L'Atelier d'AngelMJ


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Le Labyrinthe : La Terre brûlée et le scénario avec elle

Bon. J’ai la réputation d’être quelqu’un de relativement gentil et d’ouvert. Je ne suis pas du genre à critiquer gratuitement et en matière de cinéma, je suis de nature à laisser sa chance à toutes les productions (je vais sans doute aller voir Aladin, c’est vous dire mon niveau de « Bonne Poiritude »). Mais à un moment, faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Parce que quand je vois qu’en 2015, on est capable de sortir des étrons cinématographiques à l’image de ce Labyrinthe : La Terre Brûlée, je me dis qu’il est temps d’arrêter de mettre des gants et de dire les choses telles qu’elles sont.

J’avais très brièvement parlé du premier film ici. Il ne prétendait pas marquer l’industrie du cinéma mais il avait au moins le mérite de divertir et de se laisser regarder (malgré une histoire et des personnages complètement idiots). Avec cette suite attendue (en même temps, avec les adaptations de romans jeunesses, c’est devenu systématique…), les producteurs se sont dits que c’était une bonne idée de reprendre tous les défauts du premier et d’en rajouter des nouveaux, histoire de creuser encore plus loin dans la bêtise et le non-sens.

Parce que je vais mettre le doigt direct sur ce qui pour moi rend ce Labyrinthe 2 complètement risible: ce film est mal écrit. Je trouve ça désespérant et limite insultant de proposer une histoire aussi creuse et convenue à notre époque. Je sais qu’il est difficile de se renouveler mais il n’y a ici pas l’ombre d’un effort. Déjà que le premier film était confus (je comprends toujours pas à quoi ont servi les labyrinthes), là c’est le festival du n’importe quoi. La trame est déjà-vu, prévisible et complètement téléphonée. Les personnages vont d’un point A à un point B sans transition, créant de grosses incohérences et/ou raccourcis scénaristiques. Et le pire, c’est qu’ils ont cru bon d’ajouter des zombies (non mais SERIEUSEMENT ???) accompagnés de tous les poncifs du genre, à la limite de la caricature (ils nous ont sorti le coup de l’attaque dans un centre commercial, non mais les mecs vous êtes sérieux ?!).

Et ils ont gardé les pires éléments du premier film: les dialogues et les personnages. Dans le premier cas, c’est toujours écrit avec les pieds. On a l’impression que les personnages ne s’écoutent pas et se contentent de sortir des répliques toutes faites. Et comme pour dans le premier opus, le script croit maintenir une forme de suspense en ne répondant pas aux questions que se posent les protagonistes (quand ils ont l’intelligence d’en poser). Et donc, vu qu’on y est, achevons le tout en parlant des personnages.
D’expérience, je n’ai pas souvenir d’avoir vu autant de bêtise réunie en si peu d’intervenants. Que ce soit par leurs répliques, les agissements, les réactions ou choix, aucun des protagonistes du film ne parvient à tirer le film vers le haut. Cela en devient presque gênant. Tout ceci appuie le fait que l’univers du film est soit bancal, soit mal torché car pour en arriver à un tel niveau de je m’en foutisme, il faut vraiment en vouloir.

« Oui mais le film il est joli non ? ». Ben oui le film est joli, mais qu’est ce que ça change ? Ce n’est pas parce que la direction artistique arrive à rester cohérente avec elle-même que cela fait un bon film. Et encore, je m’efforce de trouver quelques points positifs car pour un univers post-apocalyptique on a rarement fait plus convenu que les villes en ruine en plein milieu de terres désertiques…

Peut être que certains arriveront à trouver le visionnage de ce Labyrinthe 2 agréable et j’ai envie de dire tant mieux pour eux (ils auront moins l’impression d’avoir perdu leur temps que moi). Mais honnêtement, je trouve que c’est se contenter de peu. Je ne sais pas s’il s’agit d’une adaptation fidèle ou si, à l’image de Divergente 2, le réalisateur a préféré remanier l’histoire à sa sauce. De toute façon, dans un cas comme dans l’autre, c’est pour moi très mauvais.
Et à dire vrai, je suis las. Las de devoir supporter et tolérer ce type de production mainstream formatée et pré-mâchée, censée contenter un public jeune et/ou peu exigeant (ce que je trouve très insultant pour le dit jeune public). Mais l’illusion n’a que trop duré. Une bonne histoire bien écrite et bien mise en scène ce n’est pas ça, c’est tout le contraire de ça. Donc, je pense faire une croix définitive sur les films adaptés de littérature jeunesse (je me fais le dernier Hunger Games et basta). Car comme dit, j’aime laisser sa chance à toutes les productions, mais on a ici atteint pour moi le point de non-retour. Sur ce, je vais aller voir le reste des films à l’affiche, histoire de m’assurer que l’on ne peut pas faire pire.

Et le premier qui me sort l’argument : « Oui mais dans le livre… », je lui laisse un avant goût de ce qui l’attend avec le strip ci dessous…

AngelLaby2

 


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Project Mirai DX : Mignon jusqu’à l’overdose ?

En tant que grand amateur de jeu de rythme et inconditionnel de la licence Hatsune Miku sur console, je ne pouvais pas faire l’impasse sur le dernier opus débarqué chez nous le mois dernier sur Nintendo 3DS : Hatsune Miku : Project Mirai DX. Troisième épisode de la série mais premier à nous faire l’honneur d’une sortie sur notre territoire, je me suis empressé d’en faire l’acquisition, histoire de patienter jusqu’au prochain épisode PS4 qui ne sortira que l’année prochaine. Après donc plusieurs semaines et quelques parties dans les pattes, je pense être en mesure d’émettre un avis sur cette production SEGA. Et au risque de surprendre, j’ai du mal à me prononcer définitivement concernant ce titre.
Car depuis maintenant 3 ans, j’essaie tant bien que mal d’expliquer aux plus réfractaires que Vocaloid ne se limite pas à Hatsune Miku et à des chansons Jpop un peu niaises; que c’est un univers riche et intéressant, qui renferme bon nombre de bonnes surprises. Seulement, avec Project Mirai DX, SEGA me met un peu en porte-à-faux. Car ce jeu incarne à lui tout seul les clichés et convenances contre lesquels je me bats.

Loin de l’esthétique manga/anime des épisodes PlayStation, cet opus adopte un look enfantin et coloré, où les différents interprètes du titre sont présentés sous la forme de Nendoroid (sorte de mode Chibi très populaire au Japon, surtout dans l’univers de la figurine). Cela donne de prime abord un aspect extrêmement mignon au jeu, voir limite trop mignon. Moi qui ne rechigne pas à quelques touches de douceurs par-ci par-là (j’ai toujours un petit sourire niais quand je joue Electric Love ou Doremifa Rondo), je dois bien admettre que SEGA va loin dans le délire et ma tolérance à cette accumulation de kawaii fut souvent mise à l’épreuve.
Attention toutefois, je ne dis pas que le jeu est vilain, bien au contraire. Comme du côté des consoles Sony, Project Mirai DX a une charte graphique maîtrisée et cohérente avec lui-même. Mais pour moi, SEGA donne clairement matière aux détracteurs de Vocaloid qui pourront s’en donner à coeur joie pour critiquer le titre. Et je ne pourrais malheureusement pas leur donner tort sur ce coup…

Et ce qui est pour moi un peu gênant, c’est que cet aspect enfantin a un impact direct sur la playlist et le gameplay. Les chansons, bien que majoritairement inédites (seulement 9 titres sur les 48 présents dans la cartouche viennent de versions antérieures), sont très orientées Pop pour coller à l’ambiance globale du jeu. Et bien qu’il y ait quelques surprises avec 2 titres de Mothy (qui écrit des chansons plutôt morbides) et 3 titres d’OSTER Project (qui propose des morceaux plus jazzy), la majorité des pistes risque de faire grincer les dents des non-amoureux de mélodies sucrées.
Alors certes, moi le premier, je n’ai rien contre un peu de Pop de temps en temps. Mais la Pop, c’est comme le chocolat : si tu en manges trop, c’est vite écoeurant. De ce fait, je garde une grosse préférence pour les playlists des Project Diva F, qui ont le mérite d’offrir des morceaux plus variés et plus hétéroclites.

Et niveau gameplay, c’est un peu le même constat. Deux modes de jeux sont proposés : soit via l’écran tactile de la console, soit via les boutons. Si cela permet de varier les plaisirs, aucune des deux utilisations ne propose vraiment de challenge et même des titres nerveux comme Gaikotsu Gakudan to Lilia (qui est pour moi LA bonne surprise du jeu) ne présentent pas de difficulté particulière. Toutefois, obtenir un Perfect se révèle laborieux, la faute au fait qu’à la différence des autres jeux de la licence, les chansons ne sont pas raccourcies et durent parfois plus de 4 minutes (et je vous laisse imaginer la frustration de louper une note à 10 secondes de la fin…).
En bref, le jeu a le cul entre deux chaises : d’un côté il ne propose aucun challenge et vous ne verrez sans doute jamais l’écran Game Over, de l’autre les amoureux du Perfect comme moi seront souvent frustrés de rater la note parfaite pour un coup de stylet mal identifié.

Mais malgré tout, Project Mirai DX n’est pas un mauvais jeu de rythme en soit (loin de là!), et possède même des qualités que j’aimerais voir dans les autres titres de la licence. Comme par exemple la possibilité changer d’interprète sur certaines chansons (histoire de réduire un peu la suprématie Miku…), certains clips/PV sont plus réussis que chez le concurrent (Kokoro pour ne citer que lui) et on a même droit à quelques morceaux avec GUMI (Matryoshka putain!!).
Ainsi, quoi qu’on en dise, le titre se révèle très bien fait et très fun à jouer. Car malgré l’absence de difficulté, le système de jeu est suffisamment bien pensé pour que l’on ne crache pas sur quelques parties de temps à autre, histoire d’améliorer son score et décrocher un maximum de couronnes, ultimes symboles de votre maîtrise des différents morceaux.

Verdict : je considère Project Mirai DX comme un très bon titre, surtout sur une console comme la Nintendo 3DS qui manque cruellement de jeux de rythme. Toutefois, j’ai eu beaucoup de mal avec sa charte graphique trop rose bonbon et son aspect mignon poussé à l’extrême. De ce fait, j’aurais du mal à le conseiller à des néophytes que j’encouragerais plutôt à tenter l’expérience sur les consoles Sony, afin de découvrir des playlists moins sclérosées et plus représentatives de la richesse de l’univers Vocaloid, le tout avec un challenge plus relevé.

CompoMiraiDX

PS : Oui, je reproche au jeu d’être trop mignon et j’illustre le tout avec un dessin dans la même veine. Je suis un paradoxe à moi tout seul °^°


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La Chaine de Mister JDay : C’est une bonne idée !

Je ne sais pas pour vous, mais dans mes abonnements YouTube, il y en a certains que j’ai commencé à suivre sans raison particulière. Une sorte de feeling, de bonne impression. Puis, le temps passant, il est agréable de constater comment certains parviennent, vidéo après vidéo, à générer une véritable attente de sortie. Et me concernant, la chaine de Mister JDay fait cas d’école.

J’ai commencé à suivre cette chaine suite à un partage sur les réseaux sociaux. C’était via l’une des ses émissions, Culture Tube, qui traitait des fréquences de sortie de vidéos sur la plate-forme de partage, l’impact que cela pouvait avoir sur la chaine et son créateur, etc.
Non seulement j’ai trouvé le propos intéressant, mais il y avait aussi un bon travail d’analyse et de fond, le tout avec un humour simple et efficace. Du coup, j’ai parcouru l’intégralité de sa chaine, assez fournie, et ai commencé à suivre son travail.

L’essentiel de la chaine s’articule autour de 3 concepts principaux : les analyses de clips, les analyses de pubs, et le fameux Culture Tube dont j’ai parlé plus haut.

Les analyses de clips, c’est un peu un plaisir coupable. JDay choisit un clip sélectionné parmi les demandes des internautes et en fait une analyse humoristique. Si les premières vidéos étaient assez simples et basiques, les dernières en date font preuve de pas mal d’inventivité en termes d’humour, tout en mettant l’accent sur les vrais problèmes de réalisation (comme les faux raccords, ou encore les paroles). Chaque analyse est conclue par une petite sélection de commentaires sur ledit clip (j’avoue, c’est méchant d’en rire, mais il y a vraiment des perles), ainsi qu’une conclusion de JDay qui, la plupart du temps, est souvent très pertinente et plus nuancée que l’on pourrait croire suite à l’analyse.

Alors certes, c’est souvent les mêmes artistes qui sont pris pour cible (notamment ceux du label Wati B, comme Maître Gims, Black M ou encore Charlie Bell dont j’aurais préféré ignorer l’existence) et les commentaires des vidéos de JDay sont peuplés de fans hardcores venus défendre leurs idoles (alors qu’il admet lui même apprécier une partie des artistes qu’il critique, mais bon, « faut pas dire du mal de… » toussa toussa). Mais il n’empêche que le concept reste amusant et efficace, et demeure un très bon complément aux vidéos de LinksTheSun qui lui, se concentre sur les paroles. 

Mais le vrai petit plus de la chaine de JDay, c’est son concept d’analyse de pubs démarré il y a un an en compagnie de Monsieur Connard. Partant de rien, cette rubrique est clairement ma préférée à l’heure actuelle. Car en plus de démonter les publicités de notre quotidien avec humour, JDay et M. Connard complètent le tout avec, comme pour les clips, une analyse pertinente. Car l’on oublie souvent que la pub est avant tout une histoire de codes, avec des messages réfléchis et loin d’être anodins (je vous conseille vraiment celle sur la Femme dans la Pub), et il est toujours intéressant de le rappeler. De ce fait, je vous conseille vraiment de vous attarder sur cette rubrique si vous faites un tour sur la chaine de Mister JDay (au moins celle sur les pubs locales, il y a de l’or dedans).

Pour ce qui est de Culture Tube, je ne me prononcerai pas car le concept est trop récent pour vraiment se fixer sur l’avenir de cette rubrique, mais la base est là et j’ai hâte de voir cette rubrique s’étoffer. En tout cas, je suis vraiment impressionné par la qualité grandissante des vidéos de Mister JDay et j’attends chaque nouvelle sortie avec une vraie impatience. J’apprécie de plus en plus ce type de chaine dont le but est, au travers de l’humour, d’arriver à proposer une analyse simple et efficace. Sur ce,  je vous laisse vous faire votre propre avis. Ha… Et il utilise des musiques de l’univers de Mario en fond sonore. C’est donc un homme de goût °^°

MisterJDayMC150


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La Fille du Début du Mois : Megurine Luka (Vocaloid)

En ce mois particulier qu’est Octobre (mon mois de naissance), j’avais très à coeur de vous parler d’un personnage féminin qui m’a littéralement converti à un genre musical, à savoir Vocaloid. Bien qu’il se n’agisse pas à proprement parler de « personnages » (ce sont avant tout des mascottes), je me disais que je pouvais faire une petite exception en vous parlant de celle qui m’a permis de mieux appréhender cet étrange univers : Megurine Luka.

Lorsque j’ai voulu m’intéresser à Vocaloid, j’ai été rapidement heurté par les sons relativement métalliques et aigus des voix les plus connues, à savoir Hatsune Miku et les jumeaux Kagamine Rin & Len. Ne voulant pas baisser les bras pour autant, on m’a alors conseillé de m’intéresser à Luka qui, selon les dires, avait une voix très différente et pouvait potentiellement mieux correspondre à mes attentes. Et ce fut effectivement le cas, et pas qu’un peu.
Très rapidement, je suis tombé sur les morceaux les plus connus utilisant la 3e Vocaloid de 2e génération : Just Be Friends, BlackJack, Lie, Dancer in The Dark, Double Lariat… Et effectivement, j’ai été surpris par les multiples utilisations de la mascotte aux cheveux roses, s’illustrant autant dans le registre Pop, Rock, mais aussi Electro, Acoustique ou Jazz. Et comme indiqué par mes sources, Luka se démarquait vraiment de ses homologues avec sa voix plus grave et plus douce, voix qui m’a particulièrement charmé et à laquelle j’ai vraiment accroché.

On peut ainsi dire que c’est grâce à Megurine Luka que j’ai pu appréhender cet univers riche qu’est Vocaloid, découvrir des compositeurs de talent, mais aussi d’autres Vocaloid et même finir par apprécier ceux avec lesquels j’avais du mal au début (oui les jumeaux, je parle de vous…). Elle représente donc pour moi une étape clé dans mon cheminement et restera sans doute ma Vocaloid préférée ad vitam æternam.

Pour ce qui est du dessin, je n’avais pas spécialement envie de dessiner Luka dans sa tenue classique de mascotte (bien que son look pour la version V4X est vraiment sympathique). Du coup, j’ai un peu fait le tour des modules la concernant (c’est le terme utilisé pour désigner les différents costumes que peuvent revêtir les personnages dans les clips) et j’ai porté mon choix sur celui de la chanson BlackJack, qui est une des premières que j’ai découvert et dont j’adore le rythme à la fois rock et jazzy, ainsi que les paroles relativement… sexy. °^°

LukaTemptation150


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Mathieu SOMMET en Geralt de Riv : Step by Step

En attendant les nouvelles chroniques que je suis entrain de vous préparer (principalement sur des jeux vidéo, oui j’ai enfin le temps de m’y remettre !), je me suis dit qu’il pourrait être sympa de vous proposer un petit step by step, histoire de vous donner quelques astuces en dessin. Vous êtes en effet nombreux à m’en demander par messages privés ou mails, donc je me suis dit que cela pouvait valoir le coup d’y consacrer un article. On va donc se pencher sur le dessin que j’ai fait pour le 27 ans de Mathieu SOMMET, car il contient pas mal de choses intéressants. C’est parti !

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Pour commencer, je fais toujours un petit croquis rapide, histoire de poser la structure du personnage. Je ne vais pas dans les détails, et il y a pas mal d’erreur d’anatomie (tête trop grosse, main droite mal placée, corps trop arqué, etc.), mais le but est d’avoir un dessin de base sur lequel se référencer pour la suite.

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Je démarre par la tête, qui elle servira de mesure pour l’ensemble du personnage. Même si je fais du dessin d’illustration/BD, j’essaie de faire en sorte que l’ensemble reste harmonieux. Dans le cas de Mathieu, je pars toujours sur le principe d’un personnage de 6 têtes de haut. A noter que l’option barbe vieillit considérablement le visage (ça marche aussi dans la vraie vie, je peux en témoigner…).

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A l’occasion de son anniversaire, j’ai voulu faire plaisir à Mathieu en l’habillant comme le héros de The Witcher. Cependant, l’armure de notre cher Geralt est relativement complexe (même s’il y a pire). J’ai donc procédé par étapes : j’ai fait un croquis séparé pour chaque « couche » d’armure (par séparé, j’entends sur des calques différents). Ensuite, j’ai encré chaque croquis sur le même principe. Il n’y a plus qu’à mettre des masques entre chaque calque pour que tout se superpose de manière harmonieuse (les masques, c’est la vie, si vous faites de l’illustration sur informatique, vous ne pouvez pas vous en passer).

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Certains petits malins ont sans doute remarqué que, jusqu’à présent, notre pauvre Mathieu ne disposait que d’un moignon à la place de son bras droit (spéciale dédicace à un certain LANNISTER). C’est normal vu que la main tenant l’épée est dessinée sur un autre calque. Ici, même opération que pour l’armure : je fais un calque pour la main et un calque pour l’épée (j’ai en profité pour apprendre quelques règles sur la taille des gardes par rapport à celles des lames, c’est toujours ça de pris). Un masque et le tour est joué.

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Il ne reste qu’à mettre un nouveau masque sur l’épée pour faire disparaitre certaines parties du personnage. Et voilà ! On a un beau line tout propre. Il est temps de passer à la couleur !

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En ce qui concerne les couleurs, je sais qu’il y a plusieurs écoles à ce niveau et je n’ai pas la prétention d’avoir la meilleure ou la plus recommandable. Personnellement, ayant tout appris seul, je fais beaucoup au feeling. Je commence donc par poser mes « aplats » sur l’ensemble du dessin et j’harmonise le tout avec des réglages de niveaux et de saturation (surtout pour un dessin de type heroic-fantasy dans ce genre).

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On attaque le plus gros : les ombres et les lumières. Si avant j’avais beaucoup de mal avec cet aspect, je prends de plus en plus de plaisir à m’y atteler (merci Keupine !). Je travaille d’abord en « marron/gris » et blanc sur un calque à part pour placer les ombres, que je passe ensuite en mode Produit. Résultat garanti ! Ensuite, je rajoute quelques touches de lumière (principalement sur les cheveux et sur les matières réfléchissantes) avec du blanc sur un calque Luminosité Contraste (pas trop cependant, il faut bien doser cet aspect). Enfin, dans le cas présent, j’ajoute sur un autre calque l’effet « maille » que j’applique uniquement sur les bonnes zones, toujours grâce aux masques.

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Un petit zoom sur les runes de l’épée. L’effet de lumière est en réalité tout simple à mettre en place (encore une fois, merci Keupine). D’abord je place les runes sur un calque que je passe en Lumière Linéaire. Puis, sur un nouveau calque en mode Incrustation, je crée quelques zones de lumière autour des runes, avec un jaune un peu plus clair. Et enfin par dessus, un dernier calque en Lumière linéaire qui suit les runes, auquel j’ajoute un léger Flou Gaussien. Voilà, avec 3 calques et quelques réglages, on a l’effet souhaité !

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Et voilà, Mathieu est tout beau dans son armure. Reste à lui faire un petit décor sympa. Comme je ne suis pas encore un grand expert à ce niveau, j’ai opté pour un décor d’ambiance très proche des artworks du jeu d’origine. J’ai fait un premier calque avec quelques nuages (j’utilise des Brush excellents trouvés sur le Net), puis un second, histoire de créer quelques nuances. J’ajoute ensuite une zone plus rougeâtre au niveau du personnage, toujours avec les Brush de nuage, ainsi que quelques braises (que je crée avec des pointes de pinceaux et un coup de Flou directionnel). Et pour finaliser le tout, je crée une couche de nuages devant le personnage que je vais réduire au maximum, histoire qu’elle soit présente mais relativement discrète.

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Et voilà le résultat final. J’espère que ce petit step by step vous a plu. Pour rappel, j’utilise Manga Studio (appelé maintenant Clip Studio Paint) pour l’encrage et Photoshop pour la mise en couleurs et les effets. Au niveau du temps, je pense qu’il m’a fallu 4-5 heures pour réaliser ce dessin, en sachant que j’ai recommencé l’armure deux fois. En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce projet que je considère comme une nouvelle étape-clé dans mes progrès avec les outils numériques. J’espère donc ne pas m’arrêter en si bon chemin.

À très bientôt !


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 05 – Objectif Diva !

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Parmi les nombreux objectifs que je mettais fixé lors de mon voyage au Japon, je voulais ABSOLUMENT tester la version arcade de mon jeu de rythme préféré sur l’univers VOCALOID (j’avais parlé des versions consoles ici et ), uniquement disponible là-bas. Coup de bol, ce fut la première chose sur laquelle je suis tombé en arrivant dans le fameux quartier d’Akihabara, zone de folie pour tout geek qui se respecte (mais on en parlera plus en détails prochainement).

Encore désolé pour JD, Keni et Tom qui ont du patienter que la machine engouffre toutes les pièces de 100 Yens que je lui avais fait avaler. C’était très égoïste comme comportement mais fort heureusement, ils se doutaient que ça arriverait et n’ont rien dit. J’ai des amis compréhensibles, c’est cool.

Il y a encore pas mal d’anecdotes à raconter sur Akihabara, rendez-vous très vite pour un prochain strip !


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Kingdom Hearts Birth by Sleep Final Mix HD : Crises d’ados

Quand on aime, on ne compte pas. Je pense que ce dicton s’applique parfaitement à ma personne vis-à-vis de la série Kingdom Hearts. Bien qu’ayant torché tous les épisodes disponibles à ce jour, je n’ai pas pu m’empêcher de craquer pour la deuxième compilation sortie sur PlayStation 3, Kingdom Hearts 2.5 HD Remix (oui ce titre est à chier mais croyez moi, Square a prouvé récemment qu’il pouvait faire pire). Contenant les versions ultimes de Kingdom Hearts II, les « cinématiques » de Re:Coded (je mets des guillemets, ceux qui l’ont fait comprendront) et enfin Birth by Sleep, c’est principalement pour ce dernier opus que j’ai sorti la CB, car l’ayant beaucoup apprécié à l’époque sur PSP, il me tardait de le refaire sur ma télé dans de bonnes conditions (oui parce que le joystick de la PSP… voilà quoi). Une bonne occasion pour moi de reparler un peu de cet épisode, bourré de qualités, mais aussi de quelques défauts.

Pour commencer, rappelons qu’il s’agit de la version Final Mix, c’est-à-dire une version contenant beaucoup plus de choses que le jeu d’origine, jeu qui avait déjà eu droit à des ajouts lors de sa sortie en Europe (oui, Square Enix aime bien se compliquer la vie…). Donc même pour moi qui avais fait le tour de l’épisode PSP, j’ai quand même eu droit à quelques éléments inédits (boss cachés, objets, missions annexes), en plus des graphismes HD et d’une nouvelle collection de trophées à obtenir (j’aime bien les trophées °^°).
En parlant des graphismes d’ailleurs, je trouve le travail de refonte vraiment réussi pour un jeu venant d’une console portable. C’est joli, bien animé, ça ne rame à aucun moment malgré la débauche d’effets visuels, bref du beau travail. La bande son est toujours au top (le thème de Ventus bordel!) et les commandes de jeu sont toujours aussi bien pensées.

Transition toute faite, le gameplay justement. Birth by Sleep est pour moi, avec l’épisode sur Nintendo 3DS, un des meilleurs jeux de la franchise à ce niveau. Le système des commandes d’actions permettant de créer de nouvelles attaques, pour ainsi adapter son jeu à chaque situation, est très bien pensé et c’est un plaisir d’aller taper du méchant sous une débauche d’effets pyrotechniques afin d’obtenir les éléments pour la création desdites commandes. Les petits à-côtés sont aussi les bienvenus, avec les tirs visés qui permettent de se tirer de bon nombre de situations délicates (n’est-ce pas Aqua?), ainsi que le principe des D-liens qui permet d’obtenir un jeu de commandes lié aux personnages rencontrés au cours de l’aventure.
Bref, vous l’aurez compris, manette en main, le jeu est très bien foutu, super fun et qui pousse sans arrêt à la progression et la customisation (surtout lorsque l’on joue en Critique, mode de difficulté le plus élevé).

Au niveau de l’histoire, cet épisode à la particularité de nous proposer un préquel à la série d’origine, en nous faisant incarner 3 personnages (Terra, Ventus et Aqua) qu’il faudra jouer un par un pour comprendre toute l’histoire et ses enjeux. Si certains trouveront le processus répétitif (on fait, mine de rien, 3 fois le jeu), les protagonistes ont des styles de combat très différents qui permettent de ne pas sentir cette lassitude. Terra sera la force brute aux pouvoirs magiques très limités, Ventus composera son petit gabarit avec sa vitesse de frappe et Aqua (la meilleure selon moi, tu peux pas test) fera des merveilles avec les commandes magiques et les attaques à distance.
En clair, 3 manières très différentes d’appréhender le titre, qui en ligne droite se boucle au bout d’une trentaine d’heures. Les quêtes annexes sont cependant nombreuses et si comme moi vous visez le Platine, il va falloir retourner le jeu avec les 3 personnages pour obtenir le très convoité trophée.

Et là vous vous dites : « Ouais mais Angel, arrête de faire ton fanboy. Tu as dit que tu allais parler des défauts du jeu et tu n’en dis que du bien. Rends l’argent aux abonnés… (ha non c’est pas le bon contexte) ». J’y viens, j’y viens. Car si effectivement je prends mon pied à jouer à Birth by Sleep, il y a tout de même quelques éléments qui m’agacent et que je retrouve systématiquement dans les jeux de la licence Kingdom Hearts.

Pour commencer, il faut que Square arrête de foutre des minis-jeux à la con dans ses titres, ça devient ridicule. Sur le principe, je dis « pourquoi pas? », mais quand on voit le résultat, on se dit qu’ils auraient pu s’abstenir. Entre le jeu de courses mal torché (qui a l’idée de faire des virages en angle droit??), un jeu de ballon complètement débile et un jeu de rythme qui vous rendra fou (personne ne veut jouer sur l’air de It’s a Small World… personne!!), il n’y a finalement que le simili-jeu de plateau qui s’en tire correctement (mais on évitera les parties avec Winnie l’Ourson pour éviter toute envie de vider la bestiole de ses tripes). Vous me direz que je ne suis pas obligé de les faire ces jeux. Sauf que je vise le Platine et que je dois donc tout faire… Trois fois… Priez pour mon âme.

Et enfin il y a des soucis avec l’histoire. Enfin non… c’est plus complexe que ça. Je l’ai souvent dit : j’aime l’univers de Kingdom Hearts et ses thématiques. Et sur le papier, le déroulement du scénario, ainsi que celui de ses personnages, est relativement bien pensé. Mais à l’écran, c’est une autre paire de manches. Je ne sais pas si c’est le fait de vieillir plus vite que la série, mais je trouve ça mal mis en scène et très mal écrit. Les dialogues sont souvent très niais, les discussions interminables pour souvent ne rien dire, et la mise en scène est vraiment mollassonne. Tant est si bien qu’arrivé à mon troisième run avec Aqua, je passais systématiquement toutes les cinématiques (de toute façon, hormis au début et à la fin de chaque arc, le scénario dans les mondes Disney ne sert à rien).
Et cela m’est vraiment difficile de l’admettre vu que je tente avec passion de défendre la série contre ses détracteurs. Mais je ne peux pas faire l’impasse de la relative niaiserie du titre (l’arc de Ventus m’a donné envie d’égorger des chatons) et de son potentiel scénaristique gâché la plupart du temps (j’aime à penser que chaque personnage représente une étape de la vie : Ventus l’enfance, Terra l’adolescence et Aqua l’âge adulte). C’est d’autant plus dommageable que l’histoire essaie d’apporter de la nuance dans son propos avec des personnages moins manichéens. Donc comme dit, l’histoire se tient et il pourrait y avoir une vraie tension dramatique dans le titre, tension qui est entachée par une mise en scène en mode maison de retraite.

Mais honnêtement, si comme moi vous jouez majoritairement à la série Kingdom Hearts pour la qualité de son gameplay, il ne faut surtout pas passer à côté de cet épisode qui est pour moi un des meilleurs. Ajoutez à cela la refonte graphique qui tient la route (après c’est pas de la PlayStation 4 non plus, mais cela reste très joli) et largement de quoi vous occupez pendant un moment. Et puis, on ne peut pas faire l’impasse sur le personnage d’Aqua, qui à elle seule me motive à investir dans la future compilation qui sortira l’année prochaine (et dont je tairai le nom pour ne pas être pris d’un fou rire). Bref, encore un excellent opus pour la série.

Et pour le fun, j’ai décidé, à l’occasion de cet article, de me relooker à la mode KH. Je me suis fait une Keyblade en référence aux attributs angélique et au graphisme (qu’on appellera Envolée Graphique parce que… voilà), ainsi que des fringues à la Nomura style, mélange entre le look de Terra et de son Maître Eraqus (j’ai même respecté la règle qui veut que les chaussures soient moches, les fans ne pourront pas me contredire).

AngelKH


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Résultat Examen et derniers projets pour 2015

Bonjour à tous,

Avant toute chose, j’ai une excellente nouvelle à vous annoncer. Après plus d’un an de formation et un examen qui s’est déroulé ce Jeudi 10 Septembre, j’ai la joie de vous informer que j’ai obtenu mon diplôme d’Infographiste Multimédia ! Je crois que vous n’imaginez pas la joie et le soulagement que cela représente pour moi. Même si beaucoup diront que j’avais déjà les qualités requises pour prétendre à un tel titre, ce diplôme était important pour moi et m’a permis d’apprendre et de m’améliorer (pour rappel, je suis principalement autodidacte).

L’étape la plus importante était le passage devant le jury où je présentais mon book de références. Cela s’est vraiment bien passé pour moi. Je n’ai eu que des compliments (dont un que j’ai particulièrement bien accueilli), des encouragements et beaucoup de retours positifs concernant mon univers graphique, et plus particulièrement sur ce que je fais sur Internet (blog et vidéos). On m’a d’ailleurs vivement recommandé de miser à fond là dessus pour l’avenir et que, je cite, « je pouvais largement prétendre au titre d’illustrateur ». Vraiment, cela m’a fait chaud au coeur et je suis boosté à mort pour la suite.

AngelExamTypo

La suite d’ailleurs, parlons-en. J’ai pas mal de choses en stock pour les derniers mois de 2015. En voici la liste plus ou moins exhaustive :

  • Au niveau du blog, je vais essayer de revenir à deux articles par semaine. Maintenant que mon examen est passé, je vais enfin pouvoir retourner régulièrement au cinéma et passer un peu de temps devant mes consoles de jeux pour vous pondre quelques chroniques illustrées.
  • Les strips sur le Japon vont reprendre à partir de ce mois-ci. Je prévois en tout cas un strip avant la fin du mois.
  • Au sujet de Whisper in the Dark, le projet est en cours de reboot. En effet, après réflexion et pour en avoir discuté avec d’autres personnes, j’aimerais y apporter des modifications assez drastiques afin que l’histoire aille plus vite, sans pour autant négliger les personnages. Les dialogues vont également être entièrement réécrits. La trame ne changera pas, ce sera juste un relooking (et vu mon niveau en dessin, cela ne fera pas de mal). J’espère une reprise pour le début d’année 2016 avec une publication plus régulière par la suite.
  • Le prochain fanmade est en cours d’écriture, avec un enregistrement prévu d’ici Octobre et le démarrage des dessins dans la foulée, avec l’objectif de sortir la vidéo avant les fêtes de Noël. Surveillez bien la barre de progression sur la droite du blog, ça va bientôt bouger !
  • Enfin, je suis sur un projet secret qui devrait aboutir d’ici la fin de l’année. Je ne vous en dis pas plus, j’en parlerai dès que j’aurai le feu vert.

Voilà le topo en ce qui concerne mes projets à venir. Sinon, je rappelle que je serai présent à la convention Art To Play qui aura lieu à Nantes les Samedi 21 et Dimanche 22 Novembre 2015. Attention toutefois, j’y serai en simple visiteur. Malheureusement, les conditions pour prétendre à un stand sur place ne m’étaient pas du tout favorables, vu qu’il fallait fournir 3 dessins originaux avant le Mardi 15 Septembre 2015 et qu’avec mon examen, c’était complètement impossible (en même temps, ils ont annoncé ça 15 jours avant, c’est pas très malin, enfin bref…).
Du coup, je n’aurai aucun goodie à vous vendre. Par contre, il ne faudra surtout pas hésiter à m’aborder si vous voulez une petite dédicace, une photo, etc. Pour rappel, il y a une boutique en ligne dans laquelle sont disponibles les cartes sur lesquelles je dédicace habituellement.

D’ailleurs, en parlant de goodies, je suis entrain de réfléchir à l’éventualité d’ouvrir une boutique sur RedBubble pour vous proposer des T-shirts (oui, j’ai choisi cette boutique car la qualité est bien meilleure que sur Spreadshirt). Mais je vous en parlerai plus en détails à l’occasion.

Et pour terminer, je vous informe que j’ai légèrement relooké la page Tipeee du blog. N’hésitez pas à y jeter un oeil.

Sur ce, à dans quelques jours pour un nouvel article !


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La Fille du Début du Mois : Ymir (L’Attaque des Titans)

Ca y est, c’est la rentrée ! Après 3 semaines à vadrouiller un peu partout, il est temps de faire sortir le blog de son état léthargique. Et on démarre donc, comme chaque premier Lundi du mois, avec un nouveau personnage féminin.

Shingeki no Kyojin (ou l’Attaque des Titans de par chez nous) est un manga démarré en 2012 au Japon et qui a rencontré un succès très rapide dans son pays, mais aussi en France. Avec son histoire sombre et ses personnages torturés, la série du mangaka Hajime ISAYAMA a rapidement trouvé mes faveurs, et ce malgré des dessins qui laissent parfois à désirer (mais je ne m’engagerai pas sur ce terrain, j’en vois déjà certains en train de récolter de quoi me lapider…). Parmi les différents protagonistes, il y en a vraiment pour tous les goûts et le casting se veut très équilibré dans sa répartition homme/femme (le contexte du manga fait aussi que le sexe n’a pas grande importance ici). Et dans la gente féminine, si Mikasa et Annie ont rapidement su s’attirer une fanbase importante, ma préférence va, dans mon cas, vers le personnage d’Ymir.

Vu comme ça, la jeune fille ne paie pas de mine. Avec son physique assez quelconque et son air blasé, Ymir semble toute désignée pour faire partie des seconds couteaux qui passeront l’arme à gauche à la première occasion (oui, dans ce manga, ça meurt beaucoup…). Mais, à ma grande surprise, j’ai rapidement accroché au personnage et au fil des tomes, je me suis mis à l’apprécier de plus en plus.
Pour commencer, Ymir possède une psychologie assez surprenante. Taquine, individualiste (voir presque opportuniste par moment), elle n’est clairement pas un modèle à suivre en termes de comportement humain, surtout dans un contexte historique comme celui de l’Attaque des Titans. Mais ce qui fait la force du personnage, c’est justement cet aspect très imparfait de sa personnalité, à la limite de la maladresse. Derrière son côté bourru, voir presque méchant, Ymir se veut une jeune fille complexe aux sentiments troubles et aux convictions fragiles. A l’heure actuelle, on ne sait pas grand chose sur elle, mais l’auteur en a déjà dit assez pour la rendre attachante et nous permettre d’éprouver une véritable empathie à son égard.

Et surtout (surtout!), j’adore le duo qu’elle forme avec le personnage de Christa. De tout le manga, je trouve que c’est actuellement la relation la plus intéressante et la plus complexe. Est-ce de l’amitié ? De l’amour ? Du respect ? Ou au contraire de la pitié ? En réalité, j’aime que l’auteur laisse planer cette ambiguité entre les deux personnages afin que le lecteur puisse se faire son propre avis. Car à l’image de beaucoup de relations humaines, tout n’est pas toujours aussi simple à définir, non?

J’ignore ce qu’il adviendra d’Ymir dans les tomes à venir, mais quoi qu’il arrive, elle a déjà gagné sa place parmi mes préférés du casting de la série. Il est vraiment plaisant de voir que le manga arrive à proposer des personnages à ce point complexes et imparfaits. En tout cas, moi j’adhère complètement.

YmirFille


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Pixels : PEGI 3 et moins

Les vacances approchant et la charge de travail commençant à s’alléger, je m’aventure beaucoup plus dans les salles obscures depuis quelques jours. Les sorties n’étant pas très nombreuses en cette période estivale, je peux me permettre d’aller quasiment tout voir. Et alors que je m’apprête à faire un petit marathon pour fêter le début des vacances (genre 4 films dans la journée, ça fait longtemps que je ne l’ai pas fait), j’ai commencé à alléger la liste des projections en allant voir Pixels, dernière comédie en date de Chris COLUMBUS (le mec qui a pondu Madame Doubtfire ou encore les 2 premiers Harry Potter, juste histoire de vous situer…). Car je dois bien avouer que le synopsis avait attisé ma curiosité de vieux joueur vidéoludique.

Toutefois, ne m’étant pas trop renseigné sur le film (je ne regarde plus les bandes-annonces), j’ai été un peu refroidi par la présence d’Adams SANDLER au casting, ainsi qu’à la production. Oui, j’avoue, je ne peux pas me voir cet acteur. Car à l’image de beaucoup de comédiens américains, il joue constamment le même genre de personnage jusqu’à l’overdose. Et malheureusement pour moi, le film aurait pu s’appeler Adams Sandler’s Pixels que cela ne m’aurait pas choqué. L’acteur est clairement placé au centre du film et ne rate pas une occasion pour faire son… ben son Adams SANDLER…
Mais bon, je ne suis pas non plus du genre à basher un film pour ce type de détail, donc entrons dans le vif du sujet. Pixels nous propose de suivre toute une bande de personnages (dont un espèce de geek absolument insupportable) en proie à une invasion extraterrestre. Et histoire de changer un peu, à la place des vaisseaux futuristes et autres aliens dégueulasses, ici on combat avec des figures emblématiques du jeu d’arcade des années 80. Ok… Pourquoi pas.

Seulement voilà, très rapidement on comprend que tout le scénario n’est qu’un prétexte à deux sous. Car Pixels est en fin de compte une comédie américaine tout ce qu’il y a de plus convenu. Nous avons donc une trame narrative avec ses actes classiques (dont une scène « romantique » insérée avec la finesse d’un hippopotame sous extasie), ses personnages caricaturaux (je vous ai dit qu’il y avait un geek absolument insupportable?) et son histoire cousue de fil blanc. En gros, l’emballage diffère mais on est en terrain ultra connu.
Après, c’est relativement bien fait si l’on est pas trop regardant sur les incohérences du scénario et qu’on se laisse prendre au jeu. Le film demeure très joli (j’aime beaucoup le début) et bien rythmé. On ne s’ennuie pas, quelques blagues font rire (même si c’est tellement tout public que les personnages ont des réactions très immatures) et il est toujours amusant de voir comment le réalisateur a inséré les grandes icônes de l’arcade (PacMan, Donkey Kong, Centipede, etc.) dans son scénario.

D’ailleurs, le film semble vouloir traiter la culture geek avec beaucoup de tendresse, bien que, comme dit plus haut, c’est beaucoup trop lisse et gentillet pour que le public cible se sente concerné par le message du film. D’ailleurs, quelques passages sont assez horripilants (« Bon sang, les jeux d’aujourd’hui sont bien violents »… SÉRIEUSEMENT LES MECS ?) et il est agaçant de voir le jargon du jeu vidéo utilisé à tord et à travers (le mot patern est un mot fourre-tout dans ce film, c’est complètement ridicule). Notons au passage que le personnage de la licence Q.bert se fait littéralement violer moralement parlant, vu l’utilisation qui en est faite dans le film.

On me reproche souvent de ne pas donner clairement mon avis à la fin de mes chroniques. Donc histoire qu’il n’y ait pas d’ambiguité, Pixels n’est pas pour moi un mauvais film et cela ne m’a pas du tout dérangé de le voir. C’est une comédie américaine grand public qui remplit parfaitement son cahier des charges et qui permet de passer un beau moment. Mais une question demeure : jusqu’à quand allons-nous tolérer ce genre de production? Sommes-nous devenu à ce point des consommateurs pour aller voir et revoir constamment le même type de contenu avec seulement l’emballage qui varie de temps en temps? Perso, je ne peux m’empêcher d’être las de voir encore et toujours les mêmes trames, les mêmes situations, les mêmes personnages agaçants (le geek toussa.. non mais j’ai vraiment haï ce personnage…).

Donc cher Cinéma Américain, soit cool avec moi, essaie de me surprendre de temps en temps, ça me permettra de retrouver la foi en ta capacité à proposer autre chose que du divertissement fast-food. Cordialement, bisous.

AngelQbert