L'Atelier d'AngelMJ


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 04 – Le chant du Pachinko

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Quelques précisions concernant le soir au Japon : même à Tokyo qui est une grande ville, les activités ferment relativement tôt (genre vers 23h). On s’est souvent fait avoir par l’heure, que ce soit pour les restaurants (les derniers services sont vers 21h-21h30), les bars ou, comme en l’occurence ici, les salles de jeux. Seuls les karaokés sont ouverts toute la nuit (j’en reparlerai ^^). En ce qui concerne les salles de Pachinko, je minimise dans ce strip le bruit qui émane de ces établissements. C’est réellement inaudible, tu ne t’entends pas parler à 1 mètre (même dans une salle d’arcade tu t’entends… j’en reparlerai aussi ^^). A noter que ce sont majoritairement les personnes d’un certain âge qui pratiquent ces fameux jeux d’argent (et ils doivent sans doute être tous sourds!). Sinon, la salle ressemblait à ça :

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Projet Blogs BD : Rencontrer son soi du futur

Cela faisait un petit moment que nous n’avions pas fait un projet commun entre blogs de BD, il fallait remédier à ça ! Nous voici donc de nouveau réunis autour d’un thème commun qui est : « Et si vous rencontriez votre vous du futur? ». Voilà ce que ça donne de mon côté :

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Et oui, je suis quelqu’un qui n’aime pas trop se projeter (sans doute parce que cela me stresse). Je préfère prendre le temps pour chaque chose, et même si je suis du genre à aimer tout planifier à l’avance, j’évite de regarder trop loin dans l’avenir afin de me concentrer au maximum sur les moments présents. Et puis je n’aime pas que l’on me spoile, surtout sur ma propre vie ! Mais je suis sûr que mon « moi » du futur comprendrait bien cela.

N’hésitez pas jeter un oeil aux autres blogs qui participent au projet :

La Belle Bleue – Rosenblum – Le blog de Quentin Lefebvre  Monsieur le Psy – imaygine – A frog’s life  – What’s up in my happy days – Dank – Calomiel – Trentenaire et geek – Mikachu – Louleloup – AD_e – Sériba – Elanor – Nini


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 03 – Il faut de l’eau !

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Ce qui est cool au Japon c’est que partout en ville, tu as des distributeurs à boissons. Les prix varient entre 100 et 150 Yens (ça fait à peu près 1 Euro) et il y en a pour tous les goûts. Peut-être un peu trop même… D’ailleurs, je vous déconseille toutes les boissons à base de fruits. Je ne sais pas pourquoi mais les Japonais mettent énormément de sucre dans leurs produits. Je n’ai bien sûr pas pu m’empêcher de goûter le fameux jus de fruits et légumes que vend Hatsune Miku dans Popipo. Mais j’ai trouvé ça assez infâme !


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Chappie : Conte d’anticipation

Un film où l’on suit un robot qui se découvre des sentiments? Voilà un sujet déjà maintes fois traité dans le monde de la science-fiction. On pense souvent en avoir fait le tour, mais bon nombre de films continuent de sortir avec cette thématique, comme autant de réalisateurs ayant l’intention d’apporter leur point de vue sur ce vaste sujet. Je reste personnellement très intéressé par cette thématique. La notion d’intelligence artificielle, ainsi que toutes les problématiques sur l’âme et l’identité que cela peut soulever, me plaisent en effet beaucoup. Je suis donc allé voir Chappie dès le jour de sa sortie en salle, quitte à me faire une séance tardive en VO. J’étais à la fois confiant, mais aussi sur la réserve, lorsque j’ai su que le réalisateur n’était autre que Neill BLOMKAMP, à qui on doit récemment District 9 (que je n’ai pas vu) et Elysium (qui m’avait laissé un sentiment supra bof). Verdict?

Et bien je ne vous cacherais pas que le film me laisse, tout comme la précédente production du réalisateur, assez mitigé. Je n’ai en effet pas réussi à rentrer complètement dedans, principalement à cause de la manière dont a été construite l’histoire. Mais j’y reviendrai.

Chappie est un film bien foutu. Les effets spéciaux sont de très bonne facture, les robots sont insérés de manière réaliste et animés avec beaucoup de brio. C’est bien filmé et bien mis en scène, l’ensemble se veut très accessible et bien que les personnages ne brillent pas par leur originalité (on est face aux stéréotypes habituels, avec mention spéciale à Hugh JACKMAN et son horrible coupe de cheveux pour le rôle du méchant « parce que je suis méchant »), on arrive à s’intéresser à leurs déboires. Car le film, bien qu’essentiellement concentré sur le robot Chappie, permet surtout de confronter différents protagonistes face à leurs enjeux et envies personnels, qui pourraient être comblés par le fameux robot doté de sentiments.
Ainsi le film est clairement construit sur le thème de la confrontation. Elle sera d’abord purement verbale, puis deviendra de plus en plus physique, voir carrément violente dans le dernier quart, où bon nombre de personnages passeront l’arme à gauche dans un affrontement final qui sort un peu de nulle part, mais qui permet au réalisateur de mettre en avant sa vision sur la notion d’Intelligence Artificielle.

Et je dirais que c’est principalement sur ce point que le film montre pour moi des lacunes. Si je parviens à fermer les yeux sur le fait que Chappie se comporte comme un gangster de cité (ce qui est particulièrement horripilant) et sur les placements de produits insérés avec la finesse d’un éléphanteau alcoolisé, j’ai eu du mal à adhérer à la finalité du film et à ses différentes conclusions.
Là où je trouve que Chappie pèche, c’est dans sa manière hyper simpliste d’aborder ses thématiques. Tout est trop vague, trop infantile. Si la relation Deon/Chappie m’a paru intéressante, la conclusion m’a laissé assez perplexe dans le fait que de nombreux aspects encore aujourd’hui sujets à interprétation, comme la notion de programme ou d’âme, sont ici traités de manière naïve et, pour ma part, peu crédible. La symbolique est là, mais elle se fait au détriment de la vraisemblance, transformant le film en conte futuriste. Oui, c’est ça en fait, Chappie est un conte. Cela reste bien sûr un point de vue défendable, et je sais qu’il s’agit là d’une remarque purement subjective. Ce n’est d’ailleurs pas négatif comme remarque, mais disons que je ne m’attendais pas à ça.

Chappie n’est pas un mauvais film, vraiment pas. Seulement, la manière dont il traite son propos est trop simpliste et on le prend difficilement au sérieux. Ainsi, alors que le film aurait pu apporter un vrai plus dans l’univers de la science-fiction d’anticipation, il le fait de manière assez naïve et maladroite, le tout avec des raccourcis scénaristiques et des explications évasives (voir pas d’explication du tout), ce qui risque de faire froncer les sourcils des plus septiques sur le sujet. Je vous conseille donc de vous faire votre propre avis, car comme dit, le film est loin d’être désagréable à voir et la gestion du rythme joue en sa faveur. Mais me concernant, je reste un peu déçu devant la direction prise par le réalisateur.

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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 02 – Rencontre avec Toto

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Oui bon… Certains me diront que c’était évident. Mais on va dire que ma naïveté naturelle (oui, encore elle…) et ma curiosité ont joué en ma défaveur. Toujours est-il que ces toilettes sont vraiment excellents, surtout qu’il y en a partout, même dans les lieux publics (et ils sont nickels en terme d’hygiène, Keni a apprécié). Bref le WC Toto, l’essayer c’est l’adopter… À condition de ne pas appuyer sur tous les boutons (et de gérer la pression du jet aussi…).


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Saint Seiya – Legend of Sanctuary : Avorté dans l’oeuf

Parmi les séries japonaises phares des années 90, Saint-Seiya (ou Les Chevaliers du Zodiaque dans sa traduction boiteuse) fait partie des pionniers du genre. Bien que l’ayant découverte sur le tard (je rappelle que je n’avais pas droit au Club Do à l’époque), c’est une série avec un capital sympathie élevé qui, bien qu’assez encrée dans son époque, reste toujours très sympa à regarder et à découvrir. Elle continue ainsi à être mise en avant par une communauté de fans assidus (pour ne pas dire hardcores), ainsi que par l’intermédiaire de nombreuses séries alternatives, preuve du réel engouement généré par la série de Masami KURUMADA. C’est alors que débarque en salle Les Chevaliers du Zodiaque : La Légende du Sanctuaire (qu’on appellera St-Seiya Le Film pour faire court), qui se veut une réécriture de l’arc de l’Arc du Sanctuaire, le passage du manga le plus aimé et le plus plébiscité, par le production du dernier film d’Albator sorti l’année dernière.
J’étais assez curieux de voir ce film, principalement à cause des retours très négatifs que j’ai lu dessus à sa sortie. Nombreux sont les fans à l’avoir descendu en flèche, lui reprochant principalement un non respect de l’oeuvre originale et des choix de ré-interprétation douteux. Est-ce donc vrai ou est-on face à l’habituel symptôme du « c’était mieux avant » si cher aux fans peu disposés au changement?

J’aime bien St-Seiya mais je ne suis pas non plus ce que l’on peut appeler un fan de la licence. Je pense qu’il est important de le préciser pour sans doute justifier le fait que les libertés prises vis-à-vis du récit original ne m’ont ni choqué, ni bouleversé. De plus, je trouve l’exercice de reboot ou de réécriture intéressant, dans le sens où cela permet parfois de donner un second souffle à des vieilles histoires (on est quand même face à du gros shônen des années 90…).

Pour commencer, je trouve le film très beau. Les décors sont très sympas, particulièrement les maisons des Chevaliers d’Or qui ont le mérite d’être variées visuellement, ainsi que la manière dont le Sanctuaire a été remanié. Perso, je suis assez fan. Au niveau du charadesign, on reconnait le style original avec une touche de modernité, et les armures sont dans la grosse majorité classes et bien faites!
Ensuite, l’animation est plutôt maîtrisée. Les combats sont dynamiques, les attaques en mettent pleins les mirettes, et les personnages se déplacent de manière assez réalistes (à part dans les moments comiques, mais ça donne un côté décalé amusant). La musique se veut assez épique et colle bien à l’ambiance (on reconnait quelques anciens thèmes), mais je regrette de ne pas avoir pu le voir en VO car la VF, comme trop souvent, est complètement à côté de la plaque et fait qu’on a du mal à prendre les personnages au sérieux dès lors qu’ils ouvrent la bouche.

Mais alors où est le problème me direz-vous? Et bien le problème… C’est tout le reste. On va mettre le doigt dessus sans trainer : qui a pensé qu’adapter l’Arc du Sanctuaire en 1h30 était une bonne idée? C’est pour moi LE gros soucis du film : l’histoire dont il s’inspire comprend trop d’éléments à la base pour être adaptée à ce format sans dommages collatéraux. Alors que le film prend le temps de bien installer son intrigue et ses personnages durant les 30 premières minutes, la suite donne l’impression d’être accélérée à outrance, comme si les producteurs s’étaient eux-mêmes pris la flèche d’Athéna en plein poitrine et que leurs heures étaient comptées.
Du coup, on se retrouve avec une intrigue aux objectifs flous et à la fin expédiée (ayant un arrière-goût de jeu Final Fantasy), mais surtout avec beaucoup trop de personnages à développer. Et là c’est le grand festival du n’importe quoi dans le sens où un spectateur ne connaissant pas la série originelle va se retrouver complètement perdu, alors que le fan va hurler face à l’utilisation incongrue de certains personnages (pauvre Aphrodite…). C’est là que l’on voit que St-Seiya est à l’origine un manga shônen dont la structure narrative est favorable à une adaptation en série TV, mais pas en film (et bon sang, pourquoi ne pas avoir ajouté une heure de plus?).

Pour finir, quelques mots sur le remaniement de l’histoire. Honnêtement, il faut être un fan hyper fermé pour jouer les Shaka effarouchés. A part Masque de Mort qui est LE moment gênant du film (et je l’ai vu en français, double peine donc…), les libertés prises avec la série d’origine ne m’ont pas paru si affreuses que ça, je dirais même que certaines sont plutôt amusantes (Milo en femme, why not). Je comprends qu’il puisse y avoir débat là dessus (ça l’est déjà pour certaines séries TV), mais je préfère qu’un producteur prenne des libertés, quitte à ne pas faire un bête copier/coller et proposer sa vision de l’oeuvre d’origine, aussi farfelue soit-elle. Et dans le cas de ce film, il n’y a vraiment que la manière dont le récit est condensé qui pose problème, et qui du coup porte un gros préjudice sur la majorité des personnages.

Ainsi, St-Seiya Le Film se retrouve avec un statut super bâtard : d’un côté il ne plaira pas aux fans car il prend trop de liberté avec la série de base (et ça, le fan hardcore, il n’aime pas), de l’autre il ne plaira pas aux spectateurs lambdas car l’histoire est tellement rushée qu’elle rend les objectifs insignifiants et les personnages terriblement creux. Et moi dans tout ça? Ben je suis un peu entre les deux, partagé entre ma sympathie pour la série d’origine, et les grosses lacunes du film entant que tel.
Mon verdict est donc que ce projet était mort dès le départ, et je pense que les producteurs devraient enfin se rendre compte que certains récits ne s’adaptent pas à tous les formats de médias. Je ne déteste pas pour autant le film (ça se regarde) et je ne rejoindrai pas le club des lapideurs des Chevaliers de Bronze (je pense qu’ils se prennent déjà suffisamment de cailloux dans la série!). Finalement ce film est une coquille vide. Une belle coquille… mais vide.

AngelAphro


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Big Hero 6 : Disney dans l’ère du temps

Certains associent souvent Disney aux contes de fées et autres mièvreries (et comment ne pas leur donner raison quand on voit la bande-annonce de la version live de Cendrillon…). Pourtant, ce serait passer sous silence les efforts du studio pour proposer des productions tablant sur d’autres registres, et surtout de le faire bien. Alors que beaucoup adulent (à juste titre) Raiponce et La Reine des Neiges, j’avais été personnellement bluffé par Les Mondes de Ralph qui, à la différence des deux films cités précédemment, osait proposer un univers plus contemporain (celui des jeux vidéos) et plus audacieux (dire que le film a bidé… je suis tristesse). Donc forcément, quand j’ai vu débarquer Big Hero 6 (soit Les Nouveaux Héros en français, mais je ne cautionne pas ce titre moisi) avec ses robots, sa ville hybride mi-américaine mi-japonaise, ses costumes à la Marvel et son méchant badass (oui le méchant est badass), j’étais un peu tout excité, y voyant une relève évidente aux aventures de Ralph, un peu comme l’on était Elsa et Ana pour Raiponce.

Donc que vaut ce dernier Disney? Et bien on est face à une production de très bonne qualité qui, bien que non sans défaut, a vraiment de nombreux atouts. Parlons technique d’abord. C’est vraiment très beau, l’univers proposé par le film est juste hallucinant d’inventivité. Le charadesign et le mechadesign sont agréables et amusants, avec en tête de liste Baymax, le robot marshmallow que tout le monde rêve désormais de posséder (moi le premier). L’animation est excellente et l’équipe du film rivalise d’imaginaton pour proposer des scènes d’actions bien rythmées et bien chorégraphiées. Quant à la musique, c’est encore une excellente surprise avec des morceaux qui restent en tête, me poussant à fortement m’intéresser à l’intégralité de la BO du film.
C’est donc une réussite visuelle à tous les niveaux. Peut être que certains n’adhéreront pas à tout (je pense par exemple au costume d’un personnage en particulier qui est une référence aux monstres japonais) mais c’est globalement très cohérent et très immersif. Ce qui causera selon moi un des défauts du film, mais j’y reviendrai.

Et que nous propose-t-on aux niveaux des personnages et de l’histoire? Rien de bien nouveau certes, mais il y a une vraie maîtrise de l’écriture et on s’attache rapidement aux différents protagonistes. Chacun remplit bien son rôle (même le comique de service qui pourrait être chiant, mais finalement ça passe) et on se rend compte qu’il y a eu un vrai effort de fait sur le héros et son antagoniste (qui pour le coup est un vrai antagoniste et pas un simple méchant). Mais le personnage le plus attachant reste sans aucun doute Baymax qui, par sa naïveté et sa candeur, attire forcément la sympathie et l’attachement immédiat.
Quand à l’histoire, c’est assez classique, voir très prévisible par moment (un adulte devinera rapidement le déroulement du scénario). Cependant le film garde un rythme soutenu et parvient à aborder des thématiques intéressantes (principalement celle du deuil) avec ce qu’il faut d’émotion, sans tomber dans le larmoyant. Sur ce point, on sent une vraie maîtrise et on ne voit pas du tout le temps passer alors que le film fait presque 2 heures. Et c’est là où arrive le principal défaut du film : c’est trop court.

Oui, je le dis, Big Hero 6 est un film d’animation de 2 heures trop court. On aimerait en savoir plus sur l’univers. Ce dernier est d’une richesse irréfutable, mais l’histoire ne permet pas de le développer outre mesure. Idem pour les personnages, on souhaiterait les voir plus, en savoir plus, les voir être développés un minimum. Ils sont ainsi trop nombreux et survolés alors qu’il y avait vraiment matière. Cela n’empêche pas le film d’être excellent, mais je trouve dommage que l’on reste autant en surface alors que l’univers décrit aurait mérité un traitement plus poussé et plus profond.

Toujours est-il que même si je n’ai pas eu un coup de coeur comme ce fut le cas avec Les Mondes de Raph, Big Hero 6 est une belle découverte qui mérite toute votre attention. Bien réalisé, bien écrit et avec un rythme qui ne laisse pas le temps de respirer, c’est pour moi la preuve que les équipes de Disney peuvent écrire autre chose que des films de princesses et proposer des productions bien dans leur temps, agréables autant pour les adultes que pour les enfants. A noter au passage qu’il n’y a aucune chanson dedans, donc pourquoi se priver? Et puis Baymax quoi, faut le voir pour Baymax!

AngelBaymax


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Jupiter Ascending : Le cul assis entre deux planètes

Bon… Parler de ce film va être compliqué pour moi. Vraiment compliqué. Parce que mon coeur de cinéphile, mais aussi de geek assumé, est partagé dans ses sentiments après avoir vu Jupiter Ascending, la dernière production des WACHOWSKI (les réalisateurs de Matrix et de Cloud Atlas). Pourquoi? Parce que c’est un film bourré de défauts, mais j’ai l’impression qu’une partie de moi n’arrive pas à complètement le rejeter. Bref, petite explication sur qui s’apparente à du « je t’aime moi non plus! ».
Jupiter Ascending semble ne pas trouver faveur auprès du public, si j’en crois les quelques avis et critiques que j’ai pu lire depuis sa sortie. Et j’avoue que je les comprends un peu. Le film ne brille pas par son originalité, ni la qualité de son scénario. C’est assez simpliste, voir relativement niais. C’est devenu la proie facile du moment (un peu comme Lucy et Tortues Ninjas l’année dernière), celle sur qui on aime jeter des briques alors qu’elle a déjà de quoi se construire une muraille. Du coup, j’ai encore une fois envie de jouer les avocats du diable.

Pour commencer, je trouve le film beau et cohérent visuellement. Ça en jette grave, que ce soit au niveau des décors, du design des machines ou encore des costumes. Alors certes, il en fait un peu trop par moment (certaines scènes d’actions sont confuses car bourrées d’éléments visuels) et la 3D n’aide pas toujours à la compréhension. Mais la direction artistique, si elle ne plaira pas à tout le monde, a au moins le mérite de pousser son délire jusqu’au bout et de proposer un univers qui a un minimum de sens. De plus, je n’ai pas trouvé la musique trop dégueulasse et elle donne sens aux visuels qu’elle illustre.
L’histoire maintenant. Bon… Force est admettre que ça ne vole pas haut et la trame se révèle classique. Cependant, le film possède un très bon rythme, les 2 heures passent sans aucun problème et il y a un bon équilibre entre les scènes d’actions et celles qui développent le scénario. Par contre, le tout semble avoir été passé à la tronçonneuse tant on a l’impression que certaines scènes sont aux abonnées absentes.
On rencontre aussi des problèmes du côté des personnages. Les antagonistes ont un côté « Divinités Grecques » qui fonctionne plutôt bien dans la contexte de l’histoire, mais ils perdent tout intérêt du moment qu’ils ouvrent la bouche. Jupiter, l’héroïne jouée par Mila KUNIS, est candide à en devenir presque transparente et Caine, son protecteur interprété par Channing TATUM, remplit son rôle à la perfection sans non plus renouveler le genre. La seule originalité du film est finalement de faire jouer à Sean BEAN un personnage qui ne passe pas l’arme à gauche (désolé pour le spoil, mais c’est assez rare pour le préciser!).

Vous me direz que le film n’a finalement rien pour lui. Et c’est un peu le cas. Mais alors pourquoi suis-je partagé? Pourquoi je n’arrive pas à le détester et à le casser ouvertement? Pourquoi j’ai envie de le défendre? Et bien cela va vous paraître fou, mais si j’arrive à trouver de l’intérêt dans Jupiter Ascending, c’est parce qu’il utilise et fait appel à des codes qui me sont chers, à savoir ceux du jeu vidéo et du manga.
Je m’en suis rendu compte très rapidement au cours du visionnage, et c’est sans doute ce qui a fait que j’ai apprécié le film. Tout transpire les inspirations vidéoludiques et japonaises dans ce film. Que ce soit la trame qui ressemble à celle d’un jeu (progression permanente avec des « boss » en cours du route, jusqu’à l’affrontement final) ou certaines scènes qui rappellent les TPS de la dernière génération de console comme Uncharted ou Tomb Raider et les personnages qui pourraient être des héros de jeux OpenWorld (Caine a un côté très Cole de InFamous). Quant au côté manga, on le retrouve dans le design de certains objets et costumes, mais surtout au travers de Jupiter. Cette dernière est l’héroïne de Shônen par excellence : un personnage qui est dans une routine, qui se retrouve au centre d’un conflit gigantesque qui la dépasse et qui va s’entourer d’alliés pour triompher, tout en apprenant à grandir et mûrir.

En cela, je ne peux pas rejeter entièrement le film car il me parle dans une langue que je comprends et qui lui donne un sens. C’est très personnel pour le coup, et je suis bien conscient que mon appréciation atteint un niveau de subjectivité assez élevé. Ce n’est clairement pas un film qui finira dans mon Top 10, mais j’y ai malgré tout trouvé de l’intérêt et une certaine forme de satisfaction. Du coup, impossible de vous le conseiller ou non, je pense que cela dépend de trop de paramètres. Il faudra donc que vous vous fassiez votre propre avis et décidiez, si oui ou non, Jupiter Ascending est un film qui mérite tant d’animosité, ou si finalement c’est une production qui fait appel à des codes différents et qu’il faut donc appréhender différemment. Son destin est entre vos mains.

JupiterAngelMJ


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Les Aventures d’AngelMJ au Japon : Episode 01 – Adieu Internet !

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Pour ma défense, chaque fois que j’ai voyagé à l’étranger, mon réseau français était remplacé par un réseau partenaire du pays où je me trouvais. D’où ma surprise. Par contre, pour Internet, je pense que ma naïveté a encore fait des siennes…

Voilà pour le premier strip de la série sur mes aventures au Japon. J’espère que l’idée vous plait. Les prochains strips arriveront régulièrement, je l’espère.

 


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Angoulême 2015 : L’Ombre de Charlie

Fin Janvier a eu lieu (comme à chaque fois à la fin Janvier) le 42e Festival de la BD d’Angoulême. Et depuis 4 ans maintenant, je me rends à ce festival afin de découvrir de nouveaux auteurs, voir des expos, suivre des conférences, et passer de bons moments avec des amis avec lesquels ce rassemblement est devenu une occasion immanquable de se revoir. Cette année fut toutefois un peu particulière en terme d’ambiance, bien que j’en retire plus de positif que de négatif.

Je me demandais l’impact qu’allait avoir les événements du début du mois sur le Festival, et le constat fut assez proche de ce à quoi je m’attendais : des policiers à chaque coin de rue, des affiches de Charlie Hebdo collées partout sur les murs (ce qui m’a permis de me rappeler pourquoi je n’adhère pas des masses à la ligne éditoriale de ce journal ^^’), du « Je suis Charlie » jusqu’à l’overdose et surtout des contrôles à l’entrée de chaque pavillon ou exposition. De plus, et c’était le plus flagrant, il y avait beaucoup moins de monde que les années précédentes (on pouvait déambuler dans les pavillons plus aisément que d’habitude, même le Samedi) et certains éditeurs étaient aux abonnés absents (comme Ankama). Cela n’a pas empêché les fils d’attentes d’être toujours présentes, les contrôles ralentissant fortement les flux d’entrées (heureusement, j’avais un coupe fil, merci le badge Pro!).
Bref, l’ombre des attentats planée sur le Festival. Pas oppressante certes, mais présente tout de même. Mais cela ne m’a pas du tout empêché d’apprécier mon week-end, bien qu’il fut plus court que d’habitude (d’ordinaire, j’essaie d’être là 3 jours).

Commençons par les expositions. De nombreux auteurs et personnages étaient à l’honneur cette année et dans tous les registres. Que ce soit en BD avec Calvin & Hobbes, en comics avec Jack KIRBY (à qui ont doit beaucoup de super héros) ou encore en manga avec Jirô TANIGUCHI (qui été présent au festival), il y en avait pour tous les goûts et tous les styles. Il est d’ailleurs appréciable de voir que le festival commence peu à peu à trouver un équilibre au niveau des genres, le manga et le comics ne semblant plus être considérés comme les bêtes curieuses du 8e Art (bien que le manga reste toujours le grand absent sur les stands des éditeurs, comme chez GLENAT où le coin manga faisait peine à voir…).

Quant aux conférences, celles que j’ai pu suivre se sont révélées vraiment intéressantes. J’ai pu participer à celle des éditeurs CASTERMAN et KANA où il était question de l’adaptation des mangas en France (avec deux écoles d’adaptions qui s’affrontent). Puis j’ai suivi une nouvelle conférence sur le thème de la censure dans les comics, mais cette fois en France (l’année dernière, c’était aux Etat-Unis). J’avoue avoir bien rigolé à cette dernière lorsque l’on voit jusqu’où la censure pouvait aller (genre virer les masques des super-héros car c’est « un incitation au mensonge »…) et c’est là que tu te rends compte qu’à l’heure d’aujourd’hui, on est quand même moins coincé du cul. Puis j’ai clôturé avec une conférence sur Rumiko TAKAHASHI, la mangaka à qui l’on doit les séries comme Lamu, Juliette Je T’aime (Maison Ikkoku) ou Ranma 1/2.
Alors certes, j’aurai voulu assister à plus mais il est toujours compliqué de maximiser son temps sur seulement un week-end, surtout lorsque les conférences sont dispatchées aux quatre coins de la ville. J’espère que je pourrais revenir à une formule de 3 jours d’ici l’année prochaine.

Enfin niveau achats, j’ai été beaucoup plus sage que l’année dernière. Très peu de nouveautés ont attiré mon attention, donc j’ai surtout profité de l’occasion pour compléter mes collections en cours, et aussi fait quelques affaires (genre 11 tomes de Fullmetal Alchemist à 30€ °^°). Bien que la baisse de fréquentation permettait d’y voir un peu plus clair dans les rayons, j’ai trouvé dommage que les éditeurs continuent à mettre continuellement les mêmes titres en avant. Du coup niveau dédicace, c’était pas non plus la fête du slip, le seul auteur que j’aurais souhaité voir étant celui de The Walking Dead. Mais c’était juste le Vendredi. Donc tant pis…

En bref, un festival très riche et très diversifié cette année. Malgré l’ambiance un peu à part, cela ne m’a pas empêché de déambuler dans les rues de la petite ville d’Angoulême et de repartir avec des souvenirs pleins la tête. Je vous laisse avec une petite anecdote qui m’a beaucoup amusé : deux amies qui m’accompagnaient ont absolument tenu à avoir une dédicace de Junji ITÔ, un mangaka qui s’illustre principalement dans le registre de l’horreur. Leur demande fut donc pour le coup assez paradoxal… ^^’

JunjiITO

 

PS : Si vous voulez un article encore plus complet, mes confrères du site Anime-Kun, avec qui j’ai fait le festival, ont rédigé un papier que vous pouvez lire ici.