L'Atelier d'AngelMJ


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The Binding of Isaac Rebirth : Traumatisme d’Enfance

Je ne sais pas pour vous, mais bien souvent lorsqu’il y a une sorte de « hype » autour de quelque chose, plus on m’en parle et moins j’ai envie de m’y intéresser. Et le cas de The Binding of Isaac ne fait pas exception. On m’en a parlé de ce jeu, je dirais même que l’on m’a littéralement saoulé avec. Tant est si bien que j’ai fini par le prendre en grippe, d’autant plus que je n’y voyais qu’un jeu faussement subversif juste parce que les développeurs ont foutu du sang et du caca sur les murs pour faire genre.
La sortie d’un remake en fin d’année dernière (sobrement nommé Rebirth) a remis le jeu sur le devant de la scène. La « hype » s’étant un peu tassée, j’ai finalement décidé (suite à une promo sur Steam) d’acquérir le jeu, histoire de me faire enfin mon avis et voir si tout le bruit autour de ce dernier était vraiment légitime. Est-ce que cet épisode vaut donc qu’on lui accorde du temps? Et bien au bout de 80 heures de jeu, je peux vous dire que oui, très largement.

Résumons rapidement le bousin : on incarne Isaac, un jeune garçon qui s’est réfugié dans la cave de sa maison, car sa mère pense entendre des voix l’incitant à le tuer. On va donc parcourir différents niveaux afin d’échapper à notre funeste destin. Tout est généré aléatoirement, que ce soit l’architecture des niveaux, les ennemis, les items, etc.
Je vais être très honnête : les premières parties ont été très austères. Le jeu est très punitif et la difficulté relevée, même en « Normal ». Il m’a fallu bon nombre de parties pour parvenir au premier boss final du jeu (oui il y a plusieurs boss finaux… c’est compliqué), tout ça pour découvrir que je n’étais pas au bout de mes peines vu que cette victoire me donnait accès à de nouveaux niveaux, de nouveaux boss, et ainsi de suite…

Mais on a aussi une des première qualités du jeu : le fait que les choses se débloquent régulièrement au fil des parties et des victoires incite à la progression, et ce malgré une difficulté qui va crescendo et le côté relativement répétitif du soft (perso je ne fais qu’un ou deux runs par jour). Il y a beaucoup de choses à découvrir, que ce soit en termes d’objets, d’ennemis ou de personnages. The Binding of Isaac Rebirth se révèle être un jeu très complet, dans lequel le joueur est récompensé pour ses efforts et sa persévérance malgré, je le répète, une difficulté très punitive.

Mais ce qui m’a fait le plus adhéré au jeu est clairement son univers et son histoire. Si j’ai eu du mal au début avec la charte graphique (univers morbide avec des graphismes « mignons » typés 16 bits) et au scénario faussement basique, j’ai été surpris, au fil des parties, de découvrir que le scénario de Rebirth n’est pas si simpliste que ça. Il est en effet rare de voir un jeu utilisant de manière si intelligente les codes de l’ésotérisme et de la religion. Les références ne sont pas anodines et on sent une vraie recherche de cohérence dans l’utilisation des codes et des symboles. Le tout est au service d’une histoire laissant au joueur le soin de l’analyser et de comprendre ce qu’il découvre sur les personnages, les dernières fins laissant place à de très nombreuses interprétations et proposant des réflexions sur des thèmes vraiment intéressants.
J’insiste vraiment sur ce point car si le jeu peut paraître de l’extérieur subversif ou blasphématoire (ce que je pensais avant d’y jouer), ce n’est pour moi pas du tout le cas. Au contraire, je salue le travail des développeurs pour avoir réussi à proposer un jeu d’une telle richesse, et d’être parvenu à aborder des thèmes aussi complexes que la maltraitance ou la culpabilité chez l’enfant.

Alors certes, le jeu possède quelques défauts qui pourront freiner l’ardeur de certains joueurs. Comme dit plus haut, le jeu est difficile et peut être parfois décourageant, surtout dans le fait que les niveaux se génèrent aléatoirement. Combien de fois j’ai ragé en tombant directement sur un ennemi en entrant dans une salle alors que j’étais entrain de faire un run parfait… Ou encore quand le jeu ne te distribue que des objets tout pourris alors que tu étais une machine de guerre la partie d’avant (oui, c’est extrêmement frustrant ça!).
De plus, en ajoutant le fait que la charte graphique est assez discutable, je n’ai pas du tout adhéré aux musiques. Je sais que c’est purement personnel, mais je les trouve très désagréables. Je me doute bien que le but était de créer une ambiance oppressante et lugubre, mais me concernant ça me tape rapidement sur le système et ajoutées à la difficulté parfois cruelle du jeu, certaines parties se révèlent plus énervantes que divertissantes.

Toujours est-il que The Binding of Isaac Rebirth a eu le mérite de me surprendre, et de me surprendre en bien. Le parfait exemple pour illustrer le fait qu’il ne faut jamais juger un jeu sans avoir pris le temps de le découvrir en profondeur. Malgré sa difficulté et son univers très particulier, il a réussi à me séduire grâce à sa progression équilibrée, l’utilisation intelligente des codes de la religion et les thèmes sous-jacents qu’il aborde. Donc pour moi la « hype » n’est pas déméritée. Toutefois, j’aurais du mal à conseiller le jeu car je le trouve malgré tout assez spécial, et il faut adhérer à la forme comme au fond pour vraiment l’apprécier. Mais ça reste une expérience vidéoludique vraiment intéressante.

IsaacBattle


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Project Diva F 2nd : Rechute inéluctable

Lorsque je regarde l’étagère sur laquelle j’expose fièrement ma collection de jeux vidéos, je suis toujours surpris par l’homogénéité de mes goûts dans ce milieu. Alors que ce Noël Skyrim s’est fait une place entre Red Dead Redemption et Sonic Generations (oui, je range mes jeux par ordre alphabétique, ne me regardez pas comme ça °^°), un autre jeu, arrivé quelques mois auparavant, est venu nonchalamment squatté à côté de Final Fantasy XIII (qu’il faudrait que je lance un jour…) : Hatsune Miku : Project Diva F 2nd. J’avais déjà parlé de mon addiction vis-à-vis de cette série ici, bien dissipée depuis le temps. Mais je ne m’attendais pas à replonger aussi vite et facilement avec ce deuxième opus sur PS3, quitte à sacrifier bon nombre de mes heures de vacances. Voici donc le rapport de ma rechute inévitable.
Bref rappel des faits : Project Diva est une série de jeu de rythme basée sur de la musique Vocaloid. A la fois accessible et technique, c’est un jeu réellement prenant du moment que vous aimez le genre. Je ne reviendrai pas sur tous les points déjà énumérés dans ma critique du premier opus, je vais donc me concentrer sur la nouvelle playlist et les quelques nouveautés et changements.

La série Project Diva en est à son 5e épisode sur console (si on fait abstraction des Dreamy Theater et de la version arcade) et n’a plus rien à prouver en terme de gameplay. C’est toujours aussi bien pensé, à la fois exigeant et efficace. Du coup, à chaque nouvelle sortie, c’est clairement sur la playlist que l’attention se porte. Dans le cas de ce F 2nd, je la trouve de très bonne qualité, voir relativement meilleure que celle du premier F qui contenait quelques beaux étrons musicaux. Alors certes, le jeu prend le parti-pris de proposer une playlist composée à moitié de nouveaux titres, et à moitié de titres déjà présents dans les versions PSP. Mais ces épisodes n’ayant jamais quitté le Japon, l’ensemble sera complètement inédit pour une bonne partie des joueurs.
J’ai personnellement joué aux versions portables, donc je connaissais déjà une bonne partie de la playlist. Et c’est d’ailleurs sur ce point que je ferai ma seule critique sur la sélection musicale du jeu. Autant j’adhère complètement aux nouvelles chansons (à l’exception de Love-Hate), autant j’ai de grosses réserves sur la sélection des anciennes pistes. Parce ce que se coltiner encore une fois PackagedClover Club ou The Singing Passion (bon sang cette chanson…), SEGA aurait pu s’abstenir. Dommage aussi que les chansons annoncées en DLC soient également du même acabit, à l’image de Look This Way Baby qu’on se tape depuis 3 épisodes maintenant…
Mais à part ça, c’est vraiment du bonheur. La playlist est très variée en terme de styles, en proposant à la fois des chansons agréables à entendre et à jouer. Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux. Je salue personnellement le retour des balades (Meteor, Sakura Rain) qui permettent de souffler entre deux pistes plus rock (Envy Catwalk, Two-Breaths Walking), ainsi qu’une sélection de chansons aux rythmes particuliers (Miracle Paint, Clockwork Clown) qui demandent un peu de pratique pour en comprendre les partitions.

D’ailleurs, point important concernant le jeu : c’est clairement l’épisode le plus difficile de la série. En effet, j’ai été surpris par la relative complexité de certaines partitions, même en mode Normal. Moi qui obtient d’ordinaire des Perfect très facilement, on peut dire que j’ai bien galéré pour le coup et certaines pistes me résistent encore. Alors certes, la courbe de difficulté est toujours aussi bien gérée et on sent que l’on progresse au fur et à mesure des parties. Mais cela risque peut être de frustrer les néophytes.

Pour le reste, pas de gros changements majeurs pour la série, mais il faut dire qu’elle est désormais bien rodée. Niveau gameplay, on note quelques ajouts de variétés sur les notes Etoiles, mais c’est surtout du côté des challenges items que l’on trouvera de belles nouveautés, ainsi que des items à débloquer selon certaines conditions (atteindre un score précis, jouer avec tel ou tel accessoire, etc.).
Le jeu est toujours aussi beau. Que ce soit les modules (costumes des personnages) ou les PV (vidéo des clips), on sent une vraie volonté de fournir une réalisation de qualité et pas mal de variété dans le montage et le déroulement des PV. Dommage par contre que, comme dans le premier F, certains clips soient trop chargés, ce qui gênent beaucoup à la lisibilité (2D Dream Fever, I’ll Make You Miku Miku). Quant aux Diva Room, toujours présentes, je vais faire comme si ça n’existait pas tellement c’est sans intérêt (en plus de te faire limite passer pour un lolicon).

Bref si le seul reproche que l’on peut faire à SEGA est de ne finalement pas prendre beaucoup de risques, Project Diva F 2nd reste dans la lignée de ses prédécesseurs, avec pour atout une playlist de très bonne qualité, un jeu globalement bien réalisé et une difficulté revue à la hausse qui pousse à la progression. Et même après 60 heures, je suis encore loin d’avoir vu le bout. Un excellent épisode qui continue de propulser la série dans les hautes sphères du jeu de rythme et il est plaisant de voir que nous pouvons en profiter sans passer par la case Import, le jeu ayant eu droit à une sortie européenne en boite! Merci SEGA!

CompoDeco27


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Project Diva F : Et vous? Où en êtes-vous avec la drogue?

Et oui, je suis toujours vivant! C’est juste que je cours dans tous les sens depuis la rentrée et que je suis pas mal occupé. Toutefois, certains occupations ne sont pas des plus utiles, mais toutefois fortes agréables. Je vais donc vous en exposer l’une d’entre elles. J’ai passé beaucoup de temps devant ma PS3 durant ce mois de Septembre. Beaucoup trop je dois bien l’avouer. Mais à mon grand désarroi, je suis tombé sur une petite perle, un jeu au potentiel insoupçonné qui fait la fois ma fierté et ma honte. Ce jeu c’est Hatsune Miku : Project Diva F.

J’aime beaucoup les Vocaloid et j’aime beaucoup les jeux de rythme. Du coup, lorsque qu’un jeu de rythme sur cette thématique a été annoncé par SEGA sur notre continent, j’avoue que ma fibre otaku a très fortement vibrée. Ni une, ni deux, j’étais aux premières loges le jour de la sortie du jeu sur le PSN (j’ai même réussi à l’avoir moins cher suite à une erreur). Puis se fut la dégringolade : 3 soirées et 1 weekend complet dévorés par ce jeu. Mais bon sang, qu’est ce que c’était bon!

Pourtant vu de l’extérieur, le jeu ne paie pas de mine. Outre la direction artistique quelque peu épileptique, le principe semble enfantin : durant une chanson Vocaloid, le joueur doit appuyer sur les bonnes touches de la manette au bon moment afin de marquer un maximum de points, le tout suivant bien évidement le rythme de la chanson. Dis comme ça, ça ne vend pas du rêve. Pourtant, petit à petit, on rentre dans le trip, on passe les différentes chansons pour gravir les niveaux de difficultés et arriver à un stade où les touches défilent tellement vite et de manière si complexe que l’on se trouve face un jeu au challenge relevé, mais progressif et bien amené.
En effet, la force de ce jeu est d’être d’un équilibrage à toute épreuve. La marge de progression est telle que l’on enchaîne les chansons avec aisance et plaisir. Du coup on ne voit pas le temps passer du tout et on se retrouve parfois surpris d’avoir joué frénétiquement pendant plusieurs heures sans se lasser.

Oui, ce jeu est complètement chronophage! Pour peu que vous êtes pas hermétiques à l’univers Vocaloid (qui, je l’admets complètement, est très spécial car très japonais), je peux vous assurer que vous allez passer du temps dessus. Surtout que SEGA n’a pas fait un jeu à l’arrache. Les clips sont absolument géniaux et fourmillent de détails et de bonnes idées. Je suis par exemple tombé amoureux de celui d’Odds and Ends à cause de son ambiance mélancolique et ses couleurs crépusculaires. La playlist est également un modèle à suivre avec des musiques vraiment variées (montrant que l’on peut vraiment faire de tout avec du Vocaloid) et qui plairont à la majorité des amateurs à quelques exceptions prêts (oui, parce que la chanson des chats, je sais pas qui est le malade mental qui a validé cette chanson mais il en fume de la bonne!).
En clair, c’est une excellente production qui pousse le joueur à toujours aller de l’avant. Je suis le premier surpris à continuer à jouer à ce jeu malgré l’obtention du Platine et à chercher le PERFECT sur la plupart des chansons, voir même à avoir d’excellents résultats dans le mode de difficulté maximale. Non, vraiment, ce jeu est super bien foutu.

Après, Il faut quand même adhérer au trip et l’enrobage générale du jeu. J’avoue, c’est quand même assez niais dans l’ensemble et malgré la qualité des clips et de certains costumes, les personnages bougent un peu trop comme des idols japonaises sous LCD pour que je sois à 100% derrière cette production. Et puis, je n’ai pas du tout accroché au concept des Diva Room, qui sont les chambres des différents chanteurs virtuelles où vous pouvez vous occuper d’eux afin d’améliorer votre niveau d’amitié. Ça n’a aucune incidence sur le jeu de rythme et j’ai trouvé hyper restreint et sans grand intérêt. Typiquement le genre de chose que seuls les japonais arrivent à apprécier je pense.

Mais vous l’aurez compris, je suis complètement sous le charme et ce jeu a été ma drogue pendant une bonne semaine et demi. Maintenant la folie de la découverte est tombée et j’y joue de manière plus modérée afin d’améliorer mes scores et surtout, surtout, de m’amuser. Car ce jeu m’amuse vraiment et j’ai énormément de satisfaction à y passer de temps. Bref, j’espère de tout coeur que SEGA renouvellera l’essai avec le 2e épisode qui sort l’année prochaine au Japon, je réponds présent sans aucune hésitation!

MikuOddsEndsA noter que pour ce dessin, j’ai testé un nouveau logiciel qui se nomme Sketchbook Express. C’est assez intéressant car les outils se centrent autour d’un rendu crayon de couleur, feutres, etc. Je pense que je tenterais de m’y replonger à l’occasion, ça change un peu de Photoshop…

 


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Remember Me : MDPR

Tiens! Et si pour une fois je parlais d’un jeu récent? Histoire de me changer les idées entre deux parties de multi sur Uncharted 3 (oui je vise le 100%, je suis un grand malade…), j’ai eu l’occasion d’avoir entre les mains Remember Me, un TPS réalisé par le développeur français DONTNOD Entertainment, se déroulant à Paris en 2085 et ayant pour thématique le commerce de la mémoire. Disons le tout de suite, l’ensemble est assez appétissant. Voyons maintenant si cela tient la route…

En terme de jouabilité, Remember Me pioche dans ce qui a fait les beaux jours du genre ces dernière années : entre Uncharted, Assassin’s Creed ou encore Batman, on prend très vite en main Nilin, notre héroïne, dans les rues et sous-sols d’un Neo-Paris au charme froid et fascinant. Le système de combat est assez original car il nous propose des séries de combos personnalisables à tout moment, ces derniers allant du simple coup à la récupération de vie. C’est clairement l’un des atouts de cette production, mais on regrettera qu’il ne soit pas plus poussé et plus complet. Ainsi, on effectue les combats à l’aide seulement de 2/3 combos bien boostés, le système montrant donc très rapidement ses limites.

Vient ensuite l’exploration. Et là les grands adorateurs des couloirs et autres chemins balisés (s’il y en a…) seront aux anges… Les autres vont par contre faire la tronche. Et oui, Remember Me fait malheureusement partie de ces productions qui, dans un soucis de cohérence scénaristique, choisissent de faire évoluer le joueur dans des niveaux fortement cloisonnés et ne lui laisser qu’un champ d’action très réduit. Si on pourra s’aventurer par moment ici et là pour trouver les différents collectibles du jeu, on aura surtout droit à une succession de couloirs et d’arènes. Fort heureusement, ce défaut parvient à presque se faire oublier grâce à la direction artistique du soft et son univers.

Le Paris futuriste qui nous est présenté est tout simplement charmant. Le design des bâtiments et des éléments en général ont fait l’objet d’une attention toute particulière et on est immergé dès les premières secondes dans une architecture crédible et cohérente. Je me souviendrais personnellement de mes premiers pas dans les rues de Neo Paris, avec ses cafés numérisés et ses usagers « consommant » des souvenirs, ainsi que l’escalade de la tour à la fin du jeu, avec cette ambiance particulière où au milieu du chaos, les robots ménagers continuent de vaquer à leur occupation comme si de rien n’était.
Vient ensuite tout l’univers de la mémoire qui est, je trouve, plutôt bien pensé. Il est question d’effacement de souvenirs, de vols de mémoire, mais également de remixage d’événements passés (fun mais trop rare…), histoire de se mettre dans la poche un ennemi un peu trop gênant. Cependant, il est regrettable que cet univers ne soit développé que part le biais des collectibles (des sortes de fichiers Wikipedia…) et non au sein même de la narration.

Le scénario d’ailleurs souffle le chaud et le froid. Certains sites crient au génie, d’autres parlent de « science-fiction pour enfants ». De mon côté, j’ai bien aimé l’histoire proposée. C’est simple, cohérent, parfois touchant et surtout très accessible. Un féru de SF trouvera sans doute beaucoup de choses à redire, mais le simple amateur que je suis y trouve largement son compte. J’ai particulièrement aimé l’approche simple autour de la mémoire, à défaut de beaucoup moins accroché à la présence de pseudo-zombies incarnés par les Leapers, des êtres humains à la mémoire corrompue.

Remember Me n’est certes pas le jeu de l’année. Si l’univers est riche et intéressant, le côté très cloisonné de l’exploration et le manque de profondeur des combats et des remix sont de petits grains de sable qui viennent globalement gêner le bon déroulement de l’aventure de Nilin, ainsi que le plaisir du joueur. Il ne tient donc qu’à DONTNOD Entertainment d’améliorer les choses avec une éventuelle suite que je ferais avec attention et intérêt. Messieurs, la balle est dans votre camp…

NilinThrone2


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Journey : Pèlerinage d’une vie

Noël a plutôt bien profité à ma PS3. Le magasin en ligne de la console de Sony a en effet proposé, quelques jours avant le 25 décembre de diverses promos fortes alléchantes pour le fan de « petits » jeux que je suis. J’ai donc pu acquérir pour quelques Euros 3 jeux qui me faisaient de l’oeil depuis un moment : Tokyo Jungle, The Unfishined Swan et Journey, dont il va être question ici (je parlerai des 2 autres sans doute plus tard).
J’avais envie de jouer à Journey pour 2 raisons majeures : la première est que le jeu est réalisé par l’équipe qui a pondu le très poétique Flower (que j’ai tout simplement adoré), et la deuxième est que l’action se passe dans le désert (et moi le désert, je kiffe). Seule la barrière du prix avait freiné mon achat jusqu’à présent, barrière qui a volé en éclat il y a donc quelques jours.

Qu’est ce donc que Journey? Il s’agit d’un jeu dans la même veine que Flower : un jeu d’ambiance,  à la maniabilité très souple et très flottante, au challenge court et accessible et qui a pour principale volonté de proposer un joueur un ressenti de jeu un peu différent de celui proposer habituellement par la majorité des productions.
Journey est ce que j’appelle une expérience vidéo ludique  On ne joue pas à ce genre de jeu pour le fun ou pour les trophées. On y joue parce que l’on sait que l’on va passer un moment particulier, dans un cadre particulier, et le tout dans le seul but de parvenir à éprouver des émotions très différentes de celle ressentis habituellement devant un jeu vidéo.
Et je ne vous cache pas que j’ai complètement adhérer à Journey et à son univers. Esthétiquement, cela a énormément de charme. Malgré le fait que l’action se déroule dans un désert, les décors sont immenses et les 6 niveaux que l’on traverse sont visuellement variés. Le tout est accompagné d’une musique splendide, toujours utilisée au bon moment et avec parcimonie. C’est bien animé, la maniabilité n’a pas de défaut particulier, bref il n’y a vraiment rien à redire sur l’aspect technique du soft et sur sa charte graphique, j’ai été séduit dès les premières minutes.

Quant au jeu en lui-même, il est loin d’être difficile et se boucle en une heure à tout cassé. Cependant, cette courte durée de vie est justifiée par la progression et l’histoire que le jeu raconte. Journey est un jeu volontairement court car l’intérêt est de le faire plusieurs fois. Déjà pour récupérer les différents éléments cachés dans les niveaux, mais surtout pour répéter un voyage qui se révélera différent en fonction des joueurs que vous allez croiser. Car l’expérience de Journey ne serait pas complète si vous la faisiez seule. Elle prend tout son sens dans le fait de la faire avec un joueur inconnu, dont vous ignorez l’identité (sauf à la fin du générique) et avec lequel vous pouvez difficilement communiquer. Ainsi, votre voyage prendra un autre autre regard, et plus particulièrement durant le dernier niveau où vous ne vous serez jamais senti aussi proche d’un inconnu, quitte à avoir un petit pincement au coeur lors de la séparation au générique de fin.

Pour moi il est important que des jeux comme Journey existe, car ils permettent de montrer que le jeu vidéo peut proposer autre chose, et qu’il peut être un véritable véhicule d’émotions pour le joueur. De mon point de vue, la dernière production de ThatGameCompagny est un petit bijou qui m’a permis de passer un moment privilégié avec ma console et les joueurs que j’ai croisé, durant lequel mes émotions ont été suscitées et qui me laisse, malgré sa courte durée, une très agréable sensation d’accomplissement. Un beau jeu, cela va sans dire.

Journey Aquarelle


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Mario Kart 7 : …77… Jackpot?

Est-il nécessaire encore aujourd’hui de présenter la série Mario Kart? Véritable bombe à vendre des consoles par camion, chaque génération possède son épisode, et nous allons parler ici du dernier en date sorti sur Nintendo 3Ds : Mario Kart 7.
Alors, il faut savoir que je ne suis pas particulièrement « fan » de Mario Kart. J’y joue parce que mon frère adore cette série, et j’ai fait l’acquisition de ce nouvel opus en grande partie pour jouer avec lui (j’avais fait la même chose à l’époque avec l’épisode DS). Je ne suis donc pas un fervent défenseur de la série, mais j’ai cependant plaisir à jouer à chaque épisode et ce volet sur Nintendo 3DS ne fait pas exception.

Si je devais résumer Mario Kart 7 en un mot, ce serait « maturité ». En effet, après un très bon épisode DS (bien qu’un peu pourri par le « snacking » et un mode en ligne d’un autre âge…) et un épisode Wii qui fait débat sur les forums (perso j’aime bien y jouer pour déconner avec le volant…), j’étais assez curieux de voir vers quoi Nintendo allait tendre avec ce volet 3DS.
Ce qui peut surprendre au début, c’est le côté très classique de l’ensemble : un casting de départ similaire à celui de l’épisode Super Nes (nostalgie…), toujours les mêmes modes de jeux, le même nombre de championnat, etc. Honnêtement, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de commencer les premières coupes, surtout que le mode 50CC et 100CC sont chiants à mourir.

Puis petit à petit, on se rend compte que le jeu est finalement agréable à jouer. C’est visuellement très joli et la 3D permet de donner une profondeur intéressante à certains circuits. Ces derniers peuvent paraître peu originaux au début, mais à force de les faire, je les trouve de plus en plus plaisants à parcourir (à noter que certains circuits rétros ont été adaptés avec succès).
En terme de nouveautés, en plus de quelques nouvelles armes sympathiques, chaque kart est désormais équipé d’un deltaplane qui s’active lorsque l’on passe sur certains tremplins et d’une hélice arrière pour naviguer sous l’eau. On regrettera que ces deux nouveaux modes de conduites soient peu exploités, mais à chaque fois qu’ils le sont, c’est extrêmement fun (je kiffe le deltaplane!).
On se surprend alors à passer pas mal de temps sur la cartouche, les éléments de kart et les personnages se débloquent au fur et à mesure, on fait des contres-la-montre face à des milliers de fantômes téléchargés directement en Spotpass ou on passe faire un tour sur le mode en ligne pour affronter les joueurs du monde entier. Ce mode est un peu archaïque et très peu d’options sont possibles. Cependant, cela donne un côté très spontané et rapide aux parties, le tout étant couplé avec pas mal d’éléments à récupérer par le moyen du Streetpass.

Pour faire simple, ce Mario Kart 7 semble très classique de prime abord… Et c’est finalement ce qu’il est. Mais est-ce vraiment un reproche? Pour moi la série n’a plus rien à prouver et cette épisode 3Ds se veut un modèle d’équilibre, faisant disparaître certains défauts qui étaient apparus sur les récents épisodes et en ajoutant de nouveaux éléments plutôt agréables. Un excellent successeur aux épisodes Wii et DS donc, sur lequel on passe finalement pas mal de temps si l’on est pas allergique à l’univers de Mario et sa bande.

Si je ne devais citer qu’un seul gros défaut selon moi, c’est le casting des nouveaux pilotes. Nintendo a le chic pour toujours sortir des nouveaux personnages de derrière les fagots, mais là on atteint vraiment des sommets :

Tu abuses Nintendo… Rends-moi Toadette (ouais j’aime bien Toadette…)!!! Non mais franchement… La Reine des Abeilles quoi…

 


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Kingdom Hearts Re:Coded, le mal-aimé

Autant jouer cartes sur table : je suis un très gros fan de Kingdom Hearts, la désormais célèbre série cross-over de Square Enix mélangeant les univers de Final Fantasy et Disney. Et alors que je viens de démarrer l’épisode sur 3DS, il m’est venu l’envie de vous parler d’un des épisodes sorti il y a quelques années sur la Nintendo DS : Kingdom Hearts Re:Coded.
Remake d’un jeu sur téléphone portable, lui même remake du 1er épisode sorti sur PlayStation 2, Re:Coded est pour beaucoup le vilain petit canard de la famille Kingdom Hearts. Les tests l’ont cassé, sa note MetaCritic est la pire de toute la série. Même les fans de la franchise lui ont réservé un accueil mitigé, lui préférant son aîné 358/2 Days ou Birth by Sleep sur PSP. Et bien figurez-vous que moi, bizarrement, j’ai beaucoup aimé ce jeu, allant jusqu’à le finir à 100%. Explications.

Le gros reproche que l’on fait à Re:Coded est surtout qu’il s’agit d’un jeu recyclant une bonne partie des niveaux du premier jeu et surtout qu’il n’apporte pas grand chose à l’histoire générale de la série. Et je suis entièrement d’accord, le jeu pèche vraiment à ce niveau. Cependant, bien plus que le scénario, je joue principalement à Kingdom Hearts car c’est, selon moi, l’un des Action-RPG les plus fun à jouer, de part son mode de customisation du personnage, ainsi que la montée en puissance de ce dernier.
La première fois que j’ai fini le jeu, je n’en ai pas gardé un souvenir impérissable. Ayant fait tous les épisodes, j’ai eu un peu de mal à accrocher aux aventures du Sora virtuel généré par la numérisation du carnet de Jiminy (déjà rien que ça c’est un peu tordu…). Cependant, le jeu prend une dimension très stratégique et motivante une fois le générique de fin déroulé.

En effet, les challenges annexes sont plutôt bien faits. Ils vous incitent à bien « paramétrer » votre Sora afin de l’adapter à chaque situation, la présence de trophées est motivante pour trouver tous les différents objets du jeu. Et enfin, le système de Commandes, hérité de Birth by Sleep, s’enrichit au fur et à mesure de votre progression, donnant une bonne impression de puissance à votre personnage et rendant votre quête bien plus motivante.
En bref, je me suis éclaté sur ce jeu dès que j’ai choisi de laisser le scénario de côté. Re:Coded se révèle plutôt intelligent à jouer, parfois exigeant mais toujours amusant. A mon sens, il faut arriver à considérer ce jeu comme la quintessence de la série en terme de gameplay, à défaut d’être l’épisode le moins utile à l’histoire.

Je terminerais en ajoutant que le jeu est vraiment super beau pour un jeu de Nintendo DS. Square Enix a vraiment poussé la portable de Nintendo dans ces derniers retranchements, proposant un jeu encore plus beau que son prédécesseur. Dommage que des problèmes de caméra vienne un peu gâcher la fête, même si une fois domptée, elle arrive à se faire un peu oublier…
Kingdom Hearts Re:Coded est certainement l’épisode le plus dispensable de toute la série, surtout si vous avez des attentes au niveau du scénario. Par contre, si comme moi vous jouez à Kingdom Hearts pour les sensations de jeu et le système de customisation du personnage, alors ne passez pas à côté de cet épisode qui est selon moi le plus poussé et le plus intéressant de tous.

Pour l’illustration, j’ai dessiné Sora (normal…), au prise avec les bugs qui peuplent l’univers du jeu. J’ai un peu galéré pour les cubes (j’ai choisi de ne pas utiliser toujours le même) et cette fichue Keyblade, l’épée de Sora, n’est vraiment pas facile à dessiner. Mais je suis content du résultat, le dessin correspond bien à ce que j’avais en tête.


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Sound Shapes : Promenade des sons

Sound Shapes est une production arrivée tout récemment sur le PSN. Il s’agit d’un jeu de plate-forme plutôt original dans sa forme : en effet, vous êtes une petite boule devant traverser différents tableaux en récupérant des pastilles éparpillées un peu partout. Le truc qui fait la différence ici, est que chaque pastille est en réalité une note de musique qui, une fois ramassée, s’ajoute à la partition de la musique du niveau. Vous démarrez donc souvent dans le silence le plus total, et complétez la musique au fur et à mesure de votre progression.
Vous l’aurez compris, Sound Shapes vous propose une expérience de jeu un peu à part, vu que le but ici n’est pas vraiment de faire un bon score ou un bon temps (même si cela reste envisageable), mais plutôt de parcourir des niveaux atypiques graphiquement, le tout en découvrant la musique au fur et à mesure. En sachant qu’en plus des notes que vous ramassez, chaque élément du niveau (décor, plate forme, ennemis, etc.) émet lui aussi un son, complétant ainsi le morceau qui se déroule au fil de votre progression.

J’avoue que je suis assez friand de ce genre de production qui cherche à proposer une approche du jeu vidéo un peu différente. Et Sound Shapes m’a plutôt plu dans l’ensemble de part cette expérience à la fois visuelle et sonore. Certes, les musiques sont souvent composées de seulement 8 temps, les rendant parfois assourdissantes. Mais les changements entre les différentes parties du niveau permettent de briser ce sentiment de répétition. Quant aux graphismes, on nous propose de découvrir 5 univers aux directions artistiques très différentes et à l’ambiance soignée.

Mais le soucis que j’ai avec Sound Shapes, c’est que son potentiel est beaucoup trop sous-exploité. En effet, la campagne principale, bien que très poétique (surtout les derniers niveaux), ne se compose que d’une vingtaine de niveaux que l’on traverse sans la moindre difficulté. Alors certes, cela débloque un mode démence qui mettra vos nerfs à vif. Mais le problème est que ce mode va totalement à l’encontre de l’esprit de la campagne, en proposant des challenges ardus mais très classiques, et où l’interaction avec les sons et le décor deviennent complètement obsolètes!
Reste alors le mode Ecole du Rythme, qui nous propose de reconstruire un morceau à l’oreille. J’ai adoré mais il y avait seulement 12 pistes. Et enfin un éditeur de niveaux très simple d’accès mais assez difficile à maîtriser si l’on veut proposer à la communauté autre chose que des niveaux cacophoniques!!

En résumé, je pense que Sound Shapes n’est pas un jeu dénué d’intérêt, mais qu’il aurait mérité d’être un peu plus approfondi, en proposant par exemple plus de niveaux et une difficulté plus élevé. Le principe autour de l’interaction avec les sons est agréable, et tout personne un peu sensible à l’art multimédia devrait trouver facilement chaussure à son pied avec l’éditeur de niveaux. Dommage cependant que l’expérience soit si courte et qu’elle mène à un mode en opposition total avec le concept global du jeu.

Je vous propose pour clôturer cette critique une illustration autour du dernier niveau du jeu : Spirale Staircase. J’ai vraiment été sous le charme de cet univers, tant au niveau de la musique que du visuel.  Je vous propose aussi un lien vers une vidéo YouTube du niveau, histoire de vous faire une idée de l’ambiance et du concept du jeu (c’est toujours plus parlant avec l’animation et le son!).

A noter que j’ai fait ce dessin sous Illustrator, chose assez rare venant de moi (je suis plus Photoshop…). Mais je trouvais que la charte graphique du niveau s’y prêtait bien. Par contre j’ai un peu galéré, ce sont vraiment 2 logiciels très différents et il faut un temps d’adaptation… Mais je pense que je retenterai l’expérience ^^


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Batman AC : Nightwing et Robin DLC

Ayant terminé le DLC d’Harley Quinn, j’avais envie de prolonger mon expérience sur Batman : Arkham City (et aussi parce que j’aime finir un jeu à 100%… Oui, je suis faible :p). J’ai donc remis la main à la poche et me suis procuré les DLC des personnages de Robin et de Nightwing.

Ici, on nous propose seulement de diriger les deux nouveaux personnages sur les cartes de défis de Batman (plus quelques inédites…) : les défis Combat où l’on affronte des vagues d’ennemis afin d’atteindre le meilleur score, et des défis Prédateur où il faut éliminer des ennemis dans une pièce selon différentes conditions. Les habitués de la saga Batman seront donc familiarisés avec ces fameux défis qui peuvent par moment donner du fil à retordre, surtout les défis Prédateur.

Pourtant, ayant déjà fait les défis de Batman et Catwoman par le passé, les réaliser en incarnant les 2 Robins s’est avéré plutôt fun, plus particulièrement avec Nightwing que j’ai trouvé très équilibré en combat (fort et rapide) et disposant des meilleurs gadgets pour les défis Prédateur. La tâche s’est donc révélée beaucoup moins ardue qu’avec les personnages d’origine, rendant l’obtention de toutes les médailles de l’Homme mystère moins frustrante!
Alors certes, c’est vraiment cher payé pour ce que c’est et je déconseille ces 2 DLC à tous ceux qui ont du mal avec les défis des jeux Batman. Mais pour ma part, le quota de divertissement est pleinement rempli, les deux personnages proposant des situations assez différentes pour renouveler l’intérêt. Mais ça reste du contenu purement facultatif, bien plus que le DLC d’Harley Quinn que je conseille vivement.

Comme j’ai déjà dessiné Robin la dernière fois , j’ai choisi pour le coup d’illustrer l’article avec Nightwing. Pour être honnête, je ne connais pas du tout ce personnage. Et pour être encore plus honnête, je n’aime pas du tout son design dans Arkham City! Pour preuve : j’ai uniquement joué les défis avec le skin de la version du dessin animé. Du coup, j’ai parcouru Google pour voir si le personnage disposé d’autres apparences physiques (assez récurrent dans les comics…). J’ai donc pu mettre la main sur un Nightwing plutôt fin et élancé et je m’en suis servi de modèle (parce qu’à part ça, c’était que des versions supra musclées et je suis vraiment pas fan!).
J’ai voulu retenté une colorisation sans encrage, histoire de ne pas rester sur le semi-échec d’Hawkeye. Ce n’est pas encore ça, mais il y a de l’amélioration! En tout cas, cela m’aura permis de découvrir comment faire des éclairs sous Photoshop ^^


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Batman DLC : Je ne reconnais plus personne qu’en Harley…

Batman Arkham City est pour moi l’excellente surprise de Noël 2011. J’ai passé beaucoup de temps sur ma Playstation 3 à cause de lui pour le finir à fond, et je ne cacherais pas qui j’y ai pris beaucoup de plaisir!
Alors forcément, quand l’information a filtré qu’un DLC solo était en cours de réalisation, on peut dire que j’étais aux aguets. Sorti ce mercredi pour 7.99 € (attention on sert les fesses!), je l’ai téléchargé dès mon retour du boulot et l’ai savouré jusqu’à hier soir.

Mentionnons directement le point négatif : c’est très court (3 heures grand maximum) pour le prix que ça coûte (même s’il est 2 € moins cher qu’annoncé…). Ce n’est pas avec ce genre de rapport quantité/prix que les anti-DLCs vont cessés de geindre sur les forums de jeux-vidéos.

Par contre, en terme de qualité, ce DLC est très agréable à parcourir. Aux rangs des points positifs, le principal est d’incarner la moitié de l’aventure Robin, personnage accessible uniquement pour les défis combats normalement (en DLC également…). Et on peut dire que cela fait plaisir de manier un nouveau personnage qui possède ses propres coups, son propre style de combat, son propre rythme… Robin ne se joue pas du tout comme Batman (ni comme Catwoman) et il faudra trouver de nouveaux pas de danse pour botter les fesses des sbires d’Harley Quinn (oubliez par exemple la raclée de Batman, avec Robin c’est plus délicat à placer).
Et Harley Quinn, parlons en. Elle est la raison de ce DLC qui nous propose donc de découvrir ce qui lui arrive après la fin de la trame principale. Ne vous attendez pas à un combat épique, mais la demoiselle légèrement cinglée et très légèrement vêtue vous en fera tout de même voir. Elle s’offre pour le coup un nouveau look bien gothique et macabre.

En terme de jeu, ce court scénario additionnel a au moins le mérite de proposer des séquences de jeu variées bien que peu inédites pour qui a déjà parcouru l’aventure principale. Recherche de codes, désamorçage de bombes, chasse aux ballons  bien cachés dans les décors… Bref, même si cela ne dure pas longtemps, le plaisir de jeu est bien là et on ne peut clairement pas reprocher cela à ce DLC.

Pour résumer, je me suis bien amusé à replonger dans la ville d’Arkham City et son niveau inédit. Manier Robin est un vrai plaisir et on apprécie de parcourir cette petite aventure avec lui et Batman. Bref, le seul frein à mon plaisir fut les 8 € que j’ai dû craché pour faire l’acquisition du DLC. Donc si vous possédez déjà le jeu et que vous cherchez une bonne occasion de remettre la galette dans votre PS3, je conseille quand même l’acquisition de ce scénario supplémentaire. Pour les autres, patientez gentiment l’édition Game Of The Year qui sort à la fin de l’année, contenant tous les DLC.