Sérieux… Il n’y a qu’à moi que cela arrive? Et vous? Vous avez fini de décorer votre sapin de Noël?
Cinéma : Bilan Novembre 2013
Coucou les gens! Désolé pour le peu d’activités sur le blog durant le mois de Novembre. J’ai en effet du mal à me poser tranquille devant une feuille ou ma tablette, mais je vais essayer de faire mieux le mois prochain! Comme je n’ai pas du tout parlé de ce que j’ai vu ce mois-ci au cinéma (à part sur le Facebook du blog), voici une petit résumé de mes différentes séances, espérant que cela vous motivera ou non à vous rendre dans les salles obscures, ou le louer/acheter à l’occasion!
Bien qu’il soit drôle et plutôt bien huilé, j’ai un problème avec ce dernier Marvel. Pour moi, il est représentatif des limites que commence à atteindre le genre super-héros. C’est bien fait mais qu’est ce que c’est convenu ! On devine toute la trame, il n’y a aucune surprise et les cliffhangers et autres coups de théâtres sont tellement peu inventifs que l’on n’est pas ou peu surpris quand ils arrivent. Et puis, ça manque d’une vraie grosse bataille finale, la plus intéressante étant en milieu de film. Et gros carton rouge pour Nathalie PORTMAN qui ne sert vraiment à rien dans ce film à part faire la potiche. Bref, pas un mauvais film mais le genre doit trouver un nouveau souffle, au risque de finir par lasser…
Je dois avouer que celui là m’a bien plu. Je n’ai pas la prétention d’avoir tout compris à l’histoire vu qu’elle est sujette à interprétations et que c’est inhérent à ce genre de production. Mais pour le reste c’est d’excellente facture. Le concept de l’histoire, les différents évènements et le jeu des acteurs tiennent vraiment en haleine et on sent un univers riche et travaillé. Pas forcément très accessible mais plutôt bien foutu.
Mouais… Si on fait abstraction de la musique qui est de très bonne facture, je me suis globalement bien fait chié. Je ne pense pas que le film soit mauvais mais ce n’est clairement pas le genre de production que j’affectionne. Mon problème est que le personnage principal n’à aucune progression psychologique et que malgré les différentes rencontres qu’il fait, il n’évolue pas ou peu. Du coup le film est lent et plutôt creux. Il m’a beaucoup fait pensé à Sur la Route qui a exactement les mêmes défauts.
Haaaa, une comédie romantique ! Il n’y en a pas des masses cette année donc il faut en profiter. Pas mal dans le cas présent, avec une romance anglaise saupoudrée d’un brin de fantastique dû au fait que le personnage principal peut voyager dans le temps (la classe…). L’ensemble est plutôt bien écrit et cohérent grâce a une équilibre juste dans l’utilisation du pouvoir du héros. Petit défaut tout de même, c’est quand même beaucoup trop lisse et propre sur le fond pour qu’on arrive à y croire, notion de fantastique ou non. Mais il y a de bonnes idées en tout cas. Et puis, c’est toujours un agréable de voir Rachel McADAMS à l’écran… !
La dernière production de Guillaume CANET était attendue au tournant (surtout vu le casting de grand malade) et je dois dire que je suis agréablement surpris. Bien écrit, bien tourné et bien joué, Blood Ties est une production très réussie, qui brille grâce à ses excellents acteurs et son duo de personnages principaux crédibles et attachants. Pas le film que tu mattes des centaines de fois mais ça vaut le coup d’être vu.
Gros cas de conscience concernant ce film de science-fiction. J’avoue avoir beaucoup aimé la fin ainsi que les dernières révélations que j’ai trouvé bien foutues et plutôt originales pour le genre. Par contre… le reste du film est d’une convenance à pleurer. Je me suis pas mal ennuyé et j’ai trouvé la progression du héros trop longue et trop classique pour être intéressante (et puis il tire toujours la gueule…). Par contre, j’ai hâte de voir ce que peut donner une éventuelle suite. Je suis prêt à lui laisser une seconde chance car cela pourrait se révéler bien moins classique vu le point final de ce premier épisode.
Petit coup de cœur concernant cette production française. Malgré un sujet carrément casse-gueule, on est surpris par la facilité dont Guillaume GALLIENNE raconte son histoire et le talent qu’il a joué son propre rôle ainsi que celui de sa mère ! C’est à la fois drôle et touchant, ni trop comique, ni trop intello. Il y a une vraie justesse dans le propos et dans la manière dont il est conté. Je conseille vivement !
Je suis sorti complètement hystérique de mon avant-première (à laquelle j’ai pu aussi revoir le premier épisode). C’est juste excellent ! Une vraie réussite à tous les niveaux, que ce soit l’univers, le déroulement de l’histoire ou le jeu des acteurs. Jennifer LAWRENCE crève complètement l’écran et montre encore toute l’étendue de son talent en proposant un personnage aux multiples facettes. Le cliffhanger final est juste insoutenable. Du coup ben… je vais lire les bouquins moi ! A voir absolument si vous aimez le genre !!
Bien obligé d’admettre qu’il y a une volonté de bien faire dans cette comédie, mais mon peu de connaissance et d’intérêt pour le monde de la politique ne m’ont pas permis d’apprécier cette production dans son intégralité. C’est plutôt bien fait, avec des gags qui se répètent mais qui font mouche à chaque fois (les papiers qui volent quand le ministre passe… j’adore!). Le film est par contre un peu trop long selon moi, 1h30 aurait largement suffit… Je ne sais pas ce que vaut la BD d’origine mais en tout cas cela semble de bonne qualité.
Après l’excellent Auberge Espagnole et le très moyen (voir presque mauvais selon moi…) Les Poupées Russes, Cédric KLAPSICH nous offre un troisième épisode des mésaventures amoureuses de Xavier, toujours interprété par Romain DURIS. Très déçu par le dernier épisode, j’avais de grosses attentes concernant ce nouveau volet et force est d’admettre que le résultat est très satisfaisant. L’âge aidant, les personnages ont gagné en raison et maturité, ce qui sert forcément au récit. Mieux construit, mieux écrit et toujours aussi bien interprété, Casse-tête Chinois est une comédie délicieuse qui se savoure du début à la fin. Et puis… Kelly REILLY quoi!
Bon… Celui là, j’avoue, j’y suis allé parce qu’il y avait Jeremy RENNER dedans. Mais finalement c’est surtout la prestation de Joaquin PHOENIX que l’on retiendra de ce drame bien fait mais assez classique. A vrai dire tellement classique qu’il en devient totalement oubliable. Marion COTILLARD est toujours aussi juste, en fait les acteurs sont très bons et c’est la principale force du film. Mais pour le reste, que ce soit dans la trame ou les sujets traités, on opère en terrain conquis. Du coup, je ne sais pas trop si j’ai aimé ou pas, je ne me suis pas ennuyé mais je n’ai pas pris mon pied pour autant. Je crois que ce n’est tout simplement pas mon genre de film…
N’hésitez pas à partager vos avis dans les commentaires, que vous ayez aimé ces films ou non. En tout cas pour moi, Novembre s’est révélé un mois à la fois varié et de qualité. Et le mois de Décembre s’annonce pas mal du tout non plus!
Commande : Bannière YouTube
Je sors un peu le blog de son sommeil (désolé pour ça…) pour vous présenter ma dernière commande en date : une bannière YouTube pour une chaîne traitant de l’obtention de trophées sur les consoles Sony.
J’ai ainsi découvert au passage que les bannières YouTube sont super grandes pour s’adapter au écran TV, et sont recadrées sur Internet et sur Mobile. Au moins, je me coucherai moins bête!
D’autres projets sont en cours de finalisation et je vous les présenterai en temps utile. Si vous aussi vous avez des commandes à formuler, n’hésitez pas à me contacter en passant par le formulaire disponible ici. En attendant, j’espère pouvoir retrouver un rythme plus régulier pour les chroniques et les publications des pages de Whisper in the Dark. A très bientôt!
Gravity : Tu me fais tourner la tête
Gravity, c’est le dernier gros film qui fait bien parler de lui depuis sa sortie en salle la semaine dernière! A tort? A raison? Et bien fortement à raison chers amis, car même si c’est typiquement le genre de film que l’on ne voit qu’une fois, cette production mérite toute votre attention, et ce pour de nombreuses raisons.
Alors, puisqu’il y en a toujours pour rouspéter, il est vrai que le scénario n’a rien de très original dans le genre « film de survie », si ce n’est le cadre. Le cheminement est ainsi très convenu et on comprend rapidement que malgré les épreuves, tout le monde ne restera pas sur le carreau. Mais comme je dis souvent, si quelque chose de classique est bien fait, on peut lui pardonner son manque d’audace. Surtout que de l’audace, Gravity en propose mais principalement au niveau de la forme.
Déjà, je pense sincèrement que c’est le genre de film qu’il faut vraiment aller voir au cinéma. Tout d’abord parce qu’il est en 3D et que cette dernière est très réussie et aide grandement à l’immersion. Ensuite, parce que l’ambiance sonore a vraiment bénéficiait d’une attention certaine, que ce soit au niveau des sons que de la musique (bien que je la trouve un peu trop présente par moment). Et afin, parce pour profiter pleinement de la qualité visuelle du film, autant que ce soit sur un écran de taille convenable.
Car c’est vraiment ici que se situe la plus grande force de Gravity : la manière dont il est filmé et l’utilisation hallucinante de l’imagerie numérique. Je pense que ce film fera date en ce qui concerne les effets spéciaux au cinéma car l’illusion est absolument parfaite. On s’y croit vraiment, la modélisation des visages des acteurs dans les tenues spatiales est tellement bien faite que l’on croirait que Georges CLOONEY et Sandra BULLOCK sont vraiment partis faire un tour dans l’espace. Ajoutez à cela des manières de filmer variées et plutôt audacieuses : la première scène est un long plan sans coupure qui dure plusieurs minutes, la caméra se promène parfois à l’intérieur et à l’extérieur des combinaisons des personnages en une seule prise, et on a droit à pas mal de vues « FPS » ni trop fréquentes, ni trop longues, qui nous permettent de nous mettre à la place des astronautes et mieux appréhender ce qu’ils voient et ressentent à des moments où tout s’emballe dans l’espace infini.
Non vraiment, sur le point de la technique, c’est un quasi sans faute. Je vois beaucoup de films et je peux vous assurer que celui là, il envoie du steak! Après, si je devais peut être mettre le doigt sur quelques carences, ce serait comme dit plus haut, au niveau de l’histoire. Pour reprendre ce qu’un autre chroniqueur cinéma a dit : « On est dans l’espace mais les thématiques sont très terre à terre ». Et disons que cela joue un peu en défaveur du film. Pour résumer, le personnage interprété par Sandra BULLOCK va, grâce à cette expérience de survie, parvenir à faire le deuil de sa fille décédée. Je ne comprends pas cette obligation de toujours utiliser dans ce genre de film un personnage qui grâce à une épreuve « physique » va régler une épreuve « mentale ». Ne peut-on pas tout simplement avoir un personnage bien dans sa peau et qui va se dépasser pour parvenir à rester en vie? Je chipote un peu, j’avoue, mais je pense que le film aurait été quasi parfait si c’était montré moins prévisible à ce moment.
Dans tout les cas, je vous conseille vivement d’aller voir Gravity au cinéma car ça vaut vraiment le coup. Comme dit, ce n’est pas le genre de film que l’on regarde à l’infini, mais ce dernier vraiment de figurer parmi votre palmarès de 2013. Une chose est sûre, c’est pas demain la veille que j’irai dans l’espace!!
Turbo : Sortie de route
Dans la guerre des films d’animations, le studio Dreamworks empiète de plus en plus sur le terrain de Disney/Pixar ces dernières années. En attendant la suite de Dragons, les réalisateurs de Shrek nous proposent de suivre les aventures de Turbo, un escargot fan de vitesse qui va se retrouver doté des pouvoirs d’une voiture. Et le moins de l’on puisse dire, c’est que l’on a, selon moi, droit à une belle sortie de route de la part du studio américain.
Comprenons-nous bien, l’avis qui va suivre est, comme tout avis, purement subjectif et j’essaie toujours de discerner au mieux les qualités et les défauts de tous les films que je regarde. Mais avec Turbo, j’ai un cas de conscience : je n’ai vraiment pas du tout aimé. Le film en lui-même n’est pas un mauvais produit, certes. Les graphismes sont très bons (particulièrement les scènes de courses qui sont très réalistes), l’animation est au top et la musique est pas trop mal.
Mais j’ai un gros, mais alors gros problème avec l’histoire. C’est simple : je n’y ai pas cru. Cela peut paraître bizarre de critiquer la logique dans un film d’animation, mais avec Turbo, on a la preuve que ce type de production ne peut pas non tout se permettre, au risque de donner au spectateur l’impression d’être pris pour un idiot. On ne croit pas une seule seconde à ce qui nous raconté. Mais alors pas une seconde! Déjà que l’obtention des pouvoirs de Turbo est quelque peu fantaisiste, la suite du scénario est tellement invraisemblable que cela m’a complètement empêché d’entrer dans le film.
Le problème selon moi est que le film met trop en avant les humains. Car oui, à ma grande surprise, ce sont ces derniers qui font participer Turbo à une course de voitures et ce sont presque eux les protagonistes principaux. Alors que la bande-annonce mettait l’accent sur une bande d’escargots en fan de tuning, ces derniers sont complètement sous exploités et n’apparaissent que très rarement, si ce n’est pour apporter une touche d’humour salutaire. Ca valait bien la peine de nous sortir un casting de fou niveau doublage, si c’est pour leur faire dire 5-6 phrases à tout casser.
Le film n’est par ailleurs pas particulièrement drôle. Si bien sûr il possède son lot de vannes et de situations rocambolesques (surtout grâce au frère de Turbo dont j’ai déjà oublié le nom), l’ensemble se prend quand même beaucoup trop au sérieux et je me suis surpris à rester quelque peu stoïque devant les pérégrinations des protagonistes.
De plus, le scénario ne brille pas par son originalité et si parfois je pardonne lorsque la forme le permet, dans notre cas, cela n’est qu’un prétexte de plus pour ne pas considérer le film. Il faut arrêter de penser que parce que c’est un film d’animation, il faut rester sur les acquis. Le déroulement du scénario de Turbo est tellement classique que l’on peut en deviner le déroulement à chaque étape de l’histoire. A force, c’est un peu usant, voir un peu triste.
Du coup, je ne conseille pas particulièrement le visionnage de Turbo. Certes on a vu bien pire (Cars 2, si tu m’entends…), mais je ne suis à aucun moment rentré dans l’histoire tant cette dernière n’est pas crédible pour un sou et téléphonée dans son déroulement. A mon sens, le film aurait dû se concentrer sur les escargots uniquement, car les interactions entre eux et les humains sont trop irréalistes (et je ne cache pas que tout le passage du « buzz Internet » autour de Turbo représente tellement tout ce que je déteste concernant les vidéos YouTube que j’ai poussé un soupir de désapprobation). Bref pour moi c’est un ratage complet. Comme quoi personne n’est à l’abri, ni Dreamworks, ni Pixar.
Whisper in the Dark : Nouvelles pages
Hello tout le monde!
Cela faisait un petit moment donc voici de nouvelles pages de Whisper in the Dark. Je vous avoue que je suis un peu frustré de ne pas pouvoir vous en montrer plus. J’avais prévu 7 pages d’un coup mais c’est un fait avéré : je suis lent! Donc ce sera seulement 4 pour cette fois, les 3 autres arriveront, je l’espère, assez rapidement. L’histoire va bientôt passer à une autre vitesse, donc ne lâchez rien ;)
Pour rappel, l’ensemble des pages est aussi accessible sur ma page AmiLova.
Sur ce, bonne lecture!
City Hall : Dessine moi un mouton
City Hall est une BD assez atypique qui a pris le parti d’être publiée au format « manga », à savoir petit format, noir et blanc et charadesign aux influences nippones évidentes. Nombreux sont les auteurs a avoir tenté l’expérience et s’y être cassés les dents. Qu’a donc City Hall pour avoir réussi là ou tant d’autres ont échoué?
Alors déjà premier constat : c’est beau. C’est très beau même. Guillaume LAPEYRE possède un trait vraiment agréable à l’œil. On sent les influences mangas (le duo de héros m’a fait pensé à celui de Bakuman au début…) mais cela reste un style personnel et identifiable. L’univers Steam punk de l’histoire est parfaitement retranscrit aux travers des décors et des objets qui ont vraiment beaucoup de charme et annoncent un univers riche et profond.
Mais de beaux graphismes, ça ne suffit pas (même si dans notre cas, la moitié du chemin a déjà été parcourue!). Il faut aussi que l’histoire tienne la route. Et là encore, City Hall relève le défi haut la main. Imaginez : un monde alternatif où tout ce que vous écrivez sur un morceau de papier prend vie et agit selon vos indications. Bien entendu, le papier est devenu un objet interdit vu qu’il fut utilisé lors de guerres sanglantes. C’est dans cet univers que l’on va suivre les péripéties de Jules VERNE (oui oui, LE Jules VERNE!) et de son acolyte Arthur Conan DOYLE (oui oui, LE Arthur Conan DOYLE!), qui vont être confrontés à un mystérieux personnage masqué, Black Fowl, qui semble en possession de papier et bien décidé à semer le chaos dans la ville de Londres. Franchement… ça déchire.
Seulement voilà, si cet univers serait parfait une BD d’action, les auteurs ont, contre toute attente, préférait en faire un thriller. Ma foi, pourquoi pas, cela n’empêche pas d’avoir des combats titanesques de Papercut (les créatures naissant par le biais du papier). Cependant, l’histoire n’est pas assez « riche » pour tenir sur les 3 tomes qui composent la série. Ainsi, après un démarrage en trombe, le deuxième tome est d’un ennui mortel, bourré de textes pas forcément intéressants et qui peinent à indiquer au lecteur dans quelle direction se dirige le scénario.
Heureusement les choses s’arrangent grandement dans un troisième volume explosif, qui nous mène vers un final de génie, faisant regretter que la série s’arrête en si bon chemin (j’espère que les rumeurs d’un deuxième cycle sont fondées!). City Hall mériterait en effet de continuer à développer son univers, vu le nombre de personnages sous exploités et le mystère autour de Black Fowl pas complètement résolu. D’ailleurs, si je pourrais faire un reproche au titre, c’est de s’amuser à utiliser beaucoup de personnages historiques pour ne finalement pas en faire grand chose.
Que donc pensez de City Hall ? Et bien que pour une BD française au format manga, ça n’est vraiment pas mal du tout! L’univers et les graphismes sont sa grande force, ainsi que son final tellement bien trouvé qu’aujourd’hui encore, j’en viens à souhaiter désespérément une suite. Dommage toutefois que le titre soit parfois si verbeux (le tome 2 était un supplice… vraiment) et que les personnages soient trop nombreux et pas assez approfondis. Mais à part ça, on ne peut que saluer le travail de Rémi GUERIN et Guillaume LAPEYRE qui nous livre un projet ambitieux et cohérent avec leur démarche. Chapeau messieurs!
Project Diva F : Et vous? Où en êtes-vous avec la drogue?
Et oui, je suis toujours vivant! C’est juste que je cours dans tous les sens depuis la rentrée et que je suis pas mal occupé. Toutefois, certains occupations ne sont pas des plus utiles, mais toutefois fortes agréables. Je vais donc vous en exposer l’une d’entre elles. J’ai passé beaucoup de temps devant ma PS3 durant ce mois de Septembre. Beaucoup trop je dois bien l’avouer. Mais à mon grand désarroi, je suis tombé sur une petite perle, un jeu au potentiel insoupçonné qui fait la fois ma fierté et ma honte. Ce jeu c’est Hatsune Miku : Project Diva F.
J’aime beaucoup les Vocaloid et j’aime beaucoup les jeux de rythme. Du coup, lorsque qu’un jeu de rythme sur cette thématique a été annoncé par SEGA sur notre continent, j’avoue que ma fibre otaku a très fortement vibrée. Ni une, ni deux, j’étais aux premières loges le jour de la sortie du jeu sur le PSN (j’ai même réussi à l’avoir moins cher suite à une erreur). Puis se fut la dégringolade : 3 soirées et 1 weekend complet dévorés par ce jeu. Mais bon sang, qu’est ce que c’était bon!
Pourtant vu de l’extérieur, le jeu ne paie pas de mine. Outre la direction artistique quelque peu épileptique, le principe semble enfantin : durant une chanson Vocaloid, le joueur doit appuyer sur les bonnes touches de la manette au bon moment afin de marquer un maximum de points, le tout suivant bien évidement le rythme de la chanson. Dis comme ça, ça ne vend pas du rêve. Pourtant, petit à petit, on rentre dans le trip, on passe les différentes chansons pour gravir les niveaux de difficultés et arriver à un stade où les touches défilent tellement vite et de manière si complexe que l’on se trouve face un jeu au challenge relevé, mais progressif et bien amené.
En effet, la force de ce jeu est d’être d’un équilibrage à toute épreuve. La marge de progression est telle que l’on enchaîne les chansons avec aisance et plaisir. Du coup on ne voit pas le temps passer du tout et on se retrouve parfois surpris d’avoir joué frénétiquement pendant plusieurs heures sans se lasser.
Oui, ce jeu est complètement chronophage! Pour peu que vous êtes pas hermétiques à l’univers Vocaloid (qui, je l’admets complètement, est très spécial car très japonais), je peux vous assurer que vous allez passer du temps dessus. Surtout que SEGA n’a pas fait un jeu à l’arrache. Les clips sont absolument géniaux et fourmillent de détails et de bonnes idées. Je suis par exemple tombé amoureux de celui d’Odds and Ends à cause de son ambiance mélancolique et ses couleurs crépusculaires. La playlist est également un modèle à suivre avec des musiques vraiment variées (montrant que l’on peut vraiment faire de tout avec du Vocaloid) et qui plairont à la majorité des amateurs à quelques exceptions prêts (oui, parce que la chanson des chats, je sais pas qui est le malade mental qui a validé cette chanson mais il en fume de la bonne!).
En clair, c’est une excellente production qui pousse le joueur à toujours aller de l’avant. Je suis le premier surpris à continuer à jouer à ce jeu malgré l’obtention du Platine et à chercher le PERFECT sur la plupart des chansons, voir même à avoir d’excellents résultats dans le mode de difficulté maximale. Non, vraiment, ce jeu est super bien foutu.
Après, Il faut quand même adhérer au trip et l’enrobage générale du jeu. J’avoue, c’est quand même assez niais dans l’ensemble et malgré la qualité des clips et de certains costumes, les personnages bougent un peu trop comme des idols japonaises sous LCD pour que je sois à 100% derrière cette production. Et puis, je n’ai pas du tout accroché au concept des Diva Room, qui sont les chambres des différents chanteurs virtuelles où vous pouvez vous occuper d’eux afin d’améliorer votre niveau d’amitié. Ça n’a aucune incidence sur le jeu de rythme et j’ai trouvé hyper restreint et sans grand intérêt. Typiquement le genre de chose que seuls les japonais arrivent à apprécier je pense.
Mais vous l’aurez compris, je suis complètement sous le charme et ce jeu a été ma drogue pendant une bonne semaine et demi. Maintenant la folie de la découverte est tombée et j’y joue de manière plus modérée afin d’améliorer mes scores et surtout, surtout, de m’amuser. Car ce jeu m’amuse vraiment et j’ai énormément de satisfaction à y passer de temps. Bref, j’espère de tout coeur que SEGA renouvellera l’essai avec le 2e épisode qui sort l’année prochaine au Japon, je réponds présent sans aucune hésitation!
A noter que pour ce dessin, j’ai testé un nouveau logiciel qui se nomme Sketchbook Express. C’est assez intéressant car les outils se centrent autour d’un rendu crayon de couleur, feutres, etc. Je pense que je tenterais de m’y replonger à l’occasion, ça change un peu de Photoshop…
Jeune et Jolie : et un peu Nympho aussi
Allez voir un film français, c’est décidément comme jouer à la roulette russe : tu ne sais jamais si tu vas y survivre. Malgré toute l’affection que j’ai pour mon pays, j’ai encore du mal à me divertir devant les productions françaises, à de rares exceptions (souvent des comédies, c’est dire…). Je suis allé voir Jeune et Jolie avec un objectif bien particulier, celui de l’espoir que le film ne se limite à ce qui était montré dans sa bande-annonce, c’est-à-dire du cul et… du cul. Pour le coup, le film n’est effectivement pas que ça (on sent bien la bande-annonce faite pour attirer le chaland…), et avec le recul, je me rends compte que tout n’est clairement pas à jeter dans la dernière production de François OZON.
Ce qui m’a d’abord frappé en sortant de Jeune et Jolie, c’est cette impression d’un film assez superficiel. L’histoire se tient, mais on se dit finalement que ça ne valait peut être pas la peine d’en faire un film d’1h30. Dans les grandes lignes : Isabelle, une adolescente à l’aube de ses 17 ans, va commencer à mener une double-vie en se prostituant. Pourquoi cela? Le film n’aura pas la décence de nous le dire. Et c’est là le point qui me gêne le plus dans cette production. C’est en effet l’élément qui m’a laissé extrêmement perplexe : la raison du choix d’Isabelle d’en venir à vendre son corps. La jeune fille semble visiblement aimée, avec une mère et un beau-père attentionnés, un frère complice (à la limite du sister complex…), le tout habitant visiblement sur la rive gauche de Paris. Donc ce ne sont ni l’argent, ni le manque d’affection qui semble motiver l’adolescente. Alors quoi? Simple crise d’ado? Libido démesurée? Curiosité? On en sait rien et aucune piste ne sera proposée au spectateur qui restera sur le carreau, à l’image de la mère d’Isabelle qui elle non plus n’obtiendra pas la moindre réponse.
Cela mis de côté, il y a cependant un élément plutôt intéressant dans ce film qui est sa narration et le déroulement du scénario. L’histoire est découpée en saison (automne, hiver, etc.) et nous allons suivre l’évolution d’Isabelle au fil de ces dernières. Là où le réalisateur crée la surprise c’est en amenant une violente rupture en plein milieu du film, stoppant le petit commerce d’Isabelle de manière assez brutale. Mais du coup, me direz-vous, que raconte la seconde partie? Et bien il nous est proposé de voir comment Isabelle et son entourage apprennent à vivre avec cette découverte, à défaut d’y trouver des explications.
Ainsi hommes et femmes vont gérer la situation différemment, les uns évitant le sujet tant que possible et les autres voyant en Isabelle un prédateur prêt à bondir sur le conjoint. Cette partie soulève d’ailleurs des sujets de débats intéressants autour de la prostitution et de la séduction. C’est alors qu’arrive rapidement la fin du film, plutôt bien trouvée et assez originale, bien que j’ai eu peur qu’à un moment, ça parte un peu en sucette. Mais l’honneur est sauf et le film se conclue correctement, voir même, apporte indirectement un élément de réponse aux agissements de l’adolescente.
Je pense avoir dit l’essentiel. A noter toutefois que je ne comprends pas trop ce que la presse trouve à Marine VACTH, l’actrice qui interprète Isabelle. Beaucoup disent qu’elle joue bien et qu’elle de l’avenir dans le cinéma. Donc mesdemoiselles, avoir de l’avenir dans le cinéma français, c’est se balader la moitié du film les nichons à l’air et faisant des petits gémissements. Parce que le reste du temps, Marine VACTH parle de manière monocorde et est aussi expressive que Kristen STEWART. Alors certes, elle joue une adolescente renfermée mais je pense que ce n’est clairement avec ce genre de rôle que tu révèles ton talent d’artiste. Après je ne suis qu’un provincial, je n’ai peut être pas la culture nécessaire pour comprendre la qualité de son interprétation (ça, c’était le troll bien gratuit… :p).
Cette critique devait être à la base bien plus négative. Mais à force de repenser au film et à chercher à l’analyser, j’ai bien été obligé d’admettre qu’il y a, malgré tout, des choses intéressantes dans Jeune et Jolie; assez en tout cas pour ne pas trop regretter d’y avoir accorder du temps. Certes la première partie manque clairement de finesse avec ses scènes de cul en veux-tu en voilà (bien que l’on évite de tomber dans le glauque), mais j’ai trouvé la seconde partie vraiment surprenante et pour le coup plutôt bien écrite et transcrite. Finalement, le principal défaut aura été de choisir de ne pas donner de raisons claires aux agissements d’Isabelle. C’était sans doute la volonté du réalisateur, mais cela donne à son film un côté assez racoleur et, comme dit en introduction, de relativement superficiel.
Les Schtroumpfs 2 : Ca pourrait marcher… Mais non
Pour le redémarrage du blog après ma période de vacances, j’aimerais m’attarder sur une des productions toujours à l’affiche : Les Schtroumpfs 2. Et là, je vois déjà une partie de l’assemblée se lever et huer. Comment? Tu oses aller voir ce truc? Tu n’as pas honte? Bon alors déjà, je pense qu’avant de critiquer, il faut prendre la peine de s’intéresser au sujet de la discorde (nombreux sont ceux à cracher sur ce film et alors qu’ils ne l’ont pas vu, ni même vu le premier film!). Certes, moi le premier, j’avoue ne pas trouver cette production reluisante, mais j’ai quand même envie de mettre un peu d’eau dans mon vin et de vous faire étalage de ce qui marche, et de ce qui ne marche pas dans cette deuxième aventure des lutins bleus au cinéma.
Bon, commençons par l’évidence : les Schtroumpfs sont moches. On est d’accord. C’était le cas dans le premier, c’est toujours le cas ici. Avec leur yeux globuleux et le torse trop détaillé (oui, les Schtroumpfs ont des seins!!), on ne peut pas dire que les créatures de PEYO soient très sympathiques. Je reste toujours très interrogatif quant au choix de design de ce film, c’est une réelle faute de goût pour moi. Ceci étant fait, penchons nous d’un peu plus près sur ce qui, selon moi, empêche cette production de vraiment briller dans sa catégorie.
Le film en lui-même n’est pas mauvais en soit. Tout d’abord, le rythme est plutôt bon. On ne s’ennuie pas, les enchaînements de scènes sont cohérents et l’histoire tient la route. D’ailleurs, parlons en de l’histoire. Elle n’est pas si mal que ça lorsque l’on prend un peu de recul puisqu’elle met en avant un élément très peu exploité dans les BD d’origine : la « filiation » entre Gargamel, l’éternel ennemi des Schtroumpfs, et la Schtroumpfette, sa créature… son enfant même! Car à travers ce personnage, le film va aborder de manière intéressante le thème de la famille recomposée. Ainsi, la Schtroumpfette va être amenée à se poser des questions sur ses origines et sur sa place. Qu’elle est t’elle? Est ce avec les Schtroumpfs et le Grand Schtroumpf qui l’ont « adoptée »? Ou bien auprès de Gargamel et des Canailles, les dernières créatures créées par le sorcier et qui sont magicalement parlant le frère et la soeur de la Schtroumpfette? L’idée est bigrement intéressante et plutôt d’actualité. J’ai été d’ailleurs agréablement surpris par ce choix de ligne scénaristique qui pourrait très bien être une histoire officielle dans l’univers de la BD. Seulement voilà, l’ensemble est gâché pour deux raisons.
La première, c’est que, comme dans le premier film, l’histoire se déroule dans notre monde et pas dans le monde des Schtroumpfs. Après New York, nous voici propulsés à Paris. Et honnêtement, je ne vois toujours pas l’intérêt. L’action aurait très bien pe se dérouler dans la forêt imaginaire car cela n’aurait rien changer. Je trouve donc ce choix d’environnement très discutable, et met en avant l’autre gros problème du film : le couple Patrick et Grace, interprétés par Neil Patrick HARRIS et Jayma MAYS. Ici, on sent que c’est plus un problème de cahier des charges qu’autre chose. En effet les WINSLOW ne servent à rien dans ce film, pire ils l’alourdissent. Car pour justifier leur présence, les scénaristes ont intégré le personnage du beau-père de Patrick, gaffeur et envahissant, afin de soulever la relation tendue entre lui et son beau-fils. Gros problème : cette intrigue fait complètement double emploi avec celle de la Schtroumpfette et Gargamel, puisqu’elle aborde elle aussi la thématique de la famille recomposée! C’est donc lourdingue et sans finesse, comme si le spectateur n’avait pas l’intelligence pour comprendre le message au travers de la Schtroumpfette…
Et deuxième point, fortement lié au premier, il y a un vrai problème avec les acteurs. Enfin… tous sauf Hank AZARIA, qui interprète Gargamel. Pourquoi? Parce qu’il est le seul à être crédible dans cet univers et à croire en son personnage. Le constat est simple : bien que n’ayant quasiment aucune ligne de dialogues avec des acteurs humains, on croit à tous ses échanges avec les personnages en images de synthèse. Que ce soit avec Azrael, les Canailles ou les Schtroumpfs, la prestation d’Hank AZARIA est telle que l’illusion passe complètement. Du coup, j’ai complètement revu mon jugement sur cet acteur qui m’avait fait beaucoup de peine dans le premier film. Ici, j’ai bien été obligé d’admettre que malgré son rôle ingrat, il propose un Gargamel crédible et qui croit en ce qu’il fait.
Tous le contraire des autres personnages qui n’assurent que le strict minimum. Comme dit plus haut, déjà que leur présence est sujet à débat, Neil Patrick HARRIS et Jayma MAYS ne croient pas en ce qu’ils font. Leurs dialogues sonnent faux, ainsi que leur implication émotionnelle. Toutes les interactions avec les Schtroumpfs sont ainsi sans âme et on voit très bien qu’ils parlent dans le vide, à l’inverse d’Hank AZARIA qui parvient à créer l’illusion. Je m’abstiendrais de parler du beau-père de Patrick, joué par Brendan GLEESON, qui en plus de ne rien apporter à l’histoire, est tout simplement insupportable de par son texte, sa gestuelle et sa prestation générale. Clairement l’ajout de trop dont le film n’avait pas besoin!
Vous l’aurez compris, Les Schtroumpfs 2 aligne un nombre incalculable de défauts qui font malheureusement oublier ses quelques qualités, mais surtout les qualités qui l’auraient pu avoir avec un peu plus de maîtrise. Rien que de faire dérouler l’histoire dans la forêt imaginaire, quitte à supprimer complètement le couple WINSLOW, aurait rendu l’ensemble plus digeste et distrayant. Ainsi, on retiendra uniquement la performance d’Hank AZARIA qui assure le spectacle (ainsi qu’Azrael qui, perso, m’a beaucoup fait rire) et une idée de scénario plutôt bonne mais qui est avorté dans l’oeuf. En clair, le réalisateur a manqué d’audace et on sent vraiment le pur produit américain fait pour un public américain jeune et pas trop exigeant… C’est vraiment dommage car il y avait du potentiel. Mais non…








