L'Atelier d'AngelMJ


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Sherlock : I’m Sherlocked too

Comme déjà dit dans mon dernier article sur Yatuu, j’ai pris la bonne résolution cette année de me remettre aux séries TV. Un abonnement Netflix plus tard, me voilà devant un large choix de titres à découvrir, avec une wishlist bien remplie par les recommandations de mon entourage et de bon nombre de vidéastes. Pour commencer en beauté, j’ai décidé d’attaquer directement avec une production dont on me vantait les mérites depuis un bon moment : Sherlock. Alors, j’ai cru comprendre que cette série avait très bonne réputation et que je risque de répéter des choses qui ont déjà été dites à maintes reprises à son sujet. Mais malgré l’écho, j’ai envie d’en parler pour la simple et bonne raison que les 9 épisodes disponibles à ce jour m’ont extrêmement plu.

Je pense qu’il est inutile de présenter le duo formé par le détective Sherlock HOLMES et le docteur John WATSON. Nés sous la plume du romancier Sir Arthur Conan DOYLE, leurs aventures ont déjà été maintes fois adaptées au cinéma ou la télévision. La version dont il est question ici propose de placer les personnages à notre époque et d’adapter ainsi leur caractère et les enquêtes aux nouvelles techniques. Et autant le dire d’office : c’est une grande réussite.

Les épisodes sont longs (plus d’1h15 pour la majorité) ce qui permet de proposer une histoire/enquête complète et de bien développer les personnages. C’est d’ailleurs selon moi la grande force de la série : nous proposer des personnalités fortes et marquées, auxquelles on s’attache très vite et que l’on prend plaisir à voir évoluer. Ainsi, plus les épisodes passent et plus on se concentre sur l’évolution des liens qui unissent les différentes protagonistes.
Car autant vous prévenir tout de suite : si les enquêtes demeurent très agréable à suivre, la série se concentre majoritairement sur ses personnages. Si cet aspect pourra rebuter ceux qui préfèrent l’aspect investigation, je trouve personnellement que cela rend la série encore plus attachante et agréable à suivre. Il est en effet plaisant de voir la qualité du casting, ainsi que la manière dont les producteurs arrivent à construire leurs relations à l’aide de dialogues savoureux et de scènes parfois cocasses.

Et me concernant, je suis complètement sous le charme. Tous les personnages sont excellents et chacun apporte son petit plus à l’histoire. Si j’aime beaucoup la manière dont les producteurs ont choisi de traiter le personnage de Moriarty et que j’avoue mettre complètement fait envouté par Irène ADLER « The Woman », je reste en admiration devant le duo Sherlock/John.
Pour commencer, ils sont interprétés par des acteurs que j’aime beaucoup. Benedict CUMBERBATCH incarne un Sherlock fascinant et complètement excentrique, donnant parfaitement la réplique à un Martin FREEMAN (que je classe sans difficulté dans mon Top 3 de personnes beaucoup trop choupis pour leur âge) avec qui l’alchimie est juste parfaite. De plus, j’aime énormément la manière dont leur relation évolue et la sensibilité avec laquelle leur amitié est dépeinte à l’écran. Il y a quelque chose de très sincère et de fort, rendant certains scènes vraiment poignantes et/ou touchantes, lorsque les personnages arrivent à exprimer leurs sentiments.
En parallèle de cela, j’adore la façon dont les producteurs ont choisi de jouer sur le fait que les deux personnages sont souvent assimilés à un couple gay. Alors qu’ils semblerait que ce soit un élément assez fondateur de la série (d’après mes sources féminines…), c’est ici traité avec beaucoup d’humour et j’avoue être toujours amusé quand John sort un désespéré « On est pas en couple ! » face à un autre personnage faisant un sous-entendu ambigu sur sa relation avec Sherlock.

Ainsi, j’ai littéralement dévoré les épisodes dont la qualité se révèle exponentielle. Si je garde une affection non dissimulée pour le premier épisode de la Saison 2 (non mais Irène quoi…), ma préférence va inéluctablement vers l’intégralité de la Saison 3 qui continue à développer la relation entre Sherlock et John, avec en parallèle l’apparition de la femme de ce dernier, qui donnera lieu à un mariage que je ne me lasse jamais de visionner tant il est à la fois drôle et touchant. Sans oublier qu’en plus la bande originale est juste divine et qu’elle donne à la série encore plus de charme et de superbe (écoutez moi le thème d’Irène (oui encore elle) et osez me lire le contraire).

Bref, en un mot comme en cent : je suis raide dingue de cette série. Je la trouve bien écrite, bien rythmée, avec des personnages attachants et une histoire qui trouve un parfait équilibre entre humour, investigation et émotion. J’en profite aussi pour ajouter que j’adore la mise en scène avec des idées vraiment bien trouvées, plus particulièrement le « Mind Palace » qui est juste à tomber par terre. Donc ne faites pas comme moi et ne passez surtout pas à côté de cette série, c’est clairement un indispensable de ces dernières années.

SherlockBug

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Imitation Game : Casse-tête de guerre

Décidément, le cinéma de Janvier 2015 est à placer sous le signe du Biopic. Après Invincible (que j’ai pas vu), The Theory of Everything et Foxcatcher (que j’ai vu et qui est… bof), voici que débarque Imitation Game, qui va tenter de nous intéresser au personnage d’Alan TURING, le mathématicien anglais à qui l’on doit le premier « ordinateur ». Autant vous dire que même si j’ai tendance à aller voir les biopics en traînant un peu les pieds, là j’ai littéralement foncé à l’avant-première VO. Il faut dire que le film avait tout pour attirer mon attention, principalement pour sa thématique et son casting très à mon goût (Benedict CUMBERBATCH, Keira KNIGHTLAY, Charles DANCE…). Réel premier film de 2015 que j’attendais avec impatience, quel en est le résultat final?

La première qualité du film est clairement son rythme. Faisant presque deux heures, l’histoire est vraiment bien écrite, dans le sens où on ne s’ennuie pas et qu’aucune scène ne semble être là pour combler les trous. Alors que le scénario est construit sur 3 lignes de temps différentes qui s’entremêlent, on sait toujours où l’on en est et les informations concernant les personnages et le déroulement de l’histoire sont divulguées de manière à donner à l’ensemble une identité homogène et solide. Ainsi, je me suis surpris à ne regarder ma montre à aucun moment, tant le film semble se dérouler de manière logique et cohérente.
Il faut ajouter à cela que l’écriture se veut vraiment fluide et les dialogues sont dans l’ensemble très bien écrits. L’humour est très présent dans ces derniers et permet d’entrer dans le film avec facilité et de s’attacher très rapidement aux personnages. C’est d’ailleurs assez surprenant vu le contexte historique (Seconde Guerre mondiale) mais plutôt bien amené lorsque l’on voit le caractère des différents protagonistes.

A ce niveau également, on peut dire que le casting ne démérite pas à sa bonne réputation. Benedict CUMBERBATCH, comme à son habitude, joue très bien son personnage de génie associable et on se prend rapidement d’affection pour lui, malgré son comportement quelque peu maladroit. Keira KNIGHTLAY est quant à elle toujours aussi rayonnante (mais j’ai perdu tout objectivité vis-à-vis de cette actrice depuis Pirates des Caraïbes °^°) et sa présence au sein d’un casting à 95% masculin est une vraie plus-value. Enfin les rôles secondaires (Charles DANCE, aka Tywin LANNISTER dans Game of Thrones, Mark STRONG qui pour une fois n’est pas un méchant!) assurent tout autant, et contribuent à l’immersion et la crédibilité d’Imitation Game. C’est vraiment un sans faute à ce niveau pour moi.

On peut donc dire que le film a tout ce qu’il faut pour plaire à un large public. S’il fallait vraiment lui trouver quelques défauts, je dirais que la bande son n’a rien de particulier et la manière de filmer se révèle très classique. Mais honnêtement, ces détails sont insignifiants pour moi, et n’empêchent absolument pas de profiter du film du début à la fin.

Donc je vous conseille vivement Imitation Game. L’histoire est intéressante, les acteurs jouent très bien et le rythme est pour moi sa plus grande qualité. En tout cas, il m’a été plaisant de visionner un biopic sans être constamment entrain d’espérer un dénouement qui se fait attendre (oui Foxcatcher, c’est de toi que je parle…). Clairement la bonne pioche de cette fin de mois.

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