L'Atelier d'AngelMJ


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Journey : Pèlerinage d’une vie

Noël a plutôt bien profité à ma PS3. Le magasin en ligne de la console de Sony a en effet proposé, quelques jours avant le 25 décembre de diverses promos fortes alléchantes pour le fan de « petits » jeux que je suis. J’ai donc pu acquérir pour quelques Euros 3 jeux qui me faisaient de l’oeil depuis un moment : Tokyo Jungle, The Unfishined Swan et Journey, dont il va être question ici (je parlerai des 2 autres sans doute plus tard).
J’avais envie de jouer à Journey pour 2 raisons majeures : la première est que le jeu est réalisé par l’équipe qui a pondu le très poétique Flower (que j’ai tout simplement adoré), et la deuxième est que l’action se passe dans le désert (et moi le désert, je kiffe). Seule la barrière du prix avait freiné mon achat jusqu’à présent, barrière qui a volé en éclat il y a donc quelques jours.

Qu’est ce donc que Journey? Il s’agit d’un jeu dans la même veine que Flower : un jeu d’ambiance,  à la maniabilité très souple et très flottante, au challenge court et accessible et qui a pour principale volonté de proposer un joueur un ressenti de jeu un peu différent de celui proposer habituellement par la majorité des productions.
Journey est ce que j’appelle une expérience vidéo ludique  On ne joue pas à ce genre de jeu pour le fun ou pour les trophées. On y joue parce que l’on sait que l’on va passer un moment particulier, dans un cadre particulier, et le tout dans le seul but de parvenir à éprouver des émotions très différentes de celle ressentis habituellement devant un jeu vidéo.
Et je ne vous cache pas que j’ai complètement adhérer à Journey et à son univers. Esthétiquement, cela a énormément de charme. Malgré le fait que l’action se déroule dans un désert, les décors sont immenses et les 6 niveaux que l’on traverse sont visuellement variés. Le tout est accompagné d’une musique splendide, toujours utilisée au bon moment et avec parcimonie. C’est bien animé, la maniabilité n’a pas de défaut particulier, bref il n’y a vraiment rien à redire sur l’aspect technique du soft et sur sa charte graphique, j’ai été séduit dès les premières minutes.

Quant au jeu en lui-même, il est loin d’être difficile et se boucle en une heure à tout cassé. Cependant, cette courte durée de vie est justifiée par la progression et l’histoire que le jeu raconte. Journey est un jeu volontairement court car l’intérêt est de le faire plusieurs fois. Déjà pour récupérer les différents éléments cachés dans les niveaux, mais surtout pour répéter un voyage qui se révélera différent en fonction des joueurs que vous allez croiser. Car l’expérience de Journey ne serait pas complète si vous la faisiez seule. Elle prend tout son sens dans le fait de la faire avec un joueur inconnu, dont vous ignorez l’identité (sauf à la fin du générique) et avec lequel vous pouvez difficilement communiquer. Ainsi, votre voyage prendra un autre autre regard, et plus particulièrement durant le dernier niveau où vous ne vous serez jamais senti aussi proche d’un inconnu, quitte à avoir un petit pincement au coeur lors de la séparation au générique de fin.

Pour moi il est important que des jeux comme Journey existe, car ils permettent de montrer que le jeu vidéo peut proposer autre chose, et qu’il peut être un véritable véhicule d’émotions pour le joueur. De mon point de vue, la dernière production de ThatGameCompagny est un petit bijou qui m’a permis de passer un moment privilégié avec ma console et les joueurs que j’ai croisé, durant lequel mes émotions ont été suscitées et qui me laisse, malgré sa courte durée, une très agréable sensation d’accomplissement. Un beau jeu, cela va sans dire.

Journey Aquarelle

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Sound Shapes : Promenade des sons

Sound Shapes est une production arrivée tout récemment sur le PSN. Il s’agit d’un jeu de plate-forme plutôt original dans sa forme : en effet, vous êtes une petite boule devant traverser différents tableaux en récupérant des pastilles éparpillées un peu partout. Le truc qui fait la différence ici, est que chaque pastille est en réalité une note de musique qui, une fois ramassée, s’ajoute à la partition de la musique du niveau. Vous démarrez donc souvent dans le silence le plus total, et complétez la musique au fur et à mesure de votre progression.
Vous l’aurez compris, Sound Shapes vous propose une expérience de jeu un peu à part, vu que le but ici n’est pas vraiment de faire un bon score ou un bon temps (même si cela reste envisageable), mais plutôt de parcourir des niveaux atypiques graphiquement, le tout en découvrant la musique au fur et à mesure. En sachant qu’en plus des notes que vous ramassez, chaque élément du niveau (décor, plate forme, ennemis, etc.) émet lui aussi un son, complétant ainsi le morceau qui se déroule au fil de votre progression.

J’avoue que je suis assez friand de ce genre de production qui cherche à proposer une approche du jeu vidéo un peu différente. Et Sound Shapes m’a plutôt plu dans l’ensemble de part cette expérience à la fois visuelle et sonore. Certes, les musiques sont souvent composées de seulement 8 temps, les rendant parfois assourdissantes. Mais les changements entre les différentes parties du niveau permettent de briser ce sentiment de répétition. Quant aux graphismes, on nous propose de découvrir 5 univers aux directions artistiques très différentes et à l’ambiance soignée.

Mais le soucis que j’ai avec Sound Shapes, c’est que son potentiel est beaucoup trop sous-exploité. En effet, la campagne principale, bien que très poétique (surtout les derniers niveaux), ne se compose que d’une vingtaine de niveaux que l’on traverse sans la moindre difficulté. Alors certes, cela débloque un mode démence qui mettra vos nerfs à vif. Mais le problème est que ce mode va totalement à l’encontre de l’esprit de la campagne, en proposant des challenges ardus mais très classiques, et où l’interaction avec les sons et le décor deviennent complètement obsolètes!
Reste alors le mode Ecole du Rythme, qui nous propose de reconstruire un morceau à l’oreille. J’ai adoré mais il y avait seulement 12 pistes. Et enfin un éditeur de niveaux très simple d’accès mais assez difficile à maîtriser si l’on veut proposer à la communauté autre chose que des niveaux cacophoniques!!

En résumé, je pense que Sound Shapes n’est pas un jeu dénué d’intérêt, mais qu’il aurait mérité d’être un peu plus approfondi, en proposant par exemple plus de niveaux et une difficulté plus élevé. Le principe autour de l’interaction avec les sons est agréable, et tout personne un peu sensible à l’art multimédia devrait trouver facilement chaussure à son pied avec l’éditeur de niveaux. Dommage cependant que l’expérience soit si courte et qu’elle mène à un mode en opposition total avec le concept global du jeu.

Je vous propose pour clôturer cette critique une illustration autour du dernier niveau du jeu : Spirale Staircase. J’ai vraiment été sous le charme de cet univers, tant au niveau de la musique que du visuel.  Je vous propose aussi un lien vers une vidéo YouTube du niveau, histoire de vous faire une idée de l’ambiance et du concept du jeu (c’est toujours plus parlant avec l’animation et le son!).

A noter que j’ai fait ce dessin sous Illustrator, chose assez rare venant de moi (je suis plus Photoshop…). Mais je trouvais que la charte graphique du niveau s’y prêtait bien. Par contre j’ai un peu galéré, ce sont vraiment 2 logiciels très différents et il faut un temps d’adaptation… Mais je pense que je retenterai l’expérience ^^