L'Atelier d'AngelMJ


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La Planète des Singes – L’Affrontement : Convenance simiesque

Je dois bien admettre que plus les années passent, plus j’éprouve une certaine affection pour le genre SF. Bien que parfois difficile d’accès de part ses sujets et messages cachés (que je suis en général trop quiche pour comprendre sans aide), c’est toujours avec grand plaisir que je me rends dans les salles obscures pour découvrir les films appartenant à cette catégorie.
La Planète des Singes est de ce fait une saga qui attire mon attention. Si je cherche encore aujourd’hui l’opportunité de voir les 5 premiers films, je garde un excellent souvenir du premier reboot sorti en 2011 (et non je ne parlerais pas du film de BURTON, il n’existe pas…). Ainsi, à l’annonce d’une suite, il était clair que je me rendrai dès que possible dans mon cinéma pour découvrir la suite de l’histoire de César. C’est désormais chose faite, mais je suis au regret de vous annoncer que le film ne m’a pas convaincu.

Ce nouvel opus n’est pourtant pas sans qualité. Niveau technique les singes sont toujours aussi bluffants (voir même un chouilla trop parfois, mais ça passe), l’histoire et le contexte tiennent la route et j’ai trouvé une vraie marque de qualité dans la mise en scène (la scène du tank, arf!). Toutefois, je cherche encore le pourquoi du sous-titre français « L’Affrontement » car le film se révèle plus tourné vers les échanges verbaux que les échanges de balles (les traducteurs ont-ils vu le film??). Cela n’est toutefois pas un défaut, je trouve même assez intéressant qu’un film de type blockbuster décide de proposer si peu de scènes d’actions et se concentrer principalement sur le déroulement de son scénario (mais du coup, quel intérêt de l’avoir foutu en 3D…?).
Malheureusement c’est un peu là que le bât blesse, là où j’ai eu la très désagréable envie de quitter la salle en plein milieu de la projection. Cette production a un gros soucis et c’est au niveau de son déroulement : c’est convenu. Mon Dieu que c’est convenu!

Je trouve aberrant qu’un film disposant d’une si bonne idée de base et d’un contexte riche à de nombreuses possibilités de scénarios décide de finalement proposer une histoire presque cousu de fil blanc, ou l’on cerne si rapidement les personnages et les enjeux que l’on arrive à deviner les répliques et les situations 5 minutes avant qu’elles n’arrivent (voir plus! Le comportement de certains personnages est si prévisible que l’on se félicite à deviner leur parcours dès leur première apparition à l’écran).
Si j’ai été agréablement surpris par le rythme posé de l’histoire, tout ce qui en a découlé ne fut qu’un ramassis de convenances et de situations mille fois utilisées dans les productions du genre. Et c’est en cela que ce nouvel épisode de La Planète des Singes est une grosse déception pour moi. Je m’attendais à quelque chose de nouveau et d’un peu audacieux, je n’ai eu droit qu’à une énième histoire se déroulant dans un contexte propice à la guerre avec son lot de drames et de trahisons habituelles.

De ce fait, il est difficile pour moi de vivement vous conseiller ce film. Concrètement, ce n’est pas du tout une mauvaise production ni une mauvaise histoire, et je pense très sincèrement que l’on peut apprécier de le voir malgré tout. Mais me concernant, je m’attendais à autre chose et j’ai quitté ma séance avec un air boudeur. J’ignore si une suite est prévue mais j’espère qu’elle relèvera la niveau et proposant une expérience plus originale et moins conventionnelle.

KobaG


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Transformers 4 : L’âge de raison?

Les gens qui me connaissent personnellement le savent : je déteste la franchise Transformers. Enfin… Je déteste surtout le 2 et le 3, le premier ayant au moins eu la décence de me divertir convenablement. Pourtant, inlassablement, je vais à chaque fois voir le dernier film en date. Masochisme? Conscience professionnel de cinéphile? Doux utopiste? J’avoue ne pas à avoir la réponse. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai laissé une nouvelle fois une chance à Michael BAY de me divertir avec sa licence de robots-aliens. Et je dois bien admettre que concernant ce nouvel opus, le contrat est globalement rempli, à ma grande surprise.

Je n’ai jamais vu en Transformers qu’une licence un peu beauf ayant pour but de divertir un public principalement masculin et vendre un maximum de produits dérivés. La première trilogie m’avait cependant laissé un goût très amer dans la bouche, celui de films d’action décérébrés, bouffis d’effets spéciaux et au scénario tellement mal foutu que je m’en lassais souvent au bout de trois quart d’heures de film (le 3 fut un supplice à voir pour moi…).
C’est pourquoi j’ai été assez surpris de voir que ce 4ème volet disposait d’un semblant de scénario et d’une structure plus posée et plus maîtrisée au niveau du rythme. L’introduction prend son temps sans altérer le plaisir du spectateur, les scènes d’actions sont dispersées avec parcimonie et le ton oscille habillement entre humour primaire et réflexions intelligentes sur certains avancements technologiques comme les nano-machines (qui donnent d’ailleurs naissance à de nouveaux Transformers aux transformations qui pètent la classe!).

Ainsi, Transformers 4 parvient à proposer un divertissement à l’univers cohérent et aux enjeux beaucoup plus maîtrisés. De plus, le changement complet de casting apporte une réelle fraîcheur à l’ensemble. Bien que l’on conserve des personnages assez caricaturaux et unilatéraux (quoique… le personnage du businessman joué par Stanley TUCCI est plus nuancé que l’on pourrait le croire), on s’y attache malgré tout et on prend un vrai plaisir à suivre leurs aventures en compagnie d’Optimus Prime et ses compères.
D’ailleurs en parlant d’eux, la bande de Transformers présente dans ce nouveau film se veut assez décomplexée et principalement accès sur l’humour. Car hormis Optimus qui nous abreuve de ces éternelles tirades, le reste de la troupe est une joyeuse bande de déconneurs qui ne ratent pas une occasion pour sortir une vanne ou tenter de se mettre sur la tronche. A voir si vous accrochez mais ça reste léger et primaire, quoique un peu trop par moment…

De ce fait, je suis vraiment le premier étonné à avoir passer un bon moment devant ce film. Michael BAY aurait-il enfin trouver un équilibre pour sa franchise? Certes, il ne peut s’empêcher de tout faire péter à la fin, mais vu la qualité global du reste de la production, on peut bien l’excuser de se lâcher dans la dernière grosse demi-heure.
Alors certes ça reste du divertissement tout ce qu’il y a de plus primaire et vous ne vous sentirez pas enrichi culturellement après avoir vu ce film. Mais quitte à reposer son cerveau de temps et temps, autant que le spectacle tienne la route. Et c’est clairement le cas ici donc pourquoi s’en plaindre?

BayAuto


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Dragons 2 : Fus Ro Dah!!

Dans la guerre au box office que se livrent année après année les grands studios d’animation, Dreamworks avait marqué un sacré point me concernant avec son Dragons, sorti en 2010 (la vache, ça rajeunit pas!). J’avais vraiment adoré ce film (que je regarde à nouveau, de temps en temps) car il y avait une vraie maîtrise à tous les niveaux. De plus, il s’agissait d’une production qui pouvait autant s’adresser aux enfants qu’aux adultes et, vous le savez, je suis très partisan de ce genre d’initiative. Donc forcément, quand la suite pointe le bout de son nez dans les salles obscures, autant vous dire que j’ai volontiers sacrifié une grasse matinée pour me rendre dans mon cinéma. Je me demandais si Dreamworks réussirait le défi de renouveler l’essai en proposant une histoire s’adressant à tous les âges. Et ben mon cochon (heu… mon dragon), je ne m’attendais pas du tout à ça!

Autant y aller cash : ce film est une tuerie. Non mais sérieusement! Autant je trouvais que Dreamworks n’avait pas complètement rempli son contrat avec ses dernières productions (oui Turbo caca, c’est de toi que je parle!), là je suis resté complètement sur les fesses. C’est une réussite complète, un pur moment de cinéma d’animation comme j’aimerais en voir à chaque fois! Vous voulez des détails? En voici quelques-uns.

Parlons rapidement de la technique. Là il n’y a vraiment rien à redire, c’est maîtrisé de bout en bout. Les décors sont sublimes, l’animation à toute épreuve, les charadesigns des personnages et des dragons toujours d’excellente qualité… Non, à ce niveau, Dreamworks n’a visiblement plus rien à prouver. Mais Dragons 2 sort vraiment du lot de part son univers et ses créatures. Les dragons sont une vraie plus-value dans ce film. Qu’ils soient repoussants, mignons, petits ou gigantesques, les créateurs n’ont pas manqué d’imagination pour nous offrir une faune riche en diversité où chacun trouvera son bonheur. Perso, j’ai toujours un gros coup de coeur pour le Furie Nocturne (il ressemble trop à Stitch, il me fait craquer à chaque fois!), mais j’ai aussi beaucoup aimé le dragon de Valka, la mère du héros Harold.

Tiens d’ailleurs, belle transition pour parler un peu des personnages et de l’histoire! J’avoue avoir été agréablement surpris sur ce point. Si on retrouve le casting du premier film au complet avec quelques années de plus dans les pattes (Harold a désormais 20 ans), les nouveaux personnages sont peu nombreux mais apportent suffisamment à l’univers pour y pénétrer sans mal. J’ai été ainsi complètement convaincu par Valka, qui en plus de faire une entrée en scène super classe (non mais vraiment super classe quoi!), est un personnage intéressant et pas trop convenu.
Du coup, j’ai fortement apprécié le fait que les retrouvailles en Harold et sa mère ne soit pas au centre du récit mais dans sa continuité. De ce fait, le film évite les écueils habituels de ce type d’évènement pour ne pas perdre de vue les objectifs du scénario. Mais ne vous trompez pas, Dreamworks arrivera tout de même à vous soutirer quelques larmes, ou au moins des yeux bien vitreux (la retrouvaille en Valka et Stoïk… non non, il ne faut pas que j’y pense) et ce avec facilité un peu énervante si, comme moi, vous avez la larme facile.

Je vous parlais plus haut du scénario. C’est ici que la plus grosse différence entre le film et son aîné se fait. Dragons premier du nom ayant posé les bases de l’univers, Dragons 2 les considère comme acquises et va directement dans le vif du sujet. Le spectateur n’a ainsi aucune raison de s’ennuyer : on alterne entre les (magnifiques) scènes de vols, des dialogues pas trop gnangnans (c’est là qu’on apprécie que les protagonistes soient plus vieux), ainsi que des scènes de batailles qui deviennent de plus en plus épiques. Dragons 2 verse par moment carrément dans l’héroic fantasy tellement on retrouve dans ce film les codes de cet univers.
Et vous l’aurez sans doute compris entre les lignes, encore une fois, le film tente de s’adresser à un large public. Me concernant, j’ai été complètement captivé par ce qui m’était présenté à l’écran. Si je pardonne quelques scènes un peu téléphonées (la tirade d’Astrid…) et un méchant qui manque un peu de prestance, je reste m’a complètement conquis : scénario efficace, belles batailles, de l’humour, du drame (oui, il y a des persos importants qui meurent!) et de l’émotion… En gros, c’est une claque, une vraie claque!

Je suis donc personnellement comblé par cette suite de Dragons. Si vous avez aimé le premier (dans le cas contraire… vous avez des goûts étranges…), foncez voir cette suite sans aucune hésitation! Merci Dreamworks de faire encore rêver les vieux comme moi XD

DragonPets


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Le Conte de la Princesse Kaguya : Touchante estampe

En cette année 2014, les amoureux de films d’animation japonais (dont je fais évidement partie) sont fortement gâtés. En effet, nous avons la chance d’avoir droit à deux films du fameux studio Ghibli à quelques mois d’intervalles. Après Le Vent se Lève, lettre d’adieu d’Hayao MIYAZAKI, c’est au tour d’Isao TAKAHATA (autre grand nom du studio à qui on doit Le Tombeau des Lucioles ou Pompoko) de nous proposer sa dernière production, Le Conte de la Princesse Kaguya.
Autant vous dire que j’étais fortement émoustillé lors de l’annonce du film et j’ai sauté sur la première séance en VO de mon cinéma pour aller découvrir le dernier bébé de M. TAKAHATA. Et j’ai beaucoup de bien à dire de ce film, même si cette estampe animée n’échappe pas à quelques coups de pinceaux malencontreux…

Adapté d’un conte populaire japonais, Le Conte de la Princesse Kaguya nous raconte la vie d’une jeune fille apparue dans une pousse de bambou et recueillie par un vieux couple ne possédant pas d’enfant. Persuadés qu’il s’agit d’une princesse envoyée par les dieux, ses nouveaux parents vont tenter de lui offrir une vie digne de ce nom. Mais est-ce la vraie raison de la venue de la jeune fille sur terre? Qui est-elle vraiment? Et qu’est ce qu’une vie digne pour les humains? Le film nous invite ainsi à découvrir la vie de la Princesse Kaguya, ses premiers pas, ses premières rencontres, son entrée dans la haute caste, jusqu’à un final à la fois sublime et douloureux.

Commençons par aborder le point qui séduit immédiatement dès les premières minutes du film : la direction artistique. Les visuels sont de véritables estampes en mouvement, savant mélange de pastels, fusain et autres aquarelles. Certaines scènes sont tout simplement sublimes et des émotions fortes arrivent à être véhiculées en quelques coups de crayon. Entre les plans fixes de toute beauté ou certaines scènes animées fortes (la fuite de la Princesse, la scène du cerisier en fleurs…), le film est quasiment irréprochable dans son esthétique et permet de donner beaucoup de force à l’histoire qui nous est contée.
Le tout est bien sûr sublimé par une bande originale en parfaite résonance avec les scènes qu’elle accompagne. Entre les chansons touchantes, les nombreuses mélodies au Koto et l’ensemble des musiques réalisées avec des instruments traditionnelles, on se retrouve littéralement projeté dans le Japon médiéval pour notre plus grand plaisir. Quant aux doublages, ils sont, comme souvent avec les productions japonaises, complètement maîtrisés et donnent aux personnages beaucoup de force et de personnalité (la VO, il y a que ça de vrai :p).

Maintenant, parlons un peu de l’histoire. C’est en effet sur ce point que l’on peut trouver quelques éléments à redire. Le film est relativement long (plus de deux heures), et si je ne suis pas contre le fait de suivre les différentes étapes de vie de la Princesse, force est d’admettre qu’une sorte de fil conducteur manque à l’appel pour que le spectateur arrive à garder son attention de bout en bout. Ainsi, même si le tout se suit relativement bien, il y a un côté contemplatif qui risque d’ennuyer un public habitué à plus d’action. De plus, les révélations sur les origines de la Princesse arrivent beaucoup trop tard, entrainant le film vers un final beau et maîtrisé, mais qui aurait mérité à être décimé bien en amont, pour moins donné l’impression d’arriver tel un cheveu sur la soupe.
De plus, il y a parfois des incidents malheureux en terme d’ambiance et de ton. L’équilibre entre les scènes humoristiques et tragiques est plutôt bien gérés, mais il y a cependant quelques moments où on ne sait pas trop comment réagir. Pour vous donner un exemple concret : il y a, à un passage, une scène a fait rire la salle (moi inclus). Or ce n’était pas du tout dans le but d’être drôle, vu qu’elle donne lieu ensuite à une scène tragique. Bref, je me suis senti gêné d’avoir rigolé à un moment où il ne fallait pas le faire.

Toutefois, j’aimerais vous dire que c’est quelques remarques ne m’ont pas empêché pour autant d’apprécier le film et son histoire. Le message et les valeurs véhiculées m’ont pour la plupart touché et on s’attache très facilement à la Princesse, ainsi qu’à la majorité des personnages qui l’entourent (j’ai beaucoup aimé sa demoiselle de compagnie personnellement ^^). Et même si le final arrive de manière abrupte, j’avoue avoir eu un petit pincement au coeur quand le générique de fin est apparu.
De ce fait, je ne peux que vous conseillez de vous intéressez à cette production, ne serait-ce que pour sa direction artistique qui vaut largement le détour. Un grand moment de cinéma et d’animation comme j’aimerais en voir un peu plus souvent.

TestKaguya2


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Maléfique : On ne choisit pas son prénom…

Quand j’ai appris que Disney sortait un film live sur l’une des plus grandes méchantes de l’histoire de ses franchises (à savoir Maléfique, la sorcière de La Belle au Bois Dormant), vous comprenez bien que mon âme d’enfant a été très fortement titillée. Surtout que, à la vue des bande-annonces et du casting, je me demandais comment il serait possible que le film ne soit pas une réussite. Et il l’est, incontestablement. Tout n’est bien sûr pas parfait, mais laissez moi vous en dire plus sur ce production qui m’a particulièrement charmé.

Tout d’abord, on ne peut que remercier Disney pour le travail accompli en ce qui concerne la forme du film. Nom d’une pipe, qu’est ce que c’est beau! L’univers qui nous est présenté est particulièrement enchanteur, avec de sublimes paysages, une direction artistique maîtrisée en ce qui concerne les costumes et les décors, et surtout le design des créatures féeriques que j’ai trouvé particulièrement bien foutu! De plus, et c’est important à signaler pour une fois, la 3D est sublime et très bien utilisée. On rentre complètement dans le film grâce à elle et nous offre des moments magiques comme les nombreuses scènes de vol.
Et il y a la musique. Bon sang qu’est ce que la musique de ce film envoie du steak! Les pistes sont absolument splendides, collent parfaitement à chaque scène et produisent autant d’émotions que les images.

En clair, Disney nous a mis les petits plats dans les grands au niveau de l’aspect technique du film, et tout ceci est appuyé par des acteurs qui assurent vraiment le spectacle. Si Angelina JOLIE tire immanquablement son épingle du jeu, j’ai été personnellement très touché par la performance d’Elle FANNING, qui interprète une princesse Aurore à la candeur attachante (et qui, pour le coup, a vraiment 16 ans!). Les deux actrices forment ainsi un duo parfaitement maîtrisé à l’écran, que l’on aime voir s’aimer, se détester, etc.
J’ajouterai également que je trouve l’idée d’avoir personnifié le corbeau de Maléfique sous les traits de Sam RILEY est excellente, d’autant que l’acteur propose un personnage vraiment intéressant qui s’inclut aisément dans la trame du film.

Vous l’aurez compris, aux vues de mon usage abusif de superlatifs, j’ai beaucoup aimé le film au niveau de la forme. C’est au niveau du fond que je ne sors pas complètement conquis, bien que ce soit très subjectif et que cela ne m’ait pas empêché d’apprécier le film pour autant.
L’histoire qui nous est proposée est très bonne. Car bien plus qu’un simple complément au dessin animé, vous avons ici droit à une réinterprétation complète de l’histoire originelle. Ainsi, je vous encourage à éviter les comparaisons foireuses entre les deux supports, vous risquez de vite vous fâcher avec cette production. Le scénario prend ainsi bon nombre de libertés, mais cela ne se fait ni au détriment de l’histoire, ni au détriment du plaisir du spectateur.

Toutefois, je regrette que le réalisateur n’est pas osé aller jusqu’au bout de certaines idées, quitte à rendre ses personnages moins manichéens. Car il ne faut pas oublier une chose : Maléfique reste un film qui vise un public jeune. Les personnages sont donc assez unilatéraux au niveau de leur comportement, ce qui peut sembler être un comble lorsque l’on a pour protagoniste principale une sorcière gothique qui maudit les enfants en bas âge!
Pour moi on passe un peu à côté du potentiel du film, qui aurait pu nous proposer des personnages plus torturés et aux sentiments plus complexes. Bien qu’il y ait d’excellentes idées (dont certaines déjà véhiculées dans La Reine des Neiges par exemple), je trouve vraiment dommage que le film ne parvienne pas à rendre une copie plus adulte. Mais là je sais que j’en demande trop!

En clair, Maléfique est bien partie pour être un de mes films préférés de 2014. Avec sa direction artistique réussie (et sa musique!), son casting qui assure le spectacle et son scénario bien écrit et bien ficelé, la dernière production de Disney a vraiment tout pour plaire à un large public, qui vous aimiez ou non La Belle au Bois Dormant. Demeurent quelques regrets au niveau du manichéisme des personnages, mais ce serait oublié à qui est destinée cette production. Tant pis pour moi si je suis trop vieux…

MalefiqueAJ


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X Men Days of Future Past : Vers un avenir meilleur?

Dans la vie, rien n’est immuable. Grand fan des adaptations de comics au cinéma, je constate aujourd’hui à quel point mes goûts ont changé vis-à-vis de ces productions (ou alors ce sont ces dernières qui ont changé, allez savoir…). Rien ne m’a vraiment émoustillé depuis un petit moment dans ce registre, et je vous avoue que je misais beaucoup sur le nouveau X Men, étant un grand admirateur de la première trilogie (oui, même du troisième, parce que… Famke JANSSEN quoi!). Les critiques étant extrêmement mitigées au sujet de la dernière production de Bryan SINGER, je suis donc allé voir Days of the Future Past avec un peu d’appréhension. Et il faut croire que cela a joué en ma faveur car je n’ai pas trouvé le spectacle si mauvais que certains l’ont décrit, bien que rien ne soit parfait dans le monde de Marvel.

Pour commencer, Days of Future Past a la lourde tâche de raccorder la première trilogie avec les évènements du préquel First Class et les différents spin-off mettant en scène Wolverine. Et à l’image du format d’origine, force est de constater que la timeline commence à vraiment partir dans tous les sens, et il ne manquerait plus qu’ils nous relient tout ça avec Avengers et Spiderman pour que ça devienne un joyeux bordel! Mais je m’égare. Dans ce nouvel opus, Wolverine est envoyé dans le passé grâce aux pouvoirs de Shadowcat (celle qui traverse les murs… cherchez pas le rapport, je comprends vraiment pas comment fonctionne la notion de mutation dans X Men…) pour empêcher un évènement particulier et ainsi mettre fin à la guerre meurtrière qui a lieu dans le présent. Ainsi, notre héros poilu à la griffure facile va devoir convaincre les Charles-Xavier et Magneto du passé de s’allier à lui pour mener à bien sa mission.

Utilisez la thématique du voyage dans le temps est toujours super casse-gueule. Mais dans un univers aussi farfelu que celui d’X men, j’avoue que son utilisation ne m’a pas plus choqué que ça. Je ne rejoindrai donc pas la league de ceux qui aiment trouver toutes les incohérences liées à son utilisation, moi tant que ça ne me fait pas sortir du film, je m’en tamponne. Ceci étant dit, c’est toujours un plaisir de revoir des personnages avec lesquels ont s’est attaché au fil des années, le tout interprété par une belle brochette d’acteurs (Haaaa… Jennifer LAWRENCE…).
Au niveau de l’histoire, elle est plutôt bien faite et ne commet comme seule erreur que d’être un chouilla prévisible et un peu téléphonée à certains moments. Pour le reste, on ne s’ennuie pas une seconde et la trame déroule ses deux heures douze d’effets spéciaux sans encombre. Toutefois, si je devais lui faire un reproche très personnel, ce serait que cela manque cruellement de scènes d’actions. Pour moi, un film mettant en scène des personnages disposant de pouvoirs divers et variés se doit de les mettre en scène dans des combats dantesques. Et sur ce coup, Days of Future Past joue vraiment les petites frappes car malgré une première scène fort sympathique et les passages avec Vif-Argent, la majeure partie du scénario se concentre sur les dialogues et la psychologie des personnages. Attention! Ce n’est pas un reproche, mais c’est juste que, quitte à envoyer Wolverine dans le passé, autant qu’il se castagne un peu. Parce que là, c’est un peu la loose à ce niveau, à se demander si c’était vraiment utile de l’envoyer lui et pas un autre…

Enfin concernant l’aspect visuel du film, c’est le genre d’univers avec lequel j’ai beaucoup d’affinités. J’ai aimé le design des sentinelles, la manière dont sont représentés certains pouvoirs (Vif-Argent… encore lui) et le film ne commet aucune erreur en terme de mise en scène et de cadrage. Je regrette toutefois, encore et toujours, que la 3D ne soit qu’un prétexte pour gonfler le billet d’entrée, tellement cette dernière passe complètement inaperçue…

Quel est donc mon verdict? Et bien pour faire simple, je trouve que Days of Future Past est un bon film Marvel, mais un X men à la qualité discutable.Le manque de scène d’action se fait clairement sentir et je regrette que les différents pouvoirs des personnages ne soient pas plus utilisés ou mis en avant. De plus, même si je trouve le scénario bien écrit, ça reste quand même un sacré désaveu de la première trilogie vu la manière dont il se termine. Après, le spectacle est tout de même assuré et les différents personnages sont assez bien écrits pour que l’on est envie de les suivre dans leurs aventures. Du coup, je me demande bien ce que va raconter le prochain épisode, Apocalypse (whoa! ce titre de ouf…), mais je garde espoir d’être surpris.
Alors si vous aimez les X men, Days of Future Past est loin d’être le mouton noir de la famille (on sait tous que c’est Wolverine Origins…), donc vous n’avez aucune raison de ne pas lui accorder un peu de votre temps. De mon côté, je vais chercher à comprendre le rapport entre le pouvoir de traverser les murs et faire voyager dans le temps…

AngelShadowcat


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The Amazing Spider-Man 2 : Toile décousue

Après 2 semaines de sevrage de salles obscures, il fallait bien que je remette le pied à l’étrier! J’ai donc profité de ma dernière journée de vacances pour aller rattraper ce que j’avais manqué durant mon voyage au Japon. Mon choix s’est porté sur la comédie française Barbecue (qui est pas mal, mais quand même moins fun que Babysitting) et le film de super héros du moment : The Amazing Spider-man 2. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce dernier, Spider-man étant l’un des personnages Marvel que j’aime le moins. Pourtant, j’avais bien aimé le premier reboot donc j’espérais quelque chose un peu dans la même veine. Pour quel résultat du coup? Et bien… Difficile d’avoir un avis très tranché me concernant, et un peu à l’image de la relation Peter PARKER et Gwen STACY, j’ai envie de dire que… « c’est compliqué » (cette expression est tellement fourre-tout, c’est génial).
C’est compliqué dans le sens où il y a pleins de choses qui m’ont plu dans le film, mais aussi pleins d’autres qui m’ont gâché la projection. Démarrer par l’un ou l’autre risquerait de fausser mon ressenti final, donc je vais vous les présenter comme elles viennent.

Le film démarre étrangement bien : une scène d’action dans un avion avec des personnages que l’on attendait pas et donnant d’office un ton pesant à l’histoire. Puis s’en suit une première scène de poursuite au sein de New York, avec un Spider-man qui vole dans tous les sens et qui cabotine comme pas possible (et qui sifflote le thème de la première série animée!). Et là, premier point : le film n’arrive pas à trouver un équilibre entre humour et sérieux. C’est d’autant plus dommageable que d’un côté comme de l’autre, ça fonctionne très bien. Sauf que mis l’un avec l’autre, cela rend difficile l’appréhension globale du film.
Au niveau de l’histoire, ça souffle aussi le chaud et le froid. Il y a du potentiel, autant dans l’évolution du couple Peter/Gwen (bien que je trouve les acteurs trop vieux pour jouer des adolescents, mais passons…), que dans le combat de Spider-man comme les vilains du moment. Mais l’ensemble est beaucoup trop dilué et les 2h30 de film m’ont à certains moments paru interminable. Avec une demi-heure de moins, je pense que ce serait passé tout seul. Mais il y a ici trop d’enjeux différents, ainsi que trop de personnages avec des objectifs qui ont du mal à s’emboîter les uns dans les autres. A l’image de Peter qui passe son temps a passé du coq à l’âne durant tout le film, entre sa copine, son ami, sa tante, ses parents, etc., le spectateur finit par être complètement perdu et cela nuit gravement à l’appréciation de certaines scènes (je pense particulièrement aux révélations autour du père de Peter).

Ensuite viennent les personnages. Là pour le coup, je suis assez satisfait. Spider-man est cool, Gwen est un personnage féminin bien écrit (et puis Emma STONE quoi…), et les méchants sont à la fois classes et intéressants (oui, j’aime bien le Bouffon Vert de cet épisode!). Ils ont un vrai background, de vraies motivations quant à leurs agissements et cela rend leur combat contre Spider-man plus forts et sensés. Mais encore une fois, tout n’est pas parfait. Electro aurait largement suffit comme antagoniste principal, le bouffon vert intervenant beaucoup trop tard (et je parlerai même pas du Rhino qui est plus un caméo qu’autre chose…). Une progression du personnage d’Harry jusqu’à sa transformation aurait largement suffit, quitte à ne le faire apparaître que dans le 3e film. Mais là, je chipote un peu.
Quant à l’aspect esthétique du film, ça a le mérite d’avoir une identité et une gueule. Si vous êtes allergiques aux scènes d’actions bourrées de slow motion, vous risquez de ne vraiment pas apprécier ce deuxième volet qui en abuse à tous les instants. Toutefois, cela apporte beaucoup de lisibilité aux combats et cela rend les personnages très classes…! Certaines scènes sont d’ailleurs très bien chorégraphiées, que ce soit le combat à Time Square, ou encore la scène final dans l’horloge qui, pour le coup, poutre sévèrement. La 3D relief m’a cependant paru assez quelconque, ou alors avec le temps je n’y fais plus attention…

En bref, je suis très mitigé concernant ce deuxième film de Marc WEBB. J’ai vraiment envie de l’aimer pourtant, parce qu’il transpire de bonnes intentions et de bonnes idées. Ses principales carences sont un rythme vraiment décousu, ainsi que son mauvais équilibre au niveau du ton et des différentes facettes du scénario. Heureusement, les personnages sont très bons et donnent beaucoup de charme à cette nouvelle aventure de l’homme araignée. Du coup, impossible d’avoir un avis tranché me concernant. Je ne peux cependant que vous conseillez de tenter l’expérience, pour peu que vous ne soyez pas allergique à l’univers Marvel… Ou au dub-step… Regardez le film, vous comprendrez :p

SpiderManEmma


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La Belle et la Bête : Christophe Gans retombe-t-il sur ses pattes?

La Belle et la Bête est, sans aucun doute, le film dont on m’a le plus demandé mon avis au cours de ce mois de Février! J’ignore comment un tel engouement et intérêt ont pu naître autour de cette production française, mais toujours est-il que cela a suffit à me rendre dans les salles obscures pour me faire mon propre opinion sur la dernière production de Christophe GANS (bien que j’avais l’intention d’y aller de toute manière… mais disons que cela l’a placé dans mes priorités).
Et encore une fois, et c’est malheureusement trop souvent le cas avec les productions française, je ne suis pas pleinement convaincu, bien qu’il ne faille pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il y a une vraie volonté de bien faire avec ce film, une envie de plaire au plus grand nombre et de mettre à l’écran un conte connu mais qui semble toujours autant fasciner.

Tout d’abord, je me demandais qu’elle serait le « ton » du film. Les récents contes que j’ai vu sur grand écran se voulaient être des relectures sombres et violentes de récits souvent infantilisés, bien que bourrés de messages cachés. Dans notre cas, il s’agit ni plus ni moins que d’un production familiale et tout public. Le film serait sorti directement de chez Disney que cela ne m’aurait pas surpris… Christophe GANS a donc choisi de raconter l’histoire de Belle et de la Bête de la manière la plus « basique » possible. C’est à la fois un bon et un mauvais point, car si cela rend le film très accessible, il ne lui donne aucune aura particulière, ni identité force. Et c’est fort dommage vu les moyens mis en place pour en faire quelque chose de marquant.
Car le principal atout du film est de disposer d’une mise en scène qui ravit les yeux à de nombreux moments. Si l’univers semble très classique pour une adaptation de conte, l’utilisation de l’imagerie numérique, ainsi que de nombreux plans de caméra et autres travelling rendent le film dynamique et particulièrement beau. Certaines scènes sont visuellement splendides (la scène sur la glace…!) et il y a une vraie recherche de cadrage et d’ambiance tout au long du film. Sur ce point, je donne toute mon approbation à Christophe GANS.

Seulement voilà, le film a beau tenté de nous séduire en proposant une esthétique alléchante, il pèche allègrement sur d’autres points, et particulièrement sur sa façon de raconter son histoire. La Belle et la Bête est, pour moi, avant tout une romance. Sauf qu’ici, le réalisateur ne semble pas très à l’aise avec son sujet. Du coup, il y a une sorte de maladresse dans la narration, ainsi que dans l’écriture des personnages. Vincent CASSEL et Léa SEYDOUX sont de bons acteurs, mais on a vraiment l’impression qu’ils ne savent pas trop ce qu’ils font là, ni comment rendre leur couple crédible.
Et là je mets le doigt sur le gros soucis du film : on ne croit pas une seule seconde à l’amour naissant être Belle et le Prince déchu! Si bien que lorsque la déclaration finale arrive, on est un peu surpris. Le film fait presque 2 heures mais nos deux tourtereaux doivent à peine partager une vingtaine de minutes communes durant tout le film! Donc forcément, on a vraiment du mal comprendre comment Belle finit par tomber amoureuse de son geôlier avec si peu d’interactions, ces dernières se finissant souvent sur une dispute. On a l’impression que le réalisateur a fait finir son histoire de cette manière parce qu’il le fallait! Pourquoi, au contraire, ne pas avoir osé une autre conclusion, ou une autre interprétation du conte d’origine? Ou alors, il fallait rajouter plus de scènes avec Belle et la Bête, quitte à réduire le nombre de flashbacks sur le passé du Prince (qui semble être là pour justifier l’apparition de Vincent CASSEL sans son masque numérique…).

Ainsi, La Belle et la Bête s’avère être une production que l’on a du mal à vraiment qualifier de bonne ou de mauvaise, bien que j’aurai tendance à lui trouver plus de qualités que de défauts. Mais ces derniers sont beaucoup trop présents et gâchent clairement un ensemble qui ne demande qu’à être aimé et apprécié. Ce n’est donc clairement pas un sans faute pour Christophe GANS, bien que le film reste, en demeurant, agréable à regarder grâce à son esthétique léchée et ses bonnes idées de mise en scène. A vous de voir si cela est suffisant pour lui laisser sa chance…

BelleNeige


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Philomena : Chemin de croix

Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté la rentrée a été assez violente! A peine revenu des congés que le rythme effréné du travail a repris de plus bel, bon gré mal gré. Malgré tout, s’il y a bien une chose que je veux continuer à faire encore en 2014, c’est multiplié mes excursions au cinéma. C’est mon moment à part, mes instants de détente de la semaine. Et on peut dire que cette année démarre plutôt bien, car parmi les films que j’ai pu commencé à voir, il n’y a pas eu de déceptions particulières, bien au contraire. Et à ce propos, j’aimerais vous parler de mon petit coup de coeur de la semaine dernière : Philomena.

Inspiré d’un roman relatant des faits réels, Philomena raconte l’histoire d’une femme irlandaise qui va tenter de retrouver son fils, Anthony. Dis comme ça, cela semble assez banale, mais le contexte se révèle assez sombre. Nous sommes au début des années 50, Philomena tombe enceinte alors qu’elle est encore jeune. Elle est donc envoyée au couvent où elle devra travailler pour rembourser les frais de son accouchement, effectué par les nomes du dit couvent. C’est là qu’elle se verra retirer son fils, adopté par une autre famille, contre son gré bien entendu.
Le film se focalise donc sur la quête de cette femme, 50 ans plus tard, pour retrouver cet enfant qu’elle n’a jamais pu oublier. Ce drame est monté comme un thriller, où Philomena, accompagnée du journaliste Martin SIXMITH (qui a écrit le roman d’origine), va multiplier les recherches et les indices, afin de les mettre bout à bout et remonter la piste jusqu’à Anthony. Le récit est à ce niveau plutôt bien rythmé, cohérent, et l’on suit l’enquête avec intérêt et passion.

Il faut dire que la quête de la vieille dame sera l’occasion pour le film d’aborder de nombreux sujets qui, s’ils étaient mal traités, auraient pu tomber facilement dans le cliché et la critique. Mais forte heureusement, il y a une vraie justesse dans les dialogues et les personnages. Le duo que forme Philomena et Martin fonctionnent à merveille. Elle est croyante, naïve et cherche à voir le bon en tout. Lui est athée, aigri et voit le monde de manière très pragmatique. Ce grand écart de personnalité donnera ainsi lieu à des discussions savoureuses voir très drôles, où chacun confrontera ses opinions, ses points de vues, le tout se mêlant parfaitement à l’intrigue et sans jamais prendre partie. Il y a un vrai équilibre salutaire à ce niveau, le film laissant au spectateur le soin de choisir son « camp », sans jamais lui forcer la main.
Cela permet de contrebalancer avec la véritable tragédie qu’a vécu Philomena. Pour le coup, l’église catholique en prend vraiment pour son grade et certaines situations sont à la fois choquantes et bouleversantes. Il est d’ailleurs intéressant de voir que le film est pleinement conscient de cela au travers du personnage de Martin, qui encouragé par la directrice éditoriale, ne se gêne pas pour présenter les bonnes soeurs comme les méchantes de l’histoire. Car il faut trouver un coupable à tout ça, que ce soit « Dieu » ou ses représentantes. Et c’est pour moi tout le coeur du film, ainsi que sa grande force. Face à une situation injuste et inhumaine, il est intéressant de voir le cheminement de Philomena, qui voit dans la recherche de son fils perdu une forme de rédemption, de chemin de croix, chose qui énervera profondément Martin qui ne comprend pas qu’elle puisse se sentir coupable de quoi que ce soit. Tous ces aspects seront magnifiés par une confrontation finale absolument poignante, où chacun devra faire face à tous ces évènements et faire ses choix. Bons, mauvais… Le spectateur en demeurera seul juge, et pour le coup c’est très appréciable de ne pas avoir de point de vue imposé.

Mais tout cela n’aurait pas pu fonctionner sans des acteurs de qualité. Judi DENCH (qui sera toujours M des James Bond pour moi ^^) est absolument impeccable dans son rôle, d’une justesse et d’une cohérence à tomber par terre. C’est le véritable atout du film, sa plus grande force et la raison numéro une de se pencher sur ce film. Quant à son acolyte, interprété par Steve COOGAN, il est également excellent en journaliste désabusé qui se fait sermonner à la moindre occasion par ce petit bout de femme, créant une vraie alchimie entre les deux personnages à laquelle on ne peut que croire et adhérer.

Vous l’aurez compris, Philomena m’a conquis. Il est rare de voir de nos jours des drames qui arrivent à trouver un équilibre si parfait entre le tragique et le comique. On ne rit pas non plus à gorge déployée, mais tous ces petits moments d’insouciante permettent de rendre le film plus souple, plus digeste, et ainsi plus agréable à suivre et à regarder. Les acteurs sont tous excellents et les thèmes sont traités avec sagesse et retenu, laissant toujours au spectateur la liberté de se faire son propre avis. Bref, une vraie réussite dans sa catégorie que je vous conseille vivement.

PhilomenaShadow


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Cinéma 2013 : Mon Bilan personnel et purement subjectif

105. C’est le nombre exact de films que j’ai vu sur grand écran en 2013. C’est mon record, je ne sais pas si je le renouvellerai, mais je ne vais pas au cinéma pour ça non plus! Et avant de commencer à vous parler des films de 2014, j’avais envie de vous exposer mon Top/Flop 10 de l’année 2013. C’est bien sûr hyper subjectif, mais sinon quel intérêt de faire ce genre de Top. Il faut savoir que je note tous les films que j’ai vu dans un petit classeur Excel (oui, ça fait un peu psychopathe mais bon…) et que mon classement est composé de 3 sous-catégories : les films que j’ai aimé (55 films), ceux que j’ai trouvé moyen ou sans plus (31 films), et enfin ceux que je n’ai pas aimé (19 films). Mon Top 10 est donc logiquement composé des dix premiers films de j’ai aimé et mon Flop 10 des 10 derniers que je n’ai pas aimé. Vous êtes prêts? C’est parti!

AfficheTopFlopOn commence par mon Top 10. Mes genres préférés sont bien entendu surreprésentés (Animation et SF). Mais j’ai été surpris de vraiment apprécier certaines productions françaises cette année. Pourtant, il paraît que c’est l’une des pires années pour le cinéma français… Enfin bref, voyons tout ça plus en détails. En 10e position, on trouve Monstres Academy. J’ai l’impression d’être un des seuls de mon entourage a avoir vraiment apprécier ce préquel de Monstres et Cie (j’avais même rédigé une critique qui est entrain de moisir au fond du blog, manque juste l’illustration que j’ai jamais fini…). Certes, il ne vaut pas le premier épisode et ce n’est clairement pas le meilleur de Pixar, mais je l’ai trouvé pleins de bonnes idées, avec des personnages drôles et une fin bien foutue.

Viennent ensuite 2 films français. Les garçons et Guillaume, à table! remporte la 9e place grâce à son humour efficace et sa thématique maîtrisée du début à la fin. Ensuite, le mal-aimé des critiques, Au Bonheur des Ogres, qui s’est fait cassé de partout alors que j’ai trouvé le film drôle, bien écrit et bien joué (Bérénice BEJO en rousse, miam!). Ma grosse incompréhension de cette année et c’est bien dommage. Je vous conseille en tout cas de vous pencher dessus, vous découvrirez un film à l’univers vraiment riche et aux personnages attachants.

De la place 7 à 5, c’est un triplé SF. Cloud Atlas qui m’a vraiment impressionné en terme de mise en scène, à défaut de me convaincre pleinement niveau scénario (j’ai pas tout compris, mais ça n’empêche pas d’apprécier le film). C’est en tout cas un des rares films de 3h devant lequel je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Mais la grosse surprise de ce top reste Pacific Rim. Je suis vraiment allé voir le film à reculons, pensant à un énième film de robots décérébré. Et ben non, c’est vachement bien! C’est super beau, bien construit, avec un scénario classique mais efficace. Une grosse production sans les défauts du genre, le tout avec des combats des géants qui puent la classe. Et dans le genre classe, Star Strek : Into Darkness est pas mal non plus. Tout aussi agréable que le premier épisode reboot, on retrouve avec plaisir l’univers Star Trek avec ses moments drôles, de bravoures et d’émotions (oui, moi la scène entre Kurt et Spock vers la fin m’a fait quelque chose!). Et la musique est vraiment top elle aussi!

On s’approche maintenant du podium. A ses pieds, mon petit plaisir honteux de l’année : Hansel & Gretel : Witch Hunters. C’est con, c’est sanglant, ça ne vole jamais bien haut… mais que c’est jouissif! En tout cas, c’est un des rares films de cette année où je me suis « amusé ». Je sais que le terme peut être un peu étrange mais c’est vraiment ce qu’il s’est passé. Et puis il y a Jeremy RENNER dedans, donc bon… l’objectivité en prend un coup!
A la troisième place se catapulte le dernier Disney, La Reine des Neiges. Celui là, c’était vraiment un des incontournables de Noël. Très beau, bonnes chansons (oui oui, c’est encore possible de nos jours!) et une histoire qui passe son temps à faire des pieds de nez au genre « film de princesses ». On sent vraiment un film plein de bonnes intentions, qui ne plaira peut être pas à tout le monde (à cause des chansons car il y en a beaucoup, ainsi qu’un twist final pas forcément au goût de tous…) mais on ne peut que saluer le désir des studios Disney de donner un nouveau souffle à leurs productions post-2000. Et après Raiponce et Les Mondes de Ralph, La Reine des Neiges confirme pour moi qu’ils sont sur la bonne voie!

Deuxième position, Hunger Games : L’Embrassement. C’était vraiment trop jubilatoire à voir pour ne pas mériter une place sur le podium. Une réussite à tous les niveaux selon moi : des personnages bien écrits, un univers riche et un scénario qui tient en haleine, tout en soulevant des thématiques vraiment intéressantes. Et en plus, c’est beau et bien joué. Non vraiment, sauf si vous êtes complètement hermétiques à ce genre de production, c’était LE film à voir cette année. Vivement la suite (ou alors les bouquins, mais comme j’ai du mal à lire, ça va être compliqué…)!
Et enfin le premier de mon Top 10 2013 : Les Croods. C’est mon coup de coeur, le film que j’aime d’amour de cette année. Une claque graphique, , une 3D très bien faite, un humour qui fait mouche, des personnages qui font autant rire que pleurer (oui, je chiale à chaque fois devant ce film… et je l’ai vu 4 fois déjà!!), bref c’est tout ce que j’aime dans les films d’animation : une histoire qui arrive à s’adresse aux enfants et aux adultes sans dissociations. Dire que j’avais pas envie de le voir parce que la bande-annonce était à chier… Je serai vraiment passé à côté de quelque chose. Comme quoi, la règle est toujours de rigueur pour 2014 : ne JAMAIS se fier à une bande-annonce! Jamais!!!

AfficheTopFlop2Allez, on attaque maintenant le Flop 10. Comme vous avez pu le constater au fil de mes chroniques illustrées, je suis plutôt bon public et il y a finalement peu de films que je n’aime vraiment pas (seulement 19 sur les 105 vus cette année). Ici nous avons la crème de ce que je considère comme mauvais, le genre de film qui, malgré mon abonnement, m’ont fait regretter d’y avoir accordé les quelques heures de ma vie.

On commence avec Les Gamins. Comme vous le constaterez, il y a quelques comédies dans ce Flop 10. En effet, le soucis avec ce genre, c’est que selon l’humour ou le thème, on peut rire tout le long ou ne pas décrocher le moindre sourire. On est malheureusement dans le deuxième cas de figure ici. J’ai pas trop accroché à la thématique, ni aux acteurs. Le scénario est trop fin pour tenir le temps du film et on se retrouve alors à jouer les prolongations avec des sous-intrigues sans intérêt. Le film peut cependant plaire, mais il manque de finesse et de corps.
Dans un autre registre, Le Passé. Alors là, attention! Ce film n’est en soit pas mauvais, je dirais même que dans sa catégorie il est très bon… Mais moi les films où tous les personnages sont dépressifs (même les gamins de 8 ans…) et à qui ils arrivent tous les malheurs possibles et inimaginables, au bout d’un moment ça me gonfle… Si bien que j’ai atteint le point de non retour dans le dernier quart d’heure où j’ai été pris d’un rire nerveux tellement les merdes s’accumulent de façon irréaliste pour les personnages.

On passe à la 8e place avec Very Bad Trip 3. Pour moi ce film est un non-film, une production qui ne devrait même pas exister. Ni drôle, ni cohérent, ni utile, c’est une erreur cinématographique, le genre que l’on aimerait tout simplement effacer de sa mémoire tant il ne représente rien pour son secteur. Je déconseille vivement.
Puis vient dans la catégorie « exemple à ne pas suivre », After Earth. De la sous-SF bas de gamme, jouer comme les pieds, pleins de fausses bonnes idées et filmer dans âme, ni goût. Moi qui suit friand de ce genre, je peux vous assurer que c’est clairement le plus mauvais que j’ai vu cette année (même Elysium, qui est bien creux, est plus fun à regarder).

Upside Down décroche quant à lui la 6e place. Ce film est une farce. Il s’agit ni plus ni moins d’un clip show déguisé en film, racontant une romance sans audace ni intensité. Si le principe de l’histoire était amusant (mais extrêmement mal justifié…), il ne sert finalement que très peu à l’histoire vu que l’on tombe dans le classique « pauvres vs riches ». Et la fin est juste… Non je préfère même pas en parler tellement c’est naze. Ma grosse déception de 2013, j’en attendais beaucoup.
Autre déception, Mariage à l’Anglaise. Je suis assez fan de l’humour anglais, mais c’est souvent quitte ou double. Pourtant la bande-annonce nous promettez des moments cocasses et une idée de scénario plutôt cynique. Sauf que ça ne fonctionne pas, ce n’est ni drôle, ni crédible, ni émouvant. La majorité des scènes drôles font un four et les plus drôles sont, comme souvent, dans la bande-annonce. En gros, une comédie romantique ni drôle ni vraiment romantique. Un comble.

Les 2 films suivants ont un point commun : ce sont des films d’espionnage. Et j’aime pas les films d’espionnage. Je me force, j’essaie de les regarder, espérant avoir le déclic à un moment ou un autre. Mais finalement non, le miracle n’opère pas. Donc forcément, difficile d’apprécier les représentants de ce genre en 2013. Ainsi, Sous Surveillance m’a profondément ennuyé. Je n’en ai compris ni l’intrigue, ni les enjeux. Cela a été assez dur de rester jusqu’au bout. Quant à Möbius, même constat. C’est chiant à mourir, tu ne comprends pas trop ce que cela raconte… Ha si, tu comprends que Jean DUJARDIN et Cécile DE FRANCE veulent baiser. Mais à part ça… non, j’ai pas compris et c’était chiant.
Au Bout du Conte décroche la 2e. Ici, c’est le vrai coup de gueule du Flop. Ce film n’annonçait vraiment très bon, j’en attendais beaucoup et j’espérais une comédie forte dans le fond et dans la forme. Au bout du compte? Je n’ai pas décroché le moindre sourire, j’ai détesté 90% des personnages et j’ai trouvé le principe des parallèles aux contes vraiment chiches. Un film sans goût et sans saveur, que j’oublie au fil des jours avec plaisir.
Et enfin, à la première place, Les Misérables. Ce film m’a fait du mal. Physiquement. Je n’ai jamais eu autant envie de quitter une salle de cinéma que devant cet espèce d’hybride infâme, fusion malsaine entre une production cinématographique et un opéra. Un supplice sans précédent durant lequel j’ai regardé l’heure toute les 10 minutes. Mon pire 2013, haut la main!

Et voilà! C’était mon bilan pour 2013. J’espère que 2014 proposera son lot de bons films lui aussi. J’ai personnellement été satisfait par les productions de 2013, bien que je trouve que cela est manqué de comédies romantiques (oui, j’aime bien en voir entre deux gros films) et que je regrette que mon cinéma n’est pas projeté tous les films que j’avais envie de voir. Sur ce, j’espère que vous y avez vous aussi trouvé votre compte et que vous vous aventurerez encore cette année dans les salles obscures. En tout cas moi, je ne risque pas de m’arrêter ^^