L'Atelier d'AngelMJ


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Cinéma : Bilan de la 3e semaine d’Octobre

Depuis que j’ai déménagé sur Grenoble le temps de ma formation, et étant à deux minutes à pied du cinéma, j’ai eu tendance à aller voir des films comme un boulimique (genre tous les soirs… ne me jugez pas!). Du coup, difficile de faire un article pour chaque film que j’ai vu, donc je ressors la carte de la compilation de critiques (je préfère ça que de sortir des critiques alors que les films ne sont plus à l’affiche…).

CaseGoneGirl

Gone Girl : Bon, là je crois que je tiens un des meilleurs films de l’année 2014. Gone Girl est un thriller à tiroirs haletant, avec un excellent scénario, une mise en scène maîtrisée de bout en bout et des acteurs vraiment convaincants (Rosamound PIKE, performance de folie!). J’ai été vraiment surpris par la manière dont se déroule le film, ainsi que la profondeur de la psychologie des différents personnages. Les dernières minutes sont juste excellentes et la conclusion corrosive à souhait. Bref, tout ce que j’aime. Faut vraiment le voir les gens, surtout si vous aimez le genre et le travail de David FINCHER.

CasePapa

Papa was not a Rolling Stone : Je suis allé voir ça entre deux séances, sans trop savoir de quoi ça parlait, et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et franchement, je l’ai trouvé assez mauvais. Il s’agit d’un biopic et pourtant, je n’ai pas cru une seule seconde à ce qui se déroulait devant mes yeux. Je ne sais pas si c’est un problème d’acteurs ou de personnages, mais les différents protagonistes ne sont pas du tout crédibles et cela dessert vraiment une histoire qui peine à trouver un fil conducteur et un intérêt. Plus d’une heure trente à remuer dans mon siège et attendant que mon calvaire finisse. A noter que pour la première fois depuis très longtemps, j’étais tout seul dans la salle. Ca veut bien dire ce que ça veut dire. A éviter.CaseMommy

Mommy : En règle générale, je suis très méfiant avec les films palmés à Cannes, car ce sont souvent des productions prétentieuses et me plongeant, pour la plupart, dans un profond ennui. Mommy est clairement l’exception à la règle. Au delà d’être un bon film, c’est avant tout un beau film. Il y a pas un poil qui dépasse, c’est filmé de manière quasi-parfaite, que ce soit au niveau des cadres, des jeux de lumières, de la mise en scène… A ce niveau, c’est un modèle à suivre. La bande originale est tout simplement divine et les acteurs sont bluffants, particulièrement les rôles féminins. L’histoire sera peut être le seul obstacle à votre appréciation car plutôt dramatique et relativement défaitiste. Mais il y a une vraie justesse dans le traitement, ainsi qu’un équilibre rigoureux entre les instants légers et ceux un peu plus durs. Clairement la belle surprise de cette fin d’année et un vrai bijou dans sa catégorie. A voir au moins une fois.CaseLaby

Le Labyrinthe : Voici le dernier né des adaptations de littérature adolescente. Si j’aime énormément Hunger Games et ait plutôt apprécié Divergente, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce film. Dans l’ensemble, il y a ce qu’il faut de matière pour alimenter une nouvelle trilogie et assez de questions laissées sans réponses pour donner envie de voir la suite. La direction artistique est plutôt réussie et l’univers dépeint assez crédible. Par contre, il y a un vrai problème avec la direction des jeunes acteurs qui, pour la grosse majorité, jouent extrêmement mal (ou alors c’est un problème de dialogues car les échanges manquent vraiment de crédibilité). De plus, on pourra lui reprocher sa désagréable tendance à créer un faux suspense, genre cacher des informations au héros (et accessoirement à nous) alors que tout le monde semble au courant dans l’histoire… C’est un peu la technique du pauvre pour le genre et ça donne souvent lieu à des scènes ridicules. Mais bon, on va dire que ça fait son office et que si vous aimez ce type de récit, vous n’avez aucune raison de vous priver.CaseLou

Lou! : Alors là… J’ai un gros, gros cas de conscience. Lou! est un film dont j’aimerais dire beaucoup de bien. La direction artistique est absolument merveilleuse, on sent que c’est une adaptation de BD et que c’est fait par des personnes qui aiment vraiment ce média (et l’aimant aussi, j’y suis forcément sensible). Décors oniriques, passages en animation japonaise (oui madame! Et ça pête!), une mise en scène qui fourmille de bonnes idées (les faux épisodes des Feux de l’Amour, adorables) des personnages loufoques et attachants ainsi que des dialogues bien trouvés, Lou! avait tout pour devenir un de mes coups de coeur de l’année 2014. Seulement voilà, le film est beaucoup trop long par rapport à ce qu’il a à raconter et on sent que tout s’essouffle passé la moitié du récit. Alors que j’étais comme un gosse durant la première heure, j’ai vu mon attention périr au fur et à mesure que le scénario essayait désespérément d’arriver à une conclusion qui se fait attendre. Du coup, je suis très partagé concernant mon avis général. J’ai envie de défendre le film pour son audace artistique, ainsi que la naïveté assumée qui s’en dégage. Malheureusement, le scénario en demi-teinte ne permet pas d’être à 100% derrière cette production. A mon grand regret, vraiment.
CaseNinjaNinja Turtles : Dans la catégorie « je me fais casser par toutes la presse spécialisée, ainsi que les fans hardcores », Ninja Turtles est sans doute le meilleur candidat de cette année. Qu’en est-il vraiment? Etant moi-même assez fan de l’univers des tortues (j’adorerais découvrir les Comics), je m’attendais vraiment à une immonde bouse, aux vues des images et autres trailers que j’avais pu voir avant sa sortie. Finalement, ce pauvre film ne mérite pas tout le tapage que l’on fait autour, vu qu’il s’agit purement et simplement d’un divertissement tout public et qui ne prétend pas à plus. Le scénario tient sur une feuille de papier-cul, l’humour est primaire (des blagues avec des pets… super…), les personnages sont lisses et interchangeables (Michelangelo toujours aussi chiant)… Mais bon ça se regarde, surtout grâce aux scènes d’actions qui sont relativement bonnes (le combat de Splinter et la descente de la montagne valent le coup d’oeil)… Du divertissement hollywoodien de base que l’on regarde avec un certain plaisir coupable pour l’oublier immédiatement après être sorti de la salle. Pas de quoi en faire tout un foin…

 


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Horns : Radcliffe cocu?

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je suis du genre bon public. Pour moi, il y a très peu de raisons de ne pas aimer un film : soit je le trouve chiant (coucou les biopics…), soit je trouve qu’il ne fait rien de son propos et est donc décevant (le cas Sex Tape récemment…). Horns, dernière production d’Alexandre AJA (dont je ne connais aucun autre film, l’horreur n’étant pas mon registre de prédilection), n’entre pas dans la première catégorie. Par contre, il saut à pieds joints dans la deuxième avec tellement d’insolence qu’il m’est difficile d’en parler en gardant toute mon objectivité. Mais on va faire ce que l’on peut.
Si j’ai tenté Horns, c’est principalement parce que je trouvais le synopsis intéressant et disposant d’un certain potentiel : un jeune homme en deuil se retrouve doter de mystérieuses cornes qui obligent les gens qu’ils croisent à dire leurs plus sombres vérités. Il décide donc de se servir de ce pouvoir pour élucider le mystérieux et sanglant meurtre de sa petite amie. Si les motivations semblent classiques, le principe de l’élément fantastique pouvant amener une critique de la société et du puritanisme de façade m’a beaucoup interpellé et je me demandais ce que le réalisateur allait en faire. Et là est ma première grosse déception : il n’en fait rien.

Le problème que j’ai avec Horns, c’est que je le considère, à juste titre ou non, comme un teenage movie. C’est-à-dire que l’on sent un film destiné avant tout à un public adolescent. Et là où le bât blesse, c’est que le pouvoir des cornes va donner lieu à des confessions souvent puériles et relativement primaires, à savoir que dans 80% des cas, les gens diront qu’ils ont envie de baiser avec un tel ou un tel. C’est drôle au début, mais n’y avait-il pas moyen de retirer quelque chose de plus… intelligent? Ainsi, hormis les confessions des parents à notre héros (qui elles, pour le coup, sont vraiment intéressantes), le pouvoir de ce dernier sera toujours utilisé bien en dessous de son potentiel. Et pourtant, aux vues des situations, il y avait quand même matière (la scène dans la salle d’attente…).
Du coup, j’ai eu beaucoup de mal à prendre le film au sérieux, surtout que les à-cotés n’aident vraiment pas. Entre l’enquête sans intérêt dont on devine rapidement le coupable (en même temps, la liste de suspects est assez restreinte…), la romance cul-cul la praline qui s’étale sur des minutes interminables de flashback et l’aspect fantastique et mystique traité à l’arrache, la projection s’est déroulée en brisant à chaque seconde tout espoir de sauvetage.

Le pire c’est que le film n’est pas pénible à voir, c’est juste qu’il fait tellement d’erreurs à tous les niveaux qu’il m’a été impossible de rentrer dans le délire du réalisateur. Déjà pour le pouvoir des cornes que je trouve sous exploité, mais surtout par la présence du fantastique qui est, selon moi, très mal utilisée. Je ne sais pas si vous connaissez le principe de Suspension consentie de l’incrédulité, mais dans le cas présent c’est un échec total. Si je pouvais accepter l’existence des cornes sans trop chercher la petite bête, la suite des évènements est si aléatoire et si grossière que j’ai fini par ne plus y croire du tout, arrivé au dernier quart du film (voir même bien avant). A l’image de la scène finale complètement ridicule (j’ai lâché des « non mais sérieux? » presque à voix haute tellement c’est mauvais) et assez hors de propos par rapport au reste du récit (et bourrée d’incohérences en plus), le réalisateur n’arrive pas donner une crédibilité à son univers et utilise l’imagerie religieuse et ésotérique n’importe comment, quitte à ce que l’on arrive plus à en comprendre la signification dans le contexte. Le résultat est que cela donne quelque chose de très disgracieux et de relativement puéril… à l’image du scénario quoi.

Pourtant tout n’était pas à jeter. Daniel RADCLIFFE offre une performance tout à fait honorable (il est quand même bien classe par moment, sauf à la fin bien sûr!) et j’ai trouvé Juno TEMPLE véritablement rayonnante. Il y a aussi la scène de badtrip plutôt bien faite mais qui ne rattrape pas la catastrophe visuelle qu’est la scène finale. La musique non plus n’est pas mal, mais elle aussi très mal utilisée tout au long du film.

Je n’avais pas d’attentes particulières sur Horns, mais je me dis qu’il y avait vraiment matière à faire beaucoup mieux. Objectivement, ce n’est pas une bouse et je pense que le public visé y trouvera largement son compte. Mais me concernant, c’est un très mauvais film qui accumulent les erreurs et a surtout le gros défaut de ne pas avoir réussi à me faire rentrer dans son univers et à le prendre au sérieux.

AngelVSRadcliffe


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Les Gardiens de la Galaxie : Héros décomplexés

Les blockbusters s’enchaînent à vitesse folle cet été et il est parfois difficile de suivre le rythme (surtout avec une formation et un fanmade au milieu!). Après Transformers 4 et La Planète des Singes, c’est au tour de Marvel de sortir le grand jeu avec sa dernière adaptation de Comics : Les Gardiens de la Galaxie.
Commençant à particulièrement me lasser des aventures de la bande des Avengers, j’avoue que ce film nourrissait en moi certains espoirs, dont celui principalement de découvrir un peu de sang neuf et espérer voir le genre « Super Héros » proposer autre chose que les éternelles trames scénaristiques toutes faites, auxquels les précédentes productions m’ont malheureusement habituées. Et mes espoirs sont en partie comblés, mais qu’en partie…

Bien que rattaché à l’univers des Avengers, Les Gardiens de la Galaxie n’y fait que très peu référence (à quelques détails près…) et nous proposent de découvrir des personnages et un univers totalement inédits. Il va sans dire que cela est plus que salutaire, d’autant que le film dispose de nombreux atouts pour sortir du lot. La première est clairement le ton général. Il s’agit d’une histoire simple mais bien rythmée, avec des personnages décomplexés, voir assez cabotins. Le tout baigne dans une ambiance plutôt cool et même si l’histoire possède sa part de drame (surtout au début), la globalité du film se veut bon enfant.
Autre atout pour nos gardiens et dont je parlais un peu plus haut : l’univers où se déroule l »histoire. Adieu la Terre, bienvenue au fin fond de la Galaxie! Cela fait toujours plaisir de découvrir des environnements nouveaux, des planètes, des races, des véhicules… Bref quelque chose de complet et cohérent, qui change un peu des grandes villes américaines! A mi-chemin entre Star Wars et Star Strek, Les Gardiens de la Galaxie n’a pas à rougir face aux monstres de la SF, car bien que relativement plus « simpliste », les environnements se veulent riches, voir ingénieux (j’ai adoré le coup des avions qui s’assemblent pour faire un filet!).

Maintenant, quelques mots sur les personnages. Ils contribuent, par leurs caractères et attitudes, à appuyer le côté décomplexé de l’histoire. Star-Lord, notre héros quelque peu tête à claques avec sa grande gueule et sa démarche nonchalante, y est bien sûr pour beaucoup mais les autres personnages ne sont pas en reste. Si vous aurez peut être du mal à supporter Rocket Raccoon qui fait clairement office de comic relief, le reste de la troupe se veut tout aussi drôle, avec Groot l’arbre vivant, Drax tout en muscles mais pas très malin… Même Gamora la tueuse, qui se veut sérieuse, n’échappe pas à quelques blagues et situations comiques (faut dire, vu la bande qui l’entoure…). Ils sont la vraie plus-value du film, le petit bonus qui fait plaisir. On s’attache très rapidement à cette bande de bras cassés et on se prend à suivre avec intérêt leurs mésaventures.

Vraiment, ce nouveau Marvel avait toutes les cartes en main pour me donner foi en une vraie renaissance du genre. Mais cela est malheureusement avorté par la trame scénaristique, qui suit au pied de la lettre le déroulement de n’importe quel film de super héros. A ce stade, cela en devient vraiment navrant tellement on arrive à deviner l’intégralité du déroulement au fur et à mesure que les scènes s’enchaînent. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’histoire est mauvaise car ce n’est clairement pas le cas. Mais bon sang messieurs les réalisateurs! Sortez un peu de vos carcans! Arrêtez de nous sortir les éternelles scènes de remises en question, de réconciliations, et, par pitié, arrêtez de nous prendre pour des jambons en nous faisant croire à la mort de certains personnages principaux! Plus personne n’y croit depuis belle lurette et on sait tous que vous n’avez pas le culot d’aller jusqu’au bout.
De plus, il serait peut être temps de mettre un peu plus de corps dans les antagonistes. Ronan a beau être très classe dès son apparition, son caractère est aussi caricatural que n’importe quel méchant de Comics. Nous sommes en 2014, les méchants qui veulent conquérir le monde (ou la galaxie… tant qu’à faire…), qu’importe la raison, c’est sérieusement périmé. Du coup, la menace qui plane sur nos héros n’en est pas vraiment une, vu que l’on sait très bien comment tout cela va se terminer (même si, j’avoue, il y a une scène très incongrue dans ce film lors du face-à-face final).

Alors que penser de cette dernière production Marvel? Si j’en ferai les louanges pour ce qui est des personnages et de l’univers, je ne peux être qu’attrister, voir presque fâché, de devoir supporter encore une fois un film de super héros avec une trame si convenue. Pour moi le film a bien 5 ou 6 ans de retard en terme de script, et il n’est plus tolérable de devoir se farcir pour la énième fois la quête d’un objet pouvant détruire l’univers (ils vont avoir une sacrée collection dans Avengers 3!) face à des adversaires dénués du moindre intérêt (j’en serais presque à aimer Loki pour ça!).
Pourtant, je ne vous déconseille pas le film, bien au contraire. Malgré tout ce que je peux dire sur le scénario, le reste de cette production est vraiment de qualité et je pense que chacun peut passer un excellent moment devant les aventures de Star-Lord et sa bande (car ce fut mon cas malgré tout). C’est juste qu’au bout du dixième film du projet Avengers, il serait peut être temps de changer un peu de disque. D’ailleurs en parlant de disque, vous ai-je préciser que la bande originale déchire?

 

RocketGroot


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Lucy : T’en as trop pris Scarlett!

En faisant une critique de Lucy, dernier film en date du mal aimé Luc BESSON, j’ai littéralement l’impression de marcher sur des oeufs. J’ai lu et entendu tellement de critiques réellement haineuses à l’encontre de ce film depuis sa sortie que ma naïveté et ma candeur en restent encore perplexes. Personnellement, je n’ai pas d’affection particulière pour le travail de M. BESSON, bien que je constate avoir vu plus du trois quart de sa filmographie et apprécié la grande majorité.
Pourtant, j’attendais Lucy. J’attendais vraiment ce film. Je ne sais pas si c’est le fait de voir Scarlett JOHNSON utiliser des pseudo pouvoirs psychiques qui m’émoustillait (oui, je suis un homme parfois primaire…), mais les bandes-annonces ont suscité en moi une vraie attente (à défaut de créer un bashing anticipé chez certains…). Et avec désormais 3 séances au compteur (oui, oui, j’ai vu ce film 3 fois en moins d’une semaine), je pense être apte à vous proposer mon avis, et vous expliquer pourquoi c’est actuellement mon film préféré de 2014. Et plutôt que chercher à le défendre contre ses différents détracteurs, je vais tout simplement me contenter de vous dire pourquoi j’ai eu un coup de coeur pour cette production.

Pourquoi j’aime Lucy? Plusieurs raisons à cela. La première, c’est que c’est un film fun et décomplexé. Je suis du genre très bon public, et du moment que je ne regarde pas ma montre toutes les dix minutes, il y a de grandes chances qu’un film parvienne à me séduire. Ici, ce fut clairement le cas, haut la main. Cela faisait longtemps que je n’avais pas regardé une production cinématographique en ayant le sourire jusqu’aux oreilles pendant quasiment toute la projection. Le film ne se veut pas particulièrement drôle (bien que les quelques vannes fonctionnent très bien), mais il s’en dégage tellement d’ingéniosité et de cocasserie que mon imagination était véritablement en ébullition.
Au diable la science et les raisonnements logiques, on sent que le réalisateur n’a pas cherché à faire dans le réaliste mais plutôt de proposer sa vision d’une théorie toute simple : que se passerait-il si nous utilisions la totalité de notre cerveau? C’est sans doute sur ce point que votre appréciation du film risque de se jouer : soit vous entrez dans le délire, soit vous y restez complètement hermétique. Me concernant, j’ai plongé tête la première. Ce qui est proposé est à la fois incongru et bien pensé, à la fois complètement fou et proposant quelques pistes de réflexions intéressantes. Bref, un mélange qui selon moi marche sacrément bien.

Autre point ayant attiré ma sympathie pour Lucy, c’est sa narration et ses personnages. Bizarrement, plus je le vois et plus je trouve que l’histoire pourrait être tirée d’une BD ou d’un Comics que ça ne me surprendrait pas. On a en effet ici tous les ingrédients habituelles des séries de super héros : une héroïne qui obtient des pouvoirs, des flics, des scientifiques, des méchants mafieux… D’ailleurs, je me demande si l’histoire ne serait pas regardée avec un autre regard si elle venait justement de l’univers de la bande dessinée. Car en tant que grand fan de ce média, j’y ai retrouvé de nombreuses similitudes, et force est d’admettre que cela doit influencer mon jugement sur le film.
De plus, si le propos peut sembler très superficiel au premier abord (le scénario ne brille pas pas son originalité, il faut l’admettre), quelques pistes de réflexions sont décimées ici et là au travers des personnages. Le côté faussement simpliste de l’histoire permet de se focaliser sur leur psychique et leur comportement, principalement celui de Lucy. Alors que je la trouvais assez lisse au début, j’ai constaté au fur et mesure de mes séances combien notre héroïne est intéressante dans son comportement. Devenant de plus en plus inhumaine au fur et à mesure que son cerveau se développe, on la sent constamment entrain de s’accrocher à cette humanité par des gestes et des paroles qui peuvent paraître anodines au premier abord mais qui peuvent donner lieu à de nombreuses interprétations.

Enfin, si je devais toucher un mot sur la technique, je dirais qu’elle est loin d’être transcendante mais fait très bien son office. Le montage est propre et sans bavure (à quelques faux raccords près), les dialogues fonctionnent (préférez la VO, sérieusement…) et quelques scènes font leur petit effet (la scène de la contamination, de l’avion, et la scène finale que personnellement j’ai adoré). Quant à la musique, j’avais vraiment accroché lors de ma première projection, mais en les multipliant, je l’ai finalement trouvé assez quelconque. Disons qu’elle est bien utilisée (la scène de la contamination, encore une fois…) mais je doute qu’elle puisse fonctionner hors contexte.

Pour conclure, je dirais que je peux comprendre que tout le monde ne trouve pas son bonheur dans la dernière production de BESSON. C’est particulier, certes, mais selon moi pas dénué d’intérêt ni de bonnes idées. Ce film est un trip, une sorte de folie passagère où vous seuls décidez ou non de participer. Je vous invite donc vivement à vous rendre dans les salles obscures pour vous forger votre propre avis (pitié! Ne vous fiez pas aux critiques presses…) mais me concernant, le verdict est sans appel : Lucy est mon coup de coeur de 2014, parce malgré ses défauts, il m’a diverti, m’a amusé, m’a émerveillé, et m’a donné foi en un cinéma moins conventionnel (parce 2014 c’est pas Byzance pour l’instant…).

Lucy40


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La Planète des Singes – L’Affrontement : Convenance simiesque

Je dois bien admettre que plus les années passent, plus j’éprouve une certaine affection pour le genre SF. Bien que parfois difficile d’accès de part ses sujets et messages cachés (que je suis en général trop quiche pour comprendre sans aide), c’est toujours avec grand plaisir que je me rends dans les salles obscures pour découvrir les films appartenant à cette catégorie.
La Planète des Singes est de ce fait une saga qui attire mon attention. Si je cherche encore aujourd’hui l’opportunité de voir les 5 premiers films, je garde un excellent souvenir du premier reboot sorti en 2011 (et non je ne parlerais pas du film de BURTON, il n’existe pas…). Ainsi, à l’annonce d’une suite, il était clair que je me rendrai dès que possible dans mon cinéma pour découvrir la suite de l’histoire de César. C’est désormais chose faite, mais je suis au regret de vous annoncer que le film ne m’a pas convaincu.

Ce nouvel opus n’est pourtant pas sans qualité. Niveau technique les singes sont toujours aussi bluffants (voir même un chouilla trop parfois, mais ça passe), l’histoire et le contexte tiennent la route et j’ai trouvé une vraie marque de qualité dans la mise en scène (la scène du tank, arf!). Toutefois, je cherche encore le pourquoi du sous-titre français « L’Affrontement » car le film se révèle plus tourné vers les échanges verbaux que les échanges de balles (les traducteurs ont-ils vu le film??). Cela n’est toutefois pas un défaut, je trouve même assez intéressant qu’un film de type blockbuster décide de proposer si peu de scènes d’actions et se concentrer principalement sur le déroulement de son scénario (mais du coup, quel intérêt de l’avoir foutu en 3D…?).
Malheureusement c’est un peu là que le bât blesse, là où j’ai eu la très désagréable envie de quitter la salle en plein milieu de la projection. Cette production a un gros soucis et c’est au niveau de son déroulement : c’est convenu. Mon Dieu que c’est convenu!

Je trouve aberrant qu’un film disposant d’une si bonne idée de base et d’un contexte riche à de nombreuses possibilités de scénarios décide de finalement proposer une histoire presque cousu de fil blanc, ou l’on cerne si rapidement les personnages et les enjeux que l’on arrive à deviner les répliques et les situations 5 minutes avant qu’elles n’arrivent (voir plus! Le comportement de certains personnages est si prévisible que l’on se félicite à deviner leur parcours dès leur première apparition à l’écran).
Si j’ai été agréablement surpris par le rythme posé de l’histoire, tout ce qui en a découlé ne fut qu’un ramassis de convenances et de situations mille fois utilisées dans les productions du genre. Et c’est en cela que ce nouvel épisode de La Planète des Singes est une grosse déception pour moi. Je m’attendais à quelque chose de nouveau et d’un peu audacieux, je n’ai eu droit qu’à une énième histoire se déroulant dans un contexte propice à la guerre avec son lot de drames et de trahisons habituelles.

De ce fait, il est difficile pour moi de vivement vous conseiller ce film. Concrètement, ce n’est pas du tout une mauvaise production ni une mauvaise histoire, et je pense très sincèrement que l’on peut apprécier de le voir malgré tout. Mais me concernant, je m’attendais à autre chose et j’ai quitté ma séance avec un air boudeur. J’ignore si une suite est prévue mais j’espère qu’elle relèvera la niveau et proposant une expérience plus originale et moins conventionnelle.

KobaG


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Transformers 4 : L’âge de raison?

Les gens qui me connaissent personnellement le savent : je déteste la franchise Transformers. Enfin… Je déteste surtout le 2 et le 3, le premier ayant au moins eu la décence de me divertir convenablement. Pourtant, inlassablement, je vais à chaque fois voir le dernier film en date. Masochisme? Conscience professionnel de cinéphile? Doux utopiste? J’avoue ne pas à avoir la réponse. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai laissé une nouvelle fois une chance à Michael BAY de me divertir avec sa licence de robots-aliens. Et je dois bien admettre que concernant ce nouvel opus, le contrat est globalement rempli, à ma grande surprise.

Je n’ai jamais vu en Transformers qu’une licence un peu beauf ayant pour but de divertir un public principalement masculin et vendre un maximum de produits dérivés. La première trilogie m’avait cependant laissé un goût très amer dans la bouche, celui de films d’action décérébrés, bouffis d’effets spéciaux et au scénario tellement mal foutu que je m’en lassais souvent au bout de trois quart d’heures de film (le 3 fut un supplice à voir pour moi…).
C’est pourquoi j’ai été assez surpris de voir que ce 4ème volet disposait d’un semblant de scénario et d’une structure plus posée et plus maîtrisée au niveau du rythme. L’introduction prend son temps sans altérer le plaisir du spectateur, les scènes d’actions sont dispersées avec parcimonie et le ton oscille habillement entre humour primaire et réflexions intelligentes sur certains avancements technologiques comme les nano-machines (qui donnent d’ailleurs naissance à de nouveaux Transformers aux transformations qui pètent la classe!).

Ainsi, Transformers 4 parvient à proposer un divertissement à l’univers cohérent et aux enjeux beaucoup plus maîtrisés. De plus, le changement complet de casting apporte une réelle fraîcheur à l’ensemble. Bien que l’on conserve des personnages assez caricaturaux et unilatéraux (quoique… le personnage du businessman joué par Stanley TUCCI est plus nuancé que l’on pourrait le croire), on s’y attache malgré tout et on prend un vrai plaisir à suivre leurs aventures en compagnie d’Optimus Prime et ses compères.
D’ailleurs en parlant d’eux, la bande de Transformers présente dans ce nouveau film se veut assez décomplexée et principalement accès sur l’humour. Car hormis Optimus qui nous abreuve de ces éternelles tirades, le reste de la troupe est une joyeuse bande de déconneurs qui ne ratent pas une occasion pour sortir une vanne ou tenter de se mettre sur la tronche. A voir si vous accrochez mais ça reste léger et primaire, quoique un peu trop par moment…

De ce fait, je suis vraiment le premier étonné à avoir passer un bon moment devant ce film. Michael BAY aurait-il enfin trouver un équilibre pour sa franchise? Certes, il ne peut s’empêcher de tout faire péter à la fin, mais vu la qualité global du reste de la production, on peut bien l’excuser de se lâcher dans la dernière grosse demi-heure.
Alors certes ça reste du divertissement tout ce qu’il y a de plus primaire et vous ne vous sentirez pas enrichi culturellement après avoir vu ce film. Mais quitte à reposer son cerveau de temps et temps, autant que le spectacle tienne la route. Et c’est clairement le cas ici donc pourquoi s’en plaindre?

BayAuto


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Le Vocaloid : Pourquoi j’aime et j’assume

S’il y a bien un sujet qui a pris une place importante dans ma culture geek et dans ma bibliothèque iTunes depuis quelques années, c’est bien le Vocaloid. Souvent moqué et incompris, le phénomène est pourtant parvenu à m’interpeler. Cela n’a pas été le coup de foudre immédiat, pourtant aujourd’hui, je considère que cela fait pleinement partie de mon univers et un sujet que j’aimerais aborder à de plus grandes occasions. C’est pourquoi j’avais à cœur depuis un petit moment de faire un article vous expliquant pourquoi j’aime le Vocaloid et, qui sait, peut être donné à ceux qui y sont hermétiques un autre regard (car vu le nombre de fanmades que je vais réaliser avec ce type de morceau, croyez-moi, vous allez en bouffer!).

Ma première rencontre avec le Vocaloid s’est fait par le biais du vidéo de l’Ermite Moderne qui expliquait le principe du logiciel et les origines du phénomène, suite à une comparaison foireuse entre Hatsune Miku (le personnage de Vocaloid le plus connu) et Renée La Taupe durant l’émission Le Grand Journal sur Canal+.
Je dois bien vous admettre que sans cette vidéo, je ne me serais sans doute jamais penché sur le sujet. J’avais bien croisé quelques goodies à l’effigie d’Hatsune Miku durant certaines conventions, mais personne n’avait été en mesure de m’expliquer clairement de quoi il s’agissait.

Rappelons ce qu’est le Vocaloid : c’est tout simplement un logiciel de synthèse vocale. En gros, vous faites « chanter » votre ordinateur. J’avoue que c’est sans doute ce premier aspect qui m’a poussé à m’y intéresser plus en profondeur. Très friand de tout ce qui touche au multimédia, que ce soit le montage son, vidéo, graphisme, etc. (ça, je pense que vous aviez remarqué!), les possibilités d’un tel logiciel attisaient en moi une profonde curiosité. Alors, telle Alice, je plonge dans le terrier du lapin.
J’y suis allé pas à pas, comme j’ai tendance à le faire lorsque je découvre une nouveauté. Cela ne s’est pas fait sans quelques déboires. En effet, les premières écoutes ne se sont pas révélées des plus agréables. Les voix faisaient très métalliques, très synthétiques. De plus, la majorité des chansons étaient de la Jpop (le logiciel étant japonais), genre particulier avec lequel je n’avais plus beaucoup d’affinités depuis que j’avais passé la barre des 20 ans…

Mais je suis du genre persévérant, et à force de fouiner sur le net (principalement sur YouTube et NicoNico, son équivalent japonais), j’ai suis tombé sur des morceaux intéressants, bien foutus. Et à partir de là, j’ai compris que ce que je pouvais trouver dans le Vocaloid était plus que de la simple Jpop avec des voix de synthèse.
D’abord charmé par des compositions efficaces comme les productions de Kz ou Supercell (qui produisent de très bons morceaux Jpop/Jrock), je suis rapidement tombé amoureux de travaux plus « expérimentaux », comme ceux de CosMo ou de Wowaka. Ces derniers utilisent en effet le logiciel de manière originale, le poussant souvent dans ces derniers retranchements, avec des musiques au rythme très soutenu et des textes riches et fournis. Et ayant un faible pour les mélodies rapides et rythmiques, autant vous dire que j’ai largement trouvé mon bonheur à ce niveau. Puis, petit à petit, je me suis attaché à l’univers de certains d’entre eux, comme GigaP dont j’adore les mélodies très chiptunes, ou encore Neru et ses chansons rock et sombres.

Vous noterez que je parle plus des créateurs que du logiciel. Nombreux sont ceux à dire préférer tel Vocaloid à tel Vocaloid. Mais personnellement, je préfère m’attacher à l’univers d’un créateur plutôt qu’à la version du logiciel qu’il utilise. Bien entendu, j’ai moi aussi mes préférences en terme de Vocaloid (ma préférée est clairement Megurine Luka, suivie de près par Lily et GUMI) mais j’ai envie de dire que peu importe l’instrument, l’essentiel est celui qui le manie. Ainsi, je suis de ceux qui qualifie toutes ses personnes d' »artistes » à part entière, qui manipulent les logiciels comme certains manipulent de vrais instruments. Pour moi, tous ces univers cohabitent et donnent une vraie richesse à ma culture musicale.

Toutefois, je dois bien reconnaitre que l’univers du Vocaloid possède également de gros défauts. Le premier, selon moi, est qu’à l’image de la Pop Culture japonaise, on navigue dans un environnement relativement niais. La plupart des titres mis en avant sont souvent de la Jpop sucré qui colle bien aux dents, et dans la grande majorité chantés par Hatsune Miku ou les jumeaux Kagamine (qui possèdent des voix relativement aiguës et pouvant être très désagréables si mal utilisées). En gros, il faut être persévérant et fouiner à la recherche des pépites au sein de tout cet amas de niaiserie (et les chansons populaires ne sont pas toujours les meilleures…).
De plus (mais là c’est TRES personnel), je trouve que tout ça manque cruellement de… « virilité ». Il y a peu de Vocaloid mâles et je trouve dommage qu’ils ne soient pas plus et mieux utilisés. Moi qui adore par exemple la voix de Kaito (autant la Version1 que la Version3 plus réaliste), je rêve de tomber un jour sur des titres bien Rock utilisant sa bande vocale, plutôt que les éternelles balades romantiques fleurant bon le Yaoi…

Je pourrais encore vous parler de Vocaloid pendant des heures, mais il faut savoir mettre un terme à certaines conversations. Pour résumer, je suis parfaitement conscient des qualités et des défauts de cet étrange univers, mais au jour d’aujourd’hui, j’y  trouve une source intarissable de morceaux originaux, amusants, inspirants… Il faut clairement faire le tri et séparer le bon grain de l’ivraie, mais pour moi certaines découvertes sont de véritables trésors que j’aimerais pouvoir partager à de plus grandes occasions avec mon entourage.

Et pour conclure cet article relativement long, voici mon avatar cosplayé en Kaito Version3. J’ai essayé de rester au plus proche du modèle, tout en prenant quelques libertés (je n’ai pas exemple pas fait les hologrammes dans l’écharpe) et en faisant l’impasse sur certains aspects vestimentaires (moi vivant, jamais je ne porterai des bottes qui montent jusqu’aux genoux, même pour un dessin XD).

AngelKaito


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Cinéma 2013 : Mon Bilan personnel et purement subjectif

105. C’est le nombre exact de films que j’ai vu sur grand écran en 2013. C’est mon record, je ne sais pas si je le renouvellerai, mais je ne vais pas au cinéma pour ça non plus! Et avant de commencer à vous parler des films de 2014, j’avais envie de vous exposer mon Top/Flop 10 de l’année 2013. C’est bien sûr hyper subjectif, mais sinon quel intérêt de faire ce genre de Top. Il faut savoir que je note tous les films que j’ai vu dans un petit classeur Excel (oui, ça fait un peu psychopathe mais bon…) et que mon classement est composé de 3 sous-catégories : les films que j’ai aimé (55 films), ceux que j’ai trouvé moyen ou sans plus (31 films), et enfin ceux que je n’ai pas aimé (19 films). Mon Top 10 est donc logiquement composé des dix premiers films de j’ai aimé et mon Flop 10 des 10 derniers que je n’ai pas aimé. Vous êtes prêts? C’est parti!

AfficheTopFlopOn commence par mon Top 10. Mes genres préférés sont bien entendu surreprésentés (Animation et SF). Mais j’ai été surpris de vraiment apprécier certaines productions françaises cette année. Pourtant, il paraît que c’est l’une des pires années pour le cinéma français… Enfin bref, voyons tout ça plus en détails. En 10e position, on trouve Monstres Academy. J’ai l’impression d’être un des seuls de mon entourage a avoir vraiment apprécier ce préquel de Monstres et Cie (j’avais même rédigé une critique qui est entrain de moisir au fond du blog, manque juste l’illustration que j’ai jamais fini…). Certes, il ne vaut pas le premier épisode et ce n’est clairement pas le meilleur de Pixar, mais je l’ai trouvé pleins de bonnes idées, avec des personnages drôles et une fin bien foutue.

Viennent ensuite 2 films français. Les garçons et Guillaume, à table! remporte la 9e place grâce à son humour efficace et sa thématique maîtrisée du début à la fin. Ensuite, le mal-aimé des critiques, Au Bonheur des Ogres, qui s’est fait cassé de partout alors que j’ai trouvé le film drôle, bien écrit et bien joué (Bérénice BEJO en rousse, miam!). Ma grosse incompréhension de cette année et c’est bien dommage. Je vous conseille en tout cas de vous pencher dessus, vous découvrirez un film à l’univers vraiment riche et aux personnages attachants.

De la place 7 à 5, c’est un triplé SF. Cloud Atlas qui m’a vraiment impressionné en terme de mise en scène, à défaut de me convaincre pleinement niveau scénario (j’ai pas tout compris, mais ça n’empêche pas d’apprécier le film). C’est en tout cas un des rares films de 3h devant lequel je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Mais la grosse surprise de ce top reste Pacific Rim. Je suis vraiment allé voir le film à reculons, pensant à un énième film de robots décérébré. Et ben non, c’est vachement bien! C’est super beau, bien construit, avec un scénario classique mais efficace. Une grosse production sans les défauts du genre, le tout avec des combats des géants qui puent la classe. Et dans le genre classe, Star Strek : Into Darkness est pas mal non plus. Tout aussi agréable que le premier épisode reboot, on retrouve avec plaisir l’univers Star Trek avec ses moments drôles, de bravoures et d’émotions (oui, moi la scène entre Kurt et Spock vers la fin m’a fait quelque chose!). Et la musique est vraiment top elle aussi!

On s’approche maintenant du podium. A ses pieds, mon petit plaisir honteux de l’année : Hansel & Gretel : Witch Hunters. C’est con, c’est sanglant, ça ne vole jamais bien haut… mais que c’est jouissif! En tout cas, c’est un des rares films de cette année où je me suis « amusé ». Je sais que le terme peut être un peu étrange mais c’est vraiment ce qu’il s’est passé. Et puis il y a Jeremy RENNER dedans, donc bon… l’objectivité en prend un coup!
A la troisième place se catapulte le dernier Disney, La Reine des Neiges. Celui là, c’était vraiment un des incontournables de Noël. Très beau, bonnes chansons (oui oui, c’est encore possible de nos jours!) et une histoire qui passe son temps à faire des pieds de nez au genre « film de princesses ». On sent vraiment un film plein de bonnes intentions, qui ne plaira peut être pas à tout le monde (à cause des chansons car il y en a beaucoup, ainsi qu’un twist final pas forcément au goût de tous…) mais on ne peut que saluer le désir des studios Disney de donner un nouveau souffle à leurs productions post-2000. Et après Raiponce et Les Mondes de Ralph, La Reine des Neiges confirme pour moi qu’ils sont sur la bonne voie!

Deuxième position, Hunger Games : L’Embrassement. C’était vraiment trop jubilatoire à voir pour ne pas mériter une place sur le podium. Une réussite à tous les niveaux selon moi : des personnages bien écrits, un univers riche et un scénario qui tient en haleine, tout en soulevant des thématiques vraiment intéressantes. Et en plus, c’est beau et bien joué. Non vraiment, sauf si vous êtes complètement hermétiques à ce genre de production, c’était LE film à voir cette année. Vivement la suite (ou alors les bouquins, mais comme j’ai du mal à lire, ça va être compliqué…)!
Et enfin le premier de mon Top 10 2013 : Les Croods. C’est mon coup de coeur, le film que j’aime d’amour de cette année. Une claque graphique, , une 3D très bien faite, un humour qui fait mouche, des personnages qui font autant rire que pleurer (oui, je chiale à chaque fois devant ce film… et je l’ai vu 4 fois déjà!!), bref c’est tout ce que j’aime dans les films d’animation : une histoire qui arrive à s’adresse aux enfants et aux adultes sans dissociations. Dire que j’avais pas envie de le voir parce que la bande-annonce était à chier… Je serai vraiment passé à côté de quelque chose. Comme quoi, la règle est toujours de rigueur pour 2014 : ne JAMAIS se fier à une bande-annonce! Jamais!!!

AfficheTopFlop2Allez, on attaque maintenant le Flop 10. Comme vous avez pu le constater au fil de mes chroniques illustrées, je suis plutôt bon public et il y a finalement peu de films que je n’aime vraiment pas (seulement 19 sur les 105 vus cette année). Ici nous avons la crème de ce que je considère comme mauvais, le genre de film qui, malgré mon abonnement, m’ont fait regretter d’y avoir accordé les quelques heures de ma vie.

On commence avec Les Gamins. Comme vous le constaterez, il y a quelques comédies dans ce Flop 10. En effet, le soucis avec ce genre, c’est que selon l’humour ou le thème, on peut rire tout le long ou ne pas décrocher le moindre sourire. On est malheureusement dans le deuxième cas de figure ici. J’ai pas trop accroché à la thématique, ni aux acteurs. Le scénario est trop fin pour tenir le temps du film et on se retrouve alors à jouer les prolongations avec des sous-intrigues sans intérêt. Le film peut cependant plaire, mais il manque de finesse et de corps.
Dans un autre registre, Le Passé. Alors là, attention! Ce film n’est en soit pas mauvais, je dirais même que dans sa catégorie il est très bon… Mais moi les films où tous les personnages sont dépressifs (même les gamins de 8 ans…) et à qui ils arrivent tous les malheurs possibles et inimaginables, au bout d’un moment ça me gonfle… Si bien que j’ai atteint le point de non retour dans le dernier quart d’heure où j’ai été pris d’un rire nerveux tellement les merdes s’accumulent de façon irréaliste pour les personnages.

On passe à la 8e place avec Very Bad Trip 3. Pour moi ce film est un non-film, une production qui ne devrait même pas exister. Ni drôle, ni cohérent, ni utile, c’est une erreur cinématographique, le genre que l’on aimerait tout simplement effacer de sa mémoire tant il ne représente rien pour son secteur. Je déconseille vivement.
Puis vient dans la catégorie « exemple à ne pas suivre », After Earth. De la sous-SF bas de gamme, jouer comme les pieds, pleins de fausses bonnes idées et filmer dans âme, ni goût. Moi qui suit friand de ce genre, je peux vous assurer que c’est clairement le plus mauvais que j’ai vu cette année (même Elysium, qui est bien creux, est plus fun à regarder).

Upside Down décroche quant à lui la 6e place. Ce film est une farce. Il s’agit ni plus ni moins d’un clip show déguisé en film, racontant une romance sans audace ni intensité. Si le principe de l’histoire était amusant (mais extrêmement mal justifié…), il ne sert finalement que très peu à l’histoire vu que l’on tombe dans le classique « pauvres vs riches ». Et la fin est juste… Non je préfère même pas en parler tellement c’est naze. Ma grosse déception de 2013, j’en attendais beaucoup.
Autre déception, Mariage à l’Anglaise. Je suis assez fan de l’humour anglais, mais c’est souvent quitte ou double. Pourtant la bande-annonce nous promettez des moments cocasses et une idée de scénario plutôt cynique. Sauf que ça ne fonctionne pas, ce n’est ni drôle, ni crédible, ni émouvant. La majorité des scènes drôles font un four et les plus drôles sont, comme souvent, dans la bande-annonce. En gros, une comédie romantique ni drôle ni vraiment romantique. Un comble.

Les 2 films suivants ont un point commun : ce sont des films d’espionnage. Et j’aime pas les films d’espionnage. Je me force, j’essaie de les regarder, espérant avoir le déclic à un moment ou un autre. Mais finalement non, le miracle n’opère pas. Donc forcément, difficile d’apprécier les représentants de ce genre en 2013. Ainsi, Sous Surveillance m’a profondément ennuyé. Je n’en ai compris ni l’intrigue, ni les enjeux. Cela a été assez dur de rester jusqu’au bout. Quant à Möbius, même constat. C’est chiant à mourir, tu ne comprends pas trop ce que cela raconte… Ha si, tu comprends que Jean DUJARDIN et Cécile DE FRANCE veulent baiser. Mais à part ça… non, j’ai pas compris et c’était chiant.
Au Bout du Conte décroche la 2e. Ici, c’est le vrai coup de gueule du Flop. Ce film n’annonçait vraiment très bon, j’en attendais beaucoup et j’espérais une comédie forte dans le fond et dans la forme. Au bout du compte? Je n’ai pas décroché le moindre sourire, j’ai détesté 90% des personnages et j’ai trouvé le principe des parallèles aux contes vraiment chiches. Un film sans goût et sans saveur, que j’oublie au fil des jours avec plaisir.
Et enfin, à la première place, Les Misérables. Ce film m’a fait du mal. Physiquement. Je n’ai jamais eu autant envie de quitter une salle de cinéma que devant cet espèce d’hybride infâme, fusion malsaine entre une production cinématographique et un opéra. Un supplice sans précédent durant lequel j’ai regardé l’heure toute les 10 minutes. Mon pire 2013, haut la main!

Et voilà! C’était mon bilan pour 2013. J’espère que 2014 proposera son lot de bons films lui aussi. J’ai personnellement été satisfait par les productions de 2013, bien que je trouve que cela est manqué de comédies romantiques (oui, j’aime bien en voir entre deux gros films) et que je regrette que mon cinéma n’est pas projeté tous les films que j’avais envie de voir. Sur ce, j’espère que vous y avez vous aussi trouvé votre compte et que vous vous aventurerez encore cette année dans les salles obscures. En tout cas moi, je ne risque pas de m’arrêter ^^


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Cinéma : Bilan Novembre 2013

Nov01Coucou les gens! Désolé pour le peu d’activités sur le blog durant le mois de Novembre. J’ai en effet du mal à me poser tranquille devant une feuille ou ma tablette, mais je vais essayer de faire mieux le mois prochain! Comme je n’ai pas du tout parlé de ce que j’ai vu ce mois-ci au cinéma (à part sur le Facebook du blog), voici une petit résumé de mes différentes séances, espérant que cela vous motivera ou non à vous rendre dans les salles obscures, ou le louer/acheter à l’occasion!

Nov02Bien qu’il soit drôle et plutôt bien huilé, j’ai un problème avec ce dernier Marvel. Pour moi, il est représentatif des limites que commence à atteindre le genre super-héros. C’est bien fait mais qu’est ce que c’est convenu ! On devine toute la trame, il n’y a aucune surprise et les cliffhangers et autres coups de théâtres sont tellement peu inventifs que l’on n’est pas ou peu surpris quand ils arrivent. Et puis, ça manque d’une vraie grosse bataille finale, la plus intéressante étant en milieu de film. Et gros carton rouge pour Nathalie PORTMAN qui ne sert vraiment à rien dans ce film à part faire la potiche. Bref, pas un mauvais film mais le genre doit trouver un nouveau souffle, au risque de finir par lasser…

Nov03Je dois avouer que celui là m’a bien plu. Je n’ai pas la prétention d’avoir tout compris à l’histoire vu qu’elle est sujette à interprétations et que c’est inhérent à ce genre de production. Mais pour le reste c’est d’excellente facture. Le concept de l’histoire, les différents évènements et le jeu des acteurs tiennent vraiment en haleine et on sent un univers riche et travaillé. Pas forcément très accessible mais plutôt bien foutu.

Nov04Mouais… Si on fait abstraction de la musique qui est de très bonne facture, je me suis globalement bien fait chié. Je ne pense pas que le film soit mauvais mais ce n’est clairement pas le genre de production que j’affectionne. Mon problème est que le personnage principal n’à aucune progression psychologique et que malgré les différentes rencontres qu’il fait, il n’évolue pas ou peu. Du coup le film est lent et plutôt creux. Il m’a beaucoup fait pensé à Sur la Route qui a exactement les mêmes défauts.

Nov05Haaaa, une comédie romantique ! Il n’y en a pas des masses cette année donc il faut en profiter. Pas mal dans le cas présent, avec une romance anglaise saupoudrée d’un brin de fantastique dû au fait que le personnage principal peut voyager dans le temps (la classe…). L’ensemble est plutôt bien écrit et cohérent grâce a une équilibre juste dans l’utilisation du pouvoir du héros. Petit défaut tout de même, c’est quand même beaucoup trop lisse et propre sur le fond pour qu’on arrive à y croire, notion de fantastique ou non. Mais il y a de bonnes idées en tout cas. Et puis, c’est toujours un agréable de voir Rachel McADAMS à l’écran… !

Nov06La dernière production de Guillaume CANET était attendue au tournant (surtout vu le casting de grand malade) et je dois dire que je suis agréablement surpris. Bien écrit, bien tourné et bien joué, Blood Ties est une production très réussie, qui brille grâce à ses excellents acteurs et son duo de personnages principaux crédibles et attachants. Pas le film que tu mattes des centaines de fois mais ça vaut le coup d’être vu.

Nov07Gros cas de conscience concernant ce film de science-fiction. J’avoue avoir beaucoup aimé la fin ainsi que les dernières révélations que j’ai trouvé bien foutues et plutôt originales pour le genre. Par contre… le reste du film est d’une convenance à pleurer. Je me suis pas mal ennuyé et j’ai trouvé la progression du héros trop longue et trop classique pour être intéressante (et puis il tire toujours la gueule…). Par contre, j’ai hâte de voir ce que peut donner une éventuelle suite. Je suis prêt à lui laisser une seconde chance car cela pourrait se révéler bien moins classique vu le point final de ce premier épisode.

Nov08Petit coup de cœur concernant cette production française. Malgré un sujet carrément casse-gueule, on est surpris par la facilité dont Guillaume GALLIENNE raconte son histoire et le talent qu’il a joué son propre rôle ainsi que celui de sa mère ! C’est à la fois drôle et touchant, ni trop comique, ni trop intello. Il y a une vraie justesse dans le propos et dans la manière dont il est conté. Je conseille vivement !

Nov09Je suis sorti complètement hystérique de mon avant-première (à laquelle j’ai pu aussi revoir le premier épisode). C’est juste excellent ! Une vraie réussite à tous les niveaux, que ce soit l’univers, le déroulement de l’histoire ou le jeu des acteurs. Jennifer LAWRENCE crève complètement l’écran et montre encore toute l’étendue de son talent en proposant un personnage aux multiples facettes. Le cliffhanger final est juste insoutenable. Du coup ben… je vais lire les bouquins moi ! A voir absolument si vous aimez le genre !!

Nov10Bien obligé d’admettre qu’il y a une volonté de bien faire dans cette comédie, mais mon peu de connaissance et d’intérêt pour le monde de la politique ne m’ont pas permis d’apprécier cette production dans son intégralité. C’est plutôt bien fait, avec des gags qui se répètent mais qui font mouche à chaque fois (les papiers qui volent quand le ministre passe… j’adore!). Le film est par contre un peu trop long selon moi, 1h30 aurait largement suffit… Je ne sais pas ce que vaut la BD d’origine mais en tout cas cela semble de bonne qualité.

Nov11Après l’excellent Auberge Espagnole et le très moyen (voir presque mauvais selon moi…) Les Poupées Russes, Cédric KLAPSICH nous offre un troisième épisode des mésaventures amoureuses de Xavier, toujours interprété par Romain DURIS. Très déçu par le dernier épisode, j’avais de grosses attentes concernant ce nouveau volet et force est d’admettre que le résultat est très satisfaisant. L’âge aidant, les personnages ont gagné en raison et maturité, ce qui sert forcément au récit. Mieux construit, mieux écrit et toujours aussi bien interprété, Casse-tête Chinois est une comédie délicieuse qui se savoure du début à la fin. Et puis… Kelly REILLY quoi!

Nov12Bon… Celui là, j’avoue, j’y suis allé parce qu’il y avait Jeremy RENNER dedans. Mais finalement c’est surtout la prestation de Joaquin PHOENIX que l’on retiendra de ce drame bien fait mais assez classique. A vrai dire tellement classique qu’il en devient totalement oubliable. Marion COTILLARD est toujours aussi juste, en fait les acteurs sont très bons et c’est la principale force du film. Mais pour le reste, que ce soit dans la trame ou les sujets traités, on opère en terrain conquis. Du coup, je ne sais pas trop si j’ai aimé ou pas, je ne me suis pas ennuyé mais je n’ai pas pris mon pied pour autant. Je crois que ce n’est tout simplement pas mon genre de film…

N’hésitez pas à partager vos avis dans les commentaires, que vous ayez aimé ces films ou non. En tout cas pour moi, Novembre s’est révélé un mois à la fois varié et de qualité. Et le mois de Décembre s’annonce pas mal du tout non plus!


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Mario Kart 7 : …77… Jackpot?

Est-il nécessaire encore aujourd’hui de présenter la série Mario Kart? Véritable bombe à vendre des consoles par camion, chaque génération possède son épisode, et nous allons parler ici du dernier en date sorti sur Nintendo 3Ds : Mario Kart 7.
Alors, il faut savoir que je ne suis pas particulièrement « fan » de Mario Kart. J’y joue parce que mon frère adore cette série, et j’ai fait l’acquisition de ce nouvel opus en grande partie pour jouer avec lui (j’avais fait la même chose à l’époque avec l’épisode DS). Je ne suis donc pas un fervent défenseur de la série, mais j’ai cependant plaisir à jouer à chaque épisode et ce volet sur Nintendo 3DS ne fait pas exception.

Si je devais résumer Mario Kart 7 en un mot, ce serait « maturité ». En effet, après un très bon épisode DS (bien qu’un peu pourri par le « snacking » et un mode en ligne d’un autre âge…) et un épisode Wii qui fait débat sur les forums (perso j’aime bien y jouer pour déconner avec le volant…), j’étais assez curieux de voir vers quoi Nintendo allait tendre avec ce volet 3DS.
Ce qui peut surprendre au début, c’est le côté très classique de l’ensemble : un casting de départ similaire à celui de l’épisode Super Nes (nostalgie…), toujours les mêmes modes de jeux, le même nombre de championnat, etc. Honnêtement, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de commencer les premières coupes, surtout que le mode 50CC et 100CC sont chiants à mourir.

Puis petit à petit, on se rend compte que le jeu est finalement agréable à jouer. C’est visuellement très joli et la 3D permet de donner une profondeur intéressante à certains circuits. Ces derniers peuvent paraître peu originaux au début, mais à force de les faire, je les trouve de plus en plus plaisants à parcourir (à noter que certains circuits rétros ont été adaptés avec succès).
En terme de nouveautés, en plus de quelques nouvelles armes sympathiques, chaque kart est désormais équipé d’un deltaplane qui s’active lorsque l’on passe sur certains tremplins et d’une hélice arrière pour naviguer sous l’eau. On regrettera que ces deux nouveaux modes de conduites soient peu exploités, mais à chaque fois qu’ils le sont, c’est extrêmement fun (je kiffe le deltaplane!).
On se surprend alors à passer pas mal de temps sur la cartouche, les éléments de kart et les personnages se débloquent au fur et à mesure, on fait des contres-la-montre face à des milliers de fantômes téléchargés directement en Spotpass ou on passe faire un tour sur le mode en ligne pour affronter les joueurs du monde entier. Ce mode est un peu archaïque et très peu d’options sont possibles. Cependant, cela donne un côté très spontané et rapide aux parties, le tout étant couplé avec pas mal d’éléments à récupérer par le moyen du Streetpass.

Pour faire simple, ce Mario Kart 7 semble très classique de prime abord… Et c’est finalement ce qu’il est. Mais est-ce vraiment un reproche? Pour moi la série n’a plus rien à prouver et cette épisode 3Ds se veut un modèle d’équilibre, faisant disparaître certains défauts qui étaient apparus sur les récents épisodes et en ajoutant de nouveaux éléments plutôt agréables. Un excellent successeur aux épisodes Wii et DS donc, sur lequel on passe finalement pas mal de temps si l’on est pas allergique à l’univers de Mario et sa bande.

Si je ne devais citer qu’un seul gros défaut selon moi, c’est le casting des nouveaux pilotes. Nintendo a le chic pour toujours sortir des nouveaux personnages de derrière les fagots, mais là on atteint vraiment des sommets :

Tu abuses Nintendo… Rends-moi Toadette (ouais j’aime bien Toadette…)!!! Non mais franchement… La Reine des Abeilles quoi…