L'Atelier d'AngelMJ


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Whisper in the Dark : Nouvelles pages!

Et oui! Après des mois sans mise à jour, voici de nouvelles pages de Whisper in the Dark! J’ai vraiment mis les bouchées doubles pour vous offrir une plus grosse fournée que la dernière fois. C’est donc 6 nouvelles pages que vous pouvez découvrir aujourd’hui! Et 9 autres pages sont en cours d’encrage donc j’espère pouvoir vous les présenter d’ici Août.

En attendant, ma BD atteint un total de 19 pages. Je vais donc commencer à chercher dans site de publication pour que ce soit plus facile pour vous de la lire. Sur ce, bonne lecture!

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Nouveaux boutons Liens Sociaux

Coucou les gens!

Malgré la chaleur, je reste face à mon écran pour mettre à jour les boutons vers mes différents réseaux sociaux :

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Je vous conseille vivement à vous inscrire sur celui qui vous plait le plus, histoire de ne rater aucune mise à jour. Je vous encourage particulièrement à vous inscrire sur ma page Facebook ou mon Twitter car j’ai commencé depuis quelques semaines à y poster de rapides critiques sur les films que je n’aurais pas le temps de chroniquer et illustrer.

Sur ce, je vous souhaite tous un bon week-end et à Lundi pour… Hum… Quelque chose qui ne sait pas vu depuis un petite moment sur le blog et que je sais que certains attendent ;)


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Remember Me : MDPR

Tiens! Et si pour une fois je parlais d’un jeu récent? Histoire de me changer les idées entre deux parties de multi sur Uncharted 3 (oui je vise le 100%, je suis un grand malade…), j’ai eu l’occasion d’avoir entre les mains Remember Me, un TPS réalisé par le développeur français DONTNOD Entertainment, se déroulant à Paris en 2085 et ayant pour thématique le commerce de la mémoire. Disons le tout de suite, l’ensemble est assez appétissant. Voyons maintenant si cela tient la route…

En terme de jouabilité, Remember Me pioche dans ce qui a fait les beaux jours du genre ces dernière années : entre Uncharted, Assassin’s Creed ou encore Batman, on prend très vite en main Nilin, notre héroïne, dans les rues et sous-sols d’un Neo-Paris au charme froid et fascinant. Le système de combat est assez original car il nous propose des séries de combos personnalisables à tout moment, ces derniers allant du simple coup à la récupération de vie. C’est clairement l’un des atouts de cette production, mais on regrettera qu’il ne soit pas plus poussé et plus complet. Ainsi, on effectue les combats à l’aide seulement de 2/3 combos bien boostés, le système montrant donc très rapidement ses limites.

Vient ensuite l’exploration. Et là les grands adorateurs des couloirs et autres chemins balisés (s’il y en a…) seront aux anges… Les autres vont par contre faire la tronche. Et oui, Remember Me fait malheureusement partie de ces productions qui, dans un soucis de cohérence scénaristique, choisissent de faire évoluer le joueur dans des niveaux fortement cloisonnés et ne lui laisser qu’un champ d’action très réduit. Si on pourra s’aventurer par moment ici et là pour trouver les différents collectibles du jeu, on aura surtout droit à une succession de couloirs et d’arènes. Fort heureusement, ce défaut parvient à presque se faire oublier grâce à la direction artistique du soft et son univers.

Le Paris futuriste qui nous est présenté est tout simplement charmant. Le design des bâtiments et des éléments en général ont fait l’objet d’une attention toute particulière et on est immergé dès les premières secondes dans une architecture crédible et cohérente. Je me souviendrais personnellement de mes premiers pas dans les rues de Neo Paris, avec ses cafés numérisés et ses usagers « consommant » des souvenirs, ainsi que l’escalade de la tour à la fin du jeu, avec cette ambiance particulière où au milieu du chaos, les robots ménagers continuent de vaquer à leur occupation comme si de rien n’était.
Vient ensuite tout l’univers de la mémoire qui est, je trouve, plutôt bien pensé. Il est question d’effacement de souvenirs, de vols de mémoire, mais également de remixage d’événements passés (fun mais trop rare…), histoire de se mettre dans la poche un ennemi un peu trop gênant. Cependant, il est regrettable que cet univers ne soit développé que part le biais des collectibles (des sortes de fichiers Wikipedia…) et non au sein même de la narration.

Le scénario d’ailleurs souffle le chaud et le froid. Certains sites crient au génie, d’autres parlent de « science-fiction pour enfants ». De mon côté, j’ai bien aimé l’histoire proposée. C’est simple, cohérent, parfois touchant et surtout très accessible. Un féru de SF trouvera sans doute beaucoup de choses à redire, mais le simple amateur que je suis y trouve largement son compte. J’ai particulièrement aimé l’approche simple autour de la mémoire, à défaut de beaucoup moins accroché à la présence de pseudo-zombies incarnés par les Leapers, des êtres humains à la mémoire corrompue.

Remember Me n’est certes pas le jeu de l’année. Si l’univers est riche et intéressant, le côté très cloisonné de l’exploration et le manque de profondeur des combats et des remix sont de petits grains de sable qui viennent globalement gêner le bon déroulement de l’aventure de Nilin, ainsi que le plaisir du joueur. Il ne tient donc qu’à DONTNOD Entertainment d’améliorer les choses avec une éventuelle suite que je ferais avec attention et intérêt. Messieurs, la balle est dans votre camp…

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Moi, Moche et Méchant 2 : Viens mon Minion

Dans la jungle des films d’animation, Moi, Moche et Méchant premier du nom avait su se démarquer grâce un système sournois mais fortement efficace : le mélange d’humour et de mignon. Oui, ce film possède tellement des trucs affreusement mignons que n’importe qui ferait une overdose. Mais associés aux situations comiques, une véritable alchimie se crée et le spectateur est comme happé dans cet univers loufoque. Que ce soit Gru, les filles ou les fameuses créatures jeunes les Minions (nom pas du tout choisi au hasard…), le film s’avérait être un divertissement de très bonne qualité et particulièrement touchant. Qu’attendre alors de cette suite?

Et bien au final, pas grand chose de plus. Car on ne s’y trompe pas : ce deuxième épisode continue dans sa lancée en multipliant les situations comiques/mignonnes pour le plus grand plaisir du spectateur en mal de divertissement. Les scènes s’enchaînent à une vitesse frénétique : Gru déguisé en fée, les Minions, attaque de poulet enragé, les Minions, Gru en rendez-vous galant, les Minions, les filles, etc. On se retrouve donc à alterner les rires et les « hooo c’est mignon » pendant plus d’une heure trente. Un stratagème plutôt réussi qui arrive presque à nous faire oublier que le film ne possède aucun scénario, ni de ligne directive vraiment claire. En fait, le but est surtout de créer moult situations permettant de mettre à profit les personnages principaux et le savant mélange dont je vous parle depuis quelques lignes maintenant.

Le film n’est pas sans défaut, c’est évident. Comme dit le scénario est sa grosse lacune, car il est inconsistant et sans souffle. Les nouveaux personnages manquent d’intérêt et ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache. Et certains risquent de crier à l’excès de Minions car les bestioles sont plus présentes que jamais. C’est donc à l’appréciation du spectateur de soit se braquer sur ces différents aspects, ou de choisir de volontairement les éluder. Et je ne peux que vous conseiller de le faire. Il ne s’agit de les nier mais plutôt d’apprécier le film pour ceux qu’il est, à savoir un bon divertissement. Et ce peu importe si le scénario n’est pas sa force.
A noter aussi que l’aspect technique reste dans la lignée du premier épisode. A savoir des décors colorés au design rondouillard, un charadesign permettant des postures et des faciès soit drôles, soit touchantes, et des doublages de très bonne qualité en français (Gad ELMALEH double toujours aussi bien Gru).

Je crois que Moi, Moche et Méchant 2 est un des rares films à qui j’arrive à excuser les lacunes scénaristiques évidentes (alors que je suis plutôt exigent sur ce point en général). Car la mise en scène, les blagues, les personnages attachants et les situations invraisemblables, suffisent à donner à cette production un charme primaire, faisant immédiatement mouche, et délivrant un sentiment agréable et enivrant. Bref, je pardonne pour cette fois, certains scènes sont vraiment trop kawaï!

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Man of Steel : Mister Coktaïl

Les films Superman ont souvent mauvaises réputations. Donc forcément, quand une nouvelle production autour de cette licence pointe le bout de son nez et que c’est Zack SNYDER aux commandes (avec M. NOLAN pour faire « bankable »…), le petit monde du cinéma est en ébullition. Est ce que M. SNYDER a réussi là où tant d’autres ont échoué? Mon avis sur la question (et pour le titre de l’article… vous comprendrez en cours de route :p).
Man of Steel est donc un énième reboot de la saga Superman. Je connais très peu ce personnage, car à part la série TV Lois et Clark (rigolez pas, tout le monde regardait à l’époque!!), je n’ai jamais lu de comics, ni vu aucun des autres films. Du coup, on peut dire que je n’y allais pas avec des attentes particulières, si ce n’est celles que peut avoir tout admirateur du travail de Zack SNYDER (oui, j’ai kiffé Sucker Punch) et de Christopher NOLAN (Batooooou!). Et je ne sais pas si c’est une histoire d’attente ou pas, mais le film me laisse un avis très mitigé. Essayons de procéder par ordre…

Ce film surfe outrageusement sur le succès de la trigolie The Dark Night, c’est inutile de le nier. L’image est très froide, il y a peu d’humour, la musique de Hans ZIMMER (qui a composé celle de la trilogie suscitée) est toujours présente, à la fois magistrale et assourdissante. De ce point de vue, le film fait plus NOLAN que SNYDER… Après, de mon point de vue, ce n’est pas spécialement un défaut car je trouve que cette esthétique va plutôt bien au film, rendant le personnage de Superman et son histoire assez classe malgré un costume toujours aussi ridicule (mais ça on y peut rien).
Le scénario est assez classique dans son déroulement mais pose les bases essentielles d’une éventuelle nouvelle trilogie : on y découvre les origines de Superman, son enfance par les flashbacks, sa découverte de ses origines, l’affrontement avec le méchant de service et son début de romance avec la journaliste Loïs Lane. Donc rien de bien nouveau sous le soleil, un schéma typique de film de super héros, mais quand c’est bien fait on ne s’en plaindra pas.

Vous vous dites alors : « Ben il est où le problème alors? ». Et bien c’est que Man of Steel manque selon moi d’un peu de personnalité car à de nombreuses reprises, j’ai eu de drôles d’impressions de déjà-vu. Et là vient mon fameux titre d’article : on trouve dans ce film tout ce que l’on voit depuis 10 ans dans le genre. Prenez un peu du Dark Night pour le côté sombre, du Thor pour les combats au corps à corps d’êtres quasi-divins, une bonne dose de Transformers (caca!!) pour les immeubles qui explosent de partout pendant de longues minutes, une pincée d’Avengers pour la scène finale, un soupçon de Green Lantern pour le côté aliens, vous mélangez le tout et vous obtenez Man of Steel! Hum…
Vous l’aurez compris, le film me pose un problème. Il n’est pas mauvais car, je le répète, le scénario est classique mais tient la route, les acteurs jouent tous très bien (ça fait plaisir voir de Henry CAVILL dans un rôle correct…) et l’ensemble se suit bien sans aucun temps mort. Mais comme dit plus haut, cette production n’est qu’un mélange gracieux d’autres licences, qui même si elles souvent excellentes elles aussi, rendent Man of Steel quelque peu opportuniste. Car le film ne cherche à aucun moment à se démarquer et me donne l’impression d’une partition musicale parfaite sur le papier, mais qui une fois jouée semble dépourvue d’âme.
Certes, cela peut paraître un peu dure mais c’est vraiment le ressenti que j’ai eu durant toute la projection. Ajoutez aussi que quelques détails peuvent aussi distraire par leur côté incongru, comme Loïs qui apparaît toujours au bon/mauvais endroit au bon/mauvais moment où les personnages secondaires du Daily Planet complètement en retrait, ainsi que les méchants quelques peu binaires. Ha! Et j’espère que vous n’êtes pas allergique aux métaphores christiques car le film en est rempli (Le nom de famille kryptonien de Superman est « El », qui veut dire « espoir », mais ça veut surtout dire « Dieu » en hébreu… Et Superman a 33 ans dans le film… coïncidence? Enfin vous voyez le truc…).

Vient donc le moment de vous rendre mon verdict. Hum… Pas facile. Je suis vraiment partagé car le film a toute les qualités qu’il faut pour figurer parmi les meilleurs. Mais si comme moi vous ne ratez aucun film de super héros, vous serez forcément confrontés à cette désagréable sensation de déjà-vu devant Man of Steel. Malgré tout, je reste convaincu que ce film marque un bon démarrage pour la licence et j’espère que Zack SNYDER osera plus de choses pour le prochain épisode.

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Very Bad Trip 3 : Bonjour les dégâts

Beaucoup de films prétendent à des trilogies. Si certains s’en tire avec brio, ce n’est pas le cas de toutes les productions, qui feraient parfois mieux d’en rester à deux essais, voir carrément de se contenter d’un seul! Et je pense que Very Bad Trip (The Hangover) en est le parfait exemple.

Sorti en 2011, Very Bad Trip premier du nom était une comédie politiquement incorrecte mais plutôt originale et joliment amenée. Bien que je ne sois pas particulièrement réceptif à ce genre d’humour, je dois bien admettre que le film m’avait amusé (surtout en VO). Puis est apparu un second film deux ans plus tard. Et c’est selon moi la plus grosse arnaque cinématographique qui m’ait été donnée de voir depuis longtemps. Le film est un bête copier/coller du premier épisode. On prend les mêmes, on change juste de ville, on rajoute des blagues encore plus dégueulasses (histoire de « choquer » encore plus), et on recommence. Je me souviens être sorti de ma séance complètement estomaqué devant une telle mascarade et je prends plaisir, encore aujourd’hui, à cracher sur cette production qui est pour moi un gros foutage de gueule.

Donc autant vous dire que j’attendais le 3e et dernier (j’espère…) épisode au tournant! D’ailleurs, force est de constater que le réalisateur aussi, vu qu’il a fait le choix de proposer quelque chose de différent. Mais est-ce que cette nouvelle vision de la franchise est pour autant une réussite? Et bien non, et cela mène à un constat des plus paradoxal.

The Hangover 3 démarrait pourtant bien : Phil, Stu et Doug décident enfin d’amener Alan dans un centre psychiatrique . Oui enfin! ENFIN! Vous comprendrez devant mon enthousiasme que je déteste, que dis-je, je HAIS profondément le personnage d’Alan. Malheureusement pour moi, ma joie ne durera pas longtemps vu que le personnage va devenir bon gré mal gré le personnage central de l’histoire, avec l’hystérique Chow bien entendu. Car ici, pas de mariage, ni d’enterrement de vie de garçon.  Juste une sorte de road movie où la « meute » va poursuivre Chow sous la menace d’un mafioso caricatural. Et… c’est tout.
Car oui M. Todd PHILLIPS, j’ai bien gentil d’essayer de sortir votre licence de son schéma habituel, mais si c’est pour en faire un film sans âme ni aucune identité, cela ne valait peut être pas trop le coup. Ainsi Very Bad Trip 3 ne ressemble à rien, on a du mal à définir à quel genre il cherche à se rattacher. C’est trop mou pour une film d’action, ni assez drôle pour prétendre à une comédie classique, bref on ne sait pas quel traitement on doit lui accorder.

Malgré la sympathie que je peux avoir pour Bradley COOPER, et par extension Ed HELMS, impossible d’arriver à m’intéresser à leurs mésaventures. D’ailleurs, leurs personnages passent vraiment pour les faire valoirs d’Alan pendant tout le film, ce qui est bien entendu insupportable. Enfin, l’humour ne parvient à aucun moment d’attirer nos faveurs. Tout semble forcé, chaque scène tente de nous arracher un sourire sans jamais y arriver… Le rythme et les dialogues paraissent ainsi lourds, sans saveur ni naturels. Non vraiment, ce n’est même plus affligeant à ce stade, cela devient triste.

C’était louable de vouloir changer la formule. Mais encore fallait-il bien le faire. Si je garderais un souvenir du premier et du deuxième épisode (pour de bonnes ou mauvaises raisons), j’ai juste envie d’oublier celui-ci. Pour moi le film n’est même pas mauvais, il est juste complètement dispensable, car n’apporte rien à son propre genre, ni à son univers originel qui aurait dû s’achever au bout du premier volet. En gros, plus cruel que le haïr, je préfère tout simplement l’ignorer.

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The Call : Quelle est votre urgence?

Après la déferlante du mois de Mai (15 films vus, nouveau record!!), les sorties cinéma se font plus rares. Avec seulement 2 nouveaux films la semaine dernière, on peut dire que ma soirée hebdomadaire dans les salles obscures a été brève. J’ai donc pu découvrir The Call et Very Bad Trip 3, seuls nouveaux arrivants dans mon cinéma. Si je parlerais peut être du dernier (il y a des choses à en dire, et pas que des bonnes…), je vais d’abord m’attarder sur The Call, avec Halle BERRY en tête d’affiche.

Ce film me pose un vrai problème, un problème d’appréciation. Et m’amène à me poser une question légitime, mais qui trouve malheureusement une réponse évidente : peut on apprécier un film dont les dernières minutes sont un bordel monstrueux? Car là est toute la problématique que The Call.
Il s’agit d’un film agréable à suivre durant la première heure. C’est de l’action/thriller assez classique certes, mais l’environnement original (les locaux du 911, équivalent américain du 17 chez nous), la présence d’Halle BERRY (qui a toujours ce « je ne sais quoi » d’attachant) et la tension créée par le kidnapping d’une adolescente (bien mise en avant par le prologue) rende le tout particulièrement palpitant et prenant. Le film fait beaucoup penser à Cellular qui suit un peu le même schéma de la victime tentant d’être sauvée uniquement par le biais d’un téléphone.

Et c’est là que l’on arrive vers la dernière demi heure de film. Soudain, le scénario prend une direction étrange, en total désaccord avec l’heure qui a précédé. Alors que la tension est à son comble, le tout s’écroule comme un château de cartes et la suite des événements devient tout d’un coup invraisemblable et irréaliste. Car si le réalisateur a tenté tant bien que mal d’ancrer son récit dans la réalité, les choix scénaristiques menant à la conclusion de The Call surprennent par leur manque profond de cohérence avec les événements qui se sont déroulés quelques minutes plus tôt.
Ainsi le film passe de bon film d’action à série TV bas de gamme, changeant presque de registre et laissant le spectateur avec un scepticisme inattendu lorsque la conclusion, brève et violente, arrive enfin.

Et c’est dommage car pas mal de choses rendent l’expérience intéressante, comme la complicité qui naît entre l’opératrice et la victime, ou la pathologie du tueur plutôt intéressante et qui est comprise sans être vraiment expliquée, augmentant le malaise vis-à-vis de ce dernier. Mais l’erreur a été de vouloir toujours mettre le personnage d’Halle BERRY au premier plan, et c’est ce qui, je pense, fait perdre beaucoup de crédibilité à l’histoire.

En bref, pour en revenir à ma question du début, je pense malheureux qu’une demi heure ratée prend le dessus sur une heure de qualité. Car c’est une sensation négatif qui demeure lorsque que l’on quitte la salle. La sensation que le film est complètement passé à côté de son histoire et que malgré de très bonnes idées, la mise en scène finale gâche absolument tout le travail élaboré en amont. Un beau gâchis ma foi, il y a avait vraiment matière à faire mieux!

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Only God Forgives : Ryan voit rouge

Quasiment tout le monde a vu Drive, le film du réalisateur Nicolas WINDING REFN, sorti en 2011 et qui enflammé la critique. Du coup, je pense que nombreux vont être ceux à se ruer en salle pour découvrir sa nouvelle production, Only God Forgives, dont il est question dans cet article. Personnellement, j’ai bien aimé Drive, même si c’est le genre de film que tu apprécies sur le moment mais que tu cherches pas forcément à revoir par la suite. Du coup, je n’avais pas d’attentes particulière vis à vis d’Only God Forgives et m’attendait juste à passer, à nouveau, un bon moment de cinéma. Le résultat m’a finalement laissé très perplexe et encore aujourd’hui, j’ai du mal à savoir si j’ai aimé ou détesté.

Tout d’abord, il faut savoir que le film se veut moins accessible que son prédécesseur, que ce soit en terme de graphisme ou de scénario. ici, il est plus face à un film d’auteur qu’à quelque chose visant un large public. Du coup, on peut rester assez dubitatif devant certains choix du réalisateur. J’ai été particulièrement surpris (voir un peu agacé) par le rythme extrêmement lent du film. Alors que ce dernier ne fait qu’une heure et demi (fait assez rare maintenant…), on trouve le temps long car tout semble allé au ralenti. Les acteurs ont des démarches extrêmement lentes, trainent pour chaque action, laissent planer de long silences déstabilisants avant de sortir de très courtes répliques… Bref, on a vraiment l’impression que tout est en slow motion et que le rythme sert de pansement pour cacher le côté assez creux du scénario.
Car oui, le scénario est étrangement simple et peu développé. Alors que l’on s’attend à voir un film sur la vengeance à la Kill Bill, on se retrouve finalement face à une sorte de tragédie grecque où se mélange violence primaire, amour tordue et sexualité dépravée. Le film est assez dérageant de part ces aspects et risquent de mettre mal à l’aise certains personnes. C’est vraiment violent, dans tous les sens du terme. Ce n’est pas gore mais les images sont crues, brutales, assez bestiales. Le sexe ajoute beaucoup de mal-être lui aussi car bien que l’on voit pas l’ombre d’un sein ou d’une paire de fesses, il est présent dans beaucoup de scènes et de dialogues, et toujours de manière tordue et dérangeante. On a du coup du mal à s’y retrouver, ne comprenant pas vraiment les tenants et aboutissants de cette sorte de mascarade.

Tout cette ambiance morbide est également entretenue par les personnages. Déjà, tous les acteurs du film ont dû passer du temps en compagnie de Kristen STEWART car on a droit à un festival de personnages mono faciaux, s’exprimant peu et du coup, pas vraiment attachants. Julian, interprété par Ryan GOSLING, pourtant en tête affiche, a un rôle très en retrait, complètement dévoré par une Kristen SCOTT THOMAS en mère castratrice et au vocabulaire fleuri. On se retrouve finalement à préférer suivre Chang, le flic à la retraite, lui aussi mono faciale et à l’allure de tortue, mais sorte de Deus ex machina apparaissant toujours de nul part et tuant tout ce qu’il considère comme mauvais.

Toutefois, il faut admettre que le film arrive à captiver malgré tout, surtout à cause de sa patte graphique et de sa musique. Alors certes, il faut aimer le rouge, les images surexposées et les longs travelings. Mais force est d’admettre qu’à ce niveau, la direction artistique a quelque chose de séduisant et permet de rester connecté au film malgré le scénario vraiment léger. La musique surprend par sa présence oppressante ou son absence troublante. C’est souvent dissonant, agressif, mais en total adéquation avec le visuel. Sans doute l’union le plus logique et le plus sain du film, son principal point fort…

N’allez donc pas voir Only God Forgives en vous attendant à un Drive 2, car ce n’est tout simplement pas le cas. C’est un film à l’esthétique très particulière et très personnelle, avec une histoire difficile à saisir et des personnages auxquels on n’arrive pas à s’intéresser. Le rythme et le montage donne vraiment l’impression d’une sorte de mauvais rêve, où tout les lieux se ressemblent, où personne ne semble vouloir vous aider et où le danger peut surgir à n’importe quel moment, vous condamnant quoi qu’il arrive. Bref, un film d’auteur qu’il faut savoir appréhender et qui peut s’avérer déroutant de part bien des aspects. Me concernant, je suis vraiment incapable de définir clairement mon ressenti sur la dernière production du réalisateur danois. Je pense avoir saisi la direction du film et plutôt accroché à son aspect technique. Mais l’histoire, trop torturée et trop lente, ne me permet pas d’apprécier pleinement le film et de le conseiller. Le genre de production qui déstabilise, assurément.

Julian


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Le blog change de look : collection été 2013

Et oui! Malgré mes posts très espacés, je suis toujours là! Il faut dire que j’ai un peu la tête en vrac en ce moment, devant penser à pas mal de choses par rapport à mon avenir à moyen terme, du coup j’ai pas vraiment le temps de me poser devant mon écran, tablette en main!

Toutefois, j’ai profité de ce beau jour férié (offert par les patrons, cool!) pour relooker un peu le blog. J’avais l’intention de le faire pour son premier anniversaire, mais comme d’habitude, je me suis fait avoir par le temps. Je suis parti sur quelque chose d’un chouilla plus sombre et je vais peut être retoucher deux/trois bricoles (j’ai pas encore étudié ce nouveau thème à fond…), mais j’espère que cela vous plaira.

J’en profite pour vous dire que Whisper in the Dark avance bien sur le papier mais un peu moins au niveau encrage. Donc prenez patience, la prochaine fournée sera plus garnie que la dernière fois. Je suis aussi beaucoup allé au cinéma (12 fois à ce jour, vais-je battre mon record?) mais pas bien le temps de tout chroniquer… J’essaie de réfléchir à un moyen simple de vous partager mes impressions.

A bientôt les amis et bonne semaine à tous!

Angel2013


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L’Ecume des Jours : La Vie est une garce

Houlà! Deux semaines sans article, ça commençait à faire un peu long! Pas de panique, je suis toujours là mais pas mal pris à droite à gauche et Whisper in the Dark me prend aussi pas mal de temps (vous aurez bientôt de nouvelles pages, promis). En attendant, je suis encore allé me perdre dans les couloirs de mon cinéma pour vous rapporter mon avis sur L’Ecume des Jours, l’adaptation de la nouvelle du même nom par Michel GONDRY.
Autant le dire tout de suite, je ne connais pas le récit d’origine ni aucun film de M. GONDRY (enfin si, the Green Hornet mais je pense qu’il vaut mieux pas en parler…). J’y suis donc allé avec pour seul commentaire celui d’une personne (je ne citerai pas de nom…) ayant lu la nouvelle et qui peut se résumer à ça : « C’est impossible de faire une bonne adaptation de cette nouvelle! ». Ok… C’est pas motivant mais bon, allons-y quand même…

Attardons-nous d’abord sur l’aspect visuel. On est face à une production assez atypique, il faut être honnête. Il paraît que c’est très symptomatique des productions de Michel GONDRY. Mais perso, j’ai beaucoup aimé : aucun des effets spéciaux du film n’est passés par le numérique, tout est fait « à l’ancienne ». Stop motion, projections, écrans, etc. Le côté artisanal est très marquant mais cela donne beaucoup de charme au récit et un côté très féerique. Alors certes, il y en a vraiment de partout et certains diront, un peu à raison, que le réalisateur en fait un peu trop et que l’on a pas le temps de tout apprécier. Toutefois, pour peu que l’on soit sensible à ce genre d’initiaves, la forme du film est pour moi un des excellents point de L’Ecume des Jours. J’ignore comment tout cela est décrit dans la nouvelle, mais ce film me donne sérieusement envie d’y jeter un oeil afin de connaître le matériau d’origine. Enfin… je dis ça mais je ne suis pas sûr d’avoir très envie de revivre les mésaventures de Colin et Chloé.

Car L’Ecume des Jours, c’est une de ses histoires qui te donne envie de te coucher sous un train lorsque le mot de la fin est donné (surtout comme dans mon cas où il pleut en sortant du cinéma…). C’est horriblement triste, désuet de tout optimiste. La première moitié du film ne sert qu’à placer les protagonistes dans un environnement utopique pour mieux les faire souffrir par la suite. Tout est critiqué de manière négative, que ce soit la politique, le travail, la religion, la philosophie… Même l’amour!  Finalement, le seul sentiment persistant à l’approche du générique, c’est que la Vie est une grosse garce qui n’hésitera pas à vous poignarder dans le dos. Ca vend du rêve.
Du coup, ce ressenti est finalement plus un reproche que je fais à l’oeuvre originale plutôt qu’à cette adaptation cinématographique. Car d’ailleurs, cette dernière illustre vraiment bien cette descente aux enfers. Les acteurs, fines fleurs du cinéma français de ces 5 dernières années, sont très convaincants dans leurs rôles respectifs et l’environnement du film, d’abord bucolique et coloré, devient au fur et à mesure étouffant et sombre (le film devient même en noir et blanc durant les dernières minutes du film).

Donc bizarrement, là où beaucoup semble d’accorder à dire que l’Ecume des Jours est une mauvaise adaptation (il suffit de jeter un oeil sur les critiques Allociné…), ce n’est selon mon point de vue de profane pas un mauvais film, surtout au niveau de la forme. L’aspect visuel est vraiment la force de cette production, s’accordant à merveille avec l’histoire racontée, bien que celle ci soit vraiment trop dépressive pour s’accorder mes faveurs. Du coup, j’ai envie de seulement conseiller ce film aux personnes aimant les expériences visuelles (et sonores) et/ou les histoire tristes. Les autres, vous risquez de ne vraiment pas aimer…

Chloe