L'Atelier d'AngelMJ


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Cinéma : Bilan Novembre 2013

Nov01Coucou les gens! Désolé pour le peu d’activités sur le blog durant le mois de Novembre. J’ai en effet du mal à me poser tranquille devant une feuille ou ma tablette, mais je vais essayer de faire mieux le mois prochain! Comme je n’ai pas du tout parlé de ce que j’ai vu ce mois-ci au cinéma (à part sur le Facebook du blog), voici une petit résumé de mes différentes séances, espérant que cela vous motivera ou non à vous rendre dans les salles obscures, ou le louer/acheter à l’occasion!

Nov02Bien qu’il soit drôle et plutôt bien huilé, j’ai un problème avec ce dernier Marvel. Pour moi, il est représentatif des limites que commence à atteindre le genre super-héros. C’est bien fait mais qu’est ce que c’est convenu ! On devine toute la trame, il n’y a aucune surprise et les cliffhangers et autres coups de théâtres sont tellement peu inventifs que l’on n’est pas ou peu surpris quand ils arrivent. Et puis, ça manque d’une vraie grosse bataille finale, la plus intéressante étant en milieu de film. Et gros carton rouge pour Nathalie PORTMAN qui ne sert vraiment à rien dans ce film à part faire la potiche. Bref, pas un mauvais film mais le genre doit trouver un nouveau souffle, au risque de finir par lasser…

Nov03Je dois avouer que celui là m’a bien plu. Je n’ai pas la prétention d’avoir tout compris à l’histoire vu qu’elle est sujette à interprétations et que c’est inhérent à ce genre de production. Mais pour le reste c’est d’excellente facture. Le concept de l’histoire, les différents évènements et le jeu des acteurs tiennent vraiment en haleine et on sent un univers riche et travaillé. Pas forcément très accessible mais plutôt bien foutu.

Nov04Mouais… Si on fait abstraction de la musique qui est de très bonne facture, je me suis globalement bien fait chié. Je ne pense pas que le film soit mauvais mais ce n’est clairement pas le genre de production que j’affectionne. Mon problème est que le personnage principal n’à aucune progression psychologique et que malgré les différentes rencontres qu’il fait, il n’évolue pas ou peu. Du coup le film est lent et plutôt creux. Il m’a beaucoup fait pensé à Sur la Route qui a exactement les mêmes défauts.

Nov05Haaaa, une comédie romantique ! Il n’y en a pas des masses cette année donc il faut en profiter. Pas mal dans le cas présent, avec une romance anglaise saupoudrée d’un brin de fantastique dû au fait que le personnage principal peut voyager dans le temps (la classe…). L’ensemble est plutôt bien écrit et cohérent grâce a une équilibre juste dans l’utilisation du pouvoir du héros. Petit défaut tout de même, c’est quand même beaucoup trop lisse et propre sur le fond pour qu’on arrive à y croire, notion de fantastique ou non. Mais il y a de bonnes idées en tout cas. Et puis, c’est toujours un agréable de voir Rachel McADAMS à l’écran… !

Nov06La dernière production de Guillaume CANET était attendue au tournant (surtout vu le casting de grand malade) et je dois dire que je suis agréablement surpris. Bien écrit, bien tourné et bien joué, Blood Ties est une production très réussie, qui brille grâce à ses excellents acteurs et son duo de personnages principaux crédibles et attachants. Pas le film que tu mattes des centaines de fois mais ça vaut le coup d’être vu.

Nov07Gros cas de conscience concernant ce film de science-fiction. J’avoue avoir beaucoup aimé la fin ainsi que les dernières révélations que j’ai trouvé bien foutues et plutôt originales pour le genre. Par contre… le reste du film est d’une convenance à pleurer. Je me suis pas mal ennuyé et j’ai trouvé la progression du héros trop longue et trop classique pour être intéressante (et puis il tire toujours la gueule…). Par contre, j’ai hâte de voir ce que peut donner une éventuelle suite. Je suis prêt à lui laisser une seconde chance car cela pourrait se révéler bien moins classique vu le point final de ce premier épisode.

Nov08Petit coup de cœur concernant cette production française. Malgré un sujet carrément casse-gueule, on est surpris par la facilité dont Guillaume GALLIENNE raconte son histoire et le talent qu’il a joué son propre rôle ainsi que celui de sa mère ! C’est à la fois drôle et touchant, ni trop comique, ni trop intello. Il y a une vraie justesse dans le propos et dans la manière dont il est conté. Je conseille vivement !

Nov09Je suis sorti complètement hystérique de mon avant-première (à laquelle j’ai pu aussi revoir le premier épisode). C’est juste excellent ! Une vraie réussite à tous les niveaux, que ce soit l’univers, le déroulement de l’histoire ou le jeu des acteurs. Jennifer LAWRENCE crève complètement l’écran et montre encore toute l’étendue de son talent en proposant un personnage aux multiples facettes. Le cliffhanger final est juste insoutenable. Du coup ben… je vais lire les bouquins moi ! A voir absolument si vous aimez le genre !!

Nov10Bien obligé d’admettre qu’il y a une volonté de bien faire dans cette comédie, mais mon peu de connaissance et d’intérêt pour le monde de la politique ne m’ont pas permis d’apprécier cette production dans son intégralité. C’est plutôt bien fait, avec des gags qui se répètent mais qui font mouche à chaque fois (les papiers qui volent quand le ministre passe… j’adore!). Le film est par contre un peu trop long selon moi, 1h30 aurait largement suffit… Je ne sais pas ce que vaut la BD d’origine mais en tout cas cela semble de bonne qualité.

Nov11Après l’excellent Auberge Espagnole et le très moyen (voir presque mauvais selon moi…) Les Poupées Russes, Cédric KLAPSICH nous offre un troisième épisode des mésaventures amoureuses de Xavier, toujours interprété par Romain DURIS. Très déçu par le dernier épisode, j’avais de grosses attentes concernant ce nouveau volet et force est d’admettre que le résultat est très satisfaisant. L’âge aidant, les personnages ont gagné en raison et maturité, ce qui sert forcément au récit. Mieux construit, mieux écrit et toujours aussi bien interprété, Casse-tête Chinois est une comédie délicieuse qui se savoure du début à la fin. Et puis… Kelly REILLY quoi!

Nov12Bon… Celui là, j’avoue, j’y suis allé parce qu’il y avait Jeremy RENNER dedans. Mais finalement c’est surtout la prestation de Joaquin PHOENIX que l’on retiendra de ce drame bien fait mais assez classique. A vrai dire tellement classique qu’il en devient totalement oubliable. Marion COTILLARD est toujours aussi juste, en fait les acteurs sont très bons et c’est la principale force du film. Mais pour le reste, que ce soit dans la trame ou les sujets traités, on opère en terrain conquis. Du coup, je ne sais pas trop si j’ai aimé ou pas, je ne me suis pas ennuyé mais je n’ai pas pris mon pied pour autant. Je crois que ce n’est tout simplement pas mon genre de film…

N’hésitez pas à partager vos avis dans les commentaires, que vous ayez aimé ces films ou non. En tout cas pour moi, Novembre s’est révélé un mois à la fois varié et de qualité. Et le mois de Décembre s’annonce pas mal du tout non plus!


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Gravity : Tu me fais tourner la tête

Gravity, c’est le dernier gros film qui fait bien parler de lui depuis sa sortie en salle la semaine dernière! A tort? A raison? Et bien fortement à raison chers amis, car même si c’est typiquement le genre de film que l’on ne voit qu’une fois, cette production mérite toute votre attention, et ce pour de nombreuses raisons.

Alors, puisqu’il y en a toujours pour rouspéter, il est vrai que le scénario n’a rien de très original dans le genre « film de survie », si ce n’est le cadre. Le cheminement est ainsi très convenu et on comprend rapidement que malgré les épreuves, tout le monde ne restera pas sur le carreau. Mais comme je dis souvent, si quelque chose de classique est bien fait, on peut lui pardonner son manque d’audace. Surtout que de l’audace, Gravity en propose mais principalement au niveau de la forme.

Déjà, je pense sincèrement que c’est le genre de film qu’il faut vraiment aller voir au cinéma. Tout d’abord parce qu’il est en 3D et que cette dernière est très réussie et aide grandement à l’immersion. Ensuite, parce que l’ambiance sonore a vraiment bénéficiait d’une attention certaine, que ce soit au niveau des sons que de la musique (bien que je la trouve un peu trop présente par moment). Et afin, parce pour profiter pleinement de la qualité visuelle du film, autant que ce soit sur un écran de taille convenable.
Car c’est vraiment ici que se situe la plus grande force de Gravity : la manière dont il est filmé et l’utilisation hallucinante de l’imagerie numérique. Je pense que ce film fera date en ce qui concerne les effets spéciaux au cinéma car l’illusion est absolument parfaite. On s’y croit vraiment, la modélisation des visages des acteurs dans les tenues spatiales est tellement bien faite que l’on croirait que Georges CLOONEY et Sandra BULLOCK sont vraiment partis faire un tour dans l’espace. Ajoutez à cela des manières de filmer variées et plutôt audacieuses : la première scène est un long plan sans coupure qui dure plusieurs minutes, la caméra se promène parfois à l’intérieur et à l’extérieur des combinaisons des personnages en une seule prise, et on a droit à pas mal de vues « FPS » ni trop fréquentes, ni trop longues, qui nous permettent de nous mettre à la place des astronautes et mieux appréhender ce qu’ils voient et ressentent à des moments où tout s’emballe dans l’espace infini.

Non vraiment, sur le point de la technique, c’est un quasi sans faute. Je vois beaucoup de films et je peux vous assurer que celui là, il envoie du steak! Après, si je devais peut être mettre le doigt sur quelques carences, ce serait comme dit plus haut, au niveau de l’histoire. Pour reprendre ce qu’un autre chroniqueur cinéma a dit : « On est dans l’espace mais les thématiques sont très terre à terre ». Et disons que cela joue un peu en défaveur du film. Pour résumer, le personnage interprété par Sandra BULLOCK va, grâce à cette expérience de survie, parvenir à faire le deuil de sa fille décédée. Je ne comprends pas cette obligation de toujours utiliser dans ce genre de film un personnage qui grâce à une épreuve « physique » va régler une épreuve « mentale ». Ne peut-on pas tout simplement avoir un personnage bien dans sa peau et qui va se dépasser pour parvenir à rester en vie? Je chipote un peu, j’avoue, mais je pense que le film aurait été quasi parfait si c’était montré moins prévisible à ce moment.

Dans tout les cas, je vous conseille vivement d’aller voir Gravity au cinéma car ça vaut vraiment le coup. Comme dit, ce n’est pas le genre de film que l’on regarde à l’infini, mais ce dernier vraiment de figurer parmi votre palmarès de 2013. Une chose est sûre, c’est pas demain la veille que j’irai dans l’espace!!

RyanSpace1


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Turbo : Sortie de route

Dans la guerre des films d’animations, le studio Dreamworks empiète de plus en plus sur le terrain de Disney/Pixar ces dernières années. En attendant la suite de Dragons, les réalisateurs de Shrek nous proposent de suivre les aventures de Turbo, un escargot fan de vitesse qui va se retrouver doté des pouvoirs d’une voiture. Et le moins de l’on puisse dire, c’est que l’on a, selon moi, droit à une belle sortie de route de la part du studio américain.

Comprenons-nous bien, l’avis qui va suivre est, comme tout avis, purement subjectif et j’essaie toujours de discerner au mieux les qualités et les défauts de tous les films que je regarde. Mais avec Turbo, j’ai un cas de conscience : je n’ai vraiment pas du tout aimé. Le film en lui-même n’est pas un mauvais produit, certes. Les graphismes sont très bons (particulièrement les scènes de courses qui sont très réalistes), l’animation est au top et la musique est pas trop mal.

Mais j’ai un gros, mais alors gros problème avec l’histoire. C’est simple : je n’y ai pas cru. Cela peut paraître bizarre de critiquer la logique dans un film d’animation, mais avec Turbo, on a la preuve que ce type de production ne peut pas non tout se permettre, au risque de donner au spectateur l’impression d’être pris pour un idiot. On ne croit pas une seule seconde à ce qui nous raconté. Mais alors pas une seconde! Déjà que l’obtention des pouvoirs de Turbo est quelque peu fantaisiste, la suite du scénario est tellement invraisemblable que cela m’a complètement empêché d’entrer dans le film.
Le problème selon moi est que le film met trop en avant les humains. Car oui, à ma grande surprise, ce sont ces derniers qui font participer Turbo à une course de voitures et ce sont presque eux les protagonistes principaux. Alors que la bande-annonce mettait l’accent sur une bande d’escargots en fan de tuning, ces derniers sont complètement sous exploités et n’apparaissent que très rarement, si ce n’est pour apporter une touche d’humour salutaire. Ca valait bien la peine de nous sortir un casting de fou niveau doublage, si c’est pour leur faire dire 5-6 phrases à tout casser.

Le film n’est par ailleurs pas particulièrement drôle. Si bien sûr il possède son lot de vannes et de situations rocambolesques (surtout grâce au frère de Turbo dont j’ai déjà oublié le nom), l’ensemble se prend quand même beaucoup trop au sérieux et je me suis surpris à rester quelque peu stoïque devant les pérégrinations des protagonistes.
De plus, le scénario ne brille pas par son originalité et si parfois je pardonne lorsque la forme le permet, dans notre cas, cela n’est qu’un prétexte de plus pour ne pas considérer le film. Il faut arrêter de penser que parce que c’est un film d’animation, il faut rester sur les acquis. Le déroulement du scénario de Turbo est tellement classique que l’on peut en deviner le déroulement à chaque étape de l’histoire. A force, c’est un peu usant, voir un peu triste.

Du coup, je ne conseille pas particulièrement le visionnage de Turbo. Certes on a vu bien pire (Cars 2, si tu m’entends…), mais je ne suis à aucun moment rentré dans l’histoire tant cette dernière n’est pas crédible pour un sou et téléphonée dans son déroulement. A mon sens, le film aurait dû se concentrer sur les escargots uniquement, car les interactions entre eux et les humains sont trop irréalistes (et je ne cache pas que tout le passage du « buzz Internet » autour de Turbo représente tellement tout ce que je déteste concernant les vidéos YouTube que j’ai poussé un soupir de désapprobation). Bref pour moi c’est un ratage complet. Comme quoi personne n’est à l’abri, ni Dreamworks, ni Pixar.

TurboColor


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Jeune et Jolie : et un peu Nympho aussi

Allez voir un film français, c’est décidément comme jouer à la roulette russe : tu ne sais jamais si tu vas y survivre. Malgré toute l’affection que j’ai pour mon pays, j’ai encore du mal à me divertir devant les productions françaises, à de rares exceptions (souvent des comédies, c’est dire…). Je suis allé voir Jeune et Jolie avec un objectif bien particulier, celui de l’espoir que le film ne se limite à ce qui était montré dans sa bande-annonce, c’est-à-dire du cul  et… du cul. Pour le coup, le film n’est effectivement pas que ça (on sent bien la bande-annonce faite pour attirer le chaland…), et avec le recul, je me rends compte que tout n’est clairement pas à jeter dans la dernière production de François OZON.

Ce qui m’a d’abord frappé en sortant de Jeune et Jolie, c’est cette impression d’un film assez superficiel. L’histoire se tient, mais on se dit finalement que ça ne valait peut être pas la peine d’en faire un film d’1h30. Dans les grandes lignes : Isabelle, une adolescente à l’aube de ses 17 ans, va commencer à mener une double-vie en se prostituant. Pourquoi cela? Le film n’aura pas la décence de nous le dire. Et c’est là le point qui me gêne le plus dans cette production. C’est en effet l’élément qui m’a laissé extrêmement perplexe : la raison du choix d’Isabelle d’en venir à vendre son corps. La jeune fille semble visiblement aimée, avec une mère et un beau-père attentionnés, un frère complice (à la limite du sister complex…), le tout habitant visiblement sur la rive gauche de Paris. Donc ce ne sont ni l’argent, ni le manque d’affection qui semble motiver l’adolescente. Alors quoi? Simple crise d’ado? Libido démesurée? Curiosité? On en sait rien et aucune piste ne sera proposée au spectateur qui restera sur le carreau, à l’image de la mère d’Isabelle qui elle non plus n’obtiendra pas la moindre réponse.

Cela mis de côté, il y a cependant un élément plutôt intéressant dans ce film qui est sa narration et le déroulement du scénario. L’histoire est découpée en saison (automne, hiver, etc.) et nous allons suivre l’évolution d’Isabelle au fil de ces dernières. Là où le réalisateur crée la surprise c’est en amenant une violente rupture en plein milieu du film, stoppant le petit commerce d’Isabelle de manière assez brutale. Mais du coup, me direz-vous, que raconte la seconde partie? Et bien il nous est proposé de voir comment Isabelle et son entourage apprennent à vivre avec cette découverte, à défaut d’y trouver des explications.
Ainsi hommes et femmes vont gérer la situation différemment, les uns évitant le sujet tant que possible et les autres voyant en Isabelle un prédateur prêt à bondir sur le conjoint. Cette partie soulève d’ailleurs des sujets de débats intéressants autour de la prostitution et de la séduction. C’est alors qu’arrive rapidement la fin du film, plutôt bien trouvée et assez originale, bien que j’ai eu peur qu’à un moment, ça parte un peu en sucette. Mais l’honneur est sauf et le film se conclue correctement, voir même, apporte indirectement un élément de réponse aux agissements de l’adolescente.

Je pense avoir dit l’essentiel. A noter toutefois que je ne comprends pas trop ce que la presse trouve à Marine VACTH, l’actrice qui interprète Isabelle. Beaucoup disent qu’elle joue bien et qu’elle de l’avenir dans le cinéma. Donc mesdemoiselles, avoir de l’avenir dans le cinéma français, c’est se balader la moitié du film les nichons à l’air et faisant des petits gémissements. Parce que le reste du temps, Marine VACTH parle de manière monocorde et est aussi expressive que Kristen STEWART. Alors certes, elle joue une adolescente renfermée mais je pense que ce n’est clairement avec ce genre de rôle que tu révèles ton talent d’artiste. Après je ne suis qu’un provincial, je n’ai peut être pas la culture nécessaire pour comprendre la qualité de son interprétation (ça, c’était le troll bien gratuit… :p).

Cette critique devait être à la base bien plus négative. Mais à force de repenser au film et à chercher à l’analyser, j’ai bien été obligé d’admettre qu’il y a, malgré tout, des choses intéressantes dans Jeune et Jolie; assez en tout cas pour ne pas trop regretter d’y avoir accorder du temps. Certes la première partie manque clairement de finesse avec ses scènes de cul en veux-tu en voilà (bien que l’on évite de tomber dans le glauque), mais j’ai trouvé la seconde partie vraiment surprenante et pour le coup plutôt bien écrite et transcrite. Finalement, le principal défaut aura été de choisir de ne pas donner de raisons claires aux agissements d’Isabelle. C’était sans doute la volonté du réalisateur, mais cela donne à son film un côté assez racoleur et, comme dit en introduction, de relativement superficiel.

JeuneJolie


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Les Schtroumpfs 2 : Ca pourrait marcher… Mais non

Pour le redémarrage du blog après ma période de vacances, j’aimerais m’attarder sur une des productions toujours à l’affiche : Les Schtroumpfs 2. Et là, je vois déjà une partie de l’assemblée se lever et huer. Comment? Tu oses aller voir ce truc? Tu n’as pas honte? Bon alors déjà, je pense qu’avant de critiquer, il faut prendre la peine de s’intéresser au sujet de la discorde (nombreux sont ceux à cracher sur ce film et alors qu’ils ne l’ont pas vu, ni même vu le premier film!). Certes, moi le premier, j’avoue ne pas trouver cette production reluisante, mais j’ai quand même envie de mettre un peu d’eau dans mon vin et de vous faire étalage de ce qui marche, et de ce qui ne marche pas dans cette deuxième aventure des lutins bleus au cinéma.

Bon, commençons par l’évidence : les Schtroumpfs sont moches. On est d’accord. C’était le cas dans le premier, c’est toujours le cas ici. Avec leur yeux globuleux et le torse trop détaillé (oui, les Schtroumpfs ont des seins!!), on ne peut pas dire que les créatures de PEYO soient très sympathiques. Je reste toujours très interrogatif quant au choix de design de ce film, c’est une réelle faute de goût pour moi. Ceci étant fait, penchons nous d’un peu plus près sur ce qui, selon moi, empêche cette production de vraiment briller dans sa catégorie.

Le film en lui-même n’est pas mauvais en soit. Tout d’abord, le rythme est plutôt bon. On ne s’ennuie pas, les enchaînements de scènes sont cohérents et l’histoire tient la route. D’ailleurs, parlons en de l’histoire. Elle n’est pas si mal que ça lorsque l’on prend un peu de recul puisqu’elle met en avant un élément très peu exploité dans les BD d’origine : la « filiation » entre Gargamel, l’éternel ennemi des Schtroumpfs, et la Schtroumpfette, sa créature… son enfant même! Car à travers ce personnage, le film va aborder de manière intéressante le thème de la famille recomposée. Ainsi, la Schtroumpfette va être amenée à se poser des questions sur ses origines et sur sa place. Qu’elle est t’elle? Est ce avec les Schtroumpfs et le Grand Schtroumpf qui l’ont « adoptée »? Ou bien auprès de Gargamel et des Canailles, les dernières créatures créées par le sorcier et qui sont magicalement parlant le frère et la soeur de la Schtroumpfette? L’idée est bigrement intéressante et plutôt d’actualité. J’ai été d’ailleurs agréablement surpris par ce choix de ligne scénaristique qui pourrait très bien être une histoire officielle dans l’univers de la BD. Seulement voilà, l’ensemble est gâché pour deux raisons.

La première, c’est que, comme dans le premier film, l’histoire se déroule dans notre monde et pas dans le monde des Schtroumpfs. Après New York, nous voici propulsés à Paris. Et honnêtement, je ne vois toujours pas l’intérêt. L’action aurait très bien pe se dérouler dans la forêt imaginaire car cela n’aurait rien changer. Je trouve donc ce choix d’environnement très discutable, et met en avant l’autre gros problème du film : le couple Patrick et Grace, interprétés par Neil Patrick HARRIS et Jayma MAYS. Ici, on sent que c’est plus un problème de cahier des charges qu’autre chose. En effet les WINSLOW ne servent à rien dans ce film, pire ils l’alourdissent. Car pour justifier leur présence, les scénaristes ont intégré le personnage du beau-père de Patrick, gaffeur et envahissant, afin de soulever la relation tendue entre lui et son beau-fils. Gros problème : cette intrigue fait complètement double emploi avec celle de la Schtroumpfette et Gargamel, puisqu’elle aborde elle aussi la thématique de la famille recomposée! C’est donc lourdingue et sans finesse, comme si le spectateur n’avait pas l’intelligence pour comprendre le message au travers de la Schtroumpfette…

Et deuxième point, fortement lié au premier, il y a un vrai problème avec les acteurs. Enfin… tous sauf Hank AZARIA, qui interprète Gargamel. Pourquoi? Parce qu’il est le seul à être crédible dans cet univers et à croire en son personnage. Le constat est simple : bien que n’ayant quasiment aucune ligne de dialogues avec des acteurs humains, on croit à tous ses échanges avec les personnages en images de synthèse. Que ce soit avec Azrael, les Canailles ou les Schtroumpfs, la prestation d’Hank AZARIA est telle que l’illusion passe complètement. Du coup, j’ai complètement revu mon jugement sur cet acteur qui m’avait fait beaucoup de peine dans le premier film. Ici, j’ai bien été obligé d’admettre que malgré son rôle ingrat, il propose un Gargamel crédible et qui croit en ce qu’il fait.
Tous le contraire des autres personnages qui n’assurent que le strict minimum. Comme dit plus haut, déjà que leur présence est sujet à débat, Neil Patrick HARRIS et Jayma MAYS ne croient pas en ce qu’ils font. Leurs dialogues sonnent faux, ainsi que leur implication émotionnelle. Toutes les interactions avec les Schtroumpfs sont ainsi sans âme et on voit très bien qu’ils parlent dans le vide, à l’inverse d’Hank AZARIA qui parvient à créer l’illusion. Je m’abstiendrais de parler du beau-père de Patrick, joué par Brendan GLEESON, qui en plus de ne rien apporter à l’histoire, est tout simplement insupportable de par son texte, sa gestuelle et sa prestation générale. Clairement l’ajout de trop dont le film n’avait pas besoin!

Vous l’aurez compris, Les Schtroumpfs 2 aligne un nombre incalculable de défauts qui font malheureusement oublier ses quelques qualités, mais surtout les qualités qui l’auraient pu avoir avec un peu plus de maîtrise. Rien que de faire dérouler l’histoire dans la forêt imaginaire, quitte à supprimer complètement le couple WINSLOW, aurait rendu l’ensemble plus digeste et distrayant. Ainsi, on retiendra uniquement la performance d’Hank AZARIA qui assure le spectacle (ainsi qu’Azrael qui, perso, m’a beaucoup fait rire) et une idée de scénario plutôt bonne mais qui est avorté dans l’oeuf. En clair, le réalisateur a manqué d’audace et on sent vraiment le pur produit américain fait pour un public américain jeune et pas trop exigeant… C’est vraiment dommage car il y avait du potentiel. Mais non…

Schtroumpf2H


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Moi, Moche et Méchant 2 : Viens mon Minion

Dans la jungle des films d’animation, Moi, Moche et Méchant premier du nom avait su se démarquer grâce un système sournois mais fortement efficace : le mélange d’humour et de mignon. Oui, ce film possède tellement des trucs affreusement mignons que n’importe qui ferait une overdose. Mais associés aux situations comiques, une véritable alchimie se crée et le spectateur est comme happé dans cet univers loufoque. Que ce soit Gru, les filles ou les fameuses créatures jeunes les Minions (nom pas du tout choisi au hasard…), le film s’avérait être un divertissement de très bonne qualité et particulièrement touchant. Qu’attendre alors de cette suite?

Et bien au final, pas grand chose de plus. Car on ne s’y trompe pas : ce deuxième épisode continue dans sa lancée en multipliant les situations comiques/mignonnes pour le plus grand plaisir du spectateur en mal de divertissement. Les scènes s’enchaînent à une vitesse frénétique : Gru déguisé en fée, les Minions, attaque de poulet enragé, les Minions, Gru en rendez-vous galant, les Minions, les filles, etc. On se retrouve donc à alterner les rires et les « hooo c’est mignon » pendant plus d’une heure trente. Un stratagème plutôt réussi qui arrive presque à nous faire oublier que le film ne possède aucun scénario, ni de ligne directive vraiment claire. En fait, le but est surtout de créer moult situations permettant de mettre à profit les personnages principaux et le savant mélange dont je vous parle depuis quelques lignes maintenant.

Le film n’est pas sans défaut, c’est évident. Comme dit le scénario est sa grosse lacune, car il est inconsistant et sans souffle. Les nouveaux personnages manquent d’intérêt et ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache. Et certains risquent de crier à l’excès de Minions car les bestioles sont plus présentes que jamais. C’est donc à l’appréciation du spectateur de soit se braquer sur ces différents aspects, ou de choisir de volontairement les éluder. Et je ne peux que vous conseiller de le faire. Il ne s’agit de les nier mais plutôt d’apprécier le film pour ceux qu’il est, à savoir un bon divertissement. Et ce peu importe si le scénario n’est pas sa force.
A noter aussi que l’aspect technique reste dans la lignée du premier épisode. A savoir des décors colorés au design rondouillard, un charadesign permettant des postures et des faciès soit drôles, soit touchantes, et des doublages de très bonne qualité en français (Gad ELMALEH double toujours aussi bien Gru).

Je crois que Moi, Moche et Méchant 2 est un des rares films à qui j’arrive à excuser les lacunes scénaristiques évidentes (alors que je suis plutôt exigent sur ce point en général). Car la mise en scène, les blagues, les personnages attachants et les situations invraisemblables, suffisent à donner à cette production un charme primaire, faisant immédiatement mouche, et délivrant un sentiment agréable et enivrant. Bref, je pardonne pour cette fois, certains scènes sont vraiment trop kawaï!

C040-Minions2


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Man of Steel : Mister Coktaïl

Les films Superman ont souvent mauvaises réputations. Donc forcément, quand une nouvelle production autour de cette licence pointe le bout de son nez et que c’est Zack SNYDER aux commandes (avec M. NOLAN pour faire « bankable »…), le petit monde du cinéma est en ébullition. Est ce que M. SNYDER a réussi là où tant d’autres ont échoué? Mon avis sur la question (et pour le titre de l’article… vous comprendrez en cours de route :p).
Man of Steel est donc un énième reboot de la saga Superman. Je connais très peu ce personnage, car à part la série TV Lois et Clark (rigolez pas, tout le monde regardait à l’époque!!), je n’ai jamais lu de comics, ni vu aucun des autres films. Du coup, on peut dire que je n’y allais pas avec des attentes particulières, si ce n’est celles que peut avoir tout admirateur du travail de Zack SNYDER (oui, j’ai kiffé Sucker Punch) et de Christopher NOLAN (Batooooou!). Et je ne sais pas si c’est une histoire d’attente ou pas, mais le film me laisse un avis très mitigé. Essayons de procéder par ordre…

Ce film surfe outrageusement sur le succès de la trigolie The Dark Night, c’est inutile de le nier. L’image est très froide, il y a peu d’humour, la musique de Hans ZIMMER (qui a composé celle de la trilogie suscitée) est toujours présente, à la fois magistrale et assourdissante. De ce point de vue, le film fait plus NOLAN que SNYDER… Après, de mon point de vue, ce n’est pas spécialement un défaut car je trouve que cette esthétique va plutôt bien au film, rendant le personnage de Superman et son histoire assez classe malgré un costume toujours aussi ridicule (mais ça on y peut rien).
Le scénario est assez classique dans son déroulement mais pose les bases essentielles d’une éventuelle nouvelle trilogie : on y découvre les origines de Superman, son enfance par les flashbacks, sa découverte de ses origines, l’affrontement avec le méchant de service et son début de romance avec la journaliste Loïs Lane. Donc rien de bien nouveau sous le soleil, un schéma typique de film de super héros, mais quand c’est bien fait on ne s’en plaindra pas.

Vous vous dites alors : « Ben il est où le problème alors? ». Et bien c’est que Man of Steel manque selon moi d’un peu de personnalité car à de nombreuses reprises, j’ai eu de drôles d’impressions de déjà-vu. Et là vient mon fameux titre d’article : on trouve dans ce film tout ce que l’on voit depuis 10 ans dans le genre. Prenez un peu du Dark Night pour le côté sombre, du Thor pour les combats au corps à corps d’êtres quasi-divins, une bonne dose de Transformers (caca!!) pour les immeubles qui explosent de partout pendant de longues minutes, une pincée d’Avengers pour la scène finale, un soupçon de Green Lantern pour le côté aliens, vous mélangez le tout et vous obtenez Man of Steel! Hum…
Vous l’aurez compris, le film me pose un problème. Il n’est pas mauvais car, je le répète, le scénario est classique mais tient la route, les acteurs jouent tous très bien (ça fait plaisir voir de Henry CAVILL dans un rôle correct…) et l’ensemble se suit bien sans aucun temps mort. Mais comme dit plus haut, cette production n’est qu’un mélange gracieux d’autres licences, qui même si elles souvent excellentes elles aussi, rendent Man of Steel quelque peu opportuniste. Car le film ne cherche à aucun moment à se démarquer et me donne l’impression d’une partition musicale parfaite sur le papier, mais qui une fois jouée semble dépourvue d’âme.
Certes, cela peut paraître un peu dure mais c’est vraiment le ressenti que j’ai eu durant toute la projection. Ajoutez aussi que quelques détails peuvent aussi distraire par leur côté incongru, comme Loïs qui apparaît toujours au bon/mauvais endroit au bon/mauvais moment où les personnages secondaires du Daily Planet complètement en retrait, ainsi que les méchants quelques peu binaires. Ha! Et j’espère que vous n’êtes pas allergique aux métaphores christiques car le film en est rempli (Le nom de famille kryptonien de Superman est « El », qui veut dire « espoir », mais ça veut surtout dire « Dieu » en hébreu… Et Superman a 33 ans dans le film… coïncidence? Enfin vous voyez le truc…).

Vient donc le moment de vous rendre mon verdict. Hum… Pas facile. Je suis vraiment partagé car le film a toute les qualités qu’il faut pour figurer parmi les meilleurs. Mais si comme moi vous ne ratez aucun film de super héros, vous serez forcément confrontés à cette désagréable sensation de déjà-vu devant Man of Steel. Malgré tout, je reste convaincu que ce film marque un bon démarrage pour la licence et j’espère que Zack SNYDER osera plus de choses pour le prochain épisode.

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Very Bad Trip 3 : Bonjour les dégâts

Beaucoup de films prétendent à des trilogies. Si certains s’en tire avec brio, ce n’est pas le cas de toutes les productions, qui feraient parfois mieux d’en rester à deux essais, voir carrément de se contenter d’un seul! Et je pense que Very Bad Trip (The Hangover) en est le parfait exemple.

Sorti en 2011, Very Bad Trip premier du nom était une comédie politiquement incorrecte mais plutôt originale et joliment amenée. Bien que je ne sois pas particulièrement réceptif à ce genre d’humour, je dois bien admettre que le film m’avait amusé (surtout en VO). Puis est apparu un second film deux ans plus tard. Et c’est selon moi la plus grosse arnaque cinématographique qui m’ait été donnée de voir depuis longtemps. Le film est un bête copier/coller du premier épisode. On prend les mêmes, on change juste de ville, on rajoute des blagues encore plus dégueulasses (histoire de « choquer » encore plus), et on recommence. Je me souviens être sorti de ma séance complètement estomaqué devant une telle mascarade et je prends plaisir, encore aujourd’hui, à cracher sur cette production qui est pour moi un gros foutage de gueule.

Donc autant vous dire que j’attendais le 3e et dernier (j’espère…) épisode au tournant! D’ailleurs, force est de constater que le réalisateur aussi, vu qu’il a fait le choix de proposer quelque chose de différent. Mais est-ce que cette nouvelle vision de la franchise est pour autant une réussite? Et bien non, et cela mène à un constat des plus paradoxal.

The Hangover 3 démarrait pourtant bien : Phil, Stu et Doug décident enfin d’amener Alan dans un centre psychiatrique . Oui enfin! ENFIN! Vous comprendrez devant mon enthousiasme que je déteste, que dis-je, je HAIS profondément le personnage d’Alan. Malheureusement pour moi, ma joie ne durera pas longtemps vu que le personnage va devenir bon gré mal gré le personnage central de l’histoire, avec l’hystérique Chow bien entendu. Car ici, pas de mariage, ni d’enterrement de vie de garçon.  Juste une sorte de road movie où la « meute » va poursuivre Chow sous la menace d’un mafioso caricatural. Et… c’est tout.
Car oui M. Todd PHILLIPS, j’ai bien gentil d’essayer de sortir votre licence de son schéma habituel, mais si c’est pour en faire un film sans âme ni aucune identité, cela ne valait peut être pas trop le coup. Ainsi Very Bad Trip 3 ne ressemble à rien, on a du mal à définir à quel genre il cherche à se rattacher. C’est trop mou pour une film d’action, ni assez drôle pour prétendre à une comédie classique, bref on ne sait pas quel traitement on doit lui accorder.

Malgré la sympathie que je peux avoir pour Bradley COOPER, et par extension Ed HELMS, impossible d’arriver à m’intéresser à leurs mésaventures. D’ailleurs, leurs personnages passent vraiment pour les faire valoirs d’Alan pendant tout le film, ce qui est bien entendu insupportable. Enfin, l’humour ne parvient à aucun moment d’attirer nos faveurs. Tout semble forcé, chaque scène tente de nous arracher un sourire sans jamais y arriver… Le rythme et les dialogues paraissent ainsi lourds, sans saveur ni naturels. Non vraiment, ce n’est même plus affligeant à ce stade, cela devient triste.

C’était louable de vouloir changer la formule. Mais encore fallait-il bien le faire. Si je garderais un souvenir du premier et du deuxième épisode (pour de bonnes ou mauvaises raisons), j’ai juste envie d’oublier celui-ci. Pour moi le film n’est même pas mauvais, il est juste complètement dispensable, car n’apporte rien à son propre genre, ni à son univers originel qui aurait dû s’achever au bout du premier volet. En gros, plus cruel que le haïr, je préfère tout simplement l’ignorer.

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The Call : Quelle est votre urgence?

Après la déferlante du mois de Mai (15 films vus, nouveau record!!), les sorties cinéma se font plus rares. Avec seulement 2 nouveaux films la semaine dernière, on peut dire que ma soirée hebdomadaire dans les salles obscures a été brève. J’ai donc pu découvrir The Call et Very Bad Trip 3, seuls nouveaux arrivants dans mon cinéma. Si je parlerais peut être du dernier (il y a des choses à en dire, et pas que des bonnes…), je vais d’abord m’attarder sur The Call, avec Halle BERRY en tête d’affiche.

Ce film me pose un vrai problème, un problème d’appréciation. Et m’amène à me poser une question légitime, mais qui trouve malheureusement une réponse évidente : peut on apprécier un film dont les dernières minutes sont un bordel monstrueux? Car là est toute la problématique que The Call.
Il s’agit d’un film agréable à suivre durant la première heure. C’est de l’action/thriller assez classique certes, mais l’environnement original (les locaux du 911, équivalent américain du 17 chez nous), la présence d’Halle BERRY (qui a toujours ce « je ne sais quoi » d’attachant) et la tension créée par le kidnapping d’une adolescente (bien mise en avant par le prologue) rende le tout particulièrement palpitant et prenant. Le film fait beaucoup penser à Cellular qui suit un peu le même schéma de la victime tentant d’être sauvée uniquement par le biais d’un téléphone.

Et c’est là que l’on arrive vers la dernière demi heure de film. Soudain, le scénario prend une direction étrange, en total désaccord avec l’heure qui a précédé. Alors que la tension est à son comble, le tout s’écroule comme un château de cartes et la suite des événements devient tout d’un coup invraisemblable et irréaliste. Car si le réalisateur a tenté tant bien que mal d’ancrer son récit dans la réalité, les choix scénaristiques menant à la conclusion de The Call surprennent par leur manque profond de cohérence avec les événements qui se sont déroulés quelques minutes plus tôt.
Ainsi le film passe de bon film d’action à série TV bas de gamme, changeant presque de registre et laissant le spectateur avec un scepticisme inattendu lorsque la conclusion, brève et violente, arrive enfin.

Et c’est dommage car pas mal de choses rendent l’expérience intéressante, comme la complicité qui naît entre l’opératrice et la victime, ou la pathologie du tueur plutôt intéressante et qui est comprise sans être vraiment expliquée, augmentant le malaise vis-à-vis de ce dernier. Mais l’erreur a été de vouloir toujours mettre le personnage d’Halle BERRY au premier plan, et c’est ce qui, je pense, fait perdre beaucoup de crédibilité à l’histoire.

En bref, pour en revenir à ma question du début, je pense malheureux qu’une demi heure ratée prend le dessus sur une heure de qualité. Car c’est une sensation négatif qui demeure lorsque que l’on quitte la salle. La sensation que le film est complètement passé à côté de son histoire et que malgré de très bonnes idées, la mise en scène finale gâche absolument tout le travail élaboré en amont. Un beau gâchis ma foi, il y a avait vraiment matière à faire mieux!

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Only God Forgives : Ryan voit rouge

Quasiment tout le monde a vu Drive, le film du réalisateur Nicolas WINDING REFN, sorti en 2011 et qui enflammé la critique. Du coup, je pense que nombreux vont être ceux à se ruer en salle pour découvrir sa nouvelle production, Only God Forgives, dont il est question dans cet article. Personnellement, j’ai bien aimé Drive, même si c’est le genre de film que tu apprécies sur le moment mais que tu cherches pas forcément à revoir par la suite. Du coup, je n’avais pas d’attentes particulière vis à vis d’Only God Forgives et m’attendait juste à passer, à nouveau, un bon moment de cinéma. Le résultat m’a finalement laissé très perplexe et encore aujourd’hui, j’ai du mal à savoir si j’ai aimé ou détesté.

Tout d’abord, il faut savoir que le film se veut moins accessible que son prédécesseur, que ce soit en terme de graphisme ou de scénario. ici, il est plus face à un film d’auteur qu’à quelque chose visant un large public. Du coup, on peut rester assez dubitatif devant certains choix du réalisateur. J’ai été particulièrement surpris (voir un peu agacé) par le rythme extrêmement lent du film. Alors que ce dernier ne fait qu’une heure et demi (fait assez rare maintenant…), on trouve le temps long car tout semble allé au ralenti. Les acteurs ont des démarches extrêmement lentes, trainent pour chaque action, laissent planer de long silences déstabilisants avant de sortir de très courtes répliques… Bref, on a vraiment l’impression que tout est en slow motion et que le rythme sert de pansement pour cacher le côté assez creux du scénario.
Car oui, le scénario est étrangement simple et peu développé. Alors que l’on s’attend à voir un film sur la vengeance à la Kill Bill, on se retrouve finalement face à une sorte de tragédie grecque où se mélange violence primaire, amour tordue et sexualité dépravée. Le film est assez dérageant de part ces aspects et risquent de mettre mal à l’aise certains personnes. C’est vraiment violent, dans tous les sens du terme. Ce n’est pas gore mais les images sont crues, brutales, assez bestiales. Le sexe ajoute beaucoup de mal-être lui aussi car bien que l’on voit pas l’ombre d’un sein ou d’une paire de fesses, il est présent dans beaucoup de scènes et de dialogues, et toujours de manière tordue et dérangeante. On a du coup du mal à s’y retrouver, ne comprenant pas vraiment les tenants et aboutissants de cette sorte de mascarade.

Tout cette ambiance morbide est également entretenue par les personnages. Déjà, tous les acteurs du film ont dû passer du temps en compagnie de Kristen STEWART car on a droit à un festival de personnages mono faciaux, s’exprimant peu et du coup, pas vraiment attachants. Julian, interprété par Ryan GOSLING, pourtant en tête affiche, a un rôle très en retrait, complètement dévoré par une Kristen SCOTT THOMAS en mère castratrice et au vocabulaire fleuri. On se retrouve finalement à préférer suivre Chang, le flic à la retraite, lui aussi mono faciale et à l’allure de tortue, mais sorte de Deus ex machina apparaissant toujours de nul part et tuant tout ce qu’il considère comme mauvais.

Toutefois, il faut admettre que le film arrive à captiver malgré tout, surtout à cause de sa patte graphique et de sa musique. Alors certes, il faut aimer le rouge, les images surexposées et les longs travelings. Mais force est d’admettre qu’à ce niveau, la direction artistique a quelque chose de séduisant et permet de rester connecté au film malgré le scénario vraiment léger. La musique surprend par sa présence oppressante ou son absence troublante. C’est souvent dissonant, agressif, mais en total adéquation avec le visuel. Sans doute l’union le plus logique et le plus sain du film, son principal point fort…

N’allez donc pas voir Only God Forgives en vous attendant à un Drive 2, car ce n’est tout simplement pas le cas. C’est un film à l’esthétique très particulière et très personnelle, avec une histoire difficile à saisir et des personnages auxquels on n’arrive pas à s’intéresser. Le rythme et le montage donne vraiment l’impression d’une sorte de mauvais rêve, où tout les lieux se ressemblent, où personne ne semble vouloir vous aider et où le danger peut surgir à n’importe quel moment, vous condamnant quoi qu’il arrive. Bref, un film d’auteur qu’il faut savoir appréhender et qui peut s’avérer déroutant de part bien des aspects. Me concernant, je suis vraiment incapable de définir clairement mon ressenti sur la dernière production du réalisateur danois. Je pense avoir saisi la direction du film et plutôt accroché à son aspect technique. Mais l’histoire, trop torturée et trop lente, ne me permet pas d’apprécier pleinement le film et de le conseiller. Le genre de production qui déstabilise, assurément.

Julian