L'Atelier d'AngelMJ


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Camille Redouble : Bien… Mais peut mieux faire!

N’ayant pas pu aller au cinéma la semaine dernière, je vais vous parler d’un film que j’ai vu il y a déjà quelques semaines : Camille Redouble. Ce film français de Noémie LVOVSKY a visiblement beaucoup plu et de nombreuses critiques ont commencé à fleurir un peu partout sur la blogosphère. Je vais donc apporter ma pierre à l’édifice, en apportant cependant un peu plus de nuances que les critiques très enthousiastes que j’ai pu lire ici et là.

Le film nous propose de suivre Camille, une femme de 40 ans fraîchement divorcée (et alcoolique à ses heures perdues), qui se retrouve propulsée à l’âge de ses 16 ans. Comment? Aucune explication n’est donnée et honnêtement, on s’en fout complètement! Elle va donc redécouvrir ses copines aux physiques ingrats (soyons honnête…), ses parents et surtout son petit ami et futur ex-mari.
Avec un tel synopsis, Noémie LVOVSKY (qui tient aussi le rôle principal) avait le choix de plusieurs trames à suivre et elle a choisi celle de la fatalité. En effet, Camille va passer le clair de son temps à plus ou moins subir son passé. Elle tentera bien à un moment d’empêcher sa mère de mourir ou de fuir son futur mari, mais à part ces quelques exceptions, on assiste plutôt à une sorte de flashback où Camille va juste comprendre que le passé reste le passé et qu’il ne permet pas d’améliorer le futur. C’est un choix de trame comme un autre, mais je trouve dommage qu’il ait fallu 1h55 à la réalisatrice pour parvenir à cette conclusion.

En effet, le film est long et multiplie les intrigues plus ou moins utiles à l’avancement du scénario. Les scènes avec les copines demeurent sympathiques mais finalement peu intéressantes quant à l’évolution de la trame, l’intrigue amoureuse avec le prof de science est clairement de trop, et le chassé-croisé avec le futur ex-mari lassant et redondant. Demeurent les passages avec les parents de Camille que j’ai particulièrement appréciés et qui sont, selon moi, le moteur principal du film, bien avant celui du petit ami.
De mon point de vue, Noémie LVOVSKY aurait dû concentrer ses efforts sur cette partie de l’histoire, qui justifie à elle seule l’intérêt du voyage dans le temps. Car c’est le seul moment où Camille se comporte comme la femme de 40 ans retournée dans sa jeunesse, alors que son comportement durant le reste du film ressemble plus à celui d’une adolescente de 16 ans qui connaît son futur. La nuance est certes subtile mais c’est sur ce point que le film rate le coche et perd grandement en intérêt.

C »est dommage car il y a un vrai effort au niveau de la forme. L’ambiance années 80 est très bien restituée avec les fringues, les meubles, les accessoires, la musique… Les 30-40 ans risquent d’être nostalgiques devant Camille Redouble tellement le saut dans le temps est crédible et troublant.

Je ne pense pas que ce film soit mauvais, mais je trouve que la réalisatrice est restée trop sage et livre finalement une histoire parfois touchante, mais assez lisse et plutôt vide de sens selon moi! L’histoire d’amour m’a clairement pris le chou alors que l’intrigue autour des parents aurait mérité plus d’attention. Mais je regrette surtout que Camille n’use pas plus des intérêts de venir du futur pour tenter d’améliorer certaines choses (surtout qu’il s’agit bien d’un voyage dans le temps et que ses actes ont un impact sur le cours du temps!). Pour moi, c’est un rendez-vous manqué et le ton se révèle beaucoup trop fataliste à mon goût…
Finalement, je me suis assez ennuyé. Je ne nie pas les qualités de film, mais je me demande, avec du recul, si j’étais vraiment le public visé (la majeure partie des critiques positives sont rédigées par des femmes…). Ou alors j’ai une vision très différente concernant l’intérêt des voyages dans le temps, mais ça c’est un autre sujet…


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Voisins du 3e type : fuyez pauvres fous!

Voisins du 3e type est une comédie américaine dont je me devais de parler. C’est en effet pour le moment, et selon mes critères personnels, le film le plus mauvais que j’ai pu voir cette année. Honnêtement, je ne m’attendais pas à du grand spectacle non plus, mais ce qui s’est déroulé devant mes yeux n’a pas réussi à me faire décrocher le moindre sourire.
Le scénario tient sur une ligne : une banlieue typiquement américaine va voir son quotidien bouleversé par l’arrivée imminente d’une bande d’extraterrestres sanguinaires. Et pour contrer l’invasion, le film nous propose comme « héros » une bande de quatre trous du cul (désolé, c’est le terme le plus poli que j’ai trouvé).

Le problème de Voisins du 3e type c’est qu’il accumule les pires tares de la comédie américaine. Déjà, j’ai du mal avec les histoires se passant dans une sorte de microcosme typiquement ricain (ici une banlieue digne de Desperate Housewives), cela donne un côté très puritain et « beauf » au récit. Les personnages sont d’ailleurs le total reflet de ce ressenti, à l’image de Bob, interprété Vince VAUGHN, voisin insupportable qui cumule tous les clichés du genre avec la bière, la garçonnière, les blagues sexuelles grasses… Et qui monopolise pour l’occasion plus que 70% des dialogues! Les autres ne sont pas en restent malheureusement, oscillant entre le pitoyable, le glauque et le vaseux. Et dites-vous que Ben STILLER est le personnage le plus sérieux du quatuor… C’est vous dire le niveau en face!!

Et malheureusement pour le pauvre spectateur, le torchon qui sert de scénario va tout miser sur les interactions de ces personnages et des aliens. Entre deux dialogues fumant sur l’amitié viril et la camaraderie patriotique, on aura droit à des scènes mémorables, comme découvrir que le sang extraterrestre a la texture du sperme, simuler des fellations et des pénétrations sur le soi-disant cadavre de ce dernier (photos à l’appui car oui, quitte à trouver un cadavre d’alien, autant le prendre en photo dans des positions douteuses…), découvrir que leur point faible s’avère être leur entre-jambes… Je pense que vous voyez le ton sur lequel est joué l’ensemble du film.
J’en conviens, certains rient à tout âge de l’humour pipi/caca/sperme. Même moi ça m’arrive. Mais Voisins du 3e type représente tout ce que je peux détester dans une comédie américaine. C’est la comédie du beauf, du type qui se marre dès qu’il voit un nichon et qui boit des bières en rêvant de manier un flingue en toute liberté, et dont le défi principal est d’arriver à placer le mot « queue » ou « sperme » dans chacune de ses phrases, quelque soit le contexte.

Je pense que cette comédie peut trouver son public (beaucoup de gens aime les Very Bad Trip après tout, bien qu’ils cumulent en deux films la quasi totalité des défauts cités plus haut…), mais dans mon cas, c’est ce que le cinéma américain a pu nous apporter de pire. Si vous aimez l’humour gras et sirupeux, les personnages insupportables et les figurants déguisés en aliens, ne vous gênez pas. Mais pour ma part, Voisins du 3e type échoue directement en bas de mon classement de 2012. Même Dépression et Des Potes me semble pas si mal finalement…

Et sinon, personne pour créer une association de lutte contre les agressions sexuelles sur extraterrestres?


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Jason Bourne – L’Héritage : Passage de témoin

Jason Bourne : L’Héritage est la suite directe de la première Trilogie Jason Bourne, qui s’était achevée en 2007. Je ne suis pas particulièrement fan des films de complots/agents secrets, et je ne suis pas particulièrement fan de Matt DAMON (à vrai dire… pas du tout même!). Et pourtant… Pourtant j’ai adoré les 3 premiers films. Intéressants, bien montés, bien rythmés, le dernier épisode avait mis la barre très haute et m’avait laissé un excellent sentiment de satisfaction.
Alors forcément, ce nouvel opus a requis tout mon attention. Non seulement j’allais pouvoir voir un nouveau « Bourne », mais en plus, cerise sur le gâteau, exit Matt DAMON et bonjour Jeremy RENNER. Et je suis particulièrement fan de Jeremy RENNER (je dois être un des rares à apprécier ce changement, mais j’assume).

Que dire du film? Et bien, c’est un film « Bourne », ça ne fait aucun doute. Le montage, le déroulement, les personnages… Tout a le goût de la série et je ne m’en plaindrais pas. Certains crieront au manque d’originalité (certaines critiques presses se sont déjà empressées de mettre le doigt là-dessus…), mais perso, lorsque que je vais au restaurant, j’aime bien avoir dans mon assiette ce que j’ai commandé. Et bien avec ce film, c’est pareil : si vous aimez les autres épisodes, vous aimerez forcément celui-là, car le cahier des charges est parfaitement rempli.
Alors bien sûr, on peut trouver moultes défauts à cette production : un démarrage un peu long, la caméra qui convulse durant certaines scènes d’action, et je suis sûr que les « puristes » regretteront Matt DAMON (ce qui, vous l’avez compris, n’est clairement pas mon cas!). Mais ce serait vraiment bouder le film par simple esprit de contrariété. Car l’histoire s’intègre bien dans la première trilogie, les scènes d’actions sont efficaces et parfois drôles, et Jeremy RENNER est très convaincant dans son rôle d’agent surentraîné en fuite, à en faire oublier son acolyte féminine. Mon seul regret : ça va tellement à toute allure que l’on est surpris de voir la fin débarquée, j’en aurais bien pris une heure de plus moi!

En clair, j’ai adoré. J’invite tout ceux qui ont aimé les premiers films à ne pas hésiter une seconde pour aller voir ce quatrième épisode, vous ne serez pas déçus. En tout cas moi, je n’attends qu’une chose, c’est l’annonce d’une suite!


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The Secret : On l’a échappé Biel!

The Secret est un film qui a attiré mon attention rien que par sa bande-annonce. Une ville isolée, des enfants qui disparaissent, et surtout un « Afin de ne pas dévoiler les différents rebondissements, cette bande annonce est basée sur la moitié du film » au début de cette dernière… Bref, tout était là pour m’inciter à aller voir ce film dès la première semaine.

Et en effet, l’annonce n’était pas là pour des prunes : le film prend une tournure très différente passée la moitié de l’histoire, quitte à complètement changer les repères du spectateur. The Secret fait partie de ces histoires dont il est criminel de raconter l’intrigue car l’effet de surprise est clairement un des points forts de cette production. Mis à part ce parfum de mystère, le film est un bon thriller qui surprend par sa construction, ses thématiques et surtout sa conclusion. Plutôt originale (selon moi), elle a le mérite de vraiment prendre le spectateur à contre pied et lui permettre de se poser des questions et de se mettre à la place des personnages, face à un sujet plutôt déstabilisant.
Et pas de panique si vous êtes du genre sensible : je me demande encore pourquoi ce film est interdit au moins de 12 ans, et classé dans la catégorie Epouvante-horreur. Il s’agit avant tout et surtout d’un thriller, avec un mystère, des révélations et des coups de théâtre comme le genre s’y prête. Même si j’ai compris « le secret » bien avant la fin (certains détails mettent vraiment la puce à l’oreille), ce dernier est assez peu courant pour surprendre.

Le film possède tout de même quelques défauts, comme une baisse de rythme sur la fin, une fois que le plus gros a été révélé, mais cela reste une excellente production pour le genre. Jessica BIEL donne de sa personne et mène le film tambour battant. J’espère que vous vous laisserez tenter par cette production, dans l’espoir qu’un imbécile ne vous pas raconter l’intrigue avant…

Pour l’illustration, j’ai voulu donné un petit effet « forêt lugubre ». A force de cumuler les filtres couleurs et autres effets brouillard, j’ai réussi à obtenir l’ambiance que je cherchais, même si je ne suis pas pleinement satisfait par le dessin final… Mais l’idée est là, c’est l’essentiel… Et cette image n’est pas un spoil, je vous rassure!


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Total Recall : Mémoire de Poisson Rouge

Hello les amis! Ça y est, je suis revenu d’Islande (depuis 4 jours déjà mais chut…). Il est donc temps que le blog sorte de sa léthargie et reprenne un rythme habituel! Je suis encore en vacances pour 2 bonnes semaines donc j’espère avoir le temps de vous raconter quelques anecdotes sur mon séjour!

On recommence en douceur avec une chronique Cinéma sur Total Recall, le remake sorti ce mercredi et que j’ai vu en avant-première mardi. Tout d’abord, il faut savoir que je n’ai pas vu l’original avec l’ami Arnold (un tort sans doute…) et que mes seules connaissances du premier opus sont celles faites dans le test de Joueur du Grenier sur le jeu du film. En gros, je suis clairement allé avec voir ce Total Recall comme n’importe quel autre film, sans matière à comparer et sans attentes.

Que faut-il en retenir? Total Recall est avant tout un film d’action, donc attendez-vous à ce que ça explose, ça cogne et que ça flingue! A ce niveau, vous serez très largement servi! D’ailleurs, la surabondance d’action permet de faire oublier le scénario qui est clairement aux abonnés absents. Toute l’accroche de la bande-annonce autour du « Est-ce que c’est réel? Est-ce que c’est du rêve? » ne tient absolument pas la route et on comprend très vite que ce n’est qu’un prétexte pour lancer la course-poursuite entre Colin FARELL et les deux (charmantes) brunettes du film.

Donc en terme de scénario, j’avoue m’être senti un peu entubé. Il y avait moyen de faire un truc un peu plus pointu, plus « risqué », mais force est d’admettre que Total Recall est un « bête » film d’action qui se regarde avec plaisir si vous pensez bien à poser votre cerveau sur le siège d’à côté, si ce dernier est libre.
Le film demeure cependant fort dispensable tant il n’apporte rien au cinéma hollywoodien et se contente d’être un pur divertissement fast-food, vite avalé et vite oublié. A voir entre potes ou à louer d’ici quelques mois.

Il n’empêche que le film met en avant un élément assez alléchant : la machine Rekall qui permet de manipuler la mémoire afin d’obtenir des rêves maîtrisés et troublants de réalité. On est plus proche d’une sorte de « réalité augmentée » que d’un lecteur intimiste des pensées nocturnes, donc ça ne me dérange pas vraiment (oui, j’aime que l’on laisse mes rêves là où ils sont!). D’ailleurs, j’ai quelques idées sur le genre de « rêves » que je souhaiterai faire…

 

Non non, je ne suis absolument pas en manque de Kingdom Hearts… Absolument pas…


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The Dark Night Rises : M. Nolan, je vous aime

The Dark Night Rises était sans aucun doute ma grosse attente de cette année 2012. Et il est difficile de décrire le sentiment qui vous envahit lorsqu’une de vos attentes est pleinement satisfaites.
Venant clôturer une trilogie, cette ultime épisode de Batman sous la tutelle de Christopher NOLAN se classe dans la lignée des deux films précédents, à savoir une direction artistique maîtrisée, une histoire intéressante, bien rythmée et assez originale dans son déroulement, le tout monté avec amour sur une bande son dantesque.

Le film était très attendu, beaucoup se demandaient s’il parviendrait à s’élever au niveau son aîné, The Dark Night. De mon point de vue, le 2e épisode reste indétrônable (avec un Joker pareil aussi…) mais Rises n’en demeure pas moins une excellente production, supérieure selon à moi à Begins.
Il y a une vraie maîtrise du rythme et malgré son statut de blockbuster, le réalisateur n’en fait pas des caisses. L’histoire s’installe, se développe, surprend parfois, pour mener à un dernier quart d’heure haletant où tout s’accélère et se conclut de manière fort admirable.

J’ai été très agréablement surpris par la qualité du casting. Anne HATHAWAY est très convaincante en Catwoman alors que j’étais assez sceptique sur le choix de cette actrice par M. NOLAN. Pourtant ça marche, le personnage est fidèle j’avais l’impression de retrouver celle du jeu vidéo! Mention spéciale aussi à Tom HARDY qui incarne un Bane titanesque et quasi invulnérable (dire que la dernière fois que je l’avais vu, il courait après Reese WITHERSPOON dans Target!). La seule qui a du mal à se faire une place est étrangement Marion COTILLARD, qui semble un peu perdu dans tout ce bazar, son rôle ne prenant de l’importance que durant les dernières scènes du film. Ce n’est pas dramatique, mais je l’ai vue plus convaincante, ne serait-ce que dans Inception du même réalisateur.
Pour le reste de l’équipe, c’est un quasi sans faute avec quasiment tous le casting des différents Batman au complet (avec des petites apparitions surprises de Ras’ et de l’Épouvantail), Michael CAINE (Alfred), Morgan FREEMAN (Fox) et Christian BALE (Bruce Wayne) étant toujours très bons dans leur rôle respectif.

Pour être honnête, même en reconnaissant que le film est très loin d’être parfait, le contrat pour moi largement rempli. Je voulais mon Batman, je l’ai eu et il m’a plu. C’est beau, bien écrit, bien monté, le film dure presque 3 heures que tu ne vois pas passé. Non, décidément The Dark Night Rises est mon coup de coeur de cette année, dégageant à grand coup de savate The Avengers de la première place de mon podium 2012. M. NOLAN, je vous dis juste merci!


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Le Lorax : Écolo un peu, beaucoup… trop?

Je ne vous cache pas qu’à bientôt 28 ans, j’ai encore beaucoup de plaisir à aller voir les films d’animation au cinéma. Que ce soit en dessin traditionnel ou en image de synthèse, je reste friand de ces productions que je vais voir pour passer un bon moment. Car bien que souvent destinés aux enfants, certains films proposent des double-sens de lecture qui permettent aux adultes (souvent parents dans notre cas :p) de ne pas trop s’ennuyer non plus. Après un Madagascar 3 bien trippant et un Âge de Glace 4 un peu décevant car pas très engageant, je suis allé voir la dernière production du genre à l’affiche (en attendant l’Avant-première de Rebelle la semaine prochaine!) : Le Lorax.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce film, mais la bande annonce semblait annoncer une fable plutôt jolie sous fond de thème écologique. Et c’est le cas. Seulement, j’ai été confronté à un soucis de taille qui vient saloper mon introduction : ce film vise très clairement le très jeune public!

Déjà, ça a mal démarré lorsque j’ai découvert que le film contenait des chansons. Alors… autant dans les Disney, tu l’anticipes, mais là j’ai été un peu pris en traître. Du coup, chaque chansonnette m’a un peu (beaucoup…) crispée… Mais bon, abstraction de cela, je me suis concentré sur le film et j’ai été au regret de ne pas du tout accroché à cause du ton très simpliste, voir binaire, du scénario.
Comprenez que Le Lorax raconte une histoire très manichéenne, où les gentils sont gentils, les méchants sont méchants parce qu’il faut, et que la morale est sauf et prévisible dès le début (la nature c’est bien, l’argent c’est mal!). On peut certes rentrer dans le jeu, comme c’est souvent le cas, mais ici le message est tellement basique que l’on se surprend à trouver ça vraiment trop lisse et trop facile.

De plus, le film est bourré de personnages plutôt insupportables pour l’adulte lambda. Un méchant exaspérant (auquel s’ajoute l’insupportable famille du Gash-pilleur), des animaux trop mignons à t’en foutre la gerbe (oui, j’ai pas aimé ces ours…) et surtout ces espèces de poissons qui sortent de l’eau pour chanter qui m’ont foutu la pétoche (non mais sérieux, c’est flippant ces trucs! :p).
J’ai aussi été déçu par le personnage du Lorax qui est finalement assez transparent tout au long de l’histoire, ce qui le rend, à l’image du scénario, très lisse. Seule rescapée du casting : la grand-mère du héros (dont j’ai déjà oublié le nom) dont chaque intervention m’a fait sourire (décidément, entre Le Lorax et L’Âge de Glace 4, les mémés ont la côte!).

Comprenez bien que Le Lorax est loin d’être un mauvais film pour autant. Mais là où les autres productions parviennent à rendre plaisante la projection au plus large public, on a ici affaire à un film pour enfants, avec un message simple et binaire, blindé d’éléments (animaux mignons, chansons…) cherchant à satisfaire le jeune spectateur. Et ne cachons pas que le film est très beau, plein de couleurs et très bien animé. En gros, un bon spectacle pour les enfants, mais les parents risquent de se tourner un peu les pouces…


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Kung Fu Panda 2 : Po et Tigresse

Kung Fu Panda 2 est un de mes gros coups de coeur de l’année cinéma 2011. Et si je reviens dessus, c’est parce que je viens de le revoir en DVD et je suis visiblement toujours sous le charme!

Ce qui me plait dans ce film (et le film précédent aussi) c’est avant tout la qualité de l’animation. Je pense, sans mentir, qu’il s’agit du Dreamworks le plus vivant et le plus abouti techniquement. A ce jour, j’estime que seul Madagascar 3, sorti cette année, arrive à rivaliser un tant soit peu à ce niveau.
Du coup, le film est d’un dynamisme rare, au rythme effréné, et dont les différentes scènes d’actions émerveillent par leur inventivité et leur chorégraphie. Rien pour ça, le film vaut le coup!

Après bien sûr, il y a aussi le charme de l’écriture des scènes et des dialogues. L’humour est vraiment bien foutu, avec des scènes des dialogues adaptés autant pour les enfants, mais aussi pour les adultes (les scènes de dialogues entre Po et Shen, le paon, sont vraiment très bien écrites!). A cela s’ajoute des scènes d’émotions, certes un peu convenues, mais qui s’insèrent si bien dans la trame que l’on tombe dans le piège et que l’on y laisserait presque quelques larmes (la dernière scène avec Po et son père est juste terrible pour ça!).

En résumé : action, humour, émotion… Kung Fu Panda 2 est équilibré en tout point. Selon moi, c’est sans doute la production de Dreamworks la plus aboutie, et qui trône parmi mes références du studio, au côté de Shrek 2 et Dragons. Honnêtement, que vous soyez jeune ou un peu moins et que vous aimez les films d’animation, faire l’impasse sur Kung Fu Panda 2 sera juste un crime!!

Et une petite illustration pour conclure! En toute honnêteté, j’avais trop envie de dessiner Po et Tigresse après avoir vu le film. Ce qui justifie l’existence de cet article sur un film de l’année dernière :p


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The Amazing Spiderman : On se fait une toile?

Cette semaine, je crois que j’ai un peu exagéré sur les séances cinéma : j’y ai passé 3 soirs pour un total de 5 films. Et parmi ces cinq productions, j’aimerais vous parler de celle qui m’a le plus emballé : The Amazing Spiderman.

En farfouillant un peu sur le net, j’ai cru comprendre que l’existence de ce film a crée pas mal de problèmes, principalement à cause de la première trilogie de l’homme araignée. Mais entre nous soit dit, je ne vais m’étendre là dessus, pour la simple et bonne raison que je ne suis pas très fan de la trilogie réalisée par Sam RAIMI et que donc j’attendais ce film avec un certain intérêt.
Et pour le coup, je n’ai pas été déçu. Certes, le film n’a pas la carrure d’un Avengers, mais l’ensemble est plutôt le réussi et une accumulation de bons points rende la production de Marc WEBB très sympathique.

Pour commencer, on a un casting d’acteurs vraiment réussi. Andrew GARFIELD est très convaincant en Peter PARKER et Emma STONE campe une petite amie plutôt efficace et pas trop potiche. La psychologie du héros est intéressante car elle évolue de manière cohérente tout au long de l’histoire, rendant ce nouveau Spiderman plus complexe et moins manichéen qu’auparavant. Cependant, je resterais toujours perplexe quant au choix de faire jouer à des acteurs proches de la trentaine des personnages adolescents. Mais bon… Andrew GARFIELD a une tête de minot donc ça ne choque pas plus que ça…

Au niveau de l’histoire, pas de révolution mais une aventure qui tient la route et possédant un rythme équilibré. Ne vous attendez pas cependant à des tonnes de scènes d’actions, le réalisateur préférant multiplier les scènes de dialogues pour approfondir ses personnages (ce qui soit dit en passant, n’est absolument pas un défaut lorsque c’est bien fait…). Certains reprocheront sans doute un humour un peu trop présent et très basique (voir primaire…), mais il contribue à augmenter le capital sympathie de cette production.

Alors certes, cela reste une production hollywoodienne comme certains ne les aiment pas, avec ses clichés habituels sur l’adolescence, ses scènes de bravoures improbables et ses dialogues que l’on devine à la seconde près. Cependant, le film est bon, bien monté (scènes de voltiges réussies et 3D convaincante), bien écrit, avec des personnages attachants et un côté plus sombre qui rendent ce reboot plus convaincant et plus « fort » que celui de 2002. Toujours est-il que si vous aimez les films de super héros, The Amazing Spideman fait parti des très bonnes surprises de cette année qu’il serait dommage de bouder.

Pour l’illustration, j’ai choisi de faire Spiderman sans le masque car finalement il ne le porte pas si souvent dans ce nouveau film(!!). Et puis la tête d’Andrew GARFIELD m’est sympathique ^^


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Ce qui vous attend si vous attendez un enfant : Poussez Mesdames!

Décidément, le mois de juin ne se passe pas du tout comme prévu. Plutôt occupé, je n’aurai sans doute pas le temps de changer la bannière du blog pour l’arrivée de l’été. Tant pis, je le ferai tranquillement début Juillet.

En attendant, un petit billet sur ma sortie cinéma hebdomadaire. Je m’abstiendrai de vous parler de The Dictator (dont le scénario a sans doute été écrit par un adolescent…) pour mettre sous les projecteurs l’autre film de ma soirée : Ce qui vous attend si vous attendez un enfant.
Il s’agit d’un film dit choral sur le thème de la grossesse.  On suit le parcours de plusieurs personnages de différents âges, classes sociales et caractères qui mène à l’arrivée d’un enfant dans le foyer.

En règle générale, j’aime bien les films chorals. Mais c’est toujours un peu quitte ou double. L’année dernière, j’avais adoré Crazy, Stupid, Love mais détesté Happy New Year. Dans le cas de Ce qui vous attend si vous attendait un bébé (non mais ce titre à rallonge…) on est un peu au milieu.
Le film est nickel en terme de visuel, de rythme et de dialogues. Une pure production hollywoodienne, bien propret, dont on ne se prive pas de temps en temps (surtout qu’elles sont assez rares cette année…). Reste le thème qui, beaucoup exploité, se doit de convaincre le spectateur.

Ce sera donc clairement sur le fond que votre avis sur le film va se forger. Pas de grandes surprises niveau choix de situations vu que l’on retrouve les classiques sur l’univers des bébés et de la grossesse : les contraintes physiques, la peur des pères, mais aussi l’adoption, les fausses couches, les choix de prénoms, etc.
On nage donc en terrain connu. Donc si vous êtes allergiques à la moindre vue d’un ventre rond ou des débats sans fin sur comment bien élevé son enfant, passez votre chemin! Si par contre vous êtes tentés de suivre le quotidien de personnages (plutôt attachants je dois dire) le temps de quelques mois de leur existence, je vous conseille tout de même ce film qui, même s’il reste sur les acquis du genre, vous permettra de passer un bon moment et qui sait de rire un bon coup.

De mon point de vue, le quota de divertissement est largement rempli. Je regrette juste que le concept du film choral soit finalement peu exploité ici et que le réalisateur n’est pas osé des situations moins convenues. Cela dit, je me demande si j’aurai autant apprécié le film quelques années auparavant. Décidément, notre vie a une réelle influence sur nos goûts!!