L'Atelier d'AngelMJ


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Souvenirs de Marnie : Pardonner et grandir

Quoi de mieux pour commencer l’année cinéma 2015 que de le faire avec un film d’animation des studios Ghibli? Cette rentrée étant assez morose, que ce soit en terme de sorties ou due à l’ambiance un peu pesante des dernières semaines, j’espérais trouver avec Souvenirs de Marnie un moment de répit et de calme. Réalisé par Hiromasa YONEBAYASHI, à qui on doit déjà Arrietty (juste mon 3e Ghibli préféré), j’ai sauté sur la première séance VO disponible, et que dire à part que c’est exactement ce à quoi je m’attendais, pour mon plus grand plaisir!

Comme depuis un moment maintenant, ce n’est pas un Ghibli « majeur » mais on reste tout de même face à un film d’animation qui a clairement toutes les qualités pour briller parmi les grands noms du studio. Pour commencer, mais c’est une habitude maintenant, les décors sont tout simplement magnifiques. Chaque fois que je matte un Ghibli, je ne peux m’empêcher d’avoir des fourmillements qui me traversent tout le dos devant certains des paysages illustrés (et encore plus depuis que je suis allé au Japon). L’ambiance sonore est toujours d’une qualité irréprochable et la chanson finale est splendide. Si je devais toutefois chipoter (oui je suis un chieur, mais vous le savez maintenant), certains dessins souffrent de quelques problèmes de proportions, mais cela reste trop rare pour vraiment critiquer le film sur ce point.

Du coup, restait à voir si l’histoire valait le détour, et je dois admettre que je l’ai beaucoup aimée. Le rythme est assez lent, mais le scénario est suffisamment prenant pour que l’on ne s’ennuie pas. Tout baigne dans une ambiance mystérieuse et mélancolique, on ne sait jamais si on est dans la réalité ou dans le rêve, et le mystère autour du personnage de Marnie, ainsi que sa relation avec l’héroïne Anna (qui est un personnage très intéressant dans son évolution) tient réellement en haleine. C’est typiquement le genre de récit dont il ne faut surtout pas te raconter les détails, au risque de ne pas apprécier la force du message du film.
Car oui, ce qui m’a profondément marqué dans ce film, c’est le message qu’il cherche à faire passer et la façon dont il le fait. Plus les révélations tombent, et plus on est captivé par ce qui se passe à l’écran. C’est vraiment bien pensé, fait avec poésie et tendresse. Je ne cacherai pas que cela m’a fait quelque chose, et que lorsque le générique de fin a commencé à se dérouler, j’étais empli d’une certaine sérénité, vis-à-vis de la manière dont le réalisateur a su traité son sujet qui, mine de rien, n’est pas des plus joyeux.

Donc je ne peux que vous conseiller ce film. C’est une histoire touchante, sans doute un peu larmoyante pour certains, mais qui réussit le pari d’aborder des thématiques fortes en faisant appel au notion du fantastique et du thriller. C’est donc pour moi un vrai coup de cœur, pas autant qu’a pu l’être Arrietty certes, mais j’ai vraiment plus accroché à ce film qu’aux deux derniers en dates (Le Vent se lève et Le Conte de la Princesse Kaguya). Donc allez-y et savourez! Perso, je pense retourner le voir en connaissant le dénouement final, histoire de repérer les détails laissés par le réalisateur. Et aussi un peu pour le plaisir de juste le revoir! °^°

MarnieBlue


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Project Diva F 2nd : Rechute inéluctable

Lorsque je regarde l’étagère sur laquelle j’expose fièrement ma collection de jeux vidéos, je suis toujours surpris par l’homogénéité de mes goûts dans ce milieu. Alors que ce Noël Skyrim s’est fait une place entre Red Dead Redemption et Sonic Generations (oui, je range mes jeux par ordre alphabétique, ne me regardez pas comme ça °^°), un autre jeu, arrivé quelques mois auparavant, est venu nonchalamment squatté à côté de Final Fantasy XIII (qu’il faudrait que je lance un jour…) : Hatsune Miku : Project Diva F 2nd. J’avais déjà parlé de mon addiction vis-à-vis de cette série ici, bien dissipée depuis le temps. Mais je ne m’attendais pas à replonger aussi vite et facilement avec ce deuxième opus sur PS3, quitte à sacrifier bon nombre de mes heures de vacances. Voici donc le rapport de ma rechute inévitable.
Bref rappel des faits : Project Diva est une série de jeu de rythme basée sur de la musique Vocaloid. A la fois accessible et technique, c’est un jeu réellement prenant du moment que vous aimez le genre. Je ne reviendrai pas sur tous les points déjà énumérés dans ma critique du premier opus, je vais donc me concentrer sur la nouvelle playlist et les quelques nouveautés et changements.

La série Project Diva en est à son 5e épisode sur console (si on fait abstraction des Dreamy Theater et de la version arcade) et n’a plus rien à prouver en terme de gameplay. C’est toujours aussi bien pensé, à la fois exigeant et efficace. Du coup, à chaque nouvelle sortie, c’est clairement sur la playlist que l’attention se porte. Dans le cas de ce F 2nd, je la trouve de très bonne qualité, voir relativement meilleure que celle du premier F qui contenait quelques beaux étrons musicaux. Alors certes, le jeu prend le parti-pris de proposer une playlist composée à moitié de nouveaux titres, et à moitié de titres déjà présents dans les versions PSP. Mais ces épisodes n’ayant jamais quitté le Japon, l’ensemble sera complètement inédit pour une bonne partie des joueurs.
J’ai personnellement joué aux versions portables, donc je connaissais déjà une bonne partie de la playlist. Et c’est d’ailleurs sur ce point que je ferai ma seule critique sur la sélection musicale du jeu. Autant j’adhère complètement aux nouvelles chansons (à l’exception de Love-Hate), autant j’ai de grosses réserves sur la sélection des anciennes pistes. Parce ce que se coltiner encore une fois PackagedClover Club ou The Singing Passion (bon sang cette chanson…), SEGA aurait pu s’abstenir. Dommage aussi que les chansons annoncées en DLC soient également du même acabit, à l’image de Look This Way Baby qu’on se tape depuis 3 épisodes maintenant…
Mais à part ça, c’est vraiment du bonheur. La playlist est très variée en terme de styles, en proposant à la fois des chansons agréables à entendre et à jouer. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Je salue personnellement le retour des balades (Meteor, Sakura Rain) qui permettent de souffler entre deux pistes plus rock (Envy Catwalk, Two-Breaths Walking), ainsi qu’une sélection de chansons aux rythmes particuliers (Miracle Paint, Clockwork Clown) qui demandent un peu de pratique pour en comprendre les partitions.

D’ailleurs, point important concernant le jeu : c’est clairement l’épisode le plus difficile de la série. En effet, j’ai été surpris par la relative complexité de certaines partitions, même en mode Normal. Moi qui obtient d’ordinaire des Perfect très facilement, on peut dire que j’ai bien galéré pour le coup et certaines pistes me résistent encore. Alors certes, la courbe de difficulté est toujours aussi bien gérée et on sent que l’on progresse au fur et à mesure des parties. Mais cela risque peut être de frustrer les néophytes.

Pour le reste, pas de gros changements majeurs pour la série, mais il faut dire qu’elle est désormais bien rodée. Niveau gameplay, on note quelques ajouts de variétés sur les notes Etoiles, mais c’est surtout du côté des challenges items que l’on trouvera de belles nouveautés, ainsi que des items à débloquer selon certaines conditions (atteindre un score précis, jouer avec tel ou tel accessoire, etc.).
Le jeu est toujours aussi beau. Que ce soit les modules (costumes des personnages) ou les PV (vidéo des clips), on sent une vraie volonté de fournir une réalisation de qualité et pas mal de variété dans le montage et le déroulement des PV. Dommage par contre que, comme dans le premier F, certains clips soient trop chargés, ce qui gênent beaucoup à la lisibilité (2D Dream Fever, I’ll Make You Miku Miku). Quant aux Diva Room, toujours présentes, je vais faire comme si ça n’existait pas tellement c’est sans intérêt (en plus de te faire limite passer pour un lolicon).

Bref si le seul reproche que l’on peut faire à SEGA est de ne finalement pas prendre beaucoup de risques, Project Diva F 2nd reste dans la lignée de ses prédécesseurs, avec pour atout une playlist de très bonne qualité, un jeu globalement bien réalisé et une difficulté revue à la hausse qui pousse à la progression. Et même après 60 heures, je suis encore loin d’avoir vu le bout. Un excellent épisode qui continue de propulser la série dans les hautes sphères du jeu de rythme et il est plaisant de voir que nous pouvons en profiter sans passer par la case Import, le jeu ayant eu droit à une sortie européenne en boite! Merci SEGA!

CompoDeco27


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La Fille du Début du Mois : Sailor Mercury (Sailor Moon)

Durant l’année 2014, il y a un reproche que l’on m’a souvent fait : je ne dessine pas assez de personnages féminins. Et je dois bien admettre que c’est vrai! Entre mes articles composés majoritairement de mon avatar ou mes fanmades aux personnages 100% masculins, il est clair que la gente féminine est très peu représentée sur mon blog. Qu’à cela ne tienne! Désormais le premier Lundi de chaque mois, vous aurez droit au dessin d’un personnage féminin que j’apprécie particulièrement. Il pourra être issu d’une série, d’une BD, d’un film, d’un jeu vidéo ou autre, toutes les occasions seront bonnes pour apporter un peu de diversité! Et c’est Sailor Mercury qui ouvre le bal!

Ce personnage vient de la série Sailor Moon, un manga sorti en 1992 mais qui a connu ses heures de gloire chez nous grâce à son adaptation TV diffusée à l’époque dans le Club Dorothée. Je vous avoue que je regardais honteusement cette série en cachette : déjà parce que mes parents m’interdisaient de regarder le Club Dorothée (car les mangas c’était le maaaaal °^°) et que je ne voulais pas me taper la honte devant les copains à l’école qui ne juraient que par Dragon Ball Z et St-Seiya (bien que j’ai appris plus tard que beaucoup regardaient aussi mais se gardaient bien de le dire!).
Cette série me fascinait. C’était pourtant très niais par moment et bougrement répétitif (à l’image des nombreuses séries japonaises de l’époque). Mais il y avait dans cette série un truc qui me captivait et j’attendais frénétiquement le passage des transformations que je trouvais à la fois classe et très agréable à regarder (ne me jugez pas…). Et puis la série avait quand même une sacrée bande son!
Je ne suis pas allé très loin à l’époque (moitié de la Saison 2), mais j’ai eu l’occasion de me refrotter à cet univers bien plus tard : on m’a prêté le manga (que je n’ai… pas du tout aimé!) et j’ai même eu le courage de me faire l’intégralité de la série TV l’année dernière (ouais, je me lance des défis à la noix parfois…). Actuellement, j’essaie de suivre le Reboot qui est en cours de diffusion, mais je trouve cela d’une profonde niaiserie et particulièrement disgracieux à regarder.

Si malgré ses défauts j’ai toujours pour la série de Naoko TAKEUCHI une certaine affection, c’est surtout à cause d’un personnage en particulier : Sailor Mercury. Première alliée de l’héroïne, je suis complètement tombé sous le charme de la jeune fille maîtrisant le pouvoir de l’eau. Gentille, douce, mignonne, intelligente… Il s’agit sans doute d’une des guerrières les plus attachantes de la série et je regardais chaque épisode principalement pour la voir. Et même si elle a failli se faire voler la vedette par Sailor Uranus quand je me suis fait l’intégrale (parce que Sailor Uranus est trop badass °^°), elle reste et restera mon personnage préféré de la licence.

Voilà! J’espère que cette nouvelle rubrique vous plaira. Rendez-vous donc début du mois prochain pour un nouveau personnage!

MercuryFond


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Le Hobbit – la Bataille des Cinq Armées : Trilogie boursouflé

Avant d’entrer pleinement dans le cru Cinéma 2015, je ne peux m’empêcher de revenir sur un des derniers films que j’ai vu au cours du précédent mois de Décembre, à savoir Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées. Chapitre final d’une trilogie démarrée en 2012 et prequel de la fabuleuse épopée Le Seigneur des Anneaux, c’est le gros blockbuster qui a dû bien jouer des coudes pour faire le maximum d’entrées durant la période de Noël. À l’heure où j’écris ces lignes, je pense que bon nombre d’entre vous ont déjà vu le film donc un avis supplémentaire et si tardif doit paraître un peu inutile. Pourtant, je me devais d’en parler, car ce 3e Hobbit représente pour moi ce que je souhaiterais ne plus voir au cinéma en 2015.

Le soucis principal que j’ai avec ce film n’est pas du tout un problème de forme, mais bien un problème de fond. Car techniquement parlant, je pense que ce serait vraiment faire preuve de mauvaise foi que de lui faire le moindre reproche à ce niveau. Que ce soit les décors, les costumes, les effets spéciaux, le bestiaire, etc. l’univers de Tolkien est toujours magnifiquement représenté. On y croit, on est dedans, tout paraît très crédible et à aucun moment nous ne sommes sortis du récit suite à un aspect technique mal foutu. Par contre, on ne manque pas d’en être violemment expulsé face aux nombreuses situations complètement téléphonées que le film enchaîne avec un culot presque trollesque.
Car toute cette imagerie numérique ne peut cacher les faiblesses d’un scénario tellement restreint que les producteurs se sont sentis obligés de combler les 20 premières minutes avec un passage qui aurait, selon moi, dû avoir sa place à la fin du deuxième film. En effet, ce troisième opus n’est qu’une scène de bataille de 2 heures, durant laquelle le spectateur va être assailli de situations d’une convenance absolument terrifiante. En faire la liste serait à la fois fastidieux et inintéressant (et d’autres l’ont déjà fait avant moi), mais comprenez que je trouve assez problématique d’avoir vu le film une seule fois et de réussir à me souvenir de toutes ses erreurs avec tant de facilité.

Comprenez bien que je ne suis pourtant pas allé voir le film pour le casser, bien au contraire. J’aime énormément la première trilogie et même si je n’ai pas trop accroché aux deux premiers films du Hobbit (surtout le deuxième), j’espérais au moins passer un bon moment devant ce dernier épisode. Mais comment parvenir à passer un bon moment quand une production de ce niveau ne cherche même pas à me surprendre et qui même le culot d’être tellement convenue que cela en devient presque insultant? Oui, je trouve insultant en 2014 de proposer un film d’héroïc-fantasy (et encore, je n’ai pas osé voir Le Septième Fils…) avec son lot de raccourcis scénaristiques (je parie qu’ils en gardent un peu pour la version longue…), ses personnages caricaturaux aux dialogues insipides, son histoire d’amour téléphoné (bon sang, mais sérieux quoi!), ses incohérences de temps et d’espace (les personnages se déplacent étrangement vite d’un point A à un point B)… Plein d’éléments qui, mis bout à bout, rende le film particulièrement disgracieux et on hésite à en rire ou à en pleurer (personnellement j’ai choisi la première option). A ce stade, même voir Legolas se la jouer Super Mario ne me surprend même plus.
Et le tout s’achève avec le Deus ex Machina officiel de La Terre du Milieu (les aigles, encore et toujours…) qui en deviendrait presque un running-gag. D’ailleurs, la conclusion est tellement expédiée qu’on se demande si Peter JACKSON n’en avait pas lui aussi un peu marre de son histoire…

Ainsi, Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées est pour moi le résultat d’un cinéma de divertissement qui ne cherche même plus à surprendre ou à proposer de la nouveauté (un peu à l’image du jeu vidéo actuel, mais c’est un autre sujet…). En gros, il se contente simplement d’appliquer les codes de son genre et de son média, à la limite du cliché et de la caricature, en misant principalement sur son aspect technique et visuel. Ce qui devait donc être une nouvelle trilogie épique et marquante n’est finalement pour moi qu’un produit marketing bien joli et bien orchestré, mais qui n’apporte finalement rien à son genre, ni à l’univers dont il est l’introduction. En bref, c’est loin d’être mauvais mais c’est tristement dispensable et qui y a t’il de pire pour une production que d’être dispensable?

AfficheAigles


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Fanmade SLG : La Rengaine du Hippie

Nous voici déjà à la fin de l’année 2014 et je me retrouve à vous présenter ma 4e vidéo sur l’univers de SLG. Déjà 4… La vache. Je me demande parfois où je trouve le temps et l’énergie pour réaliser ces compositions avec mes occupations annexes! Toujours est-il que la voilà, pile à l’heure avant le passage en 2015, la vidéo sur le personnage le plus atypique de Salut Les Geeks : Le Hippie.
J’aime beaucoup le Hippie. En plus d’être toujours très drôle, c’est un personnage vraiment attachant et qui est une véritable plus-value depuis les tous premiers épisodes. Sauf que, au moment de me pencher sur une vidéo en son honneur, je me suis trouvé bien embêté. Car finalement… Qu’est ce que l’on peut bien raconter sur le Hippie? L’homme au chapeau a beau être très drôle et être indispensable à l’émission, il est celui qui possède le moins de background et le moins de matière pour écrire toute une chanson sur sa personne. Mais je suis du genre à aimer les défis. J’ai donc retroussé mes manches et me suis creusé les méninges pour proposer une vidéo digne de ce nom au grand consommateur de canna… heu… de rhubarbe de l’Internet!

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Commençons par le choix de la chanson Vocaloid. En épluchant les différentes musiques sur lesquelles je souhaitais faire des fanmades (et je commence à en avoir un paquet… Merci Piapro), une a tout particulièrement attiré mon attention : Matryoshka. Sortie en 2010 et composée par HACHI (de son vrai nom Kenshi YONEZU), il s’agit d’une chanson très populaire dans l’univers Vocaloid car c’est un des titres à avoir atteint le million de vues sur NicoNico sur un laps de temps très court. J’ai choisi cette chanson pour plusieurs raisons : la première est que j’adore le travail d’HACHI, que ce soit ses productions Vocaloid, ou les albums qu’il produit sous son propre label. Il possède un style que j’affectionne beaucoup, et à en plus le culot d’illustrer lui-même ses clips avec une patte graphique qui me charme au plus haut point! Bref, je vous encourage vivement à vous intéresser au travail de cet artiste, cela vaut vraiment le coup.
L’autre raison de mon choix est que je trouve Matryoshka particulièrement adaptée au Hippie. Vocaloid Wiki décrit très bien la chanson (traduction non littérale) : « Une composition rock alternatif chaotique et addictif, dont les paroles, à la fois ridicules, vagues ou sans sens particulier, donne à la chanson un sentiment fou et psychotique, le tout avec une légère note de mélancolie ». Je trouve que cela décrit très bien le personnage.

Pour les paroles justement, j’ai vraiment dû me creuser la tête. Le Hippie se caractérise par ses nombreuses répliques devenues cultes, dont la célèbre : « T’en as trop pris, Gros! ». Bien que je ne voulais pas utiliser bêtement cette phrase, j’ai tout de même construit la chanson autour d’elle, en faisant le pivot du clip, ainsi que le titre du fanmade. Et je suis vraiment satisfait du résultat : les paroles sont à la fois cohérentes et farfelues, la chanson permet de placer la fameuse réplique intelligemment et le tout me semble ainsi refléter la complexité du personnage. Et j’ai volontairement choisi d’utiliser un langage assez soutenu, car mine de rien, le Hippie ne parle pas comme un simplet et j’ai été surpris, en revisionnant les épisodes de SLG (oui, je le fais à chaque fanmade), de voir qu’il utilise un vocabulaire plutôt fourni, en parallèle de ses éternelles répliques sans queue ni tête.

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En ce qui concerne le montage, j’ai choisi de le faire exclusivement sous After Effects, surtout que j’ai, depuis ma formation, la dernière version qui est plutôt stable (même si ça a pas mal planté quand même…). J’ai encore découvert énormément de choses sur ce logiciel et me dit qu’il a vraiment matière à faire des choses très sympathiques avec. Pour le Hippie, j’ai voulu ne pas trop en faire, vu le personnage et le style de la musique. C’est donc assez sobre visuellement, mais par contre, c’est la vidéo où il y a le plus d’animations. Quant aux dessins, il y en a une cinquantaine, soit beaucoup plus que pour le Patron. En fait, je sens que j’ai vraiment progressé à ce niveau depuis quelques mois car j’ai produit beaucoup de dessins, et assez rapidement (surtout vu le nombre de détails qu’il y a sur le Hippie!). Bref comme toujours, ces vidéos me font réellement progresser sur de nombreux points, tout en me permettant de faire honneur à l’univers de Mathieu et lui offrir un travail de qualité.

Donc encore une fois, je me suis éclaté à faire cette vidéo. Je pense sans mentir qu’il s’agit du fanmade sur lequel j’ai, pour le moment, pris le plus de plaisir. J’espère en tout cas que cela se ressentira, d’autant que je sais que vous êtes maintenant nombreux à attendre mes productions. Et c’est aussi une sorte de cadeau de Noël un peu en retard pour Mathieu qui s’est bien démené depuis la rentrée pour nous offrir des épisodes variés et de qualité. Merci encore à lui (et à Alexis) pour leur excellent travail!
Sur ce, je vous souhaite un bon visionnage et n’oubliez pas que la consommation abusive de Rhubarbe est dangereuse pour la santé… ou pas ^^’


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Aladdin dans un autre univers : Suite et Fin

Hello les gens!

Je vous avais parlé il y a quelques semaines d’un projet de dessin que j’ai réalisé au cours de ma formation autour des personnages d’Aladdin. Pour rappel, il s’agissait de représenter les protagonistes dans un autre contexte, de leur trouver un design cohérent et finalement de réaliser une mise en scène avec 3 d’entre eux. Après validation de mes personnages, il me fallait maintenant me pencher sur une idée pour la fameuse mise en scène, tout en sachant que l’exercice avait pour objectif de nous faire découvrir le digital painting (la mise en couleur par informatique). Deux méthodes nous étaient proposées : soit coloriser notre image à partir d’aplat de couleurs, puis y incruster les ombres et les lumières, soit coloriser en « niveau de gris », c’est-à-dire d’abord poser les ombres et les lumières pour enfin coller les couleurs dessus. Etant relativement familier avec la première méthode (c’est celle que j’utilise pour tous les dessins présents sur ce blog et ailleurs…), j’ai fait le choix de la méthode « niveau de gris », afin de tester de nouvelles techniques et voir ce que cela pouvait éventuellement donner.

L’exercice n’a pas été des plus simples! La difficulté de cette méthode et de partir d’une base vierge (grise) et de construire les personnages à l’aide des ombres et des lumières. C’est un vrai travail de modelage plus que de peinture, et je vous avoue avoir eu beaucoup de difficultés à reconstruire mes personnages en me basant uniquement sur les critères énumérés au dessus. Ainsi, ce fut un travail laborieux, parfois même irritant, ne parvenant pas à de bons résultats ou à ceux souhaités. Il est vrai que je m’attaquais à une technique nouvelle et très différente de celle que j’utilise d’habitude, et cela m’a pas mal déstabilisé.

Résultat des courses, j’ai tout de même réussi à aller au bout de mon projet, sans pour autant en être complètement satisfait. Il est clair que mon dessin comporte beaucoup de lacunes en terme de rendu. Mon prof m’a toutefois encouragé à continuer à pratiquer cette méthode à l’occasion, le résultat étant pour lui très satisfaisant pour une première fois. Je pense qu’en effet, je tenterai à l’occasion de refaire une illustration du même style, mais sans doute sur un projet plus « petit », avec par exemple un seul personnage. Ce fut donc un expérience intéressante, mais difficile et qui va me demander encore de la pratique et de l’investissement. En attendant, je vous laisse découvrir ma composition.

Et à ceux qui me lisent et colorisent sur informatique, quelle est votre méthode de prédilection?

Compo01b

 


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Night Call : Encore une victoire de connard


Bien qu’il ne soit pas encore l’heure des bilans (mais promis, j’en ferai un), l’année 2014 en terme de cinéma n’a pas été des plus intéressantes. Si pas mal de films m’ont plu, très peu ont réussi à vraiment me fasciner ou me captiver. Il est donc toujours agréable, surtout quand la fin d’année approche, qu’une production que l’on est allé voir plus par principe que par réelle motivation arrive à vous surprendre. Et cette production, c’est Night Call (ou Nightcrawler pour ceux qui comme moi préfère la VO).

Le speech de départ est tout bête : on suit le quotidien de Lou, un « Nightcrawler » dont l’activité est de réussir à récupérer le plus rapidement possible des visuels chocs (accidents, agressions, etc.) pour les vendre aux émissions de TV matinales, ces dernières étant prêtes à payer le prix fort pour avoir le sujet le plus marquant/choquant, et ainsi la meilleure audience. L’histoire va donc se concentrer exclusivement sur Lou, sur son rapport aux autres, la manière dont il voit son travail et les moyens qui comptent mettre en place pour atteindre la gloire. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on est face à un bel enfoiré.

En effet, le personnage incarné par un Jake GYLLENHAAL squelettique est ce que l’on peut appeler un connard de première : ambitieux, calculateur, manipulateur, mais surtout dénué de la moindre humanité et prêt aux actions les plus impardonnables et les plus lugubres afin d’obtenir la vidéo la plus trash et la plus vendeuse possible (genre déplacer un corps sur un scène d’accident de voitures avant l’arrivée de la police pour avoir un meilleure cadre… ambiance). Un personnage détestable au possible que pourtant l’on suit pendant tout le film, sans arriver pour autant à le détester. Il faut dire que ce dernier sert particulièrement le propos et les ambitions du réalisateur.
Car le ton du film, ainsi que les dialogues, sont à l’image du personnage principal. Les thèmes sont abordés avec énormément de cynisme et non sans une acidité assez jubilatoire. C’est vraiment bien écrit et bien joué, on baigne dans une ambiance assez nauséabonde, voir carrément glauque, tout en étant fasciné par les situations et les échanges entre les personnages. Le talent du réalisateur est ainsi d’arriver à rendre captivant l’ascension sociale de personnages détestables, sans pour autant leur donner une légitimité ou une justification. Le film pourrait largement se résumer à « La fin justifie les moyens », et croyez-moi que dans le cas de Night Call, cela n’a jamais été aussi vrai.

Ainsi le film captive autant par son histoire que par la manière dont elle est présentée. L’ambiance est réellement travaillée, avec presque uniquement des scènes de nuit, dans un Los Angeles nocturne qui ne manque pas de charme. C’est filmé avec talent, dans une ambiance assez froide, à l’image de la personnalité du protagoniste principal. L’ambiance sonore ne m’a pas plus marquée que cela par contre et je serai incapable de reconnaître une piste de la bande originale. C’est un petit détail qui n’entache en rien le plaisir du spectateur, plus occupé à chercher à détester Lou, sans jamais vraiment réussir à y parvenir.

Vous l’aurez compris, j’ai été complètement séduit par ce Night Call. Avec son ambiance nocturne, son personnage central aussi méprisable qu’intéressant, la froideur et le cynisme avec lesquels les thèmes des médias et du monde du travail sont abordés… Le tout crée une production cohérente et maîtrisée, face à laquelle on est à la fois choqué et fasciné. Une excellente surprise à laquelle je ne m’attendais pas du tout et que je conseille à tout ceux qui aiment les critiques bien acides et les histoires où les bons ne sont pas toujours les grands gagnants. Un peu comme dans la vraie vie quoi…

OscarNightCall


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Astérix – Le Domaine des Dieux : Redorer le blason

Il ne fait pas bon vivre au royaume des adaptations cinématographiques de bandes-dessinées. Nombreux sont les réalisateurs à avoir tenté l’expérience mais peu ont réussi à proposer quelque chose de tout juste correct. Prenons le cas d’Astérix : sur les quinze dernières années, un seul film a réussi à faire parler de lui en bien (Mission Cléopâtre), les autres ayant, comme beaucoup d’adaptations, gagnés le triste statut de « navet » ou de « bouse ». J’avais moi-même tenté de défendre un de ces films, mais force est d’admettre qu’aujourd’hui, je suis conscient de la faiblesse de mon argumentaire et du peu d’envie de le revoir ou le conseiller. Donc forcément, quand une nouvelle adaptation pointe le bout de son nez à l’approche des fêtes de fin d’année, c’est avec une certaine crainte que je me suis rendu dans mon cinéma grenoblois pour découvrir si, une fois de plus, cette série de mon enfance allait être écorchée. Mais, magie de Noël (ou talent des réalisateurs), cela ne s’est pas produit, bien au contraire.

Je suis donc très heureux de le dire haut et fort : Astérix – Le Domaine des Dieux est à la fois une bonne adaptation de la BD, mais également un très bon film d’animation. Il est en effet très agréable de voir un film français en image de synthèse de cette qualité. Les personnages sont très bien modélisés, l’animation est top, il y a une utilisation intelligente de la caméra… Bref, belle fierté que de voir que même par chez nous, on peut proposer des productions au même niveau que ce qui se fait outre-atlantique. J’en viendrais presque à souhaiter que les producteurs oublient les films en prise de vues réelles (non… en fait je le souhaite vraiment!). Même la 3D est utilisée à bon escient, c’est dire!

Mais là où ce film brille le plus, c’est par la qualité de son scénario et de ses textes. Signée par Louis CLICHY (qui a bossé sur Là-Haut et Wall-E, quand même) et Alexandre ASTIER, cette adaptation du Domaine des Dieux garde la saveur de la BD d’origine (bien que mes souvenirs sur cette dernière sont assez lointains…) tout en s’imprégnant du ton et de l’humour à la Kaamelott. Le film est très verbeux et l’humour se trouve majoritairement dans les dialogues plutôt que dans les situations. Mais on sent une vraie maîtrise à ce niveau, ce qui n’est pas pour déplaire entant que spectateur trentenaire. Voir un héros de mon enfance traité avec autant de modernité sans dénaturé le matériau d’origine est réellement délectable, le tout au service d’un scénario plus profond qu’on ne pourrait le croire, soulevant des thématiques et des problématiques encore d’actualité.
Après, cette qualité pourra peut être desservir le film auprès du jeune public. Je me demande en effet si un enfant de moins de 8 ans comprendra toutes les subtilités des dialogues, ainsi que le message véhiculé. Certes, il rira sans doute face aux pitreries d’Obélix ou les scènes de bagarres, mais cette production me donne l’impression de s’adresser plus à un public ayant grandi avec les BD d’origine plutôt à la jeune génération actuelle. Mais je ne lui en tiendrai personnellement pas rigueur. Je trouve justement agréable de voir que certains réalisateurs ont compris qu’un film d’animation ne s’adresse pas prioritairement aux enfants. Rien que pour ça, j’ai envie de remercier Louis CLICHY et Alexandre ASTIER pour ce film!

Alors certes, le traitement n’est pas parfait et on regrettera peut être que certains sujets soient tout juste survolés (il faut dire qu’il y a beaucoup). De plus, je ne sais pas si c’est un problème de mon cinéma, mais j’ai trouvé le mixage son assez inégal, la musique passant souvent au dessus des dialogues. Mais honnêtement, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le film, de rire face à la qualité des dialogues, et de saluer le scénario maîtrisé et bien dans son temps. Astérix – Le Domaine des Dieux est donc un très bon film de fin d’année, qui je pense plaira autant aux fans de la BD qu’aux spectateurs friands de bons films d’animation. C’est en tout cas un bien beau cadeau de Noël offert au petit gaulois, celui-ci n’ayant pas été gâté ces dernières années…

AngelAsterixD


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Projet Dessin : Aladdin dans un autre univers

Coucou les gens!

Oui, je suis toujours vivant, bien remis de mon week-end à Nantes, mais également malade et à fond sur le fanmade qui, je le rappelle, sortira avant la fin de l’année. Etant donné le peu de temps que j’accorde à mes activités annexes en ce moment (pas beaucoup de sorties au cinéma, si ce n’est pour voir le troisième Hunger Games qui, à défaut de difficilement se suffire à lui-même, est relativement sympa), je me suis dit que c’était la bonne occasion de vous parler un peu des travaux que je réalise actuellement en formation.

Entre les cours de mise en page sous InDesign (intéressants mais pas non plus le sommet du fun), nous avons droit à quelques cours de dessin, ma foi fort sympathique. Le dernier exercice en date m’a particulièrement plu et motivé. Le sujet était le suivant : imaginer les personnages d’Aladdin dans un autre univers/contexte. Et moi, faire des personnages, et bien ça me rend tout joie.
Je ne suis pas parti directement dans un univers particulier et ai d’abord commencé par faire différents croquis pour les personnages. J’ai ensuite sélectionné ceux qui me plaisaient le plus et ai cherché un univers dans lequel ils pourraient s’intégrer. Et aux vues de l’apparence globale de l’ensemble, je me suis donc orienté vers un univers gothique/macabre.
Ce n’est pas du tout un domaine que je maîtrise, ayant un style plutôt « mignon » et jovial. J’ai donc fait quelques recherches et est tenté de coller à cet univers. En parallèle de ce dernier, j’ai incorporé quelques notions de la Société d’Ancien Régime, en mettant en relief le système Clergé/Noblesse/Tiers Etat.

Je ne cacherai pas que je me suis vraiment éclaté sur cet exercice, je suis même allé jusqu’à inventer une petite histoire pour chaque personnage, afin de justifier mes choix graphiques. Je vous les présente donc de gauche à droite : Le Roi, Aladdin, Le Génie, Jasmine et Jafar.

AladdinGothicWeb

Ma proposition ayant été validée par le prof, je dois maintenant réaliser une mise en scène avec 3 d’entre eux. Mon choix s’est porté sur Le Roi, Le Génie et Jasmine. Le but ici sera de travailler la mise en couleurs directement sur ordinateur. J’espère que cela me permettra de continuer à m’améliorer et/ou également découvrir de nouvelles techniques de digital painting.

La suite la semaine prochaine! A bientôt!


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Apparence Blog : Collection Automne 2014

Coucou les gens!

L’activité sur le blog risque de pas mal se réduire au cours des semaines à venir. En effet, je suis rentré dans la phase « Dessin » de mon nouveau fanmade et c’est clairement celle qui monopolise le plus mon temps dans le processus de réalisation. Il y aura sans doute quelques chroniques Cinéma (enfin…. pour ça il faudrait que de nouveaux films sortent et cette semaine c’est pas folichon…) et je suis entrain de réfléchir à de nouvelles catégories, histoire de varier un peu les plaisirs.

Toutefois, j’ai pris le temps de refaire la bannière du blog et de changer un peu mon avatar. Certains constateront que le mode « chibi » commence progressivement à disparaître. Je vais en effet réserver ce dernier aux dessins humoristiques exclusivement, pour garder le reste du temps un ton un peu plus… « mature » dirons-nous (même si bon… je ne suis pas toujours un modèle de maturité mais on s’en fout!). Toujours est-il, j’aime bien cette nouvelle bannière, je vois que ce que j’apprends en ce moment en formation commence déjà à porter ses fruits!

Sur ce, bon week-end à vous tous!

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