L'Atelier d'AngelMJ


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Analyses SLG – Analyse 02 : L’évolution de la série

Après le blog, il est temps pour la chaîne YouTube de faire sa rentrée à son tour. Je vais donc me remettre sur mon rythme d’une vidéo par mois, et on lance les festivités avec une nouvelle analyse SLG qui se concentre sur l’évolution de Salut Les Geeks depuis sa création.

J’avais commencé petit avec ma première analyse, en m’attaquant à un seul épisode. Mais avec cette nouvelle vidéo, le travail a été bien plus conséquent. Souhaitant vous proposer une analyse de qualité, j’ai revisionné l’intégralité des vidéos de la chaine de Mathieu SOMMET, le tout en prenant des notes et en lisant la plupart des commentaires de certaines d’entre elles (surtout des dernières saisons à dire vrai, je me voyais mal lire les commentaires de plus de 130 vidéos…).
Ajoutez à cela l’écriture du script, le tournage, la voix off et le montage, cette analyse représente facilement un mois de travail. Je ne m’attendais pas à ce que cela prenne autant de temps et d’énergie et j’avoue que j’en tirerai les leçons pour la prochaine fois (comme par exemple anticiper le temps d’encodage bien plus important que pour un clip de 4 minutes !).

Toujours est-il que la vidéo est enfin là. J’espère que vous en apprécierez le contenu car j’ai vraiment cherché à vous proposer une analyse sympa à suivre et avec un fond intéressant. Dans tous les cas, j’attends vos retours dans les commentaires. Bon visionnage !


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Marathon Ciné Juillet 2016 : BGG, Age de Glace 5, Tarzan, Independence Day Resurgence

Salut les gens,

1-Total

Pas trop d’activités sur le blog en ce moment, je prends quelques jours de repos bien mérités après un début d’année chargée et une Japan Expo sympa mais épuisante. Du coup, j’en ai profité pour aller me réfugier dans mon cinéma climatisé pour un petit marathon (ça faisait très longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de le faire). Au programme mes retours rapides sur 4 films : Le BGG, L’Âge de Glace : Les lois de l’Univers, Tarzan et Independence Day : Resurgence. C’est parti !

2-BGG

On démarre avec Le BGG, dernier film de Steven SPIELBERG tiré d’un livre de Roald DAHL. Franchement, je ne sais pas trop quoi en penser si ce n’est que je me suis globalement ennuyé durant toute la diffusion. Déjà que le film est long, il manque cruellement de rythme et surtout d’enjeux. Pourtant j’ai apprécié l’aspect très poétique qui s’en dégage, particulièrement toute l’imagerie autour des rêves. Mais à côté de ça, il faut faire avec des effets spéciaux ratés qui brisent l’immersion (et venant de SPIELBERG c’est très surprenant), des personnages assez lisses (Sophie est insupportable) et des dialogues plats (ou ça vient de la VF, mystère…).
Du coup, je ne sais même pas à qui s’adresse vraiment le film. Sans doute aux enfants, mais ils risquent de vite décrocher car c’est par moment très contemplatif. Quant à moi, j’ai trouvé ça trop mou et trop infantile à bien des niveaux pour me sentir impliqué dans le récit (il y a des blagues sur les pets… je déconne pas). Donc dans tous les cas, je vous encourage à vous faire votre propre avis mais me concernant c’est non.

3-AgeGlace

Quand j’ai vu la bande annonce de ce 5e opus de l’Âge de Glace (déjà 5… ça commence à faire beaucoup), je me suis demandé si les créateurs ne commençaient pas à aller trop loin. Scrat dans l’espace? Nos héros qui cherchent à dévier un astéroïde ? Sérieusement ? Je suis donc parti hyper sceptique mais maintenant que j’ai vu le film, je suis entrain de réaliser que je n’avais pas le bon regard sur la direction que prend la série.
En réalité, l’Âge de Glace se veut une sorte d’héritage des anciens cartoons type Loney Toons. Le rythme, le manque de logique, le grand nombre d’anachronismes ainsi que le comportement de certains personnages (particulièrement Buck, ainsi que certains gags avec Scrat) : tout y fait référence. Dès lors que j’ai compris cela, ma manière d’abordé le film a complètement changé. Et finalement je l’ai trouvé très divertissant, bourré de bonnes idées, avec un rythme maîtrisé et certains gags sont vraiment drôles (le passage de Scrat avec l’apesanteur m’a provoqué un fou rire). Alors certes, je regrette que l’intrigue se centre encore une fois sur la famille de Manny, laissant Sid et Diego sur la touche. Mais globalement, c’est bien au dessus du 4e opus et on passe un bon moment.

4-Tarzan

Alors là, je suis perplexe. Produit par David YATES (le mec derrière les 4 derniers films Harry Potter pour vous situer), il s’agit d’une énième adaptation des aventures de Tarzan. Le film se concentre sur le retour du roi de la jungle en terre d’Afrique, après que ce dernier est séjourné avec Jane en Angleterre. Quand je dis que je suis perplexe, c’est qu’en soit cette production n’a pas de défaut en particulier. C’est souvent joli, bien filmé, le rythme est correct et l’histoire se suit sans trop de problèmes.
Mais en réalité, je me pose surtout la question de son utilité. Quel intérêt de sortir encore un film sur Tarzan si c’est pour proposer une production lisse et sans véritable plus-value? Car on ne va pas se leurrer : ce film vous le voyez une fois, c’est pas l’enfer, mais vous risquez de ne plus vous en souvenir 24h plus tard. En ça, il est difficile pour moi de savoir ce que j’en ai vraiment pensé. Pas assez mauvais pour l’exploser, pas assez remarquable pour qu’il marque… Bref c’est dispensable au possible. Une production lambda qui sombrera sans doute dans les abysses du cinéma.

5-ID

Honnêtement, il y a des personnes qui souhaitaient une suite à Independence Day ? Perso quand j’ai appris l’existence du projet, j’étais vraiment en mode OSEF complet. J’avais un bon souvenir du premier opus malgré son côté nanardesque et son patriotisme dégoulinant, mais de là à souhaiter une suite? Clairement pas.
Malgré tout, je suis allé voir de quoi il en retournait. Et honnêtement, le film fait exactement ce que l’on attend de lui. C’est de la SF/Catastrophe bien faite, les effets spéciaux sont très convaincants et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Alors oui y a du patriotisme, oui c’est par moment cliché et oui les nouveaux personnages sont lisses au possible. Mais franchement, vous vous attendiez à quoi ?
En ça, pas de mauvaises surprises pour le spectateur informé : vous aurez droit à ce que vous venez voir. Allez-y en toute connaissance de cause. Pour moi, c’est du nanar deluxe : ça se prend grave au sérieux mais en même temps c’est visuellement bien foutu et amusant à regarder. Donc je ne vois pas pourquoi je cracherais sur un divertissement de ce type. Ca n’a pas prétention de plus et ça fait le job.

Voilà donc pour mes retours rapides sur ce marathon de Juillet. À noter que plus tôt dans le mois, j’ai pu voir Le Monde de Dory qui est une suite très honorable et bourrée de bonnes idées. J’ai aussi vu Ninja Turtles 2 qui est un blockbuster pour enfants que j’ai déjà oublié. Par contre, pas mal de films débarquent dans les semaines à venir : Insaisissables 2, Suicide Squad, Comme des Bêtes, le nouveau Star Trek, SOS Fantômes, le nouveau Jason Bourne… Bref, mon abonnement va bien chauffer durant l’été.


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Analyses SLG – Analyse 01 : Que retenir de l’épisode 99 ?

C’est toujours un défi de se lancer dans un nouveau projet. Qui plus est quand ce projet vous demande du temps, de l’investissement et (il faut bien l’admettre) un peu de courage. Lors de ma FAQ de Mars 2016, j’ai fait part de mon envie de lancer un nouveau concept d’émission sur ma chaine YouTube, dont le but serait de parler plus en détails de Salut Les Geeks, le webshow de Mathieu SOMMET qui me passionne depuis maintenant 2 ans.
J’ignorais comment mon public allait accueillir cette annonce, car j’avais besoin de matériel pour me filmer et réaliser cette émission. A ma grande surprise, nombreux ont été ceux à souhaiter sa réalisation, vu que les dons sur Tipeee ont fortement augmenté après cela et que j’ai pu, grâce à vous, faire l’acquisition de matériel.

Voici donc la première analyse qui se concentre sur l’épisode 99 de SLG. Épisode un peu à part vu qu’il s’agit de la première tentative de Mathieu dans le monde de la fiction, j’ai eu à cœur de démarrer avec elle pour plusieurs raisons. Déjà, c’était pour moi une manière simple de m’essayer à la chronique face caméra. En effet, me focaliser sur une seule vidéo m’a paru un bon exercice. Ensuite, cet épisode n’a pas fait l’unanimité et je me suis dit qu’il était intéressant de savoir un peu pourquoi.

La création m’a pris facilement une semaine (je ne me rendais pas compte à quel point faire du montage était chronophage) et j’ai réalisé le tout avec un sentiment d’excitation et d’appréhension. Excitation car j’avais enfin l’occasion de parler plus en détails de SLG (chose que je ne peux pas beaucoup faire, hormis avec quelques amis qui doivent commencer à s’en lasser), mais aussi appréhension car je sais que parler du sujet ouvertement ne sera pas forcément vu d’un très bon œil par une partie du public (surtout les fans hardcore).
Car mon but avec cette vidéo, c’est de parler du sujet sans concession et avec honnêteté. Dire ce qu’il va, ce qu’il ne va pas, mais le faire de manière constructive. C’est en tout cas ce que j’ai cherché à faire et j’espère que cela se ressent.

Mais assez blablaté. Je vous laisse y jeter un œil et vous faire votre propre avis. Je suis bien sûr très ouvert à vos remarques et commentaires, que ce soit au niveau du fond ou de la forme. Bon visionnage à vous !


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Undertale : Fier de ses choix

Je pense qu’il n’y a pas de mal à être fan de quelque chose. Les fans sont souvent des passionnés qui profitent de chaque occasion pour partager ladite passion. Mais parfois, certains d’entre eux vous donnent juste envie de fuir loin de l’objet de leur admiration, tant ils peuvent être virulents, voir carrément sectaires dans leur propos.
Et comme beaucoup, j’ai tendance à me tenir éloigné de ce type de fanbase, ainsi que de l’objet de leur culte. J’ai ainsi failli passer à côté d’Undertale, un jeu indépendant sorti l’année dernière, et qui a déchaîné les foules. De nombreux aspects m’attiraient vers ce jeu, mais la hype autour m’a refroidi et les éloges me semblaient trop nombreuses pour être honnêtes. Malgré tout, j’ai décidé d’en avoir le cœur net et ai fait l’acquisition de cette production à l’occasion d’une solde sur la plateforme Steam. Voici donc mon humble avis après 25h de jeu et plusieurs parties dans les pattes.

Undertale est un jeu indépendant dans la pure tradition des J-RPG. L’histoire nous raconte le périple d’un jeune humain (son sexe est volontairement indéfini pour une meilleure identification par le joueur), tombé par mégarde dans le monde des monstres et qui tente de rentrer chez lui. Le titre possède une particularité assez unique : vous n’êtes pas obligés d’affronter vos ennemis et avez la possibilité de les épargner, dès lors que vous effectuez les bonnes manipulations. Et c’est avec ce principe tout simple que le jeu va prendre une dimension bien plus grande et beaucoup moins classique qu’il n’y parait.

Je vais très rapidement parler des défauts du titre. Le principal, selon moi, est que les graphismes laissent souvent à désirer. Si on sent une intention derrière la direction artistique, on ne me fera pas croire que certains éléments n’ont pas été bâclés. Je pense surtout au mapping de certaines cartes où, parfois, on ne parvient pas à faire la différence entre le sol et le plafond. Cela est d’autant plus critiquable que le jeu contient par moment des décors sublimes, dans la pure tradition pixel-art.
Dernier défaut : le jeu est entièrement en anglais. Et il va sans dire que vu l’importance des dialogues dans la progression du joueur, cela risque d’être un gros frein pour ceux ne maitrisant pas un minimum la langue. Je peux comprendre qu’une traduction serait un exercice laborieux, vu la quantité de textes que contient le titre, mais je pense qu’il est important de le préciser.

Et ça s’arrête là. Oui, je ne vois pas d’autres points à reprocher au jeu. Le reste témoigne d’une véritable maîtrise du média vidéoludique, mais également de l’écriture et de la manière dont on peut raconter un histoire via le jeu vidéo. C’est pour moi la plus grosse force du titre : parvenir, au travers du gameplay et des choix du joueur, à lui faire vivre un aventure riche et intéressante.

Tout l’intérêt du jeu réside dans la manière dont vous choisirez de vous comporter : soit en jouant « normalement » et en tuant tous ennemis et boss se mettant sur votre chemin, soit en ne faisant aucune victime. Si cela peut paraître basique, il n’en est rien une fois la partie lancée. Car comme dit plus haut, le jeu utilise les mécaniques et les codes du J-RPG pour mieux les détourner ou les mettre au service de son histoire. Ainsi, des actions aussi évidentes que faire du leveling (rester dans une zone pour tuer des ennemis en boucle et monter de niveau) ou fuir les combats, auront de vraies conséquences et certains de ces actes basiques seront perçus d’une toute autre manière.

Ainsi, Untertale parvient à surprendre le joueur en le questionnant sur ses choix et sur sa manière de jouer (l’intérêt étant de tester toutes les possibilités). J’ai été personnellement très sensible à ma partie « Pacifiste », dans laquelle je suis parvenu à ne tuer personne. Déjà parce que cela correspond à ma manière d’être et à mon caractère, mais j’ai apprécié que le jeu me « récompense » pour cela. Du coup, j’avoue avoir été ému lors de cette partie et très sensible à la narration et aux dialogues proposés.
J’ai d’ailleurs mis un peu de temps avant de tenter une partie « Génocide » (tuer tout le monde). En effet, je m’étais tellement attaché aux personnages que je me voyais mal relancer une partie pour tous les exterminer. Finalement, elle m’a semblé plus classique dans son déroulement (qui se veut plus « naturel » pour un joueur lambda). Mais encore une fois, le jeu surprend en nous mettant face à nos actions et j’ai été agréablement surpris par le dénouement de cette partie. Donc les deux voies sont à emprunter, ne serait-ce que pour avoir le fin mot de l’histoire.

Avant de conclure cette chronique, je tiens à ajouter que la bande son de ce jeu est sans doute une des meilleures que j’ai pu entendre ces dernières années. Certaines compositions sont réellement marquantes, autant dans le registre léger que celui du drame. La musique fait vraiment partie intégrante de l’expérience de jeu et c’est en cela que je la trouve excellente. Certaines pistes restent en tête et on se surprend à les fredonner tout en repensant aux bons moments passés dans le jeu.

Clairement, jouer à Undertale fut une expérience unique. Je pense que peu de jeux ont réussi à m’interpeler à ce point. Je me suis senti impliqué en tant que joueur grâce à une écriture maîtrisée, des personnages attachants et par le fait que mes choix aient de vraies conséquences sur le déroulement de l’aventure. Et surtout, j’ai aimé sa manière d’utiliser le média pour servir l’histoire, de se vouloir un peu méta mais de le faire bien et de manière cohérente. En bref, hype ou non, il s’agit d’un jeu à faire et je le conseille à n’importe quel joueur souhaitant vivre, lui aussi, cette expérience. Croyez-moi, ce sera criminel de passer à côté.

EDIT : Une traduction française serait en cours de réalisation. Très bonne nouvelle ! Ce sera l’occasion pour tout le monde de découvrir le jeu sans la barrière de la langue (et dans mon cas, ce sera une bonne raison d’y jouer à nouveau).

AngelPacifist


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Warcraft – Le Commencement : Pour la horde

Je m’évertue à le répéter au fil des adaptations : j’aime avoir un regard critique sur une production cinématographique, peu importe ses origines. Pourtant, une fois sorti de ma projection de Warcraft – Le Commencement, je me suis demandé si j’avais une légitimité à pondre une chronique sur ce dernier.
En effet, je suis un gros néophyte de l’univers Warcraft (j’ai à peine tâté le 2e opus quand j’étais au lycée, faute de temps et d’envie), mais je me suis quand même rendu dans mon cinéma pour en voir l’adaptation. Pour simple motif que j’aime les univers d’héroic-fantasy et que peu importe que ce soit tiré d’un livre ou d’un jeu vidéo à succès, j’avais envie de tenter l’aventure. Vous n’aurez donc pas ici le point de vue d’un joueur, mais bien celui d’un cinéphile.

On va donc aborder d’office le sujet : je n’ai pas eu besoin de connaître quoi que ce soit du jeu pour apprécier cette production. J’ignore si c’est parce que je suis familier à ce genre d’univers ou si le réalisateur a tout simplement bien fait son travail (sans doute les deux), mais je n’ai jamais été perdu dans l’intrigue. Les éléments inhérents au royaume d’Azeroth sont bien introduits et bien expliqués. J’ai bien-sûr dû passer à côté de quelques subtilités et clin d’œil que seuls les fans verront, mais l’ensemble m’a paru cohérent et bien fondé. L’univers est ainsi crédible et je n’ai n’a eu aucun problème pour rentrer dans l’histoire.
Les choses étant claires, parlons maintenant du film. Et qu’en dire si ce n’est que je ne sais pas trop comment attraper le bébé (orc). Pour faire simple, il y a du bon et du moins un peu partout, ce qui rend la critique assez délicate. Je vais donc y aller par étape.

On va commencer par l’aspect purement graphique. J’ai personnellement trouvé les costumes et accessoires très beaux et très design. Il y a un côté un peu old school, à la limite cartoon, dans la représentation des éléments typiques de ce genre d’univers (armes, créatures fantastiques, manière dont la magie est représentée, etc.) qui ne m’a pas déplu. Ajoutez à cela que j’ai beaucoup aimé la modélisation des orcs et la manière dont ils étaient représentés. Leurs interactions avec les acteurs humains fonctionnent très bien et cela rend le tout crédible.
Par contre la crédibilité prend un méchant coup dans les dents avec les décors. La vache… Qu’est ce que ça fait fake. Ils sont loin d’être laids, ce n’est pas ce que j’ai dit. Mais le rendu est trop numérique, trop propre. À certains moments, on ne sait plus si l’on est toujours devant un film en prise de vue réelle ou si on a basculé dans l’animation pure et dure. Cela ne gêne pas à l’immersion, mais c’est parfois un peu déstabilisant.

Pour ce qui est de la mise en scène, je l’ai trouvé classique et efficace. Un peu trop scolaire par moment, mais cela ne gêne en rien le visionnage. Les scènes d’actions sont bien orchestrés (le tout avec juste ce qu’il faut de violence) et j’ai globalement apprécié les musiques, même si là aussi on est dans du classique. Ça fait le job quoi.

Au niveau des acteurs, j’avoue ne pas avoir été convaincu. La plupart d’entre eux sont complètement en roue libre (voir un peu perdus) et j’ai trouvé que leur jeu manquait cruellement de naturel. Et c’est à peu près le cas pour l’ensemble du casting. En fait, on dirait presque de simples cosplayers ayant de beaux apparats mais qui perdent toute crédibilité dès qu’ils ouvrent la bouche.
Et à ma grande surprise, j’ai à contrario beaucoup aimé la prestation offertes par les orcs. Car aussi fou que cela puisse paraître, la manière dont ils sont animés rend leurs expressions et réactions très crédibles. Du coup, je me suis plus attaché à ces massives créatures et j’ai trouvé leur « jeu » plus convaincant (oui je sais, c’est assez étrange…).

Et puis il y a l’histoire. Là aussi, ça souffle le chaud et le froid. La trame est en soit intéressante au niveau de ses thématiques et de la manière dont elle choisit de les présenter. Même s’il faut s’accrocher pour suivre le raisonnement de protagonistes citant moultes lieux et personnages, l’ensemble se suit sans gros soucis. De plus, il y a un aspect dramatique assumé auquel j’ai été sensible (genre des personnages importants qui meurent). Ajoutez à cela que l’absence de manichéisme permet de s’identifier à chaque clan et à comprendre les enjeux de chaque race (perso j’étais plutôt du côté des orcs bizarrement).
Cependant, je ne peux pas non plus nier que l’ensemble est parfois un peu convenu et que l’on est rarement surpris par le déroulement des évènements. De plus, et là aussi c’est étrange à expliquer, j’ai trouvé certaines morts un peu faciles. Faciles dans le sens où elles sont parfois « gratuites », comme pour insister sur l’aspect dramatique de la trame, et surtout pour justifier certains points du scénario (j’ai des exemples en tête mais je risque de spoiler…). Encore une fois, rien qui ne soit vraiment gênant mais c’est un peu comme avoir un petit caillou au fond de sa chaussure : ça n’empêche pas de marcher mais on aimerait mieux qu’il ne soit pas là.

Si je devais résumer mon ressenti, je dirais que Warcraft – Le Commencent est un film plein de bonnes intentions. De vraies bonnes intentions. Mais il manque selon moi d’un peu d’audace et aurait mérité d’être peaufiné (surtout niveau mise en scène). Il a des qualités à tous les niveaux, mais ces dernières sont accompagnées d’une multitude de petits défauts. Défauts qui n’empêchent pas d’apprécier le film, mais qui m’ont souvent fait sortir de ce dernier.
Donc à savoir si je le recommande. Hum… Oui. Dès lors que vous aimez ce type d’univers, il y a de grandes chances pour que vous passiez un bon moment. Mais je pense que ce film ne marquera pas le genre cinématographique dans lequel il s’illustre. Par contre celui des bonnes adaptations de jeu vidéo au cinéma, il y a plus de chance…

AngelOrcWEB


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X-men Apocalypse : La relève ?

Deadpool, Batman v Superman, Civil War… On peut dire que c’est le défilé des adaptations de comics cette année. Et je trouve cela assez fascinant à observer. Car il est amusant de constater les écarts d’avis sur ces productions, vu que chacune tente de laisser son empreinte à sa façon. Et le dernier X-men risque d’apporter encore plus d’eau au moulin.
Il faut dire que le genre super-héros a gagné au fil des années ses lettres de noblesse et chaque sortie semble devoir répondre à des attentes de plus en plus grandes. Or, je pense que vous connaissez mon avis sur le sujet si vous êtes familiers de mes chroniques.

Pour rappel, je fais partie de cette catégorie de spectateurs complètement lassés par ces adaptations. Je n’y trouve plus le plaisir des premières fois et comme indiqué dans ma critique de Civil War, j’ai décidé d’aller voir ces films sans me prendre la tête. Au moins je ne suis plus déçu, je ne porte plus d’attentes et au mieux, je passe au bon moment dans les salles obscures.
Du coup, je préfère être honnête d’emblée : mon appréciation de ce X-men Apocalypse est très influencée par ma nouvelle manière de penser. Car pour moi le film est bourré de (gros) défauts mais je ne peux pas nier le fait d’avoir pris un plaisir non dissimulé à le regarder. En sachant cela, voyons un peu de quoi il en retourne.

Je vais aborder d’office le gros souci du film : son écriture. Franchement, c’est écrit avec les pieds. J’avoue avoir beaucoup ri durant la projection, mais je ne pense pas que c’était le but recherché. Le scénario est ultra classique, convenu, voir impersonnel, et ne cherche même pas à cacher les faiblesses du script. Il en ressort un manque évident de tension (alors qu’on est face à un antagoniste quasi divin) et les scènes sensées être poignantes sont souvent ridicules (coucou Magnéto).
Cela donne sans conteste au film un côté assez nanardesque. En fait, on sent clairement que les efforts n’ont pas été concentrés sur l’histoire. Mais il est certain que cet aspect risque de déstabiliser une partie du public, surtout après Days of Future Past qui avait essayé d’apporter un peu de profondeur à une histoire dont les bases sont de plus en plus branlantes.

D’ailleurs niveau cohérence avec les autres films, on est complètement dans les choux. On a l’impression que Brian SINGER n’a pas voulu se prendre la tête pour respecter une quelconque logique avec les productions précédentes. Mais bon, la timeline des X-men au cinéma est tellement un bordel sans nom que même si cette solution sonne comme une facilité, je ne trouve pas le choix si gênant.
Enfin dernier point qui fera sans doute débat, le film semble clairement venir d’un autre époque et se rapproche de la construction des 2 premiers épisodes, sortis respectivement en 2000 et 2003 (merci le cinéma de me rappeler que je vieillis…). Certains y verront une nouvelle faiblesse d’écriture du réalisateur, d’autres ils verront, comme moi, une manière sympathique d’essayer de revenir aux sources de la saga. Saga qui a quand même pris cher dans les canines depuis ses débuts…

Vous vous dites que ça commence à faire beaucoup. Effectivement, il y a vraiment matière à tirer à boulet rouge sur Apocalypse. Et pourtant, figurez-vous que malgré tout, le film m’a plu. Beaucoup plu même. Je pense qu’inconsciemment il a titillé de vieilles sensations en moi et j’y ai été sensible. C’est là que je me rends compte que l’appréciation d’un film se joue parfois à pas grand chose.

Pour commencer, fait assez rare pour être soulevé, le fan service a très bien marché sur moi. Pas toujours très convaincu par son utilisation, ici je me suis laissé prendre au jeu. Il y a plein de références aux précédents films, que ce soit niveau dialogues (la pique sur le 3e film) et certaines scènes (la découverte des pouvoirs de Scott, le combat dans la cage, le passage avec Quicksilver, etc.). Il y a aussi beaucoup de mutants dans cet opus, et je ne cache pas mon plaisir d’avoir revu mes petits favoris tels que Diablo ou Jean Grey.
Je pense que j’ai accepté cet état de fait car je l’ai trouvé bien géré. Le scénario arrive malgré tout à justifier son utilisation et même l’apparition surprise de certains mutants est plutôt bien amené.

Ensuite, j’aime énormément l’esthétique général du film. J’ai retrouvé quelques fulgurances de mise en scène des 2 premiers opus (qui restent mes préférés). Il y a quelque chose de très théâtral, voir d’un peu surjoué dans l’utilisation des effets spéciaux. Et alors que j’avais pesté à ce sujet sur le 2e Avengers par exemple, ici je trouve que ça passe crème. Est ce une histoire de contexte ? Est ce parce que nous sommes face à des mutants disposant de pouvoirs n’ayant plus grand chose à voir avec la génétique ? Je l’ignore mais j’ai trouvé ça plaisant à regarder.
Le tout est mis au service de nombreux combats bien foutus et agréable à suivre. Moi qui avait regretté leur absence dans Days of Future Past, SINGER semble chercher à se rattraper. L’acte final possède ainsi quelques moments forts sympathiques dans sa façon de représenter les affrontements. Il en résulte ainsi un rythme maîtrisé qui fait que l’on ne voit pas du tout le temps passer.

Vient l’heure du bilan et de faire preuve d’honnêteté. Oui, X-men Apocalypse a de gros défauts, j’en suis conscient et je ne les nie aucunement. Mais je mentirais en disant que je n’ai pas trouvé son visionnage agréable. Car ce fut indéniablement le cas. Est ce à cause du fan service qui a titillé ma nostalgie des premiers films ? Est ce à cause de l’apparition de mes mutants préférés et d’acteurs que j’apprécie ? Est ce à cause de son esthétique pas toujours subtile mais qui donne au film un certain cachet ? Peut être un peu de chaque point finalement.
Face à cet état de fait, je le case donc sans honte dans ma catégorie « plaisir coupable » de 2016 que je reverrai avec plaisir, juste pour le fun.

SansaJG


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Money Monster : Pas touche à mes sous

On ne va pas se mentir : cette moitié d’année 2016 en termes de cinéma n’a pas été des plus fofolles. Bien qu’il y ait eu quelques fulgurances grâce aux sorties rapprochées de Batman v Superman et du dernier Captain America, on ne peut pas dire que je me sois beaucoup aventuré dans mon cinéma ces dernières semaines.
Du coup, j’avoue qu’il s’agit d’une des rares années où l’ouverture du festival de Cannes m’a un tant soit peu intéressé, car les films présentés en compétition se révèlent assez variés et potentiellement intéressants. Je vais donc tenter de voir toutes les productions qui voudront bien être projetées dans ma ville, et on commence avec Money Monster, film réalisé par Jodie FOSTER avec George CLOONEY et Julia ROBERTS (coucou, ça faisait longtemps que je ne t’avais vue toi…) en tête d’affiche.

Je suis surtout allé voir le film car le casting avait de la gueule, j’avoue (la bande annonce était pas très engageante). Le thème ne m’intéressait pas plus que ça, surtout que ma dernière expérience avec un film du genre boursier, à savoir The Big Short, ne s’était pas révélée très euphorisante (en gros, je m’étais ennuyé). Mais Money Monster n’a vraiment rien à voir et son speech de départ n’est qu’un prétexte pour brasser des thématiques bien plus nombreuses qu’il n’y parait, tout en restant accessible.

Et je dirais que c’est l’un des points qui fait la force du film : n’importe qui peut le voir et l’apprécier. Si l’univers de Wall Street n’est pas toujours des plus abordables, le fait que le sujet soit traité par le biais d’un présentateur télé rend le tout beaucoup plus simple et cela fait d’ailleurs partie intégrante des problématiques soulevés par le film. J’entends par là qu’au delà de la critique faite envers le système boursier, Money Monster se révèle surtout être une critique des médias, de le banalisation de l’information, ainsi que de la passivité de ses spectateurs.
Du coup, certaines scènes ont un vrai impact et j’ai été surpris par le cynisme général qui se dégage du film. Difficile de trop en dire sans spoiler car mon but est de vous encourager à aller voir cette production (oui je spoile un peu la conclusion de l’article), mais disons qu’il y a des passages vraiment bien fichus qui nous rappellent à quel point les médias (autant la télé qu’Internet) nous ont rendu insensibles à certaines situations.

En ça, le film se révèle être une vraie bonne surprise. D’autant plus qu’au niveau de la forme, il n’y a vraiment rien à lui reprocher. La manière dont filme Jodie FOSTER est plutôt efficace, le rythme de montage est très bon et j’ai particulièrement aimé la manière dont elle retranscrit les interactions entre les deux personnages principaux (alors qu’ils sont rarement réunis au même endroit).
En parlant d’eux d’ailleurs, George CLOONEY et Julia ROBERTS font très bien leur boulot (en même temps, qui cela pourrait surprendre ?). Ce ne sera sans doute pas LE film de leur carrière, mais j’ai apprécié l’alchimie palpable qu’il y avait entre eux et qui fonctionne très bien.

J’ignore l’accueil qui sera fait au film lors du festival de Cannes, mais à vrai dire je m’en fous un peu. Personnellement j’ai passé un très bon moment devant Money Monster et je vous encourage à aller le voir. C’est un film bien fichu, bien monté et bien joué, qui traite de thématiques d’actualité tout en restant accessible et qui a le mérite d’aller droit au but (le film fait 1h39, ce qui est devenu rare). Bref, niveau démarrage pour mon marathon, ça commence relativement bien.

AngelMM


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Pandora Hearts : Les chaines du destin

Je pense que tout lecteur connait cette sensation lorsqu’il termine une série qu’il affectionne : d’un côté on se réjouit de voir une belle aventure aboutir, et de l’autre on est triste de quitter de manière définitive un univers et des personnages auxquels on s’était attaché. Et lorsque j’ai fermé le dernier volume du manga Pandora Hearts, cette étrange sensation était bien présente. Retour sur une série débutée en 2010 aux éditions Ki-oon et qui cache beaucoup plus de potentiel que l’on ne pourrait le croire.

Pour être honnête, j’ai mis un petit moment avant de m’y mettre. Lancé en grande pompe par son éditeur, Pandora Hearts ne m’a pas attiré tout de suite car je n’y voyais qu’une énième série pour midinettes surfant sur la mode gothic, bourrée de bishōnens et usant encore une fois de références à l’univers d’Alice aux Pays des Merveilles (visiblement, les japonais sont à fond sur cette œuvre…).
Cependant, ayant malgré moi succombé à la patte graphique de la mangaka Jun MOCHIZUKI (comme quoi, je peux me laisser séduire par la forme avant le fond), j’ai été agréablement surpris de découvrir une histoire relativement bien écrite et aux protagonistes intéressants. Mais faisons les choses dans l’ordre :

Pandora Hearts nous raconte la quête d’Oz, un jeune garçon condamné à être jeté dans l’Abysse, une sorte de dimension parallèle où le cours du temps est complètement différent et où il devra errer pour l’éternité. Malheureusement pour notre héros, les lieux sont aussi habités par des Chains, créatures avides d’âmes humaines (un plat visiblement très prisé par tout monstre de fiction, ça doit vraiment avoir bon goût…). Avec l’aide d’une Chain nommée Alice (une jeune fille qui cache l’apparence d’un sanguinaire lapin noir), il va réussir à s’échapper pour retourner dans le monde réel afin de découvrir les raisons de sa condamnation.
Au fil de ses découvertes, il fera la connaissance de nombreux protagonistes tous plus ou moins liés à l’Abysse. Mais surtout, il tentera de percer le mystère de la Tragédie de Sablier, un évènement majeur survenu il y a 100 ans et qui semble receler bons nombres de réponses.

A la lecture de ce synopsis, on est en droit de s’attendre à une série shônen classique dans la pure tradition du genre. Toutefois, Pandora Hearts parvient à sortir du lot car dispose de pas mal d’atouts dans son jeu.

Commençons par la base. Ce manga est beau. Que l’on soit sensible ou non au style de la dessinatrice, c’est pour moi un fait difficilement contournable. Il y a un soin tout particulier accordé à la mise en page qui rend les scènes lisibles et fluides. De ce fait, les émotions des personnages sont très bien retranscrites. Ces derniers sont assez nombreux mais disposent de looks facilement identifiables pour que, malgré un charadesign assez uniforme, ont sache toujours à qui on a affaire. Note spéciale pour les différentes tenues et costumes, on est face à un véritable défilé et on sent que la mangaka s’est fait plaisir (et les cosplayers doivent sans doute la remercier pour ça).
Seul reproche éventuel, les décors sont souvent aux abonnés absents. Si l’auteure prend bien le temps de situer les protagonistes, une fois fait, les planches sont la plupart du temps assez vides. Un détail qui ne gâche en rien la lecture ou la mise en scène, mais je me devais de l’indiquer par soucis d’honnêteté.

Quant au fond, c’est clairement sur ce point que le manga m’a particulièrement plu. En relisant la série d’une traite, on sent une vraie maîtrise de l’univers proposé et aucun détail n’est laissé au hasard. La narration est principalement construite autour des relations entre les personnages. Ainsi la mangaka tente de développer chacune d’elles en abordant des thèmes divers et variés : amour, amitié, loyauté, fascination… Il y a vraiment de tout. Et c’est selon moi la force de ce titre : arriver à faire interagir autant de personnages sans tomber dans la redite ou les doublons. Un sacré tour de force qui ne fait que renforcer l’attachement du lecteur pour les protagonistes.
Enfin, j’ai trouvé l’univers de Pandora Hearts très cohérent avec lui-même. S’il y a peut être quelques faiblesses d’écritures par moment (surtout pour maintenir artificiellement une forme de suspense sur certains évènements ou personnages), on sent la volonté de proposer un récit avec ses propres codes et règles. L’histoire a son lot de moments forts, on se surprend alors à mieux comprendre certains choix (les références à l’œuvre de Lewis CAROLL ne sont pas si anodines que ça) et j’irai même jusqu’à dire que certaines révélations finales sont assez culottées. Bref, une très bonne surprise qui rend mon affection pour ce manga d’autant plus grande.

Après, il y a néanmoins quelques petits défauts. Le principal selon moi est que le traitement des personnages n’est pas toujours très équilibré. Par exemple, Gilbert (le valet d’Oz, visiblement gros chouchou de la mangaka) est beaucoup trop présent et lié à trop d’histoires parallèles pour que cela reste toujours crédible. De ce fait le développement des autres personnages est parfois très en retrait (principalement les Baskerville) ou trop étalé sur le récit. A l’image du personnage d’Echo qui est développé trop tardivement et qui perd ainsi beaucoup en intérêt.
Enfin, même si ce n’est pas un problème en soit, j’ai parfois tiqué sur le côté crypto-gay non assumé de l’œuvre. Clairement, pour une histoire composée à 75% de personnages masculins (et beaux de surcroit), je trouve que ça se tripote un peu trop parfois (oui Vincent c’est de toi que je parle, arrête de toucher ton frère comme ça, c’est gênant…). Pour autant, il n’y a pas un seul couple gay officiel dans l’histoire. J’ai cru comprendre qu’il s’agissait souvent de contraintes éditoriales, mais du coup c’est plus du fan service et cela apporte peu au niveau de la trame. Et quand on voit la multitude de relations que la mangaka a choisi de développer dans son univers, c’est étrange (vu le contexte) d’avoir complètement fait l’impasse sur une relation de ce type. Je n’ai ma foi peut être pas toutes les cartes en main pour expliquer cela…

Mais il s’agit là d’éléments minimes qui n’entachent en rien le plaisir du lecteur. Avec ses 24 tomes et sa conclusion plutôt réussie, Pandora Hearts est une belle et bonne série qui peut fièrement trôner sur votre étagère et que vous pouvez recommander sans honte. Facile à lire et très agréable à regarder, encore une bonne pioche pour l’éditeur Ki-oon qui possède avec ce titre, une des meilleures séries de son catalogue.

Et pour illustrer le tout, voici Elliot, sans aucun doute mon personnage préféré  °^°

ElliotArticle150


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Captain America – Civil War : Choisir son camp

Dans la guerre des blockbusters cinématographiques, Marvel s’illustre depuis plusieurs années comme un candidat de choix. Avec son Marvel Cinematic Universe (MCU pour faire court), nous avons droit tous les ans à un nouveau film mettant en scène les super héros de comics, le tout avec plus ou moins de talent. Car comme vous le savez sûrement, je fais partie de ce public qui commence à être fortement lassé par toutes ces productions. Même si j’avais plutôt apprécié Ant-man, le dernier Avengers ne m’avait point convaincu avec son scénario pré-mâché et son dégueulis d’effets spéciaux. Du coup, je suis allé voir ce nouveau Captain America plus par automatisme que par plaisir. Mais bon, entre ce film et Batman V Superman, j’étais tout de même curieux de voir ce que cela pouvait donner dans le camp adverse. Et bien que mon avis global reste inchangé vis-à-vis du MCU, ce nouvel opus m’incite à mettre un peu d’eau dans mon vin.

Car même si j’ai des reproches à faire au film, je dois d’emblée admettre une chose : je n’ai pas passé un mauvais moment. En fait, j’ai même trouvé cet épisode plutôt bon. Déjà les scènes d’actions sont vraiment sympas. Que ce soit les combats au corps-à-corps bien chorégraphiés, les bonnes idées de mise en scène pour certains affrontements (la scène dans les escaliers par exemple) ou les scènes de poursuites, on ne s’ennuie pas et le tout se veut très esthétique.
Autre bon point, le casting est convaincant. On retrouve les têtes habituelles, mais surtout quelques petits nouveaux qui m’ont vraiment plu. Black Panther est très classe, Spiderman attachant et l’arrivée d’Ant-man apporte une petite touche de fraicheur au groupe. Les acteurs incarnent toujours aussi bien leur personnage et l’alchimie entre eux fait mouche (j’ai par exemple trouvé le raprochement entre Vision et Wanda fort sympathique).

En fait, c’est au niveau de la trame que ça commence sérieusement à se gâter. Que l’on soit clair : elle n’est en soit pas si mauvaise que j’ai pu le lire dans certaines critiques. Seulement, on est très (TRÈS) loin des enjeux sous-entendus dans les premières minutes de l’intrigue.

Alors que le film introduit un début de discorde entre Ironman et Captain America au sujet d’un projet de loi pour « contrôler » les super héros, leur véritable affrontement se fera finalement autour du Soldat de l’Hiver, ancien allié du Captain. Forcément, on perd un peu en impact et en implication. Car si le fameux Sokovia Accords soulève des problématiques intéressantes quant à la responsabilité des super héros lors de leurs affrontements, l’histoire élude assez rapidement cet élément pour se focaliser sur le personnage de Bucky.

Et c’est en ça que le film rate un peu le coche : alors que scénaristiquement il y avait moyen de rendre l’intrigue du MCU un peu plus sombre, l’histoire n’est finalement qu’une périphérie où les personnages ont plus l’air de se chamailler que de se battre. Toutefois, l’affrontement tant attendu est vraiment très agréable à regarder. C’est fun, les différents personnages ont chacun leur petit moment à eux, c’est clairement le passage cool du film.
Il est toutefois à double tranchant, vu qu’après ce dernier on se désintéresse complètement de l’acte final et du plan du méchant (oui il y a un méchant dans ce film, mais on s’en fout un peu). Et même si le Steve ROGERS et Tony STARK finissent bien par se mettre mutuellement sur la gueule, les enjeux sont déjà morts et le final n’est ni surprenant, ni très engageant pour la suite.

En bref, Marvel a selon moi clairement choisi son camp concernant le MCU : ce sera du divertissement et c’est tout. De bonne qualité certes, mais du divertissement avant tout. Sur ce point, on ne peut rien reprocher au film. Comme dit, tout est là pour que l’on passe un bon moment en compagnie des Avengers. C’est bien filmé, bien rythmé… On ne s’ennuie pas quoi. Mais niveau intrigue, c’est vraiment le strict minimum qui nous est proposé. Finalement rien ne bouge ni n’évolue, et toute la bande sera là pour le prochain épisode.
Face à ce constat, je m’avoue vaincu à chercher la moindre profondeur dans cet univers et me contenterai donc de voir les prochains films pour le fun. Car clairement, il ne faut visiblement rien en attendre de plus. Un peu dommage, mais c’est comme ça.

AngelCaptain


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Le Chasseur et La Reine des Glaces : Miroir de superficialité

Je suis de nature à ne jamais rester sur une première impression. J’aime laisser sa chance à chacun et c’est tout aussi vrai pour les productions cinématographiques. Quand une suite a été annoncée à Blanche-Neige et le Chasseur (que j’avais chroniqué à l’époque, dessin immonde à l’appui), je n’étais pas spécialement convaincu. Toutefois, j’étais conscient que l’univers instauré pouvait être développé et je me suis dit, qu’en essayant de corriger les défauts du premier opus, il y avait peut être matière. J’ai donc tenté ma chance. Mais je constate que certains réalisateurs s’obstinent à rester sur leur position.

Le Chasseur et La Reine des Glaces est donc une suite (alors que la bande annonce semblait plus vendre un préquel, mais on y reviendra) au premier film sorti il y a maintenant 4 ans. A l’exception de Kristen STEWART qui a été évincée (ironique quand on sait qu’elle avait le rôle principal…), tout l’ancien casting est présent avec en supplément Emily BLUNT dans le rôle de la Reine des Glaces et Jessica CHASTAIN dans le rôle de La Guerrière (en vrai elle a un prénom mais ça aussi on y reviendra). L’histoire peut se résumer en une ligne : le Chasseur est envoyé chercher le Miroir Magique de la Reine Maléfique qui a été « égaré » lors d’un convoi. Cette quête va le mettre face à son passé et il devra affronter la fameuse Reine des Glaces, à laquelle il était au service jadis et qui se trouve être la sœur de la fameuse Reine Maléfique (tu le sens le raccourci scénaristique?).

Je pense que vous sentez dans ces quelques lignes que le scénario m’a laissé sceptique. En réalité, je suis surtout frustré de voir que les erreurs du premier film se retrouvent dans cette suite. La trame est toujours aussi molle et manque cruellement de corps. On suit les péripéties du Chasseur d’un lieu à un autre, sans qu’à aucun moment on ne se sente vraiment impliqués dans sa quête. Ajoutez à cela que la trame est super convenue et sans génie. Mais je pense que ce qui m’a achevé c’est clairement le message général du film. Ressortir le sempiternel schéma de « l’amour c’est beau, ça rend fort, blablabla oops j’ai vomi » dans un film qui veut se la jouer sombre et torturé… Je me demande vraiment quels étaient les objectifs du réalisateur.

Cela me fait d’autant plus râler quand on voit l’univers instauré et toutes les possibilités qu’il peut offrir. Comme pour le premier opus, il se dégage quelque chose du film au niveau de son ambiance. On sent l’envie d’instaurer un univers de Dark Fantasy crédible. Et il y a vraiment des éléments super bien trouvés, comme par exemple les trolls (ou les gobelins… je sais plus) qui ont un design très intéressants, le palais gelé de Freya qui pète la classe ou encore certains costumes qui sont absolument sublimes. De plus, il y a toujours de belles trouvailles en termes d’imagerie et de symbolique. L’exemple le plus flagrant étant la Reine Maléfique qui possède des tenues somptueuses mais qui semble composées de manière noire. Si l’allégorie manque peut être un peu de finesse, l’idée est là.

Mais comme je le dis souvent, un bel emballage ne fait pas tout. Et c’est là tout le problème de ce Chasseur et La Reine des Glaces : il est beau mais désespérément creux. Car en plus de son scénario basique, les personnages sont ramenés au rang de fonction et sont de ce fait peu attachants. Il y a tout de même des efforts faits pour la Reine des Glaces (qui devient le personnage central du récit), mais cette dernière se fait complètement voler la vedette par sa frangine Ravenna (la fameuse Reine Maléfique du premier film… oui j’ai dû aller sur Allô Ciné pour me rappeler de son prénom) qui apparait à quelques minutes du dénouement.

Je terminerais en poussant un petit coup de gueule. Je le dis souvent mais (dans la mesure du possible), je ne regarde pas les bandes-annonces. Or celle de ce film, je me la suis coltinée pendant des semaines avant chacune de mes séances. Et je crois que c’est une des pires que j’ai vu. En gros, elle ment outrageusement sur son contenu (elle vend un préquel alors qu’il s’agit d’une suite) et est en majeure partie composée des scènes du dernier arc ! Tout ça pour rappeler que Charlize THERON est toujours là, même si c’est pour quelques scènes au début et à la fin. Bref je n’aime pas du tout ce genre de manœuvre qui dupe le spectateur.

Au final, je suis ressorti du film avec exactement la même frustration que pour le premier. Une frustration qui trouve son essence dans le fait d’être face à un univers qui fonctionne et qui me plait. Mais l’histoire qui s’y déroule est sans intérêt, creuse et présentant des personnages peu attachants. En gros si vous avez aimé le premier opus, cette suite vous plaira car c’est exactement la même chose. Mais me concernant, je demeure déçu de voir autant de potentiel sacrifié sur l’autel de la convenance. Pour résumer, à nouveau un film à l’image de son antagoniste : magnifique à l’extérieur, beaucoup moins à l’intérieur…

AngelMiroir