Il y a quelques semaines, j’ai terminé de lire la série Harry Potter. Kewa ? Que maintenant ? « Mais qu’est ce que tu foutais le reste du temps ? », diront certains. Pour ma défense, Harry Potter n’est pas du tout de ma génération et je suis complètement passé à côté du phénomène. De plus, vous le savez maintenant, je ne suis pas un lecteur très assidu. C’est quand j’ai souhaité voir les films que je me suis fait sermonner par mon entourage : « Non ! Tu lis d’abord les livres. Les films viendront après ! ». N’étant pas du genre à trop négocier (surtout face à quelqu’un qui m’invite souvent à manger et avec qui je veux garder de bons rapports °^°), je me suis retrouvé avec les 7 volumes sur les bras. Quelques mois plus tard, je ne regrette absolument pas que l’on m’ait presque forcé la main : Harry Potter c’est du tout bon, à la fois bien écrit et très agréable à parcourir (j’ai lu le 6e tome en deux jours…).
Du coup, j’avais très envie de mettre à l’honneur un personnage féminin de la série dans la rubrique de la Fille du Mois. Et alors qu’Hermione semblait bien partie pour remporter la compétition, tout a basculé à partir du tome 5 avec l’arrivée de mon coup de cœur sur l’ensemble de la saga : Luna Lovegood.
Ne cherchez pas, j’ai accroché à ce personnage dès les premières lignes. Et son développement au fil du récit n’a fait que me conforter dans ma préférence. Luna, que l’on découvre dans l’Ordre du Phénix, est une jeune fille qui appartient à la maison Serdaigle. Du genre naïve et un peu tête en l’air, je me suis rapidement attaché à elle à cause de son caractère candide. Mais surtout, j’ai beaucoup aimé ce qui se dégage de l’ensemble du personnage. Luna n’est pas une fille parfaite, dans le sens que sa franchise peut parfois être blessante et son comportement peut sembler inconvenable. Pourtant, pas la moindre trace de méchanceté en elle. Son côté un peu gauche, qui va souvent mettre mal à l’aise les autres protagonistes, n’est que le résultat d’un mélange d’honnêteté et de simplicité.
Par la suite, Luna va se révéler au fil des pages comme un élément comique, mais aussi comme une alliée dévouée et fidèle. Elle combattra ainsi au côté de Harry jusqu’au bout, ne craignant pas de jouer de la baguette pour défendre ses valeurs. Ajoutez à cela que j’ai été souvent ému par son attitude encourageante, ainsi que par ses différentes marques d’affection à l’égard de ses amis.
Luna a pour ainsi dire tout pour me plaire. Malgré sa maladresse et sa naïveté maladive, elle dégage énormément d’empathie, de gentillesse et de dévotion. Un personnage qui aurait pu être agaçant à la longue, mais qui sous la plume de la romancière devient profondément touchant. Ajoutez à cela que l’interprétation qu’en fait l’actrice Evanna LYNCH dans les films (oui, je les ai vu entre temps) est juste parfaite. Elle incarne complètement la jeune fille et, je l’avoue, me la fait aimer encore plus (on ne va pas se mentir, l’actrice est absolument adorable).
Bref, je suis totalement conquis. Luna est et restera longtemps mon personnage préféré de la série Harry Potter.
Pas trop d’activités sur le blog en ce moment, je prends quelques jours de repos bien mérités après un début d’année chargée et une Japan Expo sympa mais épuisante. Du coup, j’en ai profité pour aller me réfugier dans mon cinéma climatisé pour un petit marathon (ça faisait très longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de le faire). Au programme mes retours rapides sur 4 films : Le BGG, L’Âge de Glace : Les lois de l’Univers, Tarzan et Independence Day : Resurgence. C’est parti !
On démarre avec Le BGG, dernier film de Steven SPIELBERG tiré d’un livre de Roald DAHL. Franchement, je ne sais pas trop quoi en penser si ce n’est que je me suis globalement ennuyé durant toute la diffusion. Déjà que le film est long, il manque cruellement de rythme et surtout d’enjeux. Pourtant j’ai apprécié l’aspect très poétique qui s’en dégage, particulièrement toute l’imagerie autour des rêves. Mais à côté de ça, il faut faire avec des effets spéciaux ratés qui brisent l’immersion (et venant de SPIELBERG c’est très surprenant), des personnages assez lisses (Sophie est insupportable) et des dialogues plats (ou ça vient de la VF, mystère…).
Du coup, je ne sais même pas à qui s’adresse vraiment le film. Sans doute aux enfants, mais ils risquent de vite décrocher car c’est par moment très contemplatif. Quant à moi, j’ai trouvé ça trop mou et trop infantile à bien des niveaux pour me sentir impliqué dans le récit (il y a des blagues sur les pets… je déconne pas). Donc dans tous les cas, je vous encourage à vous faire votre propre avis mais me concernant c’est non.
Quand j’ai vu la bande annonce de ce 5e opus de l’Âge de Glace (déjà 5… ça commence à faire beaucoup), je me suis demandé si les créateurs ne commençaient pas à aller trop loin. Scrat dans l’espace? Nos héros qui cherchent à dévier un astéroïde ? Sérieusement ? Je suis donc parti hyper sceptique mais maintenant que j’ai vu le film, je suis entrain de réaliser que je n’avais pas le bon regard sur la direction que prend la série.
En réalité, l’Âge de Glace se veut une sorte d’héritage des anciens cartoons type Loney Toons. Le rythme, le manque de logique, le grand nombre d’anachronismes ainsi que le comportement de certains personnages (particulièrement Buck, ainsi que certains gags avec Scrat) : tout y fait référence. Dès lors que j’ai compris cela, ma manière d’abordé le film a complètement changé. Et finalement je l’ai trouvé très divertissant, bourré de bonnes idées, avec un rythme maîtrisé et certains gags sont vraiment drôles (le passage de Scrat avec l’apesanteur m’a provoqué un fou rire). Alors certes, je regrette que l’intrigue se centre encore une fois sur la famille de Manny, laissant Sid et Diego sur la touche. Mais globalement, c’est bien au dessus du 4e opus et on passe un bon moment.
Alors là, je suis perplexe. Produit par David YATES (le mec derrière les 4 derniers films Harry Potter pour vous situer), il s’agit d’une énième adaptation des aventures de Tarzan. Le film se concentre sur le retour du roi de la jungle en terre d’Afrique, après que ce dernier est séjourné avec Jane en Angleterre. Quand je dis que je suis perplexe, c’est qu’en soit cette production n’a pas de défaut en particulier. C’est souvent joli, bien filmé, le rythme est correct et l’histoire se suit sans trop de problèmes.
Mais en réalité, je me pose surtout la question de son utilité. Quel intérêt de sortir encore un film sur Tarzan si c’est pour proposer une production lisse et sans véritable plus-value? Car on ne va pas se leurrer : ce film vous le voyez une fois, c’est pas l’enfer, mais vous risquez de ne plus vous en souvenir 24h plus tard. En ça, il est difficile pour moi de savoir ce que j’en ai vraiment pensé. Pas assez mauvais pour l’exploser, pas assez remarquable pour qu’il marque… Bref c’est dispensable au possible. Une production lambda qui sombrera sans doute dans les abysses du cinéma.
Honnêtement, il y a des personnes qui souhaitaient une suite à Independence Day ? Perso quand j’ai appris l’existence du projet, j’étais vraiment en mode OSEF complet. J’avais un bon souvenir du premier opus malgré son côté nanardesque et son patriotisme dégoulinant, mais de là à souhaiter une suite? Clairement pas.
Malgré tout, je suis allé voir de quoi il en retournait. Et honnêtement, le film fait exactement ce que l’on attend de lui. C’est de la SF/Catastrophe bien faite, les effets spéciaux sont très convaincants et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Alors oui y a du patriotisme, oui c’est par moment cliché et oui les nouveaux personnages sont lisses au possible. Mais franchement, vous vous attendiez à quoi ?
En ça, pas de mauvaises surprises pour le spectateur informé : vous aurez droit à ce que vous venez voir. Allez-y en toute connaissance de cause. Pour moi, c’est du nanar deluxe : ça se prend grave au sérieux mais en même temps c’est visuellement bien foutu et amusant à regarder. Donc je ne vois pas pourquoi je cracherais sur un divertissement de ce type. Ca n’a pas prétention de plus et ça fait le job.
Voilà donc pour mes retours rapides sur ce marathon de Juillet. À noter que plus tôt dans le mois, j’ai pu voir Le Monde de Dory qui est une suite très honorable et bourrée de bonnes idées. J’ai aussi vu Ninja Turtles 2 qui est un blockbuster pour enfants que j’ai déjà oublié. Par contre, pas mal de films débarquent dans les semaines à venir : Insaisissables 2, Suicide Squad, Comme des Bêtes, le nouveau Star Trek, SOS Fantômes, le nouveau Jason Bourne… Bref, mon abonnement va bien chauffer durant l’été.
Pour le mois de Juillet, nous allons nous focaliser principalement sur Japan Expo 2016. Mais avant tout, un petit point sur la chaine YouTube.
Il y a deux semaines est sortie la première vidéo d’analyses SLG. Je suis vraiment très content de l’accueil que vous lui avez fait. Les commentaires sont très encourageants et certaines de vos remarques sont très pertinentes (on échappe bien sûr pas aux fangirls venant défendre quoi qu’il en coûte notre cher Mathieu, mais je m’y attendais). Cela me motive énormément pour la prochaine qui sera plus dense en contenu, vu qu’elle abordera l’évolution de la série.
J’en profite pour vous informer qu’il n’y aura pas de vidéos sur la chaine durant le mois de Juillet et d’Août. En effet, je compte me reposer après Japan Expo et également commencer le travail sur le prochain fanmade. Je vous donne donc rendez-vous en Septembre pour la suite (ce sera un Speedpainting ou une Analyse SLG, je n’ai pas encore décidé).
Maintenant, abordons le gros morceau, à savoir Japan Expo.
Ultime rappel (et ce sera pas faute de l’avoir dit et redit pendant des mois) : je suis présent à Japan Expo 2016 du 07 au 10 Juillet (donc OUI je suis là les quatre jours), en compagnie de Dunklayth et Kriza Lied. Notre stand se trouve dans le Hall 5 et porte le numéro A208. Pour nous trouver c’est simple : quand vous entrez dans le Hall (avec la verrière en face de vous), tournez directement sur votre droite et on est tout au fond. Les excuses du type « je voulais te voir mais je t’ai pas trouvé » ne sont pas valables cette année (et encore moins « je t’ai vu mais j’ai pas osé approcher car il parait que tu manges les gens » °^°). Ci dessous un petit plan :
Concernant les goodies, vous trouverez ci dessous un panneau récapitulatif de ceux présents de mon côté. Il y aura également quelques exclusivités et goodies communs avec Dunky et Kriza. Il y aura du stock tous les jours, mais n’hésitez pas à passer tôt le matin car ça part assez vite (je me suis fait dévaliser l’année dernière), surtout si vous voulez les 3 cartes collector (j’en ai tiré le double d’exemplaires prévus au cas où).
Au niveau des horaires, je suis présent de l’ouverture à la fermeture du festival chaque jour (soit de 9h à 18h). Je prends juste une pause entre 12h et 14h, et également si ma vessie tire la sonnette d’urgence. Je dédicace gratuitement (sur les goodies ou sur papier libre) et les photos sont autorisées. N’oubliez pas non plus votre Nintendo 3DS, le Streetpass est toujours de mise !
En tout cas j’ai hâte de vous voir ou revoir. L’année dernière s’était très bien passée et j’espère que ce sera de nouveau le cas pour 2016. Je vous dis donc à Jeudi (ou à ce soir pour le live si le cœur vous en dit). À bientôt !
C’est toujours un défi de se lancer dans un nouveau projet. Qui plus est quand ce projet vous demande du temps, de l’investissement et (il faut bien l’admettre) un peu de courage. Lors de ma FAQ de Mars 2016, j’ai fait part de mon envie de lancer un nouveau concept d’émission sur ma chaine YouTube, dont le but serait de parler plus en détails de Salut Les Geeks, le webshow de Mathieu SOMMET qui me passionne depuis maintenant 2 ans.
J’ignorais comment mon public allait accueillir cette annonce, car j’avais besoin de matériel pour me filmer et réaliser cette émission. A ma grande surprise, nombreux ont été ceux à souhaiter sa réalisation, vu que les dons sur Tipeee ont fortement augmenté après cela et que j’ai pu, grâce à vous, faire l’acquisition de matériel.
Voici donc la première analyse qui se concentre sur l’épisode 99 de SLG. Épisode un peu à part vu qu’il s’agit de la première tentative de Mathieu dans le monde de la fiction, j’ai eu à cœur de démarrer avec elle pour plusieurs raisons. Déjà, c’était pour moi une manière simple de m’essayer à la chronique face caméra. En effet, me focaliser sur une seule vidéo m’a paru un bon exercice. Ensuite, cet épisode n’a pas fait l’unanimité et je me suis dit qu’il était intéressant de savoir un peu pourquoi.
La création m’a pris facilement une semaine (je ne me rendais pas compte à quel point faire du montage était chronophage) et j’ai réalisé le tout avec un sentiment d’excitation et d’appréhension. Excitation car j’avais enfin l’occasion de parler plus en détails de SLG (chose que je ne peux pas beaucoup faire, hormis avec quelques amis qui doivent commencer à s’en lasser), mais aussi appréhension car je sais que parler du sujet ouvertement ne sera pas forcément vu d’un très bon œil par une partie du public (surtout les fans hardcore).
Car mon but avec cette vidéo, c’est de parler du sujet sans concession et avec honnêteté. Dire ce qu’il va, ce qu’il ne va pas, mais le faire de manière constructive. C’est en tout cas ce que j’ai cherché à faire et j’espère que cela se ressent.
Mais assez blablaté. Je vous laisse y jeter un œil et vous faire votre propre avis. Je suis bien sûr très ouvert à vos remarques et commentaires, que ce soit au niveau du fond ou de la forme. Bon visionnage à vous !
Undertale est un jeu avec de nombreuses qualités (je me suis longuement exprimé à ce sujet ici). Et l’une d’entre elles est sans aucun doute son casting. Avec ses personnages attachants et bien écrits, chaque rencontre dans notre aventure est une agréable découverte. Nombre d’entre eux m’ont interpellé, et vu que nous sommes dans la Rubrique de La Fille du Mois, je me suis dit que c’était l’occasion de vous parler plus en détails d’un personnage féminin qui m’a particulièrement marqué : Toriel.
En effet, cette maman chèvre que l’on rencontre dès le début de l’aventure restera longtemps gravée dans ma mémoire de joueur. Et pour cause, elle symbolise à elle seule toute la force d’écriture d’Undertale. Penchons nous donc un peu sur son cas. Toriel (qui est un jeu de mot avec « Tutoriel ») va dès son apparition avoir une attitude très maternelle vis-à-vis du protagoniste. Elle nous aidera à traverser les ruines qui font office de premier niveau et nous inculquera les différents mécanismes du jeu. Mais rapidement, on découvre qu’elle refuse de nous laisser quitter les dites ruines, craignant pour notre survie.
La force du personnage est pour le coup purement symbolique. Vu que dans Undertale, les choix et actes du joueur ont une profonde influence sur le reste de l’aventure, Toriel sera le premier cap à franchir. Bien qu’on ne la côtoie que durant la première partie du jeu, suffisamment d’éléments sont mis en place pour que nous nous y attachions très vite. On se retrouve rapidement confronté à notre envie d’aller plus loin, tout en sachant qu’elle s’y opposera. Et lorsqu’elle lancera les hostilités pour nous retenir de force, il faudra faire notre premier grand choix du jeu : la tuer ou tenter de l’épargner.
Toriel réapparaîtra vers la fin de l’aventure (si bien sûr vous l’avez épargnée) et ne sera pas plus développée que cela. Mais j’avais envie de vous en parler car j’aime beaucoup la manière dont le jeu utilise le personnage pour synthétiser rapidement et naturellement toute la philosophie du soft. Et cela, Toriel demeure pour moi une rencontre avec du sens. Une autre preuve de la qualité d’écriture du titre, que je vous encourage encore une fois à découvrir dans les plus brefs délais.
Je pense qu’il n’y a pas de mal à être fan de quelque chose. Les fans sont souvent des passionnés qui profitent de chaque occasion pour partager ladite passion. Mais parfois, certains d’entre eux vous donnent juste envie de fuir loin de l’objet de leur admiration, tant ils peuvent être virulents, voir carrément sectaires dans leur propos.
Et comme beaucoup, j’ai tendance à me tenir éloigné de ce type de fanbase, ainsi que de l’objet de leur culte. J’ai ainsi failli passer à côté d’Undertale, un jeu indépendant sorti l’année dernière, et qui a déchaîné les foules. De nombreux aspects m’attiraient vers ce jeu, mais la hype autour m’a refroidi et les éloges me semblaient trop nombreuses pour être honnêtes. Malgré tout, j’ai décidé d’en avoir le cœur net et ai fait l’acquisition de cette production à l’occasion d’une solde sur la plateforme Steam. Voici donc mon humble avis après 25h de jeu et plusieurs parties dans les pattes.
Undertale est un jeu indépendant dans la pure tradition des J-RPG. L’histoire nous raconte le périple d’un jeune humain (son sexe est volontairement indéfini pour une meilleure identification par le joueur), tombé par mégarde dans le monde des monstres et qui tente de rentrer chez lui. Le titre possède une particularité assez unique : vous n’êtes pas obligés d’affronter vos ennemis et avez la possibilité de les épargner, dès lors que vous effectuez les bonnes manipulations. Et c’est avec ce principe tout simple que le jeu va prendre une dimension bien plus grande et beaucoup moins classique qu’il n’y parait.
Je vais très rapidement parler des défauts du titre. Le principal, selon moi, est que les graphismes laissent souvent à désirer. Si on sent une intention derrière la direction artistique, on ne me fera pas croire que certains éléments n’ont pas été bâclés. Je pense surtout au mapping de certaines cartes où, parfois, on ne parvient pas à faire la différence entre le sol et le plafond. Cela est d’autant plus critiquable que le jeu contient par moment des décors sublimes, dans la pure tradition pixel-art.
Dernier défaut : le jeu est entièrement en anglais. Et il va sans dire que vu l’importance des dialogues dans la progression du joueur, cela risque d’être un gros frein pour ceux ne maitrisant pas un minimum la langue. Je peux comprendre qu’une traduction serait un exercice laborieux, vu la quantité de textes que contient le titre, mais je pense qu’il est important de le préciser.
Et ça s’arrête là. Oui, je ne vois pas d’autres points à reprocher au jeu. Le reste témoigne d’une véritable maîtrise du média vidéoludique, mais également de l’écriture et de la manière dont on peut raconter un histoire via le jeu vidéo. C’est pour moi la plus grosse force du titre : parvenir, au travers du gameplay et des choix du joueur, à lui faire vivre un aventure riche et intéressante.
Tout l’intérêt du jeu réside dans la manière dont vous choisirez de vous comporter : soit en jouant « normalement » et en tuant tous ennemis et boss se mettant sur votre chemin, soit en ne faisant aucune victime. Si cela peut paraître basique, il n’en est rien une fois la partie lancée. Car comme dit plus haut, le jeu utilise les mécaniques et les codes du J-RPG pour mieux les détourner ou les mettre au service de son histoire. Ainsi, des actions aussi évidentes que faire du leveling (rester dans une zone pour tuer des ennemis en boucle et monter de niveau) ou fuir les combats, auront de vraies conséquences et certains de ces actes basiques seront perçus d’une toute autre manière.
Ainsi, Untertale parvient à surprendre le joueur en le questionnant sur ses choix et sur sa manière de jouer (l’intérêt étant de tester toutes les possibilités). J’ai été personnellement très sensible à ma partie « Pacifiste », dans laquelle je suis parvenu à ne tuer personne. Déjà parce que cela correspond à ma manière d’être et à mon caractère, mais j’ai apprécié que le jeu me « récompense » pour cela. Du coup, j’avoue avoir été ému lors de cette partie et très sensible à la narration et aux dialogues proposés.
J’ai d’ailleurs mis un peu de temps avant de tenter une partie « Génocide » (tuer tout le monde). En effet, je m’étais tellement attaché aux personnages que je me voyais mal relancer une partie pour tous les exterminer. Finalement, elle m’a semblé plus classique dans son déroulement (qui se veut plus « naturel » pour un joueur lambda). Mais encore une fois, le jeu surprend en nous mettant face à nos actions et j’ai été agréablement surpris par le dénouement de cette partie. Donc les deux voies sont à emprunter, ne serait-ce que pour avoir le fin mot de l’histoire.
Avant de conclure cette chronique, je tiens à ajouter que la bande son de ce jeu est sans doute une des meilleures que j’ai pu entendre ces dernières années. Certaines compositions sont réellement marquantes, autant dans le registre léger que celui du drame. La musique fait vraiment partie intégrante de l’expérience de jeu et c’est en cela que je la trouve excellente. Certaines pistes restent en tête et on se surprend à les fredonner tout en repensant aux bons moments passés dans le jeu.
Clairement, jouer à Undertale fut une expérience unique. Je pense que peu de jeux ont réussi à m’interpeler à ce point. Je me suis senti impliqué en tant que joueur grâce à une écriture maîtrisée, des personnages attachants et par le fait que mes choix aient de vraies conséquences sur le déroulement de l’aventure. Et surtout, j’ai aimé sa manière d’utiliser le média pour servir l’histoire, de se vouloir un peu méta mais de le faire bien et de manière cohérente. En bref, hype ou non, il s’agit d’un jeu à faire et je le conseille à n’importe quel joueur souhaitant vivre, lui aussi, cette expérience. Croyez-moi, ce sera criminel de passer à côté.
EDIT : Une traduction française serait en cours de réalisation. Très bonne nouvelle ! Ce sera l’occasion pour tout le monde de découvrir le jeu sans la barrière de la langue (et dans mon cas, ce sera une bonne raison d’y jouer à nouveau).
Comme à chaque début de mois, voici un petit point sur mes activités et sur les évènements à venir :
On va parler rapidement du Tipeee. Le montant de vos tips s’élève à 460€ pour le mois de Mai. Merci beaucoup, votre aide est précieuse pour couvrir une partie des frais pour Japan Expo (on en parle un peu plus bas). Je note surtout que vous êtes de plus en plus nombreux à me soutenir mensuellement et ça, c’est vraiment super. Comme déjà dit, il faudrait que j’arrive à récolter 500€ tous les mois (voir un peu plus, vu que Tipeee me prend 8%). Cela m’encourage à continuer à vous fournir du contenu sans avoir besoin de chercher un métier alimentaire l’année prochaine.
Petit à petit, vos dons me permettent de vivre de ma passion et j’espère en retour continuer à vous fournir du contenu de qualité. N’oubliez pas qu’il y a un système de fidélisation pour tous les tipeurs mensuels, peu importe le montant de votre tip.
On enchaine avec les analyses SLG. Je viens de terminer d’écrire le script du premier épisode. Normalement, il sortira au cours du mois et sera sur SLG99, le fameux épisode dont est tiré mon dernier speedpainting.
Cette vidéo est un vrai défi pour moi. Non seulement il s’agit d’un exercice de montage très éloigné de mes travaux habituels, mais surtout je vais exposer mon avis au sujet de l’émission et je sais que cela peut parfois être un sujet sensible. Cependant, je veux tout de même tenter l’aventure, que ce soit pour partager avec vous autour du sujet, que pour soutenir Mathieu et Alex dans leurs travaux. J’espère en tout cas que ce nouveau concept vous plaira, j’y mets en tout cas beaucoup d’énergie et de passion.
On va maintenant parler des conventions. Je devais être présent aux Geek Faëries ce week-end mais suite aux intempéries, le festival est annulé. Je suis bien sûr déçu car je sais que beaucoup voulaient m’y voir, mais la situation est assez inquiétante pour comprendre la décision prise par la mairie. Ce n’est donc que partie remise.
Autre convention, je vous confirme ma présence à Japan Expo encore cette année du 7 au 10 Juillet. Je tiendrai un stand plus grand que l’année dernière en compagnie de mes acolytes Dunklayth et Kriza Lied. Je vous confirmerai notre emplacement dès que le plan officiel sera en ligne. Mais je peux déjà vous informer que nous sommes prêts de l’entrée du Hall 5, ce qui veut dire que vous devriez nous trouver très facilement.
Au niveau des goodies, voici ce que je vous proposerai sur place :
Les cartes des fanmades (SLG et Unknown Movies)
De nouveaux badges
De nouvelles cartes à l’effigie des speedpaintingsPoupée Vivante et Monstre de Foire
Une carte commune de Dunklayth, Kriza Lied et moi-même
Des autocollants à l’effigie de nos avatars
EXCLU JAPAN EXPO : il y aura 3 cartes Collector inédites à l’effigie des 3 fanmades ayant passés le million de vues (à savoir La Complainte du Geek, La Disparition du Prof et L’Orgasme Gargantuesque du Patron). Elles seront vendues en nombre limité (100 exemplaires de chaque) et disponibles UNIQUEMENT durant cette évènement.
Il n’est pas encore trop tard pour d’éventuels autres goodies, surtout si les dons du Tipeee se maintiennent. Si vous avez des demandes particulières, vous pouvez toujours les proposer. Si j’en vois qui reviennent souvent, j’essaierai de voir ce que je peux faire. Dans tous les cas, ce sera de nouveau un plaisir de vous voir, discuter avec vous et vous faire des dédicaces.
Ce sera tout pour ce mois-ci. Si vous avez des questions, les commentaires sont là pour ça. J’en profite pour vous rappeler N’oubliez pas que je vous donne rendez-vous tous les Lundis à partir de 20h30 sur Twitch pour les live (sauf Lundi prochain, je ne serai pas encore rentré du festival justement).
Je m’évertue à le répéter au fil des adaptations : j’aime avoir un regard critique sur une production cinématographique, peu importe ses origines. Pourtant, une fois sorti de ma projection de Warcraft – Le Commencement, je me suis demandé si j’avais une légitimité à pondre une chronique sur ce dernier.
En effet, je suis un gros néophyte de l’univers Warcraft (j’ai à peine tâté le 2e opus quand j’étais au lycée, faute de temps et d’envie), mais je me suis quand même rendu dans mon cinéma pour en voir l’adaptation. Pour simple motif que j’aime les univers d’héroic-fantasy et que peu importe que ce soit tiré d’un livre ou d’un jeu vidéo à succès, j’avais envie de tenter l’aventure. Vous n’aurez donc pas ici le point de vue d’un joueur, mais bien celui d’un cinéphile.
On va donc aborder d’office le sujet : je n’ai pas eu besoin de connaître quoi que ce soit du jeu pour apprécier cette production. J’ignore si c’est parce que je suis familier à ce genre d’univers ou si le réalisateur a tout simplement bien fait son travail (sans doute les deux), mais je n’ai jamais été perdu dans l’intrigue. Les éléments inhérents au royaume d’Azeroth sont bien introduits et bien expliqués. J’ai bien-sûr dû passer à côté de quelques subtilités et clin d’œil que seuls les fans verront, mais l’ensemble m’a paru cohérent et bien fondé. L’univers est ainsi crédible et je n’ai n’a eu aucun problème pour rentrer dans l’histoire.
Les choses étant claires, parlons maintenant du film. Et qu’en dire si ce n’est que je ne sais pas trop comment attraper le bébé (orc). Pour faire simple, il y a du bon et du moins un peu partout, ce qui rend la critique assez délicate. Je vais donc y aller par étape.
On va commencer par l’aspect purement graphique. J’ai personnellement trouvé les costumes et accessoires très beaux et très design. Il y a un côté un peu old school, à la limite cartoon, dans la représentation des éléments typiques de ce genre d’univers (armes, créatures fantastiques, manière dont la magie est représentée, etc.) qui ne m’a pas déplu. Ajoutez à cela que j’ai beaucoup aimé la modélisation des orcs et la manière dont ils étaient représentés. Leurs interactions avec les acteurs humains fonctionnent très bien et cela rend le tout crédible.
Par contre la crédibilité prend un méchant coup dans les dents avec les décors. La vache… Qu’est ce que ça fait fake. Ils sont loin d’être laids, ce n’est pas ce que j’ai dit. Mais le rendu est trop numérique, trop propre. À certains moments, on ne sait plus si l’on est toujours devant un film en prise de vue réelle ou si on a basculé dans l’animation pure et dure. Cela ne gêne pas à l’immersion, mais c’est parfois un peu déstabilisant.
Pour ce qui est de la mise en scène, je l’ai trouvé classique et efficace. Un peu trop scolaire par moment, mais cela ne gêne en rien le visionnage. Les scènes d’actions sont bien orchestrés (le tout avec juste ce qu’il faut de violence) et j’ai globalement apprécié les musiques, même si là aussi on est dans du classique. Ça fait le job quoi.
Au niveau des acteurs, j’avoue ne pas avoir été convaincu. La plupart d’entre eux sont complètement en roue libre (voir un peu perdus) et j’ai trouvé que leur jeu manquait cruellement de naturel. Et c’est à peu près le cas pour l’ensemble du casting. En fait, on dirait presque de simples cosplayers ayant de beaux apparats mais qui perdent toute crédibilité dès qu’ils ouvrent la bouche.
Et à ma grande surprise, j’ai à contrario beaucoup aimé la prestation offertes par les orcs. Car aussi fou que cela puisse paraître, la manière dont ils sont animés rend leurs expressions et réactions très crédibles. Du coup, je me suis plus attaché à ces massives créatures et j’ai trouvé leur « jeu » plus convaincant (oui je sais, c’est assez étrange…).
Et puis il y a l’histoire. Là aussi, ça souffle le chaud et le froid. La trame est en soit intéressante au niveau de ses thématiques et de la manière dont elle choisit de les présenter. Même s’il faut s’accrocher pour suivre le raisonnement de protagonistes citant moultes lieux et personnages, l’ensemble se suit sans gros soucis. De plus, il y a un aspect dramatique assumé auquel j’ai été sensible (genre des personnages importants qui meurent). Ajoutez à cela que l’absence de manichéisme permet de s’identifier à chaque clan et à comprendre les enjeux de chaque race (perso j’étais plutôt du côté des orcs bizarrement).
Cependant, je ne peux pas non plus nier que l’ensemble est parfois un peu convenu et que l’on est rarement surpris par le déroulement des évènements. De plus, et là aussi c’est étrange à expliquer, j’ai trouvé certaines morts un peu faciles. Faciles dans le sens où elles sont parfois « gratuites », comme pour insister sur l’aspect dramatique de la trame, et surtout pour justifier certains points du scénario (j’ai des exemples en tête mais je risque de spoiler…). Encore une fois, rien qui ne soit vraiment gênant mais c’est un peu comme avoir un petit caillou au fond de sa chaussure : ça n’empêche pas de marcher mais on aimerait mieux qu’il ne soit pas là.
Si je devais résumer mon ressenti, je dirais que Warcraft – Le Commencent est un film plein de bonnes intentions. De vraies bonnes intentions. Mais il manque selon moi d’un peu d’audace et aurait mérité d’être peaufiné (surtout niveau mise en scène). Il a des qualités à tous les niveaux, mais ces dernières sont accompagnées d’une multitude de petits défauts. Défauts qui n’empêchent pas d’apprécier le film, mais qui m’ont souvent fait sortir de ce dernier.
Donc à savoir si je le recommande. Hum… Oui. Dès lors que vous aimez ce type d’univers, il y a de grandes chances pour que vous passiez un bon moment. Mais je pense que ce film ne marquera pas le genre cinématographique dans lequel il s’illustre. Par contre celui des bonnes adaptations de jeu vidéo au cinéma, il y a plus de chance…
Les vidéos speedpainting ont pour moi 2 objectifs distincts : vous faire découvrir les personnages originaux de mon univers, mais aussi mettre à l’honneur certains personnages de fictions dont je n’ai pas assez de matière pour réaliser tout un fanmade. Cette nouvelle vidéo entre dans la deuxième catégorie puisqu’elle met à l’honneur un personnage apparu dans l’émission Salut Les Geeks : le Directeur de l’Asile.
L’envie d’écrire une chanson sur ce protagoniste a germé lorsque j’ai commencé à réfléchir à mon projet de vidéos d’analyses sur SLG. En effet, comme je souhaite en premier lieu traiter de l’épisode 99 (qui clôture la 5e saison de l’émission), j’ai été amené à visionner plusieurs fois ce dernier où le Directeur de l’Asile est au centre du récit.
J’ai ainsi réalisé que malgré sa brève apparition, il y avait suffisamment d’éléments pour écrire un texte à son sujet. Automatiquement, la chanson Circus Monster du compositeur CircusP (titre TRÈS connu dans le milieu VOCALOID) m’a parue très adaptée avec son ambiance lugubre (parce oui, il s’agit d’un personnage très sombre). De plus au fil de mes recherches, je suis tombé sur une version remixée avec une instrumentation beaucoup plus glauque et morbide, qui collait parfaitement au personnage.
Le texte est venu assez naturellement, bien que ce ne fut pas un exercice facile. Écrire une chanson morbide est quelque chose d’assez nouveau pour moi et même si le fanmade sur Unknown Movies m’avait permis de m’y essayer, on est ici dans quelque chose de plus viscéral et intime. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet car je compte le faire en détails dans ma vidéo d’analyse (qui sortira normalement le mois prochain) mais en tout cas, le personnage permet d’aborder moultes sujets dont j’ai hâte de vous parler.
En l’état, le texte se focalise exclusivement sur le point de vue du Directeur qui s’adressera de manière alternée à Mathieu et à ses spectateurs. Comme d’habitude, il y a une part d’interprétation et pas mal d’allégories dans la chanson, mais je vous laisse les chercher comme des grands.
Au niveau du dessin, j’ai testé de nouvelles choses et de nouvelles techniques. Comme je voulais donner un côté légèrement horrifique à l’illustration, il m’a fallu travaillé plus en détails le jeu des ombres et des lumières. Sur ce point, je tiens particulièrement à remercier Dunklayth qui a été de bons conseils. Il m’a fallu à peu près 4 heures pour terminer ce dessin et j’ai essayé de garder un maximum d’étapes de création dans la vidéo (je vous ai épargné les retouches longues et sans grand intérêt).
Sur ce, je vous laisse prendre connaissance de la vidéo. Quelques dernières infos tout de même : ça spoile la fin de la Saison 5 de SLG et comme dit, les paroles sont légèrement morbides. Bon visionnage !
Une question est revenue régulièrement lors de mes deux derniers lives sur Twitch (qui se passe ici tous les Lundis soir si ça vous intéresse), à savoir quel type de prestations je réalise dans le cadre de mon activité professionnelle.
Comme je l’avais annoncé dans ma dernière vidéo FAQ et dans cet article, je suis à mon compte depuis début 2016 et je réalise tout type de contenu graphique. Pour vous donner un exemple, voici un petit échantillon de mes dernières commandes :
Dessin réalisé pour une vidéo audio book « La Chevelure – Guy de Maupassant » sur la chaîne Mon Imaginarium.
Série des portraits chibis pour 10 chaînes YouTube présentes lors de l’évènement NEOCAST à Strasbourg. Création de 7 personnages pour l’illustration d’une fanfiction : Troisième Race (lien à venir). Fond d’écran personnalisé pour ordinateur.
Il s’agit de quelques exemples mais comme vous pouvez le constater, il y a vraiment de tout et le résultat varie en fonctions de vos attentes et de votre budget. Si ce type de prestations vous intéresse et que vous avez des questions, vous pouvez me contacter via ce formulaire.
J’en profite pour vous rappeler que la prochaine vidéo speedpainting sortira à la fin de la semaine (soit Vendredi soir, soit Samedi en fonction de mon avancement). Pour rappel, il s’agira d’un dessin sur le Directeur de l’Asile apparu dans la 5e saison de SLG. Et en parlant de SLG, je suis actuellement sur la rédaction du premier épisode des analyses et ça sortira normalement au mois de Juin.