L'Atelier d'AngelMJ


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Apparence Blog : Collection Automne 2014

Coucou les gens!

L’activité sur le blog risque de pas mal se réduire au cours des semaines à venir. En effet, je suis rentré dans la phase « Dessin » de mon nouveau fanmade et c’est clairement celle qui monopolise le plus mon temps dans le processus de réalisation. Il y aura sans doute quelques chroniques Cinéma (enfin…. pour ça il faudrait que de nouveaux films sortent et cette semaine c’est pas folichon…) et je suis entrain de réfléchir à de nouvelles catégories, histoire de varier un peu les plaisirs.

Toutefois, j’ai pris le temps de refaire la bannière du blog et de changer un peu mon avatar. Certains constateront que le mode « chibi » commence progressivement à disparaître. Je vais en effet réserver ce dernier aux dessins humoristiques exclusivement, pour garder le reste du temps un ton un peu plus… « mature » dirons-nous (même si bon… je ne suis pas toujours un modèle de maturité mais on s’en fout!). Toujours est-il, j’aime bien cette nouvelle bannière, je vois que ce que j’apprends en ce moment en formation commence déjà à porter ses fruits!

Sur ce, bon week-end à vous tous!

BanYouTube3e


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Cinéma : Bilan de la 3e semaine d’Octobre

Depuis que j’ai déménagé sur Grenoble le temps de ma formation, et étant à deux minutes à pied du cinéma, j’ai eu tendance à aller voir des films comme un boulimique (genre tous les soirs… ne me jugez pas!). Du coup, difficile de faire un article pour chaque film que j’ai vu, donc je ressors la carte de la compilation de critiques (je préfère ça que de sortir des critiques alors que les films ne sont plus à l’affiche…).

CaseGoneGirl

Gone Girl : Bon, là je crois que je tiens un des meilleurs films de l’année 2014. Gone Girl est un thriller à tiroirs haletant, avec un excellent scénario, une mise en scène maîtrisée de bout en bout et des acteurs vraiment convaincants (Rosamound PIKE, performance de folie!). J’ai été vraiment surpris par la manière dont se déroule le film, ainsi que la profondeur de la psychologie des différents personnages. Les dernières minutes sont juste excellentes et la conclusion corrosive à souhait. Bref, tout ce que j’aime. Faut vraiment le voir les gens, surtout si vous aimez le genre et le travail de David FINCHER.

CasePapa

Papa was not a Rolling Stone : Je suis allé voir ça entre deux séances, sans trop savoir de quoi ça parlait, et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et franchement, je l’ai trouvé assez mauvais. Il s’agit d’un biopic et pourtant, je n’ai pas cru une seule seconde à ce qui se déroulait devant mes yeux. Je ne sais pas si c’est un problème d’acteurs ou de personnages, mais les différents protagonistes ne sont pas du tout crédibles et cela dessert vraiment une histoire qui peine à trouver un fil conducteur et un intérêt. Plus d’une heure trente à remuer dans mon siège et attendant que mon calvaire finisse. A noter que pour la première fois depuis très longtemps, j’étais tout seul dans la salle. Ca veut bien dire ce que ça veut dire. A éviter.CaseMommy

Mommy : En règle générale, je suis très méfiant avec les films palmés à Cannes, car ce sont souvent des productions prétentieuses et me plongeant, pour la plupart, dans un profond ennui. Mommy est clairement l’exception à la règle. Au delà d’être un bon film, c’est avant tout un beau film. Il y a pas un poil qui dépasse, c’est filmé de manière quasi-parfaite, que ce soit au niveau des cadres, des jeux de lumières, de la mise en scène… A ce niveau, c’est un modèle à suivre. La bande originale est tout simplement divine et les acteurs sont bluffants, particulièrement les rôles féminins. L’histoire sera peut être le seul obstacle à votre appréciation car plutôt dramatique et relativement défaitiste. Mais il y a une vraie justesse dans le traitement, ainsi qu’un équilibre rigoureux entre les instants légers et ceux un peu plus durs. Clairement la belle surprise de cette fin d’année et un vrai bijou dans sa catégorie. A voir au moins une fois.CaseLaby

Le Labyrinthe : Voici le dernier né des adaptations de littérature adolescente. Si j’aime énormément Hunger Games et ait plutôt apprécié Divergente, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce film. Dans l’ensemble, il y a ce qu’il faut de matière pour alimenter une nouvelle trilogie et assez de questions laissées sans réponses pour donner envie de voir la suite. La direction artistique est plutôt réussie et l’univers dépeint assez crédible. Par contre, il y a un vrai problème avec la direction des jeunes acteurs qui, pour la grosse majorité, jouent extrêmement mal (ou alors c’est un problème de dialogues car les échanges manquent vraiment de crédibilité). De plus, on pourra lui reprocher sa désagréable tendance à créer un faux suspense, genre cacher des informations au héros (et accessoirement à nous) alors que tout le monde semble au courant dans l’histoire… C’est un peu la technique du pauvre pour le genre et ça donne souvent lieu à des scènes ridicules. Mais bon, on va dire que ça fait son office et que si vous aimez ce type de récit, vous n’avez aucune raison de vous priver.CaseLou

Lou! : Alors là… J’ai un gros, gros cas de conscience. Lou! est un film dont j’aimerais dire beaucoup de bien. La direction artistique est absolument merveilleuse, on sent que c’est une adaptation de BD et que c’est fait par des personnes qui aiment vraiment ce média (et l’aimant aussi, j’y suis forcément sensible). Décors oniriques, passages en animation japonaise (oui madame! Et ça pête!), une mise en scène qui fourmille de bonnes idées (les faux épisodes des Feux de l’Amour, adorables) des personnages loufoques et attachants ainsi que des dialogues bien trouvés, Lou! avait tout pour devenir un de mes coups de coeur de l’année 2014. Seulement voilà, le film est beaucoup trop long par rapport à ce qu’il a à raconter et on sent que tout s’essouffle passé la moitié du récit. Alors que j’étais comme un gosse durant la première heure, j’ai vu mon attention périr au fur et à mesure que le scénario essayait désespérément d’arriver à une conclusion qui se fait attendre. Du coup, je suis très partagé concernant mon avis général. J’ai envie de défendre le film pour son audace artistique, ainsi que la naïveté assumée qui s’en dégage. Malheureusement, le scénario en demi-teinte ne permet pas d’être à 100% derrière cette production. A mon grand regret, vraiment.
CaseNinjaNinja Turtles : Dans la catégorie « je me fais casser par toutes la presse spécialisée, ainsi que les fans hardcores », Ninja Turtles est sans doute le meilleur candidat de cette année. Qu’en est-il vraiment? Etant moi-même assez fan de l’univers des tortues (j’adorerais découvrir les Comics), je m’attendais vraiment à une immonde bouse, aux vues des images et autres trailers que j’avais pu voir avant sa sortie. Finalement, ce pauvre film ne mérite pas tout le tapage que l’on fait autour, vu qu’il s’agit purement et simplement d’un divertissement tout public et qui ne prétend pas à plus. Le scénario tient sur une feuille de papier-cul, l’humour est primaire (des blagues avec des pets… super…), les personnages sont lisses et interchangeables (Michelangelo toujours aussi chiant)… Mais bon ça se regarde, surtout grâce aux scènes d’actions qui sont relativement bonnes (le combat de Splinter et la descente de la montagne valent le coup d’oeil)… Du divertissement hollywoodien de base que l’on regarde avec un certain plaisir coupable pour l’oublier immédiatement après être sorti de la salle. Pas de quoi en faire tout un foin…

 


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Horns : Radcliffe cocu?

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je suis du genre bon public. Pour moi, il y a très peu de raisons de ne pas aimer un film : soit je le trouve chiant (coucou les biopics…), soit je trouve qu’il ne fait rien de son propos et est donc décevant (le cas Sex Tape récemment…). Horns, dernière production d’Alexandre AJA (dont je ne connais aucun autre film, l’horreur n’étant pas mon registre de prédilection), n’entre pas dans la première catégorie. Par contre, il saut à pieds joints dans la deuxième avec tellement d’insolence qu’il m’est difficile d’en parler en gardant toute mon objectivité. Mais on va faire ce que l’on peut.
Si j’ai tenté Horns, c’est principalement parce que je trouvais le synopsis intéressant et disposant d’un certain potentiel : un jeune homme en deuil se retrouve doter de mystérieuses cornes qui obligent les gens qu’ils croisent à dire leurs plus sombres vérités. Il décide donc de se servir de ce pouvoir pour élucider le mystérieux et sanglant meurtre de sa petite amie. Si les motivations semblent classiques, le principe de l’élément fantastique pouvant amener une critique de la société et du puritanisme de façade m’a beaucoup interpellé et je me demandais ce que le réalisateur allait en faire. Et là est ma première grosse déception : il n’en fait rien.

Le problème que j’ai avec Horns, c’est que je le considère, à juste titre ou non, comme un teenage movie. C’est-à-dire que l’on sent un film destiné avant tout à un public adolescent. Et là où le bât blesse, c’est que le pouvoir des cornes va donner lieu à des confessions souvent puériles et relativement primaires, à savoir que dans 80% des cas, les gens diront qu’ils ont envie de baiser avec un tel ou un tel. C’est drôle au début, mais n’y avait-il pas moyen de retirer quelque chose de plus… intelligent? Ainsi, hormis les confessions des parents à notre héros (qui elles, pour le coup, sont vraiment intéressantes), le pouvoir de ce dernier sera toujours utilisé bien en dessous de son potentiel. Et pourtant, aux vues des situations, il y avait quand même matière (la scène dans la salle d’attente…).
Du coup, j’ai eu beaucoup de mal à prendre le film au sérieux, surtout que les à-cotés n’aident vraiment pas. Entre l’enquête sans intérêt dont on devine rapidement le coupable (en même temps, la liste de suspects est assez restreinte…), la romance cul-cul la praline qui s’étale sur des minutes interminables de flashback et l’aspect fantastique et mystique traité à l’arrache, la projection s’est déroulée en brisant à chaque seconde tout espoir de sauvetage.

Le pire c’est que le film n’est pas pénible à voir, c’est juste qu’il fait tellement d’erreurs à tous les niveaux qu’il m’a été impossible de rentrer dans le délire du réalisateur. Déjà pour le pouvoir des cornes que je trouve sous exploité, mais surtout par la présence du fantastique qui est, selon moi, très mal utilisée. Je ne sais pas si vous connaissez le principe de Suspension consentie de l’incrédulité, mais dans le cas présent c’est un échec total. Si je pouvais accepter l’existence des cornes sans trop chercher la petite bête, la suite des évènements est si aléatoire et si grossière que j’ai fini par ne plus y croire du tout, arrivé au dernier quart du film (voir même bien avant). A l’image de la scène finale complètement ridicule (j’ai lâché des « non mais sérieux? » presque à voix haute tellement c’est mauvais) et assez hors de propos par rapport au reste du récit (et bourrée d’incohérences en plus), le réalisateur n’arrive pas donner une crédibilité à son univers et utilise l’imagerie religieuse et ésotérique n’importe comment, quitte à ce que l’on arrive plus à en comprendre la signification dans le contexte. Le résultat est que cela donne quelque chose de très disgracieux et de relativement puéril… à l’image du scénario quoi.

Pourtant tout n’était pas à jeter. Daniel RADCLIFFE offre une performance tout à fait honorable (il est quand même bien classe par moment, sauf à la fin bien sûr!) et j’ai trouvé Juno TEMPLE véritablement rayonnante. Il y a aussi la scène de badtrip plutôt bien faite mais qui ne rattrape pas la catastrophe visuelle qu’est la scène finale. La musique non plus n’est pas mal, mais elle aussi très mal utilisée tout au long du film.

Je n’avais pas d’attentes particulières sur Horns, mais je me dis qu’il y avait vraiment matière à faire beaucoup mieux. Objectivement, ce n’est pas une bouse et je pense que le public visé y trouvera largement son compte. Mais me concernant, c’est un très mauvais film qui accumulent les erreurs et a surtout le gros défaut de ne pas avoir réussi à me faire rentrer dans son univers et à le prendre au sérieux.

AngelVSRadcliffe


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J’ai 30 ans : Bon… OK…

Hier, j’ai eu 30 ans. J’ai bien essayé de négocier pour rester à 29, mais le Temps est dur en affaire. Les âges de la famille des dizaines ont tendance à nous marquer plus que les autres. A raison? A tort? Honnêtement, je n’en sais moi-même trop rien. Il m’a traversé l’esprit de faire un petit article bilan, histoire de voir ce que j’ai retenu de ces trente années à côtoyer l’espèce humaine. Mais après moultes réflexions, j’ai décidé de voir les choses autrement.

En fait faire un bilan, je trouve ça chiant autant à rédiger qu’à lire. Donc histoire d’épargner votre temps et le mien, je vais plutôt jouer la carte de la spontanéité et de l’instant présent. Le temps passe vite, je m’en rends compte de plus en plus, et j’ai parfois l’impression que mon état d’esprit n’évolue pas au même rythme que mon âge (je suis resté mentalement bloqué à 25 ans, allez savoir pourquoi…). Du coup, je me dis que passer son temps à regarder dans le rétroviseur de sa vie n’est pas le meilleur moyen d’avancer. Surtout que je ne le cacherai pas, je préfère braquer mon regard sur cette année 2014 plutôt que sur toutes les autres, tellement c’est une année riche en rebondissements et en changement pour moi.

Si avoir 30 ans ne change finalement pas grand chose, je retiendrai surtout l’année où je les ai eu. Une année marquante, où j’ai pu enfin évoluer professionnellement, une année où mon travail a été mis en lumière et m’a permis de rencontrer des personnes formidables grâce à Internet, une année qui m’offre de nombreuses opportunités et de nombreux itinéraires de vie possible. Et ça les gens, c’est cool et ça vaut n’importe quel bilan à la noix!

Et comme le veut la tradition, qui dit article sur le blog, dit illustration. Là par contre, j’ai joué le nostalgique et est eu envie de dessiner tous les avatars que j’ai pu créer, et ce depuis que j’ai découvert que dessiner c’était orgasmique! J’en profite pour remercier chaleureusement Dunklayth pour ses conseils en colo, j’espère continuer à m’améliorer à ce niveau! A noter qu’à l’avenir, je vais me dessiner un peu plus « adulte » car à force de me faire en mode Chibi par soucis de facilité, on a cru que j’avais dix ans de moins (même si je n’ai jamais caché mon âge, suffit de lire les FAQ et les A propos ^^). Sur ce, passez tous une excellente semaine et restez en alerte, il y aura une petite annonce d’ici quelques jours… ;)

Angel30ans


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Blog de Châtaigne : L’art est dans la cuisine

Pour changer des critiques Cinéma et autres chroniques BD, voici un article un peu différent de d’habitude.

Comme vous avez pu le remarquer avec mes différents articles, je suis un peu touche-à-tout. Cinéma, dessin, livre, musique… Mais il y a aussi un autre thème que j’aime beaucoup mais dont j’ai très peu parlé ici, il s’agit de la cuisine. Je suis en effet quelqu’un qui apprécie énormément d’aller au restaurant ou passer du temps devant les fourneaux pour se faire autre chose que des pâtes et des frites (oui, je suis un homme qui cuisine, ne me regardez pas comme ça!). Dans ce contexte, j’aimerais vous présenter mon blog référence en la matière : le Blog de Châtaigne. Et je ne dis pas ça uniquement parce qu’il est tenue par une amie proche, ce site est une vraie malle aux trésors.

Déjà sur sa thématique principale, à savoir la cuisine. Oubliez Marmiton et ses listes de recettes sans fin, ici vous trouverez votre bonheur quelque soit votre recherche, le blog couvrant les recettes les plus standards aux plus originales. Mais la grosse plus-value du Blog de Châtaigne, ce sont les photos. Car non seulement les recettes sont excellentes (j’en ai testé un sacré nombre!), mais en plus les visuels qui accompagnent les différents articles te mettent l’eau à la bouche comme c’est pas possible! Car comme on dit : « un bon plat et d’abord un beau plat ».
Je suis personnellement tombé raide dingue de certaines recettes comme ce cheesecake super facile à faire (le cheesecake est le meilleur dessert du monde!), ou encore cette recette de Nutella maison fabuleuse (oui, je me drogue au Nutella…). Donc si vous vous sentez une âme de cuistot, je vous encourage à les tester, elles sont vraiment faciles en plus!

Et même si la cuisine ne vous intéresse pas, le blog est très souvent ponctué par des reportages photographiques. Que ce soit en France ou au travers le monde, Châtaigne capture les paysages aussi bien que ses petits plats. Je ne peux que vous conseillez les photos de son voyage au Japon qui sont vraiment sublimes (et me donne cruellement envie d’y retourner…!!).

Donc n’hésitez pas à lui rendre une petite visite, voir à carrément l’ajouter à votre barre de Favoris pour la prochaine fois où vous aurez envie de faire chauffer les casseroles dans votre cuisine. En plus, elle participe en ce moment au Golden Blog Award, donc pensez à cliquer sur le petit bouton sur la droite,  ça prend une seconde ^^

Sur ce, je vous laisse avec une petite illustration de l’intéressée et file me faire une tartine de Nutella maison!

ChataigneCC


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All You Need Is Kill : Crédits illimités

Alors que mon style graphique en témoigne largement et que je me suis toujours revendiqué comme un lecteur de BD assidu, je viens de m’apercevoir que je n’avais rédigé sur ce blog aucune chronique sur un manga. C’est fou non? Je me suis dit qu’il fallait remédier à cela. J’ai donc choisi aujourd’hui de vous parler de ma petite découverte d’il y a quelques mois : All You Need Is Kill, série en 2 tomes sortis chez Kaze Manga.
Il s’agit de l’adaptation d’un roman de SF japonais qui a également eu droit à une adaptation au cinéma cette année, sous le titre d’Edge of Tomorrow, avec Tom CRUISE et Emily BLUNT. En sachant que j’ai vu ce film et que je l’ai fortement apprécié, j’avais hâte de découvrir cette version manga, surtout que les deux productions sont relativement différentes dans leur traitement de l’histoire et des personnages, et du coup, se complètent plus qu’ils ne s’assimilent.

Dans un futur proche, une race extraterrestre hostile du nom de Mimic envahit la terre et compte bien décimer toute la population humaine (normal quoi). Dans ce contexte post-apocalyptique, nous allons suivre le personnage de Keiji, jeune soldat qui, pour de mystérieuses raisons, recommence inlassablement la même journée chaque fois qu’il meure au combat face aux Mimics.
Grâce à son speech simple et son nombre de personnages restreints, nous rentrons rapidement dans le vif du sujet. Très vite, nous allons apprendre avec Keiji les différentes règles des boucles temporelles, ce qui les provoque et comment cela pourrait éventuellement l’aider à gagner la guerre et, accessoirement, y survivre. Il sera rejoint à mi-parcours par Rita, une jeune femme soldat qui semble en savoir beaucoup sur ce qui lui arrive.

En terme de scénario, on peut dire que c’est un quasi sans faute. L’univers et ses règles sont cohérents, la psychologie des personnages est bien travaillée et on se prend vraiment au jeu pour savoir comment nos héros vont s’en sortir. Le choix de ne se focaliser que sur deux personnages (Keiji dans le premier tome et Rita dans le deuxième) permet de nous y attacher rapidement et de nous sentir concerner par leur combat.
De plus, la fin est très différente de celle proposée par le film (qui d’ailleurs raconte une histoire ayant peu de similarité hormis le concept de base) et reste dans le ton de l’ensemble du manga. Ainsi on apprécie que le récit se termine proprement, même si personnellement, j’aurai bien passé un tome de plus en compagnie de Keiji et Rita.

Quant à l’aspect graphique, on peut dire que l’on est bien gâtés. On retrouve au dessin l’auteur de Death Note et Bakuman, donc forcément ça pète la classe. Il est d’ailleurs sympa de voir son trait dans un contexte plus action, avec des passages visuellement savoureux. Attention toutefois, c’est parfois très violent graphiquement, même si cela aide fortement à l’immersion.

Bref, en 2 tomes, nous découvrons une histoire très plaisante à lire, cohérente jusqu’au bout et disposant d’un univers bien construit et sans réels défauts apparents. Si vous avez l’occasion de lire cette courte série, vous pouvez y aller sans hésitation, vous ne regretterez pas le voyage. Et mattez le film aussi, il est bien cool et bien badass!!

AYNIK


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Sex Tape : C’est la faute au Cloud!

Alors que le mois d’Août nous a abreuvé de films grand spectacle, histoire de voir qui avait la plus grosse, le mois de Septembre commence timidement avec des sorties sporadiques. Et comme j’ai profité des vacances pour quasiment voir tout ce qui était à l’affiche (ouais, même des trucs tout naze comme Hercule ou tout chelou comme Enemy…), on peut dire que je me suis contenté de ce qu’il y avait de nouveau la semaine dernière pour égayer mon week-end de rentrée. Mon choix s’est donc porté sur Les Recettes du Bonheur et Sex Tape. Et comme j’ai vraiment rien à dire sur le premier, il ne me reste qu’à vous parler de la dernière comédie dont nous gratifie nos chers américains.
J’aime bien les comédies américaines. Vraiment. Mais depuis quelques temps, elles souffrent des mêmes symptômes que j’ai déjà dénoncé dans les films de super-héros : si le postulat de départ varie d’un film à l’autre, la trame, elle, suit un schéma invariable. J’ai été au regret de le constater il y a quelques mois avec Triple Alliance, et Sex Tape ne fait que confirmer ma théorie. Mais bon… allons-y.

Qui n’a jamais eu peur que son intimité soit dévoilée à la face du monde (n’est-ce pas Jennifer LAWRENCE… :p), ou pire à celle de son entourage? Annie et Jay, respectivement interprétés par Cameron DIAZ et Jason SEGEL, vont en faire la triste expérience en diffusant par inadvertance une vidéo épique de leurs ébats (3 heures la vidéo quand même!). Notre couple, s’étant laissé rattraper par la routine de la vie, voulaient marquer le coup… Et on peut dire qu’ils ont réussi! Le film va donc se focaliser sur leur course folle pour retirer la vidéo des périphériques de leurs amis (tous reliés au même compte ICloud car Jay a la fâcheuse tendance à distribuer les Ipad comme un Japonais ses paquets de mouchoirs dans les rues de Tokyo…), voir même d’Internet! Si l’histoire se veut donc assez osée et parfaitement encrée dans notre actualité, on ne peut pas dire que les scénaristes en font grand chose.

Pour commencer, le film souffre d’un gros problème de rythme. Le prologue est beaucoup trop long et il faut bien attendre 20-25 minutes pour que nos deux tourtereaux soulèvent l’idée de faire la fameuse vidéo. Ce passage est clairement le plus drôle du film, avec des scènes et des dialogues d’une sacrée cocasserie. Et ce sera bien le seul moment de grâce du film, qui va ensuite s’enliser dans une course contre-la-montre mollassonne et, il faut l’admettre, pas toujours très amusante. Le problème majeur est que les « actes » sont trop longs (la visite chez le patron d’Annie, le cambriolage des bureaux de YouPorn) et les situations pas assez variées. Ainsi le film se traine péniblement (alors qu’il faut tout juste 1h35!) et le tout débouche sur une fin convenue et bien trop sage pour le sujet soulevé.
Et c’est là que je trouve que les réalisateurs ont complètement raté le coche. Alors que l’histoire pourrait amener sur des réflexions intelligentes sur le sexe ou les nouvelles technologies, on patauge dans des réflexions convenues sur la famille et sur le vraie sens de l’amour. On a l’impression que le film n’assume pas son délire et on en arrive presque à oublier le pourquoi du comment, passé la moitié de la projection. Alors que bizarrement le film est assez cru au niveau des dialogues (certains les trouveront même vulgaires, mais pour moi la limite n’est jamais dépassée) et dans certaines situations, on oscille entre le trash et le politiquement correct sans trouver un équilibre. A la fois trop sale et trop sage, Sex Tape se prend les pieds dans le tapis et n’arrive donc pas à faire adhérer à son histoire.

Et c’est d’autant plus dommage que les acteurs principaux sont loin d’être mauvais. Le couple formé par Cameron DIAZ et Jason SEGEL est très crédible et on se prend vraiment d’affection pour ces personnages qui enchaînent les problèmes et les occasions manquées. En plus, nos deux interprètes y mettent vraiment du leur en se montrant à de nombreuses occasions dans leur plus simple appareil (enfin… pas l’ombre d’un nichon en vue, désolé messieurs…) et dans des situations pour le moins incongrues. Malheureusement, à eux seuls, ils ne peuvent pas sauver le film de la noyade, surtout que le reste du casting n’est vraiment pas convaincant, voir pas du tout crédible (je pense notamment aux enfants qui ont des réactions très étranges par moment…).

Ainsi, Sex Tape aurait pu être une comédie un peu provocatrice et soulevant des sujets qui pourraient aboutir à des réflexions intéressantes. Mais encore une fois, on se retrouve face à une production convenue, à la trame classique, et dont la conclusion se veut trop sage, voir limite puritaine. De ce fait, le film aura clairement du mal à se trouver un public. Certains le trouveront trop vulgaire, les autres pas assez vu le thème… Bref, encore une comédie qui rate lamentablement son objectif : celui de faire rire en amenant une critique intelligente sur des sujets d’actualités.

AngelSTIpad


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AngelMJ : Ce qui se cache derrière le pseudo

CaseP01 CaseP02 CaseP03 CaseP04 CaseP05 CaseP06

CaseP07 CaseP08 CaseP09J’avais promis de le faire, voici toute l’explication de mon pseudo. C’est marrant de me dire que j’ai, depuis que je suis sur Internet, toujours eu le même et que maintenant, j’y suis profondément attaché. J’espère que ce petit historique vous aura plu!

 


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Fanmade SLG : L’Orgasme Gargantuesque du Patron

Lorsque je me suis lancé le défi de réaliser un fanmade sur les différents personnages de l’émission Salut Les Geeks, j’appréhendais particulièrement d’aborder l’un d’entre eux. Vous l’aurez compris au titre de l’article, il s’agit du Patron. Car je vais vous faire un aveu, quitte à mettre à dos une bonne partie de la fanbase : je n’aime pas particulièrement ce personnage.
Enfin… Disons plutôt que je ne l’aimais pas. De tous les personnalités inventées par Mathieu SOMMET, il était celui qui m’agaçait le plus, pour la simple et bonne raison que je le trouvais extrêmement vulgaire et primaire. Je ne suis pas contre quelques blagues salaces de temps à autres, j’en fais moi-même quelques unes lorsqu’on me tend la perche. Mais je trouvais que ce personnage ne dégageait rien hormis le fait de dire des obscénités (ce qui visiblement a fait son succès…). Pourtant, au fur et à mesure des saisons, j’ai trouvé que Mathieu le faisait évoluer intelligemment, que soit au niveau de ses interventions que de son champ lexical pour le moins fleuri. Plus subtil et, de mon point de vue, plus drôle, le personnage du Patron a finalement réussi à me convaincre de son utilité et de son réel apport en terme de comique dans l’émission.

Il était important pour moi de placer le contexte vis-à-vis de ce personnage, car cela a énormément joué dans mes choix concernant son fanmade. Et cela en décevra sans doute certains, mais j’ai choisi de jouer la carte de la subtilité plutôt que celle de la vulgarité.

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Commençons par le commencement : le choix de la chanson Vocaloid. Pour moi, c’était sans appel : ce serait Gigantic O.T.N. ou rien. Alors oui, peut être qu’il y avait d’autres possibilités pour Le Patron (le monde du Vocaloid a son lot de chansons à caractère sexuel), mais je n’arrivais pas à me faire à l’idée d’écrire sur une autre chanson que celle-ci. Déjà parce que je l’adore (je l’ai écouté plus de 1000 fois, toutes versions confondues dont une grosse préférence pour la cover de Reol) et je la trouve tellement drôle, décalée (les paroles sont… hum… voilà quoi!) et entrainante que j’avais vraiment envie d’écrire quelque chose sur ce morceau. Alors certes, elle ressemble à La Complainte du Geek en terme de sonorité (c’est le même compositeur), mais j’ai tout de même une très grosse préférence pour cette chanson car c’est celle qui m’a fait découvrir le travail de GigaP, et rien que pour ça, je me devais de lui rendre hommage.
Puis est venu le moment fatidique des paroles. Cela a été pour moi le plus gros défi de ce projet. Comme vous avez du le comprendre entre les lignes de mon introduction : la vulgarité, ce n’est pas mon registre. Du coup, je me demandais comment écrire quelque chose sur Le Patron sans y avoir recours. Je voulais, en plus, que la chanson soit accessible par tous. Du coup, j’ai pris la décision de plutôt jouer avec les mots, faire des phrases à double-sens, traiter le personnage dans sa globalité sans faire référence aux obscénités qui a pu dire depuis 3 ans. Ce choix ne fera peut être pas l’unanimité, surtout auprès des personnes qui s’attendaient à une chanson « sale », comme j’ai pu le lire parfois. Mais je reste convaincu que cela rend la chanson plus agréable dans tous les sens du terme, et je suis personnellement content de mon texte final, qui reste malgré tout entrainant et relativement orienté.

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En ce qui concerne les dessins et le montage, cela a été un défi d’un tout autre niveau. J’ai en effet souhaité changer de logiciel de montage pour cette vidéo, car j’ai appris à me servir d’un nouveau lors de ma formation : After Effects. Et on peut réellement parler du coup de foudre car je suis complètement tombé sous le charme de ce logiciel. Le découvrir et travailler avec a été un véritable bonheur et il est certain que je continuerai à l’utiliser pour mes prochains travaux, le champ des possibilités semblant relativement grand en terme de création visuelle.
Au niveau des dessins, j’avais d’emblée décider d’en faire moins que pour les deux autres fanmades (80 dessins à chaque fois, c’est juste ingérable, surtout dans mes conditions actuelles de vie). Du coup, j’ai tenté bon gré mal gré de proposer des illustrations plus poussées en terme de colorisation, histoire de leur donner plus de charme. Et sur ce point là, je ne vous cacherai pas que je me suis réellement amusé. Les dessins sont venus tout seuls, avec une facilité déconcertante. Je me suis éclaté à imaginer le Patron dans des positions sexy, ou dessiner les autres personnages (et même le chat, mais ça c’est purement fanservice!). Cela m’a énormément plu et c’est clairement la partie la plus fun et la plus appréciable de cette réalisation.

Le voici donc, le fameux fanmade sur Le Patron tant attendu. J’espère que cette attente n’aura placé la barre trop haut et que cette nouvelle vidéo vous amusera autant que je me suis amusé à la faire. Cela aura été un réel défi pour moi, ainsi qu’un projet dans lequel je me suis beaucoup investi. Bon visionnage!


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Les Gardiens de la Galaxie : Héros décomplexés

Les blockbusters s’enchaînent à vitesse folle cet été et il est parfois difficile de suivre le rythme (surtout avec une formation et un fanmade au milieu!). Après Transformers 4 et La Planète des Singes, c’est au tour de Marvel de sortir le grand jeu avec sa dernière adaptation de Comics : Les Gardiens de la Galaxie.
Commençant à particulièrement me lasser des aventures de la bande des Avengers, j’avoue que ce film nourrissait en moi certains espoirs, dont celui principalement de découvrir un peu de sang neuf et espérer voir le genre « Super Héros » proposer autre chose que les éternelles trames scénaristiques toutes faites, auxquels les précédentes productions m’ont malheureusement habituées. Et mes espoirs sont en partie comblés, mais qu’en partie…

Bien que rattaché à l’univers des Avengers, Les Gardiens de la Galaxie n’y fait que très peu référence (à quelques détails près…) et nous proposent de découvrir des personnages et un univers totalement inédits. Il va sans dire que cela est plus que salutaire, d’autant que le film dispose de nombreux atouts pour sortir du lot. La première est clairement le ton général. Il s’agit d’une histoire simple mais bien rythmée, avec des personnages décomplexés, voir assez cabotins. Le tout baigne dans une ambiance plutôt cool et même si l’histoire possède sa part de drame (surtout au début), la globalité du film se veut bon enfant.
Autre atout pour nos gardiens et dont je parlais un peu plus haut : l’univers où se déroule l »histoire. Adieu la Terre, bienvenue au fin fond de la Galaxie! Cela fait toujours plaisir de découvrir des environnements nouveaux, des planètes, des races, des véhicules… Bref quelque chose de complet et cohérent, qui change un peu des grandes villes américaines! A mi-chemin entre Star Wars et Star Strek, Les Gardiens de la Galaxie n’a pas à rougir face aux monstres de la SF, car bien que relativement plus « simpliste », les environnements se veulent riches, voir ingénieux (j’ai adoré le coup des avions qui s’assemblent pour faire un filet!).

Maintenant, quelques mots sur les personnages. Ils contribuent, par leurs caractères et attitudes, à appuyer le côté décomplexé de l’histoire. Star-Lord, notre héros quelque peu tête à claques avec sa grande gueule et sa démarche nonchalante, y est bien sûr pour beaucoup mais les autres personnages ne sont pas en reste. Si vous aurez peut être du mal à supporter Rocket Raccoon qui fait clairement office de comic relief, le reste de la troupe se veut tout aussi drôle, avec Groot l’arbre vivant, Drax tout en muscles mais pas très malin… Même Gamora la tueuse, qui se veut sérieuse, n’échappe pas à quelques blagues et situations comiques (faut dire, vu la bande qui l’entoure…). Ils sont la vraie plus-value du film, le petit bonus qui fait plaisir. On s’attache très rapidement à cette bande de bras cassés et on se prend à suivre avec intérêt leurs mésaventures.

Vraiment, ce nouveau Marvel avait toutes les cartes en main pour me donner foi en une vraie renaissance du genre. Mais cela est malheureusement avorté par la trame scénaristique, qui suit au pied de la lettre le déroulement de n’importe quel film de super héros. A ce stade, cela en devient vraiment navrant tellement on arrive à deviner l’intégralité du déroulement au fur et à mesure que les scènes s’enchaînent. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’histoire est mauvaise car ce n’est clairement pas le cas. Mais bon sang messieurs les réalisateurs! Sortez un peu de vos carcans! Arrêtez de nous sortir les éternelles scènes de remises en question, de réconciliations, et, par pitié, arrêtez de nous prendre pour des jambons en nous faisant croire à la mort de certains personnages principaux! Plus personne n’y croit depuis belle lurette et on sait tous que vous n’avez pas le culot d’aller jusqu’au bout.
De plus, il serait peut être temps de mettre un peu plus de corps dans les antagonistes. Ronan a beau être très classe dès son apparition, son caractère est aussi caricatural que n’importe quel méchant de Comics. Nous sommes en 2014, les méchants qui veulent conquérir le monde (ou la galaxie… tant qu’à faire…), qu’importe la raison, c’est sérieusement périmé. Du coup, la menace qui plane sur nos héros n’en est pas vraiment une, vu que l’on sait très bien comment tout cela va se terminer (même si, j’avoue, il y a une scène très incongrue dans ce film lors du face-à-face final).

Alors que penser de cette dernière production Marvel? Si j’en ferai les louanges pour ce qui est des personnages et de l’univers, je ne peux être qu’attrister, voir presque fâché, de devoir supporter encore une fois un film de super héros avec une trame si convenue. Pour moi le film a bien 5 ou 6 ans de retard en terme de script, et il n’est plus tolérable de devoir se farcir pour la énième fois la quête d’un objet pouvant détruire l’univers (ils vont avoir une sacrée collection dans Avengers 3!) face à des adversaires dénués du moindre intérêt (j’en serais presque à aimer Loki pour ça!).
Pourtant, je ne vous déconseille pas le film, bien au contraire. Malgré tout ce que je peux dire sur le scénario, le reste de cette production est vraiment de qualité et je pense que chacun peut passer un excellent moment devant les aventures de Star-Lord et sa bande (car ce fut mon cas malgré tout). C’est juste qu’au bout du dixième film du projet Avengers, il serait peut être temps de changer un peu de disque. D’ailleurs en parlant de disque, vous ai-je préciser que la bande originale déchire?

 

RocketGroot