L'Atelier d'AngelMJ


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La Fille du Mois : Toriel (Undertale)

Undertale est un jeu avec de nombreuses qualités (je me suis longuement exprimé à ce sujet ici). Et l’une d’entre elles est sans aucun doute son casting. Avec ses personnages attachants et bien écrits, chaque rencontre dans notre aventure est une agréable découverte. Nombre d’entre eux m’ont interpellé, et vu que nous sommes dans la Rubrique de La Fille du Mois, je me suis dit que c’était l’occasion de vous parler plus en détails d’un personnage féminin qui m’a particulièrement marqué : Toriel.

En effet, cette maman chèvre que l’on rencontre dès le début de l’aventure restera longtemps gravée dans ma mémoire de joueur. Et pour cause, elle symbolise à elle seule toute la force d’écriture d’Undertale. Penchons nous donc un peu sur son cas.
Toriel (qui est un jeu de mot avec « Tutoriel ») va dès son apparition avoir une attitude très maternelle vis-à-vis du protagoniste. Elle nous aidera à traverser les ruines qui font office de premier niveau et nous inculquera les différents mécanismes du jeu. Mais rapidement, on découvre qu’elle refuse de nous laisser quitter les dites ruines, craignant pour notre survie.

La force du personnage est pour le coup purement symbolique. Vu que dans Undertale, les choix et actes du joueur ont une profonde influence sur le reste de l’aventure, Toriel sera le premier cap à franchir. Bien qu’on ne la côtoie que durant la première partie du jeu, suffisamment d’éléments sont mis en place pour que nous nous y attachions très vite. On se retrouve rapidement confronté à notre envie d’aller plus loin, tout en sachant qu’elle s’y opposera. Et lorsqu’elle lancera les hostilités pour nous retenir de force, il faudra faire notre premier grand choix du jeu : la tuer ou tenter de l’épargner.

Toriel réapparaîtra vers la fin de l’aventure (si bien sûr vous l’avez épargnée) et ne sera pas plus développée que cela. Mais j’avais envie de vous en parler car j’aime beaucoup la manière dont le jeu utilise le personnage pour synthétiser rapidement et naturellement toute la philosophie du soft. Et cela, Toriel demeure pour moi une rencontre avec du sens. Une autre preuve de la qualité d’écriture du titre, que je vous encourage encore une fois à découvrir dans les plus brefs délais.

TorielJuin2016


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La Fille du Mois : Lacie Baskerville (Pandora Hearts)

Bien que je vous ai déjà servi un article sur le manga Pandora Hearts la semaine dernière, j’avais envie de vous en reparler un toute dernière fois au travers de la rubrique de La Fille du Mois. Et dans une série où la majorité du casting est masculin, je trouvais d’autant plus important de mettre en avant une figure féminine. Si à la base je pensais vous présenter Echo, ma relecture de l’intégrale a changé la donne et c’est finalement Lacie BASKERVILLE qui représentera le mois de Mai 2016.

Le personnage a une place importante au sein de l’intrigue du manga et trop en dire risque de vous gâcher complètement le plaisir de la découverte. Pour autant, je pense qu’il est tout à fait possible de mettre en avant les forces de la demoiselle sans entrer dans la terrible zone spoiler.

Lacie est pour moi un excellent personnage du fait de son écriture global. Pour commencer, elle a un état d’esprit assez particulier. Plutôt misanthrope, pragmatique et loin d’être un modèle d’altruisme, elle surprend par son manque évident de manichéisme tout en demeurant un personnage central. En cela, elle gagne forcément en intérêt car dans le monde du tout blanc ou tout noir, Lacie se situe clairement à la frontière.
Au fil des pages, il est difficile de vraiment cerner le personnage et de savoir s’il a de bonnes ou de mauvaises intentions. Mais finalement, on se rend compte que Lacie est juste profondément humaine. Elle propose un panel d’émotions et de sentiments parfois contradictoires, mais qui sonnent tous justes et sincères. Et malgré des agissements qui frôlent par moment la putasserie ou la manipulation, on sent une personnalité tiraillée intérieurement et qui aura finalement peu d’occasions de s’exprimer.

En cela, elle demeura toujours chère à mon cœur au sein du casting de Pandora Hearts. J’apprécie ce type de personnage qui n’a pas pour objectif de faire passer un message positif ou négatif. Elle est là et elle existe, avec ses défauts et ses qualités. Tout simplement. Et en matière d’écriture, arriver à rendre ce type de protagoniste attachant et profond, cela témoigne d’un certain talent. Et Dieu sait que l’auteure de Pandora Hearts en a.

LacieMontage


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La Fille du Mois : Tigress (Kung Fu Panda)

Il y a quelques jours, je suis allé voir le 3e film Kung Fu Panda. J’ai toujours beaucoup aimé cette licence, qui est sans doute ma préférée des studios Dreamworks après Dragons. J’étais alors tenté de vous rédiger un article concernant ce 3e opus, mais je me suis rendu compte que je n’avais pas tant de choses à raconter dessus. Pour faire court : c’est comme les deux autres. C’est fun, drôle et émouvant, plein de trouvailles visuelles (toujours le gros point fort de cette saga) et les scènes d’actions en mettent vraiment plein la vue. Bref, aucune surprise niveau contenu mais c’est loin de desservir le film.

Cependant, je me suis dit que c’était l’occasion idéale pour vous parler d’un des personnages phare de la licence. Et ça tombe bien, il s’agit d’un personnage féminin donc la rubrique de La Fille du Mois tombe à pic. Vous l’aurez compris, on va parler de Tigresse (ou Tigress dans la version originale).

Membre des 5 cyclones, la jeune féline a tapé dans l’oeil de nombreux fans de la licence (si je me fie à l’avalanche de fanarts que l’on peut trouver sur elle…), moi le premier. En même temps, il est difficile de ne pas s’attacher à ce personnage. Pour commencer, je trouve son charadesign sublime. Il se dégage de sa morphologie à la fois force et féminité. Le tout mêlé à l’animation léchée du personnage lorsqu’il se bat, Tigresse dégage énormément de charisme et de classe à chacune de ses apparitions.

Mais bien au delà de l’aspect purement esthétique, elle est aussi un personnage à la psychologie suffisamment développée pour que l’on éprouve une vraie empathie à son égard. Tigresse est une protagoniste juste et droite, respectant les règles ainsi que son maître (Shifu, best maître de kung fu EVER). Mais l’arrivée du maladroit (et quelque peu encombrant) Po le Panda va l’obliger à évoluer et à s’adapter.
Et c’est ce point que j’apprécie énormément chez Tigresse. Bien qu’elle ait des principes, elle est loin d’être butée et sait faire preuve de recul et de modestie. Son évolution durant les films permet de développer ces différents changements (principalement le deuxième pour moi) et sa relation avec Po la rendra, en plus de tout le reste, particulièrement touchante.

Alors certes, certains pesteront que le personnage est souvent trop fort, voir un peu trop parfait. Mais son évolution et son comportement demeurent cohérent avec sa psychologie. Ainsi, ses interventions au sein de la trilogie seront toujours justifiées et permettront une progression intéressante de l’histoire ou de ses relations avec les autres personnages. Donc encore une belle création des studios Dreamworks, qui me laisse espérer la naissance de nouveaux opus pour la licence Kung Fu Panda, ne serait-ce que pou revoir Tigresse à l’action.

TigressAvril2016


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La Fille du Mois : Reol (Utaite)

Si à la base Les Filles du Mois sont là pour m’exercer à dessiner différents personnages féminins, c’est aussi devenu un prétexte pour vous parler d’univers un peu moins connu (comme j’ai pu le faire avec Alex par exemple). Et à l’occasion du mois de Mars, j’aimerais vous présenter une chanteuse dont je suis le travail depuis maintenant 2 ans : Reol.

Rapide présentation : Reol est ce qu’on appelle une Utaite. C’est le terme utilisé pour désigner les personnes qui chantent majoritairement des covers de musique VOCALOID et qui les postent ensuite sur Nico Nico Douga, le Youtube japonais. Si elle a commencé avec des reprises, elle a été mise sur le devant de la scène grâce à ses collaborations avec le compositeur Giga-P (vous savez, le type derrière les instrus de mes fanmades du Geek et du Patron). C’est en effet elle derrière les paroles de +Boy ou Gigantic O.T.N. (oui, cette chanson a été écrite par une femme XD) et bien d’autres titres.
A l’heure actuelle, en plus de continuer ses activités d’Utaite, Reol a sorti deux albums au Japon : le premier est composé exclusivement par Giga-P, et le second qui est un album de morceaux inédits.

Maintenant que les présentations sont faites, laissez moi vous expliquer pourquoi j’adore cette chanteuse. Pour commencer, je trouve qu’elle a une voix vraiment très atypique. Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’un logiciel de synthèse vocal car chantant majoritairement sur les titres très pop/électro de Giga-P, l’autotune est de mise. De plus, son débit de paroles étant assez élevé, j’avais des doutes quant au fait qu’il s’agisse d’une vraie voix (et après je me suis rappelé que c’était une japonaise °^°).
Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que non, ce n’est pas une voix de synthèse mais bien d’une chanteuse tout ce qu’il y a de plus humaine. Cela a rendu sa voix d’autant plus charmante. Comme dit plus haut, elle est très atypique dans le fait que malgré ses 20 ans bien passés, Reol a une voix très androgyne qui donne aux morceaux qu’elle interprète une aura particulière. Mais c’est surtout sa manière d’interpréter les titres VOCALOID qui lui donne toute sa superbe : quand elle chante, on sent qu’elle y met du coeur et rend certains morceaux beaucoup plus forts et punchy. Du coup, je préfère systématiquement (à quelques exceptions près) ses covers aux versions originales, tellement elle y appose sa patte artistique.

Et enfin, j’ai été très heureux de la voir sortir un album solo complètement inédit. Car je pense qu’elle a un univers vocal assez fort et identifiable pour ne pas se limiter à de la cover. J’espère donc un jour arriver à faire l’acquisition de son album qui n’est disponible qu’au Japon pour le moment (et la case import est encore bien trop onéreuse à mon goût).

Si vous avez envie de découvrir son travail, je vous laisse le lien vers sa chaîne officielle YouTube (ça reste toujours plus simple d’accès que Nico Nico). J’espère qu’il vous plaira.

ReolMars2016


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La Fille du Mois : The Bride (Kill Bill)

C’est avec pas mal de retard que débarque enfin la Fille du Début du Mois de Février 2016. Et ce coup ci, j’avais envie de vous parler de la protagoniste principale d’un film de Quentin TARANTINO : The Bride de Kill Bill.
Cette envie ne sort bien sûr pas de nulle part. Il y a quelques semaines une soirée Kill Bill a eu lieu dans mon cinéma à l’occasion de la sortie du dernier film du réalisateur, Les 8 Salopards. Je n’ai, bien sûr, pas hésité à me déplacer pour revoir les deux films. Et ce revisionnage m’a permis de me rappeler à quel point j’aime cette production, et tout particulièrement son personnage principal.

En termes d’écriture, il s’agit pour moi d’un des meilleurs protagonistes écrits par le réalisateur. Il faut dire qu’en deux films, il a largement eu le temps de développer son background, son caractère, sa psychologie et son évolution. De ce fait le personnage de La Mariée, en plus d’être interprétée par une Uma THURMAN absolument sublime, est très complet et très profond. Alors qu’on la pense simplement motivée par une soif de vengeance primaire, l’histoire nous montrera que ses intentions sont bien plus complexes qu’il n’y paraît.
Du coup j’aime le personnage pour ce qu’il représente au sein du film et la manière donc le réalisateur a choisi de la dépeindre grâce aux différents flashbacks. Les intentions derrière ses agissements prennent ainsi une toute autre dimension et rendent le personnage moins unilatéral qu’on pourrait le croire. J’essaie vraiment de ne pas trop vous en dire afin de ne pas vous gâcher le plaisir si vous n’avez pas vu le film (si c’est le cas, il serait temps de faire le nécessaire pour…) car c’est pour moi la principale force de cette production.

Ainsi, The Bride est une femme forte et complexe, à la fois dure et sensible, qui mène son propre combat afin d’atteindre des objectifs pas aussi « bêtes » que la simple vengeance ou la tuerie. Une personnalité qui évolue dans un monde de violence pour atteindre une paix intérieure salvatrice, ce qui la rend fascinante à mes yeux.

BrideFevrier2016

 


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La Fille du Mois : Mulan (Disney)

Bonjour à tous,

Ça y est, c’est la reprise pour le blog. Après quelques jours de vacances, il est temps de se remettre au travail et de donner quelques signes de vie, surtout que j’ai pas mal de choses à vous montrer. On recommence donc en douceur avec la rubrique des Filles du Début du Mois, qui repart pour un an.

Bien qu’ayant toujours eu un faible pour la globalité des productions Disney, j’ai un attachement tout particulier pour les films sortis aux alentours des années 2000 : Hercule, Kuzco (haaaa ce film), Atlantide ou encore Lilo & Stitch (haaaa ce film bis). Tout un pan de l’animation qui n’a pas fait l’unanimité à l’époque, mais qui reste un de mes préférés. J’apprécie la majorité de ces productions pour leur style graphique épuré, leur animation si particulière et les différents thèmes qu’elles ont pu aborder. Mais parmi elles j’affectionne tout particulièrement Mulan.

Ce film fut une vraie claque la première fois que je l’ai vu au cinéma. J’ai pu découvrir une histoire vraiment différente de celles proposées par Disney à cette période. Non seulement j’ai adoré la direction artistique et l’ambiance générale, mais je suis surtout tombé sous le charme de l’héroïne. Pour la première fois, nous avions droit à une protagoniste avec d’autres motivations que les beaux yeux d’un prince (bon ok, il y avait eu Pocahontas un peu avant, mais perso je suis pas super fan). Ici Mulan se bat pour l’honneur de sa famille, quitte à mettre sa vie en danger. C’est un personnage investi, persévérant, courageux et aux valeurs fortes. Ajoutez à cela que j’ai toujours eu un petit faible pour les jeunes femmes asiatiques, on peut dire que j’ai été totalement séduit.

Et le film lui fait complètement honneur. Encore aujourd’hui, je suis scotché devant la beauté de certaines scènes, comme le sublime passage où Mulan vole l’armure de son père (non mais la musique quoi!), la bataille dans la montagne ou l’affrontement final sur les toits du palais de l’empereur. Non clairement, j’aime ce film et j’aime cette héroïne.

MulanJanv2016

Et vous? Que pensez-vous du personnage et du film ? Votre avis m’intéresse donc n’hésitez pas à laisser un commentaire.


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La Fille du Début du Mois : Alex Benedetto (Gangsta)

Nous voici déjà à la fin de l’année 2015. Bon sang, qu’est ce que les jours filent. Cela fait maintenant un an que chaque début de mois, je vous présente un personnage féminin que j’affectionne. J’espère que cette rubrique, lancée dans le but de m’inciter à dessiner plus de jeunes femmes, continue de vous intéresser et de vous distraire. De mon côté, c’est un vrai plaisir que je prolongerai très certainement l’année prochaine, ayant encore un beau casting à présenter et illustrer.
Et pour ce dernier mois de l’année, j’avais à coeur de vous parler d’un personnage de manga. Un manga qui n’est certes pas très connu, mais dont j’avais très envie de vous parler. Il s’agit d’Alex Benedetto, une jeune fille que j’ai pu découvrir dans la série Gangsta.

Gangsta est un manga que j’affectionne tout particulièrement. Pour commencer, l’histoire se déroule dans un contexte mafieux, un univers qui me fascine et dont j’aime les thématiques qui y sont abordées la plupart du temps (les notions de bien et de mal, la loyauté, la justice, etc.). Dès les premiers chapitres, nous sommes introduits au personnage d’Alex, jeune prostituée qui va faire la connaissance des 2 protagonistes de l’histoire, Warwick le coureur de jupon et Nicolas le sourd taciturne, tous deux tueurs à gages pour le compte des gangs de la ville. Avec elle, nous allons donc découvrir l’univers du manga, son contexte, les enjeux, etc.

Et je ne vous cacherai pas que je suis immédiatement tombé sous le charme d’Alex. Pour commencer, il faut bien l’admettre, l’auteure la dessine de manière absolument divine. Métisse, brune, forte poitrine, jolies jambes et taille de rêve… Bref vous voyez le tableau. Pourtant, malgré son statut de prostituée, Alex n’est pas un personnage vulgaire ni sexualisée à outrance. Car ce métier, elle le fait par contrainte et les relations qu’elle va entretenir avec les différents personnages seront autant de raisons d’aborder moultes sujets, tels que la violence psychologique, le sens du devoir, etc.
Ainsi, en quelques chapitres, la mangaka parvient à rendre le personnage d’Alex attachant et indispensable à l’univers de Gangsta. Si le manga ne fait pour l’instant que 7 tomes et que la jeune femme n’a pas encore révélé tout son potentiel scénaristique, j’ai hâte de la voir évoluer et de découvrir la suite des évènements au travers de son regard, à la fois inquiet et curieux, face à la violence et aux dangers qui guettent les différents intervenants de l’intrigue.

Donc j’espère que vous aurez l’occasion de découvrir cette série et que comme moi, vous tomberez sous le charme de la belle Alex. C’est en tout cas un de mes gros coups de coeur de l’année 2015 et j’espère que l’auteure nous réserve encore de belles surprises avec elle.

AlexMois150


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La Fille du Début du Mois : Poison Ivy (Batman)

Il est toujours difficile d’appréhender les personnages de comics. Car d’un auteur à l’autre, entre les reboots et autres mondes parallèles (ce bordel sérieux…), un même personnage peut avoir une personnalité complètement différente, un background qui varie, etc. Pourtant, j’avais envie d’aborder l’univers de Batman au travers de la rubrique Des Filles du Début du Mois. Car parmi toute les séries que j’ai pu lire et découvrir, la série de l’homme chauve-souris est celle qui me fascine le plus et avec laquelle j’ai le plus d’affinités. Et au niveau du casting féminin, si la majorité semble accorder ses faveurs à Catwoman et Harley Quinn, j’ai de mon côté un faible pour Oracle, mais surtout Poison Ivy.

Sans trop chercher à savoir pourquoi, j’ai toujours aimé la jeune femme. Alors certes, c’est un personnage relativement sexy (je vais non plus le nier hein, ce serait très hypocrite), mais au delà de son apparence physique, j’apprécie la manière dont elle est souvent dépeinte et sa philosophie.
Car contrairement aux différents malfrats qui peuplent les rues de Gotham City, Poison Ivy ne mène que son propre combat. Et dès lors que Batman (ou n’importe quel autre personnage) ne vient pas la faire chier, elle reste tranquille dans son coin.

Cela lui donne ainsi pas mal de nuances. Car même si elle peut passer juste pour une écolo un peu zinzin, j’aime quand certains auteurs arrivent à la rendre attachante en la dépeignant telle une mère cherchant à protéger sa progéniture.
De plus, et ce fut pas mal le cas dans la série de jeu Arkham City (que je vous recommande), ses pouvoirs en font souvent la cible des autres antagonistes. Ce qui place souvent Batman dans des situations complexes où devra la protéger/sauver, alors qu’elle peut à tout moment se retourner contre lui. Ce faible équilibre et leurs alliances temporaires et/ou de façade rendent le duo intéressant et créent une gêne désagréable mais souvent au bénéfice à l’enrichissement du récit.

Donc au delà des apparences, Poison Ivy est un personnage féminin avec beaucoup de potentiel dont j’apprécie les apparitions au fil des différents comics. Et j’espère la revoir un jour dans un bon film Batman, car son apparition dans Batman & Robin ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

PoisonMois150


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La Fille du Début du Mois : Megurine Luka (Vocaloid)

En ce mois particulier qu’est Octobre (mon mois de naissance), j’avais très à coeur de vous parler d’un personnage féminin qui m’a littéralement converti à un genre musical, à savoir Vocaloid. Bien qu’il se n’agisse pas à proprement parler de « personnages » (ce sont avant tout des mascottes), je me disais que je pouvais faire une petite exception en vous parlant de celle qui m’a permis de mieux appréhender cet étrange univers : Megurine Luka.

Lorsque j’ai voulu m’intéresser à Vocaloid, j’ai été rapidement heurté par les sons relativement métalliques et aigus des voix les plus connues, à savoir Hatsune Miku et les jumeaux Kagamine Rin & Len. Ne voulant pas baisser les bras pour autant, on m’a alors conseillé de m’intéresser à Luka qui, selon les dires, avait une voix très différente et pouvait potentiellement mieux correspondre à mes attentes. Et ce fut effectivement le cas, et pas qu’un peu.
Très rapidement, je suis tombé sur les morceaux les plus connus utilisant la 3e Vocaloid de 2e génération : Just Be Friends, BlackJack, Lie, Dancer in The Dark, Double Lariat… Et effectivement, j’ai été surpris par les multiples utilisations de la mascotte aux cheveux roses, s’illustrant autant dans le registre Pop, Rock, mais aussi Electro, Acoustique ou Jazz. Et comme indiqué par mes sources, Luka se démarquait vraiment de ses homologues avec sa voix plus grave et plus douce, voix qui m’a particulièrement charmé et à laquelle j’ai vraiment accroché.

On peut ainsi dire que c’est grâce à Megurine Luka que j’ai pu appréhender cet univers riche qu’est Vocaloid, découvrir des compositeurs de talent, mais aussi d’autres Vocaloid et même finir par apprécier ceux avec lesquels j’avais du mal au début (oui les jumeaux, je parle de vous…). Elle représente donc pour moi une étape clé dans mon cheminement et restera sans doute ma Vocaloid préférée ad vitam æternam.

Pour ce qui est du dessin, je n’avais pas spécialement envie de dessiner Luka dans sa tenue classique de mascotte (bien que son look pour la version V4X est vraiment sympathique). Du coup, j’ai un peu fait le tour des modules la concernant (c’est le terme utilisé pour désigner les différents costumes que peuvent revêtir les personnages dans les clips) et j’ai porté mon choix sur celui de la chanson BlackJack, qui est une des premières que j’ai découvert et dont j’adore le rythme à la fois rock et jazzy, ainsi que les paroles relativement… sexy. °^°

LukaTemptation150


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La Fille du Début du Mois : Ymir (L’Attaque des Titans)

Ca y est, c’est la rentrée ! Après 3 semaines à vadrouiller un peu partout, il est temps de faire sortir le blog de son état léthargique. Et on démarre donc, comme chaque premier Lundi du mois, avec un nouveau personnage féminin.

Shingeki no Kyojin (ou l’Attaque des Titans de par chez nous) est un manga démarré en 2012 au Japon et qui a rencontré un succès très rapide dans son pays, mais aussi en France. Avec son histoire sombre et ses personnages torturés, la série du mangaka Hajime ISAYAMA a rapidement trouvé mes faveurs, et ce malgré des dessins qui laissent parfois à désirer (mais je ne m’engagerai pas sur ce terrain, j’en vois déjà certains en train de récolter de quoi me lapider…). Parmi les différents protagonistes, il y en a vraiment pour tous les goûts et le casting se veut très équilibré dans sa répartition homme/femme (le contexte du manga fait aussi que le sexe n’a pas grande importance ici). Et dans la gente féminine, si Mikasa et Annie ont rapidement su s’attirer une fanbase importante, ma préférence va, dans mon cas, vers le personnage d’Ymir.

Vu comme ça, la jeune fille ne paie pas de mine. Avec son physique assez quelconque et son air blasé, Ymir semble toute désignée pour faire partie des seconds couteaux qui passeront l’arme à gauche à la première occasion (oui, dans ce manga, ça meurt beaucoup…). Mais, à ma grande surprise, j’ai rapidement accroché au personnage et au fil des tomes, je me suis mis à l’apprécier de plus en plus.
Pour commencer, Ymir possède une psychologie assez surprenante. Taquine, individualiste (voir presque opportuniste par moment), elle n’est clairement pas un modèle à suivre en termes de comportement humain, surtout dans un contexte historique comme celui de l’Attaque des Titans. Mais ce qui fait la force du personnage, c’est justement cet aspect très imparfait de sa personnalité, à la limite de la maladresse. Derrière son côté bourru, voir presque méchant, Ymir se veut une jeune fille complexe aux sentiments troubles et aux convictions fragiles. A l’heure actuelle, on ne sait pas grand chose sur elle, mais l’auteur en a déjà dit assez pour la rendre attachante et nous permettre d’éprouver une véritable empathie à son égard.

Et surtout (surtout!), j’adore le duo qu’elle forme avec le personnage de Christa. De tout le manga, je trouve que c’est actuellement la relation la plus intéressante et la plus complexe. Est-ce de l’amitié ? De l’amour ? Du respect ? Ou au contraire de la pitié ? En réalité, j’aime que l’auteur laisse planer cette ambiguité entre les deux personnages afin que le lecteur puisse se faire son propre avis. Car à l’image de beaucoup de relations humaines, tout n’est pas toujours aussi simple à définir, non?

J’ignore ce qu’il adviendra d’Ymir dans les tomes à venir, mais quoi qu’il arrive, elle a déjà gagné sa place parmi mes préférés du casting de la série. Il est vraiment plaisant de voir que le manga arrive à proposer des personnages à ce point complexes et imparfaits. En tout cas, moi j’adhère complètement.

YmirFille