L'Atelier d'AngelMJ


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Very Bad Trip 3 : Bonjour les dégâts

Beaucoup de films prétendent à des trilogies. Si certains s’en tire avec brio, ce n’est pas le cas de toutes les productions, qui feraient parfois mieux d’en rester à deux essais, voir carrément de se contenter d’un seul! Et je pense que Very Bad Trip (The Hangover) en est le parfait exemple.

Sorti en 2011, Very Bad Trip premier du nom était une comédie politiquement incorrecte mais plutôt originale et joliment amenée. Bien que je ne sois pas particulièrement réceptif à ce genre d’humour, je dois bien admettre que le film m’avait amusé (surtout en VO). Puis est apparu un second film deux ans plus tard. Et c’est selon moi la plus grosse arnaque cinématographique qui m’ait été donnée de voir depuis longtemps. Le film est un bête copier/coller du premier épisode. On prend les mêmes, on change juste de ville, on rajoute des blagues encore plus dégueulasses (histoire de « choquer » encore plus), et on recommence. Je me souviens être sorti de ma séance complètement estomaqué devant une telle mascarade et je prends plaisir, encore aujourd’hui, à cracher sur cette production qui est pour moi un gros foutage de gueule.

Donc autant vous dire que j’attendais le 3e et dernier (j’espère…) épisode au tournant! D’ailleurs, force est de constater que le réalisateur aussi, vu qu’il a fait le choix de proposer quelque chose de différent. Mais est-ce que cette nouvelle vision de la franchise est pour autant une réussite? Et bien non, et cela mène à un constat des plus paradoxal.

The Hangover 3 démarrait pourtant bien : Phil, Stu et Doug décident enfin d’amener Alan dans un centre psychiatrique . Oui enfin! ENFIN! Vous comprendrez devant mon enthousiasme que je déteste, que dis-je, je HAIS profondément le personnage d’Alan. Malheureusement pour moi, ma joie ne durera pas longtemps vu que le personnage va devenir bon gré mal gré le personnage central de l’histoire, avec l’hystérique Chow bien entendu. Car ici, pas de mariage, ni d’enterrement de vie de garçon.  Juste une sorte de road movie où la « meute » va poursuivre Chow sous la menace d’un mafioso caricatural. Et… c’est tout.
Car oui M. Todd PHILLIPS, j’ai bien gentil d’essayer de sortir votre licence de son schéma habituel, mais si c’est pour en faire un film sans âme ni aucune identité, cela ne valait peut être pas trop le coup. Ainsi Very Bad Trip 3 ne ressemble à rien, on a du mal à définir à quel genre il cherche à se rattacher. C’est trop mou pour une film d’action, ni assez drôle pour prétendre à une comédie classique, bref on ne sait pas quel traitement on doit lui accorder.

Malgré la sympathie que je peux avoir pour Bradley COOPER, et par extension Ed HELMS, impossible d’arriver à m’intéresser à leurs mésaventures. D’ailleurs, leurs personnages passent vraiment pour les faire valoirs d’Alan pendant tout le film, ce qui est bien entendu insupportable. Enfin, l’humour ne parvient à aucun moment d’attirer nos faveurs. Tout semble forcé, chaque scène tente de nous arracher un sourire sans jamais y arriver… Le rythme et les dialogues paraissent ainsi lourds, sans saveur ni naturels. Non vraiment, ce n’est même plus affligeant à ce stade, cela devient triste.

C’était louable de vouloir changer la formule. Mais encore fallait-il bien le faire. Si je garderais un souvenir du premier et du deuxième épisode (pour de bonnes ou mauvaises raisons), j’ai juste envie d’oublier celui-ci. Pour moi le film n’est même pas mauvais, il est juste complètement dispensable, car n’apporte rien à son propre genre, ni à son univers originel qui aurait dû s’achever au bout du premier volet. En gros, plus cruel que le haïr, je préfère tout simplement l’ignorer.

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The Call : Quelle est votre urgence?

Après la déferlante du mois de Mai (15 films vus, nouveau record!!), les sorties cinéma se font plus rares. Avec seulement 2 nouveaux films la semaine dernière, on peut dire que ma soirée hebdomadaire dans les salles obscures a été brève. J’ai donc pu découvrir The Call et Very Bad Trip 3, seuls nouveaux arrivants dans mon cinéma. Si je parlerais peut être du dernier (il y a des choses à en dire, et pas que des bonnes…), je vais d’abord m’attarder sur The Call, avec Halle BERRY en tête d’affiche.

Ce film me pose un vrai problème, un problème d’appréciation. Et m’amène à me poser une question légitime, mais qui trouve malheureusement une réponse évidente : peut on apprécier un film dont les dernières minutes sont un bordel monstrueux? Car là est toute la problématique que The Call.
Il s’agit d’un film agréable à suivre durant la première heure. C’est de l’action/thriller assez classique certes, mais l’environnement original (les locaux du 911, équivalent américain du 17 chez nous), la présence d’Halle BERRY (qui a toujours ce « je ne sais quoi » d’attachant) et la tension créée par le kidnapping d’une adolescente (bien mise en avant par le prologue) rende le tout particulièrement palpitant et prenant. Le film fait beaucoup penser à Cellular qui suit un peu le même schéma de la victime tentant d’être sauvée uniquement par le biais d’un téléphone.

Et c’est là que l’on arrive vers la dernière demi heure de film. Soudain, le scénario prend une direction étrange, en total désaccord avec l’heure qui a précédé. Alors que la tension est à son comble, le tout s’écroule comme un château de cartes et la suite des événements devient tout d’un coup invraisemblable et irréaliste. Car si le réalisateur a tenté tant bien que mal d’ancrer son récit dans la réalité, les choix scénaristiques menant à la conclusion de The Call surprennent par leur manque profond de cohérence avec les événements qui se sont déroulés quelques minutes plus tôt.
Ainsi le film passe de bon film d’action à série TV bas de gamme, changeant presque de registre et laissant le spectateur avec un scepticisme inattendu lorsque la conclusion, brève et violente, arrive enfin.

Et c’est dommage car pas mal de choses rendent l’expérience intéressante, comme la complicité qui naît entre l’opératrice et la victime, ou la pathologie du tueur plutôt intéressante et qui est comprise sans être vraiment expliquée, augmentant le malaise vis-à-vis de ce dernier. Mais l’erreur a été de vouloir toujours mettre le personnage d’Halle BERRY au premier plan, et c’est ce qui, je pense, fait perdre beaucoup de crédibilité à l’histoire.

En bref, pour en revenir à ma question du début, je pense malheureux qu’une demi heure ratée prend le dessus sur une heure de qualité. Car c’est une sensation négatif qui demeure lorsque que l’on quitte la salle. La sensation que le film est complètement passé à côté de son histoire et que malgré de très bonnes idées, la mise en scène finale gâche absolument tout le travail élaboré en amont. Un beau gâchis ma foi, il y a avait vraiment matière à faire mieux!

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Only God Forgives : Ryan voit rouge

Quasiment tout le monde a vu Drive, le film du réalisateur Nicolas WINDING REFN, sorti en 2011 et qui enflammé la critique. Du coup, je pense que nombreux vont être ceux à se ruer en salle pour découvrir sa nouvelle production, Only God Forgives, dont il est question dans cet article. Personnellement, j’ai bien aimé Drive, même si c’est le genre de film que tu apprécies sur le moment mais que tu cherches pas forcément à revoir par la suite. Du coup, je n’avais pas d’attentes particulière vis à vis d’Only God Forgives et m’attendait juste à passer, à nouveau, un bon moment de cinéma. Le résultat m’a finalement laissé très perplexe et encore aujourd’hui, j’ai du mal à savoir si j’ai aimé ou détesté.

Tout d’abord, il faut savoir que le film se veut moins accessible que son prédécesseur, que ce soit en terme de graphisme ou de scénario. ici, il est plus face à un film d’auteur qu’à quelque chose visant un large public. Du coup, on peut rester assez dubitatif devant certains choix du réalisateur. J’ai été particulièrement surpris (voir un peu agacé) par le rythme extrêmement lent du film. Alors que ce dernier ne fait qu’une heure et demi (fait assez rare maintenant…), on trouve le temps long car tout semble allé au ralenti. Les acteurs ont des démarches extrêmement lentes, trainent pour chaque action, laissent planer de long silences déstabilisants avant de sortir de très courtes répliques… Bref, on a vraiment l’impression que tout est en slow motion et que le rythme sert de pansement pour cacher le côté assez creux du scénario.
Car oui, le scénario est étrangement simple et peu développé. Alors que l’on s’attend à voir un film sur la vengeance à la Kill Bill, on se retrouve finalement face à une sorte de tragédie grecque où se mélange violence primaire, amour tordue et sexualité dépravée. Le film est assez dérageant de part ces aspects et risquent de mettre mal à l’aise certains personnes. C’est vraiment violent, dans tous les sens du terme. Ce n’est pas gore mais les images sont crues, brutales, assez bestiales. Le sexe ajoute beaucoup de mal-être lui aussi car bien que l’on voit pas l’ombre d’un sein ou d’une paire de fesses, il est présent dans beaucoup de scènes et de dialogues, et toujours de manière tordue et dérangeante. On a du coup du mal à s’y retrouver, ne comprenant pas vraiment les tenants et aboutissants de cette sorte de mascarade.

Tout cette ambiance morbide est également entretenue par les personnages. Déjà, tous les acteurs du film ont dû passer du temps en compagnie de Kristen STEWART car on a droit à un festival de personnages mono faciaux, s’exprimant peu et du coup, pas vraiment attachants. Julian, interprété par Ryan GOSLING, pourtant en tête affiche, a un rôle très en retrait, complètement dévoré par une Kristen SCOTT THOMAS en mère castratrice et au vocabulaire fleuri. On se retrouve finalement à préférer suivre Chang, le flic à la retraite, lui aussi mono faciale et à l’allure de tortue, mais sorte de Deus ex machina apparaissant toujours de nul part et tuant tout ce qu’il considère comme mauvais.

Toutefois, il faut admettre que le film arrive à captiver malgré tout, surtout à cause de sa patte graphique et de sa musique. Alors certes, il faut aimer le rouge, les images surexposées et les longs travelings. Mais force est d’admettre qu’à ce niveau, la direction artistique a quelque chose de séduisant et permet de rester connecté au film malgré le scénario vraiment léger. La musique surprend par sa présence oppressante ou son absence troublante. C’est souvent dissonant, agressif, mais en total adéquation avec le visuel. Sans doute l’union le plus logique et le plus sain du film, son principal point fort…

N’allez donc pas voir Only God Forgives en vous attendant à un Drive 2, car ce n’est tout simplement pas le cas. C’est un film à l’esthétique très particulière et très personnelle, avec une histoire difficile à saisir et des personnages auxquels on n’arrive pas à s’intéresser. Le rythme et le montage donne vraiment l’impression d’une sorte de mauvais rêve, où tout les lieux se ressemblent, où personne ne semble vouloir vous aider et où le danger peut surgir à n’importe quel moment, vous condamnant quoi qu’il arrive. Bref, un film d’auteur qu’il faut savoir appréhender et qui peut s’avérer déroutant de part bien des aspects. Me concernant, je suis vraiment incapable de définir clairement mon ressenti sur la dernière production du réalisateur danois. Je pense avoir saisi la direction du film et plutôt accroché à son aspect technique. Mais l’histoire, trop torturée et trop lente, ne me permet pas d’apprécier pleinement le film et de le conseiller. Le genre de production qui déstabilise, assurément.

Julian


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L’Ecume des Jours : La Vie est une garce

Houlà! Deux semaines sans article, ça commençait à faire un peu long! Pas de panique, je suis toujours là mais pas mal pris à droite à gauche et Whisper in the Dark me prend aussi pas mal de temps (vous aurez bientôt de nouvelles pages, promis). En attendant, je suis encore allé me perdre dans les couloirs de mon cinéma pour vous rapporter mon avis sur L’Ecume des Jours, l’adaptation de la nouvelle du même nom par Michel GONDRY.
Autant le dire tout de suite, je ne connais pas le récit d’origine ni aucun film de M. GONDRY (enfin si, the Green Hornet mais je pense qu’il vaut mieux pas en parler…). J’y suis donc allé avec pour seul commentaire celui d’une personne (je ne citerai pas de nom…) ayant lu la nouvelle et qui peut se résumer à ça : « C’est impossible de faire une bonne adaptation de cette nouvelle! ». Ok… C’est pas motivant mais bon, allons-y quand même…

Attardons-nous d’abord sur l’aspect visuel. On est face à une production assez atypique, il faut être honnête. Il paraît que c’est très symptomatique des productions de Michel GONDRY. Mais perso, j’ai beaucoup aimé : aucun des effets spéciaux du film n’est passés par le numérique, tout est fait « à l’ancienne ». Stop motion, projections, écrans, etc. Le côté artisanal est très marquant mais cela donne beaucoup de charme au récit et un côté très féerique. Alors certes, il y en a vraiment de partout et certains diront, un peu à raison, que le réalisateur en fait un peu trop et que l’on a pas le temps de tout apprécier. Toutefois, pour peu que l’on soit sensible à ce genre d’initiaves, la forme du film est pour moi un des excellents point de L’Ecume des Jours. J’ignore comment tout cela est décrit dans la nouvelle, mais ce film me donne sérieusement envie d’y jeter un oeil afin de connaître le matériau d’origine. Enfin… je dis ça mais je ne suis pas sûr d’avoir très envie de revivre les mésaventures de Colin et Chloé.

Car L’Ecume des Jours, c’est une de ses histoires qui te donne envie de te coucher sous un train lorsque le mot de la fin est donné (surtout comme dans mon cas où il pleut en sortant du cinéma…). C’est horriblement triste, désuet de tout optimiste. La première moitié du film ne sert qu’à placer les protagonistes dans un environnement utopique pour mieux les faire souffrir par la suite. Tout est critiqué de manière négative, que ce soit la politique, le travail, la religion, la philosophie… Même l’amour!  Finalement, le seul sentiment persistant à l’approche du générique, c’est que la Vie est une grosse garce qui n’hésitera pas à vous poignarder dans le dos. Ca vend du rêve.
Du coup, ce ressenti est finalement plus un reproche que je fais à l’oeuvre originale plutôt qu’à cette adaptation cinématographique. Car d’ailleurs, cette dernière illustre vraiment bien cette descente aux enfers. Les acteurs, fines fleurs du cinéma français de ces 5 dernières années, sont très convaincants dans leurs rôles respectifs et l’environnement du film, d’abord bucolique et coloré, devient au fur et à mesure étouffant et sombre (le film devient même en noir et blanc durant les dernières minutes du film).

Donc bizarrement, là où beaucoup semble d’accorder à dire que l’Ecume des Jours est une mauvaise adaptation (il suffit de jeter un oeil sur les critiques Allociné…), ce n’est selon mon point de vue de profane pas un mauvais film, surtout au niveau de la forme. L’aspect visuel est vraiment la force de cette production, s’accordant à merveille avec l’histoire racontée, bien que celle ci soit vraiment trop dépressive pour s’accorder mes faveurs. Du coup, j’ai envie de seulement conseiller ce film aux personnes aimant les expériences visuelles (et sonores) et/ou les histoire tristes. Les autres, vous risquez de ne vraiment pas aimer…

Chloe


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Les Croods : Le début d’une ère nouvelle?

Plus les films passent et plus je dois me rendre à l’évidence : j’ai beau être fan des studios Pixar, il faut bien admettre que depuis quelques années, les studios Dreamworks ont tendance à proposer des productions toutes aussi bonnes, si ce n’est meilleures. Et ce n’est clairement pas avec Les Croods que la tendance va s’inverser… Bien au contraire!
Pourtant, je suis allé voir le film plus par principe que par envie. Il faut dire que la bande-annonce ne vend pas du rêve et j’ai été particulièrement rebuté par le charadesign assez vilain et le personnage du père qui, d’emblée, s’annonçait chiant et caricatural. Et bien je me suis pris une claque en pleine face, preuve encore qu’il ne faut définitivement jamais se fier à une bande-annonce!

Car je vous le dis sans hésitation : Les Croods est sans doute le meilleur film d’animation que Dreamworks a pu produire à ce jour, rien que ça! Pourquoi me direz-vous? Tout simplement parce que c’est un quasi sans faute sur tous les plans. Commencons par l’aspect visuel du film, un point qui me laissait très perflexe au départ. Certes le charadesign est particulier. Mais quand on voit ce que les créateurs ont réussi à en faire une fois animé, c’est juste hallucinant. La première scène du film en met littéralement plein la vue, et on découvre les premières bonnes idées et prouesses du studio. Elle est également une excellente introduction aux personnages et à leur univers.
Les Croods sont en effet une famille très attachante. Grug, le père que je pensais moralisateur, est finalement un personnage complet et complexe, et qui présente une vraie plus value pour le film. Vient ensuite sa fille, Eep, jeune éprise de liberté et de soif de découverte. Le personnage a un double emploi très équilibré : celui de symboliser la relation père/fille et la relation garçon/fille avec le personnage de Guy. Classique vous trouvez? Dans le fond oui, mais pas du tout dans la forme! Le message, rapidement compréhensible autant pour les adultes que les enfants (qui se reconnaitront soit dans le personnage de Grug, soit dans celui d’Eep), est illustré de manière originale et souvent cocasse, faisant passer la pilule comme du petit lait. Le reste de la famille assure également le spectacle avec différents sketchs faisant toujours mouche, le tout doublé par un casting de rêve (Nicolas CAGE, Ryan REYNOLDS, Emma STONE…).

Mais en plus des personnages, la force du film réside dans le déroulement de son histoire et son environnement. Les terres foulées par la famille préhistorique s’avèrent variées et colorées, à l’image de son bestiaire imaginaire à la fois adorable et effrayant. Sur ce point, les créateurs ont réalisé un travail colossal qui mettrait presque au tapis les créatures inventés dans l’Âge de Glace. Ajoutez que certaines idées d’objets ou de situations ont souvent fait fleurir un large sourire sur mon visage tellement je les ai trouvées géniales et bien trouvées.
Enfin vient le scénario. Et à ma grande surprise, ce dernier s’éloigne assez du « schéma-type » de ce qui se fait dans le domaine du film d’animation. En effet, point ici de quiproquos, de ruptures, de trahison, puis de réconciliation, comme c’est très (très!) souvent le cas. Le film choisit plutôt de calquer sa narration sur celle de roadmovie (ce qu’est finalement le film!) proposant ainsi diverses séquences durant lesquelles les personnages interagissent et évoluent. Au début très drôle et comique, l’histoire prend une tournure plus touchante à l’approche du clap de fin, quitte à multiplier les scènes émouvantes et tirer quelques larmes aux spectateurs se laissant prendre au jeu (je sais qu’au bout de trois scènes, j’ai craqué…). Certains trouveront cela forçé, mais c’est tellement bien géré que l’on se laisse volontairement prendre au jeu et savourer l’ensemble sans la moindre honte.

Vous l’aurez compris : Les Croods m’ont complètement charmé et j’ai passé un excellent moment devant ce film d’animation. Certains vous diront que les thèmes sont déjà vus et le déroulement toujours aussi classique. Mais lorsque c’est bien fait, comme c’est le cas avec cette production, ce serait criminel que de passer à côté. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir en 3D mais je compte rattraper cela dès ce week-end! Bref, gros gros coup de coeur que ce film, que j’ai hâte de revoir et de savourer à nouveau. En même temps, quand j’ai appris que le mec derrière le projet était Chris SANDERS (le gars qui a « juste » pondu Mulan, Lilo & Stitch ou encore Dragons, son CV est juste hallucinant), mon appréciation sur ce film est devenu une évidence!

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Scott Pilgrim : Shame on You!

J’ai découvert Scott Pilgrim à travers le jeu vidéo disponible sur les plates-formes de téléchargement depuis 2010. J’ai été rapidement charmé par son aspect volontairement rétro (sonorité 8 bits et gros pixels) et par ses multiples références à l’univers geek. On m’a alors appris (au cours d’une partie) que ce jeu est en fait l’adaptation d’un comics, et qu’il a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Cette dernière vue (et plutôt appréciée), je me suis alors procuré l’intégrale des comics, histoire d’affiner mon impression de cet univers. La chronique qui va suivre va donc se concentrer uniquement et exclusivement sur la version d’origine, le comics donc.

Scott Pilgrim, c’est l’histoire d’un jeune canadien de 23 ans qui, pour sortir en paix avec sa petite amie répondant au nom de Ramona Flowers, va devoir affronter ses 7 ex-maléfiques et ainsi s’assurer l’exclusivité de la belle. Il sera entouré d’une bande d’amis plus ou moins farfelus, qui seront spectateurs mais aussi intervenants dans cette intrigue digne du scénario d’un Megaman.

La chose qui saute au yeux quand on commence cette série, c’est le style assez particulier de l’auteur. Les premières planches sont assez vides, le style graphique plutôt grossier et l’encrage laisse parfois à désirer. On a aussi du mal à différencier les personnages au début. Cependant, l’ensemble devient plus harmonieux au fil des tomes, pour finalement se clôturer sur un charadesign assez rondouillard et légèrement japonisé.
Cette impression que le comics mue presque en manga n’est cependant pas si surprenante, vu que l’histoire contient énormément de références aux jeux vidéos japonais des années 80-90 (et ceux jusque sur le dos des couvertures), ainsi que plus globalement à toute l’imagerie de la pop-culture de ces années-là. Si comme moi vous avez entre 25 et 30 ans, vous risquez de parfois sourire lors de l’évocation de telle ou telle référence, bien qu’il s’agisse plus souvent de fan-service.

Toutefois, tome après tome, on est surpris par la tournure que prend le scénario. Alors que l’on s’attend à de nombreux combats impliquant Scott et les 7 ex, la série se révèle être plus une série dite « tranche de vie » qu’autre chose, voir carrément une comédie romantique! Ainsi, les affrontements contre les ex de Ramona sont souvent expédiés, l’auteur préférant se focaliser sur le quotidien de son héros et de ses problèmes de coeur. Ainsi, on comprend en terminant le dernier volume le message sous jacent que l’auteur a cherché à passer, qui est celui du passage à l’âge adulte. Ma foi… Pourquoi pas? Mais il est regrettable qu’il n’est pas osé plus de folies (surtout à mi-parcours, les tomes 3 et 4 sont chiants à en crever) et surtout, selon moi, de n’avoir pas réussi à rendre son principal protagoniste attachant.

En effet, difficile d’avoir envie de suivre les péripéties d’un personnage aussi fade que Scott Pilgrim. Son comportement est cohérent avec le message véhiculé, mais cela n’empêche pas que l’on a constamment envie de lui foutre un coup de pied au cul. Et c’est d’autant plus regrettable que les autres personnages qui l’entourent sont la véritable force du comics. En plus d’être varié et plaisant, le casting de Scott Pilgrim comprend bon nombre de personnages haut en couleurs et dont on guette la moindre apparition. Wallace Well, Kim, Knives (17 ans), Ramona, Envy… Ils sont trop nombreux pour être tous cités, mais sont ceux eux le vrai moteur du série et le leitmotiv du lecteur.
Car en plus d’avoir une identité visuelle, ils ont surtout des caractères bien trempés qui se manifestent au travers de dialogues absolument succulents. L’éditeur français Milady a d’ailleurs fait un excellent travail de traduction et les conversations des personnages sont parfois drôles, parfois touchants… Il y a une vraie force à ce niveau et cela permet de faire passer la pilule vi-à-vis de la trame un peu ennuyeuse par moment.

Donc que retenir du comics de Bryan Lee O’MALLEY? Ce n’est clairement pas un sans faute, bien que bon nombre d’idées soient louables mais finalement mal utilisées. Les graphismes très moyens au début, le rythme trop lent au milieu de l’histoire avec sa fin pas très claire et surtout son héros antipathique, empêchent Scott Pilgrim de faire partie des incontournables. On saluera toutefois la qualité des dialogues et du casting général qui permettent malgré tout de passer un bon moment devant cette série en 6 tomes. Pas exceptionnel donc mais je ne regrette pas pour autant mon achat.

Et je clôture avec un fanart avec Wallace et Kim, respectivement mes personnages masculin et féminins préférés.

Wallace_Kim


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Effets Secondaires : c’est grave Docteur Watson?

2013 n’a pas démarré sous les meilleurs auspices en terme de cinéma, mais les mois de Mars et d’Avril sont progressivement entrain de rattraper cette bévue. En effet, il y a pas mal de bons films en ce moment, et ceux dans toutes les catégories. Du coup, difficile de parler de  tous (et surtout de tous illustrer), mais je vais prendre le temps de vous toucher deux mots sur l’un des mes coups de coeur de la semaine dernière, à savoir Effets Secondaires.
En plus de posséder un synopsis assez intriguant, le film propose un casting pas dégueulasse, avec en tête d’affiche Jude LAW (un de mes acteurs préférés), Catherine ZETA-JONES (que je n’avais pas vu depuis Rock Forever, film que je préfère oublier…), Rooney MARA (remarquée dans Millenium) et enfin Channing TATUM (avec qui j’ai un peu plus de mal depuis mon traumatisme Magic Mike…). Le tout est au service d’un thriller plutôt bien ficelé, tournant autour de l’univers de la médecine, de la psychiatrie, de la dépression et des médicaments. Tout est programme.

Tout est fait de manière à ce que le spectateur entre rapidement dans le film, en appréhende l’intrigue et essaie de comprendre qui mène la danse dans cette histoire de meurtre somnambule et d’antidépresseurs. La mise en scène est plutôt bien faite et le réalisateur nous propose de partager deux points de vues bien distincts : Emilie, la jeune femme dépressive, durant la première partie, puis Jon le psychiatre dans la seconde. Ce choix de narration est plutôt ingénieux et permet de semer le doute sur les buts et intérêts des différents personnages, et ainsi berné le spectateur, au moins jusqu’à la dernière demi-heure.
C’est d’ailleurs sur ce point que le film n’est pas entièrement parfait. En effet, on comprend de manière trop clair qui tire les ficelles alors qu’il reste encore pas mal de script. De ce fait, la tension est beaucoup moins palpable passé ce cap et les évènements qui en découlent deviennent ainsi un peu trop convenus et prévisibles. Toutefois, cela n’enlève rien à la qualité d’écriture du scénario. Ce dernier tient en effet la route, reste cohérent, et le film se visionne sans avoir envie de regarder sa montre.

Rares sont les thrillers de si bonnes factures de nos jours. Effets Secondaires fait donc partie de ces bonnes surprises cinématographiques dont on attend pas forcément grand chose mais qui arrivent, au moyen d’une bonne histoire et de bons acteurs, a attiré notre attention et nous faire entrer facilement dans l’intrigue du réalisateur. Si vous aimez le genre, c’est sans aucun doute un des immanquables de ce printemps. Pourvu que ça dure…

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Le Monde Fantastique d’Oz : Magicien mytho

Peut-il arriver de passer complètement à côté d’un film sans trop savoir pourquoi? C’est en tout cas le constat que je me suis fait en sortant de la projection du Monde Fantastique d’Oz. Je n’avais pas d’attente particulière sur ce film et j’y suis allé dans l’optique de passer un bon moment et de profiter, au passage, d’une bonne 3D (d’après ce que j’en avais entendu…). Et je dois vous avouer que je ne sais pas trop comment vous parler de cette production Disney car elle m’a laissé très perplexe…
Pourtant, tout démarre très bien : un format d’image en 4:3 et noir et blanc (sans doute hommage au film sur Le Magicien d’Oz sorti en 1946), de la 3D qui sort par ci par là, une bonne mise en scène qui jongle habilement entre humour et scènes d’émotions. Bref, je me dis que je vais passer un bon moment. Puis Oz, notre héros charmeur et un peu mythomane sur les bords, se voit propulser dans le mystérieux et féerique monde d’Oz à l’aide d’une tornade. Ici, le monde est en couleurs, en cinémascope (d’ailleurs, la transition est assez maladroite…) et peuplé de (très) charmantes sorcières qu’il vaut mieux ne pas contrarier… Et là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé… Mais j’ai complètement décroché!

C’est difficile à expliquer, mais dès les premiers pas d’Oz sur les terres de briques jaunes, j’ai senti qu’un truc n’allait pas. Etait ce les décors faisant très tocs? Les personnages en image de synthèse pas très beaux? Cette 3D tellement présente et tellement forte que l’apparition soudaine d’un élément en premier plan avait un effet « jump scare »? Pour tout vous dire, je n’ai globalement pas accroché à la charte graphique du film. Tout sonne faux et synthétique, on voit souvent que les personnages sont sur fond vert (la 3D n’aide pas) et le monde enchanté est curieusement vide de vie et d’âme…
Mais qu’à cela ne tienne, je tente tout de même de suivre le film. Et je suis alors déconcerté par les thématiques abordées et cette trame tellement convenue que cela devrait être interdit. Ainsi, hormis la scène finale qui vaut son pesant de cacahuètes en terme d’enjeux et de mise en scène (merci belle 3D), la quête d’Oz aux côtés de la charmante sorcière Glinda est tellement prévisible que l’on devine les scènes et les répliques à l’avance, ce qui est à la longue assez pénible et désolant.

Et c’est dommage car Le Monde Fantastique d’Oz possède un très bon casting, avec des personnages en demeurant intéressants. James FRANCO est convaincant en magicien Don Juan ringard,  Zach BRAFF assure dans le rôle du « sidekick » sous les traits d’un singe volant, et nous avons droit à une trio de sorcières particulièrement charmants en les personnes de Mila KUNIS, Rachel WEISZ et Michelle WILLIAMS. Il est donc regrettable que tout ce petit monde n’arrive pas à insuffler au scénario un peu de folie, bien que des choses soient tentées, comme le fait que Glinda la gentille sorcière ne soit pas une nunuche complète ou qu’Evanora soit une méchante moins manichéenne qu’on l’eu cru, vu sous un certain angle. Par contre! Gros GROS carton rouge pour Mila KUNIS qui se retrouve insufflée à mi-parcours d’un immonde maquillage de sorcière digne de The Mask! Faire ça à une si belle femme, et un crime punissable d’emprisonnement!!

Tout ça pour dire que, sans raison particulière, je n’ai pas du tout accroché au film et n’est jamais, à aucun moment, réussi à rentrer dedans et à me sentir concerné par les mésaventures d’Oz. Pourtant, cette production a des qualités indéniables, mais qui sont toujours contre-balancées par des défauts associés. La 3D est bonne et ose quelques folies, mais juste une fois de temps en temps, se faisant souvent trop discrète. Les personnages sont globalement bons mais aucune alchimie ne se crée vraiment entre eux. Et enfin, l’univers a une identité forte, mais qui sonne vide et tristement faux. Donc que dire en conclusion? Personnellement, je pense que je n’ai pas eu le feeling avec ce film, qui ne m’a pas parlé… Cela demeure un bon prequel sur l’univers du magicien d’Oz, mais j’en sors globalement déçu et assez frustré de ne pas savoir ce qui m’a gêné dans ce film… Mystère.

Scène alternative...


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Hansel et Gretel Witch Hunters : LHOOQ

Décidément, les contes ont la côte au cinéma. Après Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige et le Chasseur et bientôt Jack, tueur de géants, voici que débarque en salle Hansel et Gretel : Witch Hunters, une proposition de suite sombre et trash du conte de Grimm. Je vais être honnête, je suis allé voir le film à reculons car la BA annonçait un bon gros nanard qui tâche, et c’est bien la seule présence de Jeremy RENNER en tête d’affiche qui m’a finalement décidé à franchir les portes de mon cinéma (oui, ma période fanboy n’est pas encore terminée…). Et je dois avouer que le film m’a très agréablement surpris.

Soyons clair, ce n’est pas du grand cinéma et le scénario est volontairement léger. Cependant, force est de constater qu’il y a une alchimie qui se crée à l’écran et rend le tout étrangement agréable à regarder. L’univers est cohérent, ça ne part pas dans tous les sens et le film possède un équilibre surprenant entre scènes d’actions et développement du scénario. Du coup, l’histoire se déroule à toute vitesse avec beaucoup d’aisance, tant et si bien que l’on est surpris et triste lorsqu’apparaît le générique de fin (qui, comme le générique d’ouverture, est vraiment très classe).
Les personnages sont aussi une bonne surprise. Le duo Gemma ARTERTON/Jeremy RENNER fonctionne très bien, la méchante sorcière, interprétée par une Famke JANSSEN effrayante, sait donner du répondant et les seconds rôles apportent leur utilité sans se faire trop imposants ou trop effacés. On regrettera que certaines bonnes idées soient peu exploitées (comme le diabète de Hansel) mais cela ne gêne finalement pas l’appréciation que l’on peut se faire de l’histoire.

Alors certes, le film ne pousse pas à la réflexion et certains lui reprocheront un script réduit et des dialogues un rien nanardeste (perso, ça ne m’a pas gêné, j’ai trouvé que ça donnait un certain charme au film…). Mais on est quand même loin de film complètement décérébré et le réalisateur a vraiment cherché, je trouve, à fournir un divertissement, un peu bourrin certes, mais de qualité et cohérent avec la base du conte dont il s’inspire.
Par contre, attention pour les allergiques à l’hémoglobine, ça pisse de sang de tous les côtés! Ca n’est pas trash mais bien gore! Le « Interdit au moins de 12 ans » n’est pas là pour rien donc n’emmener pas votre jeune progéniture sous prétexte que le film est la suite d’un conte pour enfants, vous risquez de les traumatiser légèrement…

Et un dernier point, j’ai été surpris par la qualité de la 3D et du visuel en général. Il y a une vraie cohérence dans l’univers et la 3D est utilisée de manière intelligente. Un vrai coup de coeur à ce niveau!

Finalement, Hansel et Gretel fait clairement parti de mes petits plaisirs honteux de ce début d’année. Un film fun, qui ne se prend pas trop au sérieux mais qui ne se moque pas du spectateur pour autant, des personnages sympathiques et un scénario simple qui tient la route, et enfin un rendu visuel de qualité avec un 3D qui sait se faire efficace! Bref, un divertissement très honorable qui donne envie de voir une éventuelle suite!

Et puis, *Mode fanboy ON*Jeremy RENNER est vraiment trop classe!*Mode fanboy OFF*

C031-Hansel


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Hôtel Transylvanie : Dracula est ringuard… Et moi aussi!

Profitant d’un trou dans le planning et grands studios d’animation (Dreamworks, Disney, Pixar, etc.) et avant de lancer impunément un deuxième film sur les Schtroumpfs (comme si une fois ça n’avait pas suffit…), Sony Pictures Animation propose en salle Hôtel Transylvanie, un film qui raconte comment Dracula et ses homologues monstres en tout genre, ont fini par vivre reclus dans un hôtel, terrorisés à l’idée d’être confrontés aux humains qui, bien sûr, ne souhaitent que leur perte.

Allons droit au but : si le spectacle est divertissant, le film surprend par son manque évident d’ambition. On est face à un produit d’une banalité affligeante et ce à tous les niveaux. Techniquement, le film est joli mais ne possède aucune âme, ni aucun caractéristique particulière (c’est d’autant plus flagrant lorsque tu te tapes la BA d’Epic juste avant…). Les personnages surprennent par leur incapacité à proposer autre chose que du déjà-vu, et à part l’homme invisible qui m’a fait sourire, les autres se cantonnent au rôle que l’on peut attendre d’eux.
Le film se concentre de toute manière exclusivement sur les personnages de Dracula, sa fille et Johnny, l’humain squatteur. Ce trio hyper classique du fille/copain/beau-père (pour simplifier) fonctionne mais à aucun moment ne surprend. On a droit à tout : mensonge, duel, amour, trahison, confidente, réconciliation… Du classique de chez classique à la limite de la date de péremption. Ajoutons à cela que Johnny m’a clairement fait passé pour un vieux vu que je n’ai pas toujours compris ses répliques et qu’il décrasse l’ensemble de l’hôtel en leur faisant écouter du rock (à non, ça c’est si le film était sorti il y a 20 ans…) de la dance (ho… Gosh…).

Avec un tel casting, le film ne pouvait malheureusement que proposer un scénario hyper convenu. Ce dernier est clairement scindé en « actes », rendant la structure de l’histoire assez rigide et pas toujours cohérente. Par exemple, il est mis en lumière le côté « vieillot » de l’hôtel et ses occupants en plein milieu du film, alors que cet aspect n’est pas du tout soulevé, hormis pour ce passage. Et cela ne fait pas forcément avancer l’intrigue, ce qui met en lumière le peu de consistance du scénario. Pour ainsi dire, l’ensemble  se laisse suivre, mais devant un spectacle si peu imaginatif, on en regretterait presque le Lorax qui lui, avait au moins le mérite de faire passer un message fort, bien que très basique (et c’était carrément plus joli!).

Vous l’aurez compris, le film ne m’a clairement pas transcendé. C’est vraiment trop convenu, que ce soit au niveau des personnages que des situations et à aucun moment le spectateur adulte (enfant, je ne sais pas…) n’est surpris par la tournure de cette histoire cousue d’un fil blanc immaculé. Et sous-entendre que pour être « djeun’s », il faut aimer la musique dance, je préfère encore passer pour un vieil aigri!

DraculaDance