L'Atelier d'AngelMJ


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Captain America – Civil War : Choisir son camp

Dans la guerre des blockbusters cinématographiques, Marvel s’illustre depuis plusieurs années comme un candidat de choix. Avec son Marvel Cinematic Universe (MCU pour faire court), nous avons droit tous les ans à un nouveau film mettant en scène les super héros de comics, le tout avec plus ou moins de talent. Car comme vous le savez sûrement, je fais partie de ce public qui commence à être fortement lassé par toutes ces productions. Même si j’avais plutôt apprécié Ant-man, le dernier Avengers ne m’avait point convaincu avec son scénario pré-mâché et son dégueulis d’effets spéciaux. Du coup, je suis allé voir ce nouveau Captain America plus par automatisme que par plaisir. Mais bon, entre ce film et Batman V Superman, j’étais tout de même curieux de voir ce que cela pouvait donner dans le camp adverse. Et bien que mon avis global reste inchangé vis-à-vis du MCU, ce nouvel opus m’incite à mettre un peu d’eau dans mon vin.

Car même si j’ai des reproches à faire au film, je dois d’emblée admettre une chose : je n’ai pas passé un mauvais moment. En fait, j’ai même trouvé cet épisode plutôt bon. Déjà les scènes d’actions sont vraiment sympas. Que ce soit les combats au corps-à-corps bien chorégraphiés, les bonnes idées de mise en scène pour certains affrontements (la scène dans les escaliers par exemple) ou les scènes de poursuites, on ne s’ennuie pas et le tout se veut très esthétique.
Autre bon point, le casting est convaincant. On retrouve les têtes habituelles, mais surtout quelques petits nouveaux qui m’ont vraiment plu. Black Panther est très classe, Spiderman attachant et l’arrivée d’Ant-man apporte une petite touche de fraicheur au groupe. Les acteurs incarnent toujours aussi bien leur personnage et l’alchimie entre eux fait mouche (j’ai par exemple trouvé le raprochement entre Vision et Wanda fort sympathique).

En fait, c’est au niveau de la trame que ça commence sérieusement à se gâter. Que l’on soit clair : elle n’est en soit pas si mauvaise que j’ai pu le lire dans certaines critiques. Seulement, on est très (TRÈS) loin des enjeux sous-entendus dans les premières minutes de l’intrigue.

Alors que le film introduit un début de discorde entre Ironman et Captain America au sujet d’un projet de loi pour « contrôler » les super héros, leur véritable affrontement se fera finalement autour du Soldat de l’Hiver, ancien allié du Captain. Forcément, on perd un peu en impact et en implication. Car si le fameux Sokovia Accords soulève des problématiques intéressantes quant à la responsabilité des super héros lors de leurs affrontements, l’histoire élude assez rapidement cet élément pour se focaliser sur le personnage de Bucky.

Et c’est en ça que le film rate un peu le coche : alors que scénaristiquement il y avait moyen de rendre l’intrigue du MCU un peu plus sombre, l’histoire n’est finalement qu’une périphérie où les personnages ont plus l’air de se chamailler que de se battre. Toutefois, l’affrontement tant attendu est vraiment très agréable à regarder. C’est fun, les différents personnages ont chacun leur petit moment à eux, c’est clairement le passage cool du film.
Il est toutefois à double tranchant, vu qu’après ce dernier on se désintéresse complètement de l’acte final et du plan du méchant (oui il y a un méchant dans ce film, mais on s’en fout un peu). Et même si le Steve ROGERS et Tony STARK finissent bien par se mettre mutuellement sur la gueule, les enjeux sont déjà morts et le final n’est ni surprenant, ni très engageant pour la suite.

En bref, Marvel a selon moi clairement choisi son camp concernant le MCU : ce sera du divertissement et c’est tout. De bonne qualité certes, mais du divertissement avant tout. Sur ce point, on ne peut rien reprocher au film. Comme dit, tout est là pour que l’on passe un bon moment en compagnie des Avengers. C’est bien filmé, bien rythmé… On ne s’ennuie pas quoi. Mais niveau intrigue, c’est vraiment le strict minimum qui nous est proposé. Finalement rien ne bouge ni n’évolue, et toute la bande sera là pour le prochain épisode.
Face à ce constat, je m’avoue vaincu à chercher la moindre profondeur dans cet univers et me contenterai donc de voir les prochains films pour le fun. Car clairement, il ne faut visiblement rien en attendre de plus. Un peu dommage, mais c’est comme ça.

AngelCaptain


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Le Point de Mai 2016 : Matériel, Programme de fidélité et Objectifs Conventions

Bonjour à tous,

Comme le mois dernier, voici un rapide point sur les évènements à venir pour Mai. C’est parti !

Concernant l’achat de matériel pour les Analyses SLG, vous avez été très généreux sur Tipeee et plus de 530 € ont été collectés. En cumulant avec la somme du mois précédent, l’objectif a été largement atteint. J’ai donc pu faire l’acquisition d’un Canon 700D. Merci beaucoup pour votre soutien. J’espère de tout cœur que vous serez satisfait de ce futur programme, qui sera pour moi une nouvelle expérience en termes d’écriture et de montage. Le premier épisode est programmé pour Juin.

Canon700D_AngelMJ

Pendant que j’en suis à parler de Tipeee, le système de fidélisation que j’avais annoncé le mois dernier a été mis en place. Comme convenu, les tipeurs réguliers ont désormais accès à certains bonus, comme par exemple des badges inédits qu’ils recevront durant le mois de Juillet. A cette occasion, le visuel sera en rapport avec les fêtes d’été japonaises comme Hanabi.

Frise

Concernant les objectifs de ce mois ci, je vais mettre l’accent sur les conventions comme Japan Expo. Les dons permettront de réduire mes frais pour le renouvellement des anciens goodies, mais aussi pour la création de nouveaux (il y aura par exemple les dessins des speedpaintings en carte postale). De mon côté, j’ai une douzaine de contreparties à réaliser. Ça fait du boulot, mais c’est la moindre des choses lorsque je vois votre soutien et votre fidélité.

Ce sera tout pour les annonces. Sinon, je continue à vous préparer des chroniques illustrées (je vais tenter d’en faire une sur le dernier Captain America), un strip sur le Japon est en chantier et il y aura une nouvelle vidéo speedpainting au cours du mois (et qui sera sur le Directeur de l’Asile de SLG S5). Sur ce, bonne semaine à tous !

PS : N’oubliez pas que je dessine en live tous les Lundis de 20h30 à 22h30 à cet endroit. N’hésitez pas à venir faire un petit tour ;)


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Speedpainting : Poupée Vivante

Comme je l’avais annoncé dans ma dernière FAQ, voici la première vidéo d’un nouveau concept : les speedpaintings. Désirant vous proposer plus de contenu sur la chaîne et cherchant également à m’améliorer en chant, montage, dessin, etc. j’ai trouvé que ce format pouvait être la solution idéale. Sur ce, penchons nous un peu sur son contenu.

A force de faire des fanmades sur les vidéastes, il m’est venu l’envie de réaliser des titres un peu plus personnels. Ce premier speedpainting est donc l’occasion de commencer à vous présenter en chanson les personnages de mon projet BD en cours de reboot : Whisper in the Dark.
Qui dit reboot, dit quelques changements. Si Ashley reste la protagoniste principale et sera au centre des premiers chapitres qui sortiront, j’ai choisi d’introduire un nouveau personnage inédit : Yuu. Son histoire sera développée en parallèle de celle d’Ashley (sans doute sur 2 ou 3 chapitres) et me permettra d’aborder une thématique qui m’interpèle depuis quelques temps : le star system et l’étrange relation qui lie les vedettes à leur public. Quelques explications à ce sujet.

Je n’ai jamais été « fan » au sens où on l’entend généralement. Je me suis rarement intéressé à la vie privée des vedettes et ce quelqu’en soit l’univers (musique, cinéma, etc.). Mon point de vue a changé dès lors que j’ai mis un pied dans l’univers de YouTube et des vidéos sur Internet. A ma grande surprise, j’ai découvert qu’on y retrouvait à peu près les mêmes codes et problématiques que dans les autres médias (j’irais même jusqu’à dire que c’est encore un cran au dessus, les vidéastes se voulant beaucoup plus proches de leur public). Mais c’est véritablement la Vidéo City (un évènement qui réunissait les gros vidéastes du Web l’année dernière) qui m’a donné envie d’aborder le sujet.
J’ai alors commencé à me questionner sur le rapport créateur/fan et sur les thématiques qui pouvaient en ressortir. Et j’ai porté mon dévolu sur le lien affectif qui peut se créer bon gré mal gré entre chacune des parties. Ce premier speedpainting expose donc le point de vue de la « star ». Il sera couplé avec une autre vidéo qui sortira plus tard dans l’année, qui lui exposera le point de vue du « fan ».

Je n’ai pas l’intention de vous pondre une analyse sur le texte et vous laisse le soin de voir ce que vous pouvez en tirer. J’ai juste cherché à faire en sorte que les paroles traduisent la complexité de ce type de relation, ainsi que les sentiments qui peuvent en découler. Le reste est à votre libre interprétation.

Pour le choix de la piste musicale, j’ai enfin pu réaliser une cover sur un titre du compositeur DECO*27. Je suis raide dingue de ses productions que j’affectionne autant au niveau musicale qu’au niveau des textes. J’ai porté mon dévolu sur la chanson Love Doll. Parlant d’un amour contrarié (c’est souvent le cas dans les titres de DECO*27), le morceau traduit bien le dilemme de cœur du personnage et les émotions qu’il engendre. Concernant l’adaptation des textes, j’ai tenté de faire honneur à ceux d’origine en conservant des tournures de phrases, ainsi que la structure de certains passages.

Sur ce, je vous laisse apprécier cette première vidéo. A noter que ce dessin sera également disponible en carte postale sur mon stand à Japan Expo, qui aura lieu en Juillet. Bon visionnage !


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Le Chasseur et La Reine des Glaces : Miroir de superficialité

Je suis de nature à ne jamais rester sur une première impression. J’aime laisser sa chance à chacun et c’est tout aussi vrai pour les productions cinématographiques. Quand une suite a été annoncée à Blanche-Neige et le Chasseur (que j’avais chroniqué à l’époque, dessin immonde à l’appui), je n’étais pas spécialement convaincu. Toutefois, j’étais conscient que l’univers instauré pouvait être développé et je me suis dit, qu’en essayant de corriger les défauts du premier opus, il y avait peut être matière. J’ai donc tenté ma chance. Mais je constate que certains réalisateurs s’obstinent à rester sur leur position.

Le Chasseur et La Reine des Glaces est donc une suite (alors que la bande annonce semblait plus vendre un préquel, mais on y reviendra) au premier film sorti il y a maintenant 4 ans. A l’exception de Kristen STEWART qui a été évincée (ironique quand on sait qu’elle avait le rôle principal…), tout l’ancien casting est présent avec en supplément Emily BLUNT dans le rôle de la Reine des Glaces et Jessica CHASTAIN dans le rôle de La Guerrière (en vrai elle a un prénom mais ça aussi on y reviendra). L’histoire peut se résumer en une ligne : le Chasseur est envoyé chercher le Miroir Magique de la Reine Maléfique qui a été « égaré » lors d’un convoi. Cette quête va le mettre face à son passé et il devra affronter la fameuse Reine des Glaces, à laquelle il était au service jadis et qui se trouve être la sœur de la fameuse Reine Maléfique (tu le sens le raccourci scénaristique?).

Je pense que vous sentez dans ces quelques lignes que le scénario m’a laissé sceptique. En réalité, je suis surtout frustré de voir que les erreurs du premier film se retrouvent dans cette suite. La trame est toujours aussi molle et manque cruellement de corps. On suit les péripéties du Chasseur d’un lieu à un autre, sans qu’à aucun moment on ne se sente vraiment impliqués dans sa quête. Ajoutez à cela que la trame est super convenue et sans génie. Mais je pense que ce qui m’a achevé c’est clairement le message général du film. Ressortir le sempiternel schéma de « l’amour c’est beau, ça rend fort, blablabla oops j’ai vomi » dans un film qui veut se la jouer sombre et torturé… Je me demande vraiment quels étaient les objectifs du réalisateur.

Cela me fait d’autant plus râler quand on voit l’univers instauré et toutes les possibilités qu’il peut offrir. Comme pour le premier opus, il se dégage quelque chose du film au niveau de son ambiance. On sent l’envie d’instaurer un univers de Dark Fantasy crédible. Et il y a vraiment des éléments super bien trouvés, comme par exemple les trolls (ou les gobelins… je sais plus) qui ont un design très intéressants, le palais gelé de Freya qui pète la classe ou encore certains costumes qui sont absolument sublimes. De plus, il y a toujours de belles trouvailles en termes d’imagerie et de symbolique. L’exemple le plus flagrant étant la Reine Maléfique qui possède des tenues somptueuses mais qui semble composées de manière noire. Si l’allégorie manque peut être un peu de finesse, l’idée est là.

Mais comme je le dis souvent, un bel emballage ne fait pas tout. Et c’est là tout le problème de ce Chasseur et La Reine des Glaces : il est beau mais désespérément creux. Car en plus de son scénario basique, les personnages sont ramenés au rang de fonction et sont de ce fait peu attachants. Il y a tout de même des efforts faits pour la Reine des Glaces (qui devient le personnage central du récit), mais cette dernière se fait complètement voler la vedette par sa frangine Ravenna (la fameuse Reine Maléfique du premier film… oui j’ai dû aller sur Allô Ciné pour me rappeler de son prénom) qui apparait à quelques minutes du dénouement.

Je terminerais en poussant un petit coup de gueule. Je le dis souvent mais (dans la mesure du possible), je ne regarde pas les bandes-annonces. Or celle de ce film, je me la suis coltinée pendant des semaines avant chacune de mes séances. Et je crois que c’est une des pires que j’ai vu. En gros, elle ment outrageusement sur son contenu (elle vend un préquel alors qu’il s’agit d’une suite) et est en majeure partie composée des scènes du dernier arc ! Tout ça pour rappeler que Charlize THERON est toujours là, même si c’est pour quelques scènes au début et à la fin. Bref je n’aime pas du tout ce genre de manœuvre qui dupe le spectateur.

Au final, je suis ressorti du film avec exactement la même frustration que pour le premier. Une frustration qui trouve son essence dans le fait d’être face à un univers qui fonctionne et qui me plait. Mais l’histoire qui s’y déroule est sans intérêt, creuse et présentant des personnages peu attachants. En gros si vous avez aimé le premier opus, cette suite vous plaira car c’est exactement la même chose. Mais me concernant, je demeure déçu de voir autant de potentiel sacrifié sur l’autel de la convenance. Pour résumer, à nouveau un film à l’image de son antagoniste : magnifique à l’extérieur, beaucoup moins à l’intérieur…

AngelMiroir


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La Fille du Mois : Tigress (Kung Fu Panda)

Il y a quelques jours, je suis allé voir le 3e film Kung Fu Panda. J’ai toujours beaucoup aimé cette licence, qui est sans doute ma préférée des studios Dreamworks après Dragons. J’étais alors tenté de vous rédiger un article concernant ce 3e opus, mais je me suis rendu compte que je n’avais pas tant de choses à raconter dessus. Pour faire court : c’est comme les deux autres. C’est fun, drôle et émouvant, plein de trouvailles visuelles (toujours le gros point fort de cette saga) et les scènes d’actions en mettent vraiment plein la vue. Bref, aucune surprise niveau contenu mais c’est loin de desservir le film.

Cependant, je me suis dit que c’était l’occasion idéale pour vous parler d’un des personnages phare de la licence. Et ça tombe bien, il s’agit d’un personnage féminin donc la rubrique de La Fille du Mois tombe à pic. Vous l’aurez compris, on va parler de Tigresse (ou Tigress dans la version originale).

Membre des 5 cyclones, la jeune féline a tapé dans l’oeil de nombreux fans de la licence (si je me fie à l’avalanche de fanarts que l’on peut trouver sur elle…), moi le premier. En même temps, il est difficile de ne pas s’attacher à ce personnage. Pour commencer, je trouve son charadesign sublime. Il se dégage de sa morphologie à la fois force et féminité. Le tout mêlé à l’animation léchée du personnage lorsqu’il se bat, Tigresse dégage énormément de charisme et de classe à chacune de ses apparitions.

Mais bien au delà de l’aspect purement esthétique, elle est aussi un personnage à la psychologie suffisamment développée pour que l’on éprouve une vraie empathie à son égard. Tigresse est une protagoniste juste et droite, respectant les règles ainsi que son maître (Shifu, best maître de kung fu EVER). Mais l’arrivée du maladroit (et quelque peu encombrant) Po le Panda va l’obliger à évoluer et à s’adapter.
Et c’est ce point que j’apprécie énormément chez Tigresse. Bien qu’elle ait des principes, elle est loin d’être butée et sait faire preuve de recul et de modestie. Son évolution durant les films permet de développer ces différents changements (principalement le deuxième pour moi) et sa relation avec Po la rendra, en plus de tout le reste, particulièrement touchante.

Alors certes, certains pesteront que le personnage est souvent trop fort, voir un peu trop parfait. Mais son évolution et son comportement demeurent cohérent avec sa psychologie. Ainsi, ses interventions au sein de la trilogie seront toujours justifiées et permettront une progression intéressante de l’histoire ou de ses relations avec les autres personnages. Donc encore une belle création des studios Dreamworks, qui me laisse espérer la naissance de nouveaux opus pour la licence Kung Fu Panda, ne serait-ce que pou revoir Tigresse à l’action.

TigressAvril2016


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Le Livre de la Jungle : L’arbre qui cache la forêt

Depuis quelques temps, Disney semble bien décidé à adapter en version live ses classiques du dessin animé. Après AliceMaléfique, Cendrillon et bientôt Peter et Elliot le Dragon (qui sort vraiment de nulle part), voilà que débarque sur nos écrans Le Livre de la Jungle. La version animée a littéralement bercé mon enfance et je suis encore aujourd’hui capable de réciter le film à la réplique près. Donc forcément, j’ai saisi le premier temps mort dans mon planning quelque peu chargé pour aller voir cette nouvelle adaptation. Et ce fut un véritable surprise.

Car soyons clair dès le départ : un peu à l’image de Maléfique, ce film est une relecture complète de la version de 1967. Si tout le casting d’origine est présent, l’histoire est vraiment différente. Et pour moi c’est un bon point. Plutôt que de refaire à la scène près le dessin animé, les studios Disney ont choisi de proposer un nouveau récit qui est loin d’être idiot. Je dirais même plus : cette nouvelle version a du sens et le voyage initiatique de Mowgli prend une dimension symbolique assez intéressante.

Puisqu’on en parle, saluons la prestation du jeune acteur Neel SETHI qui joue l’enfant sauvage. Il est vraiment crédible dans le rôle et il n’a pas du être facile pour lui de jouer « seul », tous les autres personnages étant en image de synthèse. Mais il propose un Mowgli bien plus débrouillard et moins tête à claque que celui de la version animée. Loin d’être idiot, il est le personnage fort du film et on s’y attache très facilement.
Du côté des animaux, tout le monde répond à l’appel. Histoire de ne pas tomber dans le fan service forcé ou le bête caméo, chacun aura un rôle bien défini au sein du récit mais saura s’éclipser au moment opportun (à l’image de Kaa qui apparaît brièvement mais qui aurait eu du mal à trouver sa place dans cette nouvelle version). Grosse nouveauté : les loups sont bien plus présents dans l’intrigue et la relecture de certains personnages comme Baloo ou Shere Khan les rendent un peu moins unilatéraux. Note spéciale aussi pour le Roi Louie qui dégage quelque chose de complètement différent. Mais Bagheera, comme à l’époque, reste mon personnage préféré avec sa flegme légendaire (en plus il a l’air fluffy!!).

Du coup, cette version live apporte une vraie plus value face au dessin animé, avec un propos qui se révèle moins primaire qu’on pourrait le croire. Ajoutez à cela que le film n’est pas vilain du tout. Même si certains animaux font vraiment fakes par moment (je dirais que c’est LE gros défaut du film), les décors sont immersifs, il y a des jeux de lumière et d’ambiance très intéressants, et la musique tombe toujours à point nommé pour accompagner les moments forts de la trame (dont certaines variantes de « Il en faut peu pour être heureux » vraiment pas mal).

En un mot comme en cent : j’ai passé un très bon moment devant Le Livre de la Jungle. Il n’y a pas grand chose à lui reprocher en fin de compte. J’ai en tout cas apprécié l’initiative du studio de proposer une nouvelle version de l’histoire, d’avoir fait de Mowgli un personnage plus attachant et rendre ses aventures plus fortes en termes de sens. Bref je vous le conseille, il y a de grandes chances pour que, vous aussi, vous passiez un bon moment dans la jungle.

AngelLdlJ


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Batman v Superman : Froide Justice

J’ai l’impression que donner son avis sur un blockbuster est devenu, de nos jours, aussi dangereux que de parler politique ou religion. Et avec Batman v Superman : L’Aube de la Justice, cette impression a pris une toute nouvelle ampleur. En effet, je n’ai jamais autant vu Internet se déchirer pour savoir ce qu’il faut penser de cette production Warner Bros. Mais il faut dire qu’avec sa campagne promotionnelle hyper agressive (moi qui ne regarde pas les BA, ça a été vraiment difficile d’y échapper), le film s’est fait remarqué. Suite à cela, beaucoup y voient, à raison ou à tort, une alternative aux productions Marvel (qui s’enlisent dans une conformité de forme et de fond assez effrayante). Alors ? Chef d’oeuvre ou tout l’inverse ? Honnêtement je n’en sais rien moi-même et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

On va jouer franc jeu d’office : je n’ai pas aimé le film. Je vais en lister les raisons, mais gardez toutefois cette information en tête : ce n’est pas parce que je ne l’ai pas aimé que je le considère comme un mauvais film. Je pense même que, d’un point de vue purement objectif, il est très bon.

Je suis quelqu’un qui fonctionne beaucoup au feeling. Du coup, en matière de cinéma j’aime m’investir dans les films que je regarde pour vraiment les apprécier. Et le principal problème que j’ai avec ce Batman v Superman, c’est qu’à aucun moment je ne suis rentré dans le film. La raison principale est que je n’ai pas du tout accroché à l’ambiance générale et qu’à aucun moment je ne me suis senti impliqué par l’histoire qui m’était projetée à l’écran.
Avec son visuel désaturé, son absence totale d’humour, ses personnages sombres et torturés, il est clair que le projet possède une vraie identité et on sent la volonté de proposer quelque chose de très différent de la concurrence. Mais de mon point de vue, tout est beaucoup trop exacerbé. A trop en faire l’ensemble en devient froid et austère. Du coup impossible pour moi d’éprouver la moindre empathie pour les personnages et leurs déboires. Ainsi je suis donc resté complètement extérieur au film.

Tout ceci est bien dommage car je suis malgré tout très conscient des qualités de ce dernier. Pour commencer, je trouve le casting très bon. Henry CAVILL incarne toujours aussi bien le kryptonien en slip rouge, Amy ADAMS campe une Lois Lane loin d’être accessoire et j’ai bien aimé le Lex Luthor de Jesse EISENBERG. Quant à Ben AFFLECK (dont l’attribution du rôle du chevalier noir a beaucoup fait parler), je n’ai vraiment rien à reprocher à son interprétation qui colle très bien à l’univers. On est très loin du Batman incarné par Christian BALE certes, mais le bashing à son égard est pour moi purement gratuit et proche de la mauvaise foi.
Il y a aussi la musique. Même si je peux comprendre que l’on puisse se lasser du style d’Hans ZIMMER, j’ai trouvé l’ensemble en parfait harmonie avec le film et je retiendrai particulièrement les thèmes des protagonistes, avec en tête celui de Wonderwoman qui envoie bien du pâté (mais là encore, il parait qu’il y a débat sur le sujet…).

Du coup, si les défauts du film se résumaient à son esthétique glacial, je pense que j’aurai pu passer outre. Seulement, il faut ajouter à cela que le scénario ne m’a pas spécialement convaincu. Le problème selon moi c’est que l’histoire tient majoritairement sur des non-dits et des occultations d’éléments pour réussir à avancer. En effet, si les personnages prenaient un peu plus le temps de discuter plutôt que de s’enfermer dans le mutisme, il y aurait eu moins de bâtiments à reconstruire à la fin de l’histoire.
Ajoutez à cela Lois qui continue de respawner là où ça l’arrange, les grosses failles de scénario vis-à-vis des pouvoirs de Superman (il peut sauver Lois à tout moment, par contre les autres…) ou encore Batman qui lui fait la gueule tout le film et qui fait copain-copain en quelques secondes… Il s’agit de petits détails, certes, mais leur accumulation ne m’aide pas dans ma volonté d’appréciation.

Et encore une fois, quel dommage quand on voit les thématiques soulevées par le film. Celle de la justice est bien entendu centrale au travers de Batman, mais c’est surtout la thématique du divin incarnée par le personnage de Superman qui a attiré mon attention. Plus christique que boy-scout, le kryptonien symbolise toute la problématique de la présence d’un être « supérieur » parmi les mortels. Dans le sens où tout le long du film, on le critiquera dans ses actions (jugées comme trop individualistes ou unilatérales) comme dans ses non-actions. J’ai trouvé le parallèle vraiment intéressant et il permet de rendre le personnage de Superman plus profond qu’il n’en a l’air. De plus, cela donne une toute autre dimension à son combat contre l’homme chauve-souris (Homme vs Dieu) et crée une symbolique forte.

Vous l’aurez compris, mon âme de cinéphile est terriblement partagé. Bien que je nie pas les qualités du film ainsi que ses objectifs, je n’arrive pas à faire abstraction du sentiment désagréable que j’ai eu lors de son visionnage. Pourtant, j’aimerais l’aimer. Sincèrement. Car je veux croire en un renouveau des licences de comics au cinéma, et Batman v Superman possède des atouts convaincants pour m’aider à garder la foi. Mais à trop vouloir se la jouer sombre et torturé, le film peine à se laisser approcher et ses errances scénaristiques ne poussent pas à la persévérance.

Donc chef-d’oeuvre ou tout l’inverse ? Je vous laisse seul juge. Prenez le temps d’aller le voir pour vous faire votre propre avis et ne vous laissez pas influencer par les critiques trop élogieuses ou trop calomnieuses.

MontageBlogBvS


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La Fille du Mois : Reol (Utaite)

Si à la base Les Filles du Mois sont là pour m’exercer à dessiner différents personnages féminins, c’est aussi devenu un prétexte pour vous parler d’univers un peu moins connu (comme j’ai pu le faire avec Alex par exemple). Et à l’occasion du mois de Mars, j’aimerais vous présenter une chanteuse dont je suis le travail depuis maintenant 2 ans : Reol.

Rapide présentation : Reol est ce qu’on appelle une Utaite. C’est le terme utilisé pour désigner les personnes qui chantent majoritairement des covers de musique VOCALOID et qui les postent ensuite sur Nico Nico Douga, le Youtube japonais. Si elle a commencé avec des reprises, elle a été mise sur le devant de la scène grâce à ses collaborations avec le compositeur Giga-P (vous savez, le type derrière les instrus de mes fanmades du Geek et du Patron). C’est en effet elle derrière les paroles de +Boy ou Gigantic O.T.N. (oui, cette chanson a été écrite par une femme XD) et bien d’autres titres.
A l’heure actuelle, en plus de continuer ses activités d’Utaite, Reol a sorti deux albums au Japon : le premier est composé exclusivement par Giga-P, et le second qui est un album de morceaux inédits.

Maintenant que les présentations sont faites, laissez moi vous expliquer pourquoi j’adore cette chanteuse. Pour commencer, je trouve qu’elle a une voix vraiment très atypique. Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’un logiciel de synthèse vocal car chantant majoritairement sur les titres très pop/électro de Giga-P, l’autotune est de mise. De plus, son débit de paroles étant assez élevé, j’avais des doutes quant au fait qu’il s’agisse d’une vraie voix (et après je me suis rappelé que c’était une japonaise °^°).
Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que non, ce n’est pas une voix de synthèse mais bien d’une chanteuse tout ce qu’il y a de plus humaine. Cela a rendu sa voix d’autant plus charmante. Comme dit plus haut, elle est très atypique dans le fait que malgré ses 20 ans bien passés, Reol a une voix très androgyne qui donne aux morceaux qu’elle interprète une aura particulière. Mais c’est surtout sa manière d’interpréter les titres VOCALOID qui lui donne toute sa superbe : quand elle chante, on sent qu’elle y met du coeur et rend certains morceaux beaucoup plus forts et punchy. Du coup, je préfère systématiquement (à quelques exceptions près) ses covers aux versions originales, tellement elle y appose sa patte artistique.

Et enfin, j’ai été très heureux de la voir sortir un album solo complètement inédit. Car je pense qu’elle a un univers vocal assez fort et identifiable pour ne pas se limiter à de la cover. J’espère donc un jour arriver à faire l’acquisition de son album qui n’est disponible qu’au Japon pour le moment (et la case import est encore bien trop onéreuse à mon goût).

Si vous avez envie de découvrir son travail, je vous laisse le lien vers sa chaîne officielle YouTube (ça reste toujours plus simple d’accès que Nico Nico). J’espère qu’il vous plaira.

ReolMars2016


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La Fille du Mois : The Bride (Kill Bill)

C’est avec pas mal de retard que débarque enfin la Fille du Début du Mois de Février 2016. Et ce coup ci, j’avais envie de vous parler de la protagoniste principale d’un film de Quentin TARANTINO : The Bride de Kill Bill.
Cette envie ne sort bien sûr pas de nulle part. Il y a quelques semaines une soirée Kill Bill a eu lieu dans mon cinéma à l’occasion de la sortie du dernier film du réalisateur, Les 8 Salopards. Je n’ai, bien sûr, pas hésité à me déplacer pour revoir les deux films. Et ce revisionnage m’a permis de me rappeler à quel point j’aime cette production, et tout particulièrement son personnage principal.

En termes d’écriture, il s’agit pour moi d’un des meilleurs protagonistes écrits par le réalisateur. Il faut dire qu’en deux films, il a largement eu le temps de développer son background, son caractère, sa psychologie et son évolution. De ce fait le personnage de La Mariée, en plus d’être interprétée par une Uma THURMAN absolument sublime, est très complet et très profond. Alors qu’on la pense simplement motivée par une soif de vengeance primaire, l’histoire nous montrera que ses intentions sont bien plus complexes qu’il n’y paraît.
Du coup j’aime le personnage pour ce qu’il représente au sein du film et la manière donc le réalisateur a choisi de la dépeindre grâce aux différents flashbacks. Les intentions derrière ses agissements prennent ainsi une toute autre dimension et rendent le personnage moins unilatéral qu’on pourrait le croire. J’essaie vraiment de ne pas trop vous en dire afin de ne pas vous gâcher le plaisir si vous n’avez pas vu le film (si c’est le cas, il serait temps de faire le nécessaire pour…) car c’est pour moi la principale force de cette production.

Ainsi, The Bride est une femme forte et complexe, à la fois dure et sensible, qui mène son propre combat afin d’atteindre des objectifs pas aussi « bêtes » que la simple vengeance ou la tuerie. Une personnalité qui évolue dans un monde de violence pour atteindre une paix intérieure salvatrice, ce qui la rend fascinante à mes yeux.

BrideFevrier2016

 


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The Binding of Isaac Afterbirth : Replonger dans le coffre

Parmi mes découvertes vidéoludiques de ces dernières années, The Binding of Isaac demeure parmi celles qui m’ont le plus marquées. Je m’étais longuement étendu sur le sujet dans de cet article et je pensais ne plus rien avoir à dire dessus, excepté vous conseiller d’y jeter un oeil. Mais en fin d’année 2015, une extension du nom d’Afterbirth a pointé le bout de son nez et cela a été une occasion pour moi de me relancer ce jeu à l’univers étrange et fascinant. Du coup, avec un cumul de plus de 260 heures sur le bousin (diantre, que ce jeu est chronophage!), j’avais quand même envie d’en reparler un petit peu.

Bref rappel du principe : The Binding of Isaac est un Rogue-like dans lequel chaque niveau est crée aléatoirement. Vous devez faire face à des hordes d’ennemis à l’aide d’objets récupérés dans des coffres et autres salles aux trésors, le tout dans une ambiance quelque peu glauque mais aux thématiques intéressantes.
Si j’avais fait quasiment le tour du titre d’origine (il me manquait juste quelques parties avec un personnage qui meurt à chaque coup… joie…), l’extension qui a émergé fin Octobre a été une bonne occasion pour relancer ce dernier. Les ajouts sont en effet loin d’être anecdotiques et m’ont même motivé à tenter le 100%.

Première grosse nouveauté : le jeu inclut un mode inédit du nom de Greed. Alors que d’ordinaire notre personnage évolue dans un labyrinthe aléatoire, nous devons ici enchainer d’immenses salles remplies d’ennemis de plus en plus dangereux, le tout en essayant d’amasser un maximum d’argent afin de les dépenser intelligemment dans la boutique disponible entre chaque run. Si on fait assez vite le tour de ce mode, force est d’admettre qu’il fonctionne plutôt bien et permet d’entrevoir le jeu de manière très différente. Ainsi, certains items et stratégies ne s’appréhendent pas du tout comme dans le mode Classique et la gestion de l’argent peut se révéler être un vrai challenge, pour peu que nous ne dépensez pas tout afin de tenter de débloquer un nouveau personnage.

En parlant de personnage, Afterbirth gonfle le casting avec deux nouvelles recrues. Il y a d’abord Lilith, un personnage féminin qui a la particularité de se servir exclusivement de familiers (de petits personnages qui nous accompagnent), dont un qui adapte ses tirs en fonction des caractéristiques du personnage. Je ne cacherais pas que j’ai trouvé la nouvelle venue un peu trop cheatée. Elle dispose en effet d’un item lui permettant de dédoubler les familiers qui l’accompagnent, la transformant un véritable machine de guerre, pour peu que l’on ait de quoi recharger ladite boite.
Cela compense toutefois avec l’autre petit nouveau, Keeper (se débloquant dans le nouveau mode cité un peu plus haut), qui de son côté dispose d’un triple tir puissant, mais qui a la particularité de n’avoir que 2 points de vie qui se régénèrent uniquement grâce à l’argent. Autant dire que les parties avec lui sont loin d’être faciles et que l’on se retrouve souvent à laisser trainer la moindre pièce, pour peu que l’on tombe dans une salle aux ennemis agressifs. Toutefois, cela permet deux expériences de jeu vraiment inédites par rapport aux autres personnages et cela évite la répétivité.

A cela s’ajoute bien sûr de nouveaux ennemis, boss (dont un nouveau boss final caché), items, salles, challenges, etc. qui viennent vraiment renouveler les parties même si vous aviez fait le tour du titre principal. Ajoutez à cela que les développeurs ont apporté quelques retouches aux personnages déjà existants, comme un bouclier pour le personnage de The Lost (merci à eux pour ça), ou des items forts utiles pour Cain ou Eve. Mine de rien, cela permet une bonne re-découverte, surtout qu’il faut désormais bouclés le jeu en Hard avec tous les personnages et toutes les fins pour obtenir le précieux 100%.

En bref, je suis vraiment satisfait par cette extension qui vaut largement son prix. Apportant un contenu conséquent à un jeu qui était déjà bien complet à la base, on est vraiment face à un DLC soigné qui donne envie de se replonger dans l’étrange univers d’Isaac. Donc si vous possédez le jeu et que vous n’êtes pas contre la perspective de replonger la tête la première dans le coffre de l’enfant martyrisé, vous pouvez y aller les yeux fermés. De mon côté, je retourne me perdre dans les couloirs du titre, n’étant plus qu’à quelques succès du 100% tant convoité…

IsaacFinal