’est loin d’être mauvais. On est face à une production cinématographique qui ne cherche pas à faire dans l’original mais qui maîtrise son genre et propose un résultat des plus honorables. Je ne déconseille donc pas le film qui reste en demeurant très agréable à regarder, bien qu’il ne marquera sans doute pas son époque. Cela reste malgré tout une belle histoire bien mise à l’écran.
Quoi de mieux pour commencer l’année cinéma 2015 que de le faire avec un film d’animation des studios Ghibli? Cette rentrée étant assez morose, que ce soit en terme de sorties ou due à l’ambiance un peu pesante des dernières semaines, j’espérais trouver avec Souvenirs de Marnie un moment de répit et de calme. Réalisé par Hiromasa YONEBAYASHI, à qui on doit déjà Arrietty (juste mon 3e Ghibli préféré), j’ai sauté sur la première séance VO disponible, et que dire à part que c’est exactement ce à quoi je m’attendais, pour mon plus grand plaisir!
Comme depuis un moment maintenant, ce n’est pas un Ghibli « majeur » mais on reste tout de même face à un film d’animation qui a clairement toutes les qualités pour briller parmi les grands noms du studio. Pour commencer, mais c’est une habitude maintenant, les décors sont tout simplement magnifiques. Chaque fois que je matte un Ghibli, je ne peux m’empêcher d’avoir des fourmillements qui me traversent tout le dos devant certains des paysages illustrés (et encore plus depuis que je suis allé au Japon). L’ambiance sonore est toujours d’une qualité irréprochable et la chanson finale est splendide. Si je devais toutefois chipoter (oui je suis un chieur, mais vous le savez maintenant), certains dessins souffrent de quelques problèmes de proportions, mais cela reste trop rare pour vraiment critiquer le film sur ce point.
Du coup, restait à voir si l’histoire valait le détour, et je dois admettre que je l’ai beaucoup aimée. Le rythme est assez lent, mais le scénario est suffisamment prenant pour que l’on ne s’ennuie pas. Tout baigne dans une ambiance mystérieuse et mélancolique, on ne sait jamais si on est dans la réalité ou dans le rêve, et le mystère autour du personnage de Marnie, ainsi que sa relation avec l’héroïne Anna (qui est un personnage très intéressant dans son évolution) tient réellement en haleine. C’est typiquement le genre de récit dont il ne faut surtout pas te raconter les détails, au risque de ne pas apprécier la force du message du film.
Car oui, ce qui m’a profondément marqué dans ce film, c’est le message qu’il cherche à faire passer et la façon dont il le fait. Plus les révélations tombent, et plus on est captivé par ce qui se passe à l’écran. C’est vraiment bien pensé, fait avec poésie et tendresse. Je ne cacherai pas que cela m’a fait quelque chose, et que lorsque le générique de fin a commencé à se dérouler, j’étais empli d’une certaine sérénité, vis-à-vis de la manière dont le réalisateur a su traité son sujet qui, mine de rien, n’est pas des plus joyeux.
Donc je ne peux que vous conseiller ce film. C’est une histoire touchante, sans doute un peu larmoyante pour certains, mais qui réussit le pari d’aborder des thématiques fortes en faisant appel au notion du fantastique et du thriller. C’est donc pour moi un vrai coup de cœur, pas autant qu’a pu l’être Arrietty certes, mais j’ai vraiment plus accroché à ce film qu’aux deux derniers en dates (Le Vent se lève et Le Conte de la Princesse Kaguya). Donc allez-y et savourez! Perso, je pense retourner le voir en connaissant le dénouement final, histoire de repérer les détails laissés par le réalisateur. Et aussi un peu pour le plaisir de juste le revoir! °^°
Lorsque je regarde l’étagère sur laquelle j’expose fièrement ma collection de jeux vidéos, je suis toujours surpris par l’homogénéité de mes goûts dans ce milieu. Alors que ce Noël Skyrim s’est fait une place entre Red Dead Redemption et Sonic Generations (oui, je range mes jeux par ordre alphabétique, ne me regardez pas comme ça °^°), un autre jeu, arrivé quelques mois auparavant, est venu nonchalamment squatté à côté de Final Fantasy XIII (qu’il faudrait que je lance un jour…) : Hatsune Miku : Project Diva F 2nd. J’avais déjà parlé de mon addiction vis-à-vis de cette série ici, bien dissipée depuis le temps. Mais je ne m’attendais pas à replonger aussi vite et facilement avec ce deuxième opus sur PS3, quitte à sacrifier bon nombre de mes heures de vacances. Voici donc le rapport de ma rechute inévitable.
Bref rappel des faits : Project Diva est une série de jeu de rythme basée sur de la musique Vocaloid. A la fois accessible et technique, c’est un jeu réellement prenant du moment que vous aimez le genre. Je ne reviendrai pas sur tous les points déjà énumérés dans ma critique du premier opus, je vais donc me concentrer sur la nouvelle playlist et les quelques nouveautés et changements.
La série Project Diva en est à son 5e épisode sur console (si on fait abstraction des Dreamy Theater et de la version arcade) et n’a plus rien à prouver en terme de gameplay. C’est toujours aussi bien pensé, à la fois exigeant et efficace. Du coup, à chaque nouvelle sortie, c’est clairement sur la playlist que l’attention se porte. Dans le cas de ce F 2nd, je la trouve de très bonne qualité, voir relativement meilleure que celle du premier F qui contenait quelques beaux étrons musicaux. Alors certes, le jeu prend le parti-pris de proposer une playlist composée à moitié de nouveaux titres, et à moitié de titres déjà présents dans les versions PSP. Mais ces épisodes n’ayant jamais quitté le Japon, l’ensemble sera complètement inédit pour une bonne partie des joueurs.
J’ai personnellement joué aux versions portables, donc je connaissais déjà une bonne partie de la playlist. Et c’est d’ailleurs sur ce point que je ferai ma seule critique sur la sélection musicale du jeu. Autant j’adhère complètement aux nouvelles chansons (à l’exception de Love-Hate), autant j’ai de grosses réserves sur la sélection des anciennes pistes. Parce ce que se coltiner encore une fois Packaged, Clover Club ou The Singing Passion (bon sang cette chanson…), SEGA aurait pu s’abstenir. Dommage aussi que les chansons annoncées en DLC soient également du même acabit, à l’image de Look This Way Baby qu’on se tape depuis 3 épisodes maintenant…
Mais à part ça, c’est vraiment du bonheur. La playlist est très variée en terme de styles, en proposant à la fois des chansons agréables à entendre et à jouer. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Je salue personnellement le retour des balades (Meteor, Sakura Rain) qui permettent de souffler entre deux pistes plus rock (Envy Catwalk, Two-Breaths Walking), ainsi qu’une sélection de chansons aux rythmes particuliers (Miracle Paint, Clockwork Clown) qui demandent un peu de pratique pour en comprendre les partitions.
D’ailleurs, point important concernant le jeu : c’est clairement l’épisode le plus difficile de la série. En effet, j’ai été surpris par la relative complexité de certaines partitions, même en mode Normal. Moi qui obtient d’ordinaire des Perfect très facilement, on peut dire que j’ai bien galéré pour le coup et certaines pistes me résistent encore. Alors certes, la courbe de difficulté est toujours aussi bien gérée et on sent que l’on progresse au fur et à mesure des parties. Mais cela risque peut être de frustrer les néophytes.
Pour le reste, pas de gros changements majeurs pour la série, mais il faut dire qu’elle est désormais bien rodée. Niveau gameplay, on note quelques ajouts de variétés sur les notes Etoiles, mais c’est surtout du côté des challenges items que l’on trouvera de belles nouveautés, ainsi que des items à débloquer selon certaines conditions (atteindre un score précis, jouer avec tel ou tel accessoire, etc.).
Le jeu est toujours aussi beau. Que ce soit les modules (costumes des personnages) ou les PV (vidéo des clips), on sent une vraie volonté de fournir une réalisation de qualité et pas mal de variété dans le montage et le déroulement des PV. Dommage par contre que, comme dans le premier F, certains clips soient trop chargés, ce qui gênent beaucoup à la lisibilité (2D Dream Fever, I’ll Make You Miku Miku). Quant aux Diva Room, toujours présentes, je vais faire comme si ça n’existait pas tellement c’est sans intérêt (en plus de te faire limite passer pour un lolicon).
Bref si le seul reproche que l’on peut faire à SEGA est de ne finalement pas prendre beaucoup de risques, Project Diva F 2nd reste dans la lignée de ses prédécesseurs, avec pour atout une playlist de très bonne qualité, un jeu globalement bien réalisé et une difficulté revue à la hausse qui pousse à la progression. Et même après 60 heures, je suis encore loin d’avoir vu le bout. Un excellent épisode qui continue de propulser la série dans les hautes sphères du jeu de rythme et il est plaisant de voir que nous pouvons en profiter sans passer par la case Import, le jeu ayant eu droit à une sortie européenne en boite! Merci SEGA!
Après quelques jours de silence (les évènements récents m’ont pas mal travaillé), il était temps, je pense, de reprendre un peu du poil de la bête et vous faire part de la nouvelle rubrique que je comptais lancer la semaine dernière, mais que j’ai préféré repousser jusqu’à aujourd’hui! Et je sais que ça va plaire à certains car on va parler du JAPON!
Il s’agit d’une idée qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps et je décide enfin à me lancer! Les Aventures d’AngelMJau Japon sera une petit série de 20 strips plus ou moins longs dans lesquels je vous raconterai les anecdotes que j’ai vécu sur les terres nippones! L’objectif est d’atteindre les 20 avant la fin de l’année. Donc vous en aurez entre 1 et 2 par mois en fonction de mon temps, voir plus si je suis à la bourre (ce qui arrivera sans doute me connaissant, mais restons optimistes!). Il s’agira bien évidement de strips humoristiques usant du mode chibi (parce que c’est quand même pratique et plus rigolo pour faire de l’humour) et j’espère que cela vous amusera autant que cela m’a amusé de les vivre. Et avant de clôturer, une présentation des mes acolytes (car je n’ai pas fait le voyage tout seul) :
JD : Mon cousin. La nonchalance incarnée qui s’adapte à toutes les situations. Bref, le gars parfait pour voyager. A pris le temps d’apprendre les Katakanas, ce qui sera bien utile!
Keni : Amie depuis le lycée. Grosse otaku qui s’assume et qui rêvait de faire ce voyage autant que moi. Aime les trucs mignons et geek.
Tom : Petit ami de Keni. C’est son premier voyage avec nous. Va-t-il y survivre? Nous verrons bien! A aussi appris les Katakanas.
Donc voilà. Rendez-vous très bientôt pour le premier strip qui sortira, à mon avis, début Février. A noter que j’accompagnerai le tout de quelques photos pour vous situer un peu le contexte. J’espère que cette nouvelle rubrique vous plaira! A bientôt ^^