L'Atelier d'AngelMJ


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Les Misérables : Ho… Misère…

Je n’ai rien contre les films musicaux. D’ailleurs, deux de mes films préférés sont des films musicaux, à savoir Moulin Rouge et, dans un tout autre concept, Hairspray. Donc lorsque que l’on m’a mis en garde vis-à-vis du film Les Misérables, adaptation de la célèbre comédie musicale de Broadway, j’ai fait fi des remarques et me suis rendu, innocent et inconscient, à ma séance du Vendredi soir, ravi au passage de voir que le film était proposé en VO uniquement. Et je dois l’admettre devant vous : Les Misérables est un film qui m’a fait du mal.

Comprenons-nous. Je savais que le film était chanté (comédie musicale oblige…). Cependant, je ne m’attendais pas à ce que le film soit chanté à 99%!! Là où d’autres films sont une alternance de textes dans lesquels s’incrustent les fameuses chansons, Les Misérables est entièrement chanté, toutes les répliques, toutes les interventions des personnages, qu’ils soient secondaires ou principaux… Ca chante tout le long, sans arrêt et pour tout et n’importe quoi!
Alors oui, certains me diront qu’il fallait s’y attendre, mais le problème va bien plus loin. Cela devient un véritable handicap pour le film.

Le problème avec la production de Tom HOOPER, c’est que son format détruit complètement le rythme du film. Là où d’autres insèrent les chansons dans une continuité en faisant avancer l’histoire, ici chaque envolée lyrique fait office de monologue. Comprenez par là que la plupart du temps, vous vous tapez un plan fixe du personnage pendant qu’il pousse la chansonnette, et cela à une seule et unique prise. Bon certes, ça montre que les acteurs se donnent à fond vu qu’ils doivent chanter le texte d’une traite, mais le spectateur pendant ce temps, ben il se fait chier. Car oui, regardez Hugh JACKMAN faire des allers-retours dans un couloir pendant 5 minutes, ça n’a rien de passionnant!
Cela pourrait encore passer si ces scènes ne parsemaient pas l’intégralité du récit. Mais elles sont majoritaires et hormis la chanson des Thénardier qui elle, pour le coup, se laisse écouter car bien mise en scène, les 2h30 de film paraissent une éternité, et j’ai regardé l’horloge de mon portable de manière frénétique passée la première heure de projection.

Pourtant, en terme de forme, le film avait tout pour plaire : une casting mega sexy (JACKMAN, CROWE, HATHAWAY, etc.) et des décors et des costumes pas dégueulasses du tout… Mais le rythme est complètement plombé par les chansons qui déstructurent le récit. Je pense que le réalisateur a voulu être beaucoup trop fidèle à la comédie musicale d’origine. Or on ne va pas voir un film comme on va voir une comédie musicale. Les Misérables est de ce fait un véritable supplice, un récit fort massacré par une surabondance de chansons à connotation lyrique (et oui, JACKMAN peut monter très haut dans les aigus…) plombant complètement la narration en multipliant les monologues et les plans fixes.
Après, je pense que certaines personnes sensibles à ce style de récit et de musique peuvent y trouver leur compte et rentrer pleinement dans le film. Mais moi, j’ai énormément souffert durant 2h30 est j’espère m’en remettre rapidement…

C029-MisereTherapy


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Hitchcock : psychose d’un couple

Je ne suis pas spécialement fan des films qui se veulent « Biopic », c’est-à-dire qui raconte la vie d’une personne ayant réellement existé. En 2012, nombreux films ont tenté l’expérience avec plus ou moins de succès : J.Edgar, Cloclo, La Dame de Fer, My Week with Marilyn… Je suis allé voir tous ces films à leur sortie (alors que comme dit plus haut, je n’aime pas vraiment le genre… Oui j’ai un côté maso…) et j’ai remarqué qu’il valait mieux, pour ne pas lasser le spectateur, se concentrer sur un instant de vie (My Week with Marilyn), plutôt que de tenter de raconter toute la vie du personnage central (J.Edgar, La Dame de Fer). Hitchcock, sorti cette semaine, choisi la première option en mettant en avant le célèbre réalisateur durant le tournage du également célèbre Psychose.

A ma grande surprise, le film se suit sans trop de difficulté et le générique de fin débarque à point nommé avant toute lassitude. Ce biopic est-il cependant un bon film? J’avoue être très partagé… Car autant le film se laisse voir allègrement, autant je m’attendais à vraiment autre chose. En effet, la majeure partie de l’intrigue va tourner autour d’Hitchcock et de sa femme, dont la relation va être mise à mal à cause des enjeux financiers du film, de l’obsession du réalisateur pour les jeunes femmes blondes, et de sa femme qui se laisserait bien séduire par un scénariste beau parleur, histoire de sortir un peu l’ombre (imposante!) de son mari.
Ici donc très peu d’anecdotes sur la réalisation de Psychose, chose fort dommageable lorsque l’on voit les efforts faits en terme d’immersion. On se croirait presque en plein making of, tant les décors et les studios Paramount semblent encrés dans le réel. De plus, les acteurs du film (Hitchock) ressemble beaucoup à ceux du film d’origine (Psychose… oui il faut suivre…), plus particulièrement Jessica BIEL et James d’ARCY qui sont ici des quasi-sosies des modèles. Par contre, autant j’ai trouvé Anthony HOPKINS jouait bien, autant la ressemblance à Hitchock n’était pas transcendante. Mais l’acteur est tellement méconnaissable que cela passe…

Dans l’ensemble, le casting s’en sort plutôt bien. J’ai particulièrement apprécié la performance de Helen MIRREN qui interprète avec beaucoup de talent l’épouse du réalisateur. Non, ce n’est clairement pas à ce niveau que le film pèche. C’est clairement dans le fond. Quelques idées ici et là aurait été intéressante à développer (Hitch qui s’identifie et se confie intérieurement au tueur dont est inspiré le récit de Psychose) mais sont à peine effleurer et surtout n’a que peu d’influence sur le déroulement du scénario. Centrer plus des trois quarts du film sur le couple Hitchock/Reville n’était clairement pas l’idée la plus originale, ni la plus ingénieuse au vu du cadre dans lequel se déroule ce moment de vie. Du coup, l’ensemble ne dégage pas grand chose de sensationnelle.

Alors certes, le principe du Biopic est de raconter quelque chose qui s’est vraiment passé, et les problèmes de couple du réalisateur ont sans doute réellement eu lieu au cours du tournage de Psychose. Cependant, est ce que cela va le coup de faire un film uniquement là dessus? Au risque de me contredire, est ce qu’un film retraçant l’ensemble de l’oeuvre du maître du suspense (et s’achevant par exemple sur le fameux Psychose) n’aurait pas rendu le film un peu plus profond et un peu plus épais? Cela aurait permis de peut être mieux développer l’addiction de Hitchcock pour les actrices blondes et sa fascination pour les meurtres. Cela dit, comme précisé au tout début de mon article, le film se laisse voir sans difficulté, on va donc dire que les meubles sont saufs…

Hitchcock


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Django Unchained : Dis au revoir à la dame…

Diantre! Cela faisait un moment que je n’avais pas écrit de chronique Cinéma! Pas que je n’y sois pas allé ces dernières semaines, mais soyons honnêtes, 2013 ne démarre pas très fort en terme de films… Il y avait toutefois le nouveau film de Quentin TARANTINO, Django Unchained, à se mettre sous la dent. Donc allons y gaiement pour la dernière production du réalisateur.
Je ne suis pas un fan hardcore de TARANTINO, mais j’apprécie la plupart de ses productions, avec une très grosse préférence pour les 2 Kill Bill. Concernant Django, le réalisateur plonge en plein dans le genre qui influence une bonne partie de ces oeuvres : le western spaghetti. Donc forcément, on s’attend à passer un bon moment, en partant du principe pour vous n’êtes pas contre quelques effusions de sang!

Django est un film de TARANTINO,  ça se voit : bande son bien choisie, personnages bavards et séances de dialogues incongrus, de l’hémoglobine, des protagonistes ni trop bons ni trop méchants… On est vraiment en terrain connu. Le film s’inscrit-il cependant parmi le panthéon des productions du réalisateur? Selon moi non. Certes c’est un bon film, mais pas mal de défauts sont venus gâcher mon plaisir, dont le principal est le rythme.
Le film est assez long, presque trois heures. Et le problème c’est que l’histoire de Django est bien trop mince pour tenir sur une si longue durée. Du coup, le rythme du film m’a paru assez déstructuré, avec un démarrage sur les chapeaux de roues, puis un gros passage à vide pas vraiment passionnant, un gros coup de théâtre, puis de nouveau le calme, puis un autre coup de théâtre… Bref, la structure narrative m’a laissé très dubitatif.

C’est dommage car les acteurs se débrouillent plutôt bien et on suit le film malgré tout avec intérêt grâce à eux. Christoph WALTZ et Samuel J. JACKSON tirent largement leur épingle du jeu avec des personnages bien construits, bien écrits et relativement drôles. Léonardo Di CAPRIO s’en sort pas trop mal, bien que je l’ai vu proposé de meilleure prestation. Mais le plus gros soucis vient du personnage principal qui manque un peu de profondeur. Certes, Jamie FOXX joue plutôt bien, mais son rôle se révèle trop flou, trop basique… J’ai personnellement eu du mal à m’y attacher et à cerner son personnage. Ainsi, sa quête pour retrouver sa femme (qui est quand même l’histoire principale!) ne m’a pas beaucoup intéressée. Ce qui explique sans doute le gros passage à vide en milieu de film, le passage où il cherche justement à la récupérer!

Que faut-il donc retenir de ce film selon moi? Et bien, qu’il se révèle être un bon divertissement, un film qui s’illustre bien dans sa catégorie et qui propose tout de même des passages très cocasses et savoureux en terme de mise en scène et d’écriture. De plus, comme toujours avec TARANTINO, la bande originale a du caractère et accompagne les différentes scènes avec beaucoup de panache. Toutefois, le rythme très irrégulier et le manque d’intérêt que suscite le personnage principal ne permet pas d’apprécier le film sur la longueur, le rendant parfois ennuyeux. Il se laisse regarder, mais vu le thème du film, j’étais en droit d’en attendre un peu mieux de cette production. Dommage…

Django


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Les Mondes de Ralph : Game Start!

Très emballé par Les 5 Légendes de Dreamworks, je gardais cependant un oeil très attentif sur le nouveau Disney, sorti une semaine plus tard : Les Mondes de Ralph (ou Wreck it Ralph en VO). D’une parce que Disney m’a réconcilié avec leurs productions depuis Raiponce, et de deux parce que la thématique était très aguichante : les jeux vidéos. Alors? Verdict?

Et bien, si je dois admettre quelque chose, c’est que le film a su me surprendre. J’avais de grosses attentes dessus, honnêtement, mais le truc, c’est que la bande-annonce ne laissait absolument pas entrevoir le potentiel de l’histoire. Ainsi, je restais très interrogatif sur le contenu du film. Vu le nombre de guest-stars à l’affiche (Sonic, les personnages de Street Fighter, etc.), allait-il s’agir d’un film fan-service, ou de toute autre chose?
Je l’annonce tout de suite : les personnages de jeux-vidéos connus n’apparaissent vraiment que sous forme de caméo et n’interviennent pas du tout dans la trame principale. Quelle intérêt alors d’avoir tant appuyer leur présence durant la campagne promotionnelle du film? J’ai encore un peu du mal à saisir… J’hésite entre la simple carotte, ou la volonté d’inscrire Ralph et son univers dans une réalité familière et rendre le tout plus crédible. Je penche plus pour la première solution, très honnêtement… Donc si vous pensiez voir Sonic courir aux côtés de Ralph et Vanellope, oubliez, vous allez être déçus.

Mais alors de quoi parle Les Mondes de Ralph? C’est l’histoire de Ralph, le méchant d’un jeu (ersatz de Donkey Kong premier du nom) qui en a un peu marre d’être méchant. Cette usure va alors l’amener à quitter son jeu (l’histoire se déroule dans une salle d’arcades où toutes les bornes sont reliées entre elles par une multi-prises… logique) pour prouver que lui aussi, il peut être un héros. Il croisera le chemin de Vanellope, un bug ayant l’apparence du fillette, qui cherche par tous les moyens à être reconnue dans son propre jeu, Sugar Rush, une course de Kart.
On remarquera que le speech est très classique, surtout pour un Disney. D’ailleurs, l’histoire suit un schéma type, quasiment similaire à celui de quasiment tous les films d’animation récents. Ce n’est donc pas là qu’il faut placer ses attentes, même si cette formule est certifiée et approuvée pour le genre. Par contre, là où le film possède une vraie force, c’est au niveau de sa narration et de ses dialogues. C’est vraiment très bien écrit et chaque dialogue, chaque phrase n’est jamais anodine ni superflue. Elle donne au script beaucoup de maturité et l’histoire possède des bases très solides qui la rende très crédible et très prenante.

Alors certes, il y a quelques soucis de rythme en milieu de course. Le film démarre sur les chapeaux de roues, avec des tonnes de clins d’oeil à l’univers des jeux vidéos (vieux et récents), beaucoup d’humour (le slip de Zangief!) et pas mal d’action. Puis, tout se concentre sur l’univers de Sugar Rush et sur la quête de Vaneloppe. Et là, on se demande vers quoi tend le film. Pourquoi une si belle introduction pour arriver dans un univers, certes réussi (le monde de Sugar Rush est composé de bonbons quasi photo-réalistes!), mais qui a du mal à se rattacher à l’univers vidéo ludique qui l’a introduit? Du coup, je pense que le film perd un peu en intérêt à ce niveau de l’histoire.
Toutefois, ce temps mort ne gâche pas pour autant l’histoire, et le final du film rattrape cette bévue avec beaucoup de brio. Les dernières vingt minutes sont en effet une véritable réussite et toutes les qualités du film (personnages, univers) se bien mise en avant, ce qui lui permet de finir sur un ton très positif et faire un peu oublier les ralentissements à mi-parcours.

Ainsi, je suis sorti de la salle le sourire jusqu’aux oreilles, avec la furieuse envie de voir le film une seconde fois (j’y retourne demain!). Pour moi les qualités du film (technique, personnages, qualité d’écriture…) font largement oublier ses défauts (baisse de rythme, univers un peu sous exploité) et je pense qu’il trouvera son public, autant au niveau du jeune public, qui s’attachera facilement à la petite Vaneloppe, qu’au plus vieux comme moi qui apprécieront les clins d’oeil (la porte secrète avec la manette de Nes… j’adore!) et la qualité du script.
Bref, Disney a réussi son film de Noël et Ralph n’a pas à rougir face à Jack Frost et sa bande. Et finalement, le spectateur est gagnant des deux côtés! A noter également que le film est introduit par un petit court-métrage, Paperman, qui est tout simplement sublime! Surtout, n’arrivez pas en retard!!!

Et j’illustre le tout par un portrait rapide sous Illustrator des 4 personnages principaux. Véritable force du film, chacun apporte beaucoup de consistance à l’histoire. J’ai personnellement adoré le couple Félix/Sergent Calhoun, il m’ont beaucoup fait rire!

All 4 One ;)


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Les 5 Légendes : les stars de Noël?

Dans la bataille pour savoir qui va faire le plus d’entrées dans les salles obscures cet hiver, Dreamworks a décidé de dégainer le premier avec Les 5 Légendes (Rise of The Gardians). Pour ne rien vous cachez, j’ai plus d’attentes pour le prochain Disney, Les Mondes de Ralph, car la thématique me parle beaucoup (BEAUCOUP) plus. Cependant, j’étais assez motivé pour aller voir ce film d’animation car c’est la même équipe que celle du film Dragons, et Dragons,  moi je le kiffe!

Alors que dire de la dernière production de Dreamworks? Et bien… beaucoup de bien mes amis! Tout d’abord, je ne me m’attarderais pas trop sur l’aspect technique. Oui, Dreamworks maîtrise très bien l’animation 3D et oui, Les 5 Légendes est juste une tuerie visuelle et n’a rien à envier à Madagascar ou à Kung Fu Panda. C’est coloré, ça bouge super bien, la mise en scène est un quasi sans faute… Bref on en prend plein les yeux et on ne s’en plaindra pas.
Là où j’attendais surtout le film, c’était par rapport à son histoire. Construire un récit autour du Père Noël, du Marchand de sable ou du Lapin de Pâques, ça pouvait donner quelque chose d’original ou de complètement foireux. Et puis j’avais un peu peur que ce qu’allait donner le personnage de Jack Frost qui, dans la bande-annonce, s’annonçait agaçant. Forte heureusement, le mix est une réussite, voir une excellente surprise.

Tout d’abord, Jack Frost est un excellent protagoniste principal. Déjà il est classe (il faut voir son entrée au début du film!), a une psychologie bien travaillé et n’est finalement pas le garnement présenté dans la bande-annonce. Et puis j’adore son look, on dirait un héros de shônen!
Et le reste de la troupe n’est pas en reste. Chaque gardien possède sa propre personnalité et chacun est traité sur un pied d’égalité. Le Père Noël, tatouages et accent russe, est un leader tout désigné, la Fée des dents apporte une touche de féminité à la troupe et le Marchand de sable se charge des scènes d’humour. Seul le Lapin de Pâques m’a paru un peu en dessous car son rôle de « rival » vis-à-vis de Jack fait un peu forcé. Mais bon, il est doublé par Hugh JACKMAN donc on lui pardonne! Je dirais que le moins bien loti est Pitch, le croque mitaine et ennemi de nos héros. Déjà il a un nom pourri (oui, avoir le même prénom de la princesse de Mario, ça craint) et surtout sa psychologie est trop manichéenne, alors que son cheminement dans l’histoire aurait pu déboucher à des situations plus intéressantes.

Et c’est selon moi le seul défaut du film : c’est trop manichéen. Alors oui, c’est avant tout un film pour les enfants qui parle de foi, d’espoir, de jeunesse et d’amitié. Mais certains aspects du film, plus durs, comme l’identité, les buts dans la vie ou la reconnaissance, sont à peine effleurer alors qu’en insistant un peu, ils auraient rendu le film plus épique et plus fort. Du coup, la fin fait trop de concessions et propose quelque chose de finalement très classique et des scènes parfois honteusement convenues. Et c’est vraiment dommage, car il y aurait eu matière et faire quelque chose de plus profond et de plus original.

Cela dit, cela n’entache en rien le plaisir de voir Les 5 Légendes, que l’on soit enfant ou adulte. C’est une excellente production, qui dispose d’un univers riche, maîtrisé, et de personnages emblématiques et attachants. De plus, l’histoire se tient et propose son lot de scènes drôles ou épiques. Un vrai plaisir honteux pour les fêtes, à savourer sans modération (j’ai personnellement très envie d’aller le revoir et je ne vais pas me priver!). J’ai hâte de voir ce que va nous proposer Disney mais en tout cas, Dreamworks démarre fort et on ne s’en plaindra pas!!

Pour l’illustration, je savais dès le générique de fin ce que j’allais faire! Voici donc le vitrail de Jack Frost, sur le principe des vitraux de la série Kingdom Hearts (le personnage de Jack Frost s’y prête à merveille!). D’ailleurs, on sent pas mal d’influences nippones dans Les 5 Légendes, que ce soit au niveau du look du héros, des combats ou des thématiques abordées. Je suis vraiment très fier de ce dessin, le rendu final me plait beaucoup! Si vous voulez voir le vitrage sans Jack, vous pouvez cliquer ici (ça m’a pris du temps et on en voit pas grand chose au final ^^’).


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Looper : La boucle est bouclée

Hier soir, comme tous les ans, je me suis réfugié dans mon cinéma pour échapper à la journée officielle du racket en bandes organisées (aka Halloween…). J’ai enfin pu voir Skyfall, le dernier James Bond, qui m’a beaucoup plu. Mais j’aimerais d’abord vous parler de l’autre film que j’ai vu juste avant : Looper.
Looper est un film dont je ne savais pas grand chose, hormis la bande-annonce aperçu une fois de temps en temps avant les films typés « action ». Pourtant, le synopsis et les acteurs présents avaient attirés mon attention et je me suis rendu en salle avec une certaine curiosité. Et le résultat est sans appel pour moi : c’est un vrai coup de coeur!

L’histoire se passe en 2044. On suit la vie de Joe (interprété par Joseph GORDON-LEVITT), un tueur particulier appelé « looper », qui a pour mission de tuer des hommes envoyés dans le passé par la mafia du futur. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’une des cibles de Joe se révèle être lui avec 30 ans de plus (Bruce WILLIS)! Ce dernier s’échappe et Joe va devoir tout faire pour le retrouver et l’éliminer, au risque de voir ses employeurs se retourner contre lui.
Lorsque l’on découvre le synopsis ou la bande-annonce, on s’attend à voir un « bête » film d’action, un peu dans le style de Total Recall. Mais il n’en est rien! Looper, c’est bien plus que ça!

Déjà, il faut vraiment saluer la manière dont est construite l’histoire. Les premières minutes du film introduisent rapidement les codes de l’univers (les loopers, la télékinésie, la drogue du futur, etc.) afin de poser les bases solides du scénario. Cela va très vite sans non plus être bâclé. Puis vient la fameuse confrontation entre Joe et son futur lui et là on s’entend à n’avoir que de l’action pure. Et bien en fait… non. Oui il y a de l’action, mais l’intrigue ne se limitera pas à ça.
En milieu de film, le rythme ralentit fortement avec l’introduction du personnage de Sara (Emily BLUNT) et de son fils. Là, on se demande ce qui se passe et pourquoi le film semble complètement changé de style. Mais de révélations en révélations, l’histoire prend une toute autre tournure, les enjeux changent, les personnages aussi, bref on va de surprises en surprises jusqu’à un final bien maîtrisé et cohérent avec le reste de la narration.

J’essaie de ne pas trop vous en dire car le déroulement de l’histoire peut surprendre un peu, et ceux qui s’attendent à de l’action pure risque d’être très déçus. Mais j’y vois un vrai atout pour le film qui sort ainsi un peu du cadre imposé des films d’action pour proposer un film de science-fiction à l’univers maîtrisée et aux personnages loin de tout manichéisme. Bref, Looper est clairement l’un de mes coups de coeurs de cette fin d’année et j’ai pris énormément de plaisir à la regarder. Finalement si je devais faire un reproche, c’est d’essayer de nous faire croire que Joseph GORDON-LEVITT puisse devenir Bruce WILLIS en vieillissant (remarque, on a bien essayé de nous faire croire que Zack EFRON devenait Mathew PERRY!). Mais il valait mieux ça qu’un Joseph GORDON-LEVITT avec un postiche de vieux à la Prometheus!!!


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Astérix & Obélix au service de Sa Majesté : C’est fou l’agitation qu’il y a ici…

Je n’aimerais vraiment pas être à la place des personnes responsables de la production des films de la franchise Astérix & Obélix. Pourquoi? Parce que ça doit vraiment être pénible de toujours voir son film comparé au 2e opus, (le saint, l’unique, l’intouchable!) Mission Cléopâtre. Et c’est exactement ce que le tout Internet est actuellement entrain de faire vis-à-vis du dernier opus en date, Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté. « C’est pas drôle », « Ça ne vaut pas celui de Chabat », « C’est de la merde »… Autant les critiques presses trouvent un juste milieu (fait assez rare…), autant les spectateurs y vont à coeur joie pour descendre en flèche le film de Laurent TIRARD. Du coup, cela me donne très envie de défendre ce film, ne serait-ce que pour aller à contre-courant des critiques et dire que non, ce nouveau film d’Astérix & Obélix n’est pas si mauvais que ça!

Cependant attention! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas encore dit. Oui, Mission Cléopâtre reste le meilleur opus et je reste un très grand fan de cette production, même encore aujourd’hui. Mais est-ce un argument valable pour démonter violemment Au service de Sa Majesté? Non, certainement pas. C’est un comédie française familiale, à l’histoire simple, aux gags multiples et fidèles à l’univers de la BD (sisi, je vous invite à relire un Astérix pour voir que c’est même parfois plus fidèle que Mission Cléopâtre…). Et je pense que ça n’a pas la prétention de valoir plus (ou si c’est le cas, c’est raté ..). A vrai dire, je pense que j’ai même préféré ce film à Sur la piste du Marsupilami (réalisé par M. CHABAT pourtant… Comme quoi…). Explications.

Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté est donc une comédie bien franchouillarde, qui s’inspire de 2 volumes des aventures d’Astérix et qui les mélange très bien. Le casting est de qualité et les comédiens nous proposent une prestation de bonne facture. Edouard BAER interprète un Astérix intéressant et qui a le mérite d’exister et d’imposer, face à un Gérald DEPARDIEU qui incarne toujours Obélix a la perfection. Le duo est utilisé de manière équilibré (bien plus que dans les autres films) et les vannes sur le fait qu’ils vivent toujours ensemble (avec un chien) seront de mises. On notera les bonnes prestations pour Goudurix (dont les répliques sont selon moi les plus drôles) et Jolitorax, qui développent la palette des personnages de manière sympathique. Seul fausse note au casting : Fabrice LUCHINI qui n’est pas du tout convaincant en César, voir limite ridicule (CHABAT lui-même incarné mieux le personnage!).

Au niveau de l’histoire, c’est classique et sans bavure. Pas de coup de théâtre ni d’évènements trop imprévisibles, juste une aventure simple et efficace qui n’en fait pas des caisses. L’humour se veut abordable, bon enfant, mais ne fait pas mouche à chaque fois. Certaines blagues passent, d’autres non. A vrai dire, on sent comme le fantôme de Mission Cléopâtre qui planent dans une partie des dialogues et dans la volonté de faire dans le jeu de mots et l’anachronisme. Mais cela tombent souvent à plat, malheureusement (la blague sur Star Wars est par exemple vraiment nulle…). Toujours est-il que cela fonctionne la plupart du temps et le film n’a donc pour objectif que de distraire telle une bonne bande dessinée, avec sa dose d’humour simple et de situations/personnages caricaturales mais pas trop.

Je dirais que le point qui m’a le plus contrarié est la bande son. Cette dernière est composée exclusivement de chansons américaines, ce qui ne correspond pas vraiment à l’idée que l’on se fait de la musique dans un film sur Astérix. De plus, les chansons sont tellement connues et utilisées dans d’autres films que l’on aura du mal, finalement, à les associer à cette production et c’est bien dommage. Une bande son 100% anglosaxone aurait été franchement de mise, vu la thématique du film!

Tout cela pour dire qu’Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté n’est pas du tout un mauvais film. Je dirais même que c’est une bonne comédie française. Certes pas indispensable, mais qui a ce qu’il faut pour distraire et détendre. Je crois qu’il faut laisser tomber l’idée de chercher un successeur à Mission Cléopâtre, car je pense que même Alain CHABAT n’y parviendrait pas (il suffit de voir Sur La Piste du Marsupilami pour le comprendre…).
Je me doute que beaucoup ne seront pas d’accord avec moi, et iront même jusqu’à dire que je cherche des qualités à ce film « pour faire genre ». Mais étant quelqu’un qui va quasiment tout voir, je peux dire qu’il y a bien pire que ce film (mais il y a certes mieux…). Faites-vous donc votre propre opinion cela dit, c’est finalement ce qui est le plus important…

Et je termine cet article par un petit coup de gueule (quand même) : je trouve assez scandaleux d’avoir totalement éclipsé Idéfix qui, selon moi, est un personnage à part entière (vous imaginez Tintin sans Milou?!!). Sans doute que le réalisateur ne voulait pas s’encombrer de scènes canines, mais c’est fortement dommageable. Et je ne parlerai même pas de Panoramix dont le nom est prononcé une seule fois et que l’on ne voit même pas à l’écran!


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Mario Kart 7 : …77… Jackpot?

Est-il nécessaire encore aujourd’hui de présenter la série Mario Kart? Véritable bombe à vendre des consoles par camion, chaque génération possède son épisode, et nous allons parler ici du dernier en date sorti sur Nintendo 3Ds : Mario Kart 7.
Alors, il faut savoir que je ne suis pas particulièrement « fan » de Mario Kart. J’y joue parce que mon frère adore cette série, et j’ai fait l’acquisition de ce nouvel opus en grande partie pour jouer avec lui (j’avais fait la même chose à l’époque avec l’épisode DS). Je ne suis donc pas un fervent défenseur de la série, mais j’ai cependant plaisir à jouer à chaque épisode et ce volet sur Nintendo 3DS ne fait pas exception.

Si je devais résumer Mario Kart 7 en un mot, ce serait « maturité ». En effet, après un très bon épisode DS (bien qu’un peu pourri par le « snacking » et un mode en ligne d’un autre âge…) et un épisode Wii qui fait débat sur les forums (perso j’aime bien y jouer pour déconner avec le volant…), j’étais assez curieux de voir vers quoi Nintendo allait tendre avec ce volet 3DS.
Ce qui peut surprendre au début, c’est le côté très classique de l’ensemble : un casting de départ similaire à celui de l’épisode Super Nes (nostalgie…), toujours les mêmes modes de jeux, le même nombre de championnat, etc. Honnêtement, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de commencer les premières coupes, surtout que le mode 50CC et 100CC sont chiants à mourir.

Puis petit à petit, on se rend compte que le jeu est finalement agréable à jouer. C’est visuellement très joli et la 3D permet de donner une profondeur intéressante à certains circuits. Ces derniers peuvent paraître peu originaux au début, mais à force de les faire, je les trouve de plus en plus plaisants à parcourir (à noter que certains circuits rétros ont été adaptés avec succès).
En terme de nouveautés, en plus de quelques nouvelles armes sympathiques, chaque kart est désormais équipé d’un deltaplane qui s’active lorsque l’on passe sur certains tremplins et d’une hélice arrière pour naviguer sous l’eau. On regrettera que ces deux nouveaux modes de conduites soient peu exploités, mais à chaque fois qu’ils le sont, c’est extrêmement fun (je kiffe le deltaplane!).
On se surprend alors à passer pas mal de temps sur la cartouche, les éléments de kart et les personnages se débloquent au fur et à mesure, on fait des contres-la-montre face à des milliers de fantômes téléchargés directement en Spotpass ou on passe faire un tour sur le mode en ligne pour affronter les joueurs du monde entier. Ce mode est un peu archaïque et très peu d’options sont possibles. Cependant, cela donne un côté très spontané et rapide aux parties, le tout étant couplé avec pas mal d’éléments à récupérer par le moyen du Streetpass.

Pour faire simple, ce Mario Kart 7 semble très classique de prime abord… Et c’est finalement ce qu’il est. Mais est-ce vraiment un reproche? Pour moi la série n’a plus rien à prouver et cette épisode 3Ds se veut un modèle d’équilibre, faisant disparaître certains défauts qui étaient apparus sur les récents épisodes et en ajoutant de nouveaux éléments plutôt agréables. Un excellent successeur aux épisodes Wii et DS donc, sur lequel on passe finalement pas mal de temps si l’on est pas allergique à l’univers de Mario et sa bande.

Si je ne devais citer qu’un seul gros défaut selon moi, c’est le casting des nouveaux pilotes. Nintendo a le chic pour toujours sortir des nouveaux personnages de derrière les fagots, mais là on atteint vraiment des sommets :

Tu abuses Nintendo… Rends-moi Toadette (ouais j’aime bien Toadette…)!!! Non mais franchement… La Reine des Abeilles quoi…

 


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Camille Redouble : Bien… Mais peut mieux faire!

N’ayant pas pu aller au cinéma la semaine dernière, je vais vous parler d’un film que j’ai vu il y a déjà quelques semaines : Camille Redouble. Ce film français de Noémie LVOVSKY a visiblement beaucoup plu et de nombreuses critiques ont commencé à fleurir un peu partout sur la blogosphère. Je vais donc apporter ma pierre à l’édifice, en apportant cependant un peu plus de nuances que les critiques très enthousiastes que j’ai pu lire ici et là.

Le film nous propose de suivre Camille, une femme de 40 ans fraîchement divorcée (et alcoolique à ses heures perdues), qui se retrouve propulsée à l’âge de ses 16 ans. Comment? Aucune explication n’est donnée et honnêtement, on s’en fout complètement! Elle va donc redécouvrir ses copines aux physiques ingrats (soyons honnête…), ses parents et surtout son petit ami et futur ex-mari.
Avec un tel synopsis, Noémie LVOVSKY (qui tient aussi le rôle principal) avait le choix de plusieurs trames à suivre et elle a choisi celle de la fatalité. En effet, Camille va passer le clair de son temps à plus ou moins subir son passé. Elle tentera bien à un moment d’empêcher sa mère de mourir ou de fuir son futur mari, mais à part ces quelques exceptions, on assiste plutôt à une sorte de flashback où Camille va juste comprendre que le passé reste le passé et qu’il ne permet pas d’améliorer le futur. C’est un choix de trame comme un autre, mais je trouve dommage qu’il ait fallu 1h55 à la réalisatrice pour parvenir à cette conclusion.

En effet, le film est long et multiplie les intrigues plus ou moins utiles à l’avancement du scénario. Les scènes avec les copines demeurent sympathiques mais finalement peu intéressantes quant à l’évolution de la trame, l’intrigue amoureuse avec le prof de science est clairement de trop, et le chassé-croisé avec le futur ex-mari lassant et redondant. Demeurent les passages avec les parents de Camille que j’ai particulièrement appréciés et qui sont, selon moi, le moteur principal du film, bien avant celui du petit ami.
De mon point de vue, Noémie LVOVSKY aurait dû concentrer ses efforts sur cette partie de l’histoire, qui justifie à elle seule l’intérêt du voyage dans le temps. Car c’est le seul moment où Camille se comporte comme la femme de 40 ans retournée dans sa jeunesse, alors que son comportement durant le reste du film ressemble plus à celui d’une adolescente de 16 ans qui connaît son futur. La nuance est certes subtile mais c’est sur ce point que le film rate le coche et perd grandement en intérêt.

C »est dommage car il y a un vrai effort au niveau de la forme. L’ambiance années 80 est très bien restituée avec les fringues, les meubles, les accessoires, la musique… Les 30-40 ans risquent d’être nostalgiques devant Camille Redouble tellement le saut dans le temps est crédible et troublant.

Je ne pense pas que ce film soit mauvais, mais je trouve que la réalisatrice est restée trop sage et livre finalement une histoire parfois touchante, mais assez lisse et plutôt vide de sens selon moi! L’histoire d’amour m’a clairement pris le chou alors que l’intrigue autour des parents aurait mérité plus d’attention. Mais je regrette surtout que Camille n’use pas plus des intérêts de venir du futur pour tenter d’améliorer certaines choses (surtout qu’il s’agit bien d’un voyage dans le temps et que ses actes ont un impact sur le cours du temps!). Pour moi, c’est un rendez-vous manqué et le ton se révèle beaucoup trop fataliste à mon goût…
Finalement, je me suis assez ennuyé. Je ne nie pas les qualités de film, mais je me demande, avec du recul, si j’étais vraiment le public visé (la majeure partie des critiques positives sont rédigées par des femmes…). Ou alors j’ai une vision très différente concernant l’intérêt des voyages dans le temps, mais ça c’est un autre sujet…


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Voisins du 3e type : fuyez pauvres fous!

Voisins du 3e type est une comédie américaine dont je me devais de parler. C’est en effet pour le moment, et selon mes critères personnels, le film le plus mauvais que j’ai pu voir cette année. Honnêtement, je ne m’attendais pas à du grand spectacle non plus, mais ce qui s’est déroulé devant mes yeux n’a pas réussi à me faire décrocher le moindre sourire.
Le scénario tient sur une ligne : une banlieue typiquement américaine va voir son quotidien bouleversé par l’arrivée imminente d’une bande d’extraterrestres sanguinaires. Et pour contrer l’invasion, le film nous propose comme « héros » une bande de quatre trous du cul (désolé, c’est le terme le plus poli que j’ai trouvé).

Le problème de Voisins du 3e type c’est qu’il accumule les pires tares de la comédie américaine. Déjà, j’ai du mal avec les histoires se passant dans une sorte de microcosme typiquement ricain (ici une banlieue digne de Desperate Housewives), cela donne un côté très puritain et « beauf » au récit. Les personnages sont d’ailleurs le total reflet de ce ressenti, à l’image de Bob, interprété Vince VAUGHN, voisin insupportable qui cumule tous les clichés du genre avec la bière, la garçonnière, les blagues sexuelles grasses… Et qui monopolise pour l’occasion plus que 70% des dialogues! Les autres ne sont pas en restent malheureusement, oscillant entre le pitoyable, le glauque et le vaseux. Et dites-vous que Ben STILLER est le personnage le plus sérieux du quatuor… C’est vous dire le niveau en face!!

Et malheureusement pour le pauvre spectateur, le torchon qui sert de scénario va tout miser sur les interactions de ces personnages et des aliens. Entre deux dialogues fumant sur l’amitié viril et la camaraderie patriotique, on aura droit à des scènes mémorables, comme découvrir que le sang extraterrestre a la texture du sperme, simuler des fellations et des pénétrations sur le soi-disant cadavre de ce dernier (photos à l’appui car oui, quitte à trouver un cadavre d’alien, autant le prendre en photo dans des positions douteuses…), découvrir que leur point faible s’avère être leur entre-jambes… Je pense que vous voyez le ton sur lequel est joué l’ensemble du film.
J’en conviens, certains rient à tout âge de l’humour pipi/caca/sperme. Même moi ça m’arrive. Mais Voisins du 3e type représente tout ce que je peux détester dans une comédie américaine. C’est la comédie du beauf, du type qui se marre dès qu’il voit un nichon et qui boit des bières en rêvant de manier un flingue en toute liberté, et dont le défi principal est d’arriver à placer le mot « queue » ou « sperme » dans chacune de ses phrases, quelque soit le contexte.

Je pense que cette comédie peut trouver son public (beaucoup de gens aime les Very Bad Trip après tout, bien qu’ils cumulent en deux films la quasi totalité des défauts cités plus haut…), mais dans mon cas, c’est ce que le cinéma américain a pu nous apporter de pire. Si vous aimez l’humour gras et sirupeux, les personnages insupportables et les figurants déguisés en aliens, ne vous gênez pas. Mais pour ma part, Voisins du 3e type échoue directement en bas de mon classement de 2012. Même Dépression et Des Potes me semble pas si mal finalement…

Et sinon, personne pour créer une association de lutte contre les agressions sexuelles sur extraterrestres?