L'Atelier d'AngelMJ


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Dragons 2 : Fus Ro Dah!!

Dans la guerre au box office que se livrent année après année les grands studios d’animation, Dreamworks avait marqué un sacré point me concernant avec son Dragons, sorti en 2010 (la vache, ça rajeunit pas!). J’avais vraiment adoré ce film (que je regarde à nouveau, de temps en temps) car il y avait une vraie maîtrise à tous les niveaux. De plus, il s’agissait d’une production qui pouvait autant s’adresser aux enfants qu’aux adultes et, vous le savez, je suis très partisan de ce genre d’initiative. Donc forcément, quand la suite pointe le bout de son nez dans les salles obscures, autant vous dire que j’ai volontiers sacrifié une grasse matinée pour me rendre dans mon cinéma. Je me demandais si Dreamworks réussirait le défi de renouveler l’essai en proposant une histoire s’adressant à tous les âges. Et ben mon cochon (heu… mon dragon), je ne m’attendais pas du tout à ça!

Autant y aller cash : ce film est une tuerie. Non mais sérieusement! Autant je trouvais que Dreamworks n’avait pas complètement rempli son contrat avec ses dernières productions (oui Turbo caca, c’est de toi que je parle!), là je suis resté complètement sur les fesses. C’est une réussite complète, un pur moment de cinéma d’animation comme j’aimerais en voir à chaque fois! Vous voulez des détails? En voici quelques-uns.

Parlons rapidement de la technique. Là il n’y a vraiment rien à redire, c’est maîtrisé de bout en bout. Les décors sont sublimes, l’animation à toute épreuve, les charadesigns des personnages et des dragons toujours d’excellente qualité… Non, à ce niveau, Dreamworks n’a visiblement plus rien à prouver. Mais Dragons 2 sort vraiment du lot de part son univers et ses créatures. Les dragons sont une vraie plus-value dans ce film. Qu’ils soient repoussants, mignons, petits ou gigantesques, les créateurs n’ont pas manqué d’imagination pour nous offrir une faune riche en diversité où chacun trouvera son bonheur. Perso, j’ai toujours un gros coup de coeur pour le Furie Nocturne (il ressemble trop à Stitch, il me fait craquer à chaque fois!), mais j’ai aussi beaucoup aimé le dragon de Valka, la mère du héros Harold.

Tiens d’ailleurs, belle transition pour parler un peu des personnages et de l’histoire! J’avoue avoir été agréablement surpris sur ce point. Si on retrouve le casting du premier film au complet avec quelques années de plus dans les pattes (Harold a désormais 20 ans), les nouveaux personnages sont peu nombreux mais apportent suffisamment à l’univers pour y pénétrer sans mal. J’ai été ainsi complètement convaincu par Valka, qui en plus de faire une entrée en scène super classe (non mais vraiment super classe quoi!), est un personnage intéressant et pas trop convenu.
Du coup, j’ai fortement apprécié le fait que les retrouvailles en Harold et sa mère ne soit pas au centre du récit mais dans sa continuité. De ce fait, le film évite les écueils habituels de ce type d’évènement pour ne pas perdre de vue les objectifs du scénario. Mais ne vous trompez pas, Dreamworks arrivera tout de même à vous soutirer quelques larmes, ou au moins des yeux bien vitreux (la retrouvaille en Valka et Stoïk… non non, il ne faut pas que j’y pense) et ce avec facilité un peu énervante si, comme moi, vous avez la larme facile.

Je vous parlais plus haut du scénario. C’est ici que la plus grosse différence entre le film et son aîné se fait. Dragons premier du nom ayant posé les bases de l’univers, Dragons 2 les considère comme acquises et va directement dans le vif du sujet. Le spectateur n’a ainsi aucune raison de s’ennuyer : on alterne entre les (magnifiques) scènes de vols, des dialogues pas trop gnangnans (c’est là qu’on apprécie que les protagonistes soient plus vieux), ainsi que des scènes de batailles qui deviennent de plus en plus épiques. Dragons 2 verse par moment carrément dans l’héroic fantasy tellement on retrouve dans ce film les codes de cet univers.
Et vous l’aurez sans doute compris entre les lignes, encore une fois, le film tente de s’adresser à un large public. Me concernant, j’ai été complètement captivé par ce qui m’était présenté à l’écran. Si je pardonne quelques scènes un peu téléphonées (la tirade d’Astrid…) et un méchant qui manque un peu de prestance, je reste m’a complètement conquis : scénario efficace, belles batailles, de l’humour, du drame (oui, il y a des persos importants qui meurent!) et de l’émotion… En gros, c’est une claque, une vraie claque!

Je suis donc personnellement comblé par cette suite de Dragons. Si vous avez aimé le premier (dans le cas contraire… vous avez des goûts étranges…), foncez voir cette suite sans aucune hésitation! Merci Dreamworks de faire encore rêver les vieux comme moi XD

DragonPets


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Le Conte de la Princesse Kaguya : Touchante estampe

En cette année 2014, les amoureux de films d’animation japonais (dont je fais évidement partie) sont fortement gâtés. En effet, nous avons la chance d’avoir droit à deux films du fameux studio Ghibli à quelques mois d’intervalles. Après Le Vent se Lève, lettre d’adieu d’Hayao MIYAZAKI, c’est au tour d’Isao TAKAHATA (autre grand nom du studio à qui on doit Le Tombeau des Lucioles ou Pompoko) de nous proposer sa dernière production, Le Conte de la Princesse Kaguya.
Autant vous dire que j’étais fortement émoustillé lors de l’annonce du film et j’ai sauté sur la première séance en VO de mon cinéma pour aller découvrir le dernier bébé de M. TAKAHATA. Et j’ai beaucoup de bien à dire de ce film, même si cette estampe animée n’échappe pas à quelques coups de pinceaux malencontreux…

Adapté d’un conte populaire japonais, Le Conte de la Princesse Kaguya nous raconte la vie d’une jeune fille apparue dans une pousse de bambou et recueillie par un vieux couple ne possédant pas d’enfant. Persuadés qu’il s’agit d’une princesse envoyée par les dieux, ses nouveaux parents vont tenter de lui offrir une vie digne de ce nom. Mais est-ce la vraie raison de la venue de la jeune fille sur terre? Qui est-elle vraiment? Et qu’est ce qu’une vie digne pour les humains? Le film nous invite ainsi à découvrir la vie de la Princesse Kaguya, ses premiers pas, ses premières rencontres, son entrée dans la haute caste, jusqu’à un final à la fois sublime et douloureux.

Commençons par aborder le point qui séduit immédiatement dès les premières minutes du film : la direction artistique. Les visuels sont de véritables estampes en mouvement, savant mélange de pastels, fusain et autres aquarelles. Certaines scènes sont tout simplement sublimes et des émotions fortes arrivent à être véhiculées en quelques coups de crayon. Entre les plans fixes de toute beauté ou certaines scènes animées fortes (la fuite de la Princesse, la scène du cerisier en fleurs…), le film est quasiment irréprochable dans son esthétique et permet de donner beaucoup de force à l’histoire qui nous est contée.
Le tout est bien sûr sublimé par une bande originale en parfaite résonance avec les scènes qu’elle accompagne. Entre les chansons touchantes, les nombreuses mélodies au Koto et l’ensemble des musiques réalisées avec des instruments traditionnelles, on se retrouve littéralement projeté dans le Japon médiéval pour notre plus grand plaisir. Quant aux doublages, ils sont, comme souvent avec les productions japonaises, complètement maîtrisés et donnent aux personnages beaucoup de force et de personnalité (la VO, il y a que ça de vrai :p).

Maintenant, parlons un peu de l’histoire. C’est en effet sur ce point que l’on peut trouver quelques éléments à redire. Le film est relativement long (plus de deux heures), et si je ne suis pas contre le fait de suivre les différentes étapes de vie de la Princesse, force est d’admettre qu’une sorte de fil conducteur manque à l’appel pour que le spectateur arrive à garder son attention de bout en bout. Ainsi, même si le tout se suit relativement bien, il y a un côté contemplatif qui risque d’ennuyer un public habitué à plus d’action. De plus, les révélations sur les origines de la Princesse arrivent beaucoup trop tard, entrainant le film vers un final beau et maîtrisé, mais qui aurait mérité à être décimé bien en amont, pour moins donné l’impression d’arriver tel un cheveu sur la soupe.
De plus, il y a parfois des incidents malheureux en terme d’ambiance et de ton. L’équilibre entre les scènes humoristiques et tragiques est plutôt bien gérés, mais il y a cependant quelques moments où on ne sait pas trop comment réagir. Pour vous donner un exemple concret : il y a, à un passage, une scène a fait rire la salle (moi inclus). Or ce n’était pas du tout dans le but d’être drôle, vu qu’elle donne lieu ensuite à une scène tragique. Bref, je me suis senti gêné d’avoir rigolé à un moment où il ne fallait pas le faire.

Toutefois, j’aimerais vous dire que c’est quelques remarques ne m’ont pas empêché pour autant d’apprécier le film et son histoire. Le message et les valeurs véhiculées m’ont pour la plupart touché et on s’attache très facilement à la Princesse, ainsi qu’à la majorité des personnages qui l’entourent (j’ai beaucoup aimé sa demoiselle de compagnie personnellement ^^). Et même si le final arrive de manière abrupte, j’avoue avoir eu un petit pincement au coeur quand le générique de fin est apparu.
De ce fait, je ne peux que vous conseillez de vous intéressez à cette production, ne serait-ce que pour sa direction artistique qui vaut largement le détour. Un grand moment de cinéma et d’animation comme j’aimerais en voir un peu plus souvent.

TestKaguya2


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Fanmade SLG : La Disparition du Prof

Après 3 semaines de soirées et de week-end complets passés devant mon écran, je suis très fier et heureux de vous présenter mon deuxième fanmade sur l’émission SLG. Un fanmade plutôt particulier puisqu’il concerne un ancien personnage que Mathieu SOMMET n’utilise plus : Le Prof. Et de ce fait, à la différence de La Complainte du Geek, le ton n’est absolument pas le même.

Mais avant de vous parler du fanmade en lui-même, je suis obligé de vous parler un peu de la musique que j’ai choisi pour cette vidéo. Une musique particulière et singulière, qui pourtant s’est présentée comme une évidence lorsque le choix de faire une chanson sur Le Prof s’est fait dans mon esprit.
Sortie en 2008, la chanson s’appelle The Disappearance of Hatsune Miku et a été produite par CosMo. C’est une chanson extrêmement connue dans le milieu du Vocaloid et va bientôt atteindre les 6 millions de vues sur NicoNico (ce qui est beaucoup, le site n’étant pas aussi international que peut l’être YouTube).
Pourtant, ma première rencontre avec cette chanson a été assez brutale. Car elle a une singularité, marque de fabrique du producteur CosMo, c’est qu’à certains moments le Vocaloid (ici Hatsune Miku) chante au rythme maximale qu’il est possible d’atteindre avec le logiciel, à savoir 240 bpm! Du coup, quand on attaque la chanson, on est accueilli par un brouhaha incompréhensible (car non seulement ça va vite, mais couplé avec une voix Vocaloid japonaise… whoa…) qui m’a tout de suite bloqué et je n’ai jamais réussi à aller au bout de la chanson. J’ai donc laissé cette production de côté à ce moment-là.

Puis j’ai été confronté une deuxième fois à cette chanson. Lors de mon voyage au Japon, j’ai fait l’acquisition du jeu vidéo Project Diva Extend sur PSP (un jeu de rythme sur les Vocaloid dont j’ai déjà parlé ici). Et bien figurez-vous que la chanson faisait partie de la playlist du jeu! « Zut! » me dis-je « Je vais devoir me farcir cette chanson inaudible! ». Et pourtant… A force de la faire, encore et encore, pour avoir la meilleure mention possible, je suis complètement tombé amoureux de ce morceau.
Oui, je sais que ça peut paraître fou, mais plus je l’écoutais, plus je l’appréciais. Déjà, on se rend compte que le producteur n’a pas fait n’importe quoi et qu’une fois que l’on a assimilé la structure de la chanson, on découvre une production bien construite et bien écrite. Surtout que, mis à part les passages à « 240 bpm », la mélodie est vraiment très belle et retranscrit bien la mélancolie du morceau (le sujet est la désinstallation du logiciel Vocaloid d’un ordinateur).

Il est donc clair que c’est une chanson très particulière, et je suis conscient que les personnes déjà hermétiques au Vocaloid vont s’enfuir en courant en l’écoutant. Mais pourquoi l’avoir choisie pour le fanmade sur Le Prof? Et bien le choix s’est fait très naturellement. Lorsque j’ai décidé de faire un second fanmade après celui sur Le Geek, je n’ai pas décidé tout de suite qui serait le prochain personnage mais ai commencé à trouver une chanson pour chacun (les anciens comme les actuels).
Quand est venu le moment de choisir un morceau pour Le Prof, The Disappearance s’est présentée d’elle-même. Je trouvais en effet que l’on pouvait voir pas mal de similarités entre le personnage et la chanson. Une personnalité de SLG qui a disparu, qui était parfois présentée comme une machine… Et puis je trouvais sympa de se demander ce que devenaient les personnages que Mathieu ne faisait plus apparaître.

Couplet1a

Ainsi est née La Disparition du Prof, une chanson qui décrit, selon mon point de vue, l’absence du personnage depuis la 4e saison de SLG. Bien qu’ayant pris des libertés pour faire quelque chose de cohérent (j’ai par exemple complètement éclipsé le personnage de La Fille), j’ai essayé d’écouter au maximum les propos de Mathieu concernant Le Prof (principalement dans les FAQ) pour tenter de me rapprocher de la réalité.
La chanson, ainsi que le clip, contiennent pas mal de passages que chacun est libre d’interpréter comme il le souhaite. Je trouvais en effet sympa de laisser planer une part de mystère sur le personnage ainsi que sur son funeste destin. Alors certes, ce n’est pas une chanson très joyeuse et on est à l’opposé de La Complainte du Geek. Mais avant d’attaquer les autres personnages qui ont des morceaux plus légers, j’avais envie de vous proposer quelque chose de différent, une autre approche sur mon travail et sur les différentes émotions qu’il est possible d’aborder au travers d’un fanmade.

Je ne sais pas du tout quel accueil sera fait à cette vidéo, car je suis conscient que le ton, ainsi que le choix de la chanson, ne la rendront pas aussi accessible que celle sur Le Geek, mais c’était quelque chose que j’avais envie de faire et je suis content d’être arrivé au bout. J’ai pris en tout cas beaucoup de plaisir à réaliser ce projet (bien que je me trouve encore beaucoup de lacune au niveau du chant et du montage son…) et je suis sûr que tout ce que j’ai appris en le faisant me sera utile pour les prochains fanmades. Mais assez parlé, je vous laisse découvrir mon dernier bébé! Bon visionnage! ^^


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Turbo : Sortie de route

Dans la guerre des films d’animations, le studio Dreamworks empiète de plus en plus sur le terrain de Disney/Pixar ces dernières années. En attendant la suite de Dragons, les réalisateurs de Shrek nous proposent de suivre les aventures de Turbo, un escargot fan de vitesse qui va se retrouver doté des pouvoirs d’une voiture. Et le moins de l’on puisse dire, c’est que l’on a, selon moi, droit à une belle sortie de route de la part du studio américain.

Comprenons-nous bien, l’avis qui va suivre est, comme tout avis, purement subjectif et j’essaie toujours de discerner au mieux les qualités et les défauts de tous les films que je regarde. Mais avec Turbo, j’ai un cas de conscience : je n’ai vraiment pas du tout aimé. Le film en lui-même n’est pas un mauvais produit, certes. Les graphismes sont très bons (particulièrement les scènes de courses qui sont très réalistes), l’animation est au top et la musique est pas trop mal.

Mais j’ai un gros, mais alors gros problème avec l’histoire. C’est simple : je n’y ai pas cru. Cela peut paraître bizarre de critiquer la logique dans un film d’animation, mais avec Turbo, on a la preuve que ce type de production ne peut pas non tout se permettre, au risque de donner au spectateur l’impression d’être pris pour un idiot. On ne croit pas une seule seconde à ce qui nous raconté. Mais alors pas une seconde! Déjà que l’obtention des pouvoirs de Turbo est quelque peu fantaisiste, la suite du scénario est tellement invraisemblable que cela m’a complètement empêché d’entrer dans le film.
Le problème selon moi est que le film met trop en avant les humains. Car oui, à ma grande surprise, ce sont ces derniers qui font participer Turbo à une course de voitures et ce sont presque eux les protagonistes principaux. Alors que la bande-annonce mettait l’accent sur une bande d’escargots en fan de tuning, ces derniers sont complètement sous exploités et n’apparaissent que très rarement, si ce n’est pour apporter une touche d’humour salutaire. Ca valait bien la peine de nous sortir un casting de fou niveau doublage, si c’est pour leur faire dire 5-6 phrases à tout casser.

Le film n’est par ailleurs pas particulièrement drôle. Si bien sûr il possède son lot de vannes et de situations rocambolesques (surtout grâce au frère de Turbo dont j’ai déjà oublié le nom), l’ensemble se prend quand même beaucoup trop au sérieux et je me suis surpris à rester quelque peu stoïque devant les pérégrinations des protagonistes.
De plus, le scénario ne brille pas par son originalité et si parfois je pardonne lorsque la forme le permet, dans notre cas, cela n’est qu’un prétexte de plus pour ne pas considérer le film. Il faut arrêter de penser que parce que c’est un film d’animation, il faut rester sur les acquis. Le déroulement du scénario de Turbo est tellement classique que l’on peut en deviner le déroulement à chaque étape de l’histoire. A force, c’est un peu usant, voir un peu triste.

Du coup, je ne conseille pas particulièrement le visionnage de Turbo. Certes on a vu bien pire (Cars 2, si tu m’entends…), mais je ne suis à aucun moment rentré dans l’histoire tant cette dernière n’est pas crédible pour un sou et téléphonée dans son déroulement. A mon sens, le film aurait dû se concentrer sur les escargots uniquement, car les interactions entre eux et les humains sont trop irréalistes (et je ne cache pas que tout le passage du « buzz Internet » autour de Turbo représente tellement tout ce que je déteste concernant les vidéos YouTube que j’ai poussé un soupir de désapprobation). Bref pour moi c’est un ratage complet. Comme quoi personne n’est à l’abri, ni Dreamworks, ni Pixar.

TurboColor


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Moi, Moche et Méchant 2 : Viens mon Minion

Dans la jungle des films d’animation, Moi, Moche et Méchant premier du nom avait su se démarquer grâce un système sournois mais fortement efficace : le mélange d’humour et de mignon. Oui, ce film possède tellement des trucs affreusement mignons que n’importe qui ferait une overdose. Mais associés aux situations comiques, une véritable alchimie se crée et le spectateur est comme happé dans cet univers loufoque. Que ce soit Gru, les filles ou les fameuses créatures jeunes les Minions (nom pas du tout choisi au hasard…), le film s’avérait être un divertissement de très bonne qualité et particulièrement touchant. Qu’attendre alors de cette suite?

Et bien au final, pas grand chose de plus. Car on ne s’y trompe pas : ce deuxième épisode continue dans sa lancée en multipliant les situations comiques/mignonnes pour le plus grand plaisir du spectateur en mal de divertissement. Les scènes s’enchaînent à une vitesse frénétique : Gru déguisé en fée, les Minions, attaque de poulet enragé, les Minions, Gru en rendez-vous galant, les Minions, les filles, etc. On se retrouve donc à alterner les rires et les « hooo c’est mignon » pendant plus d’une heure trente. Un stratagème plutôt réussi qui arrive presque à nous faire oublier que le film ne possède aucun scénario, ni de ligne directive vraiment claire. En fait, le but est surtout de créer moult situations permettant de mettre à profit les personnages principaux et le savant mélange dont je vous parle depuis quelques lignes maintenant.

Le film n’est pas sans défaut, c’est évident. Comme dit le scénario est sa grosse lacune, car il est inconsistant et sans souffle. Les nouveaux personnages manquent d’intérêt et ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache. Et certains risquent de crier à l’excès de Minions car les bestioles sont plus présentes que jamais. C’est donc à l’appréciation du spectateur de soit se braquer sur ces différents aspects, ou de choisir de volontairement les éluder. Et je ne peux que vous conseiller de le faire. Il ne s’agit de les nier mais plutôt d’apprécier le film pour ceux qu’il est, à savoir un bon divertissement. Et ce peu importe si le scénario n’est pas sa force.
A noter aussi que l’aspect technique reste dans la lignée du premier épisode. A savoir des décors colorés au design rondouillard, un charadesign permettant des postures et des faciès soit drôles, soit touchantes, et des doublages de très bonne qualité en français (Gad ELMALEH double toujours aussi bien Gru).

Je crois que Moi, Moche et Méchant 2 est un des rares films à qui j’arrive à excuser les lacunes scénaristiques évidentes (alors que je suis plutôt exigent sur ce point en général). Car la mise en scène, les blagues, les personnages attachants et les situations invraisemblables, suffisent à donner à cette production un charme primaire, faisant immédiatement mouche, et délivrant un sentiment agréable et enivrant. Bref, je pardonne pour cette fois, certains scènes sont vraiment trop kawaï!

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Les Croods : Le début d’une ère nouvelle?

Plus les films passent et plus je dois me rendre à l’évidence : j’ai beau être fan des studios Pixar, il faut bien admettre que depuis quelques années, les studios Dreamworks ont tendance à proposer des productions toutes aussi bonnes, si ce n’est meilleures. Et ce n’est clairement pas avec Les Croods que la tendance va s’inverser… Bien au contraire!
Pourtant, je suis allé voir le film plus par principe que par envie. Il faut dire que la bande-annonce ne vend pas du rêve et j’ai été particulièrement rebuté par le charadesign assez vilain et le personnage du père qui, d’emblée, s’annonçait chiant et caricatural. Et bien je me suis pris une claque en pleine face, preuve encore qu’il ne faut définitivement jamais se fier à une bande-annonce!

Car je vous le dis sans hésitation : Les Croods est sans doute le meilleur film d’animation que Dreamworks a pu produire à ce jour, rien que ça! Pourquoi me direz-vous? Tout simplement parce que c’est un quasi sans faute sur tous les plans. Commencons par l’aspect visuel du film, un point qui me laissait très perflexe au départ. Certes le charadesign est particulier. Mais quand on voit ce que les créateurs ont réussi à en faire une fois animé, c’est juste hallucinant. La première scène du film en met littéralement plein la vue, et on découvre les premières bonnes idées et prouesses du studio. Elle est également une excellente introduction aux personnages et à leur univers.
Les Croods sont en effet une famille très attachante. Grug, le père que je pensais moralisateur, est finalement un personnage complet et complexe, et qui présente une vraie plus value pour le film. Vient ensuite sa fille, Eep, jeune éprise de liberté et de soif de découverte. Le personnage a un double emploi très équilibré : celui de symboliser la relation père/fille et la relation garçon/fille avec le personnage de Guy. Classique vous trouvez? Dans le fond oui, mais pas du tout dans la forme! Le message, rapidement compréhensible autant pour les adultes que les enfants (qui se reconnaitront soit dans le personnage de Grug, soit dans celui d’Eep), est illustré de manière originale et souvent cocasse, faisant passer la pilule comme du petit lait. Le reste de la famille assure également le spectacle avec différents sketchs faisant toujours mouche, le tout doublé par un casting de rêve (Nicolas CAGE, Ryan REYNOLDS, Emma STONE…).

Mais en plus des personnages, la force du film réside dans le déroulement de son histoire et son environnement. Les terres foulées par la famille préhistorique s’avèrent variées et colorées, à l’image de son bestiaire imaginaire à la fois adorable et effrayant. Sur ce point, les créateurs ont réalisé un travail colossal qui mettrait presque au tapis les créatures inventés dans l’Âge de Glace. Ajoutez que certaines idées d’objets ou de situations ont souvent fait fleurir un large sourire sur mon visage tellement je les ai trouvées géniales et bien trouvées.
Enfin vient le scénario. Et à ma grande surprise, ce dernier s’éloigne assez du « schéma-type » de ce qui se fait dans le domaine du film d’animation. En effet, point ici de quiproquos, de ruptures, de trahison, puis de réconciliation, comme c’est très (très!) souvent le cas. Le film choisit plutôt de calquer sa narration sur celle de roadmovie (ce qu’est finalement le film!) proposant ainsi diverses séquences durant lesquelles les personnages interagissent et évoluent. Au début très drôle et comique, l’histoire prend une tournure plus touchante à l’approche du clap de fin, quitte à multiplier les scènes émouvantes et tirer quelques larmes aux spectateurs se laissant prendre au jeu (je sais qu’au bout de trois scènes, j’ai craqué…). Certains trouveront cela forçé, mais c’est tellement bien géré que l’on se laisse volontairement prendre au jeu et savourer l’ensemble sans la moindre honte.

Vous l’aurez compris : Les Croods m’ont complètement charmé et j’ai passé un excellent moment devant ce film d’animation. Certains vous diront que les thèmes sont déjà vus et le déroulement toujours aussi classique. Mais lorsque c’est bien fait, comme c’est le cas avec cette production, ce serait criminel que de passer à côté. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir en 3D mais je compte rattraper cela dès ce week-end! Bref, gros gros coup de coeur que ce film, que j’ai hâte de revoir et de savourer à nouveau. En même temps, quand j’ai appris que le mec derrière le projet était Chris SANDERS (le gars qui a « juste » pondu Mulan, Lilo & Stitch ou encore Dragons, son CV est juste hallucinant), mon appréciation sur ce film est devenu une évidence!

C034-Eep


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Les Mondes de Ralph : Game Start!

Très emballé par Les 5 Légendes de Dreamworks, je gardais cependant un oeil très attentif sur le nouveau Disney, sorti une semaine plus tard : Les Mondes de Ralph (ou Wreck it Ralph en VO). D’une parce que Disney m’a réconcilié avec leurs productions depuis Raiponce, et de deux parce que la thématique était très aguichante : les jeux vidéos. Alors? Verdict?

Et bien, si je dois admettre quelque chose, c’est que le film a su me surprendre. J’avais de grosses attentes dessus, honnêtement, mais le truc, c’est que la bande-annonce ne laissait absolument pas entrevoir le potentiel de l’histoire. Ainsi, je restais très interrogatif sur le contenu du film. Vu le nombre de guest-stars à l’affiche (Sonic, les personnages de Street Fighter, etc.), allait-il s’agir d’un film fan-service, ou de toute autre chose?
Je l’annonce tout de suite : les personnages de jeux-vidéos connus n’apparaissent vraiment que sous forme de caméo et n’interviennent pas du tout dans la trame principale. Quelle intérêt alors d’avoir tant appuyer leur présence durant la campagne promotionnelle du film? J’ai encore un peu du mal à saisir… J’hésite entre la simple carotte, ou la volonté d’inscrire Ralph et son univers dans une réalité familière et rendre le tout plus crédible. Je penche plus pour la première solution, très honnêtement… Donc si vous pensiez voir Sonic courir aux côtés de Ralph et Vanellope, oubliez, vous allez être déçus.

Mais alors de quoi parle Les Mondes de Ralph? C’est l’histoire de Ralph, le méchant d’un jeu (ersatz de Donkey Kong premier du nom) qui en a un peu marre d’être méchant. Cette usure va alors l’amener à quitter son jeu (l’histoire se déroule dans une salle d’arcades où toutes les bornes sont reliées entre elles par une multi-prises… logique) pour prouver que lui aussi, il peut être un héros. Il croisera le chemin de Vanellope, un bug ayant l’apparence du fillette, qui cherche par tous les moyens à être reconnue dans son propre jeu, Sugar Rush, une course de Kart.
On remarquera que le speech est très classique, surtout pour un Disney. D’ailleurs, l’histoire suit un schéma type, quasiment similaire à celui de quasiment tous les films d’animation récents. Ce n’est donc pas là qu’il faut placer ses attentes, même si cette formule est certifiée et approuvée pour le genre. Par contre, là où le film possède une vraie force, c’est au niveau de sa narration et de ses dialogues. C’est vraiment très bien écrit et chaque dialogue, chaque phrase n’est jamais anodine ni superflue. Elle donne au script beaucoup de maturité et l’histoire possède des bases très solides qui la rende très crédible et très prenante.

Alors certes, il y a quelques soucis de rythme en milieu de course. Le film démarre sur les chapeaux de roues, avec des tonnes de clins d’oeil à l’univers des jeux vidéos (vieux et récents), beaucoup d’humour (le slip de Zangief!) et pas mal d’action. Puis, tout se concentre sur l’univers de Sugar Rush et sur la quête de Vaneloppe. Et là, on se demande vers quoi tend le film. Pourquoi une si belle introduction pour arriver dans un univers, certes réussi (le monde de Sugar Rush est composé de bonbons quasi photo-réalistes!), mais qui a du mal à se rattacher à l’univers vidéo ludique qui l’a introduit? Du coup, je pense que le film perd un peu en intérêt à ce niveau de l’histoire.
Toutefois, ce temps mort ne gâche pas pour autant l’histoire, et le final du film rattrape cette bévue avec beaucoup de brio. Les dernières vingt minutes sont en effet une véritable réussite et toutes les qualités du film (personnages, univers) se bien mise en avant, ce qui lui permet de finir sur un ton très positif et faire un peu oublier les ralentissements à mi-parcours.

Ainsi, je suis sorti de la salle le sourire jusqu’aux oreilles, avec la furieuse envie de voir le film une seconde fois (j’y retourne demain!). Pour moi les qualités du film (technique, personnages, qualité d’écriture…) font largement oublier ses défauts (baisse de rythme, univers un peu sous exploité) et je pense qu’il trouvera son public, autant au niveau du jeune public, qui s’attachera facilement à la petite Vaneloppe, qu’au plus vieux comme moi qui apprécieront les clins d’oeil (la porte secrète avec la manette de Nes… j’adore!) et la qualité du script.
Bref, Disney a réussi son film de Noël et Ralph n’a pas à rougir face à Jack Frost et sa bande. Et finalement, le spectateur est gagnant des deux côtés! A noter également que le film est introduit par un petit court-métrage, Paperman, qui est tout simplement sublime! Surtout, n’arrivez pas en retard!!!

Et j’illustre le tout par un portrait rapide sous Illustrator des 4 personnages principaux. Véritable force du film, chacun apporte beaucoup de consistance à l’histoire. J’ai personnellement adoré le couple Félix/Sergent Calhoun, il m’ont beaucoup fait rire!

All 4 One ;)


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Kung Fu Panda 2 : Po et Tigresse

Kung Fu Panda 2 est un de mes gros coups de coeur de l’année cinéma 2011. Et si je reviens dessus, c’est parce que je viens de le revoir en DVD et je suis visiblement toujours sous le charme!

Ce qui me plait dans ce film (et le film précédent aussi) c’est avant tout la qualité de l’animation. Je pense, sans mentir, qu’il s’agit du Dreamworks le plus vivant et le plus abouti techniquement. A ce jour, j’estime que seul Madagascar 3, sorti cette année, arrive à rivaliser un tant soit peu à ce niveau.
Du coup, le film est d’un dynamisme rare, au rythme effréné, et dont les différentes scènes d’actions émerveillent par leur inventivité et leur chorégraphie. Rien pour ça, le film vaut le coup!

Après bien sûr, il y a aussi le charme de l’écriture des scènes et des dialogues. L’humour est vraiment bien foutu, avec des scènes des dialogues adaptés autant pour les enfants, mais aussi pour les adultes (les scènes de dialogues entre Po et Shen, le paon, sont vraiment très bien écrites!). A cela s’ajoute des scènes d’émotions, certes un peu convenues, mais qui s’insèrent si bien dans la trame que l’on tombe dans le piège et que l’on y laisserait presque quelques larmes (la dernière scène avec Po et son père est juste terrible pour ça!).

En résumé : action, humour, émotion… Kung Fu Panda 2 est équilibré en tout point. Selon moi, c’est sans doute la production de Dreamworks la plus aboutie, et qui trône parmi mes références du studio, au côté de Shrek 2 et Dragons. Honnêtement, que vous soyez jeune ou un peu moins et que vous aimez les films d’animation, faire l’impasse sur Kung Fu Panda 2 sera juste un crime!!

Et une petite illustration pour conclure! En toute honnêteté, j’avais trop envie de dessiner Po et Tigresse après avoir vu le film. Ce qui justifie l’existence de cet article sur un film de l’année dernière :p