L'Atelier d'AngelMJ


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Bilan Dessin 2015 : Petit récapitulatif

Bonjour à tous,

À compter de demain, je prends officiellement mes vacances pour aller rejoindre ma famille en Ardèche, puis je pars une semaine à Paris fêter la Nouvelle Année. Le blog va donc passer en sommeil jusqu’à la rentrée de Janvier 2016. Et histoire de ne pas partir comme un voleur, j’ai fait un peu le bilan de ce que j’ai pu vous proposer cette année.

Recap2015

On commence par les différentes contreparties Tipeee que j’ai réalisé pour les personnes qui me soutiennent financièrement, que ce soit de manière ponctuelle ou régulière. Merci encore mille fois pour votre générosité, je crois que vous ne vous imaginez pas combien vos dons m’aident à me surpasser et vous proposer des projets de qualité.

PlancheFille

On enchaîne avec Les Filles du Début du Mois. Cette rubrique a l’air de beaucoup vous plaire (la guerre fait souvent rage dans les commentaires pour savoir qui est la meilleure). Sachez que je la continuerai l’année prochaine, j’ai encore pas mal de jeunes filles en stock à vous présenter.

RecapJapon

Viennent ensuite les anecdotes sur Le voyage au Japon. Même si j’espérais sortir plus d’épisodes au cours de l’année, cette rubrique m’amuse beaucoup et j’ai l’impression que c’est également le cas pour vous. On continue bien évidemment l’année prochaine.

BilanYT

Concernant les fanmades sur les Youtubers, je n’ai pu sortir qu’une seule vidéo cette année, mais il faut dire que ça a pas mal bougé pour moi niveau professionnel et ce n’était pas facile de mener le combat sur tous les fronts. Toujours est-il que la prochaine vidéo avance bien et je prends le temps nécessaire pour vous proposer un fanmade de qualité. J’espère qu’il vous plaira, en tout cas moi, je m’amuse beaucoup ^^

Et voilà, on a fait le tour. Il y a aussi les chroniques illustrées que je vais, bien entendu, continuer de rédiger au fil des semaines à venir. De plus, vous aurez droit à mon bilan cinéma 2015 début Janvier 2016 (j’ai encore quelques films à voir avant de clôturer mon classement). Et surtout, j’espère bientôt reprendre Whisper in the Dark car ça a pas mal bougé à ce niveau en coulisses.

Sur ce, je vous souhaite à tous de passer de bonnes fêtes et je vous dis à l’année prochaine ! A bientôt !

2015SummaryofArt


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Les Dissociés : La couleur de ton âme

Vous le savez maintenant, j’aime le cinéma. Et j’aime les vidéos sur Internet. Donc forcément, lorsque l’on m’annonce que des vidéastes ont réalisé un long métrage disponible gratuitement sur YouTube, vous vous doutez bien que je ne pouvais que m’y intéresser. Ce film c’est Les Dissociés, un long métrage d’1h15 réalisé par l’équipe de Suricate. Et avant de vous parler plus en détail de mon ressenti vis-à-vis de cette production, je me dois d’être honnête avec vous quitte à me mettre quelques personnes à dos : je n’aime pas particulièrement ce que fait Suricate et dans sa globalité ce que fait Golden Moustache.

Attention, je ne dis pas que c’est mauvais. Ce n’est pas le propos. Objectivement parlant, ce qu’ils produisent est de très bonne qualité, que ce soit au niveau de l’esthétique que des acteurs ou des textes. Mais je n’accroche pas. Je ne me l’explique pas de manière rationnelle, mais pour faire simple je n’ai aucun feeling avec leurs projets. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé depuis des années, mais à chaque vidéo c’est le même constat : je sais que c’est bon, qu’il n’y a quasiment rien à reprocher à ce que je vois, mais rien à faire : ça ne produit rien en moi. Ni amour, ni haine. Rien.
Donc forcément quand j’ai vu qui était aux commandes des Dissociés, je n’étais pas super chaud pour le visionnage. Surtout que l’on m’avait survendu le film avec des arguments aussi convaincants que « Internet meilleur que le cinéma et la télé » ou encore « Tu vas voir, il y a quelqu’un que tu aimes bien dedans ». Mais je l’ai visionné quand même pour une seule raison : le thème.

Oui, c’est clairement le thème du film qui m’a le plus motivé. Les Dissociés se passe dans une réalité alternative où certaines personnes peuvent échanger de corps à volonté. Et rien qu’avec ce type de speech, vous pouvez être sûr que j’allais mordre à l’hameçon. Pourquoi? Tout simplement parce que c’est typiquement avec des récits comme celui-là que mes sujets de prédilection sont abordés : l’identité, l’acceptation de soi, les différences, ce qui fait un individu, etc. Mais encore faut-il que lesdits sujets soient bien abordés et j’attendais vraiment de voir ce que Suricate allait proposer à ce niveau. Et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’ils se sont sacrément bien débrouillés.

Il y a une vraie maîtrise quant à l’utilisation du fameux pouvoir et la manière dont le scénario est construit autour des thèmes évoqués. Le film évite de tomber dans les convenances et plutôt que de faire succéder les situations cocasses, préfère utiliser cette faculté pour développer ses personnages. Donc hormis quelques blagues un peu douteuses (surtout dans le fait qu’elles soient répétées), on est face à un univers maîtrisé.
De plus, il faut vraiment faire mention de la performance de certains acteurs qui m’ont littéralement bluffé durant le visionnage. Je pense notamment à Vincent TIREL, qui joue le rôle de Magalie une petite fille de 5 ans (et demi) bloquée dans le corps d’un homme de 30 ans. Sérieusement, arriver à rendre crédible un personnage aussi casse-gueule témoigne d’un vrai talent et il s’agit clairement de mon gros coup de coeur niveau casting. Pas loin derrière, j’ai aussi été très impressionné par le jeu de Raphaël DESCRAQUES qui endosse un rôle féminin sans jamais tomber dans la facilité ni la caricature. Et dans la globalité, les acteurs sont réellement convaincants et à part le personnage de l’anglais que j’ai trouvé agaçant, c’est pour moi un quasi sans faute.

Niveau technique, je n’ai rien à reprocher car comme à leur habitude, Suricate assure au niveau de la forme. C’est très bien filmé, le montage sait se montrer à la hauteur, les musiques sont plutôt cools et les effets spéciaux ne sont pas aussi honteux que certains ont bien voulu me faire croire. Comme dit en introduction, je n’ai jamais rien eu à dire sur ce point et ce n’est pas avec ce long métrage que je changerai de discours.
Du coup vous vous dites que pour un hermétique au travail de Suricate j’ai l’air plutôt convaincu. Et bien oui je le suis. Mais malgré tout, je note un gros défaut qui pour moi en engendre quelques autres : sa durée.

En effet, je trouve le film beaucoup trop court par rapport à ce qu’il cherche à raconter et surtout au niveau du traitement de ses personnages. Je pense particulièrement à l’antagoniste, Milo, qui ne m’a absolument pas convaincu. J’ai trouvé les intentions du personnage assez floues et j’ai pas pu m’empêcher de le trouver beaucoup trop lisse et manichéen. Et c’est dommage car rien qu’avec le « voisin », il y avait sans doute possibilité de créer un méchant plus développé et complexe. Dans le même cas de figure, le personnage de Lily a droit à un cheminement un peu plus poussé, mais qui n’est pas assez approfondi par manque de temps et d’occasions. Je pense que c’est mon plus gros regret du film, car il y avait vraiment matière.
Enfin la durée du film a aussi une incidence sur son rythme. Alors que l’on prend bien le temps de poser l’intrigue, les enjeux et les personnages, tout s’accélère maladroitement dans le dernier quart d’heure, avec des scènes d’action qui n’étaient pas forcément très utiles et quelques incohérences qui m’ont fait tiquer (comme Milo qui prend possession de tout Paris par je ne sais quel miracle). Ensuite, je reste satisfait par le dénouement, mais j’ai trouvé cette gestion du temps un peu laborieuse. Tant et si bien que même au sein du film, j’ai eu du mal à réaliser sur combien de jours se déroule l’action.

Mais ce défaut de durée bien qu’empêchant le film de briller intégralement, n’a pas non plus une grande influence sur mon appréciation. J’ai passé un très bon moment devant Les Dissociés et je vous encourage à le visionner, surtout qu’il est à portée de clic. Du coup j’ai dû me poser la question à moi-même : pourquoi j’ai accroché à cette vidéo et pas à toutes les autres? J’avoue que cela reste un mystère même si j’ai quelques pistes. La principale serait que contrairement à la majorité de leurs autres productions, celle-ci est plus sérieuse et moins tournée sur l’humour (auquel visiblement je ne suis pas réceptif). Ou peut être tout simplement j’apprécie de voir des vidéastes s’aventurer sur d’autres terrains que celui de la comédie et j’espère que cela en motivera d’autres à leur emboiter le pas (non, je ne vise absolument personne…). Quoi qu’il en soit, au cas où je n’ai pas été assez clair, regardez Les Dissociés.

MagalieDissocies


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Prenez le temps d’e-penser – Tome 1 : Participation au projet

Bonjour à tous !

Lors de la rentrée de Septembre, j’avais brièvement dit être sur un projet secret. Et bien il est temps d’enfin vous en parler. Hier est sorti le premier livre du vidéaste Bruce BENAMRAN (dont j’avais déjà parlé ici), Prenez le temps d’e-penser – Tome 1. Jusqu’ici rien de bien exceptionnel à vous apprendre, car vous êtes des personnes de bon goût qui suivez la chaîne e-penser et vous êtes donc déjà au courant (si ce n’est pas le cas, je vous laisse prendre ce couloir-ci).

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Néanmoins, voici quelques mots sur le livre : à l’image des vidéos de la chaîne, il a pour but de vulgariser certains aspects scientifiques faussement compliqués (la relativité, la gravité, l’atome, etc.), qui avec les bons mots et des explications simples, deviennent tout de suite plus abordables ! Et quand on est une splendide quiche lorraine en sciences comme moi, je suis le premier à me réjouir que des personnes comme Bruce prennent l’initiative de sortir de tels ouvrages. Car cela permet de toucher un autre public, qui n’est peut être pas encore familiarisé avec l’univers de YouTube par exemple.

« Mais c’est quoi le rapport avec toi, Angel? ». J’y viens ma bonne dame. Et bien figurez-vous que j’ai participé à ce projet. Oui oui ! J’ai en effet réalisé 11 illustrations qui ouvrent chacun des chapitres. Vous y découvrirez donc mon style chibi habituel (oui, Bruce voulait absolument des chibis, et ça tombe bien j’aime faire des chibis Bruce °^°) qui introduit les grandes parties du livre.
Je suis vraiment très heureux et très fier d’avoir participé de cette aventure. Car des livres comme celui-ci, qui cherchent à briser l’élitisme de certains sujets et domaines, sont pour moi les bienvenus sur les étagères (ou en tout cas sur les miennes).

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J’ai pu récupérer un exemplaire seulement aujourd’hui (le livre est en rupture de stock un peu partout) et n’ai lu que le préface et le premier chapitre (qui est sur La Matière). Mais je peux vous dire que c’est vraiment très bon. Comme dans ses vidéos, Bruce rend chaque sujet intéressant et passionnant sans jamais nous prendre de haut. Un chapitre regroupe un thème principal qui se décline en sous-thèmes, le tout avec des annotations, des références aux vidéos de la chaîne, ainsi que quelques anecdotes pour les initiés.
En bref, même pour quelqu’un comme moi qui a du mal avec ce type de sujet, c’est un plaisir à parcourir et on se surprend à dévorer chaque page sans trop réfléchir (enfin si, on réfléchit un peu quand même… mais bon vous avez compris l’idée !). En plus, le tout est bourré d’humour et je me suis surpris à rire de bon coeur à la lecture de certaines boutades et autres clashs (Aristote en prend encore plein les dents, pour notre plus grand bonheur).

Donc si vous aimez le travail de Bruce et que vous voulez le soutenir (ou que vous aimez la science, tout simplement), n’hésitez surtout pas à faire l’acquisition de ce premier tome. J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à le parcourir, que mes illustrations vous feront sourire et vous motiverons à vous plonger dans chaque chapitre.

Sur ce, bonne lecture !


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La Chaine de Mister JDay : C’est une bonne idée !

Je ne sais pas pour vous, mais dans mes abonnements YouTube, il y en a certains que j’ai commencé à suivre sans raison particulière. Une sorte de feeling, de bonne impression. Puis, le temps passant, il est agréable de constater comment certains parviennent, vidéo après vidéo, à générer une véritable attente de sortie. Et me concernant, la chaine de Mister JDay fait cas d’école.

J’ai commencé à suivre cette chaine suite à un partage sur les réseaux sociaux. C’était via l’une des ses émissions, Culture Tube, qui traitait des fréquences de sortie de vidéos sur la plate-forme de partage, l’impact que cela pouvait avoir sur la chaine et son créateur, etc.
Non seulement j’ai trouvé le propos intéressant, mais il y avait aussi un bon travail d’analyse et de fond, le tout avec un humour simple et efficace. Du coup, j’ai parcouru l’intégralité de sa chaine, assez fournie, et ai commencé à suivre son travail.

L’essentiel de la chaine s’articule autour de 3 concepts principaux : les analyses de clips, les analyses de pubs, et le fameux Culture Tube dont j’ai parlé plus haut.

Les analyses de clips, c’est un peu un plaisir coupable. JDay choisit un clip sélectionné parmi les demandes des internautes et en fait une analyse humoristique. Si les premières vidéos étaient assez simples et basiques, les dernières en date font preuve de pas mal d’inventivité en termes d’humour, tout en mettant l’accent sur les vrais problèmes de réalisation (comme les faux raccords, ou encore les paroles). Chaque analyse est conclue par une petite sélection de commentaires sur ledit clip (j’avoue, c’est méchant d’en rire, mais il y a vraiment des perles), ainsi qu’une conclusion de JDay qui, la plupart du temps, est souvent très pertinente et plus nuancée que l’on pourrait croire suite à l’analyse.

Alors certes, c’est souvent les mêmes artistes qui sont pris pour cible (notamment ceux du label Wati B, comme Maître Gims, Black M ou encore Charlie Bell dont j’aurais préféré ignorer l’existence) et les commentaires des vidéos de JDay sont peuplés de fans hardcores venus défendre leurs idoles (alors qu’il admet lui même apprécier une partie des artistes qu’il critique, mais bon, « faut pas dire du mal de… » toussa toussa). Mais il n’empêche que le concept reste amusant et efficace, et demeure un très bon complément aux vidéos de LinksTheSun qui lui, se concentre sur les paroles. 

Mais le vrai petit plus de la chaine de JDay, c’est son concept d’analyse de pubs démarré il y a un an en compagnie de Monsieur Connard. Partant de rien, cette rubrique est clairement ma préférée à l’heure actuelle. Car en plus de démonter les publicités de notre quotidien avec humour, JDay et M. Connard complètent le tout avec, comme pour les clips, une analyse pertinente. Car l’on oublie souvent que la pub est avant tout une histoire de codes, avec des messages réfléchis et loin d’être anodins (je vous conseille vraiment celle sur la Femme dans la Pub), et il est toujours intéressant de le rappeler. De ce fait, je vous conseille vraiment de vous attarder sur cette rubrique si vous faites un tour sur la chaine de Mister JDay (au moins celle sur les pubs locales, il y a de l’or dedans).

Pour ce qui est de Culture Tube, je ne me prononcerai pas car le concept est trop récent pour vraiment se fixer sur l’avenir de cette rubrique, mais la base est là et j’ai hâte de voir cette rubrique s’étoffer. En tout cas, je suis vraiment impressionné par la qualité grandissante des vidéos de Mister JDay et j’attends chaque nouvelle sortie avec une vraie impatience. J’apprécie de plus en plus ce type de chaine dont le but est, au travers de l’humour, d’arriver à proposer une analyse simple et efficace. Sur ce,  je vous laisse vous faire votre propre avis. Ha… Et il utilise des musiques de l’univers de Mario en fond sonore. C’est donc un homme de goût °^°

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La Chaîne de Bruce (e-penser) : Simples pensées

On va jouer cartes sur table : je ne suis pas un fan de science. Les maths, la physique, tous les trucs avec des chiffres et des symboles ont tendance à me désintéresser (si j’avais écouté ma conseillère d’orientation, je serais allé en L…). En plus, moi qui aime beaucoup les univers oniriques et fantastiques, la science a tendance à vouloir tout rationaliser et c’est parfois agaçant (laissez-moi apprécier Lucy et Interstellar bordel!). Pourtant, nous allons parler aujourd’hui d’une chaîne YouTube dont le contenu est exclusivement tourné autour des thématiques scientifiques; celle de e-penser. Que se passe-t-il donc? Qu’est ce qui fait que j’ai réussi, malgré mes réticences, à m’intéresser aux travaux de Bruce BENAMRAN ?

Pendant longtemps, Bruce n’était pour moi qu’un mystérieux personnage qui faisait moults caméos dans les vidéos des autres vidéastes que je suivais, connus ou non. Au bout d’un moment, inévitablement, j’ai eu envie d’en savoir un peu plus. Je me suis donc retrouvé sur sa chaîne et en ai découvert le contenu. Une chaîne scientifique, bien ma veine… Déjà que, telle une division cellulaire, ce type de chaîne semblait pulluler sur le Net,  je n’étais pas forcément très motivé à lancer la première vidéo. Mais bon, mettant de côté mes préjugés, j’ai commencé à en regarder une. Puis deux… Puis trois… Et, arrivé au bout des vidéos disponibles, le constat fut sans appel : que m’est-il arrivé ?

En un mot comme en cent, la chaîne e-penser est une petite mine d’or. Les sujets abordés sont à la fois intéressants et abordables, même pour une quiche en science comme moi. Il faut dire que Bruce y met les formes. Proposant un discours très simple, le tout sans grand artifice, si ce n’est quelques plans à la colorimétrie différente pour créer une sorte de dialogue, le vidéaste expose ses thèmes avec simplicité et accessibilité.
De l’humour mais sans trop en faire (et ça tombe bien, je suis de plus en plus hermétique à la dictature de l’humour dans les vidéos du Net…), une voix posée et très agréable à écouter… Je me suis surpris à m’intéresser aux différentes thématiques, bien que j’avoue m’être principalement tourné vers celles traitant de sujets qui me semblaient à mon niveau (comme le Voyage dans le Temps, les Files d’attentes, etc.). Puis, petit à petit, j’ai fait le tour de la chaîne avec plaisir. Je ne prétends pas avoir tout compris et je pense que tout n’est pas à prendre pour argent comptant, mais je me suis surpris à regarder des vidéos plutôt longues, et rien que ça c’est le signe d’un travail de qualité (oui, je suis très réticent à regarder une vidéo de plus de 20 minutes…).

Ainsi, je suis désormais le travail de Bruce avec beaucoup d’intérêt. Je ne peux que vous encourager, même si la science n’est pas votre fort, à jeter un oeil sur sa chaîne et à vous faire votre propre avis. D’ailleurs, je vous conseille fortement ses dernières vidéos en date, les vidéos dites Flash, qui sont relativement courtes et qui proposent des thèmes vraiment captivants (je me suis même surpris à être ému par l’une d’entre elles…). On ne peut pas dire que je sois complètement réconcilié avec la science, mais la chaîne e-penser semble partie pour me rendre plus tolérant vis-à-vis de cet univers. Donc merci à Bruce !

BruceEpenser

Ha… Et je vais vous avouer un truc : j’aime bien faire des Chibis de Bruce. Ne me demandez pas pourquoi…


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Geek Faëries 2015 : Festival de rencontres

Hello tout le monde!

Me voici de retour du festival Geek Faëries qui se sont déroulés ce week-end au château de Selles-sur-Cher. Je n’irai pas par 4 chemins en disant que c’est tout simplement la meilleure convention que j’ai fait jusqu’à présent, car hormis un gros coup de soleil dans le cou, cela n’a été que du bonheur.

Pour commencer, vous avez été nombreux à m’aborder durant le festival pour discuter un peu, prendre des photos, faire quelques dédicaces, etc. Cela m’a vraiment fait plaisir de vous rencontrer et d’échanger avec vous. Il est très important pour moi d’avoir vos retours de vive-voix sur mon travail, et de pouvoir coller des visages sur des pseudos (même si je n’ai pas pu tout retenir, ma mémoire de poisson rouge me fait toujours défaut). Merci aussi pour vos petites attentions, au travers de dessins et autres cadeaux en tout genre, j’y suis vraiment sensible. J’espère vous recroiser à mon stand à Japan Expo (j’en reparlerai bientôt) début Juillet.
J’ai été aussi surpris de voir qu’une grande partie du staff connaissait mon travail. Visiblement, Internet est petit (ou alors je suis complètement à la masse vis-à-vis de ma notoriété sur la toile, ce qui ne m’étonnerait pas vu ma naïveté persistante…).

De mon côté, ce fut un peu Noël avant l’heure. Je savais que Geek Faëries était une super occasion de croiser les nombreuses personnes dont j’admire le travail (merci encore à Chachou Panda de m’avoir motivé à y aller). Mais je ne m’attendais pas à être aussi gâté.
Que ce soit aux stand de dédicaces ou au détour des allées naturelles qui composaient le parc du château, les rencontres s’enchaînèrent pour mon plus grand bonheur. J’ai ainsi pu bavarder un long moment avec Ginger Force, ai pu saluer l’adorable Ana D. qui m’a inondé de bisous, partagé avec Yéyé Liquini, fait la connaissance de l’Odieux Connard, rencontrer Stéphanie Radavidson (qui m’a fait un fanart mega BG!) et discuter une bonne partie de la nocturne avec Antoine McFly… Bref, chaque parcelle du festival était l’occasion de multiples d’échanges, et ça, j’adore littéralement!

Puis vint le moment de rencontrer les vidéastes plus connus, ceux qui sont désormais derrière les stands de dédicaces et qui me délectent de leurs créations en tout genre. A cette occasion, j’avais réalisé (un peu à la va-vite, je l’avoue), une sorte de grille Bingo sous forme de Pokédex pour recueillir leurs signatures et leur laisser un petit souvenir. Cette modeste réalisation a visiblement plu à une grande partie d’entre eux, ainsi qu’aux personnes à qui j’ai pu la présenter. Et cerise sur le gâteau, j’ai réussi à obtenir toutes les signatures que je souhaitais et laissé un petit carton individuel à chacun d’entre eux. Ô joie!

Je vous propose donc de découvrir les fameuses cartes, et vous expliquer un peu ma démarche. Bonne lecture!

001-Fred 002-Seb

On commence par Fred et Seb du Joueur du Grenier. Oui, on attaque directement avec du lourd. JDG, c’est un peu le début de mon amour pour le travail des vidéastes, tout genre confondu. La plus vieille chaîne que je suis sur YouTube, des heures de fous rires avec les amis, et sans doute le duo de vidéastes pour qui j’ai encore aujourd’hui une grande sympathie. Quand j’ai pu discuter un peu avec eux, c’était un peu le 14 Juillet dans ma tête. Fred et Seb, c’est juste 1,90m de gentillesse et d’accessibilité, des mecs qui ont su rester simples et proches de leur public. Un vrai bonheur.

Pour leurs types et description, j’ai imaginé Fred comme un « starter », avec le type COMBAT pour ses grosses colères et PLANTE pour son indémodable chemise à feuilles de palmier. Quant à Seb, j’ai choisi TENEBRES (Metal oblige), ainsi que ROCHE pour son assurance et son soutien technique depuis le début de l’émission, même s’il n’était pas toujours présent à l’écran (et j’ai toujours beaucoup aimé ses interventions).

003-Mathieu

Suis-je obligé de parler encore de Mathieu SOMMET? A part redire inlassablement que c’est pour moi le vidéaste avec le plus de potentiel créatif et celui dont le travail et la personnalité me touche le plus, je ne ferai que paraphraser. Cela m’a fait super plaisir de le revoir et de discuter avec lui. Hâte de remettre ça.

Pour ses types, c’était tout désigné : FEU pour le phénix du début de la saison 5 et DRAGON… parce que DRAGON c’est cool et que je mets DRAGON à mon préféré (oui, c’est subjectif et oui, je fais ce que je veux °^°).

004-Francois

François THEUREL, ou la personnification de la classe. Sans doute le vidéaste que j’avais le plus envie de rencontrer à ce festival. J’ai donc foncé directement à son stand à mon arrivée. On a pu échanger un peu autour du cinéma (en commençant par Zardoz, of course), jusqu’à ce qu’un staff nous fasse signe qu’on était trop long et que l’on bloquait la fil d’attente… Snif. François, sache que je vais te traquer à chaque festival où tu seras, parler avec toi est beaucoup trop appréciable.

Les types ACIER et SOL étaient évidents le concernant. ACIER pour rappeler Pupuce la pelle, et SOL pour le métier de Fossoyeur.

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Voici mon coup de coeur du festival. Le créateur d’e-penser m’a surpris par son accessibilité et son enthousiasme naturel. Croisé par pur hasard dans le parc, les quelques échanges que nous avons eu étaient vraiment extras. Je parlerai plus en détails de son travail lors d’un article car ça vaut vraiment le coup de mettre en avant un vidéaste de cette qualité, que ce soit au niveau technique ou humain.

Le type PSY était à la base une gentille vanne sur ses multiples apparitions dans les vidéos d’autres vidéastes. Pourtant, c’est clairement la fiche qui a eu le plus de succès auprès de ses confrères, ainsi qu’auprès de l’intéressé. Et GLACE pour la couleur de ses yeux (parce que là c’est plus bleu, c’est iceberg).

006-Patrick

Je ne connaissais Axolot que de nom, mais j’ai vraiment eu un coup de coeur pour le vidéaste suite à sa conférence à NeoCast. J’aime beaucoup son univers, ainsi que les thématiques qu’il aborde. Et puis sa voix. Putain, sa voix quoi! Bref, un créateur de contenus vraiment unique auquel il faut s’intéresser. Moi de mon côté, faut que j’arrive à mettre la main sur les BD…

Les types furent assez faciles à trouver : EAU pour l’axolot (forcément), et j’ai choisi FEE pour l’aspect étrange et mystérieux dont il est question dans ses vidéos.

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J’avais déjà croisé le fameux LinksTheSun à Japan Party en Avril, mais c’est toujours un plaisir de le revoir et de l’entendre sortir 20 conneries à la seconde (oui, Links me fait rire, désolé). Grand amateur de Pokémon, ma grille Bingo l’a visiblement très intéressé. Sa séance de dédicace à plusieurs a donné lieu à des échanges très intéressants et c’est dommage que l’on est pas pu aller un peu plus loin.

Lui attribuer des types fut compliqué, ne sachant pas trop qu’elles étaient ses préférences en la matière. J’ai donc opté pour un duo POISON et SPECTRE (TENEBRES étant déjà attribué à Seb), histoire de mettre en avant le côté acerbe de ses propos. Et accessoirement, cela fait de lui un Ectoplasma (soit un des Pokémon les plus cool de toute la franchise). Je lui devais bien ça vu la qualité de ses récents travaux.

008-Antoine

Et on termine par le vidéaste a qui j’ai donné sans hésitation le titre de « Youtuber Légendaire », à savoir Antoine DANIEL. Il me faudra bien un article entier pour parler de son travail parce qu’il y a beaucoup de chose en dire. Sachez seulement que c’est le vidéaste pour qui j’ai le plus de respect. Tout simplement.

Ses types n’ont pas été choisi au hasard. Si ELECTRIK fait référence à l’énergie de son personnage dans What The Cut!, le type NORMAL m’est apparu comme une évidence le concernant. Car malgré tout ce qui lui arrive, il garde un recul, une humilité et une accessibilité dont il faut faire les louanges. Et ça… c’est beau!

 


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Fanmade SLG : 85

Après plus de 3 mois de travail intensif, dont un mois de Mai aux nuits relativement courtes, je suis très heureux de vous présenter ma nouvelle vidéo fanmade. Toujours sur l’émission Salut Les Geeks, la particularité de cette dernière production, par rapport à ses consoeurs, est de ne pas être centrée sur un personnage, mais sur un épisode en particulier, à savoir l’épisode 85, Traumatisme, Rideau, Fin, sorti le 1er Août 2014 et qui clôturait la 4e saison du célèbre webshow de Mathieu SOMMET.

Cet épisode marque une étape importante dans mon appréciation du travail du vidéaste. En effet, si j’avais une vraie sympathie pour ses réalisations (j’avais déjà sorti 2 fanmades à ce moment là), les choses ont pris une dimension toute autre pour moi après avoir vu le fameux SLG 85. J’en suis venu à ne plus considérer Mathieu SOMMET comme un Youtubeur parmi tant d’autres, mais comme quelqu’un avec un vrai potentiel de création, quelqu’un capable de surprendre en s’illustrant dans un autre registre, dans une dimension plus difficile et moins évidente que l’humour. Quelqu’un qui, d’ici quelques années, pourrait proposer sur Internet un contenu qui sorte vraiment du lot et s’inscrivant dans la durée. Je voulais donc marquer ce changement au travers de cette vidéo.

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Faire un fanmade uniquement sur l’épisode 85 me trottait dans la tête depuis des mois, bien avant que je ne sorte La Rengaine du Hippie. Seulement, plus le projet avançait et plus j’étais conscient de la grosseur de ce dernier et de mon incapacité à le mener à bien. Je voulais pratiquer encore et encore le dessin pour commencer à voir des progrès dans mon style et dans ma maîtrise des logiciels.
Cependant, les mois passant et réalisant que sortir la vidéo trop tard aurait un impact sur son appréciation (ce qui est peut être déjà le cas mais tant pis…), j’ai finalement décidé d’y aller au culot et de me lancer dans l’élaboration de ce projet hommage. Car oui, si je fais ces vidéos avant tout pour me faire plaisir, c’est surtout ici une manière pour moi de dire à Mathieu SOMMET tout le bien que je pense de son travail et de l’encourager avec ce qui est pour moi l’outil le plus concret, à savoir le dessin.

Concernant le choix de la musique Vocaloid, il risque de surprendre les connaisseurs, mais n’est pas non plus complètement anodin pour moi. J’ai porté mon dévolu sur un titre de Neru, un compositeur que j’affectionne beaucoup pour ses mélodies rocks et mélancoliques, autour de sujets relativement lourds. Il s’agit de The Lost One’s Weeping, un titre sorti en 2013 et qui est pour moi le meilleur morceau produit par l’artiste à ce jour.
Et j’en vois déjà certains lever les sourcils : pourquoi avoir choisi cette chanson dont le sujet principal est l’acharnement scolaire au Japon? Effectivement, mon choix peut paraître incongru. Cependant, cette chanson va beaucoup plus loin que ce thème. Lorsque l’on se penche sur les paroles, il est surtout question de l’identité et de ce qui fait l’individualité des personnes. En effet, le compositeur dénonce le système scolaire japonais en critiquant le fait que les jeunes passent leur temps à étudier, passant complètement à côté de leur potentiel et perdant peu à peu leur personnalité et leur singularité. Ils deviennent ainsi des adultes bien instruits, mais sans aucune distinction.

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Vous l’aurez compris, cette chanson parle finalement plus de l’identité qu’autre chose, et je la trouve donc adéquate pour parler de l’épisode 85. Mathieu y avait choisi de traiter la thématique de ses personnalités multiples au premier degrès, posant ainsi des questions sur leur existence, mais aussi sur sa propre identité à lui. Des pistes de réflexion sur des thèmes que j’affectionne tout particulièrement, et que je souhaitais mettre en image sur cette composition, d’autant que j’aime énormément sa structure musicale, sa mélodie, ainsi que la manière dont sont construites les paroles.
J’ai donc écrit mon texte en tenant compte de tous ces paramètres. Ainsi, ceux qui connaissent la chanson d’origine remarqueront que j’ai gardé des points de similitude au niveau des paroles et de leur structure, basée en grande partie sur des questions sans réponses. J’ai choisi d’imaginer le discours que pourrait tenir Mathieu à ses ravisseurs, eux qui l’ont enfermé et qui remettent en doute ce qu’il semble être, lui et ses acolytes.

Est alors arrivé le plus gros du travail : les dessins. Souhaitant réaliser quelque chose d’un peu plus narratif, tout en cherchant à m’approprier le contenu de l’épisode (histoire de ne pas proposer un bête copier/coller), j’ai établi un story-board afin de me faire une idée de la quantité de dessin à sortir. Quand j’ai vu que mon storyboard contenait plus de 100 dessins, j’avoue avoir un peu petit coup de déprime, me disant que je n’arriverai jamais à abattre un tel travail avant que la Saison 5 ne se termine, surtout avec ma formation en parallèle.
Pourtant, j’ai pris mon courage à deux mains et me suis lancé dans le projet malgré tout. Je l’ai fait en sachant que je ne parviendrai peut être pas au bout, mais que cela en valait toutefois la peine.

85Article1

Et les dessins ont commencé à se succéder. Alors qu’il me fallait d’habitude une soirée pour faire 2 voir 3 dessins, je me suis retrouvé à produire entre 4 à 5 dessins par soir. J’avoue avoir été le premier surpris par ma productivité. D’autant plus que j’ai choisi de faire des décors pour cette vidéo, et que la thématique assez sombre me demandait un traitement des expressions faciales beaucoup plus délicat qu’à l’accoutumée (surtout après 2 fanmades avec des personnages portant des lunettes de soleil!).
Et donc contre toute attente, voilà que tous les dessins prévus ont vu le jour. Je crois que je ne réalise pas encore bien ce qu’il s’est passé. Toujours est-il que cela m’a permis de construire une vidéo avec énormément de visuels, le tout au service d’un montage que j’ai voulu plus cinématographique et moins statique.

Je me rends compte que cet article commence à être long, mais rassurez-vous, je n’ai plus rien à rajouter. Voici donc le projet le plus colossal que j’ai réalisé à ce jour. J’espère qu’il vous plaira. N’hésitez pas à laisser un commentaire sur la vidéo et/ou la partager si mon travail vous a plu.

Je terminerai en remerciant mes contributeurs sur Tipeee, qui m’ont permis d’enregistrer la partie son en studio. Je suis réellement touché par votre soutien financier et pour le regard positif que vous avez sur mes productions. Merci encore.


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La Chaîne de LinksTheSun : La Culture dans la bonne humeur

Lorsque l’on commence à s’intéresser au monde des vidéastes, il y a ceux dont on se souvient plus que d’autres car ils étaient les « premiers ». Si celui qui amorça mon intérêt pour les vidéos YouTube fut Le Joueur du Grenier, un autre YouTuber, que je suis depuis 2011 (ha oui… ça commence à faire), garde une place toute particulière dans mon coeur : il s’agit de LinksTheSun. Et s’il y a une chose que le temps permet d’apprécier, c’est de voir un créateur que l’on affectionne démarrer de presque rien, pour être désormais considéré, à mes yeux, comme l’un des fers de lance de la célèbre plate-forme de partage.

J’ai découvert le travail de Links grâce à son émission Point Culture, et plus particulièrement celle sur les Pokémon. Très vite, j’ai accroché au style et à l’humour proposés dans la vidéo, ainsi qu’à son concept. Cela ne payait pas de mine à l’époque, et malgré un montage son très hasardeux et quelques blagues pas très subtiles, il y avait vraiment un excellent contenu. J’ai alors pris le temps de voir tous les épisodes de cette émission (je ne me suis par contre pas intéressé aux vidéos plus anciennes, là ça devenait difficile…) et ai commencé à suivre la chaîne avec assiduité, sans non plus en faire une référence.
Année après année, la chaîne commençait à se remplir d’autres concepts d’émissions avec plus ou moins de succès (Le Plectroscope, La Joute Verbale Dans Ta Face, …) et une arriva à se démarquer, jusqu’à devenir aussi importante que le Point Culture : Non Mais T’as Vu ce que T’écoutes (souvent appelé NMT car avouons le, c’est un titre à rallonge). Je vais donc m’attarder sur ces deux en particulier et vous expliquer pourquoi j’admire le travail et de Links et son équipe.

Concernant le Point Culture, c’est un vrai plaisir de voir à quel point l’émission a gagné en sérieux et en crédibilité, tout en gardant un ton très accessible et un l’humour omniprésent. Les dernières vidéos sont des petits bijoux d’inventivité et les thèmes sont très variés (gros coup de coeur pour l’épisode sur les Méchants de Disney et les Animaux Improbables). Désormais l’émission n’a pas à rougir d’avoir le mot « Culture » dans son titre et Links parvient à rendre chacun de ses sujets intéressant et amusant (parce que faire un Point Culture sur les Tueurs en série… Il fallait quand même oser!). On en est vraiment au stade où l’on apprend des choses de manière divertissante et rien que ça, c’est déjà une belle preuve de talent.

Quant à NMT, je ne cacherai pas qu’il s’agit d’une émission qui me plait de plus en plus. Bref rappel du concept : à partir d’une chanson française du top 50, Links et son équipe élaborent de multiples sketchs, tout en apportant une critique sur les textes de la dite chanson. Si l’on pourrait croire qu’il s’agit de prime abord d’une manière primaire de critiquer les goûts de la majorité des français (il suffit de lire les commentaires…), l’émission se révèle beaucoup plus subtile et maligne.
En effet, le but premier n’est pas de mettre en avant les défauts d’une chanson, mais d’arriver à construire des éléments comiques autour d’elle. S’il y a souvent matière avec certaines (les chansons de Maître Gims), l’exercice se révèle parfois plus difficile lorsque la chanson n’est pas mauvaise en soi (Formidable de Stromae). D’ailleurs cette dernière montre que l’émission est parfois incomprise, vu la volée de bois vert que s’est pris l’équipe lors de sa sortie.
Pourtant, les dernières vidéos en date montrent bien que le but n’est pas de faire dans la critique facile. La vidéo sur les chansons Disney est à mourir de rire et l’argumentation fait mouche, alors que Links voue un culte non dissimulé à ses productions, preuve en est qu’il n’y a pas volonté de casser gratuitement. Mais pour moi la plus parlante est la toute dernière sur les Enfoirés. Car loin d’alimenter le bad buzz et le bashing que la chanson a suscité, Links et son équipe offrent une analyse et des sketchs vraiment drôles, tout en proposant une conclusion complètement à contre-pied et qui a le mérite d’aborder le sujet avec un angle différent.

Ainsi, avec bientôt 1 million d’abonnés, la chaîne de LinksTheSun mérite son succès. Les vidéos sont à la fois drôles et bien écrites. On sent une volonté de proposer quelque chose d’instructif et intelligent, et ce par le biais de l’humour (qui ne plaira peut être pas à tous, mais personnellement j’accroche bien). En clair, une chaîne avec un contenu de qualité et devant laquelle il ne faut surtout pas passer. Un indispensable de YouTube pour moi, sans hésitation.

Un petit mot sur le dessin d’accompagnement. J’ai vraiment eu à coeur de dessiner toute l’équipe, et pas seulement Links. Car chacun apporte, selon moi, un vrai plus aux émissions et je serai triste de ne pas voir la bouille de Jérémy, David et Chachou au cours des analyses. D’autant plus que ces derniers m’ont provoqué de beaux fous-rires (David en Pocahontas, juste collector) et qu’ils forment tous les 4 une belle équipe qu’il est toujours plaisant de revoir à chaque sortie. Encore merci à eux !

MontageNMT


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La Chaîne du Fossoyeur de Films : Gloire à la Sainte Pelle!

Quand on parle de cinéma, il est toujours amusant de voir comment ce média peut être perçu différemment selon la personne que vous avez en face de vous. Pour certains ce n’est que du divertissement, pour d’autres c’est un art à part entière. Personnellement je n’ai pas encore choisi mon camp : j’apprécie de voir des films juste pour passer un bon moment, mais j’aime aussi les voir comme un média aux multiples facettes, qui permettent à des réalisateurs d’exprimer et de véhiculer des idées, que ce soit par la forme ou le fond.
Et dans l’optique d’enrichir ma culture cinématographique tout en de me divertissant, j’ai trouvé chaussure à mon pied avec la chaîne du Fossoyeur de Films.

Découvert au détour d’un vlog du Cinéma de Durendal (un autre Youtubeur dont je parlerai très certainement), Le Fossoyeur de Films, aka François THEUREL, propose des analyses de différents films (récents ou plus anciens), ainsi que des chroniques autour de thèmes spécifiques. Rien de bien original pour une chaîne traitant de cinéma me direz-vous. Alors qu’est ce qui fait que les vidéos du Fossoyeur font actuellement partie, pour moi, des meilleures sur le Net en termes de cinéma?

Bon. Pour commencer, on va mettre les choses au clair tout de suite : François THEUREL = la classe. Point. Ce mec pue le charisme à des kilomètres à la ronde. Il pourrait me parler du cours de la patate à Malte que je trouverais ça captivant. Il part donc avec un sacré avantage puisque rien que par sa prestance, il arrive à attirer l’attention sur les sujets qu’il traite, ce qui est toujours un plus dans la jungle de YouTube (il ne manquerait plus qu’il fasse une vidéo avec Axolot (dont j’adore la voix) et ce serait le comble du bonheur… Ho! Mais ça existe déjà en plus!!).
Ensuite, il est clair que François est un passionné de cinéma. Ça se voit et ça s’entend. On sent qu’il a une expérience de cinéphile riche et variée, et qu’il aime en parler et le partager. C’est une réalité universelle : dès lors que tu parles d’un sujet qui te passionne, tu auras forcément l’attention de ton public. Et dans le cas du Fossoyeur, c’est exactement la cas. Ajoutez à cela que l’homme à la pelle (nommée Pupuce) arrive à proposer des textes drôles (certaines de ses répliques sont à hurler de rire), se mélangeant à merveille à ses analyses parfois très particulières.

Car oui, François aborde le cinéma sous son aspect artistique et historique (il aime analyser un film dans son contexte). Cela se voit à la fois dans ses critiques de films (il s’attarde beaucoup sur les intentions de réalisation plus que sur les aspects techniques) et ses vidéos à thème. Il faut parfois s’accrocher car certaines d’entres elles se révèlent assez ardues à suivre. Les films cités et traités sont souvent très obscurs, de part leur âge ou leur provenance (la vidéo sur les Midnight Movies est un très bon exemple). Je ne connais que très rarement les films mentionnés et cela me donne parfois l’impression de ne pas faire honneur à mon amour pour le 7e art. Toutefois, et c’est là une des grandes qualités du Fossoyeur, il arrive à rendre tout cela accessible et convivial, ne créant pas de distance entre lui et le spectateur. Sa capacité ultime étant de parvenir, grâce à ses vidéos, à te faire t’intéresser à des films auxquels tu n’aurais pas porté la moindre attention (oui, à cause de lui, j’ai vu Zardoz… et c’était marrant!) et à faire gonfler ta wishlist de films avec des productions anciennes ou incongrues.

Je pense avoir une vision du cinéma très différente de celle du Fossoyeur. Mais j’y vois aussi une formidable occasion d’aborder ce média sous un autre angle, un autre regard. Et lorsqu’en plus c’est fait par quelqu’un de passionné comme François, c’est un vrai régal de le faire. Donc quelle que soit votre manière d’aborder le cinéma, je vous conseille vivement de vous intéresser à ses vidéos, ne serait-ce que celle sur Le Manuel du Savoir-vivre du spectateur qui vaut largement le détour et que j’aimerais voir appliquée plus souvent. Un des grands de Youtube dans sa catégorie, sans hésitation.

FossoyeurMaP


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La chaîne de Monsieur Plouf : Le Fun avant tout

Le jeu vidéo est une activité que je pratique depuis mon plus jeune âge, mais j’y consacre, à mon grand regret, de moins ne moins de temps. De ce fait, j’ai du mal à m’intéresser de manière assidue et régulière à son actualité (chose que je faisais avec beaucoup de sérieux il y a 2 ou 3 ans). Pourtant j’aime ce média, je l’aime beaucoup. Du coup, j’essaie de garder un contact avec lui, même si c’est plus occasionnel. Et j’ai trouvé avec YouTube un moyen de garder ce contact grâce à certaines chaînes qui proposent soit des émissions thématiques, soit des chroniques, soit des tests. Ainsi, plutôt que de parcourir des sites plus généralistes, je découvre rapidement et régulièrement de vieux ou d’anciens jeux, le tout présenté par des chroniqueurs et autres joueurs de tout poil. Et parmi mes grosses préférences, il y a incontestablement la chaîne de Monsieur Plouf.

Découvert avec sa critique sur Luigi’s Mansion 2, Monsieur Plouf est un ancien journaliste vidéoludique présent sur YouTube depuis plus de 2 ans. Sa particularité est de présenter ses tests au travers de petits sketchs qu’il met en scène avec des personnages réalisés sous Illustrator (j’ai du vérifier, j’ai cru que c’était du Paint au début ^^’). Le procédé rappelle fortement Zero Ponctuation, une chaîne de critiques américaine qui use du même principe (et dont j’avais vu quelques tests à une époque), mais bien que Plouf n’ait jamais nié l’inspiration, les chaînes sont désormais assez différentes en terme de style et de fond pour qu’on ne crie pas au plagiat.
Ce qui m’a plu dans la chaîne de Monsieur Plouf, au delà de la forme assez rigolote, c’est la vision qu’il a du jeu vidéo actuel et plus particulièrement des productions à gros budget. Je me suis particulièrement reconnu dans ses dires et cela a très fortement influencé mon envie de m’intéresser à ses vidéos.

Ainsi, Monsieur Plouf prend un malin plaisir à mettre le doigt sur les problèmes des jeux qu’il teste, qui sont essentiellement des jeux à grosses licences (bien qu’il lui arrive de tester des jeux indés). Ca trolle légèrement et il y a parfois un peu de mauvaise foi. Mais honnêtement, je ne lui en tiens pas rigueur pour une raison essentielle : ça sert le propos. En effet, bien au delà du test, ce qui fait la plus-value des critiques de Monsieur Plouf, c’est l’humour des petites scénettes qui illustrent les vidéos.
Car oui, ce qui est fou avec ces chroniques, c’est qu’à force de les voir, tu en viens à ne plus te soucier des qualités et des défauts du jeu en question, mais à plutôt te focaliser sur les dialogues, les différentes situations illustrées, les petits textes dans les bulles (les « éditeurs » me font beaucoup rire)… Et c’est un vrai tour de force dans le sens où un test de jeu vidéo revient souvent à dire les mêmes choses (les graphismes, le gameplay, la durée de vie, etc.). Mais Monsieur Plouf, grâce à son humour et sa mise en scène, arrive à faire oublier ce côté répétitif, ce qui rend chacun de ses tests unique et amusant.

Je ne peux donc que vous encourager à vous intéresser aux travaux de ce testeur. Avec une chronique toutes les deux semaines et une ponctualité à toute épreuve (sauf la semaine dernière mais chut…), vous trouverez une manière originale et amusante de découvrir les derniers jeux sortis (voir même des plus vieux lorsque l’on est en période de vaches maigres). En tout cas, je sais que Monsieur Plouf est un de mes testeurs préférés (si ce n’est mon préféré), car sa manière de chroniquer m’amuse beaucoup (bien que je ne partage pas toujours son avis, mais ça n’empêche rien). En plus il a un dragon.

MPloufDragon