Nous voici déjà à la fin de l’année 2015. Bon sang, qu’est ce que les jours filent. Cela fait maintenant un an que chaque début de mois, je vous présente un personnage féminin que j’affectionne. J’espère que cette rubrique, lancée dans le but de m’inciter à dessiner plus de jeunes femmes, continue de vous intéresser et de vous distraire. De mon côté, c’est un vrai plaisir que je prolongerai très certainement l’année prochaine, ayant encore un beau casting à présenter et illustrer.
Et pour ce dernier mois de l’année, j’avais à coeur de vous parler d’un personnage de manga. Un manga qui n’est certes pas très connu, mais dont j’avais très envie de vous parler. Il s’agit d’Alex Benedetto, une jeune fille que j’ai pu découvrir dans la série Gangsta.
Gangsta est un manga que j’affectionne tout particulièrement. Pour commencer, l’histoire se déroule dans un contexte mafieux, un univers qui me fascine et dont j’aime les thématiques qui y sont abordées la plupart du temps (les notions de bien et de mal, la loyauté, la justice, etc.). Dès les premiers chapitres, nous sommes introduits au personnage d’Alex, jeune prostituée qui va faire la connaissance des 2 protagonistes de l’histoire, Warwick le coureur de jupon et Nicolas le sourd taciturne, tous deux tueurs à gages pour le compte des gangs de la ville. Avec elle, nous allons donc découvrir l’univers du manga, son contexte, les enjeux, etc.
Et je ne vous cacherai pas que je suis immédiatement tombé sous le charme d’Alex. Pour commencer, il faut bien l’admettre, l’auteure la dessine de manière absolument divine. Métisse, brune, forte poitrine, jolies jambes et taille de rêve… Bref vous voyez le tableau. Pourtant, malgré son statut de prostituée, Alex n’est pas un personnage vulgaire ni sexualisée à outrance. Car ce métier, elle le fait par contrainte et les relations qu’elle va entretenir avec les différents personnages seront autant de raisons d’aborder moultes sujets, tels que la violence psychologique, le sens du devoir, etc.
Ainsi, en quelques chapitres, la mangaka parvient à rendre le personnage d’Alex attachant et indispensable à l’univers de Gangsta. Si le manga ne fait pour l’instant que 7 tomes et que la jeune femme n’a pas encore révélé tout son potentiel scénaristique, j’ai hâte de la voir évoluer et de découvrir la suite des évènements au travers de son regard, à la fois inquiet et curieux, face à la violence et aux dangers qui guettent les différents intervenants de l’intrigue.
Donc j’espère que vous aurez l’occasion de découvrir cette série et que comme moi, vous tomberez sous le charme de la belle Alex. C’est en tout cas un de mes gros coups de coeur de l’année 2015 et j’espère que l’auteure nous réserve encore de belles surprises avec elle.
Je sors un peu le blog de sa léthargie (c’est malheureusement comme ça quand je bosse sur un fanmade) pour vous parler d’un projet en cours. J’ai pour objectif d’être présent au salon PolyManga qui aura lieu au mois de Mars 2016 en Suisse. J’ai entendu de très bonnes choses concernant cette convention et j’ai visiblement mon public suisse qui m’a fortement encouragé à venir lui faire un petit coucou.
À la différence d’un stand comme celui de Japan Expo où je paie un emplacement, ici je dois proposer 3 dessins inédits pour prétendre à une place dans le Village des Artistes. Et comme j’ai vraiment très envie d’y être présent, j’ai mis le fanmade en pause pour quelques jours afin de sortir les 3 illustrations demandées. A cette occasion, j’ai décidé de proposer 3 visuels très différents, histoire de montrer les divers aspects de mon univers graphique (en sachant que je n’ai pas le droit de présenter du fanart) :
Pour commencer, j’ai dessiné mon avatar dans un look cyber/futuriste. L’idée ici était de faire un travail approfondi sur les ombres, tout en gérant différentes sources de lumière. Traiter les éléments angéliques de manière dissociée du reste de l’avatar est quelque chose qui me titille depuis un petit moment. Je pense qu’il y a de grandes chances pour que je conserve cet aspect, je trouve ça assez fun.
Dans un tout autre registre, comment ne pas passer par la case Chibi avec mes aventures au Japon? Un trait rondouillard, des couleurs chaudes et lumineuses, ici le but est de faire ressortir l’aspect comique des comic strips.
Et enfin pour terminer, j’ai décidé de faire une illustration de mon projet de BD en cours de Reboot, à savoir Whisper in The Dark. Vu que le projet est en repos depuis un an, je me suis dit que c’était la bonne occasion d’en reparler un peu, surtout que le Reboot est prévu pour l’année prochaine. Je voulais une ambiance très différente et plus sombre que ce que je peux faire à l’accoutumé. Il est clair que cela peut surprendre et qu’on est loin des dessins guillerets que je propose habituellement, mais croyez moi, vu l’histoire que je vais raconter au travers de cette BD, il va falloir vous y habituer ;)
Voilà! J’espère en tout cas être présent en Mars pour vous rencontrer. Je me suis beaucoup amusé avec ces 3 dessins et j’ai testé pas mal de nouvelles techniques qui, j’en suis certain, me serviront pour mes futurs projets. Sur ce, à bientôt ^^
Lors de la rentrée de Septembre, j’avais brièvement dit être sur un projet secret. Et bien il est temps d’enfin vous en parler. Hier est sorti le premier livre du vidéaste Bruce BENAMRAN (dont j’avais déjà parlé ici), Prenez le temps d’e-penser – Tome 1. Jusqu’ici rien de bien exceptionnel à vous apprendre, car vous êtes des personnes de bon goût qui suivez la chaîne e-penser et vous êtes donc déjà au courant (si ce n’est pas le cas, je vous laisse prendre ce couloir-ci).
Néanmoins, voici quelques mots sur le livre : à l’image des vidéos de la chaîne, il a pour but de vulgariser certains aspects scientifiques faussement compliqués (la relativité, la gravité, l’atome, etc.), qui avec les bons mots et des explications simples, deviennent tout de suite plus abordables ! Et quand on est une splendide quiche lorraine en sciences comme moi, je suis le premier à me réjouir que des personnes comme Bruce prennent l’initiative de sortir de tels ouvrages. Car cela permet de toucher un autre public, qui n’est peut être pas encore familiarisé avec l’univers de YouTube par exemple.
« Mais c’est quoi le rapport avec toi, Angel? ». J’y viens ma bonne dame. Et bien figurez-vous que j’ai participé à ce projet. Oui oui ! J’ai en effet réalisé 11 illustrations qui ouvrent chacun des chapitres. Vous y découvrirez donc mon style chibi habituel (oui, Bruce voulait absolument des chibis, et ça tombe bien j’aime faire des chibis Bruce °^°) qui introduit les grandes parties du livre.
Je suis vraiment très heureux et très fier d’avoir participé de cette aventure. Car des livres comme celui-ci, qui cherchent à briser l’élitisme de certains sujets et domaines, sont pour moi les bienvenus sur les étagères (ou en tout cas sur les miennes).
J’ai pu récupérer un exemplaire seulement aujourd’hui (le livre est en rupture de stock un peu partout) et n’ai lu que le préface et le premier chapitre (qui est sur La Matière). Mais je peux vous dire que c’est vraiment très bon. Comme dans ses vidéos, Bruce rend chaque sujet intéressant et passionnant sans jamais nous prendre de haut. Un chapitre regroupe un thème principal qui se décline en sous-thèmes, le tout avec des annotations, des références aux vidéos de la chaîne, ainsi que quelques anecdotes pour les initiés.
En bref, même pour quelqu’un comme moi qui a du mal avec ce type de sujet, c’est un plaisir à parcourir et on se surprend à dévorer chaque page sans trop réfléchir (enfin si, on réfléchit un peu quand même… mais bon vous avez compris l’idée !). En plus, le tout est bourré d’humour et je me suis surpris à rire de bon coeur à la lecture de certaines boutades et autres clashs (Aristote en prend encore plein les dents, pour notre plus grand bonheur).
Donc si vous aimez le travail de Bruce et que vous voulez le soutenir (ou que vous aimez la science, tout simplement), n’hésitez surtout pas à faire l’acquisition de ce premier tome. J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à le parcourir, que mes illustrations vous feront sourire et vous motiverons à vous plonger dans chaque chapitre.
Il est toujours difficile d’appréhender les personnages de comics. Car d’un auteur à l’autre, entre les reboots et autres mondes parallèles (ce bordel sérieux…), un même personnage peut avoir une personnalité complètement différente, un background qui varie, etc. Pourtant, j’avais envie d’aborder l’univers de Batman au travers de la rubrique Des Filles du Début du Mois. Car parmi toute les séries que j’ai pu lire et découvrir, la série de l’homme chauve-souris est celle qui me fascine le plus et avec laquelle j’ai le plus d’affinités. Et au niveau du casting féminin, si la majorité semble accorder ses faveurs à Catwoman et Harley Quinn, j’ai de mon côté un faible pour Oracle, mais surtout Poison Ivy.
Sans trop chercher à savoir pourquoi, j’ai toujours aimé la jeune femme. Alors certes, c’est un personnage relativement sexy (je vais non plus le nier hein, ce serait très hypocrite), mais au delà de son apparence physique, j’apprécie la manière dont elle est souvent dépeinte et sa philosophie.
Car contrairement aux différents malfrats qui peuplent les rues de Gotham City, Poison Ivy ne mène que son propre combat. Et dès lors que Batman (ou n’importe quel autre personnage) ne vient pas la faire chier, elle reste tranquille dans son coin.
Cela lui donne ainsi pas mal de nuances. Car même si elle peut passer juste pour une écolo un peu zinzin, j’aime quand certains auteurs arrivent à la rendre attachante en la dépeignant telle une mère cherchant à protéger sa progéniture.
De plus, et ce fut pas mal le cas dans la série de jeu Arkham City (que je vous recommande), ses pouvoirs en font souvent la cible des autres antagonistes. Ce qui place souvent Batman dans des situations complexes où devra la protéger/sauver, alors qu’elle peut à tout moment se retourner contre lui. Ce faible équilibre et leurs alliances temporaires et/ou de façade rendent le duo intéressant et créent une gêne désagréable mais souvent au bénéfice à l’enrichissement du récit.
Donc au delà des apparences, Poison Ivy est un personnage féminin avec beaucoup de potentiel dont j’apprécie les apparitions au fil des différents comics. Et j’espère la revoir un jour dans un bon film Batman, car son apparition dans Batman & Robin ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.
En ce mois particulier qu’est Octobre (mon mois de naissance), j’avais très à coeur de vous parler d’un personnage féminin qui m’a littéralement converti à un genre musical, à savoir Vocaloid. Bien qu’il se n’agisse pas à proprement parler de « personnages » (ce sont avant tout des mascottes), je me disais que je pouvais faire une petite exception en vous parlant de celle qui m’a permis de mieux appréhender cet étrange univers : Megurine Luka.
Lorsque j’ai voulu m’intéresser à Vocaloid, j’ai été rapidement heurté par les sons relativement métalliques et aigus des voix les plus connues, à savoir Hatsune Miku et les jumeaux Kagamine Rin & Len. Ne voulant pas baisser les bras pour autant, on m’a alors conseillé de m’intéresser à Luka qui, selon les dires, avait une voix très différente et pouvait potentiellement mieux correspondre à mes attentes. Et ce fut effectivement le cas, et pas qu’un peu.
Très rapidement, je suis tombé sur les morceaux les plus connus utilisant la 3e Vocaloid de 2e génération : Just Be Friends, BlackJack, Lie, Dancer in The Dark, Double Lariat… Et effectivement, j’ai été surpris par les multiples utilisations de la mascotte aux cheveux roses, s’illustrant autant dans le registre Pop, Rock, mais aussi Electro, Acoustique ou Jazz. Et comme indiqué par mes sources, Luka se démarquait vraiment de ses homologues avec sa voix plus grave et plus douce, voix qui m’a particulièrement charmé et à laquelle j’ai vraiment accroché.
On peut ainsi dire que c’est grâce à Megurine Luka que j’ai pu appréhender cet univers riche qu’est Vocaloid, découvrir des compositeurs de talent, mais aussi d’autres Vocaloid et même finir par apprécier ceux avec lesquels j’avais du mal au début (oui les jumeaux, je parle de vous…). Elle représente donc pour moi une étape clé dans mon cheminement et restera sans doute ma Vocaloid préférée ad vitam æternam.
Pour ce qui est du dessin, je n’avais pas spécialement envie de dessiner Luka dans sa tenue classique de mascotte (bien que son look pour la version V4X est vraiment sympathique). Du coup, j’ai un peu fait le tour des modules la concernant (c’est le terme utilisé pour désigner les différents costumes que peuvent revêtir les personnages dans les clips) et j’ai porté mon choix sur celui de la chanson BlackJack, qui est une des premières que j’ai découvert et dont j’adore le rythme à la fois rock et jazzy, ainsi que les paroles relativement… sexy. °^°
En attendant les nouvelles chroniques que je suis entrain de vous préparer (principalement sur des jeux vidéo, oui j’ai enfin le temps de m’y remettre !), je me suis dit qu’il pourrait être sympa de vous proposer un petit step by step, histoire de vous donner quelques astuces en dessin. Vous êtes en effet nombreux à m’en demander par messages privés ou mails, donc je me suis dit que cela pouvait valoir le coup d’y consacrer un article. On va donc se pencher sur le dessin que j’ai fait pour le 27 ans de Mathieu SOMMET, car il contient pas mal de choses intéressants. C’est parti !
Pour commencer, je fais toujours un petit croquis rapide, histoire de poser la structure du personnage. Je ne vais pas dans les détails, et il y a pas mal d’erreur d’anatomie (tête trop grosse, main droite mal placée, corps trop arqué, etc.), mais le but est d’avoir un dessin de base sur lequel se référencer pour la suite.
Je démarre par la tête, qui elle servira de mesure pour l’ensemble du personnage. Même si je fais du dessin d’illustration/BD, j’essaie de faire en sorte que l’ensemble reste harmonieux. Dans le cas de Mathieu, je pars toujours sur le principe d’un personnage de 6 têtes de haut. A noter que l’option barbe vieillit considérablement le visage (ça marche aussi dans la vraie vie, je peux en témoigner…).
A l’occasion de son anniversaire, j’ai voulu faire plaisir à Mathieu en l’habillant comme le héros de The Witcher. Cependant, l’armure de notre cher Geralt est relativement complexe (même s’il y a pire). J’ai donc procédé par étapes : j’ai fait un croquis séparé pour chaque « couche » d’armure (par séparé, j’entends sur des calques différents). Ensuite, j’ai encré chaque croquis sur le même principe. Il n’y a plus qu’à mettre des masques entre chaque calque pour que tout se superpose de manière harmonieuse (les masques, c’est la vie, si vous faites de l’illustration sur informatique, vous ne pouvez pas vous en passer).
Certains petits malins ont sans doute remarqué que, jusqu’à présent, notre pauvre Mathieu ne disposait que d’un moignon à la place de son bras droit (spéciale dédicace à un certain LANNISTER). C’est normal vu que la main tenant l’épée est dessinée sur un autre calque. Ici, même opération que pour l’armure : je fais un calque pour la main et un calque pour l’épée (j’ai en profité pour apprendre quelques règles sur la taille des gardes par rapport à celles des lames, c’est toujours ça de pris). Un masque et le tour est joué.
Il ne reste qu’à mettre un nouveau masque sur l’épée pour faire disparaitre certaines parties du personnage. Et voilà ! On a un beau line tout propre. Il est temps de passer à la couleur !
En ce qui concerne les couleurs, je sais qu’il y a plusieurs écoles à ce niveau et je n’ai pas la prétention d’avoir la meilleure ou la plus recommandable. Personnellement, ayant tout appris seul, je fais beaucoup au feeling. Je commence donc par poser mes « aplats » sur l’ensemble du dessin et j’harmonise le tout avec des réglages de niveaux et de saturation (surtout pour un dessin de type heroic-fantasy dans ce genre).
On attaque le plus gros : les ombres et les lumières. Si avant j’avais beaucoup de mal avec cet aspect, je prends de plus en plus de plaisir à m’y atteler (merci Keupine !). Je travaille d’abord en « marron/gris » et blanc sur un calque à part pour placer les ombres, que je passe ensuite en mode Produit. Résultat garanti ! Ensuite, je rajoute quelques touches de lumière (principalement sur les cheveux et sur les matières réfléchissantes) avec du blanc sur un calque Luminosité Contraste (pas trop cependant, il faut bien doser cet aspect). Enfin, dans le cas présent, j’ajoute sur un autre calque l’effet « maille » que j’applique uniquement sur les bonnes zones, toujours grâce aux masques.
Un petit zoom sur les runes de l’épée. L’effet de lumière est en réalité tout simple à mettre en place (encore une fois, merci Keupine). D’abord je place les runes sur un calque que je passe en Lumière Linéaire. Puis, sur un nouveau calque en mode Incrustation, je crée quelques zones de lumière autour des runes, avec un jaune un peu plus clair. Et enfin par dessus, un dernier calque en Lumière linéaire qui suit les runes, auquel j’ajoute un léger Flou Gaussien. Voilà, avec 3 calques et quelques réglages, on a l’effet souhaité !
Et voilà, Mathieu est tout beau dans son armure. Reste à lui faire un petit décor sympa. Comme je ne suis pas encore un grand expert à ce niveau, j’ai opté pour un décor d’ambiance très proche des artworks du jeu d’origine. J’ai fait un premier calque avec quelques nuages (j’utilise des Brush excellents trouvés sur le Net), puis un second, histoire de créer quelques nuances. J’ajoute ensuite une zone plus rougeâtre au niveau du personnage, toujours avec les Brush de nuage, ainsi que quelques braises (que je crée avec des pointes de pinceaux et un coup de Flou directionnel). Et pour finaliser le tout, je crée une couche de nuages devant le personnage que je vais réduire au maximum, histoire qu’elle soit présente mais relativement discrète.
Et voilà le résultat final. J’espère que ce petit step by step vous a plu. Pour rappel, j’utilise Manga Studio (appelé maintenant Clip Studio Paint) pour l’encrage et Photoshop pour la mise en couleurs et les effets. Au niveau du temps, je pense qu’il m’a fallu 4-5 heures pour réaliser ce dessin, en sachant que j’ai recommencé l’armure deux fois. En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce projet que je considère comme une nouvelle étape-clé dans mes progrès avec les outils numériques. J’espère donc ne pas m’arrêter en si bon chemin.
Ca y est, c’est la rentrée ! Après 3 semaines à vadrouiller un peu partout, il est temps de faire sortir le blog de son état léthargique. Et on démarre donc, comme chaque premier Lundi du mois, avec un nouveau personnage féminin.
Shingeki no Kyojin (ou l’Attaque des Titans de par chez nous) est un manga démarré en 2012 au Japon et qui a rencontré un succès très rapide dans son pays, mais aussi en France. Avec son histoire sombre et ses personnages torturés, la série du mangaka Hajime ISAYAMA a rapidement trouvé mes faveurs, et ce malgré des dessins qui laissent parfois à désirer (mais je ne m’engagerai pas sur ce terrain, j’en vois déjà certains en train de récolter de quoi me lapider…). Parmi les différents protagonistes, il y en a vraiment pour tous les goûts et le casting se veut très équilibré dans sa répartition homme/femme (le contexte du manga fait aussi que le sexe n’a pas grande importance ici). Et dans la gente féminine, si Mikasa et Annie ont rapidement su s’attirer une fanbase importante, ma préférence va, dans mon cas, vers le personnage d’Ymir.
Vu comme ça, la jeune fille ne paie pas de mine. Avec son physique assez quelconque et son air blasé, Ymir semble toute désignée pour faire partie des seconds couteaux qui passeront l’arme à gauche à la première occasion (oui, dans ce manga, ça meurt beaucoup…). Mais, à ma grande surprise, j’ai rapidement accroché au personnage et au fil des tomes, je me suis mis à l’apprécier de plus en plus.
Pour commencer, Ymir possède une psychologie assez surprenante. Taquine, individualiste (voir presque opportuniste par moment), elle n’est clairement pas un modèle à suivre en termes de comportement humain, surtout dans un contexte historique comme celui de l’Attaque des Titans. Mais ce qui fait la force du personnage, c’est justement cet aspect très imparfait de sa personnalité, à la limite de la maladresse. Derrière son côté bourru, voir presque méchant, Ymir se veut une jeune fille complexe aux sentiments troubles et aux convictions fragiles. A l’heure actuelle, on ne sait pas grand chose sur elle, mais l’auteur en a déjà dit assez pour la rendre attachante et nous permettre d’éprouver une véritable empathie à son égard.
Et surtout (surtout!), j’adore le duo qu’elle forme avec le personnage de Christa. De tout le manga, je trouve que c’est actuellement la relation la plus intéressante et la plus complexe. Est-ce de l’amitié ? De l’amour ? Du respect ? Ou au contraire de la pitié ? En réalité, j’aime que l’auteur laisse planer cette ambiguité entre les deux personnages afin que le lecteur puisse se faire son propre avis. Car à l’image de beaucoup de relations humaines, tout n’est pas toujours aussi simple à définir, non?
J’ignore ce qu’il adviendra d’Ymir dans les tomes à venir, mais quoi qu’il arrive, elle a déjà gagné sa place parmi mes préférés du casting de la série. Il est vraiment plaisant de voir que le manga arrive à proposer des personnages à ce point complexes et imparfaits. En tout cas, moi j’adhère complètement.
Lorsque l’on gravite dans le milieu du jeu vidéo, il est impossible de ne pas connaître Mario et son univers. La série de Nintendo fait désormais partie de la culture populaire, et ses personnages sont devenus emblématiques. J’ai personnellement grandi avec ces derniers, ayant pu découvrir les touts premiers épisodes sur Nes, et j’ai pu voir le casting de la série grossir au fur et à mesure des années. Et parmi les derniers arrivants, l’un d’eux m’a particulièrement marqué dans l’épisode Super Mario Galaxy sur Wii, à savoir Harmonie (ou Rosalina dans la version américaine et Rosetta en japonais).
Je me suis très rapidement attaché à ce personnage pour les raisons suivantes : malgré sa ressemblance physique avec la princesse Peach, il se dégage de la jeune fille quelque chose de très différent. Une espèce de présence qui la rend charismatique dès sa première apparition. De plus, et c’est un fait relativement rare chez Nintendo, elle n’est pas une princesse à sauver des griffes de Bowser, mais c’est elle qui vient finalement en aide à Mario en lui permettant d’atteindre la galaxie où se trouve le roi des Koopas.
Mais ce qui démarque le plus Harmonie de tous les autres personnages de l’univers de Mario, c’est qu’elle dispose d’un background plutôt travaillé et plein de mystères. En effet, c’est une des rares fois où Nintendo a souhaité donner une dimension plus qu’iconographique à l’une de ses créations. Ainsi, par le biais d’un conte qui se développe au cours du jeu, nous avons le privilège de découvrir ses origines. Origines qui restent, malgré tout, mystérieuses et sujettes à débat. De nombreuses théories tournent autour d’elles, et il est vraiment amusant de lire que certaines d’entres elles sont vraiment intéressantes, voir même assez audacieuses venant d’un studio comme Nintendo. J’ai personnellement ma propre interprétation et cela rend Harmonie d’autant plus attachante, du fait est qu’elle dispose de bien plus de profondeur que n’importe quel acolyte du plombier moustachu.
A ce jour, Harmonie est désormais ma petite chouchoute et dès que j’ai l’occasion de l’incarner dans un jeu (principalement sur Mario Kart 8), je ne me prive pas. C’est pour moi un des meilleurs personnages de l’univers de Mario et je jubile à l’idée de la moindre de ses apparitions.
Il y a des oeuvres qui vous marquent plus que d’autres. Que ce soit en bien ou en mal. Concernant le manga Berserk, série de Dark Fantasy réalisée par le mangaka Kentaro MIURA, on peut clairement dire qu’il y a eu plusieurs étapes. J’ai en effet violemment rejeté cette production quand je l’ai découverte pour la première fois (putain de tome 13…) car j’ai été, je ne le cache pas, souvent mis à mal à cause de sa grande violence visuelle, mais surtout psychologique. Ce n’est que depuis l’année dernière, où j’ai pris le temps de la relire avec plus de recul, que j’ai réussi à l’apprécier et à y voir ses vraies qualités, souvent camouflées sous une tonne de tripes et de cervelles déchiquetées.
Et lors de cette deuxième lecture, j’ai commencé à me prendre d’affection pour un personnage féminin qui m’avait laissé relativement de glace lors de ma première lecture : il s’agit de Farnèse.
S’il y a bien quelque chose que je ne peux pas reprocher à l’auteur de Berserk, c’est d’écrire des personnages attachants, jamais manichéens, qui disposent d’une vraie évolution psychologique au cours du récit. Et Farnèse illustre cela à merveille. Il est très plaisant de découvrir la jeune fille, d’abord présentée comme une extrémiste religieuse prête à faire frire le premier hérétique venu (grosse concurrence pour Mélissandre de Game of Thrones), mais qui au fil de ses rencontres et découvertes, va élargir sa manière de penser et s’offrir aux autres.
Ce que j’aime particulièrement chez Farnèse, c’est la manière dont elle interagit avec les autres protagonistes. Chacune de ses relations est lourde de sens et permettent de construire le personnage, ainsi que son évolution. Que ce soit par la fascination avec Guts, le sentiment maternelle avec Casca, la fraternité avec Serpico (d’ailleurs, ce duo est un de mes préférés de la série) ou encore la complicité et la soif de connaissance avec Schierke. Farnèse seule n’est qu’une enfant perdue qui subit les séquelles de son passé. Mais entourée de ses compagnons, elle progresse, évolue, grandit. Ce cheminement la rend vraiment attachante, dans le sens où on nous dépeint un personnage qui veut avancer, faire fi de ses erreurs du passé, et s’ouvrir aux autres, ainsi qu’au monde qui l’entoure.
Bref, pour toutes ces raisons j’aime énormément ce personnage. J’espère que l’auteur continuera à la développer de cette manière car elle est pour moi une des preuves du talent d’écriture du mangaka. Espérant en tout cas que ce court article vous donnera envie de découvrir ou redécouvrir la jeune fille. Important toutefois : je rappelle que Berserk est un manga réservé à un public averti donc si vous êtes sensibles (surtout en terme de violence psychologique), faites attention quand même.
Certains ont dû remarquer qu’aucune représentante de la gente féminine n’avait pointé le bout de son nez sur le blog en ce début de mois. Et pour cause. Entre la sortie du fanmade et les Geek Faëries, j’avoue avoir eu du mal à me poser pour mettre à l’honneur un nouveau personnage. Et avec les goodies de Japan Expo, on ne peut pas dire que les choses s’arrangent! Pourtant, j’ai réussi à m’accorder quelques heures pour honorer la rubrique mensuelle. Et j’ai décidé ce coup ci de vous présenter une demoiselle qui fut un vrai coup de coeur dès sa première apparition : Nico Robin de la série One Piece.
Je vais être honnête, je ne suis pas un grand fan de One Piece. Je les lis parce qu’on me les prête et parce que, mine de rien, cela ferait un sacré trou dans ma culture générale si j’ignorais tout des aventures de Luffy et de son équipage. Mais durant mon marathon littéraire (la série possède un sacré paquet de volumes), je suis complètement tombé sous le charme du personnage de Robin, et ce dès sa première apparition, lorsque qu’on la connaissait uniquement sous le nom de Miss All Sunday.
Comprenez moi bien : en terme de protagonistes féminins, on ne peut pas dire que One Piece dispose d’un casting des plus attrayants. Donc forcément, quand un personnage comme Robin débarque, cela se remarque. Car si l’auteur de la série ne semble pas très à l’aise avec ces dames, je dois bien admettre qu’il a marqué des points avec la femme au chapeau.
Robin est en effet un excellent personnage. Avec son caractère fort et son assurance, il en émane une personnalité très marquée et très loin des codes imposés aux personnages féminins dans les mangas. Jamais à court de répliques cinglantes, possédant un pouvoir original et l’utilisant à bon escient, elle a aussi le luxe de développer la trame principale, en y apportant une part de mystère et de drame.
Ainsi, par de nombreux aspects, Robin se révèle être indispensable à l’univers d’Eiichiro ODA, et je ne cacherai pas que lorsqu’elle a rejoint l’équipage de Chapeau de Paille, j’étais fou de joie à l’idée de la voir régulièrement au fil des tomes.
Alors certes, une fois les grosses zones d’ombres de son passé révélées, elle a eu tendance à s’effacer au profit d’autres protagonistes. De plus, elle n’a pas échappé à l’étrange extension mammaire qu’on subit tous les personnages féminins de la série après l’ellipse des 2 ans. Mais malgré tout, Nico Robin reste une femme à laquelle je suis profondément attaché et que j’espère revoir sur le devant de la scène.