L'Atelier d'AngelMJ


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The Binding of Isaac Rebirth : Traumatisme d’Enfance

Je ne sais pas pour vous, mais bien souvent lorsqu’il y a une sorte de « hype » autour de quelque chose, plus on m’en parle et moins j’ai envie de m’y intéresser. Et le cas de The Binding of Isaac ne fait pas exception. On m’en a parlé de ce jeu, je dirais même que l’on m’a littéralement saoulé avec. Tant est si bien que j’ai fini par le prendre en grippe, d’autant plus que je n’y voyais qu’un jeu faussement subversif juste parce que les développeurs ont foutu du sang et du caca sur les murs pour faire genre.
La sortie d’un remake en fin d’année dernière (sobrement nommé Rebirth) a remis le jeu sur le devant de la scène. La « hype » s’étant un peu tassée, j’ai finalement décidé (suite à une promo sur Steam) d’acquérir le jeu, histoire de me faire enfin mon avis et voir si tout le bruit autour de ce dernier était vraiment légitime. Est-ce que cet épisode vaut donc qu’on lui accorde du temps? Et bien au bout de 80 heures de jeu, je peux vous dire que oui, très largement.

Résumons rapidement le bousin : on incarne Isaac, un jeune garçon qui s’est réfugié dans la cave de sa maison, car sa mère pense entendre des voix l’incitant à le tuer. On va donc parcourir différents niveaux afin d’échapper à notre funeste destin. Tout est généré aléatoirement, que ce soit l’architecture des niveaux, les ennemis, les items, etc.
Je vais être très honnête : les premières parties ont été très austères. Le jeu est très punitif et la difficulté relevée, même en « Normal ». Il m’a fallu bon nombre de parties pour parvenir au premier boss final du jeu (oui il y a plusieurs boss finaux… c’est compliqué), tout ça pour découvrir que je n’étais pas au bout de mes peines vu que cette victoire me donnait accès à de nouveaux niveaux, de nouveaux boss, et ainsi de suite…

Mais on a aussi une des première qualités du jeu : le fait que les choses se débloquent régulièrement au fil des parties et des victoires incite à la progression, et ce malgré une difficulté qui va crescendo et le côté relativement répétitif du soft (perso je ne fais qu’un ou deux runs par jour). Il y a beaucoup de choses à découvrir, que ce soit en termes d’objets, d’ennemis ou de personnages. The Binding of Isaac Rebirth se révèle être un jeu très complet, dans lequel le joueur est récompensé pour ses efforts et sa persévérance malgré, je le répète, une difficulté très punitive.

Mais ce qui m’a fait le plus adhéré au jeu est clairement son univers et son histoire. Si j’ai eu du mal au début avec la charte graphique (univers morbide avec des graphismes « mignons » typés 16 bits) et au scénario faussement basique, j’ai été surpris, au fil des parties, de découvrir que le scénario de Rebirth n’est pas si simpliste que ça. Il est en effet rare de voir un jeu utilisant de manière si intelligente les codes de l’ésotérisme et de la religion. Les références ne sont pas anodines et on sent une vraie recherche de cohérence dans l’utilisation des codes et des symboles. Le tout est au service d’une histoire laissant au joueur le soin de l’analyser et de comprendre ce qu’il découvre sur les personnages, les dernières fins laissant place à de très nombreuses interprétations et proposant des réflexions sur des thèmes vraiment intéressants.
J’insiste vraiment sur ce point car si le jeu peut paraître de l’extérieur subversif ou blasphématoire (ce que je pensais avant d’y jouer), ce n’est pour moi pas du tout le cas. Au contraire, je salue le travail des développeurs pour avoir réussi à proposer un jeu d’une telle richesse, et d’être parvenu à aborder des thèmes aussi complexes que la maltraitance ou la culpabilité chez l’enfant.

Alors certes, le jeu possède quelques défauts qui pourront freiner l’ardeur de certains joueurs. Comme dit plus haut, le jeu est difficile et peut être parfois décourageant, surtout dans le fait que les niveaux se génèrent aléatoirement. Combien de fois j’ai ragé en tombant directement sur un ennemi en entrant dans une salle alors que j’étais entrain de faire un run parfait… Ou encore quand le jeu ne te distribue que des objets tout pourris alors que tu étais une machine de guerre la partie d’avant (oui, c’est extrêmement frustrant ça!).
De plus, en ajoutant le fait que la charte graphique est assez discutable, je n’ai pas du tout adhéré aux musiques. Je sais que c’est purement personnel, mais je les trouve très désagréables. Je me doute bien que le but était de créer une ambiance oppressante et lugubre, mais me concernant ça me tape rapidement sur le système et ajoutées à la difficulté parfois cruelle du jeu, certaines parties se révèlent plus énervantes que divertissantes.

Toujours est-il que The Binding of Isaac Rebirth a eu le mérite de me surprendre, et de me surprendre en bien. Le parfait exemple pour illustrer le fait qu’il ne faut jamais juger un jeu sans avoir pris le temps de le découvrir en profondeur. Malgré sa difficulté et son univers très particulier, il a réussi à me séduire grâce à sa progression équilibrée, l’utilisation intelligente des codes de la religion et les thèmes sous-jacents qu’il aborde. Donc pour moi la « hype » n’est pas déméritée. Toutefois, j’aurais du mal à conseiller le jeu car je le trouve malgré tout assez spécial, et il faut adhérer à la forme comme au fond pour vraiment l’apprécier. Mais ça reste une expérience vidéoludique vraiment intéressante.

IsaacBattle


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Chappie : Conte d’anticipation

Un film où l’on suit un robot qui se découvre des sentiments? Voilà un sujet déjà maintes fois traité dans le monde de la science-fiction. On pense souvent en avoir fait le tour, mais bon nombre de films continuent de sortir avec cette thématique, comme autant de réalisateurs ayant l’intention d’apporter leur point de vue sur ce vaste sujet. Je reste personnellement très intéressé par cette thématique. La notion d’intelligence artificielle, ainsi que toutes les problématiques sur l’âme et l’identité que cela peut soulever, me plaisent en effet beaucoup. Je suis donc allé voir Chappie dès le jour de sa sortie en salle, quitte à me faire une séance tardive en VO. J’étais à la fois confiant, mais aussi sur la réserve, lorsque j’ai su que le réalisateur n’était autre que Neill BLOMKAMP, à qui on doit récemment District 9 (que je n’ai pas vu) et Elysium (qui m’avait laissé un sentiment supra bof). Verdict?

Et bien je ne vous cacherais pas que le film me laisse, tout comme la précédente production du réalisateur, assez mitigé. Je n’ai en effet pas réussi à rentrer complètement dedans, principalement à cause de la manière dont a été construite l’histoire. Mais j’y reviendrai.

Chappie est un film bien foutu. Les effets spéciaux sont de très bonne facture, les robots sont insérés de manière réaliste et animés avec beaucoup de brio. C’est bien filmé et bien mis en scène, l’ensemble se veut très accessible et bien que les personnages ne brillent pas par leur originalité (on est face aux stéréotypes habituels, avec mention spéciale à Hugh JACKMAN et son horrible coupe de cheveux pour le rôle du méchant « parce que je suis méchant »), on arrive à s’intéresser à leurs déboires. Car le film, bien qu’essentiellement concentré sur le robot Chappie, permet surtout de confronter différents protagonistes face à leurs enjeux et envies personnels, qui pourraient être comblés par le fameux robot doté de sentiments.
Ainsi le film est clairement construit sur le thème de la confrontation. Elle sera d’abord purement verbale, puis deviendra de plus en plus physique, voir carrément violente dans le dernier quart, où bon nombre de personnages passeront l’arme à gauche dans un affrontement final qui sort un peu de nulle part, mais qui permet au réalisateur de mettre en avant sa vision sur la notion d’Intelligence Artificielle.

Et je dirais que c’est principalement sur ce point que le film montre pour moi des lacunes. Si je parviens à fermer les yeux sur le fait que Chappie se comporte comme un gangster de cité (ce qui est particulièrement horripilant) et sur les placements de produits insérés avec la finesse d’un éléphanteau alcoolisé, j’ai eu du mal à adhérer à la finalité du film et à ses différentes conclusions.
Là où je trouve que Chappie pèche, c’est dans sa manière hyper simpliste d’aborder ses thématiques. Tout est trop vague, trop infantile. Si la relation Deon/Chappie m’a paru intéressante, la conclusion m’a laissé assez perplexe dans le fait que de nombreux aspects encore aujourd’hui sujets à interprétation, comme la notion de programme ou d’âme, sont ici traités de manière naïve et, pour ma part, peu crédible. La symbolique est là, mais elle se fait au détriment de la vraisemblance, transformant le film en conte futuriste. Oui, c’est ça en fait, Chappie est un conte. Cela reste bien sûr un point de vue défendable, et je sais qu’il s’agit là d’une remarque purement subjective. Ce n’est d’ailleurs pas négatif comme remarque, mais disons que je ne m’attendais pas à ça.

Chappie n’est pas un mauvais film, vraiment pas. Seulement, la manière dont il traite son propos est trop simpliste et on le prend difficilement au sérieux. Ainsi, alors que le film aurait pu apporter un vrai plus dans l’univers de la science-fiction d’anticipation, il le fait de manière assez naïve et maladroite, le tout avec des raccourcis scénaristiques et des explications évasives (voir pas d’explication du tout), ce qui risque de faire froncer les sourcils des plus septiques sur le sujet. Je vous conseille donc de vous faire votre propre avis, car comme dit, le film est loin d’être désagréable à voir et la gestion du rythme joue en sa faveur. Mais me concernant, je reste un peu déçu devant la direction prise par le réalisateur.

ChappieAngel

 


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 02 – Rencontre avec Toto

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Oui bon… Certains me diront que c’était évident. Mais on va dire que ma naïveté naturelle (oui, encore elle…) et ma curiosité ont joué en ma défaveur. Toujours est-il que ces toilettes sont vraiment excellents, surtout qu’il y en a partout, même dans les lieux publics (et ils sont nickels en terme d’hygiène, Keni a apprécié). Bref le WC Toto, l’essayer c’est l’adopter… À condition de ne pas appuyer sur tous les boutons (et de gérer la pression du jet aussi…).


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Saint Seiya – Legend of Sanctuary : Avorté dans l’oeuf

Parmi les séries japonaises phares des années 90, Saint-Seiya (ou Les Chevaliers du Zodiaque dans sa traduction boiteuse) fait partie des pionniers du genre. Bien que l’ayant découverte sur le tard (je rappelle que je n’avais pas droit au Club Do à l’époque), c’est une série avec un capital sympathie élevé qui, bien qu’assez encrée dans son époque, reste toujours très sympa à regarder et à découvrir. Elle continue ainsi à être mise en avant par une communauté de fans assidus (pour ne pas dire hardcores), ainsi que par l’intermédiaire de nombreuses séries alternatives, preuve du réel engouement généré par la série de Masami KURUMADA. C’est alors que débarque en salle Les Chevaliers du Zodiaque : La Légende du Sanctuaire (qu’on appellera St-Seiya Le Film pour faire court), qui se veut une réécriture de l’arc de l’Arc du Sanctuaire, le passage du manga le plus aimé et le plus plébiscité, par le production du dernier film d’Albator sorti l’année dernière.
J’étais assez curieux de voir ce film, principalement à cause des retours très négatifs que j’ai lu dessus à sa sortie. Nombreux sont les fans à l’avoir descendu en flèche, lui reprochant principalement un non respect de l’oeuvre originale et des choix de ré-interprétation douteux. Est-ce donc vrai ou est-on face à l’habituel symptôme du « c’était mieux avant » si cher aux fans peu disposés au changement?

J’aime bien St-Seiya mais je ne suis pas non plus ce que l’on peut appeler un fan de la licence. Je pense qu’il est important de le préciser pour sans doute justifier le fait que les libertés prises vis-à-vis du récit original ne m’ont ni choqué, ni bouleversé. De plus, je trouve l’exercice de reboot ou de réécriture intéressant, dans le sens où cela permet parfois de donner un second souffle à des vieilles histoires (on est quand même face à du gros shônen des années 90…).

Pour commencer, je trouve le film très beau. Les décors sont très sympas, particulièrement les maisons des Chevaliers d’Or qui ont le mérite d’être variées visuellement, ainsi que la manière dont le Sanctuaire a été remanié. Perso, je suis assez fan. Au niveau du charadesign, on reconnait le style original avec une touche de modernité, et les armures sont dans la grosse majorité classes et bien faites!
Ensuite, l’animation est plutôt maîtrisée. Les combats sont dynamiques, les attaques en mettent pleins les mirettes, et les personnages se déplacent de manière assez réalistes (à part dans les moments comiques, mais ça donne un côté décalé amusant). La musique se veut assez épique et colle bien à l’ambiance (on reconnait quelques anciens thèmes), mais je regrette de ne pas avoir pu le voir en VO car la VF, comme trop souvent, est complètement à côté de la plaque et fait qu’on a du mal à prendre les personnages au sérieux dès lors qu’ils ouvrent la bouche.

Mais alors où est le problème me direz-vous? Et bien le problème… C’est tout le reste. On va mettre le doigt dessus sans trainer : qui a pensé qu’adapter l’Arc du Sanctuaire en 1h30 était une bonne idée? C’est pour moi LE gros soucis du film : l’histoire dont il s’inspire comprend trop d’éléments à la base pour être adaptée à ce format sans dommages collatéraux. Alors que le film prend le temps de bien installer son intrigue et ses personnages durant les 30 premières minutes, la suite donne l’impression d’être accélérée à outrance, comme si les producteurs s’étaient eux-mêmes pris la flèche d’Athéna en plein poitrine et que leurs heures étaient comptées.
Du coup, on se retrouve avec une intrigue aux objectifs flous et à la fin expédiée (ayant un arrière-goût de jeu Final Fantasy), mais surtout avec beaucoup trop de personnages à développer. Et là c’est le grand festival du n’importe quoi dans le sens où un spectateur ne connaissant pas la série originelle va se retrouver complètement perdu, alors que le fan va hurler face à l’utilisation incongrue de certains personnages (pauvre Aphrodite…). C’est là que l’on voit que St-Seiya est à l’origine un manga shônen dont la structure narrative est favorable à une adaptation en série TV, mais pas en film (et bon sang, pourquoi ne pas avoir ajouté une heure de plus?).

Pour finir, quelques mots sur le remaniement de l’histoire. Honnêtement, il faut être un fan hyper fermé pour jouer les Shaka effarouchés. A part Masque de Mort qui est LE moment gênant du film (et je l’ai vu en français, double peine donc…), les libertés prises avec la série d’origine ne m’ont pas paru si affreuses que ça, je dirais même que certaines sont plutôt amusantes (Milo en femme, why not). Je comprends qu’il puisse y avoir débat là dessus (ça l’est déjà pour certaines séries TV), mais je préfère qu’un producteur prenne des libertés, quitte à ne pas faire un bête copier/coller et proposer sa vision de l’oeuvre d’origine, aussi farfelue soit-elle. Et dans le cas de ce film, il n’y a vraiment que la manière dont le récit est condensé qui pose problème, et qui du coup porte un gros préjudice sur la majorité des personnages.

Ainsi, St-Seiya Le Film se retrouve avec un statut super bâtard : d’un côté il ne plaira pas aux fans car il prend trop de liberté avec la série de base (et ça, le fan hardcore, il n’aime pas), de l’autre il ne plaira pas aux spectateurs lambdas car l’histoire est tellement rushée qu’elle rend les objectifs insignifiants et les personnages terriblement creux. Et moi dans tout ça? Ben je suis un peu entre les deux, partagé entre ma sympathie pour la série d’origine, et les grosses lacunes du film entant que tel.
Mon verdict est donc que ce projet était mort dès le départ, et je pense que les producteurs devraient enfin se rendre compte que certains récits ne s’adaptent pas à tous les formats de médias. Je ne déteste pas pour autant le film (ça se regarde) et je ne rejoindrai pas le club des lapideurs des Chevaliers de Bronze (je pense qu’ils se prennent déjà suffisamment de cailloux dans la série!). Finalement ce film est une coquille vide. Une belle coquille… mais vide.

AngelAphro


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La Fille du Début du Mois : Riza Hawkeye (Fullmetal Alchemist)

Il y a des séries qui vous marquent plus que d’autres. Fullmetal Alchemist fait pour moi partie de celles ci. Ce shônen né de la plume de la mangaka Hiromu ARAKAWA est un des meilleurs que j’ai lu depuis que je me passionne pour le manga. Que ce soit au travers de la version papier ou de ses deux adaptations animées (que j’aime toutes les deux pour diverses raisons), cette série est une vraie pépite que je vous encourage à lire ou à voir si vous êtes passés à côté. Elle comporte bien sûr son lot de personnages, et quels personnages! Comment oublier les frères Elric, Roy Mustang, les Homonculus… Et parmi ce casting très fortement masculin, quelques personnalités féminines parviennent à se faire une place de choix dans mon coeur, et plus particulièrement Riza Hawkeye.

Bras droit du colonel Mustang, cette tireuse d’élite est introduite dès les premiers tomes et j’ai tout de suite été pris d’affection pour elle. Il se dégage de ce personnage une sorte de force sereine, un modèle d’équilibre et de discipline. Pourtant son passé, raconté un peu plus loin dans le manga, contient son lot d’atrocités et de drames, principalement autour de la fameuse guerre d’Ishbal et de son lien avec Roy Mustang.

Le personnage n’est pas développé outre mesure (ça reste un personnage secondaire), mais il l’est assez pour paraître crédible, l’auteur n’en dit pas trop dessus histoire de garder une part de mystère et d’interprétations.
Mais ce que j’aime le plus dans ce personnage, c’est sa dévotion envers le fameux colonel Mustang. Bien que ce ne soit jamais dit explicitement dans le manga, on sent un profond attachement entre les deux protagonistes qui, pour moi, n’est pas qu’une simple relation sentimentale. A dire vrai, je ne suis pas convaincu que Riza soit amoureuse de Roy. J’y ai toujours vu une relation de confiance et de respect mutuel, le tout entremêlé par des sentiments aussi multiples que l’admiration, le devoir, et sans doute un peu d’amour (je ne le nie pas, mais je pense que ce n’est pas aussi simple). Et je ne vous cacherai pas que les personnages de ce genre obtiennent souvent mon approbation. Je pense en effet que les êtres humains et leurs sentiments sont suffisamment variés et complexes pour ne pas se limiter à seulement une relation d’amitié ou amoureuse. Et le cas de Riza fait pour moi école, dans le sens où chacun est libre d’interpréter comme il le souhaite son comportement et ses choix, afin de se construire son propre avis.

Ainsi, Riza Hawkeye reste et restera un personnage féminin que j’ai aimé voir apparaître au fil des pages, et dont j’ai suivi l’évolution et le parcours avec grand intérêt. Elle demeure pour moi l’un des meilleurs personnages de la série, aux côtés de Izumi et des Homonculus (oui j’aime beaucoup les Homonculus, que ce soit dans le manga ou la première version de l’animé). Bref, rien qu’en écrivant cet article, j’ai envie d’aller me refaire l’intégrale de la série pour la revoir. Encore une excellente création d’Hiromu ARAKAWA (d’ailleurs, lisez Sliver Spoon son dernier manga, c’est drôle et intelligent).

RizaHawkeye


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Big Hero 6 : Disney dans l’ère du temps

Certains associent souvent Disney aux contes de fées et autres mièvreries (et comment ne pas leur donner raison quand on voit la bande-annonce de la version live de Cendrillon…). Pourtant, ce serait passer sous silence les efforts du studio pour proposer des productions tablant sur d’autres registres, et surtout de le faire bien. Alors que beaucoup adulent (à juste titre) Raiponce et La Reine des Neiges, j’avais été personnellement bluffé par Les Mondes de Ralph qui, à la différence des deux films cités précédemment, osait proposer un univers plus contemporain (celui des jeux vidéos) et plus audacieux (dire que le film a bidé… je suis tristesse). Donc forcément, quand j’ai vu débarquer Big Hero 6 (soit Les Nouveaux Héros en français, mais je ne cautionne pas ce titre moisi) avec ses robots, sa ville hybride mi-américaine mi-japonaise, ses costumes à la Marvel et son méchant badass (oui le méchant est badass), j’étais un peu tout excité, y voyant une relève évidente aux aventures de Ralph, un peu comme l’on était Elsa et Ana pour Raiponce.

Donc que vaut ce dernier Disney? Et bien on est face à une production de très bonne qualité qui, bien que non sans défaut, a vraiment de nombreux atouts. Parlons technique d’abord. C’est vraiment très beau, l’univers proposé par le film est juste hallucinant d’inventivité. Le charadesign et le mechadesign sont agréables et amusants, avec en tête de liste Baymax, le robot marshmallow que tout le monde rêve désormais de posséder (moi le premier). L’animation est excellente et l’équipe du film rivalise d’imaginaton pour proposer des scènes d’actions bien rythmées et bien chorégraphiées. Quant à la musique, c’est encore une excellente surprise avec des morceaux qui restent en tête, me poussant à fortement m’intéresser à l’intégralité de la BO du film.
C’est donc une réussite visuelle à tous les niveaux. Peut être que certains n’adhéreront pas à tout (je pense par exemple au costume d’un personnage en particulier qui est une référence aux monstres japonais) mais c’est globalement très cohérent et très immersif. Ce qui causera selon moi un des défauts du film, mais j’y reviendrai.

Et que nous propose-t-on aux niveaux des personnages et de l’histoire? Rien de bien nouveau certes, mais il y a une vraie maîtrise de l’écriture et on s’attache rapidement aux différents protagonistes. Chacun remplit bien son rôle (même le comique de service qui pourrait être chiant, mais finalement ça passe) et on se rend compte qu’il y a eu un vrai effort de fait sur le héros et son antagoniste (qui pour le coup est un vrai antagoniste et pas un simple méchant). Mais le personnage le plus attachant reste sans aucun doute Baymax qui, par sa naïveté et sa candeur, attire forcément la sympathie et l’attachement immédiat.
Quand à l’histoire, c’est assez classique, voir très prévisible par moment (un adulte devinera rapidement le déroulement du scénario). Cependant le film garde un rythme soutenu et parvient à aborder des thématiques intéressantes (principalement celle du deuil) avec ce qu’il faut d’émotion, sans tomber dans le larmoyant. Sur ce point, on sent une vraie maîtrise et on ne voit pas du tout le temps passer alors que le film fait presque 2 heures. Et c’est là où arrive le principal défaut du film : c’est trop court.

Oui, je le dis, Big Hero 6 est un film d’animation de 2 heures trop court. On aimerait en savoir plus sur l’univers. Ce dernier est d’une richesse irréfutable, mais l’histoire ne permet pas de le développer outre mesure. Idem pour les personnages, on souhaiterait les voir plus, en savoir plus, les voir être développés un minimum. Ils sont ainsi trop nombreux et survolés alors qu’il y avait vraiment matière. Cela n’empêche pas le film d’être excellent, mais je trouve dommage que l’on reste autant en surface alors que l’univers décrit aurait mérité un traitement plus poussé et plus profond.

Toujours est-il que même si je n’ai pas eu un coup de coeur comme ce fut le cas avec Les Mondes de Raph, Big Hero 6 est une belle découverte qui mérite toute votre attention. Bien réalisé, bien écrit et avec un rythme qui ne laisse pas le temps de respirer, c’est pour moi la preuve que les équipes de Disney peuvent écrire autre chose que des films de princesses et proposer des productions bien dans leur temps, agréables autant pour les adultes que pour les enfants. A noter au passage qu’il n’y a aucune chanson dedans, donc pourquoi se priver? Et puis Baymax quoi, faut le voir pour Baymax!

AngelBaymax


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La chaîne de Monsieur Plouf : Le Fun avant tout

Le jeu vidéo est une activité que je pratique depuis mon plus jeune âge, mais j’y consacre, à mon grand regret, de moins ne moins de temps. De ce fait, j’ai du mal à m’intéresser de manière assidue et régulière à son actualité (chose que je faisais avec beaucoup de sérieux il y a 2 ou 3 ans). Pourtant j’aime ce média, je l’aime beaucoup. Du coup, j’essaie de garder un contact avec lui, même si c’est plus occasionnel. Et j’ai trouvé avec YouTube un moyen de garder ce contact grâce à certaines chaînes qui proposent soit des émissions thématiques, soit des chroniques, soit des tests. Ainsi, plutôt que de parcourir des sites plus généralistes, je découvre rapidement et régulièrement de vieux ou d’anciens jeux, le tout présenté par des chroniqueurs et autres joueurs de tout poil. Et parmi mes grosses préférences, il y a incontestablement la chaîne de Monsieur Plouf.

Découvert avec sa critique sur Luigi’s Mansion 2, Monsieur Plouf est un ancien journaliste vidéoludique présent sur YouTube depuis plus de 2 ans. Sa particularité est de présenter ses tests au travers de petits sketchs qu’il met en scène avec des personnages réalisés sous Illustrator (j’ai du vérifier, j’ai cru que c’était du Paint au début ^^’). Le procédé rappelle fortement Zero Ponctuation, une chaîne de critiques américaine qui use du même principe (et dont j’avais vu quelques tests à une époque), mais bien que Plouf n’ait jamais nié l’inspiration, les chaînes sont désormais assez différentes en terme de style et de fond pour qu’on ne crie pas au plagiat.
Ce qui m’a plu dans la chaîne de Monsieur Plouf, au delà de la forme assez rigolote, c’est la vision qu’il a du jeu vidéo actuel et plus particulièrement des productions à gros budget. Je me suis particulièrement reconnu dans ses dires et cela a très fortement influencé mon envie de m’intéresser à ses vidéos.

Ainsi, Monsieur Plouf prend un malin plaisir à mettre le doigt sur les problèmes des jeux qu’il teste, qui sont essentiellement des jeux à grosses licences (bien qu’il lui arrive de tester des jeux indés). Ca trolle légèrement et il y a parfois un peu de mauvaise foi. Mais honnêtement, je ne lui en tiens pas rigueur pour une raison essentielle : ça sert le propos. En effet, bien au delà du test, ce qui fait la plus-value des critiques de Monsieur Plouf, c’est l’humour des petites scénettes qui illustrent les vidéos.
Car oui, ce qui est fou avec ces chroniques, c’est qu’à force de les voir, tu en viens à ne plus te soucier des qualités et des défauts du jeu en question, mais à plutôt te focaliser sur les dialogues, les différentes situations illustrées, les petits textes dans les bulles (les « éditeurs » me font beaucoup rire)… Et c’est un vrai tour de force dans le sens où un test de jeu vidéo revient souvent à dire les mêmes choses (les graphismes, le gameplay, la durée de vie, etc.). Mais Monsieur Plouf, grâce à son humour et sa mise en scène, arrive à faire oublier ce côté répétitif, ce qui rend chacun de ses tests unique et amusant.

Je ne peux donc que vous encourager à vous intéresser aux travaux de ce testeur. Avec une chronique toutes les deux semaines et une ponctualité à toute épreuve (sauf la semaine dernière mais chut…), vous trouverez une manière originale et amusante de découvrir les derniers jeux sortis (voir même des plus vieux lorsque l’on est en période de vaches maigres). En tout cas, je sais que Monsieur Plouf est un de mes testeurs préférés (si ce n’est mon préféré), car sa manière de chroniquer m’amuse beaucoup (bien que je ne partage pas toujours son avis, mais ça n’empêche rien). En plus il a un dragon.

MPloufDragon


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Jupiter Ascending : Le cul assis entre deux planètes

Bon… Parler de ce film va être compliqué pour moi. Vraiment compliqué. Parce que mon coeur de cinéphile, mais aussi de geek assumé, est partagé dans ses sentiments après avoir vu Jupiter Ascending, la dernière production des WACHOWSKI (les réalisateurs de Matrix et de Cloud Atlas). Pourquoi? Parce que c’est un film bourré de défauts, mais j’ai l’impression qu’une partie de moi n’arrive pas à complètement le rejeter. Bref, petite explication sur qui s’apparente à du « je t’aime moi non plus! ».
Jupiter Ascending semble ne pas trouver faveur auprès du public, si j’en crois les quelques avis et critiques que j’ai pu lire depuis sa sortie. Et j’avoue que je les comprends un peu. Le film ne brille pas par son originalité, ni la qualité de son scénario. C’est assez simpliste, voir relativement niais. C’est devenu la proie facile du moment (un peu comme Lucy et Tortues Ninjas l’année dernière), celle sur qui on aime jeter des briques alors qu’elle a déjà de quoi se construire une muraille. Du coup, j’ai encore une fois envie de jouer les avocats du diable.

Pour commencer, je trouve le film beau et cohérent visuellement. Ça en jette grave, que ce soit au niveau des décors, du design des machines ou encore des costumes. Alors certes, il en fait un peu trop par moment (certaines scènes d’actions sont confuses car bourrées d’éléments visuels) et la 3D n’aide pas toujours à la compréhension. Mais la direction artistique, si elle ne plaira pas à tout le monde, a au moins le mérite de pousser son délire jusqu’au bout et de proposer un univers qui a un minimum de sens. De plus, je n’ai pas trouvé la musique trop dégueulasse et elle donne sens aux visuels qu’elle illustre.
L’histoire maintenant. Bon… Force est admettre que ça ne vole pas haut et la trame se révèle classique. Cependant, le film possède un très bon rythme, les 2 heures passent sans aucun problème et il y a un bon équilibre entre les scènes d’actions et celles qui développent le scénario. Par contre, le tout semble avoir été passé à la tronçonneuse tant on a l’impression que certaines scènes sont aux abonnées absentes.
On rencontre aussi des problèmes du côté des personnages. Les antagonistes ont un côté « Divinités Grecques » qui fonctionne plutôt bien dans la contexte de l’histoire, mais ils perdent tout intérêt du moment qu’ils ouvrent la bouche. Jupiter, l’héroïne jouée par Mila KUNIS, est candide à en devenir presque transparente et Caine, son protecteur interprété par Channing TATUM, remplit son rôle à la perfection sans non plus renouveler le genre. La seule originalité du film est finalement de faire jouer à Sean BEAN un personnage qui ne passe pas l’arme à gauche (désolé pour le spoil, mais c’est assez rare pour le préciser!).

Vous me direz que le film n’a finalement rien pour lui. Et c’est un peu le cas. Mais alors pourquoi suis-je partagé? Pourquoi je n’arrive pas à le détester et à le casser ouvertement? Pourquoi j’ai envie de le défendre? Et bien cela va vous paraître fou, mais si j’arrive à trouver de l’intérêt dans Jupiter Ascending, c’est parce qu’il utilise et fait appel à des codes qui me sont chers, à savoir ceux du jeu vidéo et du manga.
Je m’en suis rendu compte très rapidement au cours du visionnage, et c’est sans doute ce qui a fait que j’ai apprécié le film. Tout transpire les inspirations vidéoludiques et japonaises dans ce film. Que ce soit la trame qui ressemble à celle d’un jeu (progression permanente avec des « boss » en cours du route, jusqu’à l’affrontement final) ou certaines scènes qui rappellent les TPS de la dernière génération de console comme Uncharted ou Tomb Raider et les personnages qui pourraient être des héros de jeux OpenWorld (Caine a un côté très Cole de InFamous). Quant au côté manga, on le retrouve dans le design de certains objets et costumes, mais surtout au travers de Jupiter. Cette dernière est l’héroïne de Shônen par excellence : un personnage qui est dans une routine, qui se retrouve au centre d’un conflit gigantesque qui la dépasse et qui va s’entourer d’alliés pour triompher, tout en apprenant à grandir et mûrir.

En cela, je ne peux pas rejeter entièrement le film car il me parle dans une langue que je comprends et qui lui donne un sens. C’est très personnel pour le coup, et je suis bien conscient que mon appréciation atteint un niveau de subjectivité assez élevé. Ce n’est clairement pas un film qui finira dans mon Top 10, mais j’y ai malgré tout trouvé de l’intérêt et une certaine forme de satisfaction. Du coup, impossible de vous le conseiller ou non, je pense que cela dépend de trop de paramètres. Il faudra donc que vous vous fassiez votre propre avis et décidiez, si oui ou non, Jupiter Ascending est un film qui mérite tant d’animosité, ou si finalement c’est une production qui fait appel à des codes différents et qu’il faut donc appréhender différemment. Son destin est entre vos mains.

JupiterAngelMJ


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 01 – Adieu Internet !

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Pour ma défense, chaque fois que j’ai voyagé à l’étranger, mon réseau français était remplacé par un réseau partenaire du pays où je me trouvais. D’où ma surprise. Par contre, pour Internet, je pense que ma naïveté a encore fait des siennes…

Voilà pour le premier strip de la série sur mes aventures au Japon. J’espère que l’idée vous plait. Les prochains strips arriveront régulièrement, je l’espère.

 


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FAQ Février 2015 + Lancement Tipeee

Bonjour à tous !

Elle s’est faite un peu attendre, mais voici la FAQ de Février 2015, établie à partir des questions récupérées en ce début de mois sur Facebook et Twitter. Pour la première fois, j’ai choisi de réaliser une FAQ vidéo. En effet, il était important pour moi de vous parler de vive-voix car j’ai décidé, après plusieurs mois de réflexions, d’ouvrir une page Tipeee. Mais avant tout, quelques mots sur la vidéo.

Au niveau de la forme, c’est ma première vidéo face caméra donc forcément c’est plein de petites imperfections (lumière, hésitation dans la voix, mots parasites…) et on ne peut pas dire que ce soit un exercice évident pour moi (du coup, j’ai encore plus de grand respect pour les personnes qui se filment eux-mêmes !). Toutefois, je voulais garder une certaine spontanéité et est volontairement choisi de monter ma vidéo à partir de ces rushs.
J’avais plus de 100 questions à traiter et bien évidemment, il m’a fallu faire un tri pour que la vidéo ne dure pas des heures ! J’ai volontairement repris quelques questions des anciennes FAQ qui me paraissaient importantes, car je suis conscient que les abonnés de ma chaîne ne sont pas forcément au courant de l’existence de mon blog, et il était important pour moi de reparler de certains points.

Si jamais vous m’aviez posé une question et que je n’y ai pas répondu, c’est que j’en ai peut être déjà parlé dans la FAQ d’Octobre 2014, donc je vous invite à y jeter un oeil. Ou sinon, la session commentaire est là pour ça !

Quelques mots sur le Tipeee maintenant. Comme je l’explique dans la vidéo, c’est un endroit mis à votre disposition pour me soutenir financièrement dans mes projets. Je ne sais pas les résultats que cela va donner, mais sachez que de mon côté, cela ne changera pas ma manière de procéder : je vais continuer à alimenter le blog régulièrement (j’en suis à 2 articles par semaine en ce moment) et continuer à vous proposer des vidéos toujours plus poussées et intéressantes. Voyez vraiment cela comme du bonus et un plus autant pour vous (les contreparties, une meilleure qualité dans mes productions, présence en conventions) que pour moi.

Sur ce, je vous dis à bientôt et encore merci pour votre soutien ! ^^