L'Atelier d'AngelMJ


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Imitation Game : Casse-tête de guerre

Décidément, le cinéma de Janvier 2015 est à placer sous le signe du Biopic. Après Invincible (que j’ai pas vu), The Theory of Everything et Foxcatcher (que j’ai vu et qui est… bof), voici que débarque Imitation Game, qui va tenter de nous intéresser au personnage d’Alan TURING, le mathématicien anglais à qui l’on doit le premier « ordinateur ». Autant vous dire que même si j’ai tendance à aller voir les biopics en traînant un peu les pieds, là j’ai littéralement foncé à l’avant-première VO. Il faut dire que le film avait tout pour attirer mon attention, principalement pour sa thématique et son casting très à mon goût (Benedict CUMBERBATCH, Keira KNIGHTLAY, Charles DANCE…). Réel premier film de 2015 que j’attendais avec impatience, quel en est le résultat final?

La première qualité du film est clairement son rythme. Faisant presque deux heures, l’histoire est vraiment bien écrite, dans le sens où on ne s’ennuie pas et qu’aucune scène ne semble être là pour combler les trous. Alors que le scénario est construit sur 3 lignes de temps différentes qui s’entremêlent, on sait toujours où l’on en est et les informations concernant les personnages et le déroulement de l’histoire sont divulguées de manière à donner à l’ensemble une identité homogène et solide. Ainsi, je me suis surpris à ne regarder ma montre à aucun moment, tant le film semble se dérouler de manière logique et cohérente.
Il faut ajouter à cela que l’écriture se veut vraiment fluide et les dialogues sont dans l’ensemble très bien écrits. L’humour est très présent dans ces derniers et permet d’entrer dans le film avec facilité et de s’attacher très rapidement aux personnages. C’est d’ailleurs assez surprenant vu le contexte historique (Seconde Guerre mondiale) mais plutôt bien amené lorsque l’on voit le caractère des différents protagonistes.

A ce niveau également, on peut dire que le casting ne démérite pas à sa bonne réputation. Benedict CUMBERBATCH, comme à son habitude, joue très bien son personnage de génie associable et on se prend rapidement d’affection pour lui, malgré son comportement quelque peu maladroit. Keira KNIGHTLAY est quant à elle toujours aussi rayonnante (mais j’ai perdu tout objectivité vis-à-vis de cette actrice depuis Pirates des Caraïbes °^°) et sa présence au sein d’un casting à 95% masculin est une vraie plus-value. Enfin les rôles secondaires (Charles DANCE, aka Tywin LANNISTER dans Game of Thrones, Mark STRONG qui pour une fois n’est pas un méchant!) assurent tout autant, et contribuent à l’immersion et la crédibilité d’Imitation Game. C’est vraiment un sans faute à ce niveau pour moi.

On peut donc dire que le film a tout ce qu’il faut pour plaire à un large public. S’il fallait vraiment lui trouver quelques défauts, je dirais que la bande son n’a rien de particulier et la manière de filmer se révèle très classique. Mais honnêtement, ces détails sont insignifiants pour moi, et n’empêchent absolument pas de profiter du film du début à la fin.

Donc je vous conseille vivement Imitation Game. L’histoire est intéressante, les acteurs jouent très bien et le rythme est pour moi sa plus grande qualité. En tout cas, il m’a été plaisant de visionner un biopic sans être constamment entrain d’espérer un dénouement qui se fait attendre (oui Foxcatcher, c’est de toi que je parle…). Clairement la bonne pioche de cette fin de mois.

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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Prologue

Coucou les gens!

Après quelques jours de silence (les évènements récents m’ont pas mal travaillé), il était temps, je pense, de reprendre un peu du poil de la bête et vous faire part de la nouvelle rubrique que je comptais lancer la semaine dernière, mais que j’ai préféré repousser jusqu’à aujourd’hui! Et je sais que ça va plaire à certains car on va parler du JAPON!

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Il s’agit d’une idée qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps et je décide enfin à me lancer! Les Aventures d’AngelMJ au Japon sera une petit série de 20 strips plus ou moins longs dans lesquels je vous raconterai les anecdotes que j’ai vécu sur les terres nippones! L’objectif est d’atteindre les 20 avant la fin de l’année. Donc vous en aurez entre 1 et 2 par mois en fonction de mon temps, voir plus si je suis à la bourre (ce qui arrivera sans doute me connaissant, mais restons optimistes!). Il s’agira bien évidement de strips humoristiques usant du mode chibi (parce que c’est quand même pratique et plus rigolo pour faire de l’humour) et j’espère que cela vous amusera autant que cela m’a amusé de les vivre. Et avant de clôturer, une présentation des mes acolytes (car je n’ai pas fait le voyage tout seul) :

  • JD : Mon cousin. La nonchalance incarnée qui s’adapte à toutes les situations. Bref, le gars parfait pour voyager. A pris le temps d’apprendre les Katakanas, ce qui sera bien utile!
  • Keni : Amie depuis le lycée. Grosse otaku qui s’assume et qui rêvait de faire ce voyage autant que moi. Aime les trucs mignons et geek.
  • Tom : Petit ami de Keni. C’est son premier voyage avec nous. Va-t-il y survivre? Nous verrons bien! A aussi appris les Katakanas.

Donc voilà. Rendez-vous très bientôt pour le premier strip qui sortira, à mon avis, début Février. A noter que j’accompagnerai le tout de quelques photos pour vous situer un peu le contexte. J’espère que cette nouvelle rubrique vous plaira! A bientôt ^^

BlocPointInterro

 


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Le Hobbit – la Bataille des Cinq Armées : Trilogie boursouflé

Avant d’entrer pleinement dans le cru Cinéma 2015, je ne peux m’empêcher de revenir sur un des derniers films que j’ai vu au cours du précédent mois de Décembre, à savoir Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées. Chapitre final d’une trilogie démarrée en 2012 et prequel de la fabuleuse épopée Le Seigneur des Anneaux, c’est le gros blockbuster qui a dû bien jouer des coudes pour faire le maximum d’entrées durant la période de Noël. À l’heure où j’écris ces lignes, je pense que bon nombre d’entre vous ont déjà vu le film donc un avis supplémentaire et si tardif doit paraître un peu inutile. Pourtant, je me devais d’en parler, car ce 3e Hobbit représente pour moi ce que je souhaiterais ne plus voir au cinéma en 2015.

Le soucis principal que j’ai avec ce film n’est pas du tout un problème de forme, mais bien un problème de fond. Car techniquement parlant, je pense que ce serait vraiment faire preuve de mauvaise foi que de lui faire le moindre reproche à ce niveau. Que ce soit les décors, les costumes, les effets spéciaux, le bestiaire, etc. l’univers de Tolkien est toujours magnifiquement représenté. On y croit, on est dedans, tout paraît très crédible et à aucun moment nous ne sommes sortis du récit suite à un aspect technique mal foutu. Par contre, on ne manque pas d’en être violemment expulsé face aux nombreuses situations complètement téléphonées que le film enchaîne avec un culot presque trollesque.
Car toute cette imagerie numérique ne peut cacher les faiblesses d’un scénario tellement restreint que les producteurs se sont sentis obligés de combler les 20 premières minutes avec un passage qui aurait, selon moi, dû avoir sa place à la fin du deuxième film. En effet, ce troisième opus n’est qu’une scène de bataille de 2 heures, durant laquelle le spectateur va être assailli de situations d’une convenance absolument terrifiante. En faire la liste serait à la fois fastidieux et inintéressant (et d’autres l’ont déjà fait avant moi), mais comprenez que je trouve assez problématique d’avoir vu le film une seule fois et de réussir à me souvenir de toutes ses erreurs avec tant de facilité.

Comprenez bien que je ne suis pourtant pas allé voir le film pour le casser, bien au contraire. J’aime énormément la première trilogie et même si je n’ai pas trop accroché aux deux premiers films du Hobbit (surtout le deuxième), j’espérais au moins passer un bon moment devant ce dernier épisode. Mais comment parvenir à passer un bon moment quand une production de ce niveau ne cherche même pas à me surprendre et qui même le culot d’être tellement convenue que cela en devient presque insultant? Oui, je trouve insultant en 2014 de proposer un film d’héroïc-fantasy (et encore, je n’ai pas osé voir Le Septième Fils…) avec son lot de raccourcis scénaristiques (je parie qu’ils en gardent un peu pour la version longue…), ses personnages caricaturaux aux dialogues insipides, son histoire d’amour téléphoné (bon sang, mais sérieux quoi!), ses incohérences de temps et d’espace (les personnages se déplacent étrangement vite d’un point A à un point B)… Plein d’éléments qui, mis bout à bout, rende le film particulièrement disgracieux et on hésite à en rire ou à en pleurer (personnellement j’ai choisi la première option). A ce stade, même voir Legolas se la jouer Super Mario ne me surprend même plus.
Et le tout s’achève avec le Deus ex Machina officiel de La Terre du Milieu (les aigles, encore et toujours…) qui en deviendrait presque un running-gag. D’ailleurs, la conclusion est tellement expédiée qu’on se demande si Peter JACKSON n’en avait pas lui aussi un peu marre de son histoire…

Ainsi, Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées est pour moi le résultat d’un cinéma de divertissement qui ne cherche même plus à surprendre ou à proposer de la nouveauté (un peu à l’image du jeu vidéo actuel, mais c’est un autre sujet…). En gros, il se contente simplement d’appliquer les codes de son genre et de son média, à la limite du cliché et de la caricature, en misant principalement sur son aspect technique et visuel. Ce qui devait donc être une nouvelle trilogie épique et marquante n’est finalement pour moi qu’un produit marketing bien joli et bien orchestré, mais qui n’apporte finalement rien à son genre, ni à l’univers dont il est l’introduction. En bref, c’est loin d’être mauvais mais c’est tristement dispensable et qui y a t’il de pire pour une production que d’être dispensable?

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Bonne année 2015 !

Coucou à tous!

Pour commencer, je vous souhaite une bonne année 2015! Il est de bon ton d’espérer pour chacun de vous le meilleur pour les jours/mois à venir. En tout cas, l’année 2014 fut d’un très bon cru me concernant, et j’espère que 2015 sera dans la même veine!

Petit article pour démarrer en fanfare ce mois de Janvier. Je vais vous parler un peu des nouveautés à venir sur le blog au cours des prochains mois :

  • Deux nouvelles rubriques vont apparaître, une dans Dessin et l’autre dans Chroniques illustrées. Je ne vous en dis pas plus pour l’instant, mais sachez que ce seront sans doute des articles mensuels que j’essaierais de publier à des dates régulières (genre tous les premiers Lundis du mois, ou à la fin du mois, etc.). Normalement, dès ce Lundi, cela démarrera.
  • Je vais très certainement, et de manière assidue, refaire naître la rubrique Tranche de Vie sur une thématique particulière qui devrait m’occuper une bonne partie de l’année. C’est assez conséquent mais vu les progrès que j’ai fait en terme de rapidité d’exécution niveau dessin, je me dis que c’est désormais à ma portée.
  • Je ferai mon bilan Cinéma 2014 dès que possible, mais j’ai encore quelques films sortis durant les vacances à aller voir avant de clôturer mon classement. Par ailleurs, mon avis sur le dernier Hobbit devrait être publié Samedi si tout va bien.
  • Je compte changer ma méthode de travail concernant les fanmades YouTube. En effet, je me rends compte que ces derniers me prennent beaucoup trop de temps et bien que je sois très content des résultats (le dernier sur le Hippie est visiblement très apprécié à tous les niveaux), cela empiète trop sur mes autres projets, ma BD en tête de ligne. Je vais donc me mettre presque immédiatement sur le prochain et le bosser petit à petit, plutôt que de bloquer 3 à 4 semaines pour ne bosser qu’exclusivement. Du coup, les infos seront plus diluées et je ne sais pas si cela aura une influence sur la prochaine date de sortie. Toujours est-il que je veux continuer à prendre du plaisir à les faire, sans que cela ne devienne trop envahissant pour moi.
  • Vu que j’en parle, j’aimerais placer ma BD dans mes priorité de 2015. On me demande la suite, j’en suis très heureux, et je m’en veux beaucoup de laisser ce projet en stand-by de cette manière. Je vais donc réfléchir à une manière de la mettre à jour régulièrement. Je vous tiendrai au courant de mon avancement à ce sujet.

Voilà concernant les projets à venir sur le blog. En parallèle, je continue ma formation d’infographiste qui va courir jusqu’en Avril 2015 et je passerai l’examen en Septembre 2015. Sans doute mon plus gros objectif de l’année, qui marquera sans doute un tournant important pour moi.

Sur ce, je vous laisse vous remettre dans votre soirée du nouvel an et vous dit à bientôt pour de nouveaux articles et de nouveaux dessins! Merci encore pour votre soutien qui ne fait que grandir semaines après semaines!

AngelVoeux2015CUT


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Night Call : Encore une victoire de connard


Bien qu’il ne soit pas encore l’heure des bilans (mais promis, j’en ferai un), l’année 2014 en terme de cinéma n’a pas été des plus intéressantes. Si pas mal de films m’ont plu, très peu ont réussi à vraiment me fasciner ou me captiver. Il est donc toujours agréable, surtout quand la fin d’année approche, qu’une production que l’on est allé voir plus par principe que par réelle motivation arrive à vous surprendre. Et cette production, c’est Night Call (ou Nightcrawler pour ceux qui comme moi préfère la VO).

Le speech de départ est tout bête : on suit le quotidien de Lou, un « Nightcrawler » dont l’activité est de réussir à récupérer le plus rapidement possible des visuels chocs (accidents, agressions, etc.) pour les vendre aux émissions de TV matinales, ces dernières étant prêtes à payer le prix fort pour avoir le sujet le plus marquant/choquant, et ainsi la meilleure audience. L’histoire va donc se concentrer exclusivement sur Lou, sur son rapport aux autres, la manière dont il voit son travail et les moyens qui comptent mettre en place pour atteindre la gloire. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on est face à un bel enfoiré.

En effet, le personnage incarné par un Jake GYLLENHAAL squelettique est ce que l’on peut appeler un connard de première : ambitieux, calculateur, manipulateur, mais surtout dénué de la moindre humanité et prêt aux actions les plus impardonnables et les plus lugubres afin d’obtenir la vidéo la plus trash et la plus vendeuse possible (genre déplacer un corps sur un scène d’accident de voitures avant l’arrivée de la police pour avoir un meilleure cadre… ambiance). Un personnage détestable au possible que pourtant l’on suit pendant tout le film, sans arriver pour autant à le détester. Il faut dire que ce dernier sert particulièrement le propos et les ambitions du réalisateur.
Car le ton du film, ainsi que les dialogues, sont à l’image du personnage principal. Les thèmes sont abordés avec énormément de cynisme et non sans une acidité assez jubilatoire. C’est vraiment bien écrit et bien joué, on baigne dans une ambiance assez nauséabonde, voir carrément glauque, tout en étant fasciné par les situations et les échanges entre les personnages. Le talent du réalisateur est ainsi d’arriver à rendre captivant l’ascension sociale de personnages détestables, sans pour autant leur donner une légitimité ou une justification. Le film pourrait largement se résumer à « La fin justifie les moyens », et croyez-moi que dans le cas de Night Call, cela n’a jamais été aussi vrai.

Ainsi le film captive autant par son histoire que par la manière dont elle est présentée. L’ambiance est réellement travaillée, avec presque uniquement des scènes de nuit, dans un Los Angeles nocturne qui ne manque pas de charme. C’est filmé avec talent, dans une ambiance assez froide, à l’image de la personnalité du protagoniste principal. L’ambiance sonore ne m’a pas plus marquée que cela par contre et je serai incapable de reconnaître une piste de la bande originale. C’est un petit détail qui n’entache en rien le plaisir du spectateur, plus occupé à chercher à détester Lou, sans jamais vraiment réussir à y parvenir.

Vous l’aurez compris, j’ai été complètement séduit par ce Night Call. Avec son ambiance nocturne, son personnage central aussi méprisable qu’intéressant, la froideur et le cynisme avec lesquels les thèmes des médias et du monde du travail sont abordés… Le tout crée une production cohérente et maîtrisée, face à laquelle on est à la fois choqué et fasciné. Une excellente surprise à laquelle je ne m’attendais pas du tout et que je conseille à tout ceux qui aiment les critiques bien acides et les histoires où les bons ne sont pas toujours les grands gagnants. Un peu comme dans la vraie vie quoi…

OscarNightCall


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Astérix – Le Domaine des Dieux : Redorer le blason

Il ne fait pas bon vivre au royaume des adaptations cinématographiques de bandes-dessinées. Nombreux sont les réalisateurs à avoir tenté l’expérience mais peu ont réussi à proposer quelque chose de tout juste correct. Prenons le cas d’Astérix : sur les quinze dernières années, un seul film a réussi à faire parler de lui en bien (Mission Cléopâtre), les autres ayant, comme beaucoup d’adaptations, gagnés le triste statut de « navet » ou de « bouse ». J’avais moi-même tenté de défendre un de ces films, mais force est d’admettre qu’aujourd’hui, je suis conscient de la faiblesse de mon argumentaire et du peu d’envie de le revoir ou le conseiller. Donc forcément, quand une nouvelle adaptation pointe le bout de son nez à l’approche des fêtes de fin d’année, c’est avec une certaine crainte que je me suis rendu dans mon cinéma grenoblois pour découvrir si, une fois de plus, cette série de mon enfance allait être écorchée. Mais, magie de Noël (ou talent des réalisateurs), cela ne s’est pas produit, bien au contraire.

Je suis donc très heureux de le dire haut et fort : Astérix – Le Domaine des Dieux est à la fois une bonne adaptation de la BD, mais également un très bon film d’animation. Il est en effet très agréable de voir un film français en image de synthèse de cette qualité. Les personnages sont très bien modélisés, l’animation est top, il y a une utilisation intelligente de la caméra… Bref, belle fierté que de voir que même par chez nous, on peut proposer des productions au même niveau que ce qui se fait outre-atlantique. J’en viendrais presque à souhaiter que les producteurs oublient les films en prise de vues réelles (non… en fait je le souhaite vraiment!). Même la 3D est utilisée à bon escient, c’est dire!

Mais là où ce film brille le plus, c’est par la qualité de son scénario et de ses textes. Signée par Louis CLICHY (qui a bossé sur Là-Haut et Wall-E, quand même) et Alexandre ASTIER, cette adaptation du Domaine des Dieux garde la saveur de la BD d’origine (bien que mes souvenirs sur cette dernière sont assez lointains…) tout en s’imprégnant du ton et de l’humour à la Kaamelott. Le film est très verbeux et l’humour se trouve majoritairement dans les dialogues plutôt que dans les situations. Mais on sent une vraie maîtrise à ce niveau, ce qui n’est pas pour déplaire entant que spectateur trentenaire. Voir un héros de mon enfance traité avec autant de modernité sans dénaturé le matériau d’origine est réellement délectable, le tout au service d’un scénario plus profond qu’on ne pourrait le croire, soulevant des thématiques et des problématiques encore d’actualité.
Après, cette qualité pourra peut être desservir le film auprès du jeune public. Je me demande en effet si un enfant de moins de 8 ans comprendra toutes les subtilités des dialogues, ainsi que le message véhiculé. Certes, il rira sans doute face aux pitreries d’Obélix ou les scènes de bagarres, mais cette production me donne l’impression de s’adresser plus à un public ayant grandi avec les BD d’origine plutôt à la jeune génération actuelle. Mais je ne lui en tiendrai personnellement pas rigueur. Je trouve justement agréable de voir que certains réalisateurs ont compris qu’un film d’animation ne s’adresse pas prioritairement aux enfants. Rien que pour ça, j’ai envie de remercier Louis CLICHY et Alexandre ASTIER pour ce film!

Alors certes, le traitement n’est pas parfait et on regrettera peut être que certains sujets soient tout juste survolés (il faut dire qu’il y a beaucoup). De plus, je ne sais pas si c’est un problème de mon cinéma, mais j’ai trouvé le mixage son assez inégal, la musique passant souvent au dessus des dialogues. Mais honnêtement, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le film, de rire face à la qualité des dialogues, et de saluer le scénario maîtrisé et bien dans son temps. Astérix – Le Domaine des Dieux est donc un très bon film de fin d’année, qui je pense plaira autant aux fans de la BD qu’aux spectateurs friands de bons films d’animation. C’est en tout cas un bien beau cadeau de Noël offert au petit gaulois, celui-ci n’ayant pas été gâté ces dernières années…

AngelAsterixD


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Projet Dessin : Aladdin dans un autre univers

Coucou les gens!

Oui, je suis toujours vivant, bien remis de mon week-end à Nantes, mais également malade et à fond sur le fanmade qui, je le rappelle, sortira avant la fin de l’année. Etant donné le peu de temps que j’accorde à mes activités annexes en ce moment (pas beaucoup de sorties au cinéma, si ce n’est pour voir le troisième Hunger Games qui, à défaut de difficilement se suffire à lui-même, est relativement sympa), je me suis dit que c’était la bonne occasion de vous parler un peu des travaux que je réalise actuellement en formation.

Entre les cours de mise en page sous InDesign (intéressants mais pas non plus le sommet du fun), nous avons droit à quelques cours de dessin, ma foi fort sympathique. Le dernier exercice en date m’a particulièrement plu et motivé. Le sujet était le suivant : imaginer les personnages d’Aladdin dans un autre univers/contexte. Et moi, faire des personnages, et bien ça me rend tout joie.
Je ne suis pas parti directement dans un univers particulier et ai d’abord commencé par faire différents croquis pour les personnages. J’ai ensuite sélectionné ceux qui me plaisaient le plus et ai cherché un univers dans lequel ils pourraient s’intégrer. Et aux vues de l’apparence globale de l’ensemble, je me suis donc orienté vers un univers gothique/macabre.
Ce n’est pas du tout un domaine que je maîtrise, ayant un style plutôt « mignon » et jovial. J’ai donc fait quelques recherches et est tenté de coller à cet univers. En parallèle de ce dernier, j’ai incorporé quelques notions de la Société d’Ancien Régime, en mettant en relief le système Clergé/Noblesse/Tiers Etat.

Je ne cacherai pas que je me suis vraiment éclaté sur cet exercice, je suis même allé jusqu’à inventer une petite histoire pour chaque personnage, afin de justifier mes choix graphiques. Je vous les présente donc de gauche à droite : Le Roi, Aladdin, Le Génie, Jasmine et Jafar.

AladdinGothicWeb

Ma proposition ayant été validée par le prof, je dois maintenant réaliser une mise en scène avec 3 d’entre eux. Mon choix s’est porté sur Le Roi, Le Génie et Jasmine. Le but ici sera de travailler la mise en couleurs directement sur ordinateur. J’espère que cela me permettra de continuer à m’améliorer et/ou également découvrir de nouvelles techniques de digital painting.

La suite la semaine prochaine! A bientôt!


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Interstellar : Le quart d’année de politesse

Les sorties cinéma n’étaient sont pas très nombreuses ni très intéressantes en ce début Novembre (bien que cela m’arrange, vu le travail que j’ai à côté…). Après avoir reposé mon cerveau en allant voir John Wick (headshot!), j’ai profité d’une séance pas trop tardive en VO pour aller découvrir le dernier bébé de Christopher NOLAN : Interstellar. J’aime bien les films de M. NOLAN. Ils sont bien faits, très agréable à suivre et souvent accompagnés par les musiques de Hans ZIMMER, aka « je mets tellement de basse dans mes morceaux que tout ton siège tremble ». Je n’avais pas d’attente particulière concernant cette nouvelle production (à la différence du reste du monde visiblement…), mais je savais que j’avais peu de chance d’être déçu. Alors? Verdict?

Pour ce coup ci, je ne vais pas faire trainer le suspense : Interstellar est un très bon film. « Bon » dans le sens où tout est mis en oeuvre pour que le spectateur passe un agréable moment de cinéma. Les acteurs sont très bons (même les plus jeunes) et incarnent très bien leurs personnages, c’est clairement pas dégueulasse à regarder (une version 3D aurait sans doute valu le coup), la musique est plutôt cool et le scénario tient merveilleusement la route. Je vais d’ailleurs m’attarder sur ce point car il est moi pour très significatif du travail de NOLAN. J’avais beaucoup aimé Inception car je trouvais le film très abordable malgré la relative complexité du sujet qu’il abordait. Et dans le cas d’Interstellar, c’est un peu le même constat : vous ne serez jamais vraiment perdu face aux différentes notions typiques de ce genre de récit SF et des théories autour de l’espace et de l’infini (toutes les notions autour du temps m’ont fasciné dans ce film). Certes, tout est sujet à interprétation et la dernière demi-heure fera sans doute lever quelques sourcils au plus sceptiques, mais me concernant j’ai adhéré aux idées véhiculées et à la manière dont le réalisateur propose de nous les présenter. Et que ce soit scientifiquement possible ou non ne rentre pas en ligne de compte pour moi, faut arrêter de chercher des problèmes là où il n’y en a pas.

Interstellar est également un film qui possède une ambiance toute particulière. Entre les scènes dans l’espace, le côté apocalyptique pas trop lourdingue des passages sur terre (gros point fort du film selon moi), ainsi que la découverte des nouvelles planètes… Tout est crédible et vraiment immersif. Ce qui s’en dégage est finalement très cohérent avec le message que le film cherche à faire passer. De plus, l’univers présenté m’a beaucoup plu. L’histoire se déroulant dans un futur proche (bien qu’aucun indice temporel ne nous soit donné), nous sommes face à une « modernité » relative. Cela se voit particulièrement dans le design des robots (que j’ai adoré) ou la manière dont sont équipés les différents vaisseaux (les capsules d’hyper-sommeils ressemblent à des baignoires entourées de faïences). Mais cela permet aussi une immersion plus rapide et plus simple, nous permettant de croire à l’histoire qui nous est proposée, pour y entrer rapidement.

Je ne peux donc que vous conseiller de vous attarder sur ce film, surtout si comme moi, l’espace vous fascine autant qu’il vous effraie. Le film ne possède pas de défaut majeur, si ce n’est sa relative longueur ainsi que son message final un peu trop positif à mon goût, voir un tantinet « niais ». Mais là je suis en mode gros chipoteur. J’ai personnellement passé un très bon moment devant, beaucoup de petits détails m’ont plu et l’histoire m’a captivé tout comme elle m’a même ému par moment. Donc pas d’excuses pour passer à côté, surtout que je pense que le film va rester longtemps à l’affiche. Après, si vous êtes en mission spatiale et que vous avez un peu de route à faire, on excusera les quelques années de retard… XD

AngelEspace


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All You Need Is Kill : Crédits illimités

Alors que mon style graphique en témoigne largement et que je me suis toujours revendiqué comme un lecteur de BD assidu, je viens de m’apercevoir que je n’avais rédigé sur ce blog aucune chronique sur un manga. C’est fou non? Je me suis dit qu’il fallait remédier à cela. J’ai donc choisi aujourd’hui de vous parler de ma petite découverte d’il y a quelques mois : All You Need Is Kill, série en 2 tomes sortis chez Kaze Manga.
Il s’agit de l’adaptation d’un roman de SF japonais qui a également eu droit à une adaptation au cinéma cette année, sous le titre d’Edge of Tomorrow, avec Tom CRUISE et Emily BLUNT. En sachant que j’ai vu ce film et que je l’ai fortement apprécié, j’avais hâte de découvrir cette version manga, surtout que les deux productions sont relativement différentes dans leur traitement de l’histoire et des personnages, et du coup, se complètent plus qu’ils ne s’assimilent.

Dans un futur proche, une race extraterrestre hostile du nom de Mimic envahit la terre et compte bien décimer toute la population humaine (normal quoi). Dans ce contexte post-apocalyptique, nous allons suivre le personnage de Keiji, jeune soldat qui, pour de mystérieuses raisons, recommence inlassablement la même journée chaque fois qu’il meure au combat face aux Mimics.
Grâce à son speech simple et son nombre de personnages restreints, nous rentrons rapidement dans le vif du sujet. Très vite, nous allons apprendre avec Keiji les différentes règles des boucles temporelles, ce qui les provoque et comment cela pourrait éventuellement l’aider à gagner la guerre et, accessoirement, y survivre. Il sera rejoint à mi-parcours par Rita, une jeune femme soldat qui semble en savoir beaucoup sur ce qui lui arrive.

En terme de scénario, on peut dire que c’est un quasi sans faute. L’univers et ses règles sont cohérents, la psychologie des personnages est bien travaillée et on se prend vraiment au jeu pour savoir comment nos héros vont s’en sortir. Le choix de ne se focaliser que sur deux personnages (Keiji dans le premier tome et Rita dans le deuxième) permet de nous y attacher rapidement et de nous sentir concerner par leur combat.
De plus, la fin est très différente de celle proposée par le film (qui d’ailleurs raconte une histoire ayant peu de similarité hormis le concept de base) et reste dans le ton de l’ensemble du manga. Ainsi on apprécie que le récit se termine proprement, même si personnellement, j’aurai bien passé un tome de plus en compagnie de Keiji et Rita.

Quant à l’aspect graphique, on peut dire que l’on est bien gâtés. On retrouve au dessin l’auteur de Death Note et Bakuman, donc forcément ça pète la classe. Il est d’ailleurs sympa de voir son trait dans un contexte plus action, avec des passages visuellement savoureux. Attention toutefois, c’est parfois très violent graphiquement, même si cela aide fortement à l’immersion.

Bref, en 2 tomes, nous découvrons une histoire très plaisante à lire, cohérente jusqu’au bout et disposant d’un univers bien construit et sans réels défauts apparents. Si vous avez l’occasion de lire cette courte série, vous pouvez y aller sans hésitation, vous ne regretterez pas le voyage. Et mattez le film aussi, il est bien cool et bien badass!!

AYNIK


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Sex Tape : C’est la faute au Cloud!

Alors que le mois d’Août nous a abreuvé de films grand spectacle, histoire de voir qui avait la plus grosse, le mois de Septembre commence timidement avec des sorties sporadiques. Et comme j’ai profité des vacances pour quasiment voir tout ce qui était à l’affiche (ouais, même des trucs tout naze comme Hercule ou tout chelou comme Enemy…), on peut dire que je me suis contenté de ce qu’il y avait de nouveau la semaine dernière pour égayer mon week-end de rentrée. Mon choix s’est donc porté sur Les Recettes du Bonheur et Sex Tape. Et comme j’ai vraiment rien à dire sur le premier, il ne me reste qu’à vous parler de la dernière comédie dont nous gratifie nos chers américains.
J’aime bien les comédies américaines. Vraiment. Mais depuis quelques temps, elles souffrent des mêmes symptômes que j’ai déjà dénoncé dans les films de super-héros : si le postulat de départ varie d’un film à l’autre, la trame, elle, suit un schéma invariable. J’ai été au regret de le constater il y a quelques mois avec Triple Alliance, et Sex Tape ne fait que confirmer ma théorie. Mais bon… allons-y.

Qui n’a jamais eu peur que son intimité soit dévoilée à la face du monde (n’est-ce pas Jennifer LAWRENCE… :p), ou pire à celle de son entourage? Annie et Jay, respectivement interprétés par Cameron DIAZ et Jason SEGEL, vont en faire la triste expérience en diffusant par inadvertance une vidéo épique de leurs ébats (3 heures la vidéo quand même!). Notre couple, s’étant laissé rattraper par la routine de la vie, voulaient marquer le coup… Et on peut dire qu’ils ont réussi! Le film va donc se focaliser sur leur course folle pour retirer la vidéo des périphériques de leurs amis (tous reliés au même compte ICloud car Jay a la fâcheuse tendance à distribuer les Ipad comme un Japonais ses paquets de mouchoirs dans les rues de Tokyo…), voir même d’Internet! Si l’histoire se veut donc assez osée et parfaitement encrée dans notre actualité, on ne peut pas dire que les scénaristes en font grand chose.

Pour commencer, le film souffre d’un gros problème de rythme. Le prologue est beaucoup trop long et il faut bien attendre 20-25 minutes pour que nos deux tourtereaux soulèvent l’idée de faire la fameuse vidéo. Ce passage est clairement le plus drôle du film, avec des scènes et des dialogues d’une sacrée cocasserie. Et ce sera bien le seul moment de grâce du film, qui va ensuite s’enliser dans une course contre-la-montre mollassonne et, il faut l’admettre, pas toujours très amusante. Le problème majeur est que les « actes » sont trop longs (la visite chez le patron d’Annie, le cambriolage des bureaux de YouPorn) et les situations pas assez variées. Ainsi le film se traine péniblement (alors qu’il faut tout juste 1h35!) et le tout débouche sur une fin convenue et bien trop sage pour le sujet soulevé.
Et c’est là que je trouve que les réalisateurs ont complètement raté le coche. Alors que l’histoire pourrait amener sur des réflexions intelligentes sur le sexe ou les nouvelles technologies, on patauge dans des réflexions convenues sur la famille et sur le vraie sens de l’amour. On a l’impression que le film n’assume pas son délire et on en arrive presque à oublier le pourquoi du comment, passé la moitié de la projection. Alors que bizarrement le film est assez cru au niveau des dialogues (certains les trouveront même vulgaires, mais pour moi la limite n’est jamais dépassée) et dans certaines situations, on oscille entre le trash et le politiquement correct sans trouver un équilibre. A la fois trop sale et trop sage, Sex Tape se prend les pieds dans le tapis et n’arrive donc pas à faire adhérer à son histoire.

Et c’est d’autant plus dommage que les acteurs principaux sont loin d’être mauvais. Le couple formé par Cameron DIAZ et Jason SEGEL est très crédible et on se prend vraiment d’affection pour ces personnages qui enchaînent les problèmes et les occasions manquées. En plus, nos deux interprètes y mettent vraiment du leur en se montrant à de nombreuses occasions dans leur plus simple appareil (enfin… pas l’ombre d’un nichon en vue, désolé messieurs…) et dans des situations pour le moins incongrues. Malheureusement, à eux seuls, ils ne peuvent pas sauver le film de la noyade, surtout que le reste du casting n’est vraiment pas convaincant, voir pas du tout crédible (je pense notamment aux enfants qui ont des réactions très étranges par moment…).

Ainsi, Sex Tape aurait pu être une comédie un peu provocatrice et soulevant des sujets qui pourraient aboutir à des réflexions intéressantes. Mais encore une fois, on se retrouve face à une production convenue, à la trame classique, et dont la conclusion se veut trop sage, voir limite puritaine. De ce fait, le film aura clairement du mal à se trouver un public. Certains le trouveront trop vulgaire, les autres pas assez vu le thème… Bref, encore une comédie qui rate lamentablement son objectif : celui de faire rire en amenant une critique intelligente sur des sujets d’actualités.

AngelSTIpad