L'Atelier d'AngelMJ


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Only God Forgives : Ryan voit rouge

Quasiment tout le monde a vu Drive, le film du réalisateur Nicolas WINDING REFN, sorti en 2011 et qui enflammé la critique. Du coup, je pense que nombreux vont être ceux à se ruer en salle pour découvrir sa nouvelle production, Only God Forgives, dont il est question dans cet article. Personnellement, j’ai bien aimé Drive, même si c’est le genre de film que tu apprécies sur le moment mais que tu cherches pas forcément à revoir par la suite. Du coup, je n’avais pas d’attentes particulière vis à vis d’Only God Forgives et m’attendait juste à passer, à nouveau, un bon moment de cinéma. Le résultat m’a finalement laissé très perplexe et encore aujourd’hui, j’ai du mal à savoir si j’ai aimé ou détesté.

Tout d’abord, il faut savoir que le film se veut moins accessible que son prédécesseur, que ce soit en terme de graphisme ou de scénario. ici, il est plus face à un film d’auteur qu’à quelque chose visant un large public. Du coup, on peut rester assez dubitatif devant certains choix du réalisateur. J’ai été particulièrement surpris (voir un peu agacé) par le rythme extrêmement lent du film. Alors que ce dernier ne fait qu’une heure et demi (fait assez rare maintenant…), on trouve le temps long car tout semble allé au ralenti. Les acteurs ont des démarches extrêmement lentes, trainent pour chaque action, laissent planer de long silences déstabilisants avant de sortir de très courtes répliques… Bref, on a vraiment l’impression que tout est en slow motion et que le rythme sert de pansement pour cacher le côté assez creux du scénario.
Car oui, le scénario est étrangement simple et peu développé. Alors que l’on s’attend à voir un film sur la vengeance à la Kill Bill, on se retrouve finalement face à une sorte de tragédie grecque où se mélange violence primaire, amour tordue et sexualité dépravée. Le film est assez dérageant de part ces aspects et risquent de mettre mal à l’aise certains personnes. C’est vraiment violent, dans tous les sens du terme. Ce n’est pas gore mais les images sont crues, brutales, assez bestiales. Le sexe ajoute beaucoup de mal-être lui aussi car bien que l’on voit pas l’ombre d’un sein ou d’une paire de fesses, il est présent dans beaucoup de scènes et de dialogues, et toujours de manière tordue et dérangeante. On a du coup du mal à s’y retrouver, ne comprenant pas vraiment les tenants et aboutissants de cette sorte de mascarade.

Tout cette ambiance morbide est également entretenue par les personnages. Déjà, tous les acteurs du film ont dû passer du temps en compagnie de Kristen STEWART car on a droit à un festival de personnages mono faciaux, s’exprimant peu et du coup, pas vraiment attachants. Julian, interprété par Ryan GOSLING, pourtant en tête affiche, a un rôle très en retrait, complètement dévoré par une Kristen SCOTT THOMAS en mère castratrice et au vocabulaire fleuri. On se retrouve finalement à préférer suivre Chang, le flic à la retraite, lui aussi mono faciale et à l’allure de tortue, mais sorte de Deus ex machina apparaissant toujours de nul part et tuant tout ce qu’il considère comme mauvais.

Toutefois, il faut admettre que le film arrive à captiver malgré tout, surtout à cause de sa patte graphique et de sa musique. Alors certes, il faut aimer le rouge, les images surexposées et les longs travelings. Mais force est d’admettre qu’à ce niveau, la direction artistique a quelque chose de séduisant et permet de rester connecté au film malgré le scénario vraiment léger. La musique surprend par sa présence oppressante ou son absence troublante. C’est souvent dissonant, agressif, mais en total adéquation avec le visuel. Sans doute l’union le plus logique et le plus sain du film, son principal point fort…

N’allez donc pas voir Only God Forgives en vous attendant à un Drive 2, car ce n’est tout simplement pas le cas. C’est un film à l’esthétique très particulière et très personnelle, avec une histoire difficile à saisir et des personnages auxquels on n’arrive pas à s’intéresser. Le rythme et le montage donne vraiment l’impression d’une sorte de mauvais rêve, où tout les lieux se ressemblent, où personne ne semble vouloir vous aider et où le danger peut surgir à n’importe quel moment, vous condamnant quoi qu’il arrive. Bref, un film d’auteur qu’il faut savoir appréhender et qui peut s’avérer déroutant de part bien des aspects. Me concernant, je suis vraiment incapable de définir clairement mon ressenti sur la dernière production du réalisateur danois. Je pense avoir saisi la direction du film et plutôt accroché à son aspect technique. Mais l’histoire, trop torturée et trop lente, ne me permet pas d’apprécier pleinement le film et de le conseiller. Le genre de production qui déstabilise, assurément.

Julian


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Le blog change de look : collection été 2013

Et oui! Malgré mes posts très espacés, je suis toujours là! Il faut dire que j’ai un peu la tête en vrac en ce moment, devant penser à pas mal de choses par rapport à mon avenir à moyen terme, du coup j’ai pas vraiment le temps de me poser devant mon écran, tablette en main!

Toutefois, j’ai profité de ce beau jour férié (offert par les patrons, cool!) pour relooker un peu le blog. J’avais l’intention de le faire pour son premier anniversaire, mais comme d’habitude, je me suis fait avoir par le temps. Je suis parti sur quelque chose d’un chouilla plus sombre et je vais peut être retoucher deux/trois bricoles (j’ai pas encore étudié ce nouveau thème à fond…), mais j’espère que cela vous plaira.

J’en profite pour vous dire que Whisper in the Dark avance bien sur le papier mais un peu moins au niveau encrage. Donc prenez patience, la prochaine fournée sera plus garnie que la dernière fois. Je suis aussi beaucoup allé au cinéma (12 fois à ce jour, vais-je battre mon record?) mais pas bien le temps de tout chroniquer… J’essaie de réfléchir à un moyen simple de vous partager mes impressions.

A bientôt les amis et bonne semaine à tous!

Angel2013


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L’Ecume des Jours : La Vie est une garce

Houlà! Deux semaines sans article, ça commençait à faire un peu long! Pas de panique, je suis toujours là mais pas mal pris à droite à gauche et Whisper in the Dark me prend aussi pas mal de temps (vous aurez bientôt de nouvelles pages, promis). En attendant, je suis encore allé me perdre dans les couloirs de mon cinéma pour vous rapporter mon avis sur L’Ecume des Jours, l’adaptation de la nouvelle du même nom par Michel GONDRY.
Autant le dire tout de suite, je ne connais pas le récit d’origine ni aucun film de M. GONDRY (enfin si, the Green Hornet mais je pense qu’il vaut mieux pas en parler…). J’y suis donc allé avec pour seul commentaire celui d’une personne (je ne citerai pas de nom…) ayant lu la nouvelle et qui peut se résumer à ça : « C’est impossible de faire une bonne adaptation de cette nouvelle! ». Ok… C’est pas motivant mais bon, allons-y quand même…

Attardons-nous d’abord sur l’aspect visuel. On est face à une production assez atypique, il faut être honnête. Il paraît que c’est très symptomatique des productions de Michel GONDRY. Mais perso, j’ai beaucoup aimé : aucun des effets spéciaux du film n’est passés par le numérique, tout est fait « à l’ancienne ». Stop motion, projections, écrans, etc. Le côté artisanal est très marquant mais cela donne beaucoup de charme au récit et un côté très féerique. Alors certes, il y en a vraiment de partout et certains diront, un peu à raison, que le réalisateur en fait un peu trop et que l’on a pas le temps de tout apprécier. Toutefois, pour peu que l’on soit sensible à ce genre d’initiaves, la forme du film est pour moi un des excellents point de L’Ecume des Jours. J’ignore comment tout cela est décrit dans la nouvelle, mais ce film me donne sérieusement envie d’y jeter un oeil afin de connaître le matériau d’origine. Enfin… je dis ça mais je ne suis pas sûr d’avoir très envie de revivre les mésaventures de Colin et Chloé.

Car L’Ecume des Jours, c’est une de ses histoires qui te donne envie de te coucher sous un train lorsque le mot de la fin est donné (surtout comme dans mon cas où il pleut en sortant du cinéma…). C’est horriblement triste, désuet de tout optimiste. La première moitié du film ne sert qu’à placer les protagonistes dans un environnement utopique pour mieux les faire souffrir par la suite. Tout est critiqué de manière négative, que ce soit la politique, le travail, la religion, la philosophie… Même l’amour!  Finalement, le seul sentiment persistant à l’approche du générique, c’est que la Vie est une grosse garce qui n’hésitera pas à vous poignarder dans le dos. Ca vend du rêve.
Du coup, ce ressenti est finalement plus un reproche que je fais à l’oeuvre originale plutôt qu’à cette adaptation cinématographique. Car d’ailleurs, cette dernière illustre vraiment bien cette descente aux enfers. Les acteurs, fines fleurs du cinéma français de ces 5 dernières années, sont très convaincants dans leurs rôles respectifs et l’environnement du film, d’abord bucolique et coloré, devient au fur et à mesure étouffant et sombre (le film devient même en noir et blanc durant les dernières minutes du film).

Donc bizarrement, là où beaucoup semble d’accorder à dire que l’Ecume des Jours est une mauvaise adaptation (il suffit de jeter un oeil sur les critiques Allociné…), ce n’est selon mon point de vue de profane pas un mauvais film, surtout au niveau de la forme. L’aspect visuel est vraiment la force de cette production, s’accordant à merveille avec l’histoire racontée, bien que celle ci soit vraiment trop dépressive pour s’accorder mes faveurs. Du coup, j’ai envie de seulement conseiller ce film aux personnes aimant les expériences visuelles (et sonores) et/ou les histoire tristes. Les autres, vous risquez de ne vraiment pas aimer…

Chloe


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Les Croods : Le début d’une ère nouvelle?

Plus les films passent et plus je dois me rendre à l’évidence : j’ai beau être fan des studios Pixar, il faut bien admettre que depuis quelques années, les studios Dreamworks ont tendance à proposer des productions toutes aussi bonnes, si ce n’est meilleures. Et ce n’est clairement pas avec Les Croods que la tendance va s’inverser… Bien au contraire!
Pourtant, je suis allé voir le film plus par principe que par envie. Il faut dire que la bande-annonce ne vend pas du rêve et j’ai été particulièrement rebuté par le charadesign assez vilain et le personnage du père qui, d’emblée, s’annonçait chiant et caricatural. Et bien je me suis pris une claque en pleine face, preuve encore qu’il ne faut définitivement jamais se fier à une bande-annonce!

Car je vous le dis sans hésitation : Les Croods est sans doute le meilleur film d’animation que Dreamworks a pu produire à ce jour, rien que ça! Pourquoi me direz-vous? Tout simplement parce que c’est un quasi sans faute sur tous les plans. Commencons par l’aspect visuel du film, un point qui me laissait très perflexe au départ. Certes le charadesign est particulier. Mais quand on voit ce que les créateurs ont réussi à en faire une fois animé, c’est juste hallucinant. La première scène du film en met littéralement plein la vue, et on découvre les premières bonnes idées et prouesses du studio. Elle est également une excellente introduction aux personnages et à leur univers.
Les Croods sont en effet une famille très attachante. Grug, le père que je pensais moralisateur, est finalement un personnage complet et complexe, et qui présente une vraie plus value pour le film. Vient ensuite sa fille, Eep, jeune éprise de liberté et de soif de découverte. Le personnage a un double emploi très équilibré : celui de symboliser la relation père/fille et la relation garçon/fille avec le personnage de Guy. Classique vous trouvez? Dans le fond oui, mais pas du tout dans la forme! Le message, rapidement compréhensible autant pour les adultes que les enfants (qui se reconnaitront soit dans le personnage de Grug, soit dans celui d’Eep), est illustré de manière originale et souvent cocasse, faisant passer la pilule comme du petit lait. Le reste de la famille assure également le spectacle avec différents sketchs faisant toujours mouche, le tout doublé par un casting de rêve (Nicolas CAGE, Ryan REYNOLDS, Emma STONE…).

Mais en plus des personnages, la force du film réside dans le déroulement de son histoire et son environnement. Les terres foulées par la famille préhistorique s’avèrent variées et colorées, à l’image de son bestiaire imaginaire à la fois adorable et effrayant. Sur ce point, les créateurs ont réalisé un travail colossal qui mettrait presque au tapis les créatures inventés dans l’Âge de Glace. Ajoutez que certaines idées d’objets ou de situations ont souvent fait fleurir un large sourire sur mon visage tellement je les ai trouvées géniales et bien trouvées.
Enfin vient le scénario. Et à ma grande surprise, ce dernier s’éloigne assez du « schéma-type » de ce qui se fait dans le domaine du film d’animation. En effet, point ici de quiproquos, de ruptures, de trahison, puis de réconciliation, comme c’est très (très!) souvent le cas. Le film choisit plutôt de calquer sa narration sur celle de roadmovie (ce qu’est finalement le film!) proposant ainsi diverses séquences durant lesquelles les personnages interagissent et évoluent. Au début très drôle et comique, l’histoire prend une tournure plus touchante à l’approche du clap de fin, quitte à multiplier les scènes émouvantes et tirer quelques larmes aux spectateurs se laissant prendre au jeu (je sais qu’au bout de trois scènes, j’ai craqué…). Certains trouveront cela forçé, mais c’est tellement bien géré que l’on se laisse volontairement prendre au jeu et savourer l’ensemble sans la moindre honte.

Vous l’aurez compris : Les Croods m’ont complètement charmé et j’ai passé un excellent moment devant ce film d’animation. Certains vous diront que les thèmes sont déjà vus et le déroulement toujours aussi classique. Mais lorsque c’est bien fait, comme c’est le cas avec cette production, ce serait criminel que de passer à côté. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir en 3D mais je compte rattraper cela dès ce week-end! Bref, gros gros coup de coeur que ce film, que j’ai hâte de revoir et de savourer à nouveau. En même temps, quand j’ai appris que le mec derrière le projet était Chris SANDERS (le gars qui a « juste » pondu Mulan, Lilo & Stitch ou encore Dragons, son CV est juste hallucinant), mon appréciation sur ce film est devenu une évidence!

C034-Eep


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Scott Pilgrim : Shame on You!

J’ai découvert Scott Pilgrim à travers le jeu vidéo disponible sur les plates-formes de téléchargement depuis 2010. J’ai été rapidement charmé par son aspect volontairement rétro (sonorité 8 bits et gros pixels) et par ses multiples références à l’univers geek. On m’a alors appris (au cours d’une partie) que ce jeu est en fait l’adaptation d’un comics, et qu’il a également fait l’objet d’une adaptation cinématographique. Cette dernière vue (et plutôt appréciée), je me suis alors procuré l’intégrale des comics, histoire d’affiner mon impression de cet univers. La chronique qui va suivre va donc se concentrer uniquement et exclusivement sur la version d’origine, le comics donc.

Scott Pilgrim, c’est l’histoire d’un jeune canadien de 23 ans qui, pour sortir en paix avec sa petite amie répondant au nom de Ramona Flowers, va devoir affronter ses 7 ex-maléfiques et ainsi s’assurer l’exclusivité de la belle. Il sera entouré d’une bande d’amis plus ou moins farfelus, qui seront spectateurs mais aussi intervenants dans cette intrigue digne du scénario d’un Megaman.

La chose qui saute au yeux quand on commence cette série, c’est le style assez particulier de l’auteur. Les premières planches sont assez vides, le style graphique plutôt grossier et l’encrage laisse parfois à désirer. On a aussi du mal à différencier les personnages au début. Cependant, l’ensemble devient plus harmonieux au fil des tomes, pour finalement se clôturer sur un charadesign assez rondouillard et légèrement japonisé.
Cette impression que le comics mue presque en manga n’est cependant pas si surprenante, vu que l’histoire contient énormément de références aux jeux vidéos japonais des années 80-90 (et ceux jusque sur le dos des couvertures), ainsi que plus globalement à toute l’imagerie de la pop-culture de ces années-là. Si comme moi vous avez entre 25 et 30 ans, vous risquez de parfois sourire lors de l’évocation de telle ou telle référence, bien qu’il s’agisse plus souvent de fan-service.

Toutefois, tome après tome, on est surpris par la tournure que prend le scénario. Alors que l’on s’attend à de nombreux combats impliquant Scott et les 7 ex, la série se révèle être plus une série dite « tranche de vie » qu’autre chose, voir carrément une comédie romantique! Ainsi, les affrontements contre les ex de Ramona sont souvent expédiés, l’auteur préférant se focaliser sur le quotidien de son héros et de ses problèmes de coeur. Ainsi, on comprend en terminant le dernier volume le message sous jacent que l’auteur a cherché à passer, qui est celui du passage à l’âge adulte. Ma foi… Pourquoi pas? Mais il est regrettable qu’il n’est pas osé plus de folies (surtout à mi-parcours, les tomes 3 et 4 sont chiants à en crever) et surtout, selon moi, de n’avoir pas réussi à rendre son principal protagoniste attachant.

En effet, difficile d’avoir envie de suivre les péripéties d’un personnage aussi fade que Scott Pilgrim. Son comportement est cohérent avec le message véhiculé, mais cela n’empêche pas que l’on a constamment envie de lui foutre un coup de pied au cul. Et c’est d’autant plus regrettable que les autres personnages qui l’entourent sont la véritable force du comics. En plus d’être varié et plaisant, le casting de Scott Pilgrim comprend bon nombre de personnages haut en couleurs et dont on guette la moindre apparition. Wallace Well, Kim, Knives (17 ans), Ramona, Envy… Ils sont trop nombreux pour être tous cités, mais sont ceux eux le vrai moteur du série et le leitmotiv du lecteur.
Car en plus d’avoir une identité visuelle, ils ont surtout des caractères bien trempés qui se manifestent au travers de dialogues absolument succulents. L’éditeur français Milady a d’ailleurs fait un excellent travail de traduction et les conversations des personnages sont parfois drôles, parfois touchants… Il y a une vraie force à ce niveau et cela permet de faire passer la pilule vi-à-vis de la trame un peu ennuyeuse par moment.

Donc que retenir du comics de Bryan Lee O’MALLEY? Ce n’est clairement pas un sans faute, bien que bon nombre d’idées soient louables mais finalement mal utilisées. Les graphismes très moyens au début, le rythme trop lent au milieu de l’histoire avec sa fin pas très claire et surtout son héros antipathique, empêchent Scott Pilgrim de faire partie des incontournables. On saluera toutefois la qualité des dialogues et du casting général qui permettent malgré tout de passer un bon moment devant cette série en 6 tomes. Pas exceptionnel donc mais je ne regrette pas pour autant mon achat.

Et je clôture avec un fanart avec Wallace et Kim, respectivement mes personnages masculin et féminins préférés.

Wallace_Kim


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Effets Secondaires : c’est grave Docteur Watson?

2013 n’a pas démarré sous les meilleurs auspices en terme de cinéma, mais les mois de Mars et d’Avril sont progressivement entrain de rattraper cette bévue. En effet, il y a pas mal de bons films en ce moment, et ceux dans toutes les catégories. Du coup, difficile de parler de  tous (et surtout de tous illustrer), mais je vais prendre le temps de vous toucher deux mots sur l’un des mes coups de coeur de la semaine dernière, à savoir Effets Secondaires.
En plus de posséder un synopsis assez intriguant, le film propose un casting pas dégueulasse, avec en tête d’affiche Jude LAW (un de mes acteurs préférés), Catherine ZETA-JONES (que je n’avais pas vu depuis Rock Forever, film que je préfère oublier…), Rooney MARA (remarquée dans Millenium) et enfin Channing TATUM (avec qui j’ai un peu plus de mal depuis mon traumatisme Magic Mike…). Le tout est au service d’un thriller plutôt bien ficelé, tournant autour de l’univers de la médecine, de la psychiatrie, de la dépression et des médicaments. Tout est programme.

Tout est fait de manière à ce que le spectateur entre rapidement dans le film, en appréhende l’intrigue et essaie de comprendre qui mène la danse dans cette histoire de meurtre somnambule et d’antidépresseurs. La mise en scène est plutôt bien faite et le réalisateur nous propose de partager deux points de vues bien distincts : Emilie, la jeune femme dépressive, durant la première partie, puis Jon le psychiatre dans la seconde. Ce choix de narration est plutôt ingénieux et permet de semer le doute sur les buts et intérêts des différents personnages, et ainsi berné le spectateur, au moins jusqu’à la dernière demi-heure.
C’est d’ailleurs sur ce point que le film n’est pas entièrement parfait. En effet, on comprend de manière trop clair qui tire les ficelles alors qu’il reste encore pas mal de script. De ce fait, la tension est beaucoup moins palpable passé ce cap et les évènements qui en découlent deviennent ainsi un peu trop convenus et prévisibles. Toutefois, cela n’enlève rien à la qualité d’écriture du scénario. Ce dernier tient en effet la route, reste cohérent, et le film se visionne sans avoir envie de regarder sa montre.

Rares sont les thrillers de si bonnes factures de nos jours. Effets Secondaires fait donc partie de ces bonnes surprises cinématographiques dont on attend pas forcément grand chose mais qui arrivent, au moyen d’une bonne histoire et de bons acteurs, a attiré notre attention et nous faire entrer facilement dans l’intrigue du réalisateur. Si vous aimez le genre, c’est sans aucun doute un des immanquables de ce printemps. Pourvu que ça dure…

C033-ESec


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Quizz! 11 questions sur la Japanimation!

J’en croise de temps en temps sur certains blogs et cela a fini par m’arriver : j’ai été ciblé pour répondre aux fameuses « 11 questions »!! En gros le principe : on pose des questions à des blogueurs qui ensuite devront en poser des nouvelles à d’autres blogueurs, etc. C’est fun, c’est pas trop prise de tête, et ça permet de répondre à des questions que l’on ne se serait pas forcément posé.

Me concernant, j’ai été ciblé par l’ami Faust qui m’a préparé un spécial « anime/manga ». J’aurai pu y répondre rapidement, mais comme je suis maso, je vais carrément l’illustrer!!

Question 1 : Y a t-il un manga que tu n’oses pas avouer lire?

Q1

Oui bon… C’est vrai que c’est super niais et qu’il y a des fleurs partout. Mais… Je sais pas, il y a des planches qui sont vraiment sublimes, surtout passé le premier arc. Donc on va dire que c’est un petit plaisir honteux (j’ai lu ça pendant mes années lycée, donc il y a prescription depuis… non?).

Question 2 : Un manga, c’est forcément japonais?
Q2

Hum…? Quoi? Il faut que je développe? Hem… J’ai pas envie de partir dans un débat sans fin sur les mots employés dans le milieu, mais voilà en gros mon point de vue : pour moi, un manga est un produit japonais, point. On peut faire des BD qui utilisent les codes du manga (comme c’est le cas de mon projet de BD perso), mais cela restera une BD. Le style manga a beaucoup influencé la BD européenne, et les Comics également, mais ces productions restent, de la bouche même de leurs auteurs, des BD ou des Comics. Après, on peut débattre des heures sur le sujet, mais c’est ma façon de voir les choses.

Question 3 : T’intéresses-tu aux comics et/ou aux BD franco-belges ?

Q3

Honnêtement, si je m’écoutais, j’achèterai des centaines de BD/Comics/Mangas par mois. Sans mentir. J’aime énormément ça, j’aime découvrir de nouveau auteurs, de nouveaux genres, je suis très curieux de cet univers si riche et si varié. J’ai eu ma grosse période manga pendant de nombreuses années, mais plus le temps passe, et plus je diversifie mes lectures. Le gros avantage des mangas, c’est que c’est pas cher, comparé au BD…

Question 4 : Peux-tu aimer un manga si tu détestes le personnage principal ?

Q4

En fait, cette question m’a fait réaliser que de manière générale, j’ai beaucoup plus de sympathie pour les personnages secondaires que pour les protagonistes principaux. Si je devais établir un top de mes personnages préférés, toutes séries confondues, il serait assurément composé de seconds rôles.

Question 5 : Qui est ton charadesigner préféré ?

Q6

Oui, j’aime CLAMP et j’assume. Enfin, j’assume à partir d’X 1999, avant pas trop. En fait, j’ai vraiment adoré les graphismes de Tsubasa/XXX Holic, je pris mon pied rien qu’en regardant les planches de ces mangas (d’ailleurs, je les lisais presque plus les dessins que pour l’histoire, surtout dans le cas de Tsubasa…). Et puis, depuis que je vu les CLAMP dessiné en direct, j’ai vraiment beaucoup de respect pour leur travail car elles sont vraiment douées.
Et si je peux caser un petit dernier, j’aime aussi énormément le travail de Toru NAKAYAMA, qui a bossé sur la série Megaman Zero. Juste la classe!

Question 6 : Quel est ton avis sur la production actuelle de japanim’ et son évolution au cours des dernières années ?

Q5

Pour être honnête, après avoir regardé des animes de manière boulimique jusqu’en 2010, j’ai perdu un peu « la passion » par manque de temps et par manque de variété dans les nouveautés. Je suis cependant avec intérêt les articles d’Anime-Kun sur les nouveautés de chaque saison et regarde les séries diffusées légalement en streaming ou sur les chaînes spécialisées comme NoLife. Mais mon ressenti est que l’on a de moins en moins droit à des projets originaux et de plus en plus de séries qui sont calibrées pour marcher commercialement parlant, comme le mécha et l’ecchi (d’ailleurs, nombreux visual novel/eroge sont désormais adaptés en anime, bien plus qu’il y a quelques années…).

Question 7 : C’est quoi le cancer de l’animation japonaise en fait ?
Q7

Je vais sans doute passer pour un coincé du cul, mais honnêtement, l’ecchi c’est clairement le truc qui m’énerve le plus dans l’animation japonaise (et les mangas également) et qui peut pourrir mon appréciation sur une série. Le problème c’est que les japonais ne savent pas se servir « intelligemment » du sexe. C’est toujours utilisé de manière à émoustiller l’adolescent primaire. Et lorsque que comme moi, on commence à lire des mangas sur le tard, on rigole au début (mon premier manga acheté est Love Hina…), puis on découvre que ce procédé ne se limite pas à quelques séries mais fait partie intégrante du genre. Du coup, on fait un peu avec, mais c’est parfois proche du ridicule, comme le fameux « épisode maillot de bain » qui fait son apparition dans presque toutes les séries, tout genre confondus et toutes situations confondues… Bref, l’ecchi, c’est caca.

Question 8 : Quelle place accordes-tu à la musique lorsque tu regardes un anime ?

Q8

J’écoute beaucoup de musique, quasiment tout le temps. Donc si je peux glisser une OST de qualité dans ma playlist, je ne dis jamais non. Pour moi, une bonne musique d’anime, ce n’est pas uniquement une musique qui peut s’écouter hors de son contexte. C’est surtout une musique illustrant bien une scène, un passage dans la série et qui marque assez pour que lorsque l’on entend de nouveau le morceau seul, on repense à cette scène et à l’émotion qu’elle nous évoque. Il y a d’ailleurs des OST que j’écoute depuis des années et que j’écoute encore, principalement celle de Noir et de Tsubasa, composées par Yuki KAJIURA (que je connais moi, M. Faust!! :p).

Question 9 : Quelle est l’œuvre dont tu ne comprends pas le succès ?

Q9

Pour être plus précis : Concernant One Piece, c’est une bonne série, ça je ne dis pas le contraire. Par contre, je ne comprends pas tout le foin que l’on fait autour, et cette aura qui rend la série quasiment intouchable en terme de critiques. One Piece, c’est quand même super spécial graphiquement, l’histoire dure depuis des tomes et même si les personnages sont attachants (bien que trop nombreux), on perd un peu le fil et en intérêt. Et puis je sais pas, quand je lis un One Piece, j’y vais toujours en plusieurs fois tellement il y en a partout (dessins et textes)… ça me fait mal au crâne au bout d’un moment. Personnellement, je trouve Naruto bien plus intéressant et terme de fond et de forme. Mais là, je vais me faire huer…
Et enfin K-On!… Là, je ne comprends vraiment pas. On parle quand même du série où tu suis les « aventures » de 5 gamines dont l’activité principale est… la glandouille. Arrivé à faire une série dans laquelle il ne se passe rien, en misant tout sur le fait que les personnages sont trop « kawaiiiiii », et que ça marche… Ca me laisse très TRES perflexe. Vous pouvez lire ma critique sur la première saison si ça vous dit…

Question 10 : L’anime de tes rêves, ce serait quoi ?
Q10

En fait, je suis conscient que certaines animes s’en approchent. Mais il y a toujours un point ou deux qui font défaut. Je pense que le principal soucis est souvent le scénario : les japonais ne savent pas finir correctement une histoire! C’est catastrophique! De bonnes idées de départ sont souvent mal exploitées sur la longueur et les fins de saisons sont souvent des grands WTF où tout part en vrille et où souvent on ne comprend plus rien (le gars qui n’oubliera jamais la fin d’Evangelion ou RahXephon…).

Question 11 : Quelle est la question que tu aurais aimé que je te pose ?

Q11Et voilà! J’ai fait le tour des 11 questions! Merci encore à Faust d’avoir pensé à moi pour y répondre! Bon… Le truc c’est qu’il faut maintenant que j’en pose 11 nouvelles à d’autres bloggeurs. Hum… Je ne sais pas trop s’ils auront le temps mais je tente de tout de même d’en cibler quelques uns. J’invite donc, s’ils ont envie, Châtaigne, Ragnagna, Crazyqueen, Simon et Dank, à répondre à mon questionnaire, que j’ai essayé de faire assez général pour que tout le monde s’y retrouve :

  • As-tu été déjà assez ému(e) devant un film/livre/série pour avoir les larmes aux yeux?
  • Quel est le truc qui t’énerve le plus sur Internet?
  • Que penses-tu des « memes »?
  • Es-tu un(e) adepte du « c’était mieux avant »?
  • Quitte à choisir : sucré ou salé?
  • Quelles sont tes réactions lorsque tu es dans ta voiture?
  • La vie en musique, c’est principalement avec quel style musical?
  • Dans le futur, quel élément/chose n’aimerais-tu pas voir disparaitre?
  • Toujours dans le futur, quel élément faudrait-il inventer selon toi?
  • Le langage SMS, cancer de l’orthographe ou évolution irréversible?
  • Penses-tu que les chats domineront un jour le monde?


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Whisper in the Dark : Nouvelles pages!

Hello! Voici 2 nouvelles pages de Whisper in the Dark, plus une qui contenait une belle faute d’orthographe!

Je suis actuellement entrain de chercher un bon moyen pour vous de lire la BD, en attendant d’avoir assez de pages pour postuler sur des sites de publication (une quinzaine serait l’idéal…  je pense que d’ici la fin du mois ce sera bon). Je cherche en attendant à faire un autre blog complètement dédié à Whisper in the Dark avec un thème WordPress adapté… A voir!

Bonne lecture et à bientôt!C00108 C00109 C00110


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Un an du blog : Premier bilan

Le 31 Mars, le blog a soufflé sa première bougie! Après un an et 109 articles au compteur, il est temps de faire un petit bilan et vous parlez un peu de l’avenir de l’Atelier d’AngelMJ.

Pour commencer, je tiens à remercier mon lectorat fidèle : Ragnagna, Châtaigne, WH, Smugmafioso, Simon, fifi… Impossible de tous vous citer mais sachez que vos commentaires me font toujours très plaisir et me permettent d’avancer et de me motiver! C’est grâce à vous que le blog continue de vivre, sachez le! Ensuite, parlons un peu chiffre (je sais que certains aiment ça!).

A ce jour, le blog comptabilise 14 813 visites. Je ne sais absolument pas si c’est un bon score ou non. Toujours est-il que, malgré un ralentissement niveau publication d’articles, le nombre de visiteurs est en légère augmentation, avec entre 80-100 visites les jours de publication, et entre 50-30 le reste du temps (contre une vingtaine au début). En gros, le blog est suivi et vit plutôt bien de lui-même. Quelques détails avec les statistiques du blog :

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Comme vous pouvez le voir, la majeure partie des visiteurs arrive sur le blog via les moteurs de recherches (voir en dessous les mots recherchés). Je pense que c’est normal, vu que le blog n’est pas encore bien connu. Pour le reste, le plus gros de mon lectorat vient de l’agrégateur Nanami et d’Hellocoton principalement. Facebook grimpe petit à petit (bientôt 30 « J’aime »), ainsi que Twitter (que j’essaie de découvrir un peu, c’est un peu la jungle ce truc…) avec 11 followers. Le reste provient principalement des forums où je traîne, comme PS3 THC et Anime-Kun.
A la vue des chiffres, il est clair que Nanami et Hellocoton réussissent plutôt bien à mon blog. Je ne fais pourtant pas beaucoup de pub pour mon compte Hellocoton (je n’ai qu’une quarantaine d’abonnés), mais visiblement, les personnes qui me suivent par ce biais sont fidèles. Merci à vous!
Les deux surprises (bonne et mauvaise) sont Petit Format et Animint. Petit Format, je m’y suis inscrit et je ne misais pas grand chose dessus vu le nombre de blogs répertoriés. Je suis donc très agréablement surpris. Pour Animint, je n’ai pas trop d’explications. J’ai beau cherché à utiliser les tags demandés, mes articles n’apparaissent que très rarement dans le flux du site…

Critères de recherche :

TopRecherche

Bon… Comme vous pouvez le voir, les gens qui débarquent sur le blog s’y retrouvent un peu par hasard… On remarquera les récurrents « infirmière », « tortue ninja » et « chat » qui montrent que ces créatures dominent effectivement le net! Content toutefois de voir que mon pseudo ou le nom du blog est aussi cherché, c’est rassurant. A noter que depuis quelque mois, Google propose « atelier angelmj » et « atelier d’angelmj » en suggestion donc le blog commence à faire son trou petit à petit. Par contre, via Google Images, mes illustrations sont encore perdues au milieu des photos de Mickaël Jackson en ange, mais ça s’arrange avec le temps ^^’

Top Articles :

TopArticle

Voici enfin le top des consultations pour les articles. Comme vous pouvez le voir, le Top 3 (exclusion de la Page d’accueil) est le résultat des recherches Google. Vient ensuite les anecdotes qui sont parues en Une d’Hellocoton, ainsi que certains films connus. Personnellement, je note la bonne place du lancement du Projet W.

Que retenir de tout ça pour le bilan du blog? De manière générale, les articles qui engendrent le plus de clics sont les chroniques Cinéma et les anecdotes type « Tranche de vie ». De ce fait, je vais continuer à favoriser ces articles, mais principalement les chroniques Cinéma, car c’est celles que j’ai le plus de plaisir à écrire et à illustrer. Les Tranches de vie, je vous avoue que c’est pas trop mon truc. Quasiment tous les blogs BD que je suis sont de ce genre là et je n’ai pas envie de devenir un énième « blog où je raconte ma vie ». Donc sauf truc vraiment marrant à raconter, je pense que ces articles font se faire de plus en plus rare.
En parallèle, mon projet de BD a démarré et monopolise pas mal de mon énergie. Deux nouvelles pages devraient fleurir d’ici quelques jours. Avec cette douzaine de planches, je vais enfin pouvoir postuler sur des sites de publications en ligne. Je ne sais pas encore trop comment le projet va être géré sur le blog, mais il est sûr que c’est quelque chose que je veux mettre en avant.

Voilà donc pour ce premier bilan. Je ne sais pas trop de quoi sera fait l’avenir du blog. Il va sans doute évolué au fil des mois pour s’adapter à mes envies et à ma production qui se concentrera sur le cinéma et mon projet de BD. En tout cas, je tiens encore à remercier chacun pour vos visites, votre fidélité, vos commentaires, vos « J’aime » sur les sites communautaires, etc.

Pour finir, je profite de ce premier anniversaire pour retoucher un chouilla mon avatar. Pas de gros changement, mais j’en avais juste marre de me dessiner en pyjama!

Angel2013Final

 

 


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Le Monde Fantastique d’Oz : Magicien mytho

Peut-il arriver de passer complètement à côté d’un film sans trop savoir pourquoi? C’est en tout cas le constat que je me suis fait en sortant de la projection du Monde Fantastique d’Oz. Je n’avais pas d’attente particulière sur ce film et j’y suis allé dans l’optique de passer un bon moment et de profiter, au passage, d’une bonne 3D (d’après ce que j’en avais entendu…). Et je dois vous avouer que je ne sais pas trop comment vous parler de cette production Disney car elle m’a laissé très perplexe…
Pourtant, tout démarre très bien : un format d’image en 4:3 et noir et blanc (sans doute hommage au film sur Le Magicien d’Oz sorti en 1946), de la 3D qui sort par ci par là, une bonne mise en scène qui jongle habilement entre humour et scènes d’émotions. Bref, je me dis que je vais passer un bon moment. Puis Oz, notre héros charmeur et un peu mythomane sur les bords, se voit propulser dans le mystérieux et féerique monde d’Oz à l’aide d’une tornade. Ici, le monde est en couleurs, en cinémascope (d’ailleurs, la transition est assez maladroite…) et peuplé de (très) charmantes sorcières qu’il vaut mieux ne pas contrarier… Et là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé… Mais j’ai complètement décroché!

C’est difficile à expliquer, mais dès les premiers pas d’Oz sur les terres de briques jaunes, j’ai senti qu’un truc n’allait pas. Etait ce les décors faisant très tocs? Les personnages en image de synthèse pas très beaux? Cette 3D tellement présente et tellement forte que l’apparition soudaine d’un élément en premier plan avait un effet « jump scare »? Pour tout vous dire, je n’ai globalement pas accroché à la charte graphique du film. Tout sonne faux et synthétique, on voit souvent que les personnages sont sur fond vert (la 3D n’aide pas) et le monde enchanté est curieusement vide de vie et d’âme…
Mais qu’à cela ne tienne, je tente tout de même de suivre le film. Et je suis alors déconcerté par les thématiques abordées et cette trame tellement convenue que cela devrait être interdit. Ainsi, hormis la scène finale qui vaut son pesant de cacahuètes en terme d’enjeux et de mise en scène (merci belle 3D), la quête d’Oz aux côtés de la charmante sorcière Glinda est tellement prévisible que l’on devine les scènes et les répliques à l’avance, ce qui est à la longue assez pénible et désolant.

Et c’est dommage car Le Monde Fantastique d’Oz possède un très bon casting, avec des personnages en demeurant intéressants. James FRANCO est convaincant en magicien Don Juan ringard,  Zach BRAFF assure dans le rôle du « sidekick » sous les traits d’un singe volant, et nous avons droit à une trio de sorcières particulièrement charmants en les personnes de Mila KUNIS, Rachel WEISZ et Michelle WILLIAMS. Il est donc regrettable que tout ce petit monde n’arrive pas à insuffler au scénario un peu de folie, bien que des choses soient tentées, comme le fait que Glinda la gentille sorcière ne soit pas une nunuche complète ou qu’Evanora soit une méchante moins manichéenne qu’on l’eu cru, vu sous un certain angle. Par contre! Gros GROS carton rouge pour Mila KUNIS qui se retrouve insufflée à mi-parcours d’un immonde maquillage de sorcière digne de The Mask! Faire ça à une si belle femme, et un crime punissable d’emprisonnement!!

Tout ça pour dire que, sans raison particulière, je n’ai pas du tout accroché au film et n’est jamais, à aucun moment, réussi à rentrer dedans et à me sentir concerné par les mésaventures d’Oz. Pourtant, cette production a des qualités indéniables, mais qui sont toujours contre-balancées par des défauts associés. La 3D est bonne et ose quelques folies, mais juste une fois de temps en temps, se faisant souvent trop discrète. Les personnages sont globalement bons mais aucune alchimie ne se crée vraiment entre eux. Et enfin, l’univers a une identité forte, mais qui sonne vide et tristement faux. Donc que dire en conclusion? Personnellement, je pense que je n’ai pas eu le feeling avec ce film, qui ne m’a pas parlé… Cela demeure un bon prequel sur l’univers du magicien d’Oz, mais j’en sors globalement déçu et assez frustré de ne pas savoir ce qui m’a gêné dans ce film… Mystère.

Scène alternative...